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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 5 avril 2024 62 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Parc nucléaire : audition d'EDF

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • PrésidentFait
    « le Sénat a constitué le 18 janvier dernier cette commission d'enquête sur le thème de la production de la consommation et des prix de l'électricité aux horizons 2035 et 2050 »
  • PrésidentChiffre
    « au niveau mondial il doit être ce facteur de charge de près de 85 % d'après ns nos donnés nos informations alors qu'en France il serait plutôt de 65 70 »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

prenez place merci merci Monsieur d'avoir répondu à notre sollicitation c'est obligatoire mais bon je des choses que de vous remercier nous poursuivons donc les les travaux de notre commission d'enquête avec votre audition monsieur Lewandowski vous êtes directeur exécutif du groupe EDF en charge de la direction du parc nucléaire et thermique donc avant de vous donner la la parole je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévu aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende alors ça fait un peu bizarre quand on arrive d'entendre ça mais c'est la loi donc je me dois de vous le de vous le rappeler et de vous demander euh de prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je le jure je vous remercie monsieur donc comme vous le savez le le Sénat a constitué le 18 janvier dernier cette commission d'enquête sur le thème de la production de la consommation et des prix de l'électricité aux horizons 2035 et 2050 nos travaux sont centrés sur le le système actuel et ses évolutions et et son avenir est-ce que ce système est en capacité de faire face à la demande d'offrir aux particuliers nos entreprises une électricité un prix raisonnable et quelles sont ces perspectives de de développement c'est la la question centrale à laquelle nous souhaiterions pouvoir répondre d'ici quelques quelques mois le cœur de notre audition avec vous donc va va porter sur le parc nucléaire historique qui a causer à notre pays not concitoyens quelques inquiétudes notamment en 2022 euh il est essentiel que la la représentation nationale et et nos concitoyens soient bien informés de la situation de ce parc qui est un gage de de notre souveraineté énergétique nationale donc quelques questions en rapport avec cela où en est la situation et l'évolution du productible depuis fin 2022 la variante haute annoncée pour 2035 et de 400 tawh vous direz si c'est si c'est le toujours le cas mais EDF communique davantage sur 360 alors comment atteindre ces 400 taw que que manque-t-il pour y parvenir quels obstacles persistent pour les atteindre où en est le facteur de charge des réacteurs du parncléaire historique et pour dire les choses pourquoi est-il sensiblement plus faible que la moyenne mondiale donc je me permets de rappeler que le facteur de charge c'est le rapport entre l'énergie électrique qui est effectivement produite par le parc historique sur une période donnée et l'énergie qu'il aurait produit s'il avait fonctionné à sa puissance nominale durant la même période pour la définition que ça soit le plus clair possible au niveau mondial il doit être ce facteur de charge de près de 85 % d'après ns nos donnés nos informations alors qu'en France il serait plutôt de 65 70 euh donc et il était de 78 % en 2005 5 donc comment le faire progresser euh la corrision sous contrainte dont il a été beaucoup question et on comprend pourquoi a profondément perturbé le le système électrique français et on entend aujourd'hui parler d'un risque sur les réacteurs de 900 MW qu'en est-il euh de la réalité et à quoi doit-on s'attendre une des pistes pour aujourd'hui et pour demain est une augmentation de puissance du parc actuel avec la prolongation des de la durée de vie des réacteurs quelles sont vos évaluations de ces possibilités d'augmentation avec quel échéancier et quel coût avec quels obstacles éventuellement identifier et dernière question la prolongation de la durée du vie du parc jusqu'à 60 ans et au-delà où en est-on notamment en ce qui concerne les travaux engagés avec l'ASN l'IRSN le CEA quelles sont les fragilités et les éléments à traiter d'ors et déjà identifié à cet égard voilà euh je vais passer avant de vous donner la parole euh le le le ben la parole à Monsieur le le le le rapporteur je vous précise juste donc qu'on qu'on vous donne 10 minutes de présentation liminaire et ensuite on voilà on on débattra très simplement euh voilà monsieur le rapporteur oui merci monsieur le Président bonsoir Monsieur Lewandowski euh je crois que le président a déjà évoqué un certain nombre de questions qui sont fondamentales euh voilà on s'intéresse aux facteur de charge à la modularité au conséquences de la modularité aussi sur le sur l'état du parc sur les risques qu'il y a encore on pensait le la corrosion sous contrainre plutôt derrière nous est-ce que finalement on en a pas encore aussi devant nous donc si vous pouvez nous donner des informations sur ce sujet et euh voir effectivement de quelle façon vous préparez la possibilité de prolonger durée de vie jusqu'à 60 ans ce qui nous semble assez nécessaire aujourd'hui qui voir complètement nécessaire et est-ce que vous l'envisager pour aller plus loin que les 60 ans même jusqu'à 80 ans comme aux États-Unis je reviendrai sur les États-Unis dans les questions tout à l'heure parce que on a on a quand même des des éléments de comparaison par rapport à un parc historique et c'est intéressant de regarder ce qu'ils font pas uniquement facteur de charge voilà mais on va vous laisser si vous pouvez tenir dans les 10 minutes ça serait bien parce que comme ça même si si c'est assez contraint parce que il y a beaucoup de choses à dire mais ensuite ça permet quand même un dialogue et des questions réponses plus en tout cas un dialogue plus interactif allez-y monsieur leanovski monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames messieur je vais peut-être concentrer tout simplement mon propos liminire en partie sur les questions que vous venez de que vous venez de poser alors nous sommes en vérité aujourd'hui du côté du parc nucléaire dans une phase que je qualifieraiis de convalescence dynamique dynamique parce que nous sommes bien aujourd'hui dans une phase de reconquête de notre performance opérationnelle pourquoi cette reconquête et bien tout simplement parce que nous avons vécu récemment deux crises majeures la première qui est connue de tous évidemment et que nous avons tous vécu ensemble le covid qui nous a amené à différer toute une série de travaux pendant de très longs mois