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Podcast / conversationSUDRADIO· 24 juillet 2026 84 minComplaisantDivertissementSolidarités & familleCulture, médias & sport

Les amours de vacances

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 44:41FerméeRéponse directe

    Mais c'était une décision d'avoir cet enfant ou pas ?

  • 45:27OuverteRéponse partielle

    Et vous savez pourquoi il avait le projet d'adopter et non pas d'avoir un enfant naturel ?

  • 47:17FerméeRéponse directe

    Mais vous êtes restés combien de temps ensemble ?

  • 48:19OuverteRéponse directe

    Comment elle va ?

  • 52:48ComplaisanteRéponse directe

    Vous étiez en colo. Donc, quand je dis c'était il y a longtemps, parce que même si vous êtes encore jeune, la colo, c'est quand on est jeune.

  • 55:39OuverteRéponse directe

    Et puis, on arrive le grand moment. Après un mois de colonie vacances, il y a la fameuse boum de fin de colo.

Temps de parole

  • Présentateur45 %
  • Invité23 %
  • Invité 212 %
  • Invité 37 %
  • Invité 47 %
  • Invité 56 %

6,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio et c'est peut-être avec un peu d'émotion, en tout cas un peu d'émotion pour moi puisque c'est notre dernière émission de la saison. Mais bien sûr on aura tous et toutes le plaisir de se retrouver le 31 août. En tout cas je voulais tous vous remercier parce que je suis heureuse de vous écouter tous les jours et je remercie ceux qui osent prendre la parole pour me raconter parfois des choses qui n'étaient peut-être pas si simples à confier. Merci à toutes et à tous et merci à tous ceux qui me suivent en podcast parce que je sais que vous êtes également de plus en plus nombreux.

Alors j'ai réfléchi qu'est-ce qu'on pourrait faire pour terminer cette saison et bien sûr j'ai choisi d'avoir à mes côtés Philippe Harlin d'abord parce que c'est un excellent sexothérapeute mais aussi parce que c'est avec lui que j'avais fait ma première émission il y a 25 ans, bientôt 26 presque, je ne sais plus. Enfin bref c'était le 13 août 2001, vous vous rendez compte ? Et depuis j'en ai entendu des témoignages et j'en ai tellement entendu que je peux vraiment affirmer que la sexualité est importante, elle est essentielle, elle est même parfois thérapeutique.

Et pour fêter justement la sexualité dans cette dernière émission, je vous invite à nous rejoindre pour me raconter votre moment d'amour d'été le plus torride et puis peut-être aussi un petit peu de nostalgie, pourquoi pas votre grand chagrin d'amour parce que les amours d'été sont parfois très douloureux également. Donc si vous avez envie de participer à cette émission, vous nous appelez au 0 826 300 300. Philippe Harlin, merci de partager ces deux heures avec nous. Bonjour.

1:50
Invité

Bonjour Brigitte.

1:51
Présentateur

Vous êtes sexothérapeute, vous avez écrit différents livres, notamment Libérer votre désir en poche à la musardine. Oui, je disais la sexualité, c'est essentiel, c'est même parfois thérapeutique. De plus en plus, je découvre à quel point notre sexualité, elle est influencée par notre enfance, par nos expériences, par notre parcours. Et puis elle nous fait aider à devenir l'homme ou la femme qu'on a envie d'être, elle nous aide à grandir. Qu'est-ce que vous avez envie de dire vous ?

2:26
Invité

Moi j'ai l'impression, parce que si effectivement vous vous rappelez que ça fait si longtemps qu'on partage de temps en temps, j'ai le plaisir d'être avec vous sur cette antenne. J'ai encore plus d'années à mon cabinet à entendre des gens qui me parlent de leur sexualité. C'est pas pour rien de l'intime, je pense que ce moment de vérité que j'ai avec mes patients, il est d'autant plus fort qu'il touche à cette partie de nous qui ne se dit pas justement, trop souvent qui ne se dit pas. Et c'est pour ça que c'est important de mettre une parole dessus.

Et moi je mesure la chance et le privilège que nous avons d'écouter la sexualité des gens, parce que tout compte fait leur sexe est très près de leur cœur.

3:15
Présentateur

Ah bah bien sûr, bien sûr.

3:17
Invité

Et donc ils nous livrent le plus bon.

3:19
Présentateur

Et si le cœur est fermé, le sexe est parfois trop ouvert.

3:22
Invité

Voilà. On a accès à des choses précieuses. Plus je fais ce métier, plus je mesure l'importance de ces témoignages, du courage de cette parole qui m'est déposée à l'occasion d'une consultation. C'est vraiment un aspect, la sexualité, qui parle de notre vie. Maintenant que j'ai un peu appris à décoder, ça dit énormément de choses de nous.

3:57
Présentateur

Mais évidemment, et je crois quand même, il y a beaucoup de gens qui ne parlent jamais de leur sexualité. Ça veut pas dire qu'ils n'en ont pas. Non, non, mais ils n'en parlent pas. Ils n'en parlent jamais. Ils n'en parlent à personne. Évidemment pas à leur partenaire. Mais de toute façon, ils n'iront jamais en parler à qui que ce soit. Et c'est pas anodin. Parce que ne pas savoir parler de sa sexualité, c'est ne pas savoir parler de soi. Alors ça peut paraître un peu énorme ce que je dis, mais pourtant je le crois. Je le crois sincèrement. J'ai envie de dire, c'est la part la plus cachée, la plus mystérieuse de soi.

Et que parfois, on ne veut pas aller raconter parce qu'elle n'est pas tout à fait en phase avec notre vérité profonde.

4:42
Invité

Et pourtant, il faudra y mettre des mots. Parce que tant qu'on ne peut pas mettre de mots, on ne laisse pas exister.

4:49
Présentateur

On ne peut pas la libérer si c'est coincé.

4:51
Invité

Elle n'existe pas, donc elle n'a pas de mots.

4:53
Présentateur

Donc voilà, c'est important. Alors bien sûr, l'amour est largement plus important encore que la sexualité. Mais est-ce que l'un va sans l'autre ? Est-ce qu'il n'y a pas toujours un peu de sexe dans l'amour et un peu d'amour dans la sexualité ?

5:07
Invité

En tout cas, ils vont très bien ensemble.

5:09
Présentateur

Oui, oui.

5:10
Invité

S'ils savent se débrouiller chacun de leur côté, ils vont quand même merveilleusement bien ensemble.

5:14
Présentateur

Mais ils ne vont pas toujours si bien que ça ensemble. Dans les couples.

5:17
Invité

Dans les couples.

5:19
Présentateur

On en connaît des couples qui s'aiment et qui n'arrivent pas.

5:22
Invité

Est-ce que couple n'est pas le troisième point du triangle qui pose problème, justement ?

5:27
Présentateur

Oui, mais c'est toujours pareil. Pourquoi on a choisi tel ou tel partenaire ? Ça parle toujours de nous, finalement. Exactement. On a beau dire que c'est la faute de l'autre, on l'a choisi. Même si on n'a pas été conscient qu'on l'avait choisi, on l'a choisi. Et c'est pour ça que c'est parfois si compliqué.

5:46
Invité

Oui, oui. Vraiment, cette intimité, on va découvrir des choses, on va aussi projeter des choses. Parce qu'on rencontre beaucoup l'autre dans le sexe au début de la relation. Parce que ça fonctionne plutôt bien. Et donc on commence à projeter, on imagine, on s'invente un avenir. Et souvent la réalité n'est pas celle qu'on a pu projeter. Et là aussi, il y a des découvertes à faire. Et si on ne sait pas les faire, c'est pour ça que la sexualité va s'étouffer. C'est parce qu'on ne l'aura pas réinterrogé. On l'aura laissé se rêver autour d'une réalité qui n'est que celle d'une rencontre.

6:24
Présentateur

Oui, c'est comme un feu qu'on ne nourrit pas. À un moment donné, il va s'éteindre. Voilà.

6:28
Invité

C'est-à-dire que si on n'essaye pas de voir ce dont il a besoin pour tenir, c'est pour ça qu'il faut interroger. Il faut laisser ce couple évoluer. Mais il faut faire évoluer la sexualité avec le couple.

6:41
Présentateur

Et puis, on va parler des moments torrides de l'été. Parce que c'est vrai qu'on a, souvent, on a eu une expérience un peu plus torride l'été parce que c'est les vacances, parce que c'est quelqu'un qu'on rencontre et qu'on ne reverra peut-être jamais. Donc, on s'autorise.

6:56
Invité

Les fameuses vacances à l'étranger ou très loin de chez soi. Oui, absolument.

7:00
Présentateur

Et puis, il y a ces fameux amours d'été qui, parfois, laissent beaucoup de difficultés à reprendre le cours de sa vie parce que c'est parfois une relation extra-conjugale mais qui a été une grande passion et qu'on doit...

7:21
Invité

Apprendre à oublier ou pas.

7:24
Présentateur

Voilà. C'est aussi... Enfin, c'est pas rien l'été. Ça nous bouscule tous, de toute façon. Et on va essayer de voir qu'est-ce que vous avez à nous raconter. Si vous avez envie de prendre la parole. Si vous avez peut-être besoin d'un petit moment de nostalgie. C'est bien, parfois, aussi de...

7:41
Invité

Avant d'aller faire votre été à vous.

7:43
Présentateur

De se raconter quelque chose. Eh bien, vous pouvez nous rejoindre sur Sud Radio au 0826 300 300. On va commencer par Fabienne qui nous racontera une histoire un peu curieuse avec un homme un peu bizarre. Elle nous dit ça dans un instant.

8:00
Locuteur non identifié

14h-16h, Brigitte Lae, Sud Radio.

8:04
Présentateur

Philippe Harlin est avec nous. Nous parlons des amours d'été. Et on va commencer avec vous, Fabienne. Bonjour, Fabienne.

8:12
Invité

Bonjour, Brigitte. Bonjour, Philippe. Bonjour, Fabienne. Eh bien, oui, je vais vous raconter une histoire qui a eu lieu environ il y a environ 5 ans, sur la plage des Sables d'Olonne. Voilà. Il faisait beau, il faisait chaud. Et j'avais commencé à discuter avec une personne sur un site. Donc, voilà, on se donne rendez-vous. Je suis sûre que quand je l'ai vue, beau, grand, charmant, sexy, tout allait bien. Donc, waouh. Et on s'est revu. On a passé, c'était vers 14 juillet, on a dû passer une dizaine de jours et de nuits ensemble. Et puis, un soir, je dormais chez lui. Parce qu'un coup, c'était chez moi, un peu chez lui. Mais il était en location. Moi, j'étais chez moi, bref.

9:03
Présentateur

Donc, vous n'étiez pas réellement en vacances. Donc, vous habitez dans la région.

9:08
Invité

Ah oui, j'étais en vacances. À ce moment-là, j'étais en vacances. Mais voilà, c'était une petite résidence secondaire.

9:13
Présentateur

D'accord.

9:13
Invité

À l'époque, voilà. Et donc, une nuit, c'était très chaud. Et puis bon, sexuellement, donc, elle est très bien. Et il faisait très chaud. Donc, après, là, nous sommes, on était chacun de notre côté du lit. Et je devais bouger un peu. Donc, elle me dit, oh, je ne vais pas aller dormir sur le canapé. J'avais chaud, moi aussi. Je me suis dit, finalement, je ne serais pas plus mal. J'y vais.

9:40
Présentateur

D'accord, oui.

9:42
Invité

Et quelques minutes après, je ne sais pas. Il y a quelque chose qui a dû me déranger. Elle me dit, oh, ce serait bien que tu rentres chez toi.

9:48
Présentateur

C'est élégant.

9:49
Invité

Super, très élégant. Donc, à 8h du matin, j'ai pris mon vélo. Je suis rentrée chez moi. Et je me suis dit, bon, en petit coco, je ne suis pas sûre qu'on se revoit. Bon, bref. Mais tellement charmant, tellement... Bon, il a réussi à revenir. Et là, on a discuté un petit peu. Et en fait, il me dit, moi, j'ai besoin de beaucoup de sexe. Donc, moi, ce que je te propose, c'est que tu sois ma favorite et j'aurai d'autres personnes à côté. Je me dis, ah bon, je ne connais pas. Mais bon, pourquoi pas découvrir ce système ?

