Gérald Darmanin, émission spéciale - C à Vous - 17/02/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 46 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteÉludée
Vous aviez pris des places pour le Courage World Tour de Céline Dion ?
- 0:52OuverteRéponse partielle
Elle est quoi ? Optimiste ou pessimiste au vu des derniers chiffres de l'épidémie ?
- 1:52RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il a aujourd'hui gagné ce pari-là ?
- 2:44RelanceRéponse partielle
Ce n'était pas l'option la plus prudente, décider de ne pas reconfiner ?
- 5:23RelanceRéponse partielle
Le président de la République a fait un choix seul, sans aucun débat, c'est ce qu'affirmait Fabien Roussel ce matin.
- 5:37OuverteRéponse directe
Vous lui répondez quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02PrésentateurChiffre
« avec un reflux qu'a noté ce matin encore le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avec 10% de cas en moins en une semaine. »
- 2:36InvitéChiffre
« on était à plus de 60 000 cas par jour de contamination. »
- 2:43InvitéChiffre
« on était à 25 000. »
- 5:49InvitéChiffre
« Il y a plus de 300 morts par jour, à peu près en moyenne. »
- 9:29InvitéPromesse
« nous allons résoudre les problèmes et je ne me résous pas à ce que 22, 25, 30% de gens votent pour Mme Le Pen. »
- 17:32InvitéPromesse
« si vous êtes étranger vous pouvez même expulser si vous êtes coupable de ce délit. »
- 21:53InvitéFait
« elle a demandé une étude sociologique pour savoir quelle était la recherche française. »
- 23:23PrésentateurChiffre
« que dans 95% des cas les contrôles d'identité ne donnent rien. »
- 25:32InvitéChiffre
« 99,7% des 5 millions d'opérations de police et de gendarmerie ne donnent lieu à aucun signalement. »
- 27:07InvitéFait
« les images ne pourront pas être modifiées »
- 30:04InvitéFait
« la justice a constaté une absence totale d'infraction »
- 28:26InvitéFait
« je n'ai pas donné le parallèle avec M.Duhamel me paraît un peu étonnant »
Temps de parole
- Invité69 %
- Présentateur14 %
- Invité 28 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
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Céline Dion qui reporte à nouveau sa tournée européenne. J'espérais vraiment vous voir en Europe ce printemps, mais malheureusement il faut attendre encore un peu parce que la situation n'est pas encore assez sécuritaire.
Nous savons tous que les vaccins sont en chemin. Ça c'est super. Je vous promets une chose, nous allons rattraper le temps perdu en 2022.
J'ai super hâte. Je vous aime, et je m'ennuie. Bonsoir Gérald Darmanin. Merci de votre présence ce soir sur le plateau de CETAVOU à l'occasion notamment de cet ouvrage manifeste pour la laïcité, le séparatisme islamiste que vous publiez aux éditions de l'Observatoire. Vous aviez pris des places pour le Courage World Tour de Céline Dion ?
Non, je suis désolé. Donc vous ne serez pas déçu ? Donc vous ne serez pas déçu ? Chacun ses goûts.
Mais quand la star dit, d'ailleurs s'ennuyer, mais tabler sur 2022 pour reprogrammer sa tournée européenne, elle est quoi ? Elle est optimiste ou elle est pessimiste ? Au vu des derniers chiffres de l'épidémie, avec un reflux qu'a noté ce matin encore le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avec 10% de cas en moins en une semaine.
Je pense qu'il faut être très modeste devant une maladie qu'on ne connaît pas, qu'on connaît peu, qu'on connaît mal. On voit bien que même les scientifiques entre eux se contredisent et interprètent, et c'est bien normal. Nous vivons quelque chose d'absolument extraordinaire, pas simplement sociétalement, ça a été dit mieux que je pourrais le dire. Mais par exemple, c'est la première fois qu'on trouve un vaccin et qu'on vaccine en plein pic épidémique. Ça n'est jamais arrivé dans l'histoire, me semble-t-il, de la science moderne. On découvre des choses.
Et à travers, c'est pour ça que je ne me désirerais pas à faire des paris sur l'avenir, à travers ça, il y a plein de gens qui souffrent beaucoup, des commerçants qui n'ont plus de commerce, des étudiants qui ne peuvent plus aller en fac, des gens qui sont séparés, évidemment, des difficultés d'avis. Et je pense que c'est un moment très difficile pour beaucoup de Français.