et donc une difficulté à à reprogrammer l'ensemble de de certaines visites des des cénales mais de manière beaucoup plus forte la crise de la corrosion sous contrainte comme vous l'avez évoqué en en 2022 qui nous a conduit à la plus faible production de toute l'histoire du parc nucléaire c'est-à-dire 279 tawh en 2022 nous nous relevons en ce moment de cette crise mais et je vais inscrire mon propos dans le temps aujourd'hui demain et après-demain aujourd'hui au regard d'ailleurs de votre interpellation monsieur le rapporteur aujourd'hui la crise de la corrosion sous contrainte est encore présente et elle le sera jusqu'à la fin de l'année 2025 clairement lorsque j'étais intervenu devant l'office parlementaire des choix scientifique et technologique j'avais évoqué le fait que nous en avions pour 3 ans avec une année 2022 particulièrement complexe puisque nous devions centrer nos travaux sur ce qui nous semblait être les réacteurs les plus affectés mais que les années 24 et 25 seraient elles aussi très concentrées sur le sujet de la corrosion sous contrainte mais tout simplement pour procéder à tous les contrôles restants et aux réparations restantes et donc le fait par exemple d'avoir découvert récemment à Blaye 4 ou à Paluel 2 de nouvelles traces de corrosion sous contrainte n'est pas une surprise pour nous nous sommes bien dans le cadre de la programmation industrielle de la reprise en main de ce grand sujet qui est la corrosion sous contrainte c'est ce qui nous conduit d'ailleurs à des prévisions de production vous le savez sur les années 24 et 25 qui qui reste encore assez modeste au regard de nos capacités notre objectif est de revenir à une échelle de 350 TWh à la fin 2025 je pense que si nous y parvenons nous aurons bien travaillé mais c'est évidemment un un défi en soi avec une petite part d'incertitude liée évidemment au nombre de découvertes que nous ferons dans les années qui viennent donc la crise de la corrosion sous contrainte est toujours là mais heureusement elle est aujourd'hui en cours de maîtrise industriel nos chantiers sont de plus en plus rapides notre capacité de compréhension du phénomène est maintenant presque presque totale et donc nous avons la la capacité de ne plus le vivre comme une menace mais comme vraiment l'inscription d'un sujet et d'un défaut générique dans une programmation industrielle parallèlement si nous allons mieux dès cette année vous le savez en 2023 nous avons produit 320,4 tawh soit 5 TWh de plus même que ce que l'on avait envisagé c'est non seulement parce qu'on maîtrise de mieux en mieux la corrosion sous contrainte mais aussi parce que nous avons lancé un programme visant à reprendre en main euh les les arrêts de tranche qui sont notre point de notre point de faiblesse et c'est un grand programme lancé par la direction du parc nucléaire qui s'appelle St 2025 et qui apporte d'ors et déjà ses premiers fruits c'est cet ensemble là qui me fait vous dire que nous sommes aujourd'hui en reconquête de performance que nous remontons la pente mais que oui la pente est assez raide parce que nous avons affronté notamment une crise tout à fait exceptionnelle qui était la crise que l'on craignait finalement depuis l'origine du parc la crise du défaut générique comme nous sommes un parc très standardisé évidemment le risque c'est que le jour où les premiers défauts où se présente et bien on les trouve sur l'ensemble du parc et là je finis de répondre complètement à votre question sur le paliis N4 comme sur le palier 1300 comme sur le palier 900 nous avons des découvertes y compris sur le 900 m était pas ce qui était dit au départ au départ on nous avait dit c'est uniquement circonscrit au 1300 non pas du tout moi c'est ce que j'avais compris non non pas du tout nous avons eu la conviction dès le départ que les réacteurs les plus affectés étaient probableblement les plus récents et c'est pour ça qu'on a concentré tous nos travaux c'est pour ça je pense et c'est de là que vient votre votre remarque sur le palier N4 c'est-à-dire civau et et chaud les dernières centrales et sur les plus récentes du palier 1300 mais tout le reste du programme le reste du 1300 et le 900 devait arriver justement dans ces années-là 24 4 et 25 nous sommes convaincus depuis le départ que nous allons et d'ailleurs nous en trouvons trouver là aussi des fissures mais moindre en moindre de moindre importance mais on a toujours été extrêmement prudent et modeste sur le sujet au nom justement de cette conviction que c'était bien un défaut générique donc aujourd'hui oui on est plus concentré parce que on a quasiment bouclé le programme du 1300 il nous en reste encore un petit peu mais enfin quasiment quasiment bouclé mais on passe au 900 MW et et c'est comme ça que on peut en trouver par exemple la Blayet donc mon message est quand même un message d'espoir après cette anous horribilis de 2022 nous sommes clairement en reconquête et on l'a montré l'année dernière avec nos 320 TWh j'espère qu'on fera mieux évidemment 24 et qu'on atteindra les 300 les 350 en 2025 donc voilà ça c'est pour aujourd'hui ce sur quoi nous sommes particulièrement concentrés ensuite l'étape qui suit c'est que l'année 2023 a été une année charnière on parle beaucoup évidemment de la relance du nucléaire en pensant nouveau nucléaire construction des PR2 des petits réacteurs des SMR je suis là pour vous dire en tant que directeur de la production nucléaire existante que que la relance aussi chez nous se fait sentir et de manière très forte en clair nous réouvrons des chantiers qui avait été clos dans les années passées tout simplement parce que ce que nous demandait la programmation pluriannuelle de l'énergie c'était de fermer 12 réacteurs en plus de fen donc nous n'avions aucune raison d'ouvrir des chantiers de performance ou d'excellence ou de développement l'année 2023 est une année très importante pour nous parce que ça a été à la fois une année de réaffirmation et d'ouverture d'un certain nombre de chantiers la première réaffirmation elle est venue au printemps dernier le gouvernement nous a demandé de lui écrire une note sur notre vision de la capacité de notre parc à aller à 60 ans et donc nous avons rédigé une note au gouvernement au printemps dernier donc je sais plus exactement je crois que c'est au mois de mai ou au mois de juin euh qui dit que notre conviction est que les 56 réacteurs du parc actuel tel qu'on les connaît ont la capacité d'aller à 60 ans laasn a d'ailleurs été interrogé à la suite par le gouvernement et elle-même donné son avis sur euh le 60 ans et fort de cette conviction que nous portons conviction industrielle nous avons déposé dès l'été dernier ce qu'on appelle un document d'orientation