Où sont les gens responsables dans la classe politique française ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est dans le registre de la comédie que les spécialistes sont allés chercher les mots pour qualifier la crise politique. Votre ville, cirque, sketch, gag et le vôtre. Moi, j'emprunterai pas vraiment au champ lexical de la comédie, du spectacle et du divertissement parce que tout ça est plus vraiment très très drôle.
Moi, j'irais plutôt emprunter une notion au champ lexical médical. Et cette notion, oui, c'est celle d'obstination d'obstination des raisonnables euh dont fait preuve le président de la République. Vous savez, l'obstination des raisonnable, c'est quand on prodigue des soins dans la seule optique de maintenir de façon totalement artificielle en vie.
Et moi, c'est un peu voilà, c'est c'est cet entêtement à la limite du pathologique du président de la République à ne pas entendre ce que disent les Français et je pense qu'on en parlera dans un instant. Champ lexical de du médical. Est-ce que je peux demander le champ lexical de Jérôme ?
On dirait crépuscule. D'accord. Donc le poétique la poésie.
C'est la poésie. C'est la poésie. Jérôme.
Moi, je retiendrai le mot lutte. C'est une lutte féroce pour le pouvoir. Ce qui se passe, c'est le syndical et c'est le cœur de la politique.
Sauf que là, d'habitude, la lutte pour le pouvoir, c'est bien normal, mais elle se fait au moment des élections quand on choisit, quand on vote. Là, c'est en dehors des élections pour provoquer des élections et donc ça atteint même le fonctionnement des institutions. Donc, c'est une lutte féroce pour le pouvoir.
On a le sentiment que le mot responsabilité est utilisé par tout le monde. Est-ce qu'il veut encore dire quelque chose ? Ah oui, c'est un très beau mot et je crois qu'il faut surtout pas s'en débarrasser.
C'est un mot qui renvoie à la fois à une notion morale et aussi à une notion de droit, une notion juridique. Responsabilité. Responsable, c'est un mot qui apparaît à plusieurs reprises dans notre Constitution.
Le gouvernement est responsable devant le parlement. Il peut engager sa responsabilité. C'est l'article 49 que tout le monde connaît désormais et l'ensemble de ces aliné.
Donc oui, la responsabilité, elle est au cœur de de ce qui se passe en ce moment. Euh responsabilité morale aussi, c'est vous vous engagez euh euh en fonction d'acte euh euh de de ce que vous avez pu promettre, promettre un électorat. Mais vous trouvez qu'ils sont responsables tous depuis depuis mais je dis que ah ils ne le sont pas mais chacun se renvoie un petit peu euh la l'irresponsabilité et personne n'assume véritablement ces responsabilités.
C'est Sartre qui disait "On est toujours responsable de ce qu'on essaie pas d'empêcher." Et et là, je crois qu'il y a quand même une immense responsabilité. Sauf que quand les irresponsables utilisent le mot responsable, est-ce que le respons est-ce que les responsabilités sont sont toujours responsables ?
Vous m'avez compris ? Euh bah là, il y a une dilution de la responsabilité, c'est évident. Euh et euh il y a quand même un grand responsable, pardon, d'en revenir au président de la République, mais il s'avère qu'il est là sous mes yeux sur sur votre écran.
Mais il a été à l'origine euh mais il est pas l'imnique responsable. C'est-à-dire que je parlais d'obstination des raisonnables tout à l'heure. Cette obstination là, il en a pas l'apanage.
C'est-à-dire que tous les politiques aussi font preuve d'une certaine obstination. Chacun a s'entêté dans ses lignes rouges, d'autres a refusé le début du commencement d'un d'un compromis. Donc oui, il y a une un refus de la responsabilité en réalité qui pour moi est très préjudiciable.
Qui sont les responsables et les corresponsables ? Jérôme et Jérôme alors dans dans cette crise, si on interroge les Français, pour une grande majorité d'entre eux, le principal responsable est à l'écran. est à l'écran.
Tout à fait. Et donc c'est ça qui se joue également dans cette dans cette lutte, c'est d'essayer de faire porter la responsabilité de la crise actuelle ou de l'impasse actuel sur les opposants. Ce que le président de la République, vous l'avez montré tout à l'heure, a essayé de refaire sur le tarmac de Charmelcher en essayant de renvoyer la faute au aux oppositions.
Donc cette question si la crise, on peut le revoir si vous voulez ce ce que vous évoquez, on le revoir. La France est regardée et le message qu'elle doit apporter, c'est un message de stabilité et de force. Et donc le devoir de tous, c'est devraer à la stabilité.
