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interviewRTL — Le Grand Jury· 15 février 2026 50 min

Le Grand Jury de Gérald Darmanin

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:11
Présentateur

Présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat, canal 8 de la TNT. Bonjour Gérald Darmanin. Bonjour. Vous êtes ministre de la Justice. Après la mort du jeune Quentin à Lyon, la violence d'extrême-gauche a-t-elle été sous-estimée ? La justice rouvre des enquêtes sur le pédocriminel Jeffrey Epstein. avait-elle refermé trop vite cette affaire tentaculaire aux nombreuses victimes ? Et puis désengorger les tribunaux pour éviter que des criminels ne soient libérés, c'est l'urgence d'une loi que vous allez présenter dans quelques semaines.

Vous nous expliquerez votre objectif et comment vous allez faire. Bienvenue dans ce grand jury, Gérald Darmanin. À mes côtés, pour vous interroger ce dimanche, Périne Tarnot de Public Sénat et Loris Boichot du Fidaro. Dans ce grand jury, Gérald Darmanin, nous parlerons aussi de 2027 et de l'inflation du nombre de candidats. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.

1:15
Invité

Le grand jury, l'actualité de la semaine.

1:22
Présentateur

Je le disais, un jeune militant nationaliste, Quentin, 23 ans, est mort lors d'un lâchage à Lyon. Il y a eu une bagarre avec des militants d'extrême-gauche en marge d'une réunion de la députée européenne et les filles, Rima Hassan. Gérald Darmanin, cette violence politique doit nous inquiéter.

1:40
Gérald Darmanin

Oui, elle est très inquiétante. Et d'abord, je voudrais avoir une pensée pour la famille de ce jeune homme, de 23 ans, qui est mort lâchement. Et les images sont ignobles, molestés manifestement. Et par l'ultra-gauche, incontestablement, la justice fera toute la lumière sur ce drame ignoble. Mais les discours politiques violents amènent à la violence physique.

2:05
Présentateur

Justement, je voulais vous demander, est-ce qu'il y a un contexte politique, une ambiance politique qui amène à ce genre de situation et d'actes ?

2:13
Gérald Darmanin

Je pense qu'on peut voir que la démocratie est fragile. Et elle est fragile lorsqu'on remet en cause l'état de droit. Elle est fragile lorsque les discours politiques deviennent des discours de violence et qu'elles se transforment. Il y a des conséquences aux discours de violence en des violences physiques. Il y a des violences contre des permanences d'élus, contre des élus. Il y a des élus qui meurent. Il y a des maires. On est en campagne municipale en ce moment. Il y a des élus municipaux qui meurent de défendre l'intérêt général, qui sont menacés, qui sont molestés, eux et leurs familles. Je pense à Carl Olive, qui est candidat, par exemple, aux élections municipales.

Il y a cinq blessés, suite à des tirs de mortier, alors qu'il faisait à Poissy, où il est candidat à un travail de campagne électorale. Il y avait une femme avec un bébé qui a failli être brûlée de façon extrêmement vive. Et puis, il y a, en effet, des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultra-gauche, qui mènent, malheureusement, en tout cas, on peut voir ça, à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique. Et donc, oui, on peut être inquiet de cette ambiance.

3:13
Présentateur

Alors, justement, à Lyon, un groupe dit antifasciste, la jeune garde est mise en cause par les activistes d'extrême droite qui manifestaient. Bruno Retailleux avait décidé de dissoudre ce corpuscule, mais il y a eu un appel de cette dissolution devant le Conseil d'État. Est-ce qu'il est urgent de rendre effective cette dissolution ?

3:31
Gérald Darmanin

J'ai moi-même procédé à plusieurs propositions de dissolution, de groupes d'ultra-droites comme Génération Identitaire, j'ai été mis à l'intérieur qu'il les a fait dissoudre, comme d'ultra-gauche, comme de groupements masculinistes, comme de groupements survivalistes, comme de groupements islamistes, évidemment. Et le temps de la justice, celui du Conseil d'État, en l'occurrence, est à respecter, parce qu'il n'empêche pas, mis à l'intérieur de prendre des dispositions. Ce n'est pas parce qu'on dissout cependant un organisme, une association, un groupement de faits, parce qu'ils ne sont pas toujours constituants d'associations, qu'on met fin à la violence.

4:03
Auditeur

Est-ce que vous diriez pour autant que les autorités ont sous-estimé le risque de l'extrême-gauche ?

4:07
Gérald Darmanin

Non, je ne crois pas. Je pense que la violence politique, les mises à l'intérieur successifs, je l'ai été, Bruno Retailleau l'a été, Laurent Dunezlet a toujours dénoncé l'ultra-gauche, l'ultra-droite, des mouvements survivalistes, masculinistes. Et je pense qu'on était un peu seuls quand on est mis à l'intérieur pour les dénoncer. Pendant longtemps, on a entendu, par exemple, la France Insoumise évoquer que la police tuait. On voit bien que là, c'est l'ultra-gauche qui manifestement a tué. Et cette violence politique, il faut non seulement la dénoncer, mais en tirer des conséquences extrêmement opérationnelles. Il faut que les leaders politiques d'abord disent des mots. Je n'ai pas vu M.

Mélenchon, Mme Rima Hassan, dire un mot pour la famille de ce jeune homme. Je voulais que Mélenchon évoquait un drame. Oui, je crois que ce n'est pas à la hauteur. Personne ne doit mourir pour ses idées.

4:51
Auditeur

Est-ce que vous diriez qu'il y a une complaisance de la part de la France Insoumise avec ces groupuscules qu'on appelle antifa ? On sait que le mouvement La Jeune Garde qui serait mis en cause dans cette affaire de ce jeune Quentin qui a malheureusement été tué a été créé par le député LFI Raphaël Arnaud, lui-même condamné en 2022 pour violence en Réunion. Est-ce qu'il y a une complaisance de la France Insoumise ?

5:14
Gérald Darmanin

Je pense qu'il y a une complaisance de la France Insoumise, de parti extrême en général, pour la violence politique et de faire semblant de ne pas voir que les mots tuent. Au commencement était le verbe, mais les mots peuvent tuer. Des esprits simples, des esprits radicalisés peuvent utiliser ces mots pour intervenir dans le champ physique et assassiner, violenter, menacer. Et donc il faut urgemment que la France, qui a besoin de quiétude, de calme, notamment dans la discussion politique, puisse faire comprendre à ses dirigeants politiques, à M.

Mélenchon, c'est vrai, mais c'est vrai bien évidemment de tous les partis extrêmes, que la violence dans les mots, la violence sur les réseaux sociaux, mène à la mort parfois.

5:55
Auditeur

Mais à Lyon, ça fait plusieurs années que ces groupuscules à la fois d'extrême gauche et d'extrême droite s'affrontent. Vous-même, vous avez été ministre de l'Intérieur. Est-ce que vous avez sous-estimé à l'époque la violence de ces affrontements ?

6:05
Gérald Darmanin

Non, non, non. Je pense que j'ai été d'ailleurs très attaqué à l'époque. Rappelez-vous, quand j'avais demandé au rançonnement territoriaux, voire à la DGSI, de suivre pas simplement les islamistes, qui sont évidemment la menace première en France, incontestablement, mais lorsque j'avais évoqué des menaces ultra-gauches, lorsque j'avais évoqué des échos terroristes, lorsque j'avais évoqué une menace d'ultra-droite, masculiniste, survivaliste, on m'avait dit, tout ça c'est très à la marge, vous regardez ailleurs, alors que le sujet c'est les islamistes. Bien sûr que le sujet c'est en premier les islamistes, mais les menaces ultra-gauches et ultra-droites sont extrêmement inquiétantes.

Et aujourd'hui l'ultra-gauche a démontré, à la vue de tout le monde, son hyper-violence. Et je pense que dans un pays qui aspire à la tranquillité du débat public, on peut avoir des arguments très forts, on peut être en désaccord total sur des sujets, mais de manière posée et démocratique, parce que ça passe par l'élection et ça passe par nos institutions, il faut siffler cette fin de violence. Parce que la campagne présidentielle qui arrive et l'extrême polarisation entre les deux camps de l'extrême droite et l'extrême gauche risque de nous mener à d'autres drames si nous ne retrouvons pas de la responsabilité, de l'actitude, de la tranquillité.