pour les vd5 900 pour les 5è visites décennales cell qui nous mèneront de 50 à 60 ans pour le parc 900 MW donc nous avons déposé ce dossier d'orientation comme nous le devons à l'Autorité de Sûreté Nucléaire et donc l'instruction des vd5 pour les premières central qui viendront à cet âge là je pense à tricasttin en 2029 qui sera la première et bien l'instruction de ce dossier desvd5 est d'ors et déjà lancée 2e axe de travail la capacité à allonger la durée des cycles quel est l'intérêt ben l'intérêt c'est que la le moment difficile euh d'une vite centrale euh finalement euh c'est à la fois son arrêt et puis c'est son redémarrage et donc évidemment moins on a d'arrêt et moins on a de redémarrage plus l'appareil l'outil qu'est le réacteur a la capacité de délivrer ce qu'on en attend et dans de bonnes conditions de sûreté et de sécurité et donc l'allongement de cette durée des cycles pour le 900 MW d'au moins 6 mois est un travail qui est d'ors et déjà lancé dans notre maison c'est Framatome qui est en chef de fil sur ce sur cette question mais avec toutes nos ingénieries à ses côtés deè grand chantier est ouvert vous l'avez évoqué tout à l'heure excuse excusez-moi la prolongation du cycle de 6 mois ça fait quoi c'est passer 12 à 18 mois je je suis un peu he de passer de 12 mois à des de cycles de 12 mois à des cycles de 18 mois d'accord ça me touchait la période d'arrêt et de et de ah bien sûr mais il pourit y avoir aussi je comprends bien à condition de fonctionnement constante et y compris de maintenance c'est l'objectif le deuxème chantier que nous avons ouvert euh c'est celui de l'augmentation de puissance vous l'avez évoqué alors on a deux cas qui sont très différents vous avez l'augmentation de puissance du 900 MW et l'augmentation de puissance du 1300 MW sur le 900 MW euh je vais sans doute un peu vite mais cette augmentation de puissance est relativement simple à obtenir pourquoi parce qu'on on va travailler uniquement sur la turbine et sur le circuit secondaire c'est vraiment de l'amélioration du fonctionnement des ailes des rotor c'est un travail que nous connaissons que nous maîtrisons donc le sujet est de programmer la capacité de remplacement de cette turbine ou de faire ces travaux-là au fur et à mesure des visites et des arrêts pour faire en sorte que chacun des réacteurs du 900 MW obtiennent cette capacité d'augmenter sa puissance le gain final malheureusement sera pas colossal mais on attend quand même 5 TER de cette augmentation de puissance ce n'est pas rien non plus l'augmentation de puissance sur le 1300 MW donc l'autre palier est beaucoup plus complexe pourquoi parce que l'optimisation de la turbine a déjà été faite donc c'est pas sur le secondaire que l'on va travailler mais sur le circuit primaire autrement dit sur le cœur du réacteur et là évidemment vous devez retravailler toutes les options de sûreté pour obtenir cette augmentation de puissance c'est un travail qui est considérable on l'estime à peu près 7 ans d'étude d'ingénierie donc là aussi le chantier est ouvert c'est la direction technique qui le porte comme chef de fil à l'intérieur de DF mais avec toute une série de de partenaires évidemment c'est un sujet d'une grande complexité et je le dis ici euh devant vous euh il est possible qu'en chemin on découvre que cette augmentation de puissance n'est peut-être pas totalement souhaitable non pas pour sa finalité mais parce que elle peut conduire peut-être à des rigidités une capacité à moindre à moduler c'est quelque chose qu'on a attend du parc français éventuellement des sujets liés au rejet qui peuvent être éventuellement plus importants aussi puisque le cœur va chauffer plus que aujourd'hui c'est pour ça que je mets une prudence je suis pas du tout en train de dire que le sujet est clos au contraire le travail ne fait que commencer mais au vu de ce qu'on a pu déjà entendre dans le passé puisque les premiers échanges techniques avaient eu lieu au vu d'une réglementation qui s'est beaucoup durcie et puis au vu des sujet que je viens d'évoquer peut-être qu'à un moment ou un autre nous serons amenés à faire un C un nombre d'arbitrage ce n'est pas l'heure aujourd'hui l'heure est à la réouverture du chantier et c'est vrai que là on attend beaucoup de l'augmentation puissance du 1300 MW puisque là on attend 15 TWh donc là c'est évidemment tout à fait considérable et ce serait un gain pour notre parc tout à fait tout à fait exceptionnel voilà tous les chantiers qui ont été ouverts et j'en arrive à l'après-demain puisque c'était une autre de vos interpellations la prolongation alors le sujet lui aussi a été ouvert en 2023 c'est-à-dire la capacité à aller au-delà de 60 ans pourquoi la question se pose vous l'avez dit aux États-Unis six réacteurs de la même nature que les nôes des réacteurs à eau pressurisé ont obtenu la capacité une licence d'aller à 80 ans si réacteurs aujourd'hui et d'Ares ut dossiers sont en cours d'instruction au vu de ces éléments là nous a semblé j'avais eu l'occasion de le dire lors d'autres auditions devant la représentation nationale nous ne sommes pas une nation obscurantiste et il me semblait logique qu'on ouvre le sujet dès lors que le discours du président de la République le bfort en 2022 a lui-même réouvert le sujet du nucléaire et de sa prolongation ce travail là il a été engagé immédiatement et nous avons tenu le 1er décembre dernier un séminaire commun autorité de sûreté nucléaire IRSN CEA et nous-mêm pour définir ensemble au fond le cahier des charges de ce qui permettrait à l'Autorité de sûreté nucléaire en 2026 de donner des premières orientations sur la capacité de notre parc à aller au-delà de cette date des 60 ans euh c'est un cahier des charges qui est très exigeant qui va porter sur tous les tous les composants y compris les composants non remplaçable comme par exemple la cuve c'est un travail très très très conséquent mais le président de rodzuk donc le président de l'Autorité de sûrté nucléaire a dit très clairement qu'en 2026 il lui semblait que c'était la bonne date pour se prononcer sur la capacité d'ouvrir cette perspective ou non notre conviction mais mais ce n'est que notre conviction à ce stade et que peut-être que l'intégralité du parc actuel de DF n'aura pas la capacité d'aller à 60 ans pour 1000 raisons au-delà de 60 ans pardon pour 1000 raisons mais qu'au vu de d'éléments scientifiques et technique sans aucun doute un certain nombre de directeurs auraient cette capacité mais le travail là vient d'être engagé et c'est une grande satisfaction d'ailleurs qu'il le soit tous ensemble avec cette perspective commune euh au fond de prolonger le plus loin possible euh bah des réacteurs qui marchent et qui