GRAND DÉBAT [ 04/04/17 ] RÉSUMÉ ASSELINEAU À PARTAGER !
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Ah, François Asselineau. Ah, pardon. Bonsoir, M.
Asselineau. Allez-y, présentez-vous. Eh bien, bonsoir.
J'ai 59 ans, je suis marié, j'ai deux enfants et comme des millions de Français, je suis quelqu'un d'origine modeste. Mon parcours professionnel m'a amené dans les allées du pouvoir et j'ai pu accompagner, en tant que haut fonctionnaire, François Mitterrand ou Jacques Chirac, dans des rencontres avec les plus grands chefs d'État de la planète. Ce que j'ai découvert à cette occasion, c'est un secret assez bien gardé.
C'est en fait que les dirigeants français n'ont plus les manettes. En réalité, toutes les grandes décisions politiques, économiques, sociales, budgétaires, diplomatiques et militaires sont désormais décidées par des institutions qui s'appellent la Commission européenne à Bruxelles, la Banque centrale européenne à Francfort et l'OTAN, dont le siège est à Bruxelles mais qui est dirigé depuis Washington. Et tout ceci nous mène à la destruction de nos acquis sociaux négociés par les parents, les grands-parents, à l'affaiblissement, à la disparition du rayonnement de la France dans le monde.
Tout ceci, en fait, nous mène au désastre. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de créer un parti politique pour appeler les Français à se rassembler au-dessus du clivage droite-gauche pour rendre à la France son indépendance et sa souveraineté nationale. C'est d'ailleurs le devoir du président de la République en vertu de l'article 5 de notre Constitution.
Merci, M. Asselineau. Benoît, comment créer des emplois ?
Notre première partie est consacrée à cette question qui est un dossier fondamental pour les Français. Aujourd'hui, 9,7%, 5,5 millions de chômeurs. — Mais c'est totalement faux. — Mais vous irez expliquer dans ces cas-là.
Des centres... — Mais j'assume, les salariés français ferment leur emploi. — Non, non, non, non, non.
Les travailleurs frontaliers ne sont pas tous des travailleurs détachés. — Ils ne le sont pas tous. — Donc ne faites pas l'éclat comme ça. — Mais il y en a beaucoup. — Vous ne pouvez pas accepter, M.
Macron. — Merci. On n'a pas entendu M.
Asselineau sur ce sujet. — On ne peut pas accepter qu'on ne paye pas les mêmes cotisations sociales pour le même travail. — M.
Mélenchon, M. Mélenchon, vous allez dépasser votre temps de travail. — M.
Mélenchon, je n'accepte juste pas qu'on déforme ce qu'est la réalité. Je suis pour un contrôle. Je suis pour l'harmonisation sociale.
On pourra se retrouver là-dessus. — Oui, mais c'est pas dans les traités. C'est interdit. — Mais je suis simplement en train de vous dire que le cœur du problème aujourd'hui, il est dans un contrôle accru qui est en train de se développer, mais qui est insuffisant. — François Asselineau...
Non, non, non. François Asselineau n'a pas pris la parole. Et je vous donnerai la parole là-dessus.
Il n'y a aucun problème. — Est-ce qu'on peut dire qu'ils ont recruté des inspecteurs du travail ? — Non, non.
On va y revenir. Benoît Hamon, s'il vous plaît. — Beaucoup moins aujourd'hui.
Si on veut effectivement contrôler cette directive d'étachement des travailleurs, il faut contrôler les inspecteurs du travail. — François Asselineau va parler. Et ensuite, nous allons revenir, puisque la partie suivante est consacrée à l'Europe.
Ça tombe bien. On l'avait prévu. — On l'avait prévu.
Allons-y, François Asselineau, à vous. Peut-être pouvez-vous déjà réagir là-dessus ? — Oui.
D'abord, je crois qu'il ne faut pas se tromper d'élection. Nous ne sommes pas dans les élections législatives. Il ne s'agit pas d'avoir un programme économique et social.
Il s'agit de l'élection présidentielle. Et comme le disait Charles de Gaulle, le vrai sujet de l'élection présidentielle, c'est l'indépendance de la France. Je viens d'entendre ici un certain nombre de candidats qui ont tous des idées tout à fait intéressantes, sauf qu'elles sont totalement inapplicables dans le cadre des traités européens et notamment dans le cadre du rapport des grandes orientations de politique économique publié chaque année par la Commission européenne en vertu de l'article 121 du Traité sur le fonctionnement de l'UE.