C'est pas de faire des paris sur l'instabilité. Et les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecnu sont les seuls responsables de ce désordre. Tous ceux qui ont nourri la division, les spéculations n'ont pas été au niveau du moment que vit la France.
Moi, j'assure la continuité, la stabilité, je continuerai de le faire. Vous parliez de ce sonore. Donc il est gonflé quand même.
Euh effectivement, on peut le on peut le on peut le voir comme ça. En tout cas, les les Français continue de lui imputer très majoritairement la responsabilité de de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Et l'enjeu dans les semaines et même peut-être les jours qui vont venir, c'est pour chacun chacune des des forces politiques ou des acteurs politiques de s'exonérer de leur part de responsabilité, de essayer de tout faire remonter sur le président de la République.
Jérôme Jfry, il est sincère, il le pense réellement ce qu'il dit ? Je crois. Oui, je crois.
Il s'agit de se refiler le mystigri, hein. C'est ça la caractéristique de la période. Car la vraie question de la responsabilité, c'est en en vérité, si on doit aller voter, est-ce que ça accélère l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national ?
Et est-ce que tous ceux dans le pays qui sont opposés au Rassemblement national font ce qu'il faut pour empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national ? C'est ça les questions. La caractéristique de la 5e République, c'est que voulait le général de Gaulle, c'est on sait qui est le responsable dans le pays.
C'est ça. Général de Gaulle, les présidents de la République successif et le problème d'aujourd'hui, on ne sait plus qui est responsable de quoi. Et c'est ça qui crée beaucoup de désarrois dans le pays et chez les Français sur la lecture de la politique spectacle Navran.
Blanche et Jérôme F l'ont souligné, mais j'ajoute que du coup pas de responsable alors ça devient de l'irresponsabilité par rapport à l'enjeu parce que la politique c'est poser l'enjeu principal. Quel est l'enjeu principal ? Est-ce que c'est monsieur le cornu ?
Est-ce que c'est le gouvernement ? Est-ce que la la censure ou est-ce que c'est l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national, parti d'extrême droite en France qui jusque-là était totalement interdit d'accès du pouvoir et qui s'il y a une dissolution ou s'il y a une présidentielle par favori de ces élections et qui pardon sort vraiment grande gagnante de la séquence chaotique de la semaine dernière. Moi, il y a eu une image qui m'a marqué, c'est vraiment celle de Marine Le Pen au milieu euh des éleveurs, voilà, à Cornon d'Auvergne.
Et donc évidemment la mise en scène, elle est elle est très efficace et assez flagrante. C'està-dire quand vous voyez le décalage avec d'un côté tout ce qu'elle qualifie de système qui se réunit et manigance selon ces mots hein pour essayer de trouver du compromis. Elle non, elle est avec les vrais gens, elle est avec les Français, au milieu des agriculteurs.
Donc évidemment qu'elle ressort grandi de cette séquence là parce qu'elle arrive à à rester à distance de tout ça et précisément à faire en sorte qu'on ne puisse pas lui imputer la responsabilité et qu'on impute à tous les autres. On a vu le sondage Jérôme Fourquet que vous avez souhaité. On vous a demandé en fait de de retenir une image ou un sondage de la semaine et Jérôme Fourquet vous avez retenu ça.
Voilà. Alors là, c'est oui, c'est un sondage de l'IPOP d'intention de vote. On passe les on place les Français dans cette hypothèse en disant en cas de nouvell dissolution et de de enfin de censure du gouvernement une nouvelle dissolution, s'il y avait des élections législatives demain, quel serait votre vote au premier tour ?
Et donc pour compléter ce que disaient mes camarades, on voit la dynamique très favorable pour le le Rassemblement national à 35 % et vous voyez qu'il surclasse très nettement toutes les toutes les autres forces toutes les autres forces politiques et il s'installe dans le pays l'idée d'une d'une victoire possible. On rappelle que aux dernières élections législatives, dans 60 circonscriptions, les candidats du RN ont été battus mais sur le fil puisque dans ces circonscriptions là, ils ont fait entre 46 et 49,9 % des voies. Donc dans toute une série de circonscriptions, ça s'est joué à quelques centaines de voies.
Là avec le niveau des des eau bleu marines qui montraient, ces 60 circonscriptions seront normalement acquises euh au Rassemblement national. Donc on passerait de 140 sièges à peu près pas loin de de 200. et si le coefficient de marée était encore plus important et si éventuellement une on va y revenir peut-être tout à l'heure une césure s'opérait au sein des républicain parce que c'est de ça aussi qu'il s'agit.