marchent plutôt bien et qui ont été remarquablement entretenus tout au long de de leur vie alors au regard de l'horizon temporel de votre de votre travail finalement à l'horizon 2035 qui était votre première date euh planché si j'ose dire euh au fond les grandes ligne sont déjà sont déjà établies puisque de notre côté les premières vd5 je voulais annoncer sont d'ors et déjà sur le sur le métier et à cet horizon là en 2035 2036 et bien si tout va bien on commencera les vd5 du 1300 MW donc je dire notre vie à nous à cette on là est à peu près à peu près CLA avec un parc de production de l'ordre de 63 GW à cet horizon est-ce que l'aspect excusez-moi est-ce que l'aspect coût a été également évalué alors jusqu'à cette date de 2035 à peu près simplement en conseil d'administration pour l'instant nous n'avons acté et le conseil d'administration n'a souhaité actter que les années 22 à 28 pourquoi pour une raison très rationnelle pardon la répétition c'est que au moment où nous avons présenté ce programme et encore aujourd'hui je n'ai pas une vision précise de ce que sera le contenu des vd5 h aujourd'hui ce que je sais c'est que dans le cadre des vd4 nous dépensons chaque année entre la maintenance et le grand carénage entre 4 milliards 7 et 5 milliards 2 euh par an donc là on peut se dire qu'on est autour de 5 milliards de toute façon jusqu'aux années 28 ensuite nous serons très dépendants de du contenu j'y reviens de cvd5 aujourd'hui notre vision est la suivante je vais parler avec prudence parce que d'abord nos propres troupes n'ont pas encore produit les documents qui conviennent et puis ensuite l'ASN et l'IRSN auront à travailler sur les propositions que nous ferons ce qui nous semble je crois assez partagé aujourd'hui avec avec l'ASN c'est le fait que les vd5 seront probablement très concentrés sur l'adaptation au dérèglement climatique autrement dit pardon de caricaturer mais les vd4 sont très concentré et était très concentré sur le post Fukushima sur une amélioration de sûreté tout à fait exceptionnelle puisqu'elle nous porte pas très loin du niveau des des pr les vd5 bien évidemment que nous continuerons à travailler sur les améliorations de sûreté mais probablement de manière beaucoup plus modeste puisque l'essentiel des travaux viennent d'être réalisés et qu'on sera plutôt concentré sur des sujets de type dérèglement climatique alors par rapport à votre question monsieur le Président quel est le coût exact bien ça sera beaucoup lié au type de seuil que nous allons devoir imaginer sur cette adaptation et plus largement aussi de tous les compléments qui nous seront demandés en terme de de sreté de gestion des écarts tout à fait classique donc excusez-moi je vais permettre de vous interrompre parce que effectivement on est parti je termine juste ma phrase parce que c'était la réponse vu d'aujourd'hui notre vision est que ce montant d'environ 5 milliards par an est probablement un montant assez réaliste post 2028 mais à ce stade il n'a pas été calculé précisément pour les raisons que j'ai dit et pas soumise au conseil d'administration alors je vais vous poser C cette question là mais entre 47 et 52 autour de 5 milliards par an ça c'est donc pour les visites lié quoi pour les les travaux liés à la prolongation de vie de l'existant c'est les deux c'est à la fois notre programme de maintenance courant d'accord plus plus la prorogation les visites décennales voilà mais c'est pas le renforcement de la puissance ah non le renforcement de la puissance sur les 900 ça ça ça ça ferait combien de de puissance supplémentaire et pour quel coût alors à combien vous l'estimez aucune idée à ce stade c'est encore un peu tôt parce que je vous dis les les les chantiers ont été ouverts au mois d'octobre et novembre dernier hein donc on est vraiment au tout démarrage sur le je l'UR dit sur le 900 euh oui oui sur sur le sur le 900 MW on en attend 5 TWh d'augmentation de puissance et sur le 1300 MW on attend 15 TWh donc l'augmentation de puissance tout c'est 20 TWh complémentaires de production possible ensuite le chiffrage de l'ensemble je m'engage devant vous à vous envoyer les éléments dont on peut disposer par exemple sur le 900 que je vous disais tout à l'heure c'est que il y a sans doute un préchiffrage possible puisque il s'agit de remplacer des turbines donc après avec un coup moyen de turbine coup moyen de turbine il est pas si facile à faire non plus mais enfin on peut vous don donner une approximation en revanche sur le 1300 MW nous sommes très en amont puisque ce sont vraiment des travaux qui nous mènent à des modification du cœur peut-être à des travaux nouveaux sur le combustible lui-même donc là on est très en amont mais nous nous vous ferons parvenir un document é vous pe-être une idée du prix auquel ça sera intéressant de le faire cont tenu de du fait que sur les 900 on a 5 TW supplémentaires et si on fait aussi les 100 on arrive à 20 vous avez peut-être une idée un peu du du seuil au-delà duquel il faut pas y aller vous voyez ce que je veux dire oui je pense que le seuil il est il est assez partagé dans la maison il me semble que mon collègue Marc Benayoun l'a peut-être évoqué avec vous hier c'est le le fameux 70 € alors un peu plus un peu moins mais le 70 € du mgaw est ce que nous recherchons en général là moi je cherche en montant d'investissement c'estd que ah à la fin c'est pour donner un prix final qui est en€ par M c'est un peu li mais comme les 60 € on n pas le détail du du calcul et qu'on a pas beaucoup de détails sur les comptes je v vous dire ça fait partie de nos critiques un petit peu he sur la façon dont dont on peut avoir des informations de la part de DF parce que on se trouve que sur les comptes c'est il y a pas une transparence absolue donc on a du mal et moi la ma question c'est de me dire je suis dirigeant de DF je me dis j'ai envie de de renforcer la puissance de mes réacteurs je ça va me permettre de dégager 5 TWh par an euh jusqu'à combien je peux investir pour pour le faire et jusqu'à quand c'est ça me paraît rentable et valable c'est ça ma question parce que comme vous avez pas encore l'estimation je peux me dire si vous avez si vous avez le plafond que vous vous ne souhaitez pas avoir à dépasser c'est déjà une information l'information de base elle est une espèce d'évidence pour une entreprise c'est que le parc nucléaire français reste rentable et le parc nucléaire français est formidablement rentable depuis depuis qu'il est en fonctionnement évidemment plus les années qui passent plus les années nous permettent d'amortir tous les frais qui ont été engagés vous le savez très bien pour sa construction donc plus il peut continuer à fonctionner et y compris avec 5 