Laure Lavalette, députée RN : "Ce gouvernement a un égo dont le seul égal est la contestation dans la rue"
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Bonjour Laure Lavalette, députée RN du Var, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, le RN qui a déposé sa propre motion de censure, alors qu'une autre avait été déposée un peu plus tôt par le petit groupe hétéroclite et transpartisan Liott. A quoi va donc servir la motion Rassemblement National ?
Cette motion, vous avez vu, ce n'est pas la première que nous déposons. Nous avions dit aux Français que nous utiliserions tous les outils qui sont à notre disposition. Donc voilà, nous déposons une motion, mais nous avons dit que nous signerons toutes les motions comme nous l'avons toujours fait.
Mais pourquoi ne pas se contenter justement de la motion du groupe Liott, qui semble d'ailleurs fédérer plus largement que le RN ?
C'est le jeu politique, vous savez, ce qui compte, ce n'est pas qui signe, qui dépose. La vraie question sur une motion de censure, c'est qui va la voter ? Qui va vouloir renverser ce gouvernement ? Et nous aurons la réponse lundi. Nous espérons évidemment que cette motion remporte, que les deux motions remportent le plus largement la majorité.
Mais sur la vôtre, vous êtes tellement isolée, à part les voix du RN ? Très bien, bon tact, mais nous voterons évidemment, il y aura déjà les nôtres.
Peut-être certains républicains, vous avez vu, ne s'interdisent pas, j'ai vu, de voter la nôtre. Mais ce qui compte encore une fois, c'est qu'on renverse ce gouvernement et que cette réforme ne passe pas. Si c'est l'autre qui est voté en majorité, on sera très content, vous l'avez vu, depuis le début, vous qui êtes observateur de la vie politique, quand un amendement, quand une motion arrive sur la table et qu'on sait qu'elle va servir l'intérêt des Français, d'où qu'elle vienne, nous votons cet amendement ou nous voterons cette motion.
Maintenant, voilà, il faut arriver à faire la majorité autour de cette motion pour justement arriver à faire tomber le gouvernement et avec lui, évidemment, en premier lieu, cette réforme des retraites.
L'objectif, c'est de fédérer la majorité. Vous êtes lucide tout de même que vous aurez sûrement 87 députés, 88, 89, guerre plus.
Oui, mais sur l'autre, on pense évidemment qu'on va faire tomber le gouvernement, bien sûr.
Avec Elisabeth Borne, donc, dans le rôle de fusible. Et pourquoi pas, à l'avenir, une coalition entre la droite et la majorité ? C'est l'hypothèse qu'avancent Rachida Dati des LR. Comment regardez-vous ça ?
En fait, déjà, les LR, de quelle LR parle-t-on ? Parce que là, pour les voir de près, quand même, depuis un petit moment, après 50 nuances de l'acheter, là, c'est maintenant 50 nuances, on ne sait plus trop bien quoi. Vous aviez bien vu, il y a Ciotti, Praillier, Retailleau. Ils sont très près de moi dans l'hémicycle et depuis le début, ils votent de façon très disparate tout ce qui arrive. Non, je pense que tous les LR qui étaient Macron-compatibles sont là sortis du bois, on l'a bien vu. Ils font maintenant, je pense évidemment, partie de la Macronie. Ils font partie de la majorité et ils restent des LR encore courageux. Vous avez vu que nous appelons, que nous poussons au courage.
Vous avez certainement entendu aussi l'annonce de Jordan Bardella hier qui disait qu'en cas de dissolution, le Rassemblement national ne mettrait pas de candidats devant les LR courageux qui auraient voté cette motion de censure. Parce qu'on pense à l'intérêt suprême des Français, à l'intérêt suprême de la nation. Il ne faut pas que cette réforme des retraites passe.