10:28
Présentateur

C'est ce qu'on appelle le polyamour, en quelque sorte. Bon.

10:32
Invité

Peut-être que Samira, je ne sais rien. Bon, bref.

10:35
Présentateur

Mais vous étiez amoureuse de lui ?

10:38
Invité

Ou pas vraiment un petit peu ? Oui, oui. Je pense que c'est pas un petit, quand même. Parce qu'il me plaisait beaucoup.

10:43
Présentateur

D'accord, oui.

10:44
Invité

Il me plaisait beaucoup. Mais bon, la fin des vacances est arrivée. Il est rentré chez lui. Donc, moi, je suis rentrée à Nantes. Il prenait l'avion à Nantes. Donc, il est passé me voir chez moi, même si j'étais un peu fâchée. Parce qu'il m'avait encore fait une entournoupe, je ne sais plus laquelle. Donc, il est venu à Nantes. Il est reparti chez lui. Et, enfin, oui, il me dit, ah, c'est très sympa que tu viennes me voir. Mais bon, je me suis dit, bon, je fais quoi ? Je n'y vais, je n'y vais pas. Et puis, je ne connais pas Antibes. Je me suis dit, bon, finalement, je veux aller Antibes passer quelques jours. Ça va bien. Donc, moi, voilà partie. Je prends l'avion. Il vient me chercher.

Et là, le soir, monsieur était fatigué. On dort chacun de l'autre côté. Je dis, super pour un mec qui a été fait. Ok, on se réveillait le matin. Il tombait des cordes. Il pleuvait. Je dis, ben, dis donc, il ne fait pas très beau dans le sud. C'était le début septembre.

11:33
Présentateur

Ce n'est pas grave. On en profite pour faire autre chose. Ben, oui.

11:37
Invité

Exactement. Je lui dis, c'est bien. On va rester sous la couette. Il me dit, oh, non, non. Oh, non, je vais aller travailler. Ah, bon ? Parce que les chauffeurs Uber. Donc, il me dit, je vais aller bosser. Quand il pleut, il y a beaucoup de travail. Les gens se baladent. Ok. Donc, super cool. Bon, je m'en vais nager sous la pluie. Je me suis piquée par une méduse. En plus, je dis, super, la journée. Ça commence bien. Je rentre le midi. Et puis, on se fait une petite balade à pied. Là, il pleut moins. Et on voit un restaurant très sympa. Il me dit, on va réserver pour manger là ce soir. Ah, bon, ça va. Il est reparti sur les meilleures bases.

Et donc, il refait deux ou trois courses l'après-midi. Moi, je repars boire un café. Je ne sais pas où. Là, il se met à re-pleuvoir. Je me rappelle de la temps abominable. Et je rentre le soir. Je commence à me préparer. Il me dit, ah, non, finalement, j'ai annué le restaurant. On va manger ce qui me reste dans mon frégo. Je lui dis, écoute, je pense que là, je ne vais pas rentrer. Je ne sais plus quel jour. Je vais rentrer. Je vais prendre un avion dès demain. Je vais rentrer chez moi. Parce que là, ça commençait un petit peu. J'ai mis à la peine. Je n'ai rien compris. Et là, je suis partie. Je suis vraiment fâchée. Et là, je me dis, non, tu me laisses tranquille.

Je ne veux plus de nouvelles de toi. Il a continué à m'envoyer des messages. Encore l'année dernière. Il me dit, comment ça va, ma chérie ? Je suis au chat de Nolod. Je peux venir te voir. Je lui dis, non, merci. Ce n'est pas la peine. Au revoir.

12:54
Présentateur

C'est terrible parce qu'en fait, au début, sans doute qu'il était sous le charme comme début de rencontre. Et puis très vite. Mais c'est un manque de délicatesse.

13:07
Invité

Il n'a pas été sous le charme longtemps puisqu'il l'a quand même renvoyé sur le canapé en cinq minutes.

13:12
Présentateur

Oui, mais enfin, il y a eu quand même dix jours de bien. Non, mais ce que je trouve fou, c'est qu'à la limite, il a tout à fait le droit. Mais quel manque de délicatesse. Et pourquoi vous faire venir à Antibes pour...

13:26
Invité

J'ai bien compris. Mais pourquoi tu fais venir pour aller travailler ? Franchement, ça ne me disait vraiment rien de... Vous savez, il y a une catégorie de personnes, ce n'est pas plus hommes que femmes, qui ont du désir dans l'absence. Ah oui, d'accord. Donc, il se fantasme en se disant, oh bah tiens, je vais la faire venir, ça va être sympa. Et puis hop, vous arrivez et tout retombe. Comme la pluie. Oui. Mais vraiment. Et tout compte fait, donc il ne sait pas quoi en faire du coup parce qu'il vous a fait venir, il est un peu emmerdé. Il essaye de relancer le truc avec le ressort. Et puis ça ne prend pas, son désir n'est pas là. Donc, en gros, vous l'avez dépanné en annulant.

Et à chaque fois, il se fait un rêve en se disant, oh bah non, ça serait peut-être bien, je vais la voir. Et puis, bah non. Et quand on vous baladait dans la rue, il me dit, oh bah tiens, c'est une de mes ex, c'est moi, c'est une de mes ex. Non, j'ai vu le Québec. C'est super, la malade. Passionnant.

14:24
Présentateur

Non, non, et puis c'est quelqu'un qui est très égocentré. C'est certainement quelqu'un aussi qui a besoin de se raconter des histoires pour prouver qu'il est un séducteur. Et puis, je pense aussi que sur le plan matériel, il ne doit pas être très à l'aise non plus.

14:40
Invité

En fait, il avait vécu avec une femme beaucoup plus âgée que lui, qui avait des gros moyens. Il était dans une grande maison avec lui. Et peut-être qu'il avait le droit de vendre des histoires.

14:47
Présentateur

C'est peut-être ce qu'il attendait un petit peu de vous aussi. Oui, oui. Parce qu'il attendait peut-être un peu que vous l'invitiez au restaurant. Si c'était vous qui avez payé, peut-être qu'il vous aurait invité au restaurant.

15:01
Invité

Oui, c'est possible. C'est possible, mais il était un peu radin.

15:03
Présentateur

Oui, il me semble.

15:06
Invité

Je me suis dit, pourquoi je me suis embarquée dans une histoire pareille ? Qu'est-ce que ça dit de moi ?

15:11
Présentateur

Non, mais ça ne dit rien de vous.

15:13
Invité

Vous l'avez donné sa chance, c'est plutôt sympa. Ça dit du bien de vous.

15:17
Présentateur

Vous l'aviez trouvé très séduisant au départ. Vous avez passé d'un bon moment. Quand il vous appelle à Antibes, quand même, vous aviez la nostalgie des bons moments. Bon, certes, vous aviez un petit peu oublié la fin. Mais vous êtes partie en vous disant peut-être qu'on va revivre quelque chose de chouette.

15:36
Invité

Et il faisait toujours des compliments en plus. Il avait toujours droit à un compliment. C'est charmant, vraiment, c'est charmant. Toutes les femmes tombaient et restent devant lui. Donc, évidemment, il t'habitait.

15:46
Présentateur

Oui, mais je pense qu'il a... Enfin, vous avez...

15:49
Invité

J'ai souvenir de cet amour d'été. Voilà, c'était bien. Mais en même temps, quand j'y pense, je me dis, bah oui, quand même, c'était bien. Mais voilà, ce n'est pas la peine qu'il revienne.

15:59
Présentateur

Non. C'est-à-dire, il y a longtemps ? Il y a 5 ans.

16:02
Invité

Il y a 5 ans, environ. Oui, d'accord.

16:05
Présentateur

Bon.

16:06
Invité

Toutes choses comme ça. Je sortais d'une rupture. Donc, moi, je me suis dit, oh, bah tiens. Un peu de fraîcheur. Super. Un fraîcheur. Pas de vrai longtemps.

16:16
Présentateur

Non, mais en même temps...

16:17
Invité

C'est le sujet du jour, les amours d'été.

16:20
Présentateur

En même temps, il a assez vite montré son jeu. Donc, vous n'avez pas... Enfin, je veux dire, vous n'y avez rien laissé de... De grave, hein. C'est toujours le problème. On ne peut pas... On ne peut pas trop deviner à qui on a affaire dans les premiers temps. Il n'y a rien à faire. Non, non, bah non.

16:39
Invité

Il m'a raconté un peu sa vie. C'est vrai que j'ai compris des choses après. Il a appris à 40 ans que son père n'était pas son père. Il y avait des choses dans le chemin très... Donc, c'était quelqu'un qui n'a jamais eu d'enfant. Je pense que ça devait lui avoir peur d'avoir un enfant qui n'était pas le sien. Ça n'empêche pas le respect, exactement.

16:59
Présentateur

Oui, parce que franchement, allez vous faire dormir sur le canapé, il peut y aller lui-même. C'est toujours la même chose. Oui, il va rentrer chez moi, peut-être. Oui, oui, franchement. Bon, enfin. Mais écoutez, merci Fabienne de ce petit moment d'égarement. Et puis, on va continuer, bien sûr, dans un instant avec le Love Conseil. Comment se retrouver quand la communication n'est pas là ? C'est un vrai sujet aussi qu'il faut peut-être aborder. Eh bien, Philippe Arlin, on va parler de communication. Mais comment se retrouver quand il n'y a pas de communication, justement ? Parce que ce n'est pas toujours facile.

Il y a des gens qui ont vraiment du mal à communiquer, depuis toujours, souvent d'ailleurs. Ce n'est pas vous qui empêchez l'autre de communiquer. C'est quelqu'un qui ne sait pas communiquer. Mais je voulais rappeler que la communication, elle n'est pas uniquement verbale. Et on peut se retrouver dans des communications qui ne sont pas verbales. Par exemple, des exercices de respiration ensemble. On inspire, on expire en cœur. Ça permet parfois de créer du lien entre deux personnes. Alors, il faut se mettre face à face. Ou alors, dos à dos, si vous avez du mal dans le face à face. Parce que c'est peut-être trop intimidant. Il y a peut-être trop d'intimité.

Et dos à dos, je trouve que ce n'est pas inintéressant pour des personnes qui sont justement dans la difficulté de la communication. Parce qu'on est dos à l'autre. Et on sent sa présence. Et en même temps, on apprend à ressentir ce qu'on ressent de ressentir la présence de l'autre. Je ne sais pas si je m'explique.

18:44
Invité

Et puis, on sent bien sa respiration. Ça peut vraiment aussi aider sur l'exercice.

18:49
Présentateur

Et donc, l'intérêt de cet exercice, c'est justement de ressentir mieux votre corps. Et justement, les zones de tension et les émotions qui vous traversent. Parce que si vous êtes avec quelqu'un, vous avez envie que votre histoire continue. Il est important de faire tomber ces blocages qui, quelque part, empêchent évidemment la relation de s'épanouir. Alors, il y a d'autres choses qui marchent aussi. Marcher ensemble, en silence, dans la nature, en se tenant la main, c'est aussi une manière de se reconnecter. On l'oublie un petit peu, mais c'est quand même pas mal. Et puis, se regarder les yeux dans les yeux sans rien dire, sans chercher à dire quoi que ce soit.

C'est très, très, très compliqué. Et pourtant, c'est très efficace. Je rappelle que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Voilà, donc, il y a des moyens de maintenir la communication qui est indispensable, encore une fois, je le répète, dans le couple.

19:47
Invité

Mais je crois que derrière, il faut cette volonté. On ne le dira jamais assez. Il faut y penser, il faut le vouloir. Il faut que les deux acceptent de jouer le jeu. Parce que c'est des choses simples, qui peuvent vraiment modifier énormément de choses, mais il faut arriver à jouer le jeu.

20:07
Présentateur

Il faut, je ne vais pas dire l'imposer, parce qu'on n'impose pas quelque chose à quelqu'un, mais il faut se le programmer. Et c'est très, très important. Si vous n'avez aucun moment où vraiment vous êtes en communion l'un avec l'autre, votre couple est forcément en danger. À un moment ou à un autre, vous allez devenir deux cohabitants, mais vous n'aurez plus ce lien d'intimité qui réunit et qui fait qu'un couple continue à aller ensemble dans la même direction. Alors, c'est la fin de la semaine, mais il y a encore les lots à gagner, ce Vibromasseur Mona Twist avec dix modèles de vibration.

