Face à Face : Laurent Wauquiez - 04/09
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Apolline Matin Face à face
Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Laurent Wauquiez Merci de répondre à mes questions ce matin D'ailleurs c'est la première fois que vous acceptez de répondre à une interview Depuis votre défaite face à Bruno Retailleau Pour la présidence du parti en mai dernier Vous êtes Laurent Wauquiez le président du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée Nationale Vous avez écouté François Bayrou hier Vous l'aviez rencontré la veille à Matignon Avez-vous été convaincu ?
J'ai été déçu Moi j'aime bien que les choses soient claires Quand je suis allé voir François Bayrou mardi Je lui ai dit qu'il y a des choses qu'il fallait qu'il bouge Et que ce qui ne passait pas C'était le sentiment que c'était toujours les mêmes qui payaient Certes dans son budget Il y a des économies Mais il y a beaucoup d'augmentation d'impôts déguisés Et qui tombent sur les mêmes C'est-à-dire la France qui travaille La France qui a travaillé toute sa vie Avec pour nous les députés républicains Cette mesure qui est quand même très symbolique Qui a heurté Qui est la suppression des deux jours fermiers Sans même de salaire en face Pourquoi ça ne va pas ?
Je ne pense pas que vous redressez la France En faisant du mal à la France qui travaille Et donc nous ce qu'on a proposé Vous lui aviez dit ? Je lui ai dit On a fait une proposition qui est très simple Plutôt que de s'attaquer aux deux jours fermiers De ceux qui travaillent On s'attaque aux 365 jours fermiers De ceux qui profitent du système Et les économies On ne demande pas moins d'économies On propose plus d'économies Avec un projet de loi contre l'assistance
Il vous avait répondu quoi ? C'est-à-dire que vous pensiez qu'hier Il allait officiellement dire Qu'il renonçait à la suppression de ces deux jours fermiers ?
Il me donne son accord mardi Il me dit qu'il est prêt à bouger dessus Et qu'il trouve que ça a du sens Et donc je m'attendais à ce que mercredi matin A votre micro Les choses soient claires Et d'ailleurs j'ai vu que vous-même vous étiez hérité Parce que tout simplement la parole n'était pas claire On est à quelques jours du 8 septembre On n'est plus dans un contexte Où on dit peut-être éventuellement La discussion peut être ouverte Il faut que les choses soient simples Il faut que les français comprennent Ce qu'on propose de lui
Lui avez-vous reparlé depuis ?
Non je ne l'ai pas encore fait Mais notre proposition à nous Elle est très précise On l'avait faite quand il a été nommé On l'a reformalisée Avec tous les députés de mon groupe en juillet L'objectif c'est quoi ?
Mais vous arrivez au même chiffre C'est-à-dire que Pardon mais pour être tout à fait précise Effectivement hier il n'a pas dit Je renonce à la suppression des deux jours fériés Il a dit Je suis ouvert à l'idée de renoncer à ces deux jours fériés Si il y a en échange une autre source d'économie Qui permette d'arriver au même résultat 4,7 milliards
Alors je le redis parce que jusqu'au bout J'espère qu'on va y arriver La suppression des deux jours fériés C'est 4 milliards d'euros d'économie Nous ce qu'on propose C'est de fusionner toutes les aides sociales Dans une seule aide sociale Plafonner à 70% du SMIC Pour que dans tous les cas de figure On ne gagne pas plus d'argent Restant chez soi qu'en allant travailler Je ne veux pas être caricatural C'est-à-dire je veux qu'on garde du social Mais qu'on arrête l'assistanat Et qu'on revalorise le travail Cette mesure-là Nous l'avons évaluée à 7 milliards d'euros d'économie Elle peut être mise en place tout de suite Il suffit de voter une loi sur ce sujet Avant même le budget Et ça permet de le faire
Mais elle passe cette loi ? Cette loi, vous pensez qu'elle passe ? Avec l'Assemblée telle qu'elle est aujourd'hui ?