Alors M. Dupont-Aignan, par exemple, propose de limiter les baisses de charges aux entreprises fabriquant sur le sol national. C'est évidemment interdit par les traités européens.
M. Mélenchon, Mme Le Pen propose, bien entendu, de lutter contre la directive des travailleurs détachés, sauf que les Polonais, les Roumains, par exemple, refusent absolument la remise en cause de cette directive. M.
Donc je pourrais prendre ainsi tous les candidats. En réalité, ils ne vous disent pas la vérité, mes chers concitoyens. La réalité, c'est que tous les traités européens nous donnent un cadenas, nous cadenasent dans une politique économique et sociale qui est devenue intolérable pour les Français.
Et j'ajoute que ça n'est pas une spécificité française. Il suffit de regarder les pays d'Europe du Sud, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, qui souffrent encore davantage que nous d'un euro trop cher et d'une mise en concurrence sans aucune protection avec nos partenaires européens et avec le reste du monde. Alors, on a déjà franchi le cap de la partie que nous voulions faire sur l'Europe, la politique, évidemment, de l'emploi au cœur de l'Europe.
Comment certains d'entre vous ont déjà commencé à répondre ? L'Europe est-elle un atout handicap pour notre politique économique et pour la création d'emplois ? François Asselineau, c'est votre vision de l'Europe ?
Quelle est la vôtre ? Alors, moi, ce que je constate, c'est qu'autour de cette table, finalement, sur les 11 candidats à l'élection présidentielle, il y en a 10 qui approuvent le principe de la construction européenne et qui proposent tous une autre Europe, renégocier l'Europe, sortir de l'Europe pour y rentrer. C'est un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock dans l'affaire Tournesol, n'est-ce pas ?
On s'en débarrasse jamais. Bon, qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Ça veut dire, ça me fait penser à un proverbe chinois qui dit « C'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves ».
Pourquoi ? Parce que pour renégocier les traités européens, il faut l'unanimité des 27 autres, bientôt 26 lorsque le Royaume-Uni sera sorti, parce que le grand peuple britannique a compris qu'il fallait s'en aller. Il faut donc l'unanimité des 27 autres gouvernements pour rouvrir des négociations.
Et donc rouvrir des négociations qui se sont sédimentées depuis 60 ans et on va leur demander « Ben écoutez, soyez gentils, vous allez accepter de s'aborder vos intérêts nationaux pour nous en donner plus à nous les Français ». Évidemment, non. Évidemment, les autres gouvernements diront non, en particulier sur la directive des travailleurs détachés et sur tout le reste.
Et puis ça n'est pas tout. C'est qu'à supposer même que l'on ait obtenu les 27 accords unanimes des autres gouvernements. Il faut ensuite les 27 autres peuples, c'est-à-dire les 27 autres parlements ou référendums, puisque référendum obligatoire, il y a en Irlande.
Ça veut donc dire qu'il faudrait obtenir, avec les Français aussi d'ailleurs, il faudrait obtenir 2 fois 28, c'est-à-dire 56 accords unanimes pour changer les traités. Ça n'arrivera jamais. Alors quelque chose qui n'arrive jamais, eh bien il y a deux choses à faire.
Soit on continue à enfumer les Français en leur disant « Ça fait quand même des décennies que ça dure. À chaque élection, on leur promet une autre ». Une autre Europe soit ce que je propose, et je suis le seul candidat du Frexit, c'est-à-dire de faire sereinement, juridiquement, comme le font les Britanniques, la sortie de l'Union Européenne par l'article 50 du traité de l'Union Européenne, tout simplement.
Marine Le Pen, vous voulez répondre à Jacques Seminane qui vous a interpellé. Marine Le Pen. Bernard Monod est à la Caisse des dépôts et consignations, donc on ne peut pas vraiment dire que ce soit en l'occurrence les marchés, mais... – Monsieur Asselineau, permettez-moi, mais je trouve que vous êtes injuste.
