Prise de parole du Président Emmanuel Macron au Sommet sur l’énergie nucléaire à Bruxelles.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Pour la prochaine déclaration, je suis maintenant ravie de donner la parole au président de la République française, son Excellence, M. Emmanuel Macron. Merci beaucoup, chère Alexandre, chère Raphaël. Merci pour cette initiative tout à fait bienvenue. C'est un moment parfaitement choisi. Tous ensemble, nous incarnons cette alliance de bonne volonté, de force, de vouloir faire plus pour le climat, les économies. Et en collaboration avec les dirigeants d'économie, nous voulons développer de nouvelles solutions.
Je ne veux pas répéter ce qui a été dit, mais notre défi, c'est de réduire nos émissions de CO2, répondre à nos objectifs climatiques, améliorer notre souveraineté en garantissant notre sécurité énergétique et améliorer notre compétitivité afin de créer de l'emploi.
Et c'est vrai pour toutes les régions de la planète, régions représentées ici.
Si on veut réussir à atteindre ces trois objectifs, on a besoin d'une approche énergétique pertinente et stable.
Si on produit de l'électricité avec de l'énergie fossile, c'est idiot. On peut décider d'aller vers de l'électrification généralisée. Mais si on est 100% dépendant de régimes compliqués, afin de pouvoir produire votre propre électricité, ça peut être aussi délicat, compliqué.
Et ces deux dernières années nous ont montré à quel point c'était des éléments sensibles.
Donc, produire une énergie bas carbone, cela repose sur trois piliers.
L'efficacité et comment ne pas consommer de l'énergie, qui est probablement l'énergie la plus intéressante et la moins coûteuse.
Donc, innovation, efficacité. Ensuite, les renouvelables, qui est une façon intelligente de produire des énergies bas carbone.
Et enfin, l'énergie nucléaire. Parce qu'il s'agit d'une énergie pilotable bas carbone et une bonne source d'électricité. C'est pour cette raison que cette approche complète, compréhensive, afin d'atteindre ses objectifs, repose sur les renouvelables, l'efficacité et l'énergie nucléaire. Et c'est pour cette raison que cette alliance est si importante. Et les engagements pris dans le cadre de la COP28 sont également tout aussi pertinents.
Pour ce faire, je voudrais partager avec vous quelques remarques dans la lignée de mes collègues. Tout d'abord, il faut développer nos capacités. En France, nous allons produire 9 gigawatts, c'est déjà en cours, et nous annonçons par ailleurs 14 gigawatts supplémentaires.
L'un dans l'autre, ça représente 50 gigawatts pour les pays européens qui seront produits dans les années à venir.
Mais pour toutes les régions du monde, c'est une source d'énergie importante, du Caucase, l'Amérique latine.
Voilà notre ambition, et c'est ce qui va nous permettre de réduire le coût. Ensuite, le financement, Robert l'a mentionné, les coûts de financement sont importants, et c'est un élément crucial dans le pilier de la compétitivité. Et c'est pour cette raison que nous souhaitons intégrer la banque européenne dans les sessions et harmoniser nos cadres juridiques
pour pouvoir attirer beaucoup d'investissements privés.
Enfin, ou plutôt troisièmement, il est important de garantir tous les éléments, tous les maillons de la chaîne industrielle.
Et donc, l'énergie, le secteur de l'énergie peut être une source importante de développement industriel et de création d'emplois, puisque tout cela sera répliqué, ces chaînes de valeur seront démultipliées et reproduites à l'étranger, et cela permettra d'aider ces pays et de leur donner ensuite les règles.
Donc, c'est très important de garantir tous ces maillons de la chaîne de valeur. Quatrièmement, les compétences. Un des principaux défis que nous avons également rencontrés ces dix dernières années en France, c'est lorsqu'on a des pénuries dans certains champs de compétence. C'est pour cette raison que le développement de cette agence et la prise de ces engagements,
dans ce contexte, on doit mettre en œuvre les programmes de formation, les programmes d'enseignement,
afin d'avoir la main-d'œuvre dont on a besoin.
Et enfin, tout ce qui est gestion. On en a parlé avec Alexandre, c'est un point sensible dans nos pays, là, c'est la gestion des déchets.
Il faut innover, et on a des solutions qui sont disponibles en France et ailleurs.
Mais nous pouvons avoir des solutions plus régionales, plus innovantes.
On peut avoir une approche innovante en matière de gestion des déchets, et c'est quelque chose vers quoi nous devons tendre.
Sixièmement, l'innovation.
Les projets arrivent à maturité, qu'on veut les déployer, mais les PME et autres sont, ainsi que les petits réacteurs modulaires, sont un des leviers pour atteindre nos objectifs de décarbonisation à grande échelle,
que ce soit au sein de nos centrales existantes ou à venir. Donc, la voie de l'innovation est inéluctable.
Et c'est pour cette raison que nous participons à cette alliance sur les petits réacteurs modulaires.
Enfin, l'interconnectivité. En plus de tout ce que nous faisons,
il faut travailler ensemble sur les réseaux électriques et l'interconnectivité.
Ça sera vraiment ce qui changera la dame
pour pouvoir apporter, fournir une électricité durable et pilotable. Et ça permettra de répondre à la fragmentation des marchés actuels en Europe,
que ce soit dans les Balkans occidentaux ou dans le Caucase. Toutes ces régions doivent être reliées à ce réseau électrique.
Et enfin, tout ce qui est sûreté. Chacun d'entre nous ici se rappelle de l'accident de Fukushima, parce que nous avons tous investi afin d'améliorer les degrés de sûreté.
Et la coopération entre les agences de sûreté est essentielle. De même pour les hauts niveaux de sécurité.
Et je souhaiterais féliciter l'agence et le cher Raphaël, parce que de l'Iran à la centrale de Zaporizhia,
le fait d'avoir un organe de coordination indépendante international est crucial. Voilà les quelques remarques que je souhaitais partager avec vous, en plus de ce qui a été dit jusqu'à présent.
Merci.
Et maintenant, passons à l'action.
Mettons en place un plan d'action, une feuille de groupe avec l'agence, les gouvernements, et je souhaiterais également saluer l'agence internationale de l'énergie, cher Fatih, ainsi que tous les représentants du secteur économique et des chercheurs,
parce que nous avons un bon programme de création d'emplois,
d'innovation, de recherche, d'innovation pour ces 10 prochaines années qui va nous permettre d'atteindre nos objectifs de neutralité carbone du Cédé.
Merci beaucoup, M. le Président.
Je vous propose d'accueillir maintenant le ministre des Affaires étrangères de l'Aïsarbaïdjan, Son Excellence, J. Hoon Bairam.
Emmanuel Macron