milliards d'investissements par an de CAPEX mieux je pense nous nous porterons alors vous avez parfaitement raison il faudra ensuite et ça fera partie des arbitrages collectifs que que j'évoquais tout à l'heure sur le 1300 MW c'est ce qui nous rapporte le plus en tarawh il y aura toute une série d'arbitrage à faire j'ai évoqué les arbitrages réglementaires j'ai évoqué des arbitrages en terme de rejet j'ai évoqué des arbitrages en terme de capacité de modulation évidemment que sur le plan économique et financier l'entreprise regardera aussi son intérêt et le présentera à son actionnaire qui est l'état bien sûr tout ce process doit avoir lieu mais je le redis le groupe de travail il était ouvert en octobre novembre dernier on est encore au aux premières heures de de de cette inspection donc voilà je je vous répondrai nous vous répondrons par écrit sur le 900 MW je le redis parce que le sujet est plus simple il s'agit de turbine à acheté et installer et puis il y en a qui ont déjà été faites non vous avez déjà le coût un peu deou al le problème c'est que c'était il y a 10 ans et que les coûts ont terriblement sont terriblement envolés mais mais on vous donnera tous ces éléments sans sans difficulté mais d'ors et déjà je peux vous dire que ce sera et ça restera extrêmement rentable là dessus il y a absolument absolument aucun doute donc voilà je je je je je pour terminer ce qui était un propos luminaire mais enfin qui visait à essayer de répondre à vos à vos premières questions euh l'horizon 2035 pour nous est à peu près clair l'horizon 2050 lui il est lié justement au choix que feront les pouvoirs publics demain parce que effectivement si on devait arrêter notre parc à l'âge de 60 ans outre les fait falaises qu'il faudrait retravailler évidemment ça nous met a une capacité nucléaire avec Flamanville 3 qui est de l'ordre de 19 GW donc on a changé de monde si on je reste bien sur mon périmètre de parc existant je ne parle pas de PR2 je ne parle pas de ces constructions mais aujourd'hui en 2050 si nous estimons que à la fin notre parc ne peut pas aller au-delà de 60 ans et bien nous serons en 2050 à 17 GW donc c'est évidemment je le redis bien on change de monde donc c'est bien bien le le sujet au fond en partie aussi de votre de votre travail qui est d'éclairer le l'avenir et et les choix que notre pays fera pour le mix énergétique qu'il souhaite à cet horizon là voilà ce que je pouvais vous dire en quelques mots mais il y a peut-être d'autres sujets je vais revenir on va échanger va je vais revenir alors juste par rapport je reviens un tout petit peu sur la corrosion sous contrainte parce que on a le sentiment que c'est un problème franco-français est-ce que sur les parcs vous avez des des exemples ou des des choses qui sont passées de de même nature ou est-ce que c'est un défaut purement français on sait pas faire le béton on sait pas je sais pas ah non non là pour le coup rien à voir avec le béton c'est déjà ça de quoi s'agit-il il s'agit de fissures sur des tuyauteries auxiliaires au circuit primaire et sur un acier qui est censé être particulièrement protégé puisque c'est de l'inox et donc sur cette matière là et à cet endroit-là il n'y a qu'une seule autre référence au monde assez récente elle s'est passée sur un réacteur japonais oi3 et sur un pressuriseur c'est le seul élément comparable à ce que nous avons et ce que nous connaissons sur nos tu c'est la raison pour laquelle d'ailleurs de notre désarroi au moment de sa découverte c'est qu'il n'y avait aucune littérature aucun élément scientifique et technique sur le sujet nous étions face à un phénomène inconnu non pas la corrosion sous contrainte elle elle est connue elle est connue sur les réacteurs auouillantes elle est connue sur toute une série d'autres d'autres matériaux mais ce ce défaut là sur des circuits auxil en inox nous ne le connaissions pas donc non nous n'avons pas d'autres références à l'échelle internationale sur le sujet alors deuis évidemment il se trouve qu'on a toute une série d'instances internationales qui nous permettent de dialoguer entre opérateurs donc on a été amené à faire beaucoup de beaucoup de de communication scientifique et d'échange avec avec eux je note que ils sont aujourd'hui très intéressés notamment par le moyen de détection de contrôle non destructif euh pour eux-mêmes je pense lancer un certain nombre de de contrôle de leur côté alors euh moi je je reviens aussi sur le facteur de charge parce que je comprends que le la corrosion sous contrainte est est joué un rôle pas négligeable mais quand même le facteur de charge ça fait depuis 2016 à peu près qu'on le constate en tout cas par rapport à à la production anticipée euh pour ces années-là quoi moi j'ai vu j'ai j'ai j'ai vu un certain nombre de courbes euh et la production réelle on a un décalage quand même sensible ok ça vient d'où ça vient de problème d'organisation en interne de suivi de qu'est-ce qui s'est passé pour que effectivement notre facteur de charge soit aussi faible depuis un petit moment c'est pas nouveau et et quelles sont les mesures qui peuvent être envisagées pour retrouver les facteurs de charge plus conséquent alors sachant que ça ça ça ça a un impact sur le le prix de revien bien sûr du megaw et forcément sur la facture du du consommateur bien sûr bon c'est une question qui a ses complexités qui a aussi ses [Musique] évidences premier sujet vous avez cité monsieur le rapporteur l'année 2016 ce n'est pas un hasard c'est l'année du lancement du grand carénage [Musique] c'est-à-dire cet ensemble derrière le mot grand carénage qui relève à la fois des modifications qui vont nous être demandées par l'Autorité de Sûreté Nucléaire pour améliorer la sûreté mais aussi l'ensemble du dispositif post Fukushima et c'est le moment où les grands travaux commencent et évidemment tout ceci n'a fait que augmenter au fur et à mesure du temps puisque en 2021 l'Autorité de sûreté a émis un avis générique que Tricastin a lancé sa avait des quatre et que depuis nous menons C à Sep visites décennales par an cette année nous allons mener SEP visites décennales en parallèle cinq visites décennales du 900 euh et et deux sur le 1300 une visite décennale c'est un très grand chantier quand c'est une vd4 euh les 4e visite décennale c'est cinq fois plus de euh travaille que les vd3 donc on a vraiment changé d'ampleur industrielle et cinq fois plus de travail ça veut dire cinq fois plus d'investissement cinq fois plus euh d'entreprises mobilisées de salariés à coordonnés de travaux de pièces nouvelles ce sont donc des chantiers qui sont considérables et que là où des visites décennales pouvaient être attendues historiquement de l'ordre de 3 à 4 mois