Je suis convaincu qu'elle passe Et je voudrais rajouter quelque chose Tous les Français voient la situation de blocage De l'Assemblée nationale Je pense que ça les préoccupe tous De voir aussi cette instabilité Il y a un outil Que je considère qu'on aurait dû utiliser Et qu'il faut qu'on utilise à l'avenir Quand il y a un blocage On peut passer par référendum Le référendum est là pour ça dans nos institutions
Vous en parlez tous, il ne sort jamais
Ben oui, je suis bien d'accord C'est pour ça que moi je me bats là-dessus avec Constance Le général de Gaulle l'a utilisé 5 fois A lui tout seul, plus que tous ses successeurs Vous m'interrogez, vous me dites Est-ce que ça passe ? Je pense que ça passe à l'Assemblée Mais si ça ne passe pas On interroge les Français C'est quand même normal Que sur ces questions d'équilibre L'équilibre entre le social, l'assistana et le travail Les Français puissent trancher
Vous avez dit, Laurent Wauquiez Que vous aviez été déçu Déçu au point d'hésiter sur la confiance ?
Il faut être très simple Pour un grand nombre de députés des Républicains Oui, ça pose un gros problème pour le vote du 8 Parce que l'ADN de notre groupe La voix des Républicains Et je suis attaché à ce qu'elle porte sa singularité Et ce qu'on veut défendre nous pour le redressement du pays C'est la défense de la France qui travaille Et souvent à votre micro, j'ai parlé de ces sujets La France qui travaille, la France qui a travaillé toute sa vie On a fait des propositions régulières sur ce sujet Notre groupe n'a jamais été dans la posture C'est-à-dire qu'on n'est pas là On ne fait pas partie de ceux qui disent de toute façon
Il faut participer à ce gouvernement Il y a dans ce gouvernement actuellement des membres Et pas des moindres puisque le président du parti
Bien sûr Et c'est donc pour ça que jusqu'au bout J'espère que le Premier ministre va nous entendre
Mais vous n'êtes pas convaincu ?
Aujourd'hui, je le dis
Mais s'il ne dit pas cette fameuse phrase que vous espériez qu'il dise hier Je renonce à supprimer les deux jours fériés Et d'autres points éventuels Vous ne voterez pas pour la confiance ? Vous pourriez vous-même vous abstenir ?
Alors, je vais vous répondre sur moi Et je vais vous répondre plus sur mon groupe A l'intérieur aujourd'hui des Républicains Si jamais cette voix de la France qui travaille n'est pas entendue Il y aura un grand nombre de députés qui ne voteront pas le 8 Il y aura une majorité, je le pense, qui votera pour Mais il y a un grand nombre de députés qui ne voteront pas Tout simplement parce que c'est le cœur de nos convictions C'est le cœur de ce qu'on défend C'est pas comme si on venait en disant On veut moins d'économie On vient en disant on veut plus d'économie On a travaillé une proposition Elle permet de revaloriser la France qui travaille Elle correspond aussi à des convictions très fortes J'ai géré ma région Auvergne-Rhône-Alpes pendant 8 ans Les gens ont adhéré au programme de baisse des dépenses de fonctionnement que j'ai proposé Mais il y avait une contrepartie La contrepartie, c'était l'engagement Pas d'augmentation d'impôts, pas d'augmentation de taxes Si on veut entraîner les gens, il faut qu'il y ait un contrat qui soit clair Je vous repose la question
Vous, à titre personnel, au moment où l'on se parle Vous votez la confiance ou non ?
Moi je la voterai Je la voterai sans enthousiasme, vous l'avez compris Mais par esprit de responsabilité Parce que je ne veux pas mêler mes voix à la France insoumise Parce que je considère, et je vous l'ai dit Que dans la période actuelle, l'instabilité politique est catastrophique pour notre pays Et puis, vous le savez, j'aime l'histoire Georges Pompidou a été Premier ministre pendant 6 ans Ça lui a permis de faire des grandes choses pour notre pays En moins de 2 ans, on va avoir éclusé 4 Premiers Ministres Je pense que ce n'est pas bon Et donc, personnellement
Vous êtes pour qu'il reste Premier ministre et encore le plus longtemps possible
Je suis pour le fait qu'on donne un minimum de stabilité au pays Après, vous l'avez compris, je ne suis pas très enthousiaste Et j'ai été quand même déçu parce que je m'attendais à ce que, hier, les choses soient plus claires J'espère qu'aujourd'hui, demain, ce sera clarifié et de façon beaucoup plus nette Parce que les Français ont besoin de comprendre Qu'on leur dise, oui, on va faire un effort budgétaire En contrepartie, il n'y a pas d'augmentation de taxes et d'impôts On protège la France qui travaille et qui a travaillé toute sa vie Et on assume de dire, on arrête l'assistanat Ça demande du courage politique Oui, ça demande du courage politique à un moment d'arrêter l'assistanat
Il l'a dit ici à ce micro, pour lui, c'est du bon sens Que d'être plus strict sur les règles de l'AME Il y a ce projet de décret qui est soumis aujourd'hui à l'assurance maladie Avec l'idée à la fois de pouvoir plus difficilement en bénéficier Ou en tout cas de devoir montrer davantage de papiers d'identité Et puis dans l'accès à certains soins Comme la balnéothérapie, les prothèses auditives, les lunettes, la chirurgie réparatrice De devoir être bénéficiaire de l'AME depuis au moins 9 mois Pour pouvoir y prétendre Est-ce que vous estimez que ce sont des bonnes décisions ? Est-ce que ce décret doit paraître ?