Donc il faut être ferme, il faut arrêter les personnes qui ont commis ces actes ignobles, il faut bien sûr être à dire dans la justice, j'espère qu'ils seront condamnés, mais il faut aussi que tous les dirigeants politiques sachent que quand ils parlent, ils parlent à des millions de Français. Sur les réseaux sociaux, lorsqu'on émet une menace à peine voilée, comme c'est parfois le cas de dirigeants politiques, on a des conséquences dans le monde physique. Et il y a des élus, et je pense aux élus locaux en premier, qui subissent cette violence physique.

7:43
Auditeur

Qui commet le plus de violence, les groupuscules d'extrême gauche ou d'extrême droite ?

7:47
Gérald Darmanin

Aujourd'hui, c'est l'ultra-gauche qui a tué. C'est incontestable. Et il ne faut pas nier la réalité. Il y a eu des moments, il y aura peut-être des moments, où des groupes d'ultra-droite, qui sont extrêmement dangereux également, montreront leur violence extrême. De manière générale, la radicalisation des partis politiques, des groupements politiques, de manière générale, la violence physique n'a rien à voir en démocratie. Moi, je veux redire une nouvelle fois que ce que nous avons besoin, c'est de la fermeté, de la tranquillité. Et nous devons absolument proscrire la violence de nos propos et proscrire la violence du débat politique.

Sinon, malheureusement, nous constaterons vraiment que la démocratie est fragile.

8:26
Présentateur

Gérald Darmanin, dans une interview chez nos confrères de Radio-J, Emmanuel Macron qualifie la France insoumise d'extrême gauche. Est-ce que c'est pour vous, effectivement, un parti d'extrême gauche ? Bien sûr, c'est un parti d'extrême gauche. Qu'est-ce qui définit un parti d'extrême gauche ?

8:39
Gérald Darmanin

Personnellement, je n'ai jamais été devant la fascination de M. Mélenchon. Mme Marion Maréchal-Le Pen a dit qu'il était très cultivé. D'autres appellent à voter pour lui au second tour des élections à l'éliotivité. Moi, j'étais en désaccord avec Gabriel Attal lorsqu'il disait qu'il fallait voter LFI au second tour de l'éliotivité. J'étais un peu seul à l'époque pour dire que non, je pense que LFI est un parti d'extrême gauche, avec pas pour tout le monde, bien sûr, qu'il décompose, mais des propos parfois qui frôlent l'antisémitisme, des références à Robespierre systématique. Je ne pense pas que Robespierre était la plus belle page de notre histoire politique.

Voilà, des références de violence. J'ai été ministre d'intérieur quand M. Mélenchon et ses amis politiques parlementaires respectaient la police tuée, alors que c'était les policiers qui étaient tués. Moi, j'allais à l'enterrement tous les deux ou trois mois de policiers ou de gendarmes tués dans leur fonction. Et il y avait des parlementaires de la France Insoumise qui, dans l'hémicycle, disaient que la police tuée, alors que c'était eux qui avaient des veufs, des orphelins sur le cours d'un commissariat.

9:42
Présentateur

C'est inacceptable. Donc, c'est un parti d'extrême gauche. Est-ce que sur le plan politique, Gérald Darmanin, il faut faire comme le suggère Jordan Bardella, un barrage contre les filles, y compris en faisant des alliances avec le Rassemblement National, la droite et le centre pour empêcher la France Insoumise d'accéder au pouvoir ?

9:57
Gérald Darmanin

Non, parce que le Rassemblement National est un parti d'extrême droite. Je rejette par nature ceux qui radicalisent d'opposition et rejette d'une part, on peut dire la France Insoumise, rejette les gens qui réussissent un peu, qui aiment l'ordre, rejette les chefs d'entreprise, rejette les policiers, les gendarmes, rejette nos institutions, telles qu'elles sont faites aujourd'hui, ça c'est l'extrême gauche et son danger, qui veut le chaos, incontestablement, et puis l'extrême droite, qui rejette les étrangers, qui met dans un grand tout, comme dans René Girard, une forme de bouc émissaire qu'une fois qu'il sera écarté de la pureté de la nation, ça ira mieux.

Ces deux extrêmes sont dangereux pour la nation et il ne faut faire d'alliance ni avec l'un ni avec l'autre. Périne Tarnot.

10:39
Auditeur

Toujours à propos de la France Insoumise, Emmanuel Macron dit qu'il y a clairement des expressions antisémites qui émergent et qui doivent être combattues. Est-ce que vous dites, vous aussi, que la France Insoumise est antisémite ?

10:51
Gérald Darmanin

Je dis qu'une partie des dirigeants de la France Insoumise a des propos qui sont très clairement, alors d'abord antisionistes, qui est une nouvelle forme d'antisémitisme, et antisémite. Ce n'est pas le cas, j'imagine, de tous les adhérents de la France Insoumise, de tous les élus de la France Insoumise. Je ne veux pas globaliser, je ne veux pas moi-même rentrer dans une sorte de polarisation un peu idiote, mais il est évident que les positions de Mme Rima Hassan ne sont pas pour le bonheur en Israël.

11:18
Présentateur

C'est assez évident. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement et au Parlement de renforcer la pénalisation des actes antisémites et racistes. Vous allez proposer un texte, est-ce que c'est vous qui allez porter ce texte ?

11:30
Gérald Darmanin

En tout cas, je vais contribuer à l'élaborer, et entre le ministère de l'Intérieur qui est en charge des élus et des élections et le ministère de la Justice qui est en charge des interdictions pénales, nous travaillerons bien comme toujours avec Laurent Nunes pour qu'effectivement, la nécessité de ne pas avoir des élus qui sont condamnés pour antisémitisme puisse se présenter devant les Français. Mais je pense que ce qui vaut pour l'antisémitisme vaut évidemment aussi pour tous les actes anti-religieux, anti-chrétiens, anti-musulmans. Il n'y a pas très longtemps, un maire socialiste qui fort heureusement a été exclu du Parti socialiste a tenu des discours antisémites clairement.

Il peut se représenter aux élections. C'est évidemment incompréhensible pour nos concitoyens et notamment nos concitoyens juifs qu'il faut protéger.

12:07
Présentateur

Dans l'actualité également, Gérald Darmanin, vendredi soir, un homme a tenté de tuer un militaire avec un couteau sous l'arc de Triomphe. L'homme qui a été abattu avait déjà été condamné pour l'agression de deux policiers en 2012. RTL a révélé que la saillance sortie de prison il y a deux mois commençait tout juste à suivre un programme de déradicalisation. Est-ce que ce type de prise en charge n'est pas trop tardif ?

12:29
Gérald Darmanin

Je pense qu'on peut toujours améliorer bien sûr les procédures et de manière générale dans quelque chose qui est extrêmement compliqué lutter contre la déradicalisation lutter pour la déradicalisation islamiste. Mais ce qu'il faut bien voir c'est que nous avons désormais 700 personnes en prison française qui sont soit condamnées pour terrorisme soit qui sont condamnées pour d'autres faits mais qui sont radicalisées au sens islamiste du terme.

12:52
Auditeur

Et combien sont déjà sortis de prison et seraient suivis ?

12:55
Gérald Darmanin

Alors il y a plus de 300 détenus qui sont sortis de prison pour une raison assez simple lorsqu'il y a eu les premiers attentats sur le sol national lorsqu'il y a eu les premiers actes on va dire de terreur islamiste entre 2013, 2014 et 2020 notre législation à l'époque ne condamnait pas l'effet de terrorisme notamment l'effet de retour de zone irako-syrienne avec des cantums de peine très élevés.

