Déni à l'Université, laxisme en prison : l'État a perdu «la bataille du narratif» sur l'islamo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europe 1 Europe 1 Europe 16h 18h Pascal Pro et vous Sarah Salman, George Fenc Fabien, Gautier Lebrette et Olivier Gének, le déniamogauchisme dans nos universités. Philippe Baptiste, le ministre de l'enseignement supérieur a été auditionné hier par la commission d'enquête parlementaire sur les liens entre politiques et réseau islamiste. Une audition qui dure qui a duré 1h25 et un discours où surtout il ne faut pas généraliser.
Il réfute toujours l'existence d'un islamogauchisme structurel. Écoutez monsieur Baptiste. Je me permets d'exprimer une forme de désaccord.
Est-ce que les universités sont devenues des zones de non droit ? Non, je pense qu'on peut pas. On peut enfin pardon, je crois vraiment que c'est pas le cas.
L'université ne se résume pas mais vraiment pas du tout du tout du tout à ce qu'on a pu voir dans un amphithéâtre qui était abominable un jour. Je veux dire c'est c'est pas ça l'université. L'université c'est c'est la liberté, c'est le débat c'est le débat public.
Il lui faut combien d'exemples ? Il lui faut combien d'exemples ? Il faut que je prenne l'exemple de Lyon 3 cette semaine sur un groupe WhatsApp.
Ça a été dénoncé par Laurent Voki, l'ancien président de la région Auvergne Ronalp. Il y avait un sondage. Est-ce que vous aimez les juifs ? vous pouviez répondre par trois fois par la négation et il y avait même une option on pouvait leur tirer dessus dans le sondage fait sur un groupe WhatsApp.
Faut parler de ce qui s'est passé à Sciencepo où on disait il y a il y a quelques mois ne laisse pas rentrer cette salle sioniste. On peut parler aussi de monsieur Balanche qui pour avoir dénoncé l'organisation de prière pour la rupture du jeûne s'est fait envahir son amphie. Combien d'exemples il faut prendre ?
C'estd que il il refuse le concept d'islamo gauchisme. Il l'a refusé à plusieurs reprises contrairement à l'une de ses prédécesseurs qui était Frédéric Vidal qui l'avait dit à l'époque sur ses news chez Jean-Pierre El Cavach. Donc il refuse même le ce concept.
Donc quand on en est avec des ministres qui ont des œillères et qui ne veulent pas avoir le le réel, on peut même pas débattre parce que si on n'est même pas d'accord sur le constat, vous ne pouvez prendre aucune mesure derrière. Pas de vague, c'est pas de vague et c'est le déni. Écoutez, Fabrice Balanche qui avait été prise à partie lors d'un cours il y a quelques mois.
Lon 3. Excusez-moi. Malheureusement fini.
Cou c'est Lion 2. Donc il avait été pris à parti par des individus d'extrême gauche masqué pour s'être opposé à la tenue de soirée de rupture de jeunes du Ramadan dans une salle de l'université. Il y a jamais eu d'ailleurs de sanction. parce que monsieur euh il a été lâché par la patronne de l'université.
Monsieur Baptiste qui expliquait qu'il y aurait des sanctions. Il y a jamais de sanctions. On peut écouter également monsieur Baptiste cette fois-ci on ne parle que de quelques établissements dit-il.
Je voudrais quand même juste rappeler hein que on est en train de parler de quelques établissements qui sont effectivement qui sont très exposés à ces questions à ces faits-là. pas du tout pour minorer ces faits qui sont totalement inacceptables. Juste rappeler que on a 70 universités et que quelque part il faut aussi à un moment donné avoir aussi une vision globale de l'ensemble du de l'ensemble du secteur.
On aimerait qu'il ait raison mais effectivement vous savez que quelques établissements déjà trop bien sûr que c'est pas vrai mais c'est pas la même chose on a déjà deux universités par il y a eu sciences pour Paris il y en a eu d'autres mais aller à l'université de Renn Renn aussi oui oui c'est un bastion de l'extrême gauche mais elle est à Tolbiac à Paris rien moi je suis passé à Tolbiac déjà évidemment il y a plusieurs années bien avant le 7 octobre c'était déjà un bastion d'extrême gauche mais il a qu' se déplacer passer dans les universités, voir par lui-même. C'est terrible quand même ça ce déni parce qu'on a le sentiment que nos dirigeants sur plein de domaine d'ailleurs ne prennent jamais la mesure de ce qui se passe. C'est vrai en économie, c'est qu'une question de courage.
C'est qu'une question envie de dire le réel et d'en assumer les consist vous déjeunez avec lui, il vous dit évidemment vous avez raison. C'est qu'une question de courage sur alors oui c'est pire. C'est pire.