C'est-à-dire que la la poursuite de la la recomposition est est à l'œuvre la recomposition politique et bien le le Rassemblement national pourrait se trouver en en position de de de très grands favoris. Un autre sondage qui qui va être publié dans dans les jours qui viennent indique que plus de 80 % des sympathisants de de des républicains et du Rassemblement national serait favorable au lendemain d'une législative un gouvernement d'union des droites. Donc c'est ça qui est, j'allais dire en marche.
Donc il y a plus de tabou. Euh ça c'est très très important ce résultat parce que il faut pas se tromper. Il y a une partie le Rassemblement national a entend gagner des législatives sur ses propres forces et il ne fera pas d'entente avec les républicains s'il y a des législatives au premier tour.
En revanche, une chose est la conquête du pouvoir, autre chose est l'exercice du pouvoir. Quand vous exercez le pouvoir, il est utile d'avoir des alliés. il est utile mais dans la conception du Rassemblement national, du coup les Républicains deviennent une simple force d'appoint, une petite force euh qui serait à leur côté juste pour rassurer.
Et du côté des Républicains, il y a l'idée que le Rassemblement national pourrait l'emporter et à ce moment-là, ils ont un rôle de stabilisateur et de pondérateur à jouer. Ce qui me frappe, c'est une certaine évolution. Alors, c'est plutôt ce qu'on peut lire, ce qu'on peut deviner dans la presse économique.
Il y a une partie des responsables économiques qui se dit "Si le Rassemblement national doit arriver au pouvoir, il vaudrait mieux qu'il y ait des Républicains avec eux. Comme ça, il ferait pas n'importe quoi sur le plan économique, il ferait pas n'importe quoi sur le plan fiscal. C'est des choses très importantes pour les milieux économiques, les questions économiques et les questions fiscales naturellement.
Donc on a ce côté et euh les électeurs anticipent ça. Euh mais du coup ça favorise encore plus l'URN parce que alors qu'il va tout seul aux législatives pour essayer de les gagner, l'idée est que bon si je vote RN, il y aura peut-être des LR avec eux. Son tout le favorise donc euh tout le favorise donc ça favorise encore plus.
Le le RN est favorisé. Tant qu'on réfléchit comme ça, le RN est tout le temps vainqueur. Évidemment le problème c'est la tête.
C'est la tête qui nous a mise dans cette dans cette mauvaise passe. Donc faut questionner la tête. Si si on dit sous l'Assemblée nationale, tandis que si on a un président à choisir, c'est très différent.
Elle est questionnée en ce moment au sein même de son camp. Pas suffisamment. Blanche, vous avez noté quelque chose pendant que Jérôme ?
Non, moi ça me faisait penser à une phrase que dit souvent Marine Le Pen. Elle dit "Je suis là pour sauver la France, pas pour sauver la droite" qui est une façon pour elle de dire que effectivement elle veut pas y aller allié avec eux dès dès les élections. Mais par contre, il y a un gouvernement qui est un petit peu érigé en modèle en ce moment dont on a fêté en grande pompe les 3 ans il y a quelques semaines maintenant, c'est celui de Georgia Méleny.
Et sur quoi est-ce qu'il fonctionne ? sur une alliance de la droite et de l'extrême droite, Forza Italia, le parti de Berlusconi, la ligue de Matthéo Salvini et Fratelli d'Italia et et donc je pense que c'est un peu vers ce modèle là qu'elle souhaite aller. C'est quelque chose qui est très souhaité par Mario Maréchal plutôt que par elle hein par miroir ce serait quoi ?
Ce serait quoi pour les les les partis en France ? Ce serait LR sion du DLR les UDR parce que maintenant les sotistes ont pris leur indépendance sans hmour sans hmour parce que Marine Le Pen ne pardonnera pas env alors c'est de la personne mais ce qu' ce qu'on voit aussi c'est que cette question de l'Union des droites et bien traverse notre histoire politique depuis 40 ans maintenant on se souvient des présidents de région lors des élections régionales de 1998 quatre présidents de région de droite qui avaient utiliser les voies du Rassemble du Front National à l'époque pour se maintenir ou conquérir leur leur région. Sauf que depuis lors, la question se pose dans des termes radicalement différents.
À l'époque, la droite était le grand parti dominant et la question était une question morale. Est-ce qu'on va aller se salir les mains à faire une une alliance ou un accord électoral ou technique avec ce parti Front National pour assurer la point ? Aujourd'hui, la force motrice et la force majeure, c'est le Rassemblement national.