Et si vous avez envie de le gagner, vous connaissez le principe, vous envoyez Brigitte par SMS au 7-20-18. Bonjour Charlène. Bonjour Brigitte. Bonjour Philippe. Bonjour Charlène. Bonjour. Alors vous aussi, c'est sur une appli que vous avez rencontré quelqu'un pendant vos vacances.

21:07
Invité

Oui, exactement. En fait, c'était il y a une dizaine d'années. Je suis partie en vacances en Islande, toute seule, pendant dix jours. C'était vraiment un rêve de plusieurs années d'aller là-bas. Et en fait, c'est vrai qu'au bout de deux jours, je me suis dit, bon, ça serait bien que je rencontre un peu des gens, peut-être des locaux qui pourraient m'aider. Parce que c'est pas très évident de se repérer là-bas. Voilà, donc, bon, par chance, beaucoup de monde parle anglais quasiment là-bas.

21:36
Présentateur

Oui, oui. Et qu'est-ce que vous avez donné envie d'aller en Islande ? Parce que c'est quand même un lieu assez perdu. Enfin, c'est beau. Sûrement.

21:47
Invité

Voilà, c'est très beau, en fait. Il y a beaucoup, il y a des geysers, des baleines, des montagnes, des trucs de fous. Et en fait, je regarde beaucoup de séries comme Game of Thrones, Vikings, voilà. Et c'est des décors qui sont de l'Islande, des plages de sable noir. Enfin voilà, c'est vraiment magnifique. Et donc, j'installe une application de rencontre et je matche avec un monsieur qui est israélien. Et lui, il est parti un an en Islande, en fait. Il a dit, je vais vivre un an là-bas. Donc, ça faisait quelques mois qu'il était là-bas déjà. Et on s'est donné rendez-vous dans un bar. Le feeling est vraiment très bien passé et tout ça.

Et moi, j'avais prévu, dès le lendemain, j'avais loué une voiture et de partir faire le tour de l'Islande. Et donc, j'ai dit, bah, écoute, c'est un peu fou, mais t'as l'air de bien connaître l'île et tout. Moi, je suis toute seule. Est-ce que ça dit de venir avec moi ?

22:46
Présentateur

Vous avez besoin d'un guide, hein ? Oui, bah, oui, super.

22:50
Invité

On a discuté toute la nuit, en fait. Et le matin, j'ai dit, bah, voilà, si tu veux venir avec moi, bah, viens. Donc, j'avais loué la voiture et on est restés huit jours ensemble, en fait. On a découvert, enfin, il m'a fait découvrir plein de choses hors des circuits un peu touristiques de l'île. Et c'était vraiment incroyable. On était dans une petite bulle comme ça pendant huit jours où on savait probablement qu'on n'allait pas se revoir. Mais, voilà.

23:17
Présentateur

Mais vous avez fait l'amour ensemble, vous êtes... Oui, oui, oui.

23:22
Invité

Voilà, moi, j'avais loué un logement et tout. Mais finalement, je suis restée le reste du séjour chez lui. Et, ouais, c'était comme une petite relation. Mais, enfin, comme si on se connaissait déjà, c'était vraiment très fluide.

23:35
Présentateur

Non, non, c'est pas une petite relation.

23:38
Invité

On se trompe par des histoires d'amour, là.

23:39
Présentateur

Oui, oui. C'est une belle histoire. Moi, j'aime, justement, c'est ça l'été. C'est parfois des histoires où on sait qu'on vit ça entre parenthèses. Mais, en même temps, on y va à fond, quoi.

23:53
Invité

On y va intensément. En plus, ce qui est intéressant, parce que, malgré tout, ce que vous avez dit, c'est que la première nuit, vous avez discuté toute la nuit. Oui. Ouais, comme si on se connaissait depuis... Ouais, tout était fluide. Eh ben, voilà. Ça, ça parle pas d'un petit coup de cœur. Ça parle vraiment d'une complicité entre deux individus qui se retrouvent un peu. Oui, c'est ça. Et je sais pas si c'est le fait de savoir que ça n'allait durer ou quoi, mais... Enfin, qu'on ne se reverrait peut-être pas, mais je sais pas. J'ai complètement lâché prise dans cette relation. Et ça aide.

24:26
Présentateur

Oui, mais il y a quelque chose, quand même, qui était un signe très, très positif. Parce que vous aviez envie d'aller en Islande, c'était pas un hasard. Lui, il était venu habiter un an en Islande. Vous voyez, il y a l'Islande qui vous rapproche. Et moi, j'aime bien dire qu'on a tous des pays dans lesquels on se sent bien. Alors, certains disent que c'est parce qu'on a vécu dans des vies antérieures. Moi, je crois pas beaucoup aux vies antérieures. Mais on a des endroits où on se trouve... Des énergies qui nous correspondent. Et je pense qu'il y a eu ça, certainement, entre vous. Qui fait que quand vous vous êtes retrouvés dans le café, ça a fait tilt.

25:06
Invité

Alors, comment ça se termine ? C'est pas trop dur, malgré tout ? Je détaille un petit peu, mais c'est vrai que moi, j'avais le rêve d'aller voir des aurores boréales. Et il m'a dit, je connais un super spot et tout. Donc, on est parti. Et puis, c'est vrai qu'il m'a pris des photos. Et puis, on s'est regardé. Et on était vraiment dans un truc un peu suspendu, hors du temps. C'est vrai que c'est fou. Et donc, je me rappelle de la dernière soirée où on était mangé dans un petit resto local. Et il donnait des petites pièces dorées en souvenir, en fait, du lieu. Je sais plus ce que c'était exactement, mais des petites pièces dorées.

Et il m'a donné cette pièce et il m'a dit, garde cette petite pièce. Et à chaque fois que tu la verras, tu penseras à moi. Et en fait, quelques années après, j'avais déménagé et tout. Donc, je rangeais un peu chez moi. Et je tombe sur cette petite pièce. Et je me dis, mais c'est fou, quoi. Donc, comme j'avais gardé son contact, je lui envoie un petit message avec la pièce. Je lui montre. Je lui dis, tu te rappelles de ça ? Et il me dit, bah oui, évidemment, je me rappelle, je te l'ai donné et tout. Donc, j'ai pris un petit peu des nouvelles de lui et tout. Donc, lui, il est rentré en Israël. Et il m'a dit, il faut que je te dise quelque chose. Je suis avec quelqu'un et je vais être papa.

Et j'ai dit, bah moi, je vais être maman. Du coup, c'était assez marrant.

26:34
Présentateur

Je trouvais que c'était quand même un petit peu lié. Non, non, mais bien sûr, bien sûr. Et vous voyez, ça confirme ce que je disais. Vous étiez tous les deux pour l'Islande. C'est vrai. Et vous avez été parents pratiquement en même temps. Donc, il y a vraiment une synchronicité entre vous qui est loin d'être anodine.

26:53
Invité

Oui. Et c'est vrai qu'au début, c'est un petit peu dur de se dire, bah, est-ce que je ne devrais pas peut-être essayer de reprendre contact ? Parce que je sais qu'il n'est plus avec la maman. Moi, je ne suis plus avec le papa de mon fils. Mais je me dis, je pense qu'il faut que ça reste dans ce souvenir. Et pas forcément...

27:09
Présentateur

Alors, si vous pensez que ça doit rester dans ce souvenir, gardez-le dans ce souvenir. Parce que, de toute façon, je pense que votre voyage en Islande a été quelque chose de très initiatique pour vous. C'est-à-dire qu'il y a eu un avant et un après. Vous n'étiez pas la même en revenant ?

27:24
Invité

Non, non, complètement. Il y a quelque chose qui s'est... Pardon ? Je vous conseille l'Islande, si jamais.

27:32
Présentateur

Ah oui, oui. Non, mais les aurores boréales, j'avoue que ça me tente assez. Oui, ça doit quand même être un moment extraordinaire.

27:38
Invité

Les paysages glacés, volcans au même endroit, c'est quand même assez incroyable. C'est incroyable. On est hors du temps, en fait. On a l'impression de ne pas être sur Terre. Ce n'est pas un paysage habituel, quoi. Et voilà, je pense que ça va participer aussi à ce que ça reste dans cette petite bulle, hors du temps, et que ça doit rester en Islande, je pense, quoi.

27:57
Présentateur

Le problème, d'abord, c'est ce que vous ressentez, donc il faut écouter votre intuition. Et puis le problème, c'est que ce que vous avez vécu en Islande, dans un moment particulier, ça va être le... Enfin, je veux dire, c'est un petit peu... Quand on rencontre quelqu'un en vacances, si on le revoit plus bronzé, le charme tombe, quoi. Donc je pense que oui, c'est peut-être mieux de ne pas essayer de le revoir. Maintenant, rien ne vous empêche... On ne va pas s'interdire non plus. Voilà. Moi, je pense que si vous avez envie éventuellement de... Revoyez-vous pour prendre un café, pour évoquer ce magnifique souvenir, et vous verrez bien ce qui vibre en vous.

Si vous sentez que ça vibre, ou si, finalement, vous le... Parce que ça fait combien d'années, cette...

28:48
Invité

Oh là, ça doit faire une dizaine d'années.

28:52
Présentateur

Je ne l'ai pas revu. Donc il a forcément évolué, vous aussi ? Vous aussi. Bien sûr, oui. Mais après tout, pourquoi pas ? Parfois, il vaut mieux...

29:02
Invité

Ça peut être une manière de finir, ou de faire une autre étape, ou de... Il ne faut pas se revoir dans le but de refaire quelque chose. Il faut juste se revoir, parce que votre histoire justifie largement de se revoir et d'échanger. Si c'est possible, parce que si là, en Israël, et vous... Oui, c'est quand même assez loin. Non, mais vous pouvez vous faire une vision en attendant. Oui, bien sûr. Mais j'ai l'impression, plutôt que cette grossesse, enfin cette future parentalité commune, a un petit peu clôturé ça. Je ne sais pas, c'est... Je me suis dit, ben voilà, nos destins ont été liés, et je n'ai pas forcément le besoin de le revoir.

Lui, je ne sais pas, on n'en a pas reparlé du tout, mais on se suit un petit peu sur les réseaux. Donc des fois, je vois qu'il like un peu mes photos de paysages, quand je voyage, etc. Moi, c'est pareil, mais il n'y a pas vraiment de volonté de...

29:56
Présentateur

Alors, je vais vous dire, moi, ce qui me paraît très intéressant, c'est que vous demandiez son thème astral, et que vous fassiez le vôtre, et que vous demandiez à un astrologue de regarder dans vos deux thèmes qu'est-ce que ça signifie.

30:10
Invité

Il doit y avoir vraiment quelque chose.

30:12
Présentateur

Et là, vous aurez une réponse intéressante. Parce qu'à mon avis, il y a quelque chose qui vous relie, quand même.

30:19
Invité

Oui, je pense qu'il y a quelque chose, mais pour moi, ça reste une petite parenthèse. Mais oui, effectivement, je pourrais peut-être creuser.

30:27
Présentateur

C'est très marrant de voir, oui. Parce que c'est assez simple, ça, maintenant, de faire cette comparaison de thèmes, et on voit où est-ce que ça s'est joué, cette rencontre.

30:39
Invité

Qu'est-ce qui est joué dans la rencontre ? Dans quel domaine ça se jouait vraiment ?

30:44
Présentateur

D'accord, oui, je vois. Et à ce moment-là, vous aurez la réponse, vous saurez ce qui s'est joué, et vous verrez si ça a encore du sens pour vous aujourd'hui, ou si ça n'a plus de sens.

30:55
Invité

Ok, oui. Je lui demanderai à ce moment-là. Ce sera l'occasion de...

30:58
Présentateur

Bah oui.

30:59
Invité

... de envoyer un petit message. Oui, il n'y a pas de raison. Il n'a pas été brouillé, donc je pense qu'il n'y a pas de raison. Je peux me toujours demander.

31:07
Présentateur

Non, puis en plus, vous pouvez lui dire pourquoi. Vous lui dites, j'ai envie de comprendre ce qui s'est joué entre nous.

31:12
Invité

Oui, ce qui s'est joué, à quel moment ça a...

31:14
Présentateur

Oui, quel sens ça a. Voilà.