C'est-à-dire que vous pensez que euh il ment, je pense qu'il par peur du monde universitaire et de la réaction. Souvenez-vous de la réaction du monde universitaire quand Frédéric Vidal a dit que l'islam gauchchisme existait. Hier, vous avez eu un complément d'enquête euh sur le service public pour nous dire que euh on exagérait totalement la place du wisme dans le monde universitaire.
Tout ça est très bien huilé. C'est c'est toujours pareil. Ça s'appelle la guerre du narratif.
Et le fait que Europain et ces news euh existent les rangs dingues parce qu'ils perdent euh la bataille euh sur le narratif et sur le récit. En tout cas, ils ne peuvent pas imposer un récit officiel sans qu'il ne soit battu en brèche et c'est pour ça que ça les rendrait méchant. Je suis tout à fait d'accord.
Tout à fait d'accord. Je je vois que vous écoutiez en tout cas avec très très religieusement mais c'est vrai je trouve que il a raison mais ça manque de courage la société manque de courage et c'est pour ça que je je disais en préambule il y a beaucoup de choses qui m'ont rendu en colère cette semaine et donc ben écoute toutes les nouvelles je puis je je croise des gens qui sont qui sont c'est je sais pas si c'est les frim de de de l'automne qui arrive mais on est on n'est pas de bonne humeur et donc tout à l'heure vous allez rendre hommage à je pense à à Michel Sardou tout ça c'est je je Je me sens je me sens de mauvaise humeur c cette semaine. Je suis Non mais sérieusement, je suis très C'est vrai que lorsque vous faites toutes ces informations, vous les mettez les unes derrière les autres, on va parler dans une seconde de monsieur Salah Abdesslam, euh cette fameuse expression que j'utilise souvent ouvrir le capot, c'est parce qu'il est en garde à vue qu'on apprend qu'il avait un ordinateur.
Il est en garde à vue. Oui. Oui, il était en il est en garde à vue l'histoire de la clé USB.
Voilà, le problème l'ordinateur, il a le droit de l'avoir. Non mais mais ça vous avez un président de la République qui est en prison, qui n'a pas de d'ordinateur et vous avez le pire criminel de France peut-être de l'histoire, 130 personnes qui sont tuées et lui a le droit à un ordinateur et ça vous choque pas. Mais j'ai pas dit que ça me choquait pas.
Je vous rappelais simplement l'existence d'une circulaire qui prévoit l'ordinateur pour les Au nom de quoi il a son ordinateur pour que les non mais pour que les détenus puissent se réinser c'est au nom de la réinsertion. Mais je vous dis pas que je trouve ça envie de réinsérer ça je trouve pas ça normal du tout. Je vous dis l'état du droit.
Moi je trouve que alors donc il y a ça, il y a l'élection de New York, il Non mais sur Salab des Sam, il est soi-disant à l'isolement, il y a des clus USB qui rentrent dans sa cellule pour qu'il ait du du contenu salafiste. C'est la circulaire du 13 octobre 2009 pour les ordinateurs. On est chez les fous.
Mais sérieusement, vous compration du chef de pas un droit à Non, c'est pas un droit àquis. Et si le chef d'établissement donne son accord selon cette circulaire de 2009, oui, on peut éventuellement avoir un ordinateur décidé de de fournir un ordinateur ou détenu le plus emblématique que nous ayons en France aujourd'hui. Pour des raisons parfaitement idéologiques tout simplement.
Même pas avoir de télé, il devrait avoir un morceau de pain et un peu de nourriture tous les jours. Voilà. Donc je rappelle que Salah Abdlam a été condamné à la perpétuité incompressible.
Il est incarcéré au centre pénitentiaire de Vandin, le vieil dans le pas de Calais. Il a été placé en garde à vue en début de semaine dans une enquête qui vise la détention d'une clé USB retrouvée dans sa cellule. Sa compagne parce qu'il s'est marié, il s'est marié.
Donc sa compagne a été interpellée, placé en garde à vue. Elle est soupçonnée d'avoir fourni à son mari une clé USB avec de la propagande djihadiste. Écoutez, Patricia Cora, invité de C News, elle est la mère de Priscilia qui est l'une des victimes du Bataclan.
Elle avait 35 ans. C'est un manque de respect envers et le laxisme de la justice, moi je comprends plus rien. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Quoi ? Mais vous vous rendez compte un peu de de de l'horreur. Ce type est complètement dingue à mon avis.
En plus lors du du procès, il il voulait se faire passer pour un innocent. Alors maintenant, au sein de sa cellule, il continue à faire cette propagande. Je ne sais pas comment.