Nous avons changé la loi désormais quand on est condamné pour terrorisme ou quand on revient d'une zone de guerre de Daesh on a une peine de prison extrêmement forte qui fait qu'on ne sort pas de prison avant 15 ou 20 ans et à l'époque il y a eu beaucoup de gens qui ont été condamnés à 4, 5, 6 ans de prison et c'est ces détenus-là qui sont sortis et c'est ces détenus-là ils sont suivis soit de manière judiciaire c'est-à-dire avec effectivement un contenu qui est regardé par le procureur de la République avec beaucoup d'intérêt aucun de ces détenus n'échappe à la justice et puis lorsque malheureusement on ne peut plus faire ce suivi judiciaire parce qu'on ne peut pas être condamné à vie dans notre pays et bien c'est suivi ce qu'on appelle un administratif c'est-à-dire que c'est le ministère de l'Intérieur qui le suit et ce sont des agents très importants la DGSI et des renseignements territoriaux qui le font avec beaucoup de professionnalité

14:05
Présentateur

combien de détenus radicalisés vont sortir de prison cette année ?

14:08
Gérald Darmanin

on a une petite centaine en 2026 qui peuvent sortir de prison c'est pas tous des condamnés pour terrorisme vous l'avez compris c'est des gens qui sont parfois condamnés pour d'autres propos pour d'autres faits mais qui sont radicalisés du point de vue des renseignements pénitentiaires

14:22
Invité

le grand jury l'actualité de la semaine

14:27
Présentateur

je le disais en début d'émission le parquet de Paris a décidé de rouvrir l'enquête sur l'affaire Epstein jusque-là la justice française a-t-elle Gérald Darmanin sous-estimé quelque part les ramifications françaises de cette affaire

14:39
Gérald Darmanin

écoutez j'ai interrogé à plusieurs reprises mes services et jusqu'à présent je n'ai rien qui me permet de douter de leurs propos il y a eu en 2019 une plainte faite par une association qui touchait monsieur Epstein et notamment les conséquences de ceux qu'on lui reprochait en France il y a eu des perquisitions puisque le parquet de Paris avait à l'époque couvert une enquête lors de ces perquisitions ils ont découvert qu'un français en l'occurrence monsieur Brunel était concerné ce monsieur a été poursuivi il était mis en détention provisoire et il s'est suicidé en prison du fait de son suicide l'enquête s'est donc arrêtée puisqu'on ne poursuit pas des gens qui sont morts

15:22
Présentateur

ce qu'on découvre aujourd'hui c'est qu'il y a d'autres rabatteurs il y a eu d'autres rabatteurs pour Jeffrey Epstein c'est ça qui interpelle

15:29
Gérald Darmanin

oui je comprends que la justice à l'époque de ce que j'en ai compris puisque j'ai interrogé mes services ne l'ont pas su et il n'y avait pas de plainte jusqu'à présent dans l'affaire

15:40
Auditeur

on découvre aussi aujourd'hui c'est qu'il y avait 4500 mails qui avaient été découverts lors de la perquisition chez Jeffrey Epstein qui n'ont pas été totalement analysés et quand la procédure s'est arrêtée à la suite du suicide de Jean-Luc Brunel tout ça finalement a été classé

15:55
Gérald Darmanin

alors ça a été classé pour M. Brunel mais que par ailleurs ça a été classé pour M. Brunel et par ailleurs il y a eu une demande d'entrée internationale puisque les faits qui auraient été constatés mais moi je ne suis pas dans le secret de l'instruction relevaient des faits qui se seraient déroulés sur le territoire américain avec des citoyens qui n'étaient pas français est-ce que tous les mails ont été puisque les ordinateurs ont été saisis il faut bien comprendre ce qui s'est passé ont été vus je ne peux pas vous l'assurer c'était quelques années j'étais pas ministre de la Justice et par ailleurs ministre de la Justice il n'a pas accès à ce secret d'instruction parce qu'on découvre

16:26
Auditeur

l'existence d'un autre homme qui s'appelle Daniel Siad qui était proche de Jeffrey Epstein et de Jean-Luc Brunel pour qui il recrutait donc des jeunes filles certaines peut-être mineures où est-il aujourd'hui pourquoi il n'a pas été mis en cause et poursuivi

16:38
Gérald Darmanin

la justice c'est indépendant dans notre pays la question qu'il faut se poser c'est est-ce qu'elle a mis tous les moyens pour trouver les personnes et en opportunité a pu les poursuivre donc je vais y répondre très franchement à votre question d'abord s'il y a des plaintes il n'y a pas de plaintes aujourd'hui ah si non aujourd'hui enfin il y a eu une plainte qui a été classée oui effectivement il y a eu une plainte qui a été déposée il y a eu perquisition il y a eu détention provisoire et la personne s'est suicidée

17:01
Auditeur

contre monsieur Daniel Siad il y a eu une plainte qui a été déposée en 2022

17:04
Gérald Darmanin

attendez il n'y a pas de plainte aujourd'hui qui concerne directement l'activité de monsieur Westin en France s'il y a des plaintes le procureur de la république c'est son opportunité moi j'ai fait une circulaire très claire sur la violence sexuelle qui concerne les femmes et les enfants doit ouvrir une enquête si le procureur classe une enquête c'est son droit et je n'ai pas le droit d'intervenir c'est la constitution j'invite les personnes à saisir le procureur général qui peut ouvrir une enquête j'invite les procureurs généraux à ouvrir ses enquêtes ou à faire des plaintes avec constitution de parti civil là il y aura forcément un juge de solution qui sera désigné deuxièmement est-ce qu'aujourd'hui le parquet de Paris prend en considération l'affaire Epchine et ses divers déroulements et les informations que nous avons ici sur des diplomates français là sur d'autres personnes la réponse est oui vous avez vu que madame la procureure de Paris et je l'en remercie elle a écouté sans doute ce que nous avons tous dit collectivement a décidé de réouvrir les dossiers précédents de analyser l'intégralité en mettant beaucoup de moyens que je vais évidemment lui octroyer pour regarder s'il n'y a pas des infractions et poursuivre les personnes si il y a des infractions est-ce que vous diriez comme Emmanuel Macron excusez-moi je termine puisqu'il s'agit de dossiers qui étaient 2018, 2019, 2020 s'il y a eu un dysfonctionnement au ministère de la Justice là c'est mon travail que de regarder ce qui se passe donc il y a des demandes faites par des avocats pour voir s'il n'y a pas eu des dysfonctionnements à l'époque vous allez suivre leurs demandes je vais donc regarder cette demande j'en ai pris connaissance hier et je vais dès lundi recevoir l'inspecteur général de l'administration pour voir si on ne peut pas faire en effet une enquête administrative que je rendrais publique comme je l'ai fait dans le cas de l'affaire Réveillasse ou comme je l'ai fait dans d'autres cas de dysfonctionnement potentiel

18:39
Présentateur

pour bien replacer les choses ces avocats un certain nombre d'avocats avaient demandé à votre prédécesseur Eric Dupond-Moretti d'ouvrir de saisir l'inspection générale de la justice il n'avait pas eu de nouvelles de la part du ministère de la justice aujourd'hui vous dites on va vous allez saisir l'inspection générale de la justice

18:57
Gérald Darmanin

j'avais regardé moi je n'ai pas connaissance de cette demande je n'ai pas eu de cette demande voilà il se trouve que parmi l'un des trois avocats il y en a que je connais particulièrement donc je vais me déporter de sa demande mais il y a deux autres avocats et notamment s'ils font et s'ils réitèrent leur demande et par ailleurs je vais regarder indépendamment la demande ce qui s'est passé dans cette affaire non pas pour juger ce qu'auraient dû faire les juges mais pour voir s'il n'y a pas eu en effet une négligence et bien c'est le rôle du ministre de la justice de saisir l'inspection je le ferai évidemment pour faire toute la lumière dans cette affaire parce que cette affaire de la Chine elle est très grave non seulement pour les victimes mais elle met dans la tête de nos concitoyens l'idée qu'il y aurait des gens qui se protègent entre eux moi j'ai toujours pensé que si le parlement voulait faire une commission d'enquête parlementaire je suis tout à fait prêt à répondre moi-même c'est une demande des parlementaires qui le souhaitent il n'y a aucun problème moi je n'ai rien absolument rien à cacher le ministère de la justice n'a absolument rien à cacher les procureurs les magistrats les directeurs moi-même mes prédécesseurs peut-être répondront à la commission d'enquête en tout cas pour moi il n'y a rien à cacher je pense qu'il ne faut pas montrer aux français qu'il y aurait quelque chose à cacher

