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InterviewFrance Culture — L'invité(e) des Matins (sur Site radio)· 29 février 2024 14 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesNumérique

Prix planchers, le salut des agriculteurs ?

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    En quoi consiste un prix plancher ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Peut-on acheter un litre de lait à 25 centimes malgré le cours à 50 centimes ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Les prix planchers s'appliqueraient-ils aux denrées achetées à l'étranger ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    EGALIM n'interdisait-il pas déjà la vente à perte pour les agriculteurs ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Les nuggets de poisson à 1,80€ les 15 pièces et la côte de porc à 1,80€/kg sont-ils viables ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs français vendraient-ils à des prix supérieurs avec les prix planchers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéFait
    « On peut prendre l'exemple du salaire minimum qui, sur le marché du travail, est un prix du travail en dessous duquel un employeur ne peut pas embaucher un salarié. »
  • 0:49InvitéFait
    « Donc c'est un prix qui se situe en général au-dessus du prix du marché, ce prix de marché étant lui-même fluctuant. »
  • 1:21InvitéFait
    « Absolument. Vous pouvez acheter moins cher le prix du litre de lait à l'extérieur par exemple, sur un pays limitrophe, mais vous pouvez aussi considérer que le prix qui est proposé par le producteur vous satisfait. »
  • 2:00InvitéFait
    « Non, il ne s'appliquera pas. Il s'appliquera sur le territoire national. »
  • 3:00InvitéFait
    « Les lois EGALIM, déjà au départ, c'était une façon d'envisager de rééquilibrer les rapports de force au sein des filières. »
  • 6:11InvitéFait
    « Sur la filière porcine, historiquement, la politique agricole commune couvre très très peu la viande porcine. »
  • 6:41InvitéFait
    « L'essentiel pour un producteur, c'est de couvrir ses coûts de production, bien entendu. »
  • 8:05InvitéFait
    « Alors, l'exportation peut être justement une soupape de sécurité. »
  • 9:00InvitéFait
    « Moi, je vois deux aspects dans cette perspective qui n'est pas souhaitable, bien évidemment. Mais d'abord, c'est ce que j'ai indiqué tout à l'heure, le fait que les transformateurs se détourneraient de la production. »
  • 10:16InvitéFait
    « Après, sur le marché lui-même, il peut très bien négocier, ça fait partie des négociations commerciales, il peut très bien trouver un compromis pour le vendre un tout petit peu moins cher que le prix actuel. »
  • 11:25InvitéFait
    « Dans les faits, manifestement, il essaye de fidéliser des producteurs, justement, pour avoir suffisamment de volume à des prix qui soient situés un petit peu au-dessus du marché. »

Temps de parole

  • Invité63 %
  • Présentateur37 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Présentateur

C'est l'une des grandes propositions faites par Emmanuel Macron lors de sa visite lundi au Salon de l'Agriculture, la mise en place de prix planchers pour une meilleure rémunération des agriculteurs. Depuis, la polémique est là. Est-ce une bonne chose ou pas ? Pour vous faire votre opinion, nous sommes en compagnie de Thierry Pouch. Bonjour, vous êtes économiste. Vous êtes chef du service études et prospectives de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture à Paris. Thierry Pouch, il faut d'abord nous expliquer en quoi ça consiste un prix plancher.

0:35
Invité

On peut prendre l'exemple du salaire minimum qui, sur le marché du travail, est un prix du travail en dessous duquel un employeur ne peut pas embaucher un salarié, abstraction faite des temps partiels évidemment. Donc c'est un prix qui se situe en général au-dessus du prix du marché, ce prix de marché étant lui-même fluctuant, ce qui peut poser problème d'ailleurs. Mais c'est un prix en dessous duquel un acheteur ne peut pas se procurer une quantité de marchandises. Le prix est fixé au-dessus, donc ça permet de rémunérer le producteur, même si ça présente un certain nombre d'inconvénients qu'on va certainement évoquer.

1:12
Présentateur

Et alors, ça veut dire qu'aujourd'hui, si je veux acheter un litre de lait au producteur à 25 centimes, le cours est aux environs de 50 centimes, j'ai le droit de le faire ?

1:21
Invité

Absolument. Vous pouvez acheter moins cher le prix du litre de lait à l'extérieur par exemple, sur un pays limitrophe, mais vous pouvez aussi considérer que le prix qui est proposé par le producteur vous satisfait. Alors après, tout dépend de la quantité dont vous avez besoin, donc c'est aussi une question de prix, mais aussi une question de quantité qu'on peut acheter, ce qui peut aussi poser problème avec le prix plancher.

