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interviewCNEWS· 9 juillet 2026 3 min

Marie-Carole Ciuntu : «Il y a 150.000 demandeurs d’asile par an»

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Marie-carole Ciuntu

Alors, aux racines, c'était quand on était persécuté, on avait le droit de venir se réfugier dans des pays comme les nôtres. Ça, c'est le principe. Et puis aujourd'hui, c'est devenu un petit peu autre chose, puisque vous le savez, on a 150 000 demandeurs d'asile par an. Et chez nous, la décroissance arrive très faiblement, alors qu'en Europe, ça décroît légèrement. On est dans le trio de têtes des pays qui accueillent les demandeurs d'asile.

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Présentateur

Oui, parce que l'asile, c'est accueillir quelqu'un qui est, comme vous dites, persécuté. Mais il y a beaucoup de personnes qui savent très bien qu'elles n'ont pas le droit à l'asile parce qu'elles ne sont pas du tout persécutées, mais qui le demandent parce que comme ça, ça prend du temps. Et puis ensuite, on s'installe dans le pays.

0:43
Marie-carole Ciuntu

Ça prend du temps et surtout, on a des conditions absolument exceptionnelles puisqu'on reçoit des allocations et un hébergement. Et ça prend effectivement chez nous un an.

0:51
Présentateur

Un an entre l'arrivée, la demande et la réponse de l'État.

0:58
Marie-carole Ciuntu

Peut-être aussi les chiffres qu'il faut donner tout de suite. 150 000 demandeurs d'asile, à peu près la moitié qui seront effectivement reconnus comme réfugiés. Mais l'autre moitié, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle reste.

1:09
Présentateur

Sur 100 demandeurs d'asile, il y a 50 demandes qui sont acceptées et 50 qui ne le sont pas. Des demandes, ce qu'on disait, déposées par des personnes qui savent dès le début qu'elles n'ont pas le droit, mais c'est un moyen comme un autre de rentrer en France.

1:25
Marie-carole Ciuntu

Oui, on connaît le taux de protection de notre pays qui est supérieur à partout ailleurs. On a 20% d'écart avec l'Allemagne. On a fait vraiment des comparaisons avec les pays européens. On est donc très généreux aussi dans la protection. Elle a explosé, la protection. Avant, on était beaucoup plus faible. Et puis surtout, une exécution des OQTF dans le domaine qui est de 3%. Là où, vous le savez, les OQTF ne sont pas bien exécutés dans notre pays, mais quand même, est du double. Donc, en fait, c'est devenu une voie d'immigration comme une autre. Une voie d'immigration qui se positionne au-dessus de l'immigration économique.

Et ça remet donc en cause, effectivement, c'est ce que nous disons dans le rapport, ce droit d'asile. Et les 2 milliards, comme vous dites, on n'a jamais approché aussi près la vérité des budgets de l'État. Mais on a eu beaucoup de difficultés à savoir comment se constituaient déjà ces 2 milliards parce qu'il faut aller chercher dans différents budgets. Et dans ces 2 milliards, nous précisons bien qu'il n'y a pas les prestations sociales. et qu'il n'y a pas les frais médicaux.