Tant mieux Mais que de temps perdu Vous savez que là aussi, ça fait des mois qu'on demande ça Et qu'on dise les choses simplement C'est-à-dire, on peut demander des efforts aux Français Mais pas si dans le même temps On donne un accès plus généreux que ce qu'ont les Français Qui cotisent à notre système de protection sociale A des étrangers parfois même Qui sont sur notre territoire de façon irrégulière Et donc là, ce que vous évoquez C'est quelques ajustements bienvenus Enfin, si je dis les choses comme je le pense C'est pas à la hauteur des changements structurels qui sont nécessaires
On passe par décret, un peu en catimini A la dernière minute Ça a été proposé par le gouvernement A l'assurance maladie Mardi Ça vous paraît normal cette méthode ?
Moi, je préfère toujours qu'on fasse les choses Même si c'est à la dernière minute Même si c'est par décret Un décret, c'est pas par catimini Un décret, c'est le pouvoir du gouvernement Et donc, je n'ai pas de problème avec ça Ce qui me gêne en revanche, c'est que ça n'a pas été fait avant Ce qui me gêne, c'est que ce ne soit pas plus vigoureux Et il y a un autre sujet auquel il faut s'attaquer C'est le titre de séjour pour soins Parce qu'on parle souvent de l'AME Mais on oublie cette autre polémique Est-ce que vous savez que notre pays délivre des titres de séjour ?
Tout à fait C'est quelque chose qui a été créé en 1981 Initialement, parce que François Mitterrand disait Ça va permettre à certains qui n'ont pas accès aux soins Par exemple dans la lutte contre le sida De pouvoir être soignés en France Aujourd'hui, il n'y a plus mention de ce traitement en particulier Effectivement, c'est ouvert quasiment à tous Pour à peu près tous les soins
Vous avez tout dit Et à l'arrivée, il y a une dérive totale Et on se retrouve avec des coûts qui explosent Et qui ne sont pas documentés Puisque l'assurance maladie n'est même pas capable de nous dire combien ça coûte Et donc ça, ça fait partie des choses qui Quand on avait les moyens, très bien Et dans un pays qui est à la recherche de chaque euro Il faut arrêter
Donc pour vous, il faut s'attaquer non seulement à l'AME Mais aussi à ce titre de séjour pour soins
Et pas quelques petits ajustements Un vrai arrêt de ces dispositifs
Laurent Wauquiez, est-ce que vous pourriez travailler avec la gauche ?
Je vais essayer de répondre
Je ne sais pas, ça vous fait rire Mais en Allemagne, ils arrivent à le faire Chez nos voisins, ils arrivent parfois à se mettre d'accord
Bien sûr, et c'est pour ça que je vais répondre à cette question Je considère qu'il faut qu'on change la méthode Sur la constitution du gouvernement Aujourd'hui, on a un système de gouvernement Où, c'est votre question Est-ce que vous êtes capable de travailler avec Bruno Faure ? Est-ce que vous êtes capable de travailler avec la gauche ?