20:00
Présentateur

pour lever tout soupçon de complotisme oui exactement

20:04
Gérald Darmanin

mais l'affaire Epstein c'est une affaire où se mêle de l'argent beaucoup d'argent des gens connus puissants très puissants très connus dans un monde qui est mondialisé il y a une île personne ne possède une île en tout cas moi je ne connais pas de gens qui possèdent des îles avec des millions d'euros qui seraient donnés comme ça d'un seul coup avec des jets privés c'est un monde pour lequel moi les citoyens de Tourcoing ou là où j'habite ne connaissent pas bon il faut donc pouvoir démontrer et je comprends le souci de transparence des journalistes et des citoyens français que la France l'état français en l'occurrence pour ce qui me concerne la justice française n'a rien à cacher est-ce que vous diriez

20:41
Auditeur

qu'il y a des dysfonctionnements qui concerne surtout les Etats-Unis il insiste sur ce point il a insisté sur ce point

20:46
Gérald Darmanin

manifestement monsieur Epstein est américain que les très nombreuses victimes et auteurs je mets du conditionnel seraient américains et ça s'est déroulé aux Etats-Unis ce qu'a dit le président de la république et frappé du courant du bon sens mais quand ça concerne surtout les Etats-Unis ça ne veut pas dire que ça ne concerne pas accessoirement d'autres pays et notamment la France en tout cas la justice indépendante est là pour regarder sans entrave ce qui s'est passé et s'il y a des français ou si ça s'est passé sur le sol français puisqu'il y a des appartements qui appartenaient à monsieur Epstein en France et bien nous mettrons les moyens pour pouvoir poursuivre les personnes et nous sanctionnerons s'il y a eu des difficultés jusqu'à présent rien ne me permet de dire qu'la justice a mal fait son travail mais on va faire la transparence absolue

21:24
Présentateur

Gérald Darmanin vous êtes ministre de la justice vous voulez créer une direction des victimes au sein de votre ministère typiquement dans l'affaire Epstein les victimes n'ont peut-être pas été suffisamment prises en compte

21:34
Gérald Darmanin

exactement de manière générale les victimes ne sont pas assez prises en compte

21:38
Présentateur

parce que je rappelle qu'il y avait 25 plaintes contre l'un des rabatteurs de Jeffrey Epstein

21:43
Gérald Darmanin

mais les victimes au sens large sont mal prises en compte dans notre pays parce qu'on part du principe que je trouve absurde qu'on ne doit pas prendre partie entre la victime supposée et l'auteur supposé tant qu'il n'y a pas une condamnation simplement comme en France vous mettez entre 6 et 8 ans pour avoir une condamnation en première instance en matière criminelle on en reparlera cette victime elle a besoin de se reconstruire d'être accompagnée et on verra ce que dira la justice donc la victime elle ne doit pas croiser son auteur dans l'ascenseur qui l'amène à la confrontation chez le juge la victime elle doit avoir un accompagnement psychologique et même une compréhension de ce qui se passe quand le juge lui parle parfois quand le juge lui parle elle ne comprend pas ce qu'il se dit si vous recevez chez vous un avis de classement de classement sans suite ou un courrier de l'administration de la justice

22:25
Présentateur

vous ne comprenez pas parce que là on a un auteur qui se suscite par exemple et donc tout s'arrête et la justice n'a plus de contact avec les victimes c'est considéré comme

22:33
Gérald Darmanin

ça dépend il y a des moments où des procureurs de la république prennent le soin donc je ne voudrais pas généraliser mais oui en général il n'y a pas de direction des victimes au ministère de la justice qui dépend directement du ministre de la justice c'est un peu bizarre mais c'est ainsi donc moi je serai le ministre des victimes nous allons créer un portail comme on l'a fait pour l'impôt à la source pardon de ce parallèle mais je pense que les gens voient à quel point c'était une réussite vis-à-vis des impôts vous écrivez vos impôts 24h on vous répond et vous savez ce qui se passe sur vos impôts il y aura un portail du justiciable d'ici la fin de l'année on saura où en est ma plainte qui est auditionné pourquoi ça a été classé comment je peux faire des voies de recours écrit de manière claire en français pour que la justice montre qu'elle est à l'écoute qu'elle a un coeur et qu'elle accompagne elle ne prend pas partie la justice mais elle accompagne ceux qui souffrent c'est un juge indépendant après de décider qui est condamné et qui ne l'est pas tout ça d'ici la fin de l'année exactement je suis resté au ministère de la justice pour faire des choses et je constate que les victimes notamment les enfants c'est vraiment un drame particulier la façon dont traitons les enfants dans notre pays on peut avoir honte la façon dont on traite la parole de l'enfant malgré le travail très important de certains magistrats et certains enquêteurs il y a beaucoup d'enfants victimes il y a beaucoup de victimes qui ne sont pas du tout accompagnées par les autorités de l'état par le ministère de la justice

23:42
Présentateur

c'est mon projet de cette année vous dites c'est pour ça que je suis resté au gouvernement vous voulez aussi présenter le mois prochain la loi sûre pour sanctions utiles rapides et efficaces pourtant le premier ministre Sébastien Lecornu n'en parle pas du tout dans son programme des prochains mois programme qu'il a détaillé le week-end dernier dans la presse régionale est-ce que vous avez des garanties sur cette loi ? mais c'est très important

24:02
Gérald Darmanin

parce que sinon ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu'il y a des dizaines de personnes qui sont en détention provisoire en prison et qui seront relâchées parce que la justice est mal organisée ils ne seront pas relâchées parce qu'ils sont finalement disculpés ils ne sont pas relâchées parce que leur avocat a obtenu leur libération ils ne seront relâchées parce qu'on n'a pas été capable de mettre des magistrats donc vous dites il y a urgence mais vous êtes sûr que c'est c'est une extrême urgence si demain quelqu'un sort de détention provisoire et recrée vous interrogerait monsieur le premier ministre ce que je sais c'est que lundi c'est-à-dire demain je présente devant mon ministère devant les syndicats le texte officiellement ça s'appelle le CSA ministériel demain soir le conseil d'état est saisi le 23 mars le conseil d'état réuni à section intérieure du conseil d'état pour parler de mon texte et le premier ministre comme le président de la république m'a assuré que dernière semaine de mars première semaine d'avril grosso modo les deux textes seront au conseil des ministres

24:50
Auditeur

pour un débat au parlement

24:51
Gérald Darmanin

en avril-mai j'ai compris du premier ministre qu'en avril-mai j'aurai au Sénat et à l'Assemblée ou à l'Assemblée et au Sénat faire voter mon premier texte celui de l'organisation de la justice criminelle comment vous expliquez

25:01
Auditeur

le respect de la justice a augmenté de plus de 35% en quasiment 10 ans c'est-à-dire que malgré cette augmentation budgétaire la justice doit encore parer au plus urgent et que ça ne suffit pas ?