aujourd'hui entre les phases a et les phases B on est sur près d'un an d'arrêt pour mener l'ensemble de ces travaux-là donc on a vraiment changé totalement d'époque et quand vous me dites ben oui mais par rapport aux États-Unis ou même par rapport à d'autres hein qui sont bien plus performants ben il y a une grande différence c'est qu'on est le seul parc au monde à mener ces travaux-là on est le seul parc au monde amener nos 56 réacteurs à un niveau de sûreté qui soit égal à ceux de la génération suivante des pr alors c'est vrai que nous avons une réputation à tenir mais on a aussi une responsabilité particulière nous restons aujourd'hui le premier opérateur mondial de nucléaire donc c'est aussi assez légitime que on soit un peu à l'avant-garde de ce que il peut être imaginé demain mais en tout cas les exigences réglementaires et les exigences en terme de sûreté partagé qui ont été le résultat à la fois du post Fukushima et de tout le travail commun entre EDF ASN et RSN conduit à des travaux qui sont sans commune mesure avec ce que les autres parcs connaissent dans le monde ce n'est pas le seul sujet je vais venir mais excusez-moi ça ça veut dire que cette cette problématique ces objectifs de de de performance industrielle ne se pose pas sur les pour les autres parcs nucléaires au monde c'est clair nous sommes les seuls à avoir fait le choix je le redis sans doute au nom d'une forme de responsabilité mais de dire que notamment après Fukushima nous devions basculer d'un monde à l'autre en terme de sûreté et que l'objectif sans pouvoir l'atteindre totalement était de se rapprocher le plus possible du niveau de sûreté offert par les PR c'est-à-dire par les réacteurs futurs oui nous sommes les seuls au monde à l'avoir à avoir lancé ces travaux là donc ça c'est le premier grand facteur et il est absolument majeur parce que évidemment au regard de votre question ça veut dire des temps d'ar-moi avant 2016 donc on était pas moi il me semble que même avant 2016 on avait des facteurs de charge moins moins importants que que d'autres parcs alors parce que je su partir 2016 parce que j'ai vu une courbe de 2016 j'avoue que j'ai pas l'information décrochage mais la date était excellente il y a un décrochage en 2016 c'est sans doute un document de DF voilà alorsell donc excellent je termine c'est pas le seul sujet qui fait qu'on a un facteur de charge différentiel mais mais c'est le premier de loin le plus important le second c'est que que notre parc a été construit en très peu d'années 15 ans quasiment pour l'essentiel et donc nous avons eu un un renouvellement générationnel à gérer justement dans ces années-là qui est absolument colossal vous preniez cette année-là je reprends les chiffres pour ne pas dire de bêtises mais de 2009 à 2019 12000 salariés partent en retraite 12000 partent en retraite et nous en avons recruté 16000 le résultat il est très simple c'est que nous n'avons pas perdu en compétence je ne le crois pas mais on a perdu en expérience on a 12000 salariés très expérimentés qui connaissaient chacun leur réacteur au millimètre remplacé par des gens qui commencent moi aujourd'hui au parc nucléaire j'ai 30 % de trentenire ils seront excellent dans 15 ans par définition mais ils ont encore une courbe d'apprentissage parce qu' un réacteur nucléaire c'est c'est d'une complexité inouie et il faut beaucoup de temps pour le maîtriser dans sa totalité donc ça c'est le deuxième point qui a été très important on a vécu un renouvellement générationnel qui est à la fois une force he je le redis c'est un bonheur d'aller dans chacune de nos centrales et de voir que la jeunesse est là et qui est une jeunesse extrêmement dynamique vive et qui a envie d'avancer mais évidemment on peut pas leur demander d'avoir l'expérience des cinquantenaires donc ça c'est le deuxème élément qui pour moi a été très très important le troisème mais tout est un peu lié aussi avec des exigences environnementales on a changé d'époque entre-temps qui sont de plus en plus importantes qui nous mène à faire des travaux de plus en plus conséquents et qui rentrent aussi dans la catégorie dans la catégorie première que que j'évoqué et puis le dernier point peut-être le plus douloureux mais enfin on a quand même accessoirement aussi perdu 10 terw puisquon parle de de moyenne avec la fermeture de fenhe une fois que j'ai dit ça je n'ai pas tout dit il reste un dernier point et vous avez raison monsieur le sénateur sur lequel nous sommes convaincus d'avoir des capacités d'amélioration réelle grâce à une organisation plus concentrée sur les arrêts de tranche c'est ce que j'évoquéis tout à l'heure avec le grand programme lancé par Étienne dutille que vous avez auditionné d'ailleurs ici en tableeronde le directeur du parc nucléaire qui a lancé ce programme distar 2025 mais qui est justement très concentré sur le sujet proprement dit des arrêts de tranche comment est-ce qu'on peut améliorer le dispositif et son intuition et les chantiers ont été lancés en 19 donc un peu retardé parce que covid parce que CSC mais son intuition on sait aujourd'hui qu'elle était parfaitement juste puisque d'ors et déjà aujourd'hui là nous commençons à engranger les premiers résultats très concrets de Start 2025 et c'est un vrai plaisir je trouve que j'étais pas plus tard que ce matin même à à au doc d'aubertvillier où on avait 1000 starterurs donc qui sont les mur du programme St 2025 dans toutes les centrales et et et l'énergie qui se dégageit était d'autant plus extraordinaire que justement il y a les premiers résultats c'est quoi les premiers résultats bah c'est des premiers résultats sur ce qu'on appelle le le JAL 22 c'est-à-dire les phases de mise à l'arrêt qui sont toujours critiques on avait des taux de réussite c'est par rapport à votre question c'est pour vous dire que je suis totalement transparent avec vous qui était totalement insupportable 2019 on a 2 % de taux de réussite sur les phases de mise à l'arrêt taux de réussite ça veut dire que la mise à l'arrêt se passe exactement dans le temps prévu préu bon on est passé à 64 % voilà on n'est pas au bout notre objectif c'est bien d'aller le plus loin possible mais enfin c'est un premier changement un deuxième changement c'est la capacité d'anticipation de la durée de l'arrêt et là on avait des décalages qui étaient vraiment de plus en plus longs et là aussi on a a gagné au moins 7 à 8 jours de capacité de prévision c'est énorme C à 8 jours de production et donc ça ce sont des éléments très concrets et puis il y a des éléments plus culturels qui sont déjà lancés et notamment qui passent par la réinternalisation d'un certain nombre de fonctions euh nous avons sans doute poussé le curseur trop loin à un