Je trouve que vous êtes injuste parce que vous proposez une sortie brutale de l'Union Européenne. Vous avez d'ailleurs la possibilité de le faire, c'est votre choix. Mais vous ne pouvez pas dire que la démarche qui est la mienne à l'égard de l'Union Européenne est une démarche qui ne serait pas franche ou sincère.
Sauf que moi, monsieur Asselineau, je veux que ce soit les Français qui décident. Je considère que cette négociation, on doit la tenter, parce que je pense que mon élection sera une chance pour l'Europe. – Réalement. – Une chance parce que l'intégralité des pays qui souffrent, et vous l'avez rappelé tout à l'heure et vous avez eu raison, de l'euro, de l'ouverture totale des frontières, du libre-échange intégral, eh bien profiteront de cette occasion.
Profiteront que la France, ce grand pays, entre en négociation pour se mettre autour de la table. Et à l'issue de ces négociations, monsieur Asselineau, quel que soit le résultat, eh bien ce seront les Français qui décideront quelle Union Européenne ils veulent. Est-ce que celle-là leur va ?
Est-ce qu'ils veulent en sortir ? – Ça c'est le programme, madame Le Pen, c'est le programme de David Cameron. – Oui, mais ça c'est que David Cameron, il voulait y rester. – Lorsque nous assistons actuellement, n'est-ce pas ? – Ils ont fini par sortir ! – Laissez-moi parler, un agriculteur qui se suicide tous les jours.
Lorsque nous avons une usine qui se délocalise presque tous les jours ouvrable, il est grand temps d'agir, on ne peut plus continuer. J'ai vu d'ailleurs, vous avez fait des déclarations, d'ailleurs à vrai dire elles changent tout le temps, vous avez fait des déclarations comme quoi la sortie de l'euro maintenant, ça serait les élections italiennes en 2018, je ne sais plus quoi. Non, moi je ne propose pas de sortir brutalement, je propose de mettre en œuvre l'article 50. – Concluer, monsieur Asselineau, s'il vous plaît. – Il faut de mettre en œuvre l'article 50 qui va faire une entrée en négociation, justement ce que font les Britanniques, qui durera deux ans maximum. – Jean Lassalle. – Et puis au cours de ces négociations, nous arriverons en parfait accord avec nos partenaires européens à une sortie amiable, puisque tout le monde est d'accord sur cette façon de sortir de l'Union européenne. – On se retrouve donc pour la seconde partie de ce débat sur CNews, BFM TV, ainsi que RMC Daily Motion, dans les thèmes que nous allons aborder, comment protéger les Français, notamment du terrorisme, comment assurer une démocratie exemplaire, comment moraliser la vie politique française, et donc comment être un président exemplaire, ce sera dans un instant.
Tout de suite, on va commencer par la lutte contre le terrorisme. La France a été particulièrement frappée depuis deux ans par le terrorisme, et nous ne sommes pas le seul pays en Europe. Sois Asselineau, est-ce que vous êtes d'accord à ce que vous venez d'entendre ? – Eh bien d'abord, le président de la République, en vertu de l'article 14 et 15 de la Constitution, est le chef de la diplomatie et le chef des armes.
La première chose à faire, ce serait déjà de réhabiliter le budget du ministère de la Défense nationale, qui était de 3% du PIB en 1981 et qui est tombé à 1,6%, de telle sorte qu'actuellement les armées sont maintenant quasiment en état de déshérence. Donc je prends personnellement l'engagement, à la fin du quinquennat, d'être remonté à 3% du PIB pour le budget de la Défense nationale. – Pourquoi faire ? – Je suis d'accord également avec ce que disait M.
Poutou tout à l'heure, c'est-à-dire que les traités européens, et en particulier l'article 42 du traité de l'Union européenne, placent la France et l'ensemble des pays de l'Union européenne sous la tutelle de l'OTAN, donc sous la tutelle de Washington, puisque tout le monde sait que l'OTAN en fait est dirigée par Washington. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle je propose non seulement de sortir de l'Union européenne, afin de rétablir et de garantir l'indépendance nationale, puisque c'est le devoir du président de la République, mais aussi de sortir de l'OTAN, et il faut mettre en œuvre l'article 13. – Et dans la lutte contre le terrorisme, qu'est-ce que vous proposez ? – Et justement, parce que comme le disait M.