Je ne sais pas l'Olivier, mais Bruno Retailleau Olivier Faure Mais si vous fusionnez les deux
Bruno Faure, ça va vous faire sourire C'est le président du Cantal Et c'est un ami Très bien Je l'adore Donc Olivier Faure Et on s'interroge avec En gros, on constitue le gouvernement On fait un chèque en blanc A une personnalité Et c'est n'importe quoi en termes de fonctionnement
Bah pardon, mais enfin C'est ce que les socialistes ont fait avec ce gouvernement C'était pas quelqu'un qui était issu de leur rang Et ils ont dit on s'abstient Mais on ne s'ensure pas
Et visiblement, leur parole n'a pas duré très longtemps Mais je vous le redis, c'est n'importe quoi Parce que pour moi, il ne faut pas fonctionner comme ça Il faut fonctionner en commençant par se poser Sur qu'est-ce qu'on va faire ensemble Quelle feuille de route Quel pacte de gouvernement Et je souhaite qu'à l'avenir, pour le prochain gouvernement S'il y en a un Les Républicains se prononcent sur cette base Et sur cette base seulement Parce que la question, c'est pas de faire un chèque en blanc à une personne C'est de se demander Qu'est-ce qu'on est prêt à faire ensemble C'est d'ailleurs le fonctionnement Vous l'avez évoqué En Allemagne En Italie Où les gens se sont mis autour de la table avant Et on définit ce qu'ils allaient faire Parce que pourquoi est-ce qu'on a de l'instabilité ?
On vote pour quelqu'un On ne sait même pas ce qu'il veut faire
Est-ce que vous pourriez travailler avec le RN ?
Alors, maintenant je vais répondre à votre question Sur cette base-là, en tant que tel Je ne cherche pas à dire Je ne pourrai jamais travailler avec un tel ou un tel Enfin, je regarde quand même Quels ont été les propos des socialistes Au cours des derniers jours Aucune économie Plus d'impôts Plus d'immigration Vous comprendrez que pour moi En termes de conviction, c'est difficile Donc, Olivier Faure
C'est non, vous censureriez De manière quasi évidente
Et pas parce qu'en tant que tel C'est le parti socialiste Mais parce que vous n'êtes pas d'accord Ce qui corresponde N'est pas mes convictions
Alors maintenant, je vous pose la question pour le RN Est-ce que vous pourriez travailler avec le RN ?
Pardon, on est sur des scénarios de politique fiction totale Non, parce que là
Vous avez commencé au début A me parler d'une loi Qui redéfinirait Les choses en matière d'assistanat C'est un très bon exemple Et cette loi-là, vous m'avez dit Elle passe Mais moi, dans ma tête, je fais les calculs Je me dis Si vous pensez qu'elle passe C'est parce qu'elle passe avec les voix du RN Donc, il y a bien des moments Où vous vous dites Qu'il faudrait bosser ensemble
Non, mais votre exemple est très bon Sur ce sujet de l'assistanat Quels sont les propos du RN ? Ils sont contre Ils ne veulent pas qu'on régule l'assistanat Et c'est pour moi un des vrais points De très forte divergence avec le RN Le RN n'est pas sur une approche Où ils sont prêts à assumer de dire Il faut arrêter l'assistanat Pour revaloriser le travail
Donc si Prenons le même scénario dans l'autre sens Olivier Faure d'un côté Jordan Bardella de l'autre Vous censurer Pareillement Non
Et là-dessus Je veux être bien clair On apprend un engagement Nous On ne censure pas C'est-à-dire qu'on ne censurera pas Un gouvernement socialiste On ne censurerait pas Un gouvernement du RN Pourquoi ? J'essaie d'être cohérent Avec ce que je vous dis Je vous dis que je suis pour La stabilité politique Nous ne faisons pas partie De ceux qui font tomber Des gouvernements dans ce pays Tout simplement Parce que Quel qu'il soit Je pense que l'instabilité C'est catastrophique pour le pays
Nicolas Sarkozy estime Que le RN est aujourd'hui Dans l'arc républicain Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Oui bien sûr C'est une évidence ? Évidemment Un parti qui se présente A des élections Qui a des élus Et qui n'est pas interdit Et qui est légal Bien sûr qu'il est dans l'arc républicain
Nicolas Sarkozy Qui considère aussi Que seule une dissolution Pourrait résoudre la crise actuelle Là par contre Vous n'êtes pas d'accord J'ai l'impression
Non je ne suis pas d'accord Et on a eu cet échange Avec Nicolas Sarkozy Vous savez on est très proche J'adore échanger avec lui J'aime son côté À mettre des pavés dans la mare J'aime ça chez lui J'aime cette fougue J'aime le panache Moi j'aime la politique Qui a de l'aspérité Et du tempérament Pourquoi est-ce que Je pense que ce n'est pas une solution ?