moment de de notre organisation vers l'externalisation jusqu qu'à perdre le contrôle d'un certain nombre d'éléments et donc je pense à la capacité dite d'ouverture fermeture de cuve je pense au soudage évidemment je pense à à 1000 sujets qui sont tous en cours de reprise en main par ce programme et qui d'ors et déjà donne des résultats et dont nous attendons effectivement une capacité à aller plus loin demain ça fait partie de la trajectoire des 400 terwh que vous avez évoqué les 400 terw c'est bien la capacité demain d'aller au-delà des 350 que j'évoquéis pour 2025 avec bien sûr l'arrivée du 57e réacteur dans notre flotte flamandville 3 et si dit terraw avec peut-être l'augmentation de puissance autour des 20 TWh que j'évoquais et puis bien sûr on attend au moins 20 TWh de d'amélioration grâce au programme St 2025 lui-même c'est cet ensemble aggloméré qui nous mène à à ce chemin euh et et peut-être je l'espère cette réussite demain des 400 terw après les années 30 dans les années 30 merci euh je pense que merci pour ces explications c'est assez clair euh et ça doit expliquer sans doute le la différence de prix de revient que de coût complet aujourd'hui de nucléaire historique parce que le a priori le parc américain et le parc Finlandais sont autour de 30 alors aux États-Unis 30 dollars le mgaw et et nous on est quand même au-dessus quoi alors je sais pas exactement à combien euh combien on est exactement mais on est quand même bien au-dessus c'est lié à tout ce que vous avez cité en fait toutes les les les contraintes qu'on s'est fixé sur le plan sécuritaire environnemental et qui ont entraîné un certain nombre de de travaux complémentaire et d'accord alors euh sur la modulation vous n'avez pas du tout parlé de la modulation je pensais que vous alliez en parler un petit peu parce que par rapport au facteur de charge je pensais que la modulation jouait aussi euh ça joue pas la modulation joue pas sur le facteur de charge et est-ce que vous pouvez nous confirmer ici que la modulation n'a aucune conséquence sur euh l'usure du des centrales ou autres qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il en est alors aujourd'hui la réponse est claire non non les modulations qu'on nous demande n'ont pas de conséquen euh sur l'outil industriel euh et j'ai moi-même euh lancé une mission au sein de la DPN sur le sujet pour nous en assurer donc aujourd'hui ni sur le primaire ni sur le secondaire les conséquences de la modulation qui sont encore tout de même très modestes euh ne se font sentir ce n'est pas totalement un hasard là aussi nous sommes uniques au monde nous avons été pour moduler nous sommes les seuls réacteurs nucléaires au monde à offrir ce service notamment parce que dès l'origine nous étions conçus comme apportant l'essentiel de l'électricité alors que dans d'autres pays dès lors que vous êtes à 15 ou 20 % de nucléaire vous pouvez fonctionner en base en permanence de notre côté la demande qui avait tout de suite inspiré nos anciens et vraiment on peut les les remercier c'est d'avoir conçu un dispositif où euh nos réacteurs peuvent accepter jusqu'à deux baisses par jour et avec une amplitude de variation de 80 % c'est qu'il peuvent tomber à 20 % de puissance offerte et ceci en une trentaine de minutes alors ce que je vous dis c'est à la fois une capacité exceptionnelle et en même temps une limite on est bien d'accord que une centrale nucléaire ne sera jamais un outil de gestion de pointe on peut pas appuyer sans arrêt sur le bouton ON OFF sur une centrale nucléaire c'est pas imaginable mais ce ce volant là de deux baisses par jour est tout à fait acceptable pour l'outil industriel tel qu'on le connaît aujourd'hui alors la question que vous posez par ailleurs elle est peut-être plus prospective mais c'est trop tôt pour être en capacité de vous répondre avec avec certitude ce qui est impressionnant ces derniers temps en tout cas moi qui m'impressionne je suis à la tête du parc nucléaire et thermique depuis 2019 c'est euh le volume de modulation qui nous est demandé et qui va croissant il y a 15 jours le weekend dernier on nous a demandé de descendre de 43 GW de puissance disponible à 24 donc c'est tout à fait considérable et c'était au mois de mars ce qu'on avait jamais connu aujourd'hui même on nous a demandé de moduler d'à peu près 10 Gow dans la journée parce que il y a eu beaucoup d'éolien et donc beaucoup de capacités bon ce qui me frappe c'est cette augmentation de la modulation donc est-ce que demain la modulation qui peut être attendue de nous nous conduit à une réflexion un peu différente de celle que j'évoque aujourd'hui c'est un peu tôt pour vous le pour pour pour le dire mais très clairement c'est un point sur lequel nous sommes extrêmement concentrés attentif parce que on a des vrais changements constater le point que nous redoutons c'est l'arrêt du réacteur c'est quand on nous demande et ça a pu arriver un arrêt de réacteur qu'on descend pas juste à 20 % mais de l'arrêter complètement pourquoi et bien retour à ce que j'évoquais tout à l'heure ce qui est compliqué dans la vie d'un réacteur c'est son démarrage et c'est son arrêt donc là pour pour le coup sur ce point-là si demain nous devions aller vers une fréquence d'arrêt plus importante au regard d'une modulation lié à l'arrivée des renouvelables lié au dérèglements climatiques lié à 1000 sujets euh là il faudrait évidemment qu'on le regarde techniquement de très près comment si tu permets sur ce sur ce sujet Comment vous a si le mot convient rémunéré cette modulation parce qu'il y a une perte quelque part de de de revenus dans des circonstances comme celles-là comment comment c'est comment c'est pris en compte dans le système alors c'est l'objet de de de débat permanent entre RTE et et EDF malheureusement c'est plutôt mon collègue Marc Benayoun que vous auriez D interroger sur le sujet hier puisque c'est lui qui a en charge l'optimisation à mon aval mais très clairement effectivement ça nous est rémunéré aujourd'hui comme la modulation n'est pas si importante que ça en moyenne il peut nous arriver d'être intelligent et donc nous allons profiter interit merci et donc nous allons profiter de ces moments où on nous demande de moduler pour faire ce qu'on appelle chez nous de l'économie combustible autrement dit évidemment tout ce combustible qui n'est pas appelé parce qu'il y a pas de demande et bien on le garde pour allonger la durée des cycles au moment effectivement où peut-être on en aura plus besoin c'est très clairement ce qu'on a fait le weekend que j'évoqué il y a 15 jours les pertes pour EDF financières ne sont pas considérables pourquoi parce que bah on va stocker de l'énergie pour le futur mais évidemment