Poutou, et je suis d'accord avec lui, lorsque l'on a des gouvernements qui trouvent par exemple que Al-Nosra fait du bon boulot, alors qu'il s'agit quand même d'actions terroristes qui sont de temps en temps classées avec Al-Qaïda ou non, il faut mettre un terme à soi, il faut mettre également un terme à toute complaisance avec l'émirat du Qatar ou avec l'Arabie saoudite, qui sont, on le sait, parmi les principaux profilleurs financiers et d'armes du terrorisme islamiste. J'aimerais d'ailleurs que M. Macron nous dise ce qu'il en pense. – Je suis d'accord avec vous sur ce dernier point. – Ah, vous êtes toujours d'accord avec tout le monde. – Non, ce n'est pas vrai.
Ça, M. Poutou. – J'aimerais intervenir un instant, puisque M.
Fillon a parlé des investissements du Qatar en France, simplement pour parler… – En un mot, en un mot. – Oui, en un mot, ce sera l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, qui interdit toute restriction aux échanges de mouvements de capitaux, mais l'inverse n'est pas vrai. C'est-à-dire qu'il faut savoir, et que les Français sachent, que lorsque, par exemple, l'émir du Qatar peut acheter des hôtels ou bien le Paris Saint-Germain en France, l'inverse n'est pas vrai.
De la même façon que les Chinois peuvent acheter 1 700 hectares de terre dans le Béry, l'inverse n'est pas vrai. Nous avons eu une ouverture asymétrique des mouvements de capitaux à cause des traités européennes. – On va parler de l'exemplarité. – Vous comptez garantir l'exemplarité, comment vous serez un président exemplaire et comment, sous votre responsabilité, la classe politique le sera également.
François Asselineau, vous voulez l'interdiction des groupes d'intérêt, des lobbies. Que mettrez-vous en place pour protéger les élus de l'influence des lobbies ? – Alors d'abord, comme à plusieurs personnes autour de cette table, j'ai signé le manifeste de Philippe Pascault pour réclamer, ce qui est bien normal effectivement, le casier judiciaire vierge pour toute personne se présentant à un mandat électif.
On le demande à de très nombreuses professions, c'est normal de le faire. – Je pense en fait, comme le disent les Chinois, le poisson pourrit par la tête. Et pour moraliser la politique française, il faut déjà que le président de la République soit respectable.
Il faut par exemple qu'il ne parte pas, n'est-ce pas, comment dirais-je, qu'il ne bénéficie pas de façon exagérée des avantages de sa fonction. Je pense par exemple qu'il n'a pas à se présenter, faire la une des magazines avec sa femme. D'ailleurs, si je suis élu président, ma femme sera la femme du président de la République.
Elle restera discrète. Il n'y aura pas de « first lady » à l'américaine ou monarchique. Je pense aussi d'ailleurs… – Elle restera à la maison ? – Non, elle fera sa profession.
Elle aura sa profession. Nous n'aurons pas de traces monarchiques, ni nous ne verserons pas dans le showbiz. Et puis je voudrais aussi insister sur un élément.
Moi, je propose que les partis politiques ne puissent plus être financés par des banques. Parce qu'à partir du moment où les partis politiques sont financés par des banques, eh bien ce sont les banques aussi qui leur donnent des instructions. Et vous me permettrez de donner ici devant les Français le fait que les Républicains ont 67 millions d'euros de dettes auprès des banques avec une situation nette négative de 29 millions d'euros.
Je me demande comment M. Fillon, qui prétend redresser la France et ses finances, fait alors qu'il n'est même pas capable de gérer correctement le parti politique dont il est émané. – Je ne suis pas responsable des Républicains, M.
Lassibé. – Je voudrais signaler que le Front National a 9 millions d'euros de dettes auprès des banques avec des fonds propres de moins 8 millions d'euros. Je voudrais signaler que M.
Dupont-Aignan a 1,1 million d'euros de dettes auprès des banques avec des fonds propres négatifs de 900 000 euros. – C'est complètement faux. – Ce sont les comptes de la Commission nationale, les comptes de campagne et le financement des partis politiques. – Vous les avez inventés. – Non, eh bien allez les vérifier. – Quant au Parti Socialiste, il a 13 millions d'euros de dettes auprès des banques et puis M.