31:16
Invité

Oui, je pense que ça a du sens, effectivement.

31:19
Présentateur

Ah, ça, c'est sûr. C'est sûr.

31:21
Invité

Ah, c'en aura, oui, bien sûr. Là, c'est pas une rencontre au hasard.

31:26
Présentateur

Voilà. Non, c'est vrai. Et une rencontre que vous avez eu envie de nous raconter dix ans plus tard, c'est pas rien. Elle compte toujours.

31:33
Invité

Oui, ça m'a marquée, oui, c'est vrai.

31:34
Présentateur

Mais ça me paraît évident. Merci beaucoup pour cette belle histoire que vous nous avez racontée, Charlène. Merci, vraiment. Merci, Charlène. Merci, beaucoup et bonnes vacances. Merci, merci, Charlène. Dans un instant, c'est Marjolaine qui va nous raconter son premier amour. C'était en vacances, justement. Philippe Arlin est avec nous et on parle de ce qui se passe durant l'été. Évidemment, c'est souvent les vacances. L'été, il y a des drames aussi qui se passent. Il y a des ruptures aussi l'été. Parce que justement, pendant les vacances...

32:14
Invité

Les vacances peuvent être l'objet de clashs parce qu'on montre un aspect de nous et puis il y a des gens qui ne peuvent pas être en vacances ensemble parce qu'ils sont sur des biorhythmes totalement différents. Ceux qui veulent se reposer et pas bouger. Ceux qui veulent à tout prix tout visiter, tout consommer, tout découvrir.

32:31
Présentateur

Oui, il y a l'hyperactif et puis il y a l'autre qui veut au contraire profiter des vacances pour faire le lézard. Et c'est très conflictuel, souvent. Là, ça peut être très conflictuel, oui. Donc, pensez bien à communiquer sur ce que vous attendez de ces vacances avant de partir, peut-être. Ce serait pas mal pour pas que ça fasse le clash dès le premier jour. Marjolaine, merci d'être avec nous. Bonjour. Bonjour, Philippe. Bonjour, Marjolaine. Ravie d'être avec vous. Mais nous aussi, mais nous aussi. Alors, c'est votre premier amour ? Vous l'avez rencontré en vacances, c'est ça ?

33:06
Invité

Oui, en fait. Alors, premier amour réel, on va dire, où c'est resté très longtemps. Et oui, j'avais 19 ans. Je partais pour la deuxième fois dans le même camping pour faire un stage de danse. Donc, je partais vraiment pas pour me reposer. En fait, c'était vraiment pour performer ma danse. Donc, j'avais une semaine qui allait être très, très active et je pensais pas du tout, du tout à me laisser du temps pour une conquête. Et j'étais partie avec mon sac de rando, ma toile de tente et j'avais pris un camping qui était pas très loin du lieu où j'allais faire le stage parce que j'allais commencer à 8h le matin et j'allais finir à 22h. Donc, c'était pas du tout l'endroit pour...

J'avais pas prévu ça, en tout cas. Et en fait, j'arrive et comme j'avais demandé, je connaissais le camping, j'avais demandé d'être au tout début pour pouvoir partir tôt le matin et pas traverser tout le campier. Et donc, j'étais au milieu de gens en vacances et avec des familles, avec tout ce que ça comporte. Donc, c'était des mobilhommes qui étaient autour de moi et moi, j'étais avec ma petite toile de tente et mon pied est chaud. Et du coup, quand je suis arrivée, j'ai demandé de l'aide. J'ai vu qu'il y avait quand même pas mal d'hommes autour. Donc, voilà, j'ai dit, il n'y a pas quelqu'un qui pourrait m'aider. Alors, il y avait une voiture qui était sur ma petite parcelle.

J'ai dit, je veux bien que ta voiture reste, mais par contre, m'aider à monter ma toile de tente. Et c'est quand les choses ont commencé. Et donc, ils m'ont dit, on a l'homme qui vous faut. Dès le premier soir, ça a commencé, en fait. Et donc, c'était... C'était le seul homme qui était célibataire. Et du coup, il est venu monter la tente avec les amis. Le soir, j'ai été invitée à manger avec eux. Et puis, tout doucement, toute la semaine, ça a monté, ça a monté. Et je ne le voyais que très peu parce que je rentrais très tard, vers 22h. Et je le voyais pendant jusqu'à 23h30.

35:12
Présentateur

Alors que vous vous leviez tôt le matin. Et vous deviez avoir le corps quand même un petit peu fournu. Oui, j'avais mal partout.

35:23
Invité

Parce que déjà, il y avait des courbatures qui arrivaient. Parce que je prenais trois cours de danse par jour. Et j'en surveillais trois autres. Et c'était pour payer mes stages. Et le soir, après, on faisait des petites animations qui finissaient à 22h. Donc, je ne rentrais pas avant. Et moi, j'avais hâte de rentrer. J'en parlais même pendant que je faisais les pointages de cours. J'en parlais à des amis. J'ai envie de rentrer.

35:49
Présentateur

Mais vous vous rendiez compte que vous étiez en train de tomber sous le charme ?

35:52
Invité

Je ne savais pas si c'était du raisonnable ou des raisonnables. On avait 20 ans d'écart.

36:01
Présentateur

Il avait 20 ans de plus, j'imagine. Parce que vu votre âge, 20 ans de moins, ce serait un petit peu difficile.

36:08
Invité

Il avait 20 ans de plus. Voilà, c'est ça. Exactement. J'avais 19 ans. Il avait 19 ans de plus que moi. On avait presque 20 ans. Et oui, c'était rigolo. Mais dans ma tête, ça tournait. Parce que j'étais déjà en couple, juste avant, avec quelqu'un qui avait 9 ans de plus que moi. Et je voyais qu'il n'y avait pas de différence, en fait. C'est juste l'âge, le corps qui change. Mais autrement, le reste, le cerveau, il n'est pas plus évolué. Oui, on est d'accord. À cet âge-là, en tout cas. Oui, en tout cas, je n'avais pas ce problème-là. Et je me disais que, pour une fois, peut-être que ce n'est pas moi qui vais l'aider. Et que ce serait peut-être lui qui m'aidera.

Donc, j'avais senti quand même le côté homme fort, homme de la situation.

36:52
Présentateur

Mais est-ce qu'il vous séduisait un peu ? Ou bien... Ah oui, complètement. Oui, oui. En plus, je ne vous ai pas dit, mais il était pompier.

37:01
Invité

Oui, il y avait quand même ce côté homme fort et homme avec un beau corps bien éclaté.

37:06
Présentateur

C'est fou ce que les femmes aiment les pompiers. Ah oui ? Ça fait partie des... Est-ce que les pompiers aiment les femmes ? Oui, non, mais ça... Tous les hommes aiment les femmes. Enfin, à part ceux qui sont gays, évidemment.

37:18
Invité

Oui, mais ça ne veut pas dire qu'ils n'aiment pas les femmes non plus. Oui. Mais non, non, c'est vrai que... C'est vrai que c'est une symbolique, en fait. Parce que c'est l'homme qui peut sauver, en fait. Oui, il y a le côté protecteur, sauveur. Oui, c'est sécurisant. Et alors ? Comme des Mike Gamer, en fait. Et alors ? Dans son sac. Ben oui, c'était quelqu'un de super. Et donc, mais lui, il ne sentait pas que j'étais attirée par lui, ou alors il ne voulait pas le voir. Parce qu'il avait peur de faire le premier pas. Donc, je savais que c'était à moi de le faire. Et ça a été un petit peu compliqué. Je ne savais pas comment réussir en si peu de temps devant tout le monde. C'était compliqué.

Donc, il y avait des allusions. Parce qu'il y avait plein de femmes maris avec des enfants. Et donc, les tables étaient remplies. Ils étaient à vin. Donc, en fait, à chaque fois, il y a des allusions. À chaque fois, il me mettait à côté. Il me disait, ah ben, il n'y a plus de chaise. Dommage. Alors, ça va falloir sur ses genoux. Ou des trucs comme ça. Donc, ça aidait. Et puis, un soir, il m'a quand même demandé si on pouvait aller faire un petit tour au bord du port. Et c'est là où ça... Et voilà. Comme c'est mignon. Comme c'est mignon. C'était trop mignon. Et du coup, le soir même, je dormais avec lui. Ma tante, il me l'avait démonté. Et je lui dis, je dors où ?

Et je lui dis, tu pars demain matin. Je t'emmènerai. Ah oui, c'est vrai. C'est une possibilité. Donc, c'est le dernier soir. Il était temps. Oui, tout s'est fait. Oui, voilà. Mais il n'y a qu'une semaine. Ça va vite, une semaine. Ah oui, c'est vrai. Bien sûr. Une semaine, c'est... Bon, ça m'allait le coup. Et puis, j'étais très occupée. Ah ben, on est restés suivants ensemble, oui. Ah, pardon. Hum, belle histoire. En fait, c'est quelqu'un qui avait été militaire, pompier armé de l'air.

39:01
Locuteur non identifié

Oui.

39:01
Invité

Et moi, je l'ai rencontré où il venait d'apprendre que sa maman avait un cancer. Donc, il n'était pas bien. Donc, ça lui a fait trop du bien, en fait, de rencontrer quelqu'un. Et du coup, il était entre le sud, le nord. Ça méritait la Normandie. Moi, je l'ai rencontré dans le sud et il n'habitait pas trop loin. Il avait des amis de confiance qui le sortaient un petit peu, l'aérait. Et donc, il avait dit merci aux ses amis. Et du coup, il est monté entre les deux à Paris pour finir l'été. Et du coup, tout de suite, il est remonté. Moi, je travaillais dans une boutique de lingerie. À ce moment-là, je n'avais pas de patron parce que les patrons étaient en vacances.

Donc, du coup, c'est lui qui est venu. Il était à la caisse. Il surveillait. Mais en fait, il jouait. Mais moi, du coup, je n'étais pas toute seule pour travailler. Donc, c'était trop bien. Dès le début, en fait, on a réussi à vivre très ensemble.

39:51
Présentateur

C'est mignon parce qu'on a l'impression que vous avez 19 ans, là, quand vous êtes en train de nous... Alors que c'était... Je crois que c'est une histoire qui a été importante et qui vous a beaucoup permise de vous construire en tant que femme, je pense.

40:05
Invité

Ah oui, complètement. Complètement, complètement, complètement. Ça a été un peu comme aussi un père. Parce que j'ai un père absent. Un père qui n'était pas du tout présent. Et du coup, c'est vrai, ça a été quelqu'un d'éducateur. Il m'a vraiment bien formée dans la vie. Il m'a même ouvert la liberté. Ce qui a été dommage parce que c'est pour ça qu'on s'est séparés. Mais d'un autre côté, c'est parce qu'on avait 20 ans d'écart. Il voulait aussi ne pas m'emprisonner.

40:36
Présentateur

En tout cas, c'était sympa aussi de savoir. C'était chouette aussi de vous écouter, Marjolaine, parce qu'on entend tout ce que vous avez vécu tout en nous racontant cette rencontre pendant vos vacances.

40:47
Invité

Vous gardez des liens malgré la séparation ? Alors, j'ai longtemps gardé des liens. Pendant mes 13 ans, après notre séparation, il y a eu des gros, gros problèmes que j'ai suivis, que j'ai aidés. Donc, on ne les avait pas en lien. J'ai vécu ma vie, j'ai eu des enfants. Donc là, je vais présenter mes enfants. Et après, ça a essayé d'arrêter parce que je sentais que mon mari, ce n'est pas top. Il n'y avait pas le courant qu'il passait. Bien sûr. Et du coup, là, je suis en plein divorce. Donc, je ne sais pas, j'ai repris contact avec lui il n'y a pas très longtemps.

41:22
Présentateur

Tiens, tiens. Eh bien, à suivre, comme on dit, n'est-ce pas Marjolaine ? Voilà, c'est ça. Merci, en tout cas. Merci de ce témoignage. Bonne vacance. Et on va conclure avec la devinette du jour, bien sûr. Pourquoi le lézard est supérieur à l'homme ? Vous avez le temps des infos pour me trouver la réponse. Et alors, autre histoire assez étonnante, c'est Valéria qui nous raconte ça dans un instant. Nous sommes avec Philippe Harlin et on parle des amours de vacances, des belles histoires ou des histoires plus tristes. Enfin, de toute façon, on l'a vu dans cette première heure. Il n'y a rien à dire. L'été, c'est une période particulière.

