Frais d'inscription à l'université - David Ros
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le ministre, le mois de janvier et le mois traditionnel des cérémonies de vœux dans nos territoires. Il est surtout aussi celui du démarrage des vœux pour près d'un million de lycéens sur la plateforme Parcours Sup. Cette année encore, même si l'outil s'est amélioré par Coursup, demeure pour plus de 80 % des lycéens une source de stress.
En parallèle de cette démarche, ils enchaînent les salons, les journées portes ouvertes, se laissant souvent capter hors parcoursu par des filières privées, convaincu ou aveuglé par une solution en apparence rassurante. Certaines structures à but lucrative profitent grandement de la faiblesse des familles dans cette période anxiogène. Cette question sera abordée dans la foulée des questions au gouvernement au travers de la proposition de loi visant à mettre fin aux pratiques commerciales abusives des établissements privés d'enseignement supérieur déposé par mon collègue Yan Chantel.
Au-delà de ce sujet particulier, il n'en demeure pas moins qu'en 2025, 70 % des lycéens avaient sélectionné un cursus en licence. Nos universités vont donc une fois encore, et cela est bien normal, se retrouver en première ligne de l'accueil et de la formation d'une grande majorité des lycéens. Vous n'êtes pas sans savoir, monsieur le ministre, dans quelle situation de tension financière elle se trouve.
La récente tribune de 60 présidents d'université alertant la nation témoigne objectivement de la réalité vécue sur le terrain. Au regard, vous avez d'ailleurs lancé au mois de janvier des assises du financement des universités annoncées dans le cadre du PLF 2026. Pourriez-vous, monsieur le ministre, nous préciser le cadre notamment calendaire de ces assises et les pistes privilégiées pour augmenter à terme leur dotation ?
Enfin et surtout au regard de la précarité grandissante d'un grand nombre d'étudiants, pouvez-vous nous assurer qu'il n'y aura pas d'augmentation des droits d'inscription universitaire à la rentrée prochaine ? Nous avons lancé avec Amélie de Montchalin euh il y a quelques semaines les assises de financement de l'enseignement supérieur, enfin des universités pilotées par deux personnalités avec trois objectifs : un état des lieux de la situation financière des établissements, un dialogue sur les contraintes de gestion qui pèsent sur les établissements et qui rendent parfois l'utilisation des fonds disponibles complexe et puis un repositionnement stratégique de la relation état université en ayant un dialogue stratégique avec aussi les collectivités territ territorial qui très souvent sont très impliqués dans le financement des universités. S'agissant spécifiquement des frais d'inscription des étudiants français.
La question de les augmenter à un niveau soutenable en fonction du coût réel des formations est un débat légitime qui a été soulevé par plusieurs présidents d'université. Pour autant, cette décision ne peut pas être prise sans en apprécier pleinement l'impact et sans un débat largement partagé. Nous ne pouvons pas mettre en place une telle réforme à court terme car les conditions ne sont pas réunies à ce jour.
David Ros