Je regarde les choses Les sondages Les intentions de vote Montrent très clairement aujourd'hui Qu'une dissolution Donnera à peu près Exactement le même résultat S'il n'y a pas de majorité Vous voyez comme moi le contexte Parce que là on regarde la France Vous voyez les turbulences commerciales Vous voyez la guerre Que nous a déclaré Trump Vous voyez ce qui se passe en Ukraine Vous voyez les dangers D'affaissement de l'Europe Est-ce qu'on pense sérieusement Que dans cette période On peut en plus Perdre encore des mois Et des mois Refaire une élection Pour repartir dans une situation
Donc pour les mêmes raisons Pour vous Qu'il ne faut pas faire tomber Un gouvernement Vous estimez qu'il ne faut pas faire tomber L'Assemblée nationale aujourd'hui ?
Mes repères Et j'essaye que dans cette période compliquée Il soit simple De la stabilité Pour faire un travail Qui soit le plus utile Jusqu'en 2027 Avec une ligne de lecture Qui est claire Des économies Pas d'augmentation d'impôts
Et une présidentielle anticipée ?
Même réponse Si vous commencez A vous dire en France Que parce qu'un président Est impopulaire On lui coupe la tête Et on le fait tomber On aura achevé De perdre les derniers restes De la 5ème République Et je pense qu'ensuite Le pays deviendrait ingouvernable
Est-ce que pour un candidat de droite Il faudra une primaire Ou non ? Je n'ai plus compris Je ne sais plus
Vous me permettez Là-dessus Pardon Et la réponse ne va pas vous plaire Je vais botter en tous Pourquoi ? Parce que vous voyez l'État Vous voyez ce qui se passe On est menacé Sur notre budget Notre industrie Est soumise A une pression incroyable Sincèrement La question de savoir Comment la droite Va décider la primaire Elle viendra Elle viendra
Mais elle viendra peut-être Beaucoup plus vite Que vous ne l'imaginez Quand vous regardez le RN Qui se prépare Qui la semaine dernière A avancé ses réunions Pour savoir Qui serait candidat Ou quoi comment Est-ce que vous ne vous dites pas Il faut quand même qu'on soit prêt Si ça arrive demain Vous ne savez toujours pas Comment vous désignez votre candidat
Je vois bien Qu'il y a beaucoup de prédateurs En ce moment Qui semblent se réjouir Potentiellement du chaos Et du désordre Je n'en fais pas partie C'est qui les prédateurs ? Enfin Ce que fait Mélenchon En ce moment La récupération Du 8 octobre Du 8 septembre La récupération du 10 septembre La façon dont il semble Se réjouir du désordre Ça n'a échappé à personne Et donc oui Jusqu'au bout Peut-être que c'est Une voix un peu singulière J'essaye de porter Une voix qui soit constructive Qui essaye de faire Des propositions Qui fasse le pari Qu'on peut s'entendre Et qu'on peut essayer Quand même de faire avancer
Aussi la question malgré tout Parce que dans les statuts Du parti Le mode de désignation Du candidat A disparu
Non Ce qui a été prévu C'est que ce sera Les adhérents Qui vont arbitrer Et donc en temps et heure On leur fera la proposition Et vous voyez bien L'espèce de contraste Enfin là La question de savoir C'est est-ce que la France Va être sous le redressement De la BCE Est-ce qu'on est encore capable De payer nos dettes L'année prochaine Comment est-ce qu'on fait en sorte D'avoir un système de santé Ou d'éducation Qui fonctionne La question de savoir Si la droite fait une primaire Elle viendra Mais bon J'essaye de hiérarchiser les problèmes
Vous en êtes où vous ?
Je vous ai répondu J'essaye de hiérarchiser les problèmes Non mais je veux dire
Vous en êtes où vous ? C'est effectivement la première fois Que vous répondez à une interview Depuis votre défaite Pour la présidence du parti Vous l'avez vécu comment ? Vous en êtes où aujourd'hui ?