25:12
Gérald Darmanin

ça ne suffit pas nous avons 4 fois à 6 fois moins de magistrats que les autres pays européens nous avons 90 000 personnes dans nos prisons il y a une surpopulation carcérale inacceptable dans notre pays et par ailleurs vous avez en face de nous à côté de nous une révolution technologique qui nous pousse à répondre beaucoup plus vite à nos concitoyens quand les avocats ont l'intelligence artificielle quand les notaires ont l'intelligence artificielle parce qu'il n'y a pas que le droit pénal il y a le droit civil les grandes questions françaises des français leur rapport avec la justice c'est leur divorce leur tutelle leur problème de logement enfin bref leur quotidien le droit civil il n'y a pas que le pénal dans la vie quand vous avez une révolution technologique comme celle-là vous ne pouvez pas répondre nous on fait comme avant voilà donc il y a dans les moyens technologiques dans les moyens magistrats les agents pénitentiaires les agents de la protection de la jeunesse a continué à augmenter notre budget et ça demande des réformes c'est ce que je fais je suis très heureux d'avoir obtenu ce bon budget pour mon ministre Votre présidente

26:02
Auditeur

Eric Dupond-Moretti avait mis en place en matière pénale les cours criminels qui devaient déjà servir à soulager les tribunaux on a l'impression qu'aujourd'hui enfin c'est même pas une impression c'est une certitude elles sont déjà débordées ces cours criminels est-ce que c'était la bonne réponse ?

26:16
Gérald Darmanin

Oui c'était la bonne réponse pourquoi ?

parce que auparavant les viols par exemple étaient au tribunal correctionnel les cours criminels 87% des affaires dans les cours criminels c'est des viols et donc il y a une peine criminelle c'est-à-dire que vous êtes beaucoup plus condamné en quantum de peine en hauteur de peine de prison quand vous êtes dans une cour criminelle cependant deux chiffres très simples quand en 2017 le président de la République a été élu il y avait 7% de détenus qui étaient détenus pour violences sexuelles aujourd'hui c'est 21% on a triplé le nombre de gens qui sont en prison pour violences sexuelles deuxièmement depuis deux ans nous avons augmenté de 40% les détenus pour narcotrafic donc c'est deux drames qui nous touchent les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui ne cessent d'augmenter et dont les policiers et les gens jarmes ne cessent de prendre les plaintes et on voit bien que d'ailleurs il faudrait qu'ils les prennent davantage et en même temps les affaires de narcotrafic dont on voit bien que le tsunami de la cocaïne du cannabis des drogues de synthèse nous touchent et touchent tous les pays européens augmente la violence on l'a encore vu extrêmement récemment avec l'affaire Kessassi c'est deux drames qui nous touchent les violences sexuelles et le narcotrafic demande des moyens supplémentaires et explique la thrombose

27:22
Présentateur

du ministère de la justice Gérald Darmanin on va continuer de parler de ce que vous voulez faire au ministère de la justice pourquoi vous êtes resté au gouvernement comme vous dites et puis on parlera aussi de 2027 un peu de politique juste après la pause dans ce grand jury à tout de suite Gérald Darmanin le ministre de la justice est notre invité Perrine Tarnot de Public Sénat et Loris Boachot du Fidiaro sont à mes côtés pour vous interroger

27:57
Invité

Gérald Darmanin

28:04
Présentateur

avant d'évoquer la candidature à l'élection présidentielle de Bruno Retailleau une candidature de plus un mot sur un sondage Ipsos la tribune aujourd'hui à la question qui aimeriez-vous voir à l'Elysée vous êtes en 3ème position ex aequo avec Edouard Philippe et Marion Maréchal je le précise quand même 10 points derrière Jordan Bardella et Marine Le Pen vous songez à l'élection présidentielle avez-vous déjà dit Gérald Darmanin est-ce qu'aujourd'hui vous y pensez plus sérieusement ?

28:34
Gérald Darmanin

alors j'y pense j'y pense pas le matin en me rasant ou le soir en me couchant c'est une autre question parce que j'ai fait le choix de rester au gouvernement d'être utile aux français d'être un ministre en action malgré les difficultés de faire des choses les prisons de haute sécurité des procès à temps pour nos concitoyens la justice des mineurs on en parle les victimes donc mon objectif c'est de réussir puisque j'ai la chance et le bonheur d'être ministre de la justice c'est une très grande et belle fonction de pouvoir réussir ce que les français attendent d'un ministre c'est-à-dire qu'il fasse son travail après 2027 l'élection présidentielle sera très importante sans doute une des plus importantes de notre histoire parce que les enjeux pour notre pays sont immenses et que nous risquons en effet d'être éliminés de la vie politique si nous n'avons pas de projet et si nous n'avons pas les moyens de sélectionner un ou une candidate voilà donc j'appelle tout le monde à la responsabilité on vous dit nous c'est le centre et la droite oui la droite et le centre bien sûr qui doivent se réunir qui doivent peut-être dire quelles sont nos convictions et nos sentiments bien sûr je ne pense pas parler que Bruno Retailleau par exemple mais pour autant je peux travailler avec Bruno Retailleau

29:33
Auditeur

vous pourriez être candidat précisément

29:35
Gérald Darmanin

on verra le temps venu on est à 15 mois de l'élection présidentielle vous savez Jacques Chirac il s'est présenté en novembre de l'année de l'élection en 1994 vous allez devoir baladure en janvier 95

29:47
Auditeur

pas tout à fait à la même impact dans le même

29:49
Gérald Darmanin

écoutez monsieur Macron monsieur le président de la république quand il était candidat il n'avait même pas encore créé En Marche au moment où nous étions dans cette période là donc on a très largement le temps ce qu'il faut c'est être utile aux français on fera de la politique politicienne plus tard

30:01
Auditeur

justement cette semaine comment vous avez accueilli la déclaration de candidature de Bruno Retailleau comment vous avez accueilli le moment est-ce que ce moment vous a surpris en fait en pleine campagne des élections municipales par exemple

30:14
Gérald Darmanin

écoutez moi je ne suis pas là pour donner des bons points j'apprécie Bruno Retailleau on a des différences on a été dans le gouvernement de François Bayrou et d'Emmanuel Macron ensemble on saura travailler ensemble la prochaine fois il est évident que ce n'est pas une surprise voilà tout le monde s'attendait à la fois à la candidature de Bruno Retailleau et demain ce ne sera pas une surprise d'entendre la candidature de Gabriel Attal ils sont déjà candidats bon voilà ça aurait été une surprise qu'ils ne soient pas candidats bon c'est une surprise ce n'est pas une surprise qu'ils le sont et bien écoutez qu'ils font se valoir leur argument moi je trouve que pendant la campagne des municipales il faut plutôt soutenir des candidats c'est difficile d'être maire je le sais je l'ai été je suis candidat aux élections municipales à Tourcoing les élus se font et même les candidats d'ailleurs quelque soit leur bord politique ou se piller il y a beaucoup de gens qui ne veulent plus servir l'intérêt général parce que c'est très dur voilà donc peut-être que ce moment de campagne municipale est à respecter les français votent dans un mois moi je suis pour une victoire à Paris de la droite il faut qu'on soit plus intelligent dans des communes comme Strasbourg par exemple on doit être unis aussi je regrette ces divisions parfois entre nous et donc après les municipales viendra le moment où on parlera je l'espère du projet des projets de sélectionner de candidats et sans doute qu'à la fin de l'année 2026 on pourra parler des candidatures

31:22
Auditeur

justement Bruno Retailleau il a lancé un groupe de travail au sein des LR qui est présidé par Gérard Larcher sur l'organisation d'une primaire à droite alors pourquoi il n'a pas attendu les conclusions de ce groupe de travail avant de se lancer dans la course

31:33
Gérald Darmanin

je ne sais pas il faut demander à Bruno Retailleau ce qui est sûr c'est que si nous sommes plus de un candidat moi je viens du ça va être le cas voilà pour l'instant on est à 15 mois de la présidentielle que chacun essaie de monter dans les sondages c'est humain je dis simplement que si on est plusieurs candidats à droite et du centre nous ne serons pas action présidentielle au second tour et donc nous laisserons nos électeurs choisir entre deux parties extrêmes et nous en voudrons

31:55
Présentateur

vous connaissez les arguments contre une primaire pardon vous connaissez les arguments contre une primaire ça ne donne pas de dynamique

32:00
Gérald Darmanin

je ne suis pas d'accord M. Hollande a été élu à cette primaire M. Fillon malgré ses difficultés a fait un score très important et je ne suis pas sûr que ce soit la primaire qui ait empêché M. Fillon d'être élu président de la République si demain un candidat quel qu'il soit fait 20-25% dans les sondages et écrase la concurrence bien sûr qu'il faudra le soutenir si demain nous avons le général de Gaulle ou Emmanuel Macron ou l'équivalent de Nicolas Sarkozy ce que vous êtes en train de me dire