Et donc, si la droite contraint et forcé rentre dans ce ce type de configuration, elle sera le partenaire junior de cette de cette coalition. Mais euh c'est encore une fois l'arithmétique qui parle hein quand vous voyez les les scores euh et quand on rappelle aussi que la quasi-totalité des députés LR qui sont aujourd'hui à l'Assemblée ont été élus en duel face à des des candidats du RN et qu'ils ont bénéficié du Front républicain. C'est-à-dire que dans ces circonscriptions là, l'électorat de gauche et macroniste a voté pour la droite pour faire barrage au RN.
Et donc là demain, si j'allais dire ces masques là tombaient, beaucoup de ces candidats de droite aujourd'hui en place à l'assemblée, l'assemblée, elle ressemble l'assemblée, si on dissous demain, l'Assemblée, elle ressemble à quoi ? Alors, c'est très compliqué. Il faut voir quel sera le l'ampleur de ce front républicain au 2è tour he qui avait agi en corrigeant très fortement la dynamique du premier tour.
Il faut voir aussi parce qu'on a pas parlé pour l'instant faible le franc républicain. Il sera sans doute plus faible mais on verra parce que il y a quand même là l'idée qui s'installe que le rassemblement national haut très haut combien on sait pas et possible il y a des LR qui c'est il y a il y a des républicains qui sont prêts à s'allier. Donc après, il faut voir entre les deux tours comment ça se passe sur le terrain et ça peut composer une pu il y a aussi un un fond républicain anti LFI aujourd'hui qui commence à exister et qu'on voit dans dans les sondages et il y a deux paramètres qui sont essentiels.
Le vrai fond républicain le fond républicain voilà et et l'autre la participation faut pas oublier aussi qu'on a eu des records de participation en 2024 66,7 % vu la séquence chaotique actuelle. Moi, j'en doute très profondément. Est-ce que les gens auront autant envie d'aller auur l'hostilité à la politique est telle aujourd'hui que je craindrai une forte abstention en cas d'élection législativ des émissions est très important. une curiosité, il y a une hostilité au désordre mais il peut y avoir une appéence pour mettre pas avec les inquiétudes des bonnes audiences ne se traduisent pas par les Non mais moi je pense qu'il peut y avoir une participation importante parce que l'envie de mettre fin au désordre va être forte.
Voilà. L'autre chose importante qui va dans le même sens, c'est la prise de position de Bruno Retaillot sur le deuxème tour de l'élection législative du tarné Garon était face- à face un candidat siotiste et une candidate socialiste. Il a dit quoi ?
Il a dit pas une voix pour la gauche, pas une voix pour la gauche. Ça laisse, me direz-vous, la possibilité de dire je m'abstiens, je vote blanc ou je vote siiste. Mais d'habitude, ce genre de raisonnement ne s'appliquait qu'à un candidat France insoumise.
Le changement, les Républicains du coup et ça marque un virage à droite. Considère maintenant c'est toute la gauche, socialiste compris, écologiste. Évidemment, Bruno Retaillot a dit ça tout.
Je crois pas que tout son campé à l'aise avec vous avez raison mais Bruno Rotaillot est encore président des Républicains même si le parti est prop Emmanuel Macron peut-il tenir jusqu'en 2027 ? Bah je crois moi encore une fois, il est tellement obstiné et entêté qu'il va tout faire pour le rester au détriment euh euh de la stabilité politique euh euh de et au prix aussi d'une immense démonétisation de la parole politique. Moi ce qui m'a frappé quand même, alors c'est pas lui qui en est le porte-voie direct mais ces derniers jours, c'est quand même les les renoncements qui qui sont autant de preuves de la volatilité politique des hommes et des femmes qui nous gouvernent. trois exemples, le renoncement par Ellisabeth Borne à une réforme des retraites qu'elle avait soutenu Mordicus dont elle nous disait qu'il était existentiel pour le pays.
Suspension. Suspension. Non mais elle n'est plus là hein.
Elle n'est plus là. Elle n'est plus là effectivement mais ça première élément ensuite sur les déficits qui étaient là aussi le grand sujet d'Emmanuel Macron et et de ce quinquena de se dire que finalement on pourrait faire des déficits plus importants. Et enfin moi ce qui m'a beaucoup marqué ces derniers temps, c'est le contraste entre le discours totalement anxiogène que vous aviez exactement à la même période l'année dernière sur la perspective d'un 31 décembre sans budget.
Aujourd'hui, il y a une espèce de désinvolture, enfin, on continue à dire que ce serait bien d'en avoir un, mais souvenez-vous la carte vitale qui ne va plus marcher, tous ces éléments-là qui nous faisait peur en réalité et qui aujourd'hui ont totalement disparu du discours politique. Et donc, ça veut dire quoi ça ? Ça veut dire que tout ce qu'on nous a dit il y a un an, c'était une forme de manipulation, de cynisme ou de mensonge.