Mélenchon a fait un prêt, je crois, de 8 millions d'euros pour financer sa campagne électorale. Eh bien moi, j'ai un financement zéro euro auprès des banques. Le parti politique que je préside, qui soit dit en passant, a dépassé les 22 700 adhérents et qui connaît une croissance phénoménale en ce moment. – Oncluette s'il vous plaît. – Eh bien je suis très concret, nous avons zéro euro d'emprunt auprès des banques et si je suis élu, je demanderai qu'aucun parti politique ne puisse bénéficier de soutien bancaire de telle sorte que seuls les Français financeront leur propre parti politique. – C'est terminé, François Asselineau. – François Asselineau, qu'est-ce que vous proposez pour moraliser notre vie politique ? – Alors, pour démocratiser la politique, premièrement, je prends l'engagement formel de créer le référendum d'initiative populaire sur des questions validées par le Conseil constitutionnel préalablement avec 500 000 signatures de citoyens constatées en mairie.
Deuxièmement, j'instaurerai la reconnaissance du vote blanc de plein exercice, de telle sorte, c'est un système qui existe en Suède ou en Uruguay, que si lors d'un scrutin le vote blanc arrive en tête, eh bien le scrutin est annulé, reporté de deux ou trois mois, un délai affixé par une loi organique, il est ensuite refait, et les personnes, les candidats qui participaient au scrutin annulé ont interdiction de se représenter à ce scrutin. Ça donne ainsi une valeur révocatoire au vote blanc. S'agissant de la Constitution, moi je voudrais que la Constitution de la Ve République fût respectée dans son origine, or elle a été très largement défigurée la Constitution.
Figurez-vous qu'il y a un article 68 dans la Constitution qui précise que le Président de la République, qui précisait du moins deux incriminations. Il y avait le crime de complot contre la sûreté de l'État, qui avait été donc rédigé par Charles de Gaulle, approuvé par 82% des Français. Et il y avait le crime de haute trahison du Président de la République.
Ces deux incriminations, les Français ne le savent pas, ont été retirées de notre Constitution par des lois constitutionnelles en catimini entre la majorité et l'opposition, par la procédure du Congrès. Le crime de complot contre la sûreté de l'État a été retiré de l'article 68 par une loi constitutionnelle de juillet 1993, neuf mois après la ratification du traité de Maastricht. et le crime de complot...
Non, non, non, non, non, non, excusez-moi, non, non, non, non, j'ai beaucoup de retard, donc je n'ai pas de raison d'avoir trois minutes de moins que Mme Le Pen. Par ailleurs, le crime de haute trahison du Président de la République a été annulé, a été enlevé de la Constitution par une réforme constitutionnelle de 2007. Ça n'est pas tout.
L'article 4 de notre Constitution précise que les partis politiques français doivent respecter le principe de souveraineté nationale. Et la souveraineté nationale, c'est un des droits fondamentaux de l'homme qui découle de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Vous me permettrez de rendre hommage ici au fantastique discours de Philippe Séguin en 1992 à l'Assemblée nationale où il disait justement...
Il faut en finir, M. Asselineau. Non, non, non, non, j'ai encore du retard.
Non, mais vous donnez vos propositions. Eh bien, c'est bien que je voudrais faire respecter le principe de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui fait partie de notre bloc de Constitution. C'est-à-dire que ce rapport des grandes orientations de politique économique que je montrais tout à l'heure et il semble que mes collègues, finalement, n'en tiennent pas compte.
Ça passe sur eux comme l'eau sur les plumes du canard. Je suis désolé, ça, c'est inconstitutionnel. La France doit sortir de l'Union Européenne.
Merci. La parole à François Asselineau. Ça suffit.
Sur les services publics, M. Asselineau, qu'est-ce que vous proposez exactement ? Bien, moi, les services publics, je dirais...
On va dire que j'y reviens. Mais oui, j'y reviens. Si les services publics sont actuellement démantelés, c'est sous la pression de l'Union Européenne et en particulier...
Je suis désolé, moi, je connais les traités européens et c'est bien normal, en particulier sous l'article 106 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne. Et oui, parce que vous allez...
Je m'adresse ici aux Français. Vous allez élire un chef de l'État. Le chef de l'État, c'est quelqu'un qui doit connaître les dossiers et qui doit connaître les engagements pris au nom du peuple français.