32:23
Présentateur

c'est que vous n'y croyez pas du tout à cette hypothèse là

32:25
Gérald Darmanin

on a encore un petit peu le temps mais ce qui est sûr c'est que pour l'instant personne ne tue le match ce qui tue le match pour l'instant c'est le rassemblement national donc je peux rester dans son canapé à se dire moi je, moi je, moi je et vouloir faire la une des journaux si c'est pour être éliminé du premier tour et d'être équivalent de ce qu'était Christiane Taubira pour la gauche ça n'a aucun sens

32:43
Auditeur

donc il faut que nous travaillons pour organiser cette primaire

32:46
Gérald Darmanin

en tout cas il faut que nous ayons une prise de conscience ce qui m'inquiète

32:49
Auditeur

je me souviens que Valérie Pécresse avait été désignée assez tardivement en 2022 pour l'élection présidentielle de 2022

32:57
Gérald Darmanin

moi ce qui m'inquiète c'est qu'il n'y ait pas cette prise de conscience c'est-à-dire on ne connait pas très bien le projet derrière tout ça quelles sont nos grandes idées sur les 5-6 grands sujets qui concernent les français

33:08
Auditeur

vous appelez à formuler une forme de charte idéologique autour de quelques points pour justement permettre ce rassemblement à droite et au centre sur quel point précis

33:17
Gérald Darmanin

les français je pense qu'ils veulent plus

33:19
Auditeur

les français je pense

33:20
Gérald Darmanin

qu'ils veulent beaucoup plus de sécurité plus ferme sur l'immigration j'ai moi-même proposé la suspension de l'immigration pendant 3 ans puis des quotas je constate que pour l'instant personne ne parle de ce genre d'idée les français veulent une baisse de la pression fiscale moi je suis pour une baisse très importante de l'impôt sur le revenu on a l'occasion d'en reparler la suppression des taxes par exemple sur les donations là il va y avoir beaucoup de gens qui vieillissent il y a beaucoup d'argent qui dort pardon de dire comme ça il faut permettre la transmission de cet argent pour devenir propriétaire on doit relancer le logement par exemple donc je suis par exemple pour la suppression de la fiscalité sur les donations au moins pendant 2 ans pour permettre à cet argent de circuler pour que les français puissent donner à leurs enfants leurs petits-enfants leurs neveux des gens qui ont envie de réussir dans la vie de créer une entreprise donc il y a une pression fiscale qui doit baisser il y a à réformer les retraites on a suspendu la réforme des retraites si c'était nécessaire je soutiens le premier ministre dans cela mais enfin on voit bien que ce sera un problème énorme moi je suis pour un pillé de capitalisation je pense qu'il faut qu'on mette fin à un système général de répartition et en même temps je ne suis pas favorable à la retraite à 67 ans non plus donc il faut un équilibre entre le travail nécessaire qu'on doit encourager les français vers ce travail et puis un pillé de capitalisation qui nous permet de sortir de ce débat sur l'âge qui est un débat très très difficile Est-ce qu'il y a aussi

34:34
Auditeur

une réflexion sur l'état de droit on a vu que dans sa déclaration de candidature Bruno Retailleau dénonce les dérives de l'état de droit vous êtes d'accord avec lui ?

34:42
Gérald Darmanin

Non je ne suis pas d'accord qu'il faille rendre plus perfectible notre état bien sûr qu'il faille supprimer des agences des autorités administratives qui ont été trop nombreuses sans doute qu'il faille rendre plus rapide notre justice et peut-être modifier la loi pour que les juges qui ne sont que la bouche de la loi les juges ils appliquent la loi qu'il soit administratif il faut qu'il soit judiciaire bien sûr c'est ce que je fais c'est pour ça que je suis resté au gouvernement j'ai envie de dire à Bruno Retailleau pourquoi es-tu parti du gouvernement ?

Tu avais les moyens de le faire quand tu étais ministre de l'Intérieur et tu étais un bon ministre de l'Intérieur donc je pense qu'il faut qu'avec Bruno Retailleau nous travaillons ensemble pour modifier en effet des choses qui apparaissent absurdes et je pense que Bruno Retailleau a raison de le dire notamment modifier la constitution pour durcir la législation sur l'immigration bien sûr on peut modifier la constitution elle a été modifiée plusieurs fois elle le sera encore et c'est tout à fait normal moi je suis favorable au référendum sur l'immigration qui évoque Bruno Retailleau pourquoi alors est-ce qu'Emmanuel Macron

35:32
Auditeur

expliquez-nous dans une interview à Radio G mettant garde en disant il ne faut pas mettre en l'air notre constitution et donner l'impression que nos problèmes viendraient de là

35:39
Gérald Darmanin

on peut modifier la constitution et c'est tout à fait normal de le faire c'est légitime de la part soit du peuple souverain soit des représentants au parlement c'est ce qu'a vu le général Legault et on a beaucoup modifié la constitution simplement ce qu'a dit le président de la république et je suis totalement d'accord avec lui c'est qu'il y a un état de droit l'état de droit et par des normes qui sont fondamentales ne pas marcher sur le pied de la démocratie sous prétexte de rapidité d'efficacité regardez monsieur Trump il a été vu comme quelqu'un de très efficace on le voit surtout aujourd'hui comme quelqu'un qui vient très fortement toucher le fondement de la démocratie américaine illibéral pour dire le mot je ne sais pas ce que veut dire illibéral c'est un mot compliqué moi en tout cas ce que je constate c'est que les américains peut-être se disent que c'est peut-être mieux de vivre en Europe moi quand je parle sur whatsapp ou par texto à mes voisins je ne me dis pas que le gouvernement va m'écouter et quand à 3h du matin vous connaissez la phrase de Churchill ça sonne à la porte c'est peut-être le laitier même si on ne sait plus livrer de lait même à Tourcoing en tout cas ce n'est pas la police voilà donc je pense qu'il est très important que les cabinets d'avocats puissent être libres que les juges soient indépendants que les partis politiques puissent dire ce qu'ils ont à dire et on n'est pas d'accord ensemble mais on est là pour régler les problèmes démocratiquement donc marcher sur l'état de droit sous prétexte d'efficacité je pense qu'à la fin ça emporte notre démocratie et on l'a vu avec la violence que vous évoquiez tout à l'heure mais je suis d'accord avec Bruno Retailleau il faut plus d'efficacité politique et on peut travailler ensemble sur ce point

37:02
Présentateur

une dernière question sur 2027 Gérald Darmanin Jean Castex a confié aurait confié en privé lui aussi penser à l'élection présidentielle Jean Castex il a été avant Sébastien Lecornu le seul premier ministre vraiment apprécié par Emmanuel Macron si vous le dites oui en tout cas on a eu largement de confiance en la matière est-ce que Jean Castex est poussé ou soutenu par Emmanuel Macron

37:25
Gérald Darmanin

je n'ai pas parlé de ce sujet au président de la République mais moi j'ai récemment encore vu Jean Castex qui était un très grand premier ministre avec qui moi j'ai très bien travaillé que je connais depuis très longtemps

37:34
Auditeur

vous a fait des confidences lui aussi ?