42:07
Invité

Ah oui, oui, oui. Et puis, ces moments un peu hors du temps où, en tout cas, les deux auditrices qu'on a eues se sont laissées séduire, surprendre, ont accepté de jouer le jeu. Parce qu'il n'y avait rien qui garantissait quoi que ce soit, mais elles ont joué le jeu et puis ça a payé.

42:29
Présentateur

Comme quoi, il faut s'ouvrir, il faut accepter. Oui, il faut se laisser aller un peu. Alors, petite devinette, pourquoi le lézard est supérieur à l'homme ?

42:42
Invité

Parce que lui, au moins, il a la queue qui repousse.

42:45
Présentateur

Oui, et il est prêt à la sacrifier pour sauver sa peau. Oui. Tandis que vous, pas sûr. C'est pas sûr. Bonjour Valéria. Bonjour Brigitte.

42:57
Invité

Bonjour Valéria.

42:57
Présentateur

Bonjour Philippe. Bonjour Philippe. Enchantée. Eh bien, racontez-nous, qu'est-ce qui vous est arrivé à vous ?

43:07
Invité

Alors, moi, c'est vraiment l'histoire de ma vie. J'ai rencontré cette personne, cet homme, il y a déjà un long temps. Au plus d'un escalier, c'est tout à fait simple, mais très romantique quand même. C'est vraiment comme ça que ça s'est passé. On s'est rencontré aussi dans un cadre un peu traditionnel, mais ça ne s'est pas manifesté de manière traditionnelle, à savoir que j'avais à l'époque besoin d'évoluer dans ma profession. Et j'avais un collègue qui m'avait dit, quelqu'un qui me dirigeait en fait à l'époque, qui m'avait dit, on va te faire rencontrer cette personne, cet homme. Et voilà, il va t'aider, il va te recevoir, il va t'aider, etc.

Et donc, je suis allée le rencontrer professionnellement, en fait, vraiment à la base, mais ne m'attendant pas du tout à quoi que ce soit. Voilà. Et en fait, à partir de ce jour, ça a été pour moi, en fait, d'abord une immense amitié. C'est des années après que je l'ai réalisée. Et puis, on a eu des débuts, j'allais dire, coup de foudre, mais avec des nuances assez extraordinaires. Moi, non, que je vis comme ça, en fait. Et on a fini par avoir un enfant ensemble, ce qui n'était pas du tout gagné, parce qu'on n'était pas dans un process classique, je dirais. Vraiment, on a pris le temps de se connaître, on a pris le temps de comprendre pourquoi on avait...

44:41
Présentateur

Mais c'était une décision d'avoir cet enfant ou pas ?

44:45
Invité

C'était une vraie décision, dans la mesure où, c'est pour ça que je vous dis que ce n'est pas classique, c'est qu'en fait, cet homme, il aurait à la base voulu adopter un enfant. C'était curieux, puisque moi, j'étais en capacité d'avoir un enfant naturellement. Et donc, on a eu des grands échanges aussi pour pouvoir concevoir cet enfant. Et cet enfant, il existe aujourd'hui, puisqu'elle a déjà un certain âge, on va dire. Et ça a été très beau, parce qu'en fait, il a accepté de faire entrer dans sa propre vie d'une manière naturelle cet enfant qui est une fille. Et ils ont appris aussi, tous les deux, à s'aimer très fort.

45:26
Présentateur

Et c'était quelqu'un... Et vous savez pourquoi il avait le projet d'adopter et non pas d'avoir un enfant naturel ?

45:34
Invité

Oui, c'était quelqu'un de très original, de très affirmé, de très singulier et de très sensible. En fait, il suivait souvent ses instincts. Mais de part sa rencontre avec moi, et je pense qu'il a accepté de changer en lui aussi, à ce moment-là. Il a, d'une manière naturelle, il n'a pas fait de thérapie à l'époque, mais il a accepté de remettre en cause tout ça. Et d'avoir cet enfant, on va dire, en commun, ça a été un chemin.

46:00
Présentateur

Mais vous ne savez pas pourquoi, pour lui, ce n'était pas envisageable au départ d'avoir un enfant de sa propre chère ?

46:08
Invité

C'était pour moi, dans ce que j'ai compris de lui, c'était une enfance très difficile, en fait. Vraiment difficile, où justement... Il ne voulait pas répéter quelque chose. Voilà. C'est pour ça que c'est...

46:19
Présentateur

Non, mais c'est beau, parce que ça prouve qu'il vous a fait confiance.

46:22
Invité

Oui, c'est ça. C'est ça. C'est ça, et c'était un vrai cadeau, parce que c'était pas... Bien sûr. Vous savez, voilà, c'est... Quand on va dire qu'on se laisse toucher dans sa propre histoire, ce n'est pas si simple de faire ça par amour. C'est pour ça que, pour moi, en tout cas, moi, je le vis comme ça aujourd'hui. Et en plus, c'est effectivement quelqu'un de très singulier. Je n'ai pas du tout... Quand j'ai cherché dans mon esprit, en fait, une belle rencontre, il y en avait beaucoup d'autres, mais de cette nature-là, non. Et en fait, c'est un peu un hommage aussi que je lui rends. On n'est plus ensemble aujourd'hui.

C'est une personne, en fait, qui est décédée il y a quelques années, brutalement. Mais on avait vécu un divorce, donc c'était... Voilà, c'était les aléas vraiment de la vie. C'est pour ça que j'ai dit qu'il y avait aussi eu des déboires. Bien sûr. Mais ça a été...

47:17
Présentateur

Mais vous êtes restés combien de temps ensemble ? Entre le moment où vous...

47:21
Invité

On est restés... 18 ans. Ah oui ? 18 ans.

47:24
Présentateur

C'est une vraie histoire, quand même. Oui, oui.

47:26
Invité

C'est ça. C'est ça. C'est ça. Oui, voilà. Le divorce n'a pas été marrant sur le moment, mais on est restés amis. C'est-à-dire qu'on s'est vraiment retrouvés grâce à cet enfant, enfin, à notre fille, on va dire. Et c'est elle, je pense, qui a créé le lien aussi, plus ou moins consciemment à l'époque. Mais on n'était pas... En fait, on ne s'est jamais... On ne s'est jamais fâchés. C'est pour ça que je vous parlais de l'amitié au départ.

47:48
Présentateur

Vous savez, Valéria, on peut être en couple, divorcée, mais on ne coupe jamais le couple parental, quoi qu'il en soit. Il y a des gens qui pensent l'avoir coupée, mais ce lien de parents... Il existe par l'enfant, déjà. Il existe par l'enfant, oui, bien sûr.

48:07
Invité

Oui, c'est ça.

48:10
Présentateur

Et votre fille, qu'est-ce qu'elle... Enfin, je veux dire, j'ai compris qu'elle avait perdu son père, puisque vous m'avez dit qu'elle est... Comment elle va ?

48:21
Invité

Elle va bien. Ça fait peu de temps qu'elle a... On va dire qu'elle crée à nouveau... On va rencontrer quelqu'un. Elle a mis un certain temps, je pense aussi, à dépasser aussi le départ de son père, le décès de son père. Elle est en couple depuis 4-5 ans maintenant. Elle vient d'avoir un enfant, enfin, elle est un petit. Elle est très reliée à son père d'une autre manière. Voilà, et elle va se marier bientôt. Bon, ça fait très romantique, un petit peu bateau, mais c'est quand même beau pour moi aussi, sa mère, parce qu'elle a bien dépassé aussi beaucoup de choses. Et elle sait, je pense que... Comment dire ? Elle aimerait bien, je pense, que son père soit son mariage bientôt.

Mais elle sait que, quelque part, voilà, on a constitué un couple un peu singulier qui ne s'est pas arrêté, même, on va dire, avec le lycée, on va dire. Et c'est, bon, je vous le dis avec un peu d'émotion, mais c'est un beau cadeau pour elle comme pour moi, parce que ça fait une vraie histoire, un vrai vécu de femme très originale.

49:29
Présentateur

Non, mais il me semble, Valéria, dans votre témoignage, que c'était certainement pas quelqu'un de très facile, de par, sans doute, son parcours difficile et son enfance difficile, mais on sent que c'est une relation qui vous a beaucoup bousculée.

49:46
Invité

Exactement. Oui, oui, c'est tout à fait ça. C'est pour ça que j'ai dit aussi qu'elle m'avait... Cette relation m'a enseignée. On se disait, quand il était encore vivant, parfaitement incompatible parfois, parce qu'on était très vrais l'un avec l'autre, mais on était toujours dans cette... Comment dirais-je ? Cette proximité de cœur qui cherchait toujours à se dire le lien, de toute façon, se défra. Et c'est pour ça que je témoigne aujourd'hui de cette histoire qui est plus qu'une histoire pour moi, parce qu'elle se poursuit, en tout cas, dans mon cœur. Au-delà du temps. Et je trouve que c'est aussi...

Ça fait partie des histoires d'amour qui ne finissent pas toujours mal, comme je disais sur certaines chansons. Et moi, j'avais besoin de témoigner de ça. De lui rendre... De lui rendre cet hommage. Oui, vraiment. Je pense que... Bon, je ne sais pas. Moi, je suis un peu médium, donc je pense qu'il entend à un certain niveau. En tout cas, il le sentira peut-être à travers ce que je délivre aujourd'hui. Je vous remercie beaucoup pour ça. Parce que du coup, là, je suis vraiment moi-même. Et c'est un cadeau aussi que je me fais ou que vous me faites.

Parce que si je n'avais pas eu cette possibilité de verbaliser, je ne pense pas que je l'aurais confié comme ça de n'importe quelle manière, en fait.

50:56
Locuteur non identifié

C'est sûr.

50:57
Présentateur

Oui, parce que mettre des mots sur ce qu'on ressent, sur ce qu'on a vécu, sur ce qu'on garde parfois trop pour soi, c'est bien. C'est important. Et donc, merci aussi à vous de nous l'avoir confié.

51:11
Invité

Merci. Et il doutait, si je peux me permettre. Bien sûr. Il doutait parfois de l'amour que j'avais pour lui. Et en fait, voilà. C'est ça que je voulais dire. C'est-à-dire que depuis qu'il est décédé, c'est con, excusez-moi d'être un peu cru aussi. Mais depuis qu'il est décédé, je savais que je l'aimais. Mais je pense que c'est encore plus fort maintenant. Et là, je continue de ma vie. Et il faut bien. Mais voilà, ça se transforme au-delà de ce qu'on peut imaginer, je pense, la vie. Et c'est très beau.

51:40
Présentateur

Je crois que j'ai juste envie de vous dire, parce que je crois avoir deviné deux, trois choses. Il était, je pense, très, très abîmé. Et les gens très, très abîmés doutent toujours qu'on puisse les aimer. C'est ça. C'est ça.

51:53
Invité

Et vous aimez bien Brigitte, je vous le dis. Parce qu'en plus, c'est un que ma femme. Mais c'est vrai, il aimait beaucoup, beaucoup vous écouter. Donc, j'en fais sourire aussi. Merci beaucoup, vraiment.

52:02
Présentateur

Je vous en prie. Je vous en prie, Valéria. Merci beaucoup. Merci, Valéria. On fait une petite pause et on va retrouver Nicolas, qui, lui, n'a pas tellement eu de chance, mais il nous raconte ça dans un instant. Philippe Arlin est avec nous. Vous êtes sexothérapeute. Puis, c'est bien aujourd'hui. On écoute. On apprécie.

52:21
Invité

Ça fait du bien. Puis, d'entendre parler d'amour, ça fait toujours du bien. On a besoin de se rappeler les belles histoires.

52:28
Présentateur

Oui, et je crois qu'on ne peut grandir, on ne peut devenir ce qu'on est que par l'amour, quoi. Que par nos rencontres d'amour, finalement. Et ça nous transforme, ça nous... Voilà. Et parfois, malheureusement, ça ne marche pas très bien. Nicolas, bonjour.

52:45
Invité

Bonjour Brigitte. Bonjour Philippe. Bonjour Nicolas.

