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interviewLCI (sur YouTube)· 24 avril 2025 14 min

Emmanuel Macron : "que Poutine arrête de mentir"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Elle est constante, elle ne changera pas. Nous sommes pour la souveraineté des peuples et pour l'intégrité territoriale respectant le droit international. Et il y a d'ailleurs pour la France pas de double standard.

Ça vaut pour l'Ukraine, ça vaut pour le proche et Moyen-Orient, ça vaut pour le continent africain. Et je m'honore de cette position. Et donc nous continuerons à défendre le droit du peuple ukrainien à vivre en paix sur son territoire et dans ses frontières internationalement reconnues.

C'est pourquoi nous avons toujours condamner la guerre d'agression russe et nous sommes à un moment où j'espère la paix pourra se bâtir et je veux saluer les efforts faits par la diplomatie américaine. Mais je veux rappeler les faits là aussi il y a un agresseur la Russie et un agressé l'Ukraine. Je veux rappeler les faits il y a quelques semaines sous l'impulsion américaine le président Zelinski a fait un geste incroyable.

Il a dit "Je suis d'accord pour un cesser le feu inconditionnel. La seule chose que nous avons à faire, la seule chose, je l'ai redit au président Trump que j'ai eu il y a 2 jours nuit à mort. La seule chose c'est qu'enfin le président Poutine arrête de mentir.

Quand le président Poutine parle au négociateur américain, il leur dit "Je veux la paix". Quand il parle à la planète entière, il dit "Moi, je veux la paix." Il continue de bombarder l'Ukraine.

Il continue de tuer des vies en Ukraine. Il n'y a qu'une seule réponse qu'on attend. Est-ce que le président Poutine est d'accord pour incesser le feu inconditionnel ?

Les Américains l'ont proposé, les Européens le soutiennent. Le président Zelinski a dit oui. Si le président Poutine dit oui, les armes se taisent demain.

Les vies sont sauvées. La communauté internationale n'a qu'une chose à faire et l'énervement américain ne doit se porter que sur une seule personne, le président Poutine. Il doit répondre à la question qu'il leur pose.

Et à ce moment-là, nous pourrons construire une paix juste, solide, durable, robuste. C'est-à-dire une paix qui permettra de trouver des concessions territoriales, des garanties de sécurité solides. Mais au moment où je vous parle, c'est pas comme s'il s'était rien passé ces dernières semaines.

Les Américains ont proposé quelque chose, les Ukrainiens ont dit oui. Et nous, nous le soutenons. Il faut maintenant que la Russie donne sa réponse.

Si la Russie dit "Je ne suis pas prêt à cesser le feu", elle aura menti au président américain. Elle aura menti à tous ceux à qui elle dit qu'elle voulait la paix et il faudra en tirer les conséquences. S'il dit oui, demain nous avons incessé le feu.

Et donc nous n'avons moi je veux pas aller dans les faux débats. Il n'y a qu'une seule voix maintenant à entendre et une seule réponse à entendre. Est-ce que la Russie dit qu'elle fait le cesser le feu ?

C'est tout. Vous avez parlé au président de France que vous allez lui parler ? Je lui ai parlé il y a 24 heur enfin de dans la nuit d'avant-hier à hier.

Vous pensez qu'il peut infléchir sa position ou qu'il reste sur des positions difficilement considérées ? Il veut trouver des accords et je le respecte tout à fait. Il veut un accord de paix complet.

C'est le négociateur aussi. Mais je remets les choses dans le bon ordre. Il peut pas y avoir d'accord de paix s'il y a pas déjà un accord sur ce qu'il a obtenu du président Zelinski qui était une avancée très forte du président Zelinski.

Et je le dis avec ici beaucoup de force. La première la réponse qui est si je puis dire le le commencement à tout c'est le cesser le feu inconditionnel que les Russes doivent accepter. Pas de pas de gel sur la ligne c'est le feu sur la ligne de front actuelle.