37:36
Gérald Darmanin

en tout cas des confidences ça reste entre deux personnes sinon c'est pas des confidences et je ne serais pas digne de la confiance qu'il a en moi et j'aime beaucoup Jean Castex comme j'aime beaucoup Xavier Bertrand qui lui aussi paraît-il pense à l'élection présidentielle et qui a un profil de gaulliste social qui me plaît également comme chacun sait que j'apprécie Édouard Philippe qui mène courageusement à un combat au Havre et qui a des belles et grandes choses à faire pour notre pays en tout cas nous voyez bien qu'il y a des gens de grande qualité on ne va pas tous être candidats au premier tour d'élection présidentielle ça n'a aucun sens parlons déjà

38:07
Présentateur

vous parlez d'une nécessaire prise de conscience est-ce que parmi tous ceux que vous venez de citer on peut rajouter Gabriel Attal est-ce qu'il y a le début d'une prise de conscience dans les échanges que vous avez avec eux je ne crois pas aucun

38:20
Gérald Darmanin

je ne dirais pas ça je ne crois pas je crois que on fait comme si c'était comme comme si c'était comme avant voilà écoutez ça fait 10 ans que nous sommes en responsabilité politique dans un monde démocratique normal l'alternance n'est pas un mal on peut se dire en démocratie qu'un pouvoir ne reste pas toujours au pouvoir et les français doivent pouvoir choisir leur dirigeant politique il n'y a pas de droit à rester au pouvoir j'ai l'impression qu'il y a des gens qui pensent qu'il y a un droit à rester au pouvoir non il n'y a pas de droit à rester au pouvoir le pouvoir les français nous le reprennent quand ils le veulent c'est pour ça que je suis candidat aux élections municipales que je me présente et que je pense qu'un homme politique doit se présenter aux électeurs parce que c'est les français en l'occurrence chez moi c'est les habitants de Tourcoing qui décident si c'est stop ou encore voilà ça c'est très démocratique et quand il y a un jugement du peuple et on voit que le peuple a besoin à une envie d'espoir de projet de changement il faut qu'on le prenne en considération et il n'y a pas de droit à un jour le rassemblement national va gagner l'élection présidentielle si nous continuons à montrer qu'il y a un droit à donc soyons modestes soyons humbles travaillons pour les français c'est pour ça que je suis ministre pour pouvoir travailler pour les français j'ai fait des jeux olympiques et sa sécurité au ministère de l'intérieur l'impôt à la source au ministère des comptes publiques les présidents de haute sécurité je pense qu'ils voient que je fais des choses pratiques et je vois que peut-être que c'est une des raisons pour lesquelles ils soutiennent en partie mon action mais aussi disons-leur qu'on n'est pas immodeste qu'on comprend qu'on va se mettre en danger devant eux et on va leur présenter un nouveau projet mais il faut y réfléchir ensemble et ça ne peut pas être une bataille d'égo

39:45
Présentateur

puisque vous parliez Gérald Darmanin du rassemblement national dans l'affaire des assistants parlementaires la cour d'appel rendra sa décision le 7 juillet 15 mois après le jugement de première instance Marine Le Pen a-t-elle bénéficié d'une justice d'exception pour lui permettre éventuellement d'être candidate à l'élection présidentielle parce que ce délai il faut le dire est très court

40:06
Gérald Darmanin

je crois que l'organisation de la justice a été au rendez-vous du processus démocratique très important qu'est la présidentielle et donc que le tribunal de Paris puis la cour d'appel de Paris et demain peut-être la cour de cassation se soit organisée en leur indépendance puisque c'est un acte juridictionnel pour pouvoir dire aux français voilà quels que soient les candidats qui se présentent à vous voici ce qu'ils sont possibles et ce qu'ils peuvent se présenter donc le processus démocratique méritait une justice rapide oui enfin rapide en même temps regardez madame Le Pen a passé plusieurs jours voire plusieurs semaines à la cour d'appel vous avez vu que le délibéré le 7 juillet on ne peut pas dire que ce soit extrêmement rapide non plus donc la justice prend son temps dans une affaire très complexe avec beaucoup de prévenus il n'y a pas que madame Le Pen mais c'est normal que la justice puisse dire aux français il n'y a pas de DP d'amoclès pour pouvoir choisir votre candidat action présidentielle

40:53
Auditeur

Maurice Boichot Gérald Darmanin dans un sondage IFOP la tribune vous êtes le ministre le plus apprécié du gouvernement est-ce que vous voyez rester à votre poste jusqu'à la présidentielle de 2027 ? ce n'est pas moi

41:04
Gérald Darmanin

qui choisis c'est le président de la république mais oui je me vois bien travailler jusqu'au bout pour les français et nous verrons bien ce qui se passe ça fait 9 ans que je suis ministre j'essaie d'être utile à mes concitoyens ministre ce n'est pas un métier je retournerai à Tourcoing dans ma commune lorsque ce sera fini mais je suis très heureux tous les jours de mettre de l'énergie pour ne pas faire que des gens soient libérés de prison par exemple alors qu'ils ont commis des méfaits pour pouvoir réduire les délais de la justice quand vous attendez un divorce ou pour mettre de côté les narco-trafiquants pour pas qu'ils nous inquiètent plus qu'ils nous inquiètent donc oui je suis utile chaque jour à mon pays et si le président de la république le veut je serais heureux de continuer

41:39
Présentateur

quelques questions avant de revenir sur ce que vous faites au ministère de la justice question express donc c'est des réponses par oui ou par non pour ou contre allez-vous rapatrier en France les familles de djihadistes français enfermées au camp en Syrie un risque d'évasion existe depuis que des milliers de femmes et d'enfants se sont enfuies d'un autre camp ces dernières semaines

42:01
Gérald Darmanin

alors de ce que ma décision revient au président de la république je participe à cette décision comme d'autres ministres mais non puisque j'ai compris que nous avons les assurances qu'il n'y aura plus de fuite de djihadistes français ou binationaux la question n'est plus

42:17
Présentateur

d'actualité aujourd'hui

42:18
Gérald Darmanin

exactement il faut qu'ils comprennent cependant les français que si jamais ces personnes s'en vont de ces prisons c'est un risque aussi pour notre territoire national on se rappelle les attentats de 2015 mais aujourd'hui ce n'est plus le cas

42:27
Présentateur

c'était le sens de la question Périne Tarnot

42:28
Auditeur

dans la campagne municipale à Paris qui soutenez-vous Rachida Dati ou Pierre-Yves Bournazel

42:33
Gérald Darmanin

alors Rachida Dati avec beaucoup de motivation parce qu'il faut que la droite gagne à Paris et ce matin j'ai soutenu dans le 9e arrondissement une excellente maire Delphine Burki j'ai été inauguré à sa permanence ce qui m'a permis d'être avec vous juste après parce que le dimanche je suis à Tourcoing

42:47
Auditeur

est-ce que vous favorable au recours à l'intelligence artificielle pour que les caméras dans les commerces puissent détecter les voleurs il y a une proposition de loi

42:55
Gérald Darmanin

moi je suis favorable à ce que les nouvelles technologies nous aident pour la sécurité donc si c'est encadré évidemment il faut que le parlement se penche sur cette question on ne peut pas faire n'importe quoi évidemment que les caméras de vidéoprotection l'intelligence artificielle la reconnaissance faciale est une bonne chose pour la sécurité de notre pays à condition que ce soit encadré bien évidemment

43:13
Présentateur

le grand jury tout est politique on en revient à vos fonctions présidentielles ministre de la présidentielle pardonnez-moi ministérielle un lapsus vous voulez supprimer ce qui s'appelle l'excuse de minorité cette semaine un adolescent de 15 ans a été condamné à 17 ans de prison pour l'assassinat d'un chauffeur de VTC il devait exécuter un contrat pour un trafiquant de drogue sans l'excuse de minorité il aurait pu être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité c'est ce que vous souhaitez

43:45
Gérald Darmanin

je ne souhaite pas qu'une condamnation à la réclusion à perpétuité je pense que les mineurs d'aujourd'hui sont plus ceux de 1945 et on a vu avec la loi que portait courageusement d'ailleurs Gabriel Attal que le conseil constitutionnel elle censurait ces dispositions que je soutenais que j'avais enrichies parce que le conseil constitutionnel a dit c'est à la constitution c'est la constitution qu'il faut changer bon ben donc tac très bien il faut respecter le conseil constitutionnel qui est très important dans notre pays mais on a le droit de modifier la constitution

44:11
Auditeur

je ne suis pas la France sorte de la convention internationale des droits de l'enfant

44:14
Gérald Darmanin

il y a des pays qui ont un certain nombre de dispositions très différentes des nôtres et qui sont signataires de cette convention parce que ce que je dis ce n'est pas qu'il faut supprimer totalement l'excuse de minorité il faut le permettre au juge de le donner mais de manière exceptionnelle donc elle existera toujours mais c'est au juge de le décider et deuxièmement je dis que les mineurs doivent toujours être jugés par des tribunaux pour enfants il faut toujours une justice spécialisée c'est ce que dit cette convention internationale madame mais on voit bien qu'aujourd'hui une partie des mineurs qui commettent des actes extrêmement graves doivent être jugés plus sévèrement et en tout cas que la justice

44:49
Présentateur

vous voulez plus sévérité pour ces mineurs Gérald Darmanin et dans le même temps vous avez annoncé la fermeture des centres éducatifs fermés pour créer des unités judiciaires à priorité éducative est-ce qu'il y a un changement de doctrine ? Est-ce que le fait d'éduquer d'accompagner ces jeunes est plus important ?