52:48
Présentateur

Donc, c'était il y a longtemps. Vous étiez en colo. Donc, quand je dis c'était il y a longtemps, parce que même si vous êtes encore jeune, la colo, c'est quand on est jeune.

52:59
Invité

Tout à fait, Brigitte. Déjà, c'est un vrai plaisir de passer avec vous pour cette dernière émission avant vos vacances. Et je suis vraiment ravi de vous partager un petit souvenir de jeunesse. Bon, c'est vrai qu'avec le recul et toute votre expertise sur les relations humaines, c'était vraiment quelque chose d'important de vous en parler. Oui, oui. Et si possible, poser un diagnostic sur ce qui m'est arrivé.

53:27
Présentateur

Eh bien, on vous écoute. Allez-y Nicolas.

53:30
Invité

Alors, j'ai 13 ans. Elle était 99. Donc, c'était du côté de Saint-Gervais-sur-Marc dans l'Hérault. Donc, à côté de Bédarieux où on vous écoute vers chez nous. Et donc, le tube de l'été, je m'en rappelle, c'était Mambo No. 5 de Louvega. Et c'est cette année-là que je tombe éperdument amoureux d'une fille de la colo. Alors, le petit détail, ma chère Brigitte, c'est qu'elle avait 15 ans et à cet âge-là, deux ans d'écart, c'est un gouffre.

54:00
Locuteur non identifié

Oui.

54:01
Invité

Mais moi, du haut de mes 13 ans, je suis confiant. Parce que c'est vrai que sur le terrain, quelque part, tous les signaux étaient ouverts. Et c'est là où l'histoire, elle commence. C'est qu'elle me prenait tout le temps ma casquette et mon pull pour les porter. Pourtant, rien de gênant en soi. Après, dès qu'il y avait un jeu d'équipe, j'ai une partie de cache-cache, faire un radeau, etc. Eh bien, elle voulait absolument être avec moi. Et là, ce qui est aussi marrant, c'est que quand j'étais en colonie de vacances, parce qu'on restait pendant un mois, j'avais mes parents qui m'envoyaient des colis avec des bonbons, des gâteaux. Et je partageais ces bonbons, ces gâteaux avec elle.

Et elle mangeait même dans mon assiette au réfectoire. C'est vrai que dans ma tête d'ado, je me dis... C'était bon signe. Ah bah ouais, ça y est. Voilà, c'est exactement ça. C'est bon signe. Et c'est vrai que je ne suis pas quelqu'un de mathématicien, mais je me dis, le calcul était quand même limpide. Partage de frites plus prêt de vêtements égale amour éternel, quelque part.

55:08
Présentateur

Mais bien sûr, bien sûr, vous étiez dans... Vous étiez dans votre... Dans une vraie logique. Oui, oui. Et puis c'était votre... Enfin, elle s'intéressait à vous. Et quand on a 13 ans, quelqu'un qui s'intéresse à nous, bah c'est bon, hein. On est... C'est gagné.

55:23
Invité

Oui, c'est sûr. Après, c'est vrai qu'on s'entendait vraiment merveilleusement bien. Parce qu'après, là où il y a aussi des signes à l'époque, c'est que j'ai eu quelques bisous sur la joue, mais rien de bien méchant. Et puis, on arrive le grand moment. Après un mois de colonie vacances, il y a la fameuse boum de fin de colo. C'est vrai que c'est l'ambiance idéale pour concrétiser cette petite ligne. Pour emballer. Parce qu'on disait que ça comme ça. C'est le moment d'emballer. Oui. Bon, Jean-Claudius aurait dit « Je pourrais conclure, mais bon. » Ouais. C'est autre chose. Mais ce qui se passe, c'est qu'après, je prends quand même mon courage à deux mains.

Je m'avance vers elle pour lui demander un slow. Et là, Brigitte, Philippe, cerise sur le gâteau, je dirais plutôt « C'est la douche froide ». C'est un refus catégorique. Non seulement, elle ne veut pas danser, mais quand je lui parle de sortir ensemble, elle me répond simplement « Non, jamais. » C'est monumentale.

56:21
Présentateur

Alors, c'est vrai que quelque part... Oui, là, c'est terrible. Vous avez dû vous sentir... Humilié, un peu. Tout petit. Ouais.

56:31
Invité

Ouais, tout petit, c'est le cas de le dire. Ouais, vous avez des mots qui fautes. Et c'est vrai que...

56:35
Présentateur

Mais vous savez, Nicolas, il y a une chose importante à comprendre. Vous avez 13 ans, elle a 15 ans. À 15 ans, les jeunes filles, qu'est-ce qu'elles veulent ? Elles veulent des hommes plus âgés. Et 13 ans, pour elle, vous êtes un tout petit garçon. Et alors, elle vous a certainement apprécié. Tout était sincère. Tout était sincère. Oui, oui, je crois que c'est important que vous ayez ce souvenir-là. Regrettez pas. Elle vous a vraiment apprécié comme un petit frère. Mais... Elle pouvait pas. Mais c'était pas sa... Enfin, à 15 ans, une fille ne peut pas s'intéresser à un garçon de 13 ans. C'est pratiquement impossible. Donc, vous n'étiez pas sur la même longueur d'onde.

57:18
Invité

Oui. C'est même à elle... C'est à elle qu'elle disait non. C'est pas à vous qu'elle disait non. C'est à elle. C'est à l'aspect d'elle qui... Bah non, je peux pas sortir avec un gamin de 13 ans. C'était vraiment cette idée-là. Et dans l'idée de sortir, il n'y a pas de notion de sentiment. Il y a juste le faire, l'avoir fait, c'est se montrer vis-à-vis des autres. C'est afficher quelque chose. Et comme le dit Brigitte, quand on a 15 ans, il faut que ça soit... Il faut viser le garçon qu'à 16, 17.

57:57
Locuteur non identifié

Oui.

57:59
Invité

Et qu'elle peut pas... Vous étiez son bon copain, son petit frère, son tout ce que vous voulez. Elle vous aime beaucoup, mais pas pour ça. Oui. Bon, après, c'est vrai qu'en réalité, je m'étais complètement illusionné. On va appeler ça comme ça. C'est normal. C'est vrai que c'est... Voilà, c'est mieux, peut-être mieux que David Copperfield. Bon, on sait pas, mais en tout cas, je dirais que c'est pas vraiment une romance. C'est vrai que c'était un braquage, maintenant, avec le recul.

58:25
Présentateur

Mais est-ce que... Non, mais ce qui est important, Nicolas, c'est... Est-ce que ça vous a donné, après, du mal à aller séduire une femme, une jeune fille ?

58:35
Invité

Pour répondre à votre question, ma chère Brigitte, oui, parce que... On va dire, mon premier grand amour, je l'ai découvert à 19 ans. Voilà. La même année, ma première fois, c'est tac, tac, badaboom, et voilà, et la relation sérieuse. Donc, c'est vrai que ça... Quelques temps après, j'ai pu se penser à ma mobilette et le foot avec les copains.

58:59
Présentateur

C'est ça qu'il faut comprendre, Nicolas, c'est que ça a été quand même un petit trauma. Une douche froide qui vous a coupé

59:06
Invité

de cette possibilité d'interagir.

59:07
Présentateur

Là, en l'occurrence, on peut parler de trauma. C'est-à-dire que vous aviez mis beaucoup d'espoir dans cette rencontre avec cette femme qui, en plus, vous avez donné toutes les preuves que vous étiez intéressant pour elle. Et là, tout d'un coup, au moment où vous vous déclarez, elle vous rejette. Donc, ça, c'est certainement bloquer un petit peu ensuite votre capacité à aller vers des filles de votre âge parce que vous pensiez que vous risquiez à nouveau de vous prendre une claque. Et à ces âges-là, c'est difficile.

59:47
Invité

Ah oui, c'est exactement ça. Puis bon, c'est vrai que des fois, à un moment donné, je me suis aussi posé la question si elle n'avait pas juste trouvé le parfait vestiaire ambulant ou un fournisseur officiel de sucrerie. Non, non, non, non. Mais... Non, non. Elle a été sincère avec vous, ça, je... Je crois, oui. Oui, oui, oui. Mais... Mais pas pour sortir. Vous auriez pu être son très bon copain. Mais là, vous lui demandiez un truc. Ben non, je ne peux pas. Pas toi. Oui, oui. Oui, bon, rien.

1:00:22
Présentateur

Et puis, il y a une différence fondamentale aussi, Nicolas, qu'il faut comprendre. Pour beaucoup de femmes, on peut être copine avec un garçon sans qu'il y ait pour autant un intérêt quelconque. Pour un garçon, quand on devient copain avec une fille, il y a souvent, pratiquement toujours, une arrière-pensée. Et c'est une différence fondamentale entre les hommes et les femmes. C'est là que les hommes

1:00:44
Invité

se font piéger.

1:00:44
Présentateur

Et c'est là où vous vous faites piéger parce que quand vous invitez à dîner une femme, c'est toujours avec peut-être l'espoir qu'il y ait autre chose. Quand une femme invite un homme à dîner, ce n'est pas du tout forcément avec cet espoir-là. Et c'est une différence fondamentale. Nous, on a besoin d'échanger des émotions, d'échanger éventuellement des sentiments. Et vous, les hommes, vous avez quand même toujours l'objectif de conclure quelque chose. Vous voyez ? Et donc, je pense qu'elle a échangé avec vous des émotions, sincèrement, mais il n'y avait rien d'autre en vue. Vous comprenez ?

1:01:21
Invité

Oui, oui, bien sûr. Je comprends. Après, on a...

1:01:23
Présentateur

Donc, ne vous dites surtout pas qu'elle a profité de vous. Ce n'est pas vrai. Elle a été sincère. Ça a été une bonne manière d'échanger avec vous. Mais il n'y avait pas d'autres intentions. Alors que vous, il y avait une autre intention. Voilà.

1:01:40
Invité

Ah oui, parce que c'est insensif. On ne pourra pas jamais refaire le passé. Après, la conclusion de cette histoire, c'est vrai qu'après, un mois et demi dans cette colonie, c'est vrai que des fois, on se dit, tiens, on va s'écrire, on va récupérer les adresses,

1:01:57
Locuteur non identifié

etc.

1:01:58
Invité

J'ai discuté avec les copains pendant quelques mois. Mais après, on ne s'est jamais revus. C'est vrai que d'un côté, j'aimerais quand même me faire une petite souris, même si ça remonte il y a plus de 25 ans en arrière, quand même, cette histoire, de savoir ce qu'elle est devenue, si elle est mariée, si elle a des gosses.

1:02:16
Présentateur

Si ça se trouve, Nicolas, elle est devenue très très moche et vous ne la trouveriez même plus intéressante. Alors, vous savez, gardez ce souvenir, ce joli souvenir, c'est tout. Lâchez-la, Nicolas.

1:02:31
Invité

Ah ben, j'ai lâché, mon châtir. Oui, mais vous voulez encore savoir ce qu'elle est devenue. C'est une vraie souffrance. C'est une vraie souffrance.

1:02:41
Présentateur

Oui, c'est un trauma. C'est un vrai trauma, Nicolas. Il y a quelque chose qui vous travaille encore. Quelque part, l'avoir,

1:02:49
Invité

c'est pour se libérer de ce trauma, c'est pour se dire, bon, mais il n'y aurait pas de bonne réponse.

1:02:56
Présentateur

Il faut, il faut faire, il faut tourner la page, il faut faire le deuil. Et, ben, écoutez, vous savez ce que vous faites, vous la visualisez et puis, vous l'envoyez là-haut et puis, si vous devez vous revoir, ben, vous la reverrez. Faites confiance à,

1:03:15
Invité

à plus haut.

1:03:16
Présentateur

À l'univers. Voilà. Merci Nicolas, en tout cas. Merci Nicolas. Merci beaucoup. On va faire une petite pause, on va se retrouver pour le sexe au conseil du jour et on va créer son fantasme de couple et ensuite, on va faire un peu d'humour avec un sexothérapeute qui est venu dans cette émission tout au début et que je suis ravie de retrouver. C'est Michel Schumann.

1:03:38
Locuteur non identifié

Brigitte Lae et Sud Radio, le sexe au conseil.