Je pense que c'est la patrie avant les partis. Alors, vous parliez de dissolution. Effectivement, le Président n'exclut pas de dissous de l'Assemblée si jamais une motion de censure est adoptée. Pour l'instant, il manque à peu près 25 à 30 voix dans le dernier comptage pour que cette motion de censure soit adoptée. Mais si c'était le cas, imaginons une dissolution. Si le groupe Rassemblement national devenait encore plus puissant à l'arrivée, Marine Le Pen pourrait donc se retrouver en situation de former un gouvernement. Lors des dernières élections législatives, elle avait écarté cette hypothèse. Et maintenant, est-ce que Marine Le Pen serait prête à devenir Première ministre ?
Alors, je pense qu'effectivement, ce ne sera pas Marine Le Pen qui sera Première ministre.
Et on vous dira au moment venu qui sera le Premier ministre. Pourquoi ce ne sera pas Marine Le Pen ? Parce que je pense qu'elle a d'autres ambitions, bien sûr. Mais vous savez, ce que vous dites, je pense que... Moi, je reviens de ma circonscription le week-end dernier. Et effectivement, les gens appellent presque à la dissolution et appellent presque à ce qu'on revienne avec des équilibres différents.
Et je pense que si cette motion pouvait être votée, et effectivement faire tomber le gouvernement et que le président de la République, du coup, envisagerait une dissolution, il n'est pas évidemment impossible que le groupe Rassemblement national revienne en force et donne cette majorité à Marine Le Pen. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il faut qu'Elisabeth Borne, maintenant, démissionne. Vous savez, il y a un certain cynisme, vous avez suivi ces 15 jours de débat qui étaient contraints déjà par le véhicule législatif. Nous n'avons pas pu nous exprimer comme nous l'aurions voulu, ni dans le temps, ni dans la forme, puisque nous ne pouvions pas créer de charges.
Et qu'en plus, le débat était très embolisé par la NUPES. Mais il n'empêche que quand vous avez un gouvernement qui commence à mentir, avec, souvenez-vous, les 1200 euros qui devaient être la retraite minimale...
C'est-à-dire mensonge, dites-vous, d'autres peuvent...
Ah bah 2 millions, souvenez-vous, c'était quand même au départ, ça devait concerner 2 millions de gens.
La majorité dit que c'était simplement une erreur et pas un mensonge.
Oui, sacrée erreur pour quelqu'un qui a préparé quand même et qui pose un projet de réforme sur la table. Ça devait concerner 2 millions de personnes. On finit par extorquer le chiffre. Moins de 20 000. Moins de 20 000. Quand vous avez Olivier Dussopt qui dit à l'Assemblée nationale ne pas avoir de compte à rendre à la représentation nationale. Quand vous avez deux ministres le dernier jour qui ne veulent pas répondre sur les carrières longues, ni sur le coût, ni sur le nombre d'annuités. Vous imaginez bien que ce gouvernement ne peut pas rester en place.
Marine Le Pen, dès hier, a appelé à la démission d'Elisabeth Borne comme elle le fait régulièrement à chaque crise contre des responsables politiques. A quoi ça sert au fond ? Je pense que là c'est une sacrée crise politique quand même.
Quand vous avez des LR qui viennent à vos micros vous dire qu'ils sont appelés par des ministres pour, j'allais dire, coller la pression pour voter cette réforme avec...
Ce n'est pas la première fois ni la dernière fois que des ministres appelleront des députés pour faire passer une loi.
Est-ce que ça peut... Enfin je veux dire, dans une démocratie mature, je vais vous dire, quand vous avez autant de gens dans la rue qui s'opposent à un projet et quand vous n'avez pas la majorité pour faire voter ce projet, on prend ce projet, on le met à la poubelle. On respecte en fait le peuple. Et je pense qu'Emmanuel Macron, en voulant passer en force comme il le fait, obéit, on le sait bien, à une injonction bruxelloise qui lui a demandé de faire passer ce texte de réforme avant l'été 2023 pour avoir l'argent du plan de relance. C'est une déconnexion. Et c'était effectivement la seule, d'ailleurs, je pense que c'est aussi ça, je pense que ce gouvernement, voilà, a un égo seul et égal.