1:45
Présentateur

Alors, vous venez d'évoquer la question des achats extérieurs. On a beaucoup parlé, par exemple, des poulets à 3 euros vendus par l'Ukraine. Est-ce que ce prix plancher, il s'appliquerait aussi aux denrées achetées à l'étranger ?

2:00
Invité

Non, il ne s'appliquera pas. Il s'appliquera sur le territoire national. Et encore, sur le territoire national, c'est quelque chose d'assez compliqué à mettre en place, puisque vous n'avez pas, en gros, vous n'avez pas deux produits agricoles qui se ressemblent sur le territoire national. Donc, il faudra certainement réfléchir à des prix ou régionaux ou départementaux, ce qui peut aussi, en fonction des départements, créer des distorsions de concurrence d'un département à l'autre. Donc là, le poulet ukrainien, on ne pourra pas lui appliquer le prix plancher.

Et même au sein de l'Union européenne, qui est quand même un espace de libre circulation des marchandises, vous n'aurez pas la possibilité, et ça relève vraiment du fantasme et de l'illusion, vous n'aurez pas la possibilité d'appliquer un prix plancher à l'échelle des 27. Ça me paraît absolument inatteignable.

2:44
Présentateur

Mais dites-moi, Thierry Pouch, ce n'était pas déjà le cas avec EGALIM, parce qu'EGALIM, si on a suivi cette mesure, c'était quelque chose qui était censé interdire à la grande distribution de vendre à perte. Alors, on imaginait qu'il y avait un effet vertueux pour les agriculteurs.

3:00
Invité

Les lois EGALIM, déjà au départ, c'était une façon d'envisager de rééquilibrer les rapports de force au sein des filières. Ensuite, dans la version 3 de cette loi EGALIM, il y avait cette idée de couvrir les coûts de production. Et ce que vous avez dit sur l'interdiction des ventes à perte était intégré, bien évidemment. Donc, c'était l'idée qu'il fallait en quelque sorte sanctuariser les coûts de production. Mais on voit bien qu'au gré des tensions commerciales qu'il y a entre les maillons des filières, c'était quelque chose de très compliqué, puisqu'il y avait toujours cette notion de fuite dans le circuit, puisqu'on pouvait s'approvisionner à l'extérieur.

3:34
Présentateur

On peut s'approvisionner à l'extérieur, mais ça, de toute façon, ça n'est pas quelque chose qui va, j'imagine, être amené à évoluer, surtout à l'intérieur de la communauté européenne, comme vous venez de le dire.

3:45
Invité

Alors voilà, sur l'Ukraine, on peut éventuellement envisager de rétablir des droits de douane. Ça, ça permettra donc de dissuader les importateurs d'acheter du poulet ukrainien, par exemple. Mais à l'intérieur de l'Union européenne, je ne vois pas à quel titre la France, par exemple, qui appliquerait des prix planchers, pourrait affliger des droits de douane à la Pologne sur ses exportations de pommes ou de volailles. Donc, ça me paraît, là aussi, assez illusoire.

4:11
Présentateur

Oui, mais j'ai trouvé d'ailleurs deux exemples dont on a beaucoup parlé cette semaine sur l'antenne de France Culture, des nuggets de poulet, pardon, non pas des nuggets de poulet, mais des nuggets de poisson à 1,80€ les 15 pièces. Donc, un prix qui met le kilo de poisson à peu près aux environs de 2€. On a beaucoup parlé aussi de côte de porc à 1,80€ le kilo, alors que la carcasse est vendue à 1,80€. Donc là, on ne comprend pas du tout ce qui se passe. Et donc, dans le cas où il y aurait des prix planchers, cela veut dire que les agriculteurs français vendraient à des prix bien supérieurs à ce que je viens d'évoquer.

4:50
Invité

On a déjà l'expérience, puisque vous évoquez la filière porcine, on a l'expérience de l'année 2016 ou 2017, je ne me souviens plus très bien, où on avait voulu augmenter le prix du porc qui était descendu très bas. Donc, on l'avait mis à 1,40€ sur le marché. Et puis, les acheteurs, c'est-à-dire les transformateurs... 1,40€, le kilo au complet.

5:10
Présentateur

Ça veut dire qu'aujourd'hui, il est, je crois, à 1,80€ un peu.

5:12
Invité

C'est ça, voilà. Donc, à l'époque, il était tellement bas qu'on avait fixé un prix de référence à 1,40€. Et le constat a été très vite établi, c'est que les acheteurs industriels, notamment de la transformation, pour faire des produits de charcuterie, salaisonnerie, s'étaient détournés de la production française pour aller en chercher plus tôt en Espagne, où c'était moins cher. Et il y a eu la formation de stock de viande pour les agriculteurs, qui était difficilement gérable. Parce que ça, c'est un aspect aussi très important. C'est que si le producteur n'arrive pas à vendre la totalité ou même une partie de sa production, il va falloir qu'il gère ses stocks.