Toutes les autres questions sont des questions qui relèvent d'une négociation de paix qui doit ensuite se faire et qui prendront en compte les les positions militaires, les questions territoriales, les questions sécuritaires. Mais alors même que la Russie continue de bombarder Kief, on peut pas demander d'accepter ceci ou cela. Président, imaginez-vous à la place du président Zelinski, est-ce que vous pensez qu'il peut faire des gestes d'ouverture quand aujourd'hui sa capitale est bombardée ?

Soyons raisonnable. Président, vous parlez d'intégrité de territoire mais Madagascar justement réclame cette intégrité de territoire concernant les îles éparses. Vous avez dit en 2019 les îles éparses sont la France.

Est-ce que vous envisagez une restitution de ces îles ? Non. Ce que nous avons décidé de faire avec le président, c'est voilà la l'intervention très attendue, c'était en plus le thème de ce LC midi au moment de prendre la parole sur et l'Europe dans tout cela très absente avec un échec il y a de jours à Londres, une réunion avortée et on a l'impression que les trains passent surtout entre Moscou et Washington et qu'il n'y a aucun européen dedans.

Alors, c'est intéressant ce que dit le président parce que on a l'impression que c'est une ancienne diplomatie et ce qu'il suit véritablement, il nous a dit il y a un peu plus de 24 heures, j'ai eu Donald Trump, on s'est expliqué mais quelque part quand on écoute Emmanuel Macron, il dit aussi "Trump fait tout à l'envers, faut tout remettre dans le bon sens." Est-ce que Trump l'écoute ? Est-ce que Poutine l'écoute ?

C'est c'est le retour des grandes puissances de toute façon. Donc en fait, chacun joue sa carte. le côté le côté américain, le côté russe où il a le président a parfaitement raison, c'est que rien ne peut se faire tant qu'il y a des missiles qui partent de de part et d'autre parce que les Ukrainiens également répliquent au Russes.

Donc le problème, il faut que ça s'arrête à un moment donné, il faut stabiliser. C'est le plus fort théoriquement qui doit donner l'exemple. Donc on peut considérer que les Russes devraient doivent s'arrêter évidemment de bombarder Kief.

Et c'est ce moment fatidique et c'est je ce que je dis tout à l'heure, c'est qu'en fait le problème le fait que Zelanski résiste encore fait que il refuse de cesser le feu qui en fait qui est le minimum minimorum pour commencer à à commencer à discuter sur quelque chose. Il fait il faut que ça les combats s'arrêtent un tout petit peu. Donc donc il faudrait que l'Ukraine et que Zelinski se couche pour que Poutine dise "C'est bon je tire faudrait c'est que c'est qu'il y ait plus de missile qui partent de par et d'aut de la frontière et qu'il y ait plus d'opération d'infanterie ou de blindé sur la ligne de front." Com qui décide colonel ?

Et ben c'est Zky et Poutine de de de l'autre côté, c'est pas Trump pour le coup. Le deuxième point qui est très très gênant, c'est quand Zelsk dit qu'il ne céderra rien sur le sur le sur la Crimée. Ce qui veut dire que de façon je dirais subliminale, il accepterait éventuellement discuter sur le Donbas.

Et ça c'est très compliqué, c'est que ce qu'il dit oui alors on va vous avez raison, on va revoir cette citation parce que elle interpelle, il parle de la Crimée mais il dit "J'aimerais bien qu'elle arrive, je suis prêt à tout accepter je crois de mémoire de mes merci." Voilà. L'Ukraine fera tout ce que ses partenaires exigent.

C'est énorme cette phrase. Tout c'est quoi tout ? Non.

Pourquoi non ? Vous savez ce que ça veut dire ? C'est dire que les Américains ne sont pas des partenaires.

Là, il s'adressent aux Européens, ils s'adressent aux Canadiens, aux Australiens, aux Sud-Coréens. Ils sont du bon côté de l'histoire. En l'occurrence, il a mis pardon, c'est intéressant. il a mis les États-Unis en horors jeu.