1:03:43
Présentateur

Alors, Philippe Arlin, je propose dans ce sexe au conseil de créer son fantasme de couple. C'est pas mal parce que ça permettrait déjà de communiquer un petit peu et donc de s'inventer un fantasme sous forme de jeu, bien sûr, c'est plus intéressant et je pense qu'on peut en parler en dehors du moment où on fait l'amour, évidemment, en dehors du rapport sexuel et puis plus vous êtes complice, plus le jeu va vous paraître simple. Donc voilà, l'un commence un scénario. Vous imaginez que vous êtes, par exemple, tous les deux prisonniers dans un ascenseur. On est prisonnier, Philippe et moi, dans un ascenseur et l'autre continue son histoire. Qu'est-ce qu'on fait ?

On ne sait pas combien de temps on va rester enfermé dans cet ascenseur avant qu'on vienne nous libérer, donc etc., etc. Voilà. Bon, là, je raconte quelque chose mais on peut partir sur tout à fait autre chose. Vous êtes tous les deux, le bateau a coulé, vous vous retrouvez dans une île déserte. Et l'idée de se raconter une histoire à deux, ça oblige déjà un petit peu à faire fonctionner son imaginaire. Et évidemment, le but, c'est qu'il faut à un moment donné que vous ayez envie de vous séduire. C'est quand même, l'idée c'est quand même d'arriver à quelque chose. Mais vous êtes au départ deux étrangers. C'est ça le but de ce fantasme à deux.

Et puis, s'il y en a un des deux qui bloque, c'est à l'autre d'essayer de faire renouer quelque chose pour que l'histoire... Voilà, alors ça, c'est pas toujours facile pour les gens parce que je sais qu'ils ont parfois peur de se laisser aller à imaginer des choses. Ou à dire. Ou à dire.

1:05:33
Invité

À dire à l'autre des choses qu'ils pourraient vouloir garder dans leur jardin secret.

1:05:38
Présentateur

Donc, si vous avez vraiment du mal, ça peut se passer par l'écrit. À ce moment-là, il y en a un qui écrit la première page, ensuite l'autre écrit la deuxième page.

1:05:46
Invité

Cette idée de l'histoire qui se continue de main en main, c'est assez intéressant.

1:05:50
Présentateur

Voilà. Et parfois, par l'écrit, vous allez plus facilement pouvoir oser dire des choses. Et puis, à force, par exemple, vous décidez que vous écrivez pendant 15 jours. Et au bout de 15 jours, vous relisez ensemble ce que vous avez écrit. Et là, normalement, ça doit créer quand même une vraie complicité érotique. Normalement. C'est le but. Voilà. Mais c'est important de trouver des moments, des moyens, je veux dire, d'échanger ensemble pour vous libérer un petit peu du quotidien. On sait très bien que la sexualité, si elle est trop dans la routine, elle finit par s'essouffler. Il ne faut pas l'enfermer dans un ascenseur non plus. J'aime bien l'idée de l'ascenseur. Moi, je trouve ça rigolo.

1:06:34
Invité

Il faut interroger la claustrophobie de l'autre avant d'écriture.

1:06:36
Présentateur

C'est possible, c'est possible. Mais on peut lui faire du bouche à bouche si vraiment il suffoque.

1:06:42
Invité

Donc, il s'est évanoui dans l'ascenseur.

1:06:44
Présentateur

Voilà, vous voyez,

1:06:45
Invité

on va écrire.

1:06:47
Présentateur

On va y arriver, tous les deux, on va y arriver. Bon, en tout cas, il vous reste quelques minutes encore pour gagner ce Lélo grâce à Sud Radio. C'est un vibromasseur Mona Twist avec 10 modules de vibration et vous pouvez donc, pour le gagner, envoyer un SMS, vous envoyez Brigitte au 7-20-18. Et j'ai le plaisir d'accueillir Michel Schumann. Bonjour Michel. Bonjour Brigitte. Merci d'être avec nous très longtemps. Vous veniez, m'assister dans cette émission à mes débuts, surtout d'ailleurs.

Et alors, je tiens d'abord, avant tout, et puis on va parler de votre livre, évidemment, Michel Schumann, mais je tiens à vous rendre hommage parce que Michel Schumann, c'est à vous que je dois énormément de personnes qui sont devenues ensuite des invités récurrents. récurrents. C'est vous qui m'avez présenté beaucoup de gens. Je pense notamment à Marie-Laure Peretti qui est devenue une très très bonne amie et bien d'autres, Philippe Renaud, etc. Donc, merci Michel Schumann. Vous avez contribué au succès de cette émission parce que c'est une émission qui tient aussi grâce à des invités prestigieux comme Philippe Arlin qui est là aujourd'hui et qui est sexothérapeute.

Michel Schumann, vous avez été sexologue, urologue, vous avez opéré, vous avez même beaucoup travaillé sur la question de trans bien avant que ce soit à la mode. Absolument, oui. Qu'est-ce que vous auriez envie ? Et puis, on va parler de votre livre parce que c'est pas... c'est tout à votre image. Ça s'appelle d'ailleurs Schumann-Rie parce que vous avez repris votre nom. C'est aux éditions Complicité et il y a beaucoup de phrases très drôles dont on va parler. Mais j'avais juste envie de votre avis. Qu'est-ce que vous pensez de l'évolution de la manière dont on parle de sexualité en France ?

1:08:36
Invité

Ah, ça c'est une sacrée question. Je trouve qu'on en parle de façon un peu trop dogmatique. Il y a un peu... Je ne sais pas si mon confrère se confirmera. Mais je trouve qu'il y a d'une part quelque chose de très conventionnel d'une certaine façon et que dès qu'on veut sortir des clous, même les sexologues patentés, diplômés, etc. ont beaucoup de mal à sortir des sentiers battus. Et ça, je l'ai toujours remarqué déjà avant quand j'étais en exercice. Même maintenant que je ne suis plus en exercice, je n'ai jamais été sexothérapeute. Je suis sexologue mais je n'ai jamais été sexothérapeute. C'est-à-dire que je vois les patients une fois, deux fois, et ensuite je les réfère à un sexothérapeute.

Je n'ai pas le temps. Oui, oui.

1:09:21
Présentateur

Vous, vous avez beaucoup opéré. Oui, beaucoup. Moi, ce n'était pas.

1:09:25
Invité

Mais on a beaucoup travaillé sur le genre. C'est vrai, on avait un groupe de travail sur le genre. Et tous les gens qui sortaient du canal historique étaient mal vus. alors que c'est ce qu'on retrouve un petit peu beaucoup dans les livres de Michel Maffé-Soli. Je ne sais pas si vous le connaissez. C'est un grand sociologue qui était bref au Collège de France, à la Sorbonne, etc. Et lui, c'est pareil. Il est défini comme un libertaire et traditionnaliste. Alors donc, on a un petit peu quitté les traditions pour créer de nouvelles traditions. Et on est passé d'une époque à une autre époque. Il y a des gens qui n'ont pas réussi à franchir le pape.

1:10:06
Présentateur

Mais est-ce que ce n'est pas finalement très compliqué d'être vraiment à l'aise dans toutes les sexualités ? Parce qu'au fond, moi j'en ai rencontré beaucoup qui se disent sexothérapeutes. Il y en a beaucoup que je n'invite pas à l'émission. Justement, parce que dès que c'est une sexualité qui ne leur parle pas, ils s'éloignent du micro. Alors moi, si j'ai un invité qui s'éloigne du micro, j'ai compris. Je me doute bien que parler de sexualité, ça va. Mais il y a la sexualité qui est normale et les autres sexualités, c'est compliqué. Vous voyez, est-ce qu'au fond, il ne faut pas être un petit peu quand même allé beaucoup sur le terrain pour pouvoir parler de sexualité ?

1:10:46
Invité

Ça dépend ce que vous appelez le terrain. Qui appelez-vous le terrain ?

1:10:53
Présentateur

Vous avez très bien compris de quoi je parle de Michel Schumann.

1:10:58
Invité

Le terrain, c'est d'avoir rencontré beaucoup de gens. Oui, d'avoir rencontré beaucoup de patients.

1:11:05
Présentateur

D'avoir beaucoup d'expériences. Alors après, on n'est pas obligé d'avoir eu une sexualité très très très riche, mais au moins, il a fallu s'ouvrir à beaucoup de choses. Sinon, on est très vite choqué.

1:11:17
Invité

Oui, absolument. Il faut savoir écouter, savoir comprendre, savoir admettre. C'est ça, c'est accueillir. Accueillir. Parce que dans la rencontre, il peut y avoir toujours mon, quant à moi, je garde ma théorie, j'ai rencontré l'autre, mais accueillir ce que donne l'autre et être capable de faire une place. Accueillir, c'est faire une place. Oui. C'est ce qui peut éviter le dogmatisme. Oui, tout à fait. Ça va pouvoir se mettre à la place de l'autre pour essayer de comprendre.

1:11:45
Présentateur

Eh oui, eh oui. Bon, alors, ce livre, Schumann-Rie aux éditions Complicité. Alors déjà, vous avez choisi une photo où vous faites la grimace. On vous a reproché d'être impertinent ?

1:11:59
Invité

Ah oui, beaucoup. Ça, c'était un hommage à ma belle-mère qui était extrêmement compétente dans un domaine très étroit qui était le droit social. Oui. Mais en dehors de ça, elle fonctionnait avec trois phrases et dès qu'on... avec 300 mots et dès qu'on sortait un tout petit peu justement du chemin, c'était « Michel, vous êtes impertinent ». Et ça m'a tellement marqué, elle me détestait.

1:12:21
Présentateur

C'est pour ça que vous l'avez mise sur la couverture.

1:12:23
Invité

Ah oui, tout à fait. Elle me détestait. Je le lui rendais bien et je le mettais en boîte. Je n'ai jamais été méchant. Je ne suis jamais méchant. Je l'ai beaucoup mis en boîte et à chaque fois, elle me répondait « Michel, vous êtes impertinent ». Et ça m'a tellement marqué, c'est tellement drôle et ça fera beaucoup rire mes enfants et mes petits-enfants qui l'ont connu.

1:12:41
Présentateur

Oui, c'est une manière de lui rendre hommage. C'est un petit hommage aussi. Finalement. Alors dans ce livre très particulier, il y a à la fois des poèmes et parfois très jolis. J'ai beaucoup aimé par exemple celui « Sur le soleil et la lune ». C'est très joli. Il y a des poèmes, il y a des dessins. Les dessins, c'est très impertinent et c'est vraiment... C'est parfois même... Il fallait qu'il valide. C'est parfois même débile. Excusez-moi. Vous vous accueillez. J'aime bien. Il y en a un, par exemple, ça va faire rire parce qu'il y a un peu de politique. La République en mâche avec un panier à salade avec bleu, blanc, rouge et on nous raconte des salades. C'est le genre...

Mais c'est très drôle. Et alors, « Lâchez prise », j'ai beaucoup aimé aussi où c'est un mec qui tient une prise et qui est en train de se faire électrocuter et vous dites... Bon, bref, il y a beaucoup d'humour. Et puis, il y a des phrases comme ça qui sont des phrases... « Un hasard n'arrive jamais seul, ça serait hasard 2 ». C'est... Alors, bon, évidemment, c'est votre humour que je connais bien. Si on vous traite de parvenu, c'est que vous y êtes arrivé. C'est des phrases qui... Ça vous fait toujours autant rire,

1:14:00
Invité

je vois. À moi, ça me fait toujours autant rire et j'ai toujours ça en tête. J'en ai d'autres, d'ailleurs, en stock. J'aurais pu continuer, mais à un moment, l'éditeur m'a dit « Bon, là, on arrête ». En fait, c'est quelque chose que j'ai colligé depuis 50 ans. Vous avez ça

1:14:16
Présentateur

dans votre tiroir.

1:14:17
Invité

Le jeu avec les mots, j'avais ça sur des petits papiers, sur l'ordinateur, etc. Et puis, j'en faisais rien. Et j'ai dit « En fait, il faudrait le représenter, pouvoir le dessiner ». J'ai cherché des illustrateurs, j'en ai trouvé aucun qui a voulu le faire. Et mon associé, dans une de mes activités, puisque par ailleurs, vous savez que je suis aussi un peu assuré financier, m'a dit « Mais dessine, j'ai vu des tableaux que tu as faits, et je sais que tu sais dessiner, ta quelle est dessinée toi-même ». Et l'an dernier, je m'y suis mis, je me suis mis à faire les dessins.