Et donc, je crois que tout ça, en s'acharnant à vouloir à ce point-là non pas seulement conserver le pouvoir, mais conserver une même ligne politique, et ben ça participe à une démonétisation absolument délétaire. de la parole politique et de son action. Emmanuel Macron peut-il tenir jusqu'en 2027 ?
Même question. Mais qu'en pensent les Français ? Alors les Français alors c'est ce qu'il est-ce qu'il le est-ce qu'il le pronostique et est-ce qu'il le souhaitent ?
Il y a plus de 6 français sur 10 qui souhaitent un départ du président. Ça veut dire quoi ça ? Ah bien une présidentielle anticip anticipé.
Il y a la même proportion qui souhaite une dissolution de l'Assemblée nationale, mais beaucoup, on revient sur la question de la responsabilité, disent "On s'en sortira pas avec une une élection législative, il faut trancher le nogordien. Le nogordien est à l'Élysée et c'est là que c'est maintenant que ça doit se et c'est à ce niveau-là que ça doit se jouer." Ils sont censés les Français.
Sa le pape François parlait de certains évêques européens en disant que ce qu'il les comparait à des généraux d'une armée morte parce qu'il y avait plus beaucoup de fidèles en France mais il y avait encore les évéchés toute l'infrastructure si je puis dire de de l'église catholique ici en Europe. Et bien là on peut se dire aussi que le président de la République c'est un peu le général d'une armée morte avec ses principaux officiers qui qui ont tourné Caszac, ces troupes qui se sont qui se sont débandées. il a les institutions de la 5e République, j'allais dire facialement pour se protéger, mais on voit bien que la pression se fait de plus en plus forte.
On revient encore une fois à la question de la responsabilité. On a vu que Sébastien Lecornu et bien dans cette affaire-là, il y avait une forme de clémence d'une partie de l'opinion en disant qu'il était en service commandé. C'est défini lui-même autre référence religieuse comme un moindre soldat.
Et et donc on dit mais en fait lui il fait ce qu'on lui dit de faire mais on voit bien que le nœud du le nœud de la la crise se situe aujourd'hui à l'Élysée. Donc ça va être très dur de notre point de vue de tenir encore un an et demi à ce à ce rythme là. Songer que donc très dur de tenir.
Il y a un il y a un mois, un peu plus d'un mois maintenant François Bairou était encore premier ministre. Donc voilà l'accélération et l'usure. Encore une fois ce ce général qui voit ses ses brigades tomber les unes après les autres et il a plus de pièces dans son dans son jeu.
Et Jérôme Jaffrey, je crois qu'il nous reste une minute si vous voulez bien répondre au brièvement. Il y a une formidable renqueur contre Emmanuel Macron de la part de la droite et du centre pour avoir 10 sous à cont-temps et plonger le pays dans cette ingouvernabilité de la part de la gauche pour ne jamais avoir nommé un premier ministre de gauche et lui avoir donné sa chance alors que la gauche était arrivée en tête. Maintenant, mettons-nous une seconde peu de temps dans la tête d'Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, il considère que s'il contraint à la démission parce que ce serait pas une démission choisie comme celle du général de Gaulle en 69, c'est une démission forcée, il n'aurait pas le choix. Démission forcée qui aboutirait, si vous voulez, à détruire en partie la fonction présidentielle et les institutions. C'est Je me mets dans sa tête, c'est le raisonnement.
Je sauve les institutions en maintenant en me maintenant en place car sinon demain n'importe quel président impopulaire on lui dira dehors. Donc ça c'est un raisonnement. Deuxièmement ne pas être responsable de l'arrivée au pouvoir du rassemblement national refiler le mystigri donc au parti politique si ça arrive.
Et si le Rassemblement national arrivait au pouvoir après une dissolution, car Macron passera d'abord par une dissolution, c'est devenir le président protecteur contre un premier ministre ou une première ministre du rassemblement national, attentatoire aux libertés. Et à ce moment-là, le président constamment dira "Non, non, non, non, non, quasiment une chance pour lui." Donc alors le problème c'est ça, il y a une contradiction majeure.
Il a été élu pour combattre le rassemblement national, il arrive au pouvoir et maintenant sa petite route secours, si je puis dire, ce serait presque un rassemblement national qui gagnerait à condition de ne pas montrer le bout de l'oreille pour indiquer que c'est sa préférence. Mais c'est ce que nous faisons à l'antête.
Emmanuel Macron