Les États-Unis se sont mis en jeu et ils se sont pas mis hors jeu. Ils se sont mis du côté de la force et non du côté du droit dans ce jeu qui n'en est pas un d'ailleurs, même si on peut filer la métaphore trumpienne sur qui a les cartes et qui n'a pas les cartes sur les propos d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce que c'est fort, qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce que c'est juste qu'il dit mais qu'est-ce que c'est tardif.

Qu'est-ce que c'est tardif ? Vous utilisez à juste titre la métaphore du train. Effectivement, il est sur le quai de la gare et il dit des choses magnifiques.

Mais il est dit depuis alors Madagascar, c'est voilà hasard du calendrier, du dépassement du président mais on est 24 avril 2025. Que de temps passé. Que de mort.

Et que de mort. Que de mort. Et ensuite pour filer votre métaphore Christophe, celle du train, où est sa proposition à lui ?

Le train dont il parle, il a quitté la G. Vous savez, le mot le plus important qu'utilise le président français dans tout ce qu'il vient de dire là. Et il a utilisé deux fois.

Je écoutez c'est mais parce qu'il dit je salue la diplomatie américaine, je salue les efforts du président américain. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tout ce qui vient dire en fait c'est une cette préposition, elle sert en fait à à nier, à anéantir à annuler tout ce que vous venez de dire.

Oui, les vies humaines se valent mais en fait les vies humaines ne se valent pas. Les efforts diplomatiques américains sont formidables mais les efforts diplomatiques américains sont catastrophiques. Mais donc où est la proposition forte du président français et de l'Europe aujourd'hui ?

Et de l'Europe aujourd'hui on peut en parler. Où sommes-nous ? Qu'est-ce qu'on fait ? parce que on écoutera tout à l'heure, vous allez voir le porte-parole du Kremelin qui à juste titre peut-être se moque un peu de nous et du fait que pour le coup on n'est même pas encore arrivé à la gare pour prendre le train.

Oui, on a bien vu d'ailleurs que on en parlait tout à l'heure, la réaction européenne est complètement inaudible. C'est un silence quasiment assourdissant à part madame Kayak Kalalas qui a dit quelques paroles je dirais assez traditionnel et évidemment un peu moralisatrice mais qui montre aussi l'incapacité de l'Europe à réagir et à exprimer une position véritablement solide sur la déclaration d'Emmanuel Macron. Moi, je n'ai pas vraiment le sentiment que ça arrive si tardivement.

J'ai plutôt l'impression qu'Emmanuel Macron a depuis pas toujours mais très longtemps dit qu'un cesser le feu était la première étape et que la le plan de paix qui pourrait être proposé soit par les Américains, maintenant on voit que c'est un peu hors sujet mais aussi par les Européens viendrait dans un deuxième temps. Or si on regarde les communiqués de l'Élysée depuis des mois et des mois c'est toujours ça c'est d'abord un cesser le feu. il faut que les armes se taisent et ensuite on prend le temps de discuter de la paix, c'est-à-dire faire exactement l'inverse de ce que font Trump et Poutine en discutant séparément et en laissant les Européens de côté.

Mais c'est vrai que les Européens n'ont aucun plan solide à proposer, notamment sur un point essentiel qui est celui des garanties de sécurité pour l'Ukraine qui pour l'instant n'existe pas du tout. Alors, on va écouter le porte-parole du Cremelet. Je vous laisse la parole juste derrière sur notre incapacité à peser dans ce deal aujourd'hui dans le dos des Ukrainiens.

D'après ce que nous comprenons, ils n'ont pas réussi à rapprocher leur position sur certains sujets. C'est pourquoi cette réunion n'a pas eu lieu. Je le répète, nous poursuivons nos contacts avec les Américains.