Et la contestation qu'il y a dans la rue, c'était sa seule proposition de campagne. Mais on voit bien qu'elle est complètement déconnectée. On voit bien qu'elle n'est pas nécessaire. On voit bien qu'elle est injuste. Les Français, finalement, vont être la variable d'ajustement des mauvais choix politiques de cette famille politique.
Lorsque la Vallette, porte-parole du groupe Assemblément National à l'Assemblée, je reviens sur la dissolution. Aujourd'hui, vous avez 87, 88 avec la parenté. Vous avez 88 députés dans votre groupe à l'Assemblée Nationale, c'est du jamais vu. N'avez-vous pas plus à perdre qu'à gagner en cas de dissolution ?
Non, mais c'est sûr que non. Venez avec nous sur le terrain. Je veux dire, encore une fois, j'ai été suivi par vos confrères ce week-end. Ils étaient même étonnés. Les gens viennent chercher notre acte. Les gens ont bien vu, si vous voulez, après cette séquence, que les seuls qui travaillaient de façon correcte... Je veux dire, nous, on n'a pas joué au foot avec un ballon, avec la tête à effigie du ministre du Travail. On n'a pas traité le ministre d'Assassin. On a fait exactement ce qu'on avait dit aux Français.
Elisabeth Banque a même dénoncé votre mutisme. Oui, c'est facile. Le mutisme des députés du Rassemblement National. L'extrême droite était tapie dans l'ombre tout au long des débats, a-t-elle dit jeudi dans la représentation nationale. Est-ce qu'elle n'avait pas un peu raison ? Vous avez été très discrète.
Elle a même dit le même jour qu'elle était très attachée à notre modèle social, ce qui est quand même assez marrant, vu qu'elle veut repousser l'âge.
Mais c'est vrai que vous avez été discrète. Pardon, vous avez déposé 200 amendements. C'est moins que la majorité présidentielle. 215 amendements, en fait, si vous voulez, on était très contraint.
Bien sûr, vous êtes vache, parce que moi j'ai beaucoup parlé déjà. Je vous remercie. En fait, je vais vous dire, même il en aurait suffi d'un. Nous aurions simplement voté la suppression de l'article 7 et il n'y avait plus besoin de parler de cette réforme de retraite. Je vais vous dire, nous avions des arguments de fond. Quand vous voyez que la NUPES, à la fin, sortait mille par mille leurs amendements, on peut quand même se demander quelle était l'utilité.
L'utilité, c'est connu, c'était d'obstruer le débat.
C'était d'obstruer le débat.
Revendiquer et assumer.
Oui, mais alors du coup, ça veut dire que nous étions contraints, à la fois par le véhicule législatif par le gouvernement, nous étions contraints par la NUPES de subir leur incontinence législative. Donc vous avouez que c'est quand même très dommage dans un projet de réforme de retraite qui va faire travailler les gens deux ans de plus. Les Français vont se retrouver avec des retraites décotées, sans surcote. Enfin, je veux dire, les femmes sont encore les premières victimes. On n'a pas pu débattre et maintenant, ils veulent passer en force.
Avec un 49-3, pour reprendre la NUPES, je vais vous dire, nous, nous avions quand même depuis le début posé une motion référendaire qui n'a pas été votée. Ils n'ont pas voté la suppression de l'article liminaire qui aurait pu mettre fin à ce projet de retraite. Et ils n'ont pas non plus voté la motion de censure à la fin. Alors moi, je veux bien manifester, c'est bien, faire du bruit, c'est bien. Mais utilisons les outils qui auraient pu véritablement
nous faire poser ce projet de retraite aux oubliettes. Laurent Berger de la CFDT a prévenu dès hier. Il a dit que le Rassemblement national et Mme Le Pen sont en embuscade. Ce n'est pas la question sociale qui anime le RN, mais la question identitaire, la question nationale, au sens repli sur soi. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Moi, je pense que c'est très bien quand il s'occupe de ses salariés,
des salariés, parce qu'en syndicalisme, ça sert à ça. Pas qu'il vienne faire de la politique. Depuis le début, c'est d'un ridicule affligeant. Quand il ne voulait pas que nous y allions. Mais ces cortèges sont nourris d'électeurs du Rassemblement national. Et vous le savez aussi bien que moi.