Et donc, il aura certainement le réflexe de demander des compensations financières pour gestion de ses stocks, qui ne sont pas en plus éternelles. Au bout d'un moment, il faut vendre la marchandise.

5:54
Présentateur

Mais alors, ce qui est encore plus compliqué, c'est lorsqu'un producteur de porc, par exemple, vend sa viande à 1,80€ le kilo, comme aujourd'hui. Est-ce que ça veut dire qu'il ne touche que cela ? Non, il y a des aides, par ailleurs, de la politique agricole commune, qui lui permettent de compléter ses revenus.

6:11
Invité

Sur la filière porcine, historiquement, la politique agricole commune couvre très très peu la viande porcine. C'est plutôt... Le lait, par exemple. C'est plutôt le lait, les céréales, la viande bovine, le sucre, qui étaient les principales filières couvertes par la politique agricole commune au travers de prix d'intervention ou d'aides directes après 1992. Là, pour la filière porcine, c'est un peu plus compliqué. Il faut... C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il y a une volatilité assez importante de ces prix de la viande de porc. L'essentiel pour un producteur, c'est de couvrir ses coûts de production, bien entendu.

Sachant que la filière porcine, en plus, a une caractéristique importante à retenir, c'est que c'est une filière très endettée. Il faut des bâtiments, il y a le coût de l'aliment pour animal, etc. Donc, c'est une filière très endettée. Donc, le prix doit non seulement couvrir le coût de production, mais aussi sous tous ces aspects-là, c'est-à-dire le remboursement des créances pour le producteur.

7:04
Présentateur

Mais alors, justement, sur quelle base la PAC est-elle décrétée ? Est-ce qu'on considère que les producteurs de porc gagnent mieux leur vie que les producteurs de lait ? Parce que vous venez de dire que ce n'est pas vraiment le cas, Thierry Pouche.

7:16
Invité

Alors, depuis deux ans, étant donné qu'il y a eu un recul du cheptel, que ce soit en viande bovine, en lait et en viande porcine, ça a provoqué une raréfaction de l'offre. Et comme la demande est un petit peu repartie à la hausse, on a eu un déséquilibre de marché. Donc, le prix du porc a automatiquement évolué dans le sens de la hausse. Et les producteurs s'en sont satisfaits depuis deux ans.

7:39
Présentateur

Mais alors, ça, c'est terriblement compliqué. Parce que je viens de dire dans le New York Times qu'aux Etats-Unis, c'est l'inverse. Parce qu'il y a une surproduction de porc. Et alors, c'est au contraire le prix qui chute aux Etats-Unis parce que les producteurs ne parviennent pas à écouler la viande porcine en quantité suffisante. Alors, est-ce que ça, par exemple, ça serait une perspective pour les éleveurs porcins français vers l'exportation ? Thierry Pouche, est-ce que ça peut fonctionner comme ça ?

8:05
Invité

Alors, l'exportation peut être justement une soupape de sécurité. Si vous n'arrivez pas à écouler la viande sur le marché intérieur, vous avez toujours la possibilité d'exporter ce que vous avez produit. La difficulté, c'est que vous êtes après sur un marché mondial extrêmement concurrentiel et que comme la demande mondiale de porc évolue dans un sens relativement favorable, vous allez être confronté à des producteurs qui vont peut-être avoir des coûts de production moins élevés que vous. Donc, c'est un peu une spirale sans fin, cette histoire de marché.

8:35
Présentateur

Alors, la question toujours des prix planchers, les critiques qui sont adressées maintenant, notamment par le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, qui a évoqué des trappes de pauvreté. Pourquoi des trappes de pauvreté ? Comment donc ces prix planchers, qui sont censés sécuriser les revenus des agriculteurs, vous parliez du SMIC, pourraient devenir, au contraire, des boulets aux pieds des agriculteurs ?

9:00
Invité

Moi, je vois deux aspects dans cette perspective qui n'est pas souhaitable, bien évidemment. Mais d'abord, c'est ce que j'ai indiqué tout à l'heure, le fait que les transformateurs se détourneraient de la production puisqu'ils la jugeraient beaucoup trop chère par rapport au prix du marché. Donc, il y aurait des phénomènes d'importation qui laisseraient les producteurs dans une espèce de stockage et d'invendus. Donc, ça pourrait se répercuter sur les prix.

Et le deuxième phénomène, c'est qu'il n'est pas exclu que la différence qu'il y a entre un prix plancher qui est au-dessus du prix du marché et ce prix du marché puisse être répercutée par l'industriel ou le distributeur sur le prix à la consommation. Et là, les consommateurs, et c'est ce qu'on voit depuis à peu près un an et demi, les consommateurs se détourneraient de la production française pour aller acheter un peu moins cher ailleurs des produits qui seraient importés et à moindre coût.