Nous n'avons pas de contact avec les Européens ni avec les Ukrainiens. Toutefois, le président Poutine reste ouvert à ce type de contact. Alors Dimitri Peskov faisait référence à cet échec à Londres qui devait réunir tout le gratin et les alliés avec les Américains de l'Ukraine.

Adina Rol, on parle beaucoup, on se réunit beaucoup mais on agit peu. Mais justement, c'est ça le problème. On commente depuis le 20 janvier toutes les toutes les réunions à Moscou, à Paris, à Londres et derrière il ne se passe rien.

Il peut pas y avoir de paix juste et durable parce qu'on parle beaucoup de paix juste et durable sans la défaite sur le champ de bataille de Vladimir Poutine parce que ce qu'a dit le président Macron, on a un agresseur et un agressé et l'agressé c'est l'Ukraine et l'agresseur c'est Vladimir Poutine. Donc les Européens maintenant ils doivent prendre le courage le courage à demain et ils ont beaucoup contrairement à ce qu'on dit ils ont beaucoup d'outils à leur disposition. très bien syème swift parce que Pine il est prononie est prise à la gorge les amin ça fait partie du deal avec les Européens lever les sanctions sur la Russie les sanctions sur Swift donc les Européens ils ont tenu ils ont pas ils ont ils ont été unis sur ce point là mais il faut avoir le courage mais Adina pardon je vous laisse finir c'est pire ce que vous dites c'estàd que on aurait pas les moyens c'est pas de notre faut les moyens et donc on fait rien c'est le réis il est terrible.

Tout à fait en fait en fait non non non parce qu'en fait moi je suis voyez on est deux à dire oui. Non parce qu'en fait les Européens vous savez on dit beaucoup les Américains ils ont beaucoup donné depuis le début de la guerre mais en réalité les Européens ils ont donné plus y compris en matière militaire. Il y a un domaine où les Européens sont en difficulté, c'est le renseignement et c'est ça qui est crucial aujourd'hui.

Donc en fait, si vous voulez, aujourd'hui, on est à un moment de je dirais de vraiment année zéro de l'Union européenne parce que c'est notre liberté qui se joue en Ukraine parce que si on va geler le front sur 2000 km 2000 km c'est Paris Budapest. Est-ce que vous pensez que 10000 soldats français de maintien de la paix vont tenir ce front ? C'est pas possible.

Crois qu'on les a même pas les 10000. On les a on les a même pas. Donc il faut que Vladimir Poutine dans l'économie va mal parce que c'est pour ça qu'il veut normaliser les relations avec les États-Unis.

Donc il faut le prendre à la gorge encore plus. Il faut que les sanctions soient renforcées et puis il faut renforcer l'aide militaire. Alors Adina, il faut il faut je crois que ça doit faire 3 ans qu'on attend.

Il faut il faut colonel. Juste une réaction quand même sur ce qu'a dit le président. Alors, je crois que d'ailleurs Emmanuel Macron rajoute "Faudrait quand même pas qu'on se trompe" et il s'adresse aux Américains.

L'agresseur c'est Vladimir Poutine, pas Volodimir Zelinski. Donc quelque part que l'on arrête d'attaquer, enfin quand on est américain ou à la Maison Blanche, qu'on arrête d'attaquer. Le problème encore une fois, c'est que c'est une réalité opérationnelle éternelle, c'est que celui qui a la force va imposer ses vues.

Et malheureusement encore une fois, c'est que les Russes sont les plus forts militairement et les Américains sont les plus forts militairement. Et encore une fois le je suis d'accord sur l'Europe mais l'Europe c'est un militaire c'est un qui n'a pas de force c'est 27 états complètement divisés donc en fait c'est trop tôt peut-être que dans 10 ans sera possible ce fameux pilier européen existera mais en tout cas il n'existe pas aujourd'hui. Le problème c'est c'est le retour de cette force et cette force affirmée et en plus tellement et hanté c'est c'est vraiment s posé sur la table et on peut pas résister parce qu'encore une fois la morale n'a jamais fait gagner une guerre.

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