L'article 106 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne, en fait, nous impose progressivement, avec une tactique du salami, de privatiser les uns après les autres tous les grands services publics à la française. Or, les Français ne sont pas des anglo-saxons. C'est la raison pour laquelle j'ai prévu dans mon programme d'abord d'être cohérent.
Je propose de mettre en œuvre la sortie de l'Union Européenne dès mon accession à l'Élysée par la mise en œuvre de l'article 50. Ensuite, je proposerai aux Français d'institutionnaliser, d'inscrire dans la Constitution le principe des grands services publics à la française et de les renationaliser si nécessaire d'EDF, GDF, La Poste, la SNCF, Orange, toutes les sociétés d'autoroutes dont la gestion a été vendue, notamment à Vinci, également les sociétés d'adduction d'eau, TF1, Télédiffusion de France et toutes banques bénéficiant de fonds publics à un moment ou à un autre parce que ça suffit que les banques...
Moi, je suis tout à fait favorable à l'entreprise privée, mais des banques qui dégagent du profit pour les actionnaires et quand elles dégagent des pertes, c'est pour les contribuables, ça, ça n'est pas tolérable. Merci. Non, non, non, attendez, je persiste et signe.
Je maintiendrai également, j'inscrirai dans la Constitution le principe de la sécurité sociale pour tous. De ce point de vue-là, je trouve scandaleux la proposition de M. Fillon qui consistait à commencer à privatiser la sécurité sociale.
Je rappelle que c'est en...
C'est sous milieu du XIIIe siècle, en 1260, Saint-Louis a créé le premier établissement public hospitalier français. Les Français sont très extrêmement attachés à ce qu'ils aient un État qui assure la justice et l'égalité sociale entre les Français. Et enfin, j'en terminerai en disant que j'inscrirai dans la Constitution le principe des retraites par répartition.
François Asselineau, votre conclusion. Mes chers compatriotes, vous avez écouté un débat avec 11 candidats à l'élection présidentielle. À mission, je suis le seul qui vous propose, dès mon élection à l'Élysée, de prendre la mesure du problème et d'entamer la sortie de la France, de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN.
N'ayez pas peur. N'ayez pas peur, parce que je sais ce que l'on va vous dire. On va vous dire que sortir de l'euro serait l'apocalypse.
C'est le contraire qui est vrai. N'ayez pas peur, on va vous dire que sortir la France de l'Union européenne, ça serait la coupée du reste du monde. Ce n'est pas vrai.
Est-ce que la Suisse, qui n'est ni dans l'Union européenne, ni dans l'euro, ni dans l'OTAN, est coupée du reste du monde ? Ce n'est pas vrai. Elle continue à rester une grande puissance industrielle.
Elle continue à exporter, à importer. C'est le pays du monde qui reçoit le plus de conférences internationales. Savez-vous, mes chers compatriotes, que la France donne chaque année 23 milliards d'euros à l'Union européenne et n'en reçoit que 14 ?
Je m'adresse ici aux agriculteurs. Vous croyez peut-être que l'Union européenne vous donne des subventions ? Non.
Ce sont des subventions françaises qui transitent par Bruxelles et il en est de même pour les fondus FEDER versés aux collectivités locales. Mes chers compatriotes, si vous votez pour l'un des dix candidats qui proposent une autre Europe, renégocier les traités, à la Saint-Gling-Gling, etc. Concrètement, il se passera quoi ?
Il se passera qu'il sera obligé, à partir du mois de mai, d'appliquer les grandes orientations de politique économique dont j'ai parlé à plusieurs reprises et qui, décidément, n'intéressent, semble-t-il, pas les autres candidats. Vous serez obligé de constater que le président que vous aurez élu sera constreint de baisser l'impôt sur les sociétés, d'augmenter la TVA, de démanteler toutes les professions réglementées, d'ubériser la société, de démanteler les acquis sociaux parce que tout ceci est écrit dans ce document dont je recommande la lecture à tous les citoyens français. Merci.
Mes chers compatriotes, n'ayez pas peur, ayez confiance, confiance en la France qui va renouer avec sa grande histoire comme le peuple britannique vient de le faire. Vive la République et vive la France.
Jean-pierre Grand