Ça n'a pas été facile C'est pas facile un échec J'ai longtemps cru Qu'on grandissait Par les victoires uniquement Bon ben là J'ai appris à me remettre en question J'ai pris un peu de temps Vous l'avez dit Un peu de recul Maintenant je ne viens pas sur ce plateau Pour étaler mes états d'âme Les français ils ont autre chose à entendre Et donc ce que j'essaye de faire C'est d'avoir une voix des républicaines Qui soit forte Qui soit claire Je pense qu'elle est utile Dans la reconstruction du pays Et je suis fier de l'apporter Avec mes députés Voilà Et j'ai fait cet effort De me poser De me dire où j'en suis Est-ce que j'ai envie ?
Cette flamme je l'ai J'ai envie de ça J'ai envie de me battre pour mon pays Est-ce que vous avez toujours des ambitions ?
On le sait Je veux dire Ça n'était mystère pour personne Vous aviez des ambitions présidentielles Est-ce qu'elles se sont évanouies ? Ou est-ce que vous vous dites Le temps fera ?
Je comprends que vous me posiez la question Mais respectez si vous me permettez Que dans cette période Je ne souhaite pas y répondre J'y répondrai en temps et heure Mais là je considère Que ce n'est pas le sujet On a potentiellement un gouvernement Qui tombe le 8 septembre On voit tous Et vous en parlez A quel point potentiellement On bascule dans l'inconnu J'essaye de faire en sorte Que les républicains Soient une voie solide Et quelque chose de stable Dans cette période
Plusieurs questions en plus Le Mercosur Qui est à nouveau sur la table Oui ? Non ?
Il y a une partie qui est très bonne Parce que dans cette période De guerre commerciale Qu'on puisse aider nos industries Et j'en ai beaucoup Dans ma région Vers l'Alpes à exporter C'est bien En revanche Je l'ai toujours dit Ce qui ne me va pas C'est que dans ces accords L'agriculture est systématiquement sacrifiée Et on ne peut pas avoir Tous les débats Qu'on a eu pendant l'été Sur comment défendre l'environnement Toutes les règles Qu'on veut faire peser Sur l'agriculture française Et ouvrir nos portes Et nos fenêtres A des produits Qui viennent d'Amérique latine Et qui ne respectent Aucune des règles d'environnement Juste un chiffre Mais qui est intéressant Vous prenez une viande du Brésil Elle aura émis Dix fois plus de CO2 Que la même bonne viande On parlait du Cantal Au braque du Cantal C'est pas possible Vous ne pouvez pas avoir Deux poids deux mesures Où d'un côté Vous avez les spécialistes Qui critiquent non-stop L'agriculture française Et dans le même temps On ouvre les portes De notre marché interneur A des produits extérieurs Qui ne respectent Aucune des règles environnementales
L'assaillant de Marseille Abdelkader Tunisien de 35 ans Avaient déjà été condamné Par la justice Il avait d'ailleurs A nouveau été en garde à vue Cet été Cette fois-ci Pour des propos antisémites Il avait un titre de séjour De 10 ans Est-ce qu'il faut Parfois pouvoir Raccourcir les titres de séjour Dès qu'il y a condamnation ?
C'est lamentable C'est lamentable C'est la longue histoire Qui ne cesse de se répéter De ces étrangers Ultra violents Qui n'ont rien à faire Sur notre sol Auquel jamais un titre de séjour N'aurait dû être donné Et qui ne devrait pas Être dans la nature Est-ce qu'il faut des sanctions ? Est-ce qu'il faut des sanctions ? C'est pour moi évident Mais surtout ce qu'il faut C'est corriger les choses Parce que le sujet Ce n'est pas de répondre A tous les manquements Qu'il y a eu Je pense que de ce point de vue Le travail que fait le garde Desseaux est bien Qu'est-ce qu'il essaye de faire ?
Il essaye de dire maintenant Quand il y a des peines Il faut qu'elles soient Tout de suite exécutées Quatre condamnés sur dix A de la prison ferme Ne vont jamais en prison en France C'est malheureusement Cette histoire qui est racontée Plus l'absence totale De contrôle de notre émigration
Jean-Michel Aulas A Lyon Vous soutenez ?
J'adore Jean-Michel Aulas Je vais tout à l'heure à Lyon Et je serai amené A m'exprimer sur le sujet
Si vous allez à Lyon Et que vous l'adorez Vous le soutenez
Je m'exprime
Chez moi à Lyon
Vous n'irez sans doute pas
Pour être à ses côtés Et lui dire Je ne te soutiens pas Je ne te soutiens pas
Laurent Wauquiez