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Audition parlementaireChristophe Premat· 4 décembre 2014 4 minFond programmatiqueEurope & internationalNumériqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprises

QAG du 2 décembre - Question de Christophe Premat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment la France entend accompagner l'idée de francophonie économique après le sommet de Dakar ? Quelles idées fortes ont été énoncées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Christophe PrematFait
    « le président de la République a rappelé, je cite, que l'Afrique était le grand enjeu de la croissance, non pas pour le continent lui-même, mais pour le monde entier. »
  • 2:00Christophe PrematFait
    « Depuis 2012, les gouvernements successifs de la France ont fait de la francophonie une priorité pour que notre pays puisse étendre son influence internationale. »
  • 5:00Anic GérardinPromesse
    « La France pour notre part a décidé comme objectif que la francophonie soit ressentie comme un atout. Un atout pour se former, un atout pour entreprendre, un atout pour trouver un emploi. »
  • 6:00Anic GérardinFait
    « Le président de la République l'a dit samedi à Dakar, les Français doivent aimer la France autant qu'elle est aimée à l'extérieur. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] La parole est à monsieur Christophe Prem. Changer de question. Ma question s'adresse à madame Annique Girardin, secrétaire d'État au développement et à la francophonie.

Madame la secrétaire d'État, les 29 et 30 novembre s'est tenu à Dakar le sommet de la francophonie. Ce fut l'occasion pour l'Organisation internationale de la Francophonie, l'OIF, de se choisir un nouveau secrétaire général pour succéder à monsieur Abdouf en la personne de madame Michaell Jean. Ce choix a fait l'objet d'un consensus entre les chefs d'état francophones.

Dans son discours d'ouverture du 15e sommet de la francophonie, le président de la République a rappelé, je cite, que l'Afrique était le grand enjeu de la croissance, non pas pour le continent lui-même, mais pour le monde entier. En encourageant tous les francophones à investir en Afrique, la France, par la voix de son président a démontré que les États-Africains étaient au centre de cette nouvelle frontière économique que constitue la communauté francophone. À Dakar en 2014, le président de la République a corrigé les déclarations de son prédécesseur en rappelant la place de l'Afrique dans l'histoire pour préparer l'avenir sur un pied d'égalité autour d'un grand projet de civilisation, la langue française, riche de sa diversité et respectueuse des traditions de chacun de ses membres.

Depuis 2012, les gouvernements successifs de la France ont fait de la francophonie une priorité pour que notre pays puisse étendre son influence internationale. Le sommet de Kinshasa en octobre 2012 avait pour la première fois introduit de nouvelles notions pour faire évoluer les institutions francophones. Au-delà de la promotion de la diversité culturelle de la langue française, l'OIF s'était même doté d'une direction des affaires économiques.

La francophonie a ainsi acquis une nouvelle visibilité avec des marchés à conquérir dans le cadre d'un juste échange entre les peuples francophones. Elle est également une chance pour le numérique et la diffusion des contenus éducatifs et culturels. Madame le secrétaire d'État, après ce sommet, pourriez-vous nous dire comment la France entend accompagner cette idée de francophonie économique ?

Quelles sont les idées fortes qui ont été énoncées lors de ce sommet ? Merci. La parole est à madame Anic Gérardin, secrétaire d'État, chargé du développement et de la francophonie.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Christophe Prema, la dimension économique de la francophonie a bien été en effet au le grand sujet du sommet de de Dakar. Le français est la troisème langue des affaires dans le monde. Son potentiel d'ailleurs est largement aujourd'hui sous-utilisé.

Le chef de l'État et les chefs de l'État ont adopté un document de stratégie économique pour renforcer l'écosystème francophone comme espace privilégié, humain et commerciaux. C'est maintenant à chaque pays francophone de se saisir de cette question économique et de se donner une ambition économique par des actions concrète et innovante. La France pour notre part a décidé comme objectif que la francophonie soit ressentie comme un atout.

Un atout pour se former, un atout pour entreprendre, un atout pour trouver un emploi. Le rapport de Jacques Atalie a remis en en perspective un certain nombre de sujets sur les questions économiques et le gouvernement a d'ailleurs commencé à les mettre en œuvre. Rapprocher entreprise et acteurs publics comme le fait la fondation pour la croissance en Afrique.

Développer les technologies numériques dans le domaine universitaire. mieux répondre à la demande croissante d'enseignement français à l'étranger et enfin améliorer l'accueil des talents francophones. Nous devons aussi miser sur cette francophilie trop souvent inexploité.

Laurent Fabus et Jeun Viève Furazo ont lancé la semaine dernière la plateforme Alumnie qui permettra aux anciens étudiants étrangers en France de garder le contact et on sait combien ces réseaux de jeunes sont importants pour la francophonie. Le président de la République l'a dit samedi à Dakar, les Français doivent aimer la France autant qu'elle est aimée à l'extérieur. Et cette phrase, il faut la répéter.

Moi qui suis beaucoup à l'extérieur, je peux vous dire que nous Français, nous devons aimer davantage cette France. Merci une chance pour la France.