je suis d'accord avec vous la question devra être reposée c'est ce que j'évoqué tout à l'heure si cette modulation est de plus en plus forte et de plus en plus constante et notamment à chaque saison les modulations en vérité on avait l'habitude de les connaître au printemps pourquoi parce que l'hiver on tournait à plein l'été c'était le moment des des grandes opérations de maintenance donc on était en partie fermée et tout était totalement prévu donc les axes de modulation c'était plutôt printan nous sommes aussi une entreprise saisonnière aujourd'hui pardon il y a plus de saison sur sur ce sujet-là on est obligé de s'adapter en permanence là on est au printemps qu euh non non mais on a connu on a connu on a connu énormément de modulation cet hiver je peux juste une toute petite question vous vous vous avez vous avez évoqué la question vous avez dit qu'effectivement le le le le nucléaire à ses niveau de puissance ne pouvait pas faire jouer le un rôle à la pointe hein voilà par contre même si c'est un peu prospectif est-ce que la donne sera pas un petit peu différente non pas pour l'extrême pointe mais vers la pointe avec les les petits réacteurs nucléaire de type SMR voilà qui qui sont qui sont envisagés est-ce que est-ce que voilà cette fonction là peut peut pas être envisagé pour ce type de technologie aujourd'hui euh je parle du haut de mon incompétence hein puisque je travaille pas sur le nouveau nucléaire mais aujourd'hui les smmr n'ont pas été conçus comme des outils de gestion de pointe pour autant euh vous voyez bien que quand on parle de SMR on parle de réacteurs qui sont extrêmement différents et de technologies qui sont très très différentes donc je ne peux pas là vous dire que ce sujet serait totalement exclu pour l'avenir sincèrement il y a peut-être toute une série de gens qui travaillent sur le sujet mais en tout cas les SMR tel qu'on les connaît aujourd'hui et tel que nous travaillons nous sur notre projet hein vous le savez newward ce sujet-là n'est pas intégré comme travaillant sur la pointe ou ou l'extrapointe euh mais le sujet se pose il est clairement sur la table et je suis très heureux que RTE dans son dernier bilan au à l'automne dernier et dit très cl que nous allions manquer de 3 à 5 GW de pointe dès les années 30 et que ce sujet là en terme de production il devait être pris en main rapidement d'accord merci alors juste moi je reviens surenhe la décision a été prise de fermer fenhe et il y avait une programmation de la fermeture de 14 réacteurs si j'ai bien compris dans ce que dans votre propos introductif euh vous avez freiné ou en tout cas modulé votre l'entretien de ces réacteurs en vue de leur fermeture j'imagine en tout cas vous avez préparé non ou et est-ce qu'il y a eu un surcoup L à cela et euh de combien très clairement la réponse est oui concernant Fessenheim puisque fenheim en réalité sa fermeture était annoncé depuis 2012 en revanche pour les autres réacteurs nous avons mené nos travaux euh conformément aux visites décennales t qu'elle devait être envisagé comme si euh il n pas continuer à fonctionner exactement l'un des points qui était très important euh dans le dialogue que nous avions avec le gouvernement à l'époque euh et qui était d'ailleurs reflété dans le notre cahier d'acteur produit au moment de la de la PPE c'est le fait qu'il faudrait adosser ces fermetures de réacteurs à des visit décénal qu'il aurait été absurde d'investir pour 10 ans et de fermer en chemin donc clairement euh c'était sur les vd5 que la question se posait puisque dans les 14 réacteurs il y en avait déjà deux cfenheim et les 12 autres étaient bien liés au vd5 c'est-à-dire à partir de 2029 ensuite vous avez eu des débats picrocolin sur et pourquoi pas en 28 ou en 27 sincèrement notre position d'industriel était de dire que c'est au moment des visites décennales qu'il faudrait se poser la question donc il y a pas eu de surcou non très bien pasaut question sur la mise service de de Flamenville euh est-ce que est-ce que vous avez des informations des informations à [Musique] nous l'heure l'heure précise du démarrage euh nous avons communiqué récemment sur sur le sujet et puis surtout l'Autorité de Sûreté Nucléaire vous le savez a lancé le le 27 mars donc c'est c'est tout frais la dernière phase de consultation du public euh donc pour autoriser la mise en service et pour ce qui nous concerne c'est le le chargement donc donc les nouvelles sont bonnes nous n'avons plus devant nous d'obstacles techniques qui seraiit incontournable ou une trop grande difficulté toutes les équipes sont concentrées et et j'ai pas besoin de de vous dire qu'ils ont tous hâte d'enfin démarrer une fois que j'ai dit ça ayez bien en tête que c'est un tout nouveau réacteur et c'est un exemplaire unique et donc c'est un réacteur sur sur lequel nous allons progresser dans les années qui viennent en clair nous avons une première période qu'on estime à à 6 mois qui nous conduit jusqu'on ce qu'on appelle la première grande visite qui s'appelle la VC1 qui a toujours eu sur tous les réacteurs en démarrage qui sera quelque part en 2026 nous prévoyons autour de 14 tawh de production ce n'est pas encore considérable parce que on anticipe un certain nombre de travaux à mener on anticipe évidemment aussi tout des phases d'essais à différents niveaux de puissance qui vont nous permettre de monter petit à petit à bon niveau donc là on est sur 14 terw d'ici 2026 et puis en 2026 arrivera la première visite cette première visite elle est très conséquente elle est très conséquente parce que je sais pas si vous l'avez en tête mais il avait été convenu avec l'ASN suite à des défauts lié au couvercle de de cuve de le remplacer donc qui a le remplacement du couvercle de cube donc c'est quand même une très grosse opération on a une deuxième opération qui est un engagement que nous avons pris auprès de laasn qui est le remplacement des changeurs sur des systèmes de refroidissement là aussi ce sont des technologies connues on n'est pas du tout face à de l'innovation mais enfin c'est quand même beaucoup de travail et puis enfin c'est l'ensemble des épreuves hydrauliques par exemple de l'épreuve enceinte que l'on doit mener comme si c'était une première visite des Sénat donc là c'est un temps arrê qui va être très conséquent sur lequel nous sommes en train de travailler on va tout faire pour le réduire au maximum mais enfin l'année 2026 va être à nouveau très conséquente après j'espère qu'on sera sur 10 TW de production par an en tout cas c'est ce que c'est ce que nous souhaitons à flamandville 3 en tout cas nous sommes prêts merci merci beaucoup merci Monsieur le Directeur Merci à VOUS mer beaucoup merci de votre écoute b b