1:14:44
Présentateur

Qui sont drôles d'ailleurs, qui a beaucoup de... Enfin, moi, je les trouve mignons. Alors, on va faire une petite pause, mais juste avant, je vais vous en lire une que je trouve très drôle. À 25 ans, raide amoureux. À 50 ans, amoureux. À 90 ans, raide. Allez, on se retrouve dans un instant avec Michel Choumane.

1:15:03
Locuteur non identifié

14h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.

1:15:07
Présentateur

Philippe Arlin est avec nous, sexothérapeute, et je rappelle que vous exercez également par Zoom, éventuellement, parce que je sais que... Et Michel Choumane est avec nous. Alors, vous l'avez dit, vous n'étiez pas sexothérapeute, mais vous étiez urologue.

1:15:23
Invité

Andrologue, sexologue.

1:15:25
Présentateur

Andrologue, sexologue, et vous avez beaucoup, beaucoup œuvré pour la sexologie.

1:15:29
Invité

J'étais administrateur du syndicat de... Comment ça s'appelait ? L'ASFSC, Société Française de Sexologie Clinique, pendant un moment. Oui, oui, tout à fait.

1:15:39
Présentateur

Absolument. Et vous avez connu énormément de sexo. Vous en avez formé aussi, j'imagine, un peu. Oui, aussi. Bien sûr. Alors, aujourd'hui, vous avez un peu lâché parce que vous avez envie de profiter de la vie et vous avez bien raison. Vous habitez un petit peu aussi à la campagne, mais vous n'avez jamais perdu votre humour.

1:16:00
Invité

Et non.

1:16:01
Présentateur

C'est important l'humour. C'est peut-être la chose essentielle de la vie.

1:16:05
Invité

Oui, vous savez, je vous racontais ce livre-là qui est 50 ans de petits bouts de papier, de petits trucs.

1:16:09
Présentateur

Ça s'appelle Schumanerie aux éditions Complicité. On le trouve notamment à la FNAC.

1:16:13
Invité

Il est à la FNAC sur Amazon. Bien sûr. Et il n'est pas cher. Mais ce qui est... Dedans, il y a de l'écrit et il y a des dessins. Alors évidemment, on ne peut pas parler des dessins beaucoup à la radio. Les écrits, on peut en parler si on veut. Mais il y avait tous ces jeux de mots que je voulais, que je les voyais en dessin et j'ai fini par les faire. Et par ailleurs, en parallèle, il y avait aussi... On avait un club de poètes où on était sept couples et on se réunissait par 25 ans et chaque mois, on avait un thème différent sur lequel on devait piocher dans la littérature ou écrire. Et il se trouve que j'en ai écrit quelques-uns et j'en ai gardé quelques-uns là-dedans.

Et puis, il y avait quelques petites phrases clés comme ça à mes enfants pour leur expliquer pourquoi tu n'arrêtes pas de répéter toujours la même chose. Et je leur disais mais pour enfoncer un clou, il faut lui taper plusieurs fois sur la tête. Mais ils l'ont retenu et ils l'ont retenu pour leurs propres enfants. Et c'est des petites choses drôles comme ça qui... Bon, et j'ai dit plutôt que de faire un testament, je vais faire un bouquin.

1:17:13
Présentateur

Vous avez raison, c'est plus drôle. Absolument. Vous y pensez à la mort ?

1:17:20
Invité

Ah oui, bien sûr.

1:17:21
Présentateur

Et alors ?

1:17:22
Invité

Et alors ?

1:17:23
Présentateur

Oui, oui, non mais c'est important parce que c'est un sujet aussi tabou que la sexualité. C'est pour ça que je me permets de vous poser la question. Vous êtes d'accord, Philippe ? Ah oui, oui. Parler de sa mort, c'est comme parler de sa sexualité, c'est parler de son intimité la plus profonde.

1:17:39
Invité

Oui, la mort ne me fait pas peur du tout. La souffrance, oui, j'aimerais pas souffrir mais la mort ne me fait pas peur. Il y a un moment, ça s'arrêtera, ça s'arrêtera. Et il y en aura toujours d'autres pour prendre le relais.

1:17:48
Présentateur

Oui, et puis peut-être que quand on a vraiment vécu, on accepte plus facilement qu'à un moment, il faut laisser la place aux autres. C'est vrai que j'avais vécu

1:17:56
Invité

trois ou quatre vies, donc... Oui. Il a quand même pris soin de poser sur le papier son testament avant de partir. Oui, ça c'est important. Il anticipe.

1:18:05
Présentateur

Oui, oui, parce qu'il y en a beaucoup qui...

1:18:07
Invité

Et du coup, qui vont d'autant plus avoir un rapport douloureux à la mort parce qu'ils n'ont pas su transmettre avant.

1:18:16
Présentateur

La mort est un état physiologique parmi d'autres, ça dure juste plus longtemps.

1:18:21
Invité

Exactement.

1:18:21
Présentateur

Voilà la phrase de Michel Schumann sur ce sujet. Et justement, qu'est-ce que vous pensez de les relations hommes-femmes aujourd'hui ? Vous ? Qu'est-ce que vous avez envie d'en dire ? Parce qu'on voit que c'est tendu.

1:18:36
Invité

C'est très tendu. J'ai l'impression que les femmes se passent de plus en plus des hommes. qu'elles ont... Parfois, elles ont envie de faire comme si elles étaient des hommes et puis de moins en... Et en fait, peut-être de moins en moins parce qu'elles se sont rendues compte qu'en étant simplement femmes, elles pouvaient vivre. Elles vivent leur vie, vivent leur sexualité, vivent leur couple, vivent leur maternité sans avoir besoin de se déguiser en hommes.

1:19:04
Présentateur

Oui, enfin, c'est un peu politiquement correct ce que vous êtes en train de dire là.

1:19:08
Invité

Ah non, c'est ce que j'observe.

1:19:09
Présentateur

Oui, oui, non, mais bien sûr, mais est-ce que vous pensez que c'est la solution ?

1:19:14
Invité

À terme, sûrement pas. À terme, sûrement pas. On va vers une dénatalité terrible, et alors ça, pour le coup, c'est politique. Oui, mais ça,

1:19:22
Présentateur

à la limite, l'individu, ça ne le concerne pas. C'est un problème de société.

1:19:27
Invité

C'est un problème de société, absolument,

1:19:29
Présentateur

oui. Mais, parce que moi, ce que j'entends quand même, c'est que beaucoup de femmes se plaignent parce que les hommes n'osent plus n'osent plus aller vers elle et beaucoup d'hommes sont complètement coincés.

1:19:44
Invité

Ils ne savent pas comment faire. Vous savez, cette histoire qui remonte déjà à un certain temps aux Etats-Unis où un patron avait dit à sa secrétaire ce t-shirt vous va bien, elle lui a fait un procès pour harcèlement qu'elle a gagné, il aurait dû dire simplement vous avez un beau t-shirt. Le fait qu'il lui dise ce t-shirt vous va bien supposait qu'il y avait les formes, etc. Donc, les hommes n'osent plus parler aux femmes parce que on parle très très vite de harcèlement.

1:20:10
Présentateur

Oui, mais c'est une petite catégorie de femmes en fait qui porte plainte, me semble-t-il. Oui, oui, c'est ça aussi. C'est ça qui vient

1:20:18
Invité

tout bousiller justement.

1:20:19
Présentateur

C'est toujours pareil.

1:20:21
Invité

C'est les minorités

1:20:22
Présentateur

qui crient. Oui, qui parlent très fort et c'est là où il faudrait peut-être que... Moi, j'ai l'impression en fait que les réseaux sociaux qui sont forcément ceux qui parlent le plus fort ont un peu tendance à faire la loi et ce serait bien qu'on prenne conscience que ce n'est pas la majorité et normalement si on était en démocratie, ça doit être la majorité qui règne.

1:20:50
Invité

Bien sûr, seulement la majorité elle est heureuse et elle n'a pas de raison de...

1:20:55
Présentateur

Je ne suis pas sûre moi. Pour les écouter tous les jours, franchement non, je ne suis pas sûre.

1:20:59
Invité

En tout cas, peut-être pas dans le domaine qui nous concerne ici qu'est la sexualité. Et l'amour. Oui,

1:21:04
Présentateur

et l'amour non. Parce que je crois que les jeunes qui se retrouvent seuls, on n'a jamais vu autant d'anxiété.

1:21:11
Invité

C'est vrai. Mais ceux qui sont épanouis ne parlent pas. Ça, je suis d'accord. C'est vrai qu'on va plus facilement prendre la parole pour se plaindre que pour expliquer qu'on est épanoui. Mais pour autant, je reviens à Brigitte sur le fait que je ne pense pas que la majorité silencieuse soit une majorité heureuse.

1:21:29
Présentateur

Non, non, je suis sûre que je suis sûre.

1:21:31
Invité

Il y a une majorité en colère qui fait beaucoup de bris qui n'est pas une majorité, qui est une minorité en colère et on les retrouve comme les crieurs de journaux, on les appelait les crieurs. Donc, ils font beaucoup de bruit et ils prennent beaucoup de place, y compris dans les médias. Mais je pense que ceux qui ne disent rien ne disent pas rien parce qu'ils sont satisfaits. Je pense que... Je pense que c'est même bien. Ils sont désabusés et qu'ils n'osent plus dire parce qu'ils ont l'impression que de toute façon, il n'y a pas de solution. Et puis aussi, ils ne savent pas à qui le dire. C'est vrai aussi.

1:22:03
Présentateur

Oui, puis aujourd'hui, dès qu'on dit quelque chose qui n'est pas politiquement correct, on se fait... On se fait tacler immédiatement. Donc, c'est compliqué aussi.

1:22:13
Invité

Là, j'attends les réactions à mon bouquin. Je risque d'avoir quelques sur les dessins.

1:22:18
Présentateur

Non, parce que je pense que ce...

1:22:20
Invité

Il n'y a rien d'agressif.

1:22:23
Présentateur

Si, on pourrait... Si on veut, on trouve... Franchement, je pense qu'on pourrait trouver plein de choses très sexistes.

1:22:32
Invité

Regardez Gap Pride, par exemple. Regardez Porte Maillot. Regardez la barre d'à papa. Mais ça, bon, il faudra le regarder. C'est le moment de dire. Je suis désolé, je fais de la pub, il faut acheter le bouquin. Oui, mais on a bien compris. C'est de bonne guerre, comme on dit.

1:22:52
Présentateur

Bon, en tout cas, c'est un livre qui peut vous amuser et qui... Comme je dis, on le déguste, on ouvre une page. Moi, j'ai trouvé aussi beaucoup... Là, on n'en parle pas beaucoup parce que c'est compliqué de parler de poèmes à la radio, mais il y a des très jolis poèmes. Et c'est là où on voit aussi votre face cachée que vous n'aimez pas montrer, c'est-à-dire votre sensibilité, Michel Schumann. Moi, je vous connais bien. Voilà. En tout cas, j'étais ravie qu'on conclue cette saison avec vous, justement, Michel Schumann. Merci de l'invitation. Et ça s'appelle Schumannery aux éditions Complicité. Et puis, Philippe Arlin, merci aussi d'avoir partagé cette émission avec moi.

On se retrouve, évidemment, à la rentrée. Juste votre petit message à tous ceux qui nous écoutent.

1:23:39
Invité

Moi, je voulais les remercier des témoignages qu'on a eus aujourd'hui parce que ces histoires d'amour, ça donne envie.

1:23:47
Présentateur

Oui, et c'est vrai que l'amour, c'est encore plus... Enfin, c'est la seule chose qui est essentielle.

1:23:53
Invité

Oui, et le message, c'est quand même rester ouvert, ne refusez pas les opportunités, que ce soit à l'autre bout du monde pour huit jours ou... Ça a de l'importance. Ça ne vient jamais par hasard.

1:24:05
Présentateur

Voilà. On a tous besoin d'amour. Voilà. Merci, Philippe Arlin. Tout de suite, vous retrouvez à Alexandre Delevan pour C'est votre avenir. Nous serons lundi avec Lucie Vincent et avec Lucie Vincent, on verra comment justement s'aimer et continuer à avoir de la sexualité dans le couple.

1:24:25
Locuteur

avec Lucie Vincent. C'est parti. C'est parti.

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