– Il n'empêche, il y a trois semaines, Emmanuel Macron a pris un pari en décidant de ne pas reconfiner conformément à l'avis ou aux recommandations de plusieurs scientifiques. Est-ce qu'il a aujourd'hui gagné ce pari-là ?
– Moi, je n'aime pas trop utiliser le mot pari. Je comprends pourquoi vous le faites.
– C'est Figaro qui le faisait notamment en parlant du pari gagné d'ailleurs. Eux, ils répondaient quasiment à la question.
– Je vois qu'ils mettent un point d'interrogation. Le Figaro n'est pas encore tout à fait proche du président de la République. Je trouve que le mot pari est difficile parce que ça veut dire qu'on joue avec la maladie et qu'on joue avec le pays et ce n'est pas le cas. Mais moi, j'ai assisté depuis maintenant le début de cette crise aux décisions prises par le président de la République. Et lorsqu'on a confiné la première fois et qu'on a donc réduit fortement nos libertés et qu'on a tué une partie de notre économie, l'État sanitaire de la population s'en ressent évidemment, on était à plus de 60 000 cas par jour de contamination.
Et là, au moment où la décision a été prise de ne pas reconfiner, on était à 25 000.
– Ce n'était pas l'option la plus prudente, décider de ne pas reconfiner.
– Disons que c'est un peu compliqué, mais qu'est-ce qui se passe ? C'est-à-dire que les médecins, le conseil scientifique disent au président de la République, au ministre, regardez la modélisation demain, après-demain, voilà ce qui va se passer. Et le président de la République avait constaté le vendredi de ce fameux conseil de défense que ce qui avait été prévu n'est pas arrivé. Et peut-être, peut-être que la modélisation n'était pas bonne.
Parce que les discours, la responsabilité des Français, peut-être aussi l'absence de connaissances d'un certain nombre de choses de cette maladie, montrent qu'au lieu de prendre des décisions extrêmement fortes, préventives, qui ont des conséquences très fortes, de pauvreté, on l'oublie trop souvent, de suicide, de santé mentale, vraiment très important pour la population, des gens qui vivent dans 40 mètres carrés, qui vivent dans des territoires très compliqués, que je peux bien connaître comme vous, j'imagine, ils ont la conséquence de ces décisions politiques. Eh bien, je crois que le président de la République, il a bien fait.
Il a bien fait de dire, on n'est pas au modèle prévu par les scientifiques. Il n'y a aucune raison de priver les Français d'une partie supplémentaire de leur liberté. Et voilà, on se donnera rendez-vous chaque semaine. Mais on va se donner une chance. Voilà. Et je préfère le mot chance que le mot Paris. Mais les Français n'ont toujours pas retrouvé cette liberté. On est encore sous couvre-feu, avec des mesures de restrictions qui sont importantes, des salles de spectacle, des lieux de culture qui restent fermés pour une durée indéterminée.
On peut se demander peut-être si cette non-décision, ou si cette décision de ne pas reconfiner, ne va pas prolonger cette période encore de semi-liberté pour les Français. Oui, j'entends cette remarque. Évidemment, les décisions politiques, elles ne sont jamais ni pour ni contre à 100%. Sachez bien, et je sais que vous le savez, que ni le président de la République, ni le Premier ministre, ni les ministres intérieurs, ils sont contents de fermer des lieux de spectacle, de ne pas manger au restaurant avec les gens qu'ils aiment bien, d'ir à 18h aux policiers, de contrôler les gens dans la rue. Tout ça, ce sont des décisions qui sont prises, entre guillemets, malgré nous.
Je constate quand même que la France est un pays où la population a un certain âge pour une partie, si on se compare à d'autres pays, évidemment autour de nous, qu'elle a su garder quasiment toujours ouvert ses écoles, ce qui n'est pas le cas autour de nous, qu'elle a, je crois, dans des conditions très difficiles économiquement, toujours soutenues les salariés qui sont au chômage partiel, les entreprises qui ont des aides économiques, je le faisais avec Bruno Le Maire dans mes postes précédents, et qu'on n'a pas à rougir de la gestion de la crise. Maintenant, oui, il y a des morts, il y a des peurs, il y a toujours des décisions qui ont des conséquences négatives.