Imaginons qu'il puisse réussir à ordonner un acte de terrorisme de sa cellule. Mais vous rendez compte ? Mais c'est mais c'est complètement fou quoi.
Patricia Coréa, invitée de Seol de Cols, je rappelle qu'elle est la mère de Priscilia qui est une victime du Bataclan et elle a une nouvelle fois donné sa colère. Déjà, nous sommes complètement, on est vidé, persécuté à l'intérieur. Si vous saviez, c'est une blessure béante qui jamais ne se refermera jusqu'à notre dernier souffle.
Et alors là, à quelques jours des commémorations, on apprend ça. Moi, j'ai pas envie de faire de publicité à ce monsieur. Ça suffit comme ça.
Euh quant à ce à sa femme, je comprends pas comment elle a pu épouser, faut pas être très nette quand même. Et puis euh qu'est-ce que ça veut dire ? va se reproduire aussi pendant qu'on y est, pendant que ma fille, elle n'aura jamais d'enfant, elle est entre quatre planches.
Non, moi je suis dans un état de rage là quand je rentends des choses comme ça. Comment une clé USB peut-elle entrer dans une prison ? Écoutez Patricia Coréa.
Et alors on dit que les gens qui les visiteurs ne sont pas fouillés. Bah je sais pas quand on passe à l'aéroport, monsieur, il on est scanné, il y a des choses pour voir si on a des objets qui peuvent être dangereux. Euh alors là, on peut pas détecter une clé USB.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Moi, je comprends pas. sans demander aux gens de se mettre à nu, il y a sûrement des moyens de détecter ça.
Et puis par Patricia Coria donc qui était l'invité de ces news est passé devant le Bataclan et elle a constaté qu'il n'y avait aucune fleur. Il y a deux jours, je me suis rendue auprès de la stelle du Bataclan et je regrette qu'il y ait aucune fleur, qu'il y ait rien. Lorsque j'étais vice-présidente, je m'occupais toujours de d'arranger ce lieu pour que je sois fleuri jusqu'au mois de mars.
Là, il y a plus rien et c'est d'une tristesse, d'une austérité notoire et je le regrette. Et je m'adresse à la mairie du 11e. Laissez pas cet endroit comme ça.
Ces jeunes qui sont allés danser, chanter au Bataclan, ils ont besoin de d'avoir des fleurs auprès de leur nom, des jardinières. On peut pas laisser ça comme ça. Euh et puis il y a même pas de il y a aucune représentation de la musique.
On aurait pu, je sais pas, sculter une guitare ou des notes de musique. Il y a rien. Ce socle est est austère et ça me fait beaucoup de peine.
Voilà. C'était il y a 10 ans, le 13 novembre 2015 et chacun se souvient où il était et comment il a appris cette information. Et lorsque les parents étaient à Paris, ils passaient leur temps à vouloir joindre leurs enfants pour savoir où ils étaient.
Et puis il y a des histoires abominables. Notre ami Jean Renart qui est avocat euh avait un collaborateur euh qui était le fils euh de sa sœur euh me semble-t-il et euh toute la nuit ils ont cherché euh à savoir si euh ce garçon était vivant euh ou pas pour apprendre. On écoute qu'il y avait 1500 personnes présentes dans le Bataclan attentat.
Donc tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était au Bataclan. Ça a été un onde de cho qui a traversé le pays et au-delà toute l'Europe et le monde entier. Il y a eu un avant et un après comme le 11 septembre.
Il y a eu un avant et un après certains ont comparé d'ailleurs pour la France c'était notre 11 septembre et après il y a eu le 7 octobre évidemment. Sarah Salman sur l'affaire Sarah Salman sur l'affaire de la clé USB. Non vous me disiez vous trouvez pas ça honteux.
Enfin comme si vous trouviez que je trouvais ça normal. Je suis la première à trouver qu'avoir un ordinateur dans le cas de ce monsieur, c'est parfaitement scandaleux et je partage la colère de la mère de la victime. C'est scandaleux, il ne devrait pas l'avoir.
Voilà, tout simplement. Donc quand les avocats vont en maison d'arrêt pour des parloirs, on met nos affaires dans des casiers et on passe sous un portique. Je peux vous assurer qu'on rentre avec rien.
Donc si vraiment on veut, on peut quand même contrôler de façon un peu plus poussée que la femme d'un des hommes les plus dangereux de France n'est pas une clé USB sur elle. Enfin, attendez quand même. C'était son neveu très facile.
Décédé au batait son neveu tué au bata. Oui, c'est ça. C'était le fils de sa sœur. 17h14. tout de suite.
Jean-Pierre Bataille