9:53
Présentateur

Oui, mais d'un autre côté, il y a une réalité aussi des coûts de production. C'est-à-dire que si le lait ne peut pas être vendu en deçà de 50 centimes, même si, je ne sais pas, le lait polonais était produit à une somme inférieure, ce qui doit d'ailleurs probablement être le cas, eh bien, il n'est pas possible pour un producteur français de le vendre en deçà de ce cours-là, non ?

10:16
Invité

Après, sur le marché lui-même, il peut très bien négocier, ça fait partie des négociations commerciales, il peut très bien trouver un compromis pour le vendre un tout petit peu moins cher que le prix actuel. Mais sur le prix plancher, pour un litre de lait, le risque qu'on court, c'est ce qu'on a évoqué à l'instant, c'est que le producteur transformateur qui fait du fromage, par exemple, puisse avoir de la matière première, alors du fromage un peu standard, parce qu'après, il faut distinguer sur des filières de qualité, comme le comté, par exemple, on a des prix planchers avec un cahier des charges bien précis qui existe depuis bien longtemps.

Donc, c'est un petit peu, effectivement, compliqué, d'autant plus qu'il va falloir se mettre d'accord sur ce niveau de prix plancher et qui va le fixer. Il y avait eu une proposition de loi au mois de novembre qui considérait que les interprofessions devaient être à l'origine de ce prix plancher.

11:08
Présentateur

Et alors, étonnamment, on a dit que, pour ce qu'on appelle le modèle Lidl, il y avait là une efficacité des prix planchers. Je dis étonnamment parce que Lidl étant un hard discounter, comme on dit en français, on pourrait imaginer qu'au contraire, il étrangle les producteurs ?

11:25
Invité

Alors, d'après ce que le PDG de Lidl dit, ce n'est pas sa pratique, justement. C'est assez étonnant.

11:32
Présentateur

Il n'a pas intérêt à dire que...

11:34
Invité

Dans les faits, manifestement, il essaye de fidéliser des producteurs, justement, pour avoir suffisamment de volume à des prix qui soient situés un petit peu au-dessus du marché. Donc, de ce point de vue-là, il a un approvisionnement régulier. Donc, à la limite, ça pourrait être considéré, Lidl, comme une espèce de laboratoire de ce prix plancher.

11:53
Présentateur

Parce que les agriculteurs critiquent beaucoup la grande distribution. La loi LME, qui était censée, donc là aussi, permettre aux agriculteurs de gagner suffisamment leur vie, a été appelée loi Michel-Édouard.

12:05
Invité

Voilà, c'est ça. Mais justement, les agriculteurs critiquent beaucoup plus Michel-Édouard Leclerc que Lidl, d'après ce que j'ai compris. Pourquoi ? Précisément parce que le PDG de Lidl a instauré des compromis avec des perspectives de prix un petit peu plus élevés pour les agriculteurs.

12:21
Présentateur

Mais alors, ce que je ne comprends pas, c'est que les produits alimentaires sont très surveillés dans les supermarchés par les consommateurs. Il y a le prix du lait, j'ai fait ma propre enquête, et un prix quand même extrêmement homogène d'une enseigne à l'autre. Ce n'est pas là-dessus que les distributeurs

12:38
Invité

peuvent se distinguer. Non, ce n'est pas là-dessus. En revanche, sur des produits frais, sur des crèmes-desserts ou sur des fromages, oui, là, ça peut être possible puisqu'il peut y avoir des négociations commerciales avec le transformateur qui vous permettent d'avoir des produits relativement abordables et un peu moins chers que l'enseigne d'à côté.

12:57
Présentateur

Mais alors ça, ça ne concerne pas directement les agriculteurs, parce que quand vous achetez des crèmes-desserts, l'agriculteur est un maillon de la chaîne de valeur.

13:04
Invité

Oui, mais il fournit la matière première. Bien sûr, évidemment. Bien sûr, ça, j'ai bien compris. Dans les crèmes-desserts, il y avait normalement, d'ailleurs, du lait. Oui, normalement. Ça représente peu sur le volume total du produit fini, puisqu'il y a aussi tous les parfums, tous les autres ingrédients, plus l'emballage, notamment le verre ou le carton. Mais il y a quand même la matière première. Donc, il faut qu'il y ait un compromis, quelque part, commercial, pour obtenir un prix suffisamment rémunérateur.

13:30
Présentateur

Merci beaucoup Thierry Pouch. Je rappelle que vous êtes économiste, chef du service études et prospectives de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture de Paris. 7h56 sur France Culture.