Regardez nos amis britanniques, ils ont choisi de vacciner beaucoup de gens sans regarder ce que disent les vaccins. Ils ont dit, bon, c'est pas grave ce qu'on nous recommande, nous on fait tout une première fois, puis on verra la deuxième. Il y en a qui font des paris, comme vous dites. La France, elle a choisi d'essayer d'être à la fois dans la chance face à la situation qu'on a, et en même temps d'être dans le sérieux pour ne pas être démagogique.
Le président de la République a fait un choix seul, sans aucun débat, il a fait le choix d'un plateau, c'est-à-dire de ne pas confiner et de faire le choix d'avoir 500 morts par jour, les plus fragiles. C'est ce qu'affirmait ce matin Fabien Roussel, secrétaire nationale du Parti communiste français. Vous lui répondez quoi ?
C'est excessif et que c'est insultant. Et Fabien Roussel, que je connais bien, il est de ma région, vaut mieux que ça. Sur la solitude, c'est excessif ? Dire que 500, d'abord oui, c'est excessif, mais je reviendrai.
Il y a plus de 300 morts par jour,
à peu près en moyenne. Non, mais mettre sur le dos du président de la République 500 morts du Covid, ou bien que c'est un argument politique, j'allais dire politicien, qui n'honore pas celui qui l'évoque. Je pense qu'il ne faut pas rentrer dans cette polémique. Un pays a besoin de rassemblement et je crois que quiconque sera en responsabilité serait bien en difficulté de prendre des décisions difficiles. Et pardon de le dire, ce n'est pas des décisions seules. Le chef d'État, il est élu au suffrage universel direct et c'est lui qui rend compte aux Français et c'est sans doute qui rendra compte aux Français à la prochaine élection. Ça, c'est bien normal. Mais d'abord, c'est collégial.
Ensuite, le Parlement a toujours voté, contrairement à ce qu'a dit M. Roussel. Il a toujours voté. Il se réunit sans cesse pour parler du Covid, le Parlement. Des commissions, des auditions et puis bien sûr des votes dans l'hémicycle, sauf que la majorité suit le président de la République. Mais la majorité suit le président de la République, s'il n'empêche les questions, les auditions. On est un pays quand même où la justice, elle est totalement indépendante, enquête sur des décisions politiques pendant que les politiques gèrent cette crise. Avouez que ce n'est pas l'exercice solitaire du pouvoir.
Du Covid, il n'en a pas été question. Lorsque vous avez débattu jeudi dernier avec Marine Le Pen sur le plateau de Vous avez la parole sur France 2, il était principalement question de l'islamisme et de la loi sur le séparatisme. Un débat qui a fait débat et qui a nécessité une explication de texte assurée par la majorité présidentielle.
Je n'aurais pas utilisé ce terme mais ce qu'a voulu dire Gérard Darmanin quand il dit à Mme Le Pen vous êtes molle c'est qu'elle était floue.
Ce que Gérard Darmanin a voulu dire c'est qu'en fait elle était artificiellement plus modérée que ce qu'elle est en réalité. Sachez que je ne suis pas un spécialiste de la mollesse. Arrêtez avec ces petits chicaillats sémantiques. Ceux qui ont écouté l'émission ont vu que quand ils lui reprochaient la mollesse c'était pour dénoncer au fond ces discours variables selon l'endroit où elle est. Il y a ces déclarations mais il y a un trouble qui est réel dans la majorité que vous ne pouvez pas contester après ce débat et les propos que vous avez tenus.
Est-ce qu'il était opportun ou habile de traiter de mou ou de molle une responsable qui veut par exemple interdire ce qu'elle appelle les tenues islamistes c'est-à-dire le voile dans tout l'espace public ? Bon d'abord il ne s'agit pas d'être habile. Quand le Front National est aux portes du pouvoir et on n'est pas habile. Il vaut mieux. Non. Il faut être vrai. Je pense que les Français ils en ont marre des gens. Habile trop habile comme aurait pu dire l'autre. Moi je suis dans un terrain électoral là où j'habite Tourcoing. Depuis 15 ans que je suis élu ou que je suis militant politique je me suis toujours battu contre le Front National.