Il parle de la question identitaire, de la question nationale. L'une des principales mesures que vous avez portées dans cette réforme, portée sur la natalité, une part fiscale, dès le deuxième enfant. Et Sébastien Chenu avait eu cette phrase, « Moi, je préfère qu'on fabrique des travailleurs français, plutôt qu'on les importe. » Ça, c'est quand même assez clair. En fait, ce qui est très simple, mais je suis ravie que vous en parliez,
parce que typiquement, la natalité et la productivité étaient les deux grandes absentes de ce projet de réforme des retraites. Oui, mais quand on parle de travailleurs français, on est sur une question identitaire. Vous allez voir, je vais vous expliquer. Nous, on a un projet, et ça n'est pas qu'un projet comptable, un projet de réforme des retraites. On le sait bien, l'extrême-gauche voulait taxer, trouver des recettes en taxant et faisant de l'impôt. La majorité, tout à fait relative, voulait faire travailler les gens plus longtemps. Nous, nous avons un autre projet. Nous, on veut relever la France.
Nous, on pense que si on réindustrialise le pays, si on crée des emplois à haute valeur ajoutée, déjà, ça règle une grande partie du problème. Mais la majorité aussi, sur ce point de vue. Non, ils n'en ont pas du tout parlé. Ça a été complètement absent, la productivité. Alors, il se targue d'avoir créé des emplois. Mais si on prend exactement les emplois qui ont été créés les cinq dernières années, c'est des emplois ubérisés.
Je ne dois pas vous refaire ici le discours sur la Startup Nation. Ça fait partie de son projet.
D'accord, mais on crée de l'emploi qui n'a pas de valeur ajoutée. Votre livreur délivre-roue, il ne pédalera jamais à 200 km heure. Donc, si vous voulez, 62% des entreprises qui ont été créées l'année dernière sont des micro-entreprises, type Uber. Nous, on ne veut pas cette ubérisation de la société. On veut réindustrialiser le pays. Il n'y a que 17 000 emplois qui ont été créés depuis cinq ans dans l'industrie manufacturière. On pense que ce n'est pas assez. Et la deuxième mamelle, c'est la natalité. Mais ça, aucune ambition sociale dans notre pays. Ce système par répartition, on n'aurait jamais pu voir le jour si nous n'avions pas eu une natalité florissante.
Ce n'est même pas moi qui le dis. C'est Bayrou. Vous voyez bien qu'il n'a pas sa carte au Rassemblement National. Donc oui, bien sûr, nous avons la natalité la plus basse depuis la Seconde Guerre mondiale. Et nous, nous sommes aperçus que les femmes avaient un désir d'enfants, les couples avaient un désir d'enfants.
Mais vous en faites aussi une question nationale.
Mais parce que la natalité est une question nationale, bien évidemment. Un grand nombre d'enfants sur un pays, c'est le signe de la vitalité d'un pays. C'est le signe de la vitalité d'une nation. Personne n'a pas envie de ne pas voir les générations... Des enfants français plutôt que des travailleurs immigrés. Mais enfin, je veux dire ça, dans n'importe qui qui a un raisonnement normal attaché à la souveraineté de son pays, va vous dire la même chose. Bien sûr qu'on a envie...
Et bien le gouvernement a une autre hypothèse à vous avancer. Je termine simplement,
on a simplement envie de permettre aux couples qui ont ce désir d'enfants qui est plus grand, les femmes font 1,7 enfants. Il y a un désir à peu près à 2,5. Mais aidons ces familles-là à avoir des enfants. Et vous allez voir qu'entre la réindustrialisation et la natalité, il n'y a pas de problème de retraite parce que les bébés de maintenant sont les cotisants de dans 20 ans.