45:07
Gérald Darmanin

Il y a aujourd'hui 400 000 enfants qui sont placés à l'aide sociale à l'enfance dont la moitié sont vraiment placés dans des foyers et il y a par ailleurs quelques milliers de jeunes qui sont souvent d'ailleurs des victimes de leur enfance où ils ont été maltraités violés torturés qui sont aussi des auteurs c'est-à-dire des délinquants ou des criminels il y a des actes criminels graves des actes de torture et de barbarie des assassinats quand on a 14, 15 et 16 ans en France dans les centres éducatifs fermés n'a pas réussi à freiner cette augmentation inexorable de la violence des mineurs et par ailleurs j'ai constaté que ce centre éducatif fermé n'était pas fermé puisqu'il y a le même taux de fugue que dans les autres foyers et que d'autre part ce n'était pas éducatif ils ont 5 heures de cours par semaine quand dans le monde classique de l'éducation nationale ils en ont 25 donc moi ce que j'ai fait c'est que j'ai changé ça j'ai créé des nouvelles unités en effet où l'éducatif est en premier le point le plus important donc on recrute des professeurs directement désormais au ministère de la justice pour avoir les 20 heures de cours qu'ils doivent avoir quand ils sont aux mains de la justice et j'interdis par exemple les téléphones portables aujourd'hui les téléphones portables n'étaient pas interdits dans les centres éducatifs est-ce que pour les mineurs aussi la justice doit être plus rapide ?

alors elle a commencé à être plus rapide puisque ce qu'a porté mon anté-prédécesseur Eric Dupond-Moretti fonctionne le code justice des mineurs on est passé grosso modo de 15 mois à 8 mois pour une condamnation pour un mineur c'est une bonne chose mais il faut continuer à plus de rapidité parce que pour un enfant de 13, 14, 15, 16 ans un an c'est beaucoup dans votre vie pour vous construire ou pour essayer de vous reconstruire donc oui il faut continuer à ce que cette justice soit plus efficace pour être plus efficace

46:39
Auditeur

il faut plus de moyens humains notamment donc recruter plus alors c'est un domaine où vous peinez à recruter qui n'attire pas beaucoup qu'est-ce que vous allez faire pour essayer d'attirer un peu plus de personnel humain mieux les payer par exemple

46:52
Gérald Darmanin

oui il y a des meilleures rémunérations il y a le statut de la fonction publique que l'on doit consolider parce que ce sont des agents régaliens de l'état et puis redonner du sens à leur métier ce que je fais avec les nouvelles unités que je porte mais aussi dans le travail qu'on doit faire avec les autres élus et notamment pour l'aide sociale à l'enfance moi je veux redire à quel point nous sommes dramatiquement responsables collectivement de cette jeunesse qui est sacrifiée 400 000 enfants qui sont placés mais parfois on attend des mois et des mois et des mois alors qu'il y a une condamnation de justice il y a une décision pour placer un enfant qui est violé qui est torturé dans son foyer pour le placer ailleurs donc je pense qu'un éducateur qui suit ses enfants qui voit que la décision de justice pour laquelle il a travaillé ne mène pas au placement pour le protéger c'est normal qu'il soit déprimé et qu'il s'en aille de cette administration donc on a à faire pour l'aide sociale à l'enfance un travail énorme et ça aidera quand on redonnera du sens à la protection des enfants de donner du sens à ce métier formidable qu'est celui d'éducateur de la BG

47:45
Auditeur

Maurice Boichot Gérald Armana où en êtes-vous de votre idée de très courte peine je rappelle le principe de la prison quelques jours dès le premier fait le plus grave pour dissuader de récidiver où en êtes-vous de cette proposition ?

47:56
Gérald Darmanin

Alors c'est déjà même quelques mois puisqu'aujourd'hui il y a moins de 6 mois de prison on n'a pas le droit d'aller en prison puisque dans le code pénal il y a à la fois des infractions de quelques mois de prison et en même temps un article qui dit pas de prison pour quelques mois de prison donc c'est absurde

48:08
Présentateur

c'est la loi sûre Le résultat c'est que les gens cumulent les condamnations avant finalement de se retrouver en prison avec des peines plus longues

48:13
Gérald Darmanin

Exactement Le résultat c'est qu'on a plus de surpopulation carcérale qu'ailleurs que les gens passent plus de temps en prison qu'ailleurs parce qu'ils sont récidivistes et le résultat c'est qu'on fait plus de récidives qu'ailleurs puisqu'on a plus de 60% des sortants de prison qui récidivent donc c'est un système qui ne fonctionne pas C'est la loi que je présente demain au syndicat et que je présente dans un mois au conseil des ministres ces courtes peines sont rétablies comme la révocation du sursis comme la fin d'aménagement de peine obligatoire dans la loi

48:37
Présentateur

que je proposerai A propos de la prison est-ce qu'il est vrai c'est un chiffre que j'ai lu cette semaine que 4000 emplois sont vacants pour la pénitentiaire pour les prisons

48:45
Gérald Darmanin

Non il est vrai qu'il manque 4000 agents pénitentiaires pour que nous ayons des agents pénitentiaires qui soient totalement en sécurité c'est-à-dire que Mais donc c'est faute de recrutement Non c'est faute d'argent Non non les concours sont pleins c'est un très beau métier d'ailleurs dont on a augmenté la rémunération d'agents pénitentiaires difficile métier très courageux métier mais un très beau métier qui allie fermeté et humanité mais c'est vrai qu'il manque 4000 agents pénitentiaires il y en a 45 000 aujourd'hui il en manque 4000 pour que ces agents puissent travailler correctement

49:14
Présentateur

Pour désengorger les prisons On recrute 1000 de plus cette année Pour désengorger les prisons vous vouliez notamment expulser des étrangers condamnés par rapport à vos objectifs vous en êtes où ? Ben ça avance Il y a 19 000 détenus étrangers

49:26
Gérald Darmanin

C'est ça alors ils ne sont pas tous ceux qu'on est définitivement il y en a beaucoup qui sont en détention provisoire ils attendent leur condamnation donc on ne va pas expulser quelqu'un qui n'a pas encore été condamné sinon évidemment la victime des viols Mais vous vous arrivez à expulser

49:37
Présentateur

ce qui semble toujours difficile

49:39
Gérald Darmanin

Alors plusieurs milliers puisque j'ai publié les chiffres avec une augmentation de 7% par rapport à l'année dernière nous avons une petite difficulté avec un certain nombre de pays puisque aujourd'hui nous n'avons pas de convention qui permet de passer au-dessus la vie du détenu et donc nous travaillons avec le Maroc par exemple nous travaillons avec le Brésil par exemple pour pouvoir expulser sans l'avis du détenu quelqu'un qui est dans notre détention donc on a beaucoup commencé à expulser mais on doit continuer à le faire beaucoup plus drastiquement on doit baisser le nombre d'étrangers dans nos prisons et j'y travaille particulièrement

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Présentateur

Merci beaucoup Gérald Darmanin pour ce grand jury Bon dimanche à tous et on se retrouve la semaine prochaine Sous-titrage Société Radio-Canada