Aux élections municipales aux élections législatives aux élections cantonales j'ai été battu parfois par le Front National aux élections régionales et si je me suis engagé pour Emmanuel Macron c'est parce qu'une partie de la droite française M. Ciotti M. Wauquiez n'ont pas su choisir entre deux bulletins de vote et ont dit ah bah nous on s'abstient au minimum. Donc j'ai vraiment pas de leçons à recevoir. En même temps moi je dis à mes amis l'argument moral de Mme Le Pen est méchante bien sûr qu'elle est méchante bien sûr que c'est une ennemie de la République bien sûr qu'il faut la combattre Elle est méchante ?
Mais oui elle n'est pas gentille me semble-t-il pour ce que nous pensons être pour la France l'argument moral ne suffit pas des millions de personnes votent pour elle elle est au second tour de la présidentielle une première fois moi quand j'ai voté à 18 ans c'était son père qui était déjà là et ça s'arrange pas comme dirait l'autre Non mais là il est question de positionnement politique Eh ben oui mais je vais vous dire pourquoi parce que c'est quoi être mou en l'occurrence Mme Le Pen et M.
Castaner a raison de dire tout à fait qu'elle a Marine Le Pen des villes et Marine Le Pen des champs selon où elle est elle a un discours qui change mais indépendamment de ça Mme Le Pen elle vit des problèmes s'il n'y a plus de problème il n'y a plus de Front National donc c'est ce que je disais dans ma commune c'est ce que je disais quand je suis présenté aux élections et c'est ce que je dis aujourd'hui en tant que ministre nous nous allons résoudre les problèmes et je ne me résous pas à ce que 22, 25, 30% de gens votent pour Mme Le Pen moi je leur dis revenez voter pour nous les socialistes et les communistes devraient se dire ça moi j'ai une ville qui a toujours été socialiste et communiste pourquoi ces bataillons d'électeurs ces bataillons de français sont allés pour voter Mme Le Pen ils savent très bien qu'elle ne va pas résoudre les problèmes simplement ils ont considéré que nous les partis de gouvernement de gauche comme de droite n'avions ni les bons mots ni la même vie qu'eux d'ailleurs et encore on faisait la morale lorsqu'ils râlaient
mais comment est-ce qu'on la contre sans repousser ces électeurs c'est un en même temps impossible
Mme Le Pen et son parti sont absolument contraires à toutes les valeurs de la République dans ces cas là il ne fallait pas les laisser se présenter aux élections il fallait interdire ce parti moi je dis sous génération identitaire je pense qu'ils sont parfaitement incompatibles avec la République Mme Le Pen d'ailleurs m'attaque sur cette dissolution mais à partir du moment où elle fait le jeu démocratique qu'elle présente des élections qu'elle est députée c'est pas moi qui est élu moi je me présente contre des gens du Front National il faut bien que vous acceptiez de discuter argument contre argument et quand Mme Le Pen vous dit moi je ne voterai pas le texte parce que vous allez fermer des lieux de culte pour radicalisation ah non non il ne faut pas toucher religion je lui dis oui qu'elle ne veut pas de se donner les moyens de résoudre les problèmes pour lesquels les gens votent pour elle vous savez les électeurs du Front National ils ne sont pas bêtes ils vivent des choses il y a peut-être 1 ou 2% de racistes et de fascistes absolument irrécupérables mais les 20 ou 25% de gens qui votent pour Mme Le Pen ils ne sont pas bêtes ils comprennent très bien les choses et quand vous répétez la même chose aux gens et qu'ils vous disent non c'est pas qu'ils n'ont pas compris c'est que sans doute qu'ils ne sont pas d'accord avec vous et moi je dis que les quartiers populaires les Français de classe moyenne de plus en plus sont séduits par le discours de Mme Le Pen parce que notre argument face à Mme Le Pen c'est toujours un argument moral alors oui l'argument moral y compte mais c'est un argument pardon de gens qui n'ont pas de problème les gens qui voient leur bagnole se faire casser on va encore dire que j'utilise des mots vulgaires ou grossiers voilà mais les voitures cassées quand on va bosser le matin le fait que sa fille ne peut pas rentrer après le boulot ou après les études dans le métro sans se faire embêter le fait qu'on a l'impression de payer 30 d'impôts pour ce qu'on récupère de la solidarité nationale le fait que ces enfants n'ont pas la chance d'avoir une vie meilleure que la vôtre voire