À propos de travail, à la fin du mois, le Sénat va se pencher sur la loi immigration et asile. Un projet de loi qui prévoit un titre de séjour justement en échange d'un emploi dans les métiers dits en tension. Est-ce que vous croyez à l'intégration par le travail ?
Je pense surtout que ce titre de séjour ça va être une nouvelle filière d'immigration. Ça va être une façon de régulariser ces sans-papiers.
Et pourquoi pas s'ils ont un travail ?
Je vais vous dire que ça me pose même moins au niveau... Je suis assez attachée à la justice sociale. Ça me pose un problème même par rapport à un immigré qui viendrait sur notre sol demander ses papiers, faire tout, j'allais dire, dans les règles de l'art pour devenir français qui du coup va voir le clandestin qui travaillait lui passer devant. Ça pose une vraie question. La question, pourquoi ces métiers sont en tension ? Parce qu'ils ne sont pas assez payés ces métiers. Donc il faut évidemment qu'on relève les salaires d'où la proposition de Marine Le Pen d'augmenter tous les salaires de 10%, vous le savez, jusqu'à 3 fois le SMIC dans une entreprise avec une exonération sur les charges.
Parce que le problème il est là. Je veux dire, il y a revalorison, il faut que le travail paye en France et vous allez voir que ça ne sera plus des métiers en tension.
Dans vos démonstrations, vous assimilez réfugiés à clandestins, ce qui n'est pas la vocation du projet de loi qui sera débattu à la fin du mois.
Non, ce sera des sans-papiers quand même qui du coup d'un coup seront régularisés. Donc c'est une nouvelle filière d'immigration et vous savez bien qu'en matière d'immigration nous avons évidemment une idée très différente de celle du gouvernement.
Avec les LR considérés parfois par la majorité comme des traîtres, est-ce que ce projet de loi délicat immigration, asile, intégration est promis au clash ? Au crash même ?
J'en sais rien mais c'est marrant ce que vous dites quand vous dites les LR considérés comme des traîtres Par la majorité. Oui mais ça c'est fou j'étais hier sur un plateau où en fait le représentant de Renaissance nous expliquait que franchement leur truc n'était pas passé parce qu'ils avaient été trahis par les LR. Je rappelle que les LR sont quand même l'opposition. Non mais vous voyez quand même dans quel paradigme on est. Oui mais il y a eu des traitations
depuis et des paroles données qui n'ont pas été tenues.
Globalement c'est la majorité qui fait passer ces textes. Effectivement nous on est sur le pied on est prêt voilà et argument contre argument va montrer à quel point cette loi je vous dis va créer une nouvelle filière d'immigration
et nous nous opposerons évidemment. Revenons-en à la réforme des retraites. Marine Le Pen se projette déjà sur 2027 quand je serai présidente dit-elle désormais parce qu'elle l'a dit deux fois donc une fois à ce micro sur France Inter la réforme sera défaite. Donc Marine Le Pen est candidate. Je pense oui quand on entend ça on se dit qu'elle est candidate et ça serait une bonne chose. Mais c'est officiel elle est officiellement candidate.
Je pense qu'elle l'a dit hier encore donc oui et c'est une bonne nouvelle pour les français parce qu'une fois qu'elle aura gagné on détricotera et on pourra voilà dérouler le programme de Marine Le Pen et vous le savez si vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans vous pouvez partir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités et après progressivement après 20 ans jusqu'à 62 ans et 42 annuités.
Ça c'est votre projet au Rassemblement National un projet qui coûterait d'après Marine Le Pen 13 milliards d'euros. Vous les trouvez où ? Oui mais alors
vous savez que quand même quand c'est la majorité qui nous pose ce genre de questions qu'ils ont laissé 600 milliards de dettes au dernier quinquennat je vous le trouve très simple typiquement l'immigration voyez de réserver les aides aux français c'est 16 milliards taxer les super profits c'est 10 milliards la fraude sociale et fiscale là vous avez vu on a un rapport de la Cour des Comptes qui nous dit 80 milliards l'argent il y en a la question c'est la volonté politique et encore une fois ça n'est pas qu'un choix comptable c'est ça qui est assez intéressant de dire c'est que c'est aussi un choix de société c'est un peu dis-moi quelle est la la réforme des retraites que tu veux mettre en place et je te dirai dans quelle société tu as envie de faire vivre les gens nous on pense au Rassemblement National que quand on a travaillé toute sa vie on peut partir sans incapacité parce que ça c'est une vraie question l'âge en bonne santé stagne en France et donc de repousser l'âge de départ à la retraite ça veut dire qu'on va partir en étant à l'assurance chômage à l'assurance maladie et en incapacité nous on ne veut pas de ça
sur la colère dans la rue vous reprochez au gouvernement de rester sourd à cette colère des français est-ce que le RN souhaite un blocage général du pays
non mais c'est le blocage on n'a jamais appelé au blocage je veux dire c'est bien sûr que non mais par contre il faut bien dire que toutes les images qu'on a vu hier le responsable c'est Emmanuel Macron celui qui a mis le feu aux poudres le responsable du chaos c'est évidemment Emmanuel Macron on ne peut pas gouverner à la fois contre le peuple et à la fois contre les députés ça ne fonctionne pas on le voit bien c'est la fin du en même temps dans la division du Rassemblement National je vais vous dire quand vous avez du mal à remplir votre frigidaire quand ça fait un an que votre essence est à 2 euros vous n'arrivez pas à remplir enfin faire votre plein d'essence bien sûr que les gens ils vont dans la rue défendre leurs droits
avec aussi une grande incertitude pour certaines épreuves du bac qui commenceront lundi mardi et mercredi y aura-t-il suffisamment de professeurs pour surveiller les épreuves êtes-vous favorable à une perturbation des épreuves ou est-ce que vous préférez sanctuariser le bon déroulement de ce bac des élèves qui sont souvent chahutés depuis le Covid et qui ont du mal à passer les épreuves
bien sûr et merci encore une fois de parler de ça moi je suis maman de 5 enfants donc des bacs j'en ai passé et j'en ai qui vont le passer donc je peux vous dire que non laissons nos enfants tranquilles je vous invite à regarder un dossier du Point de la semaine dernière sur la santé mentale de nos adolescents en post-Covid c'est la catastrophe donc foutrons-leur la paix et laissons-leur aller passer leurs examens le premier gros stress qui est le bac de façon sereine et il va falloir quand même se pencher aussi sur la santé mentale de nos ados
c'est un des dossiers que j'ai envie de porter à l'Assemblée nationale revenons sur la mobilisation syndicale vous avez toujours dit que vous ne souhaitiez pas le blocage de l'économie ça c'est la position du Rassemblement national mais là est-ce que maintenant c'est différent ? écoutez moi je pense que nous on a été élus vous dites de toute façon il faut que cette réforme il faut qu'elle tombe est-ce qu'à ce moment-là vous seriez prêts à vous joindre
je pense qu'il y a des moyens légaux tous les moyens qu'on met sur la table pour faire tomber cette réforme et la motion de lundi est évidemment la meilleure arme que nous avons pour que cette motion tombe et qu'il n'y ait plus voilà je veux dire si lundi la motion est votée et j'en appelle encore au courage des républicains à ce moment-là le gouvernement tombe et évidemment on ne va pas faire le débat mais vous avez conscience que c'est plutôt
la motion d'Eliott qui va fédérer plutôt que celle du Rassemblement national
mais qu'on va voter mais je n'ai aucun problème là-dessus
et bien merci d'être venue le dire ici ce matin Laure Lavalette députée RN du Var et porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée bon week-end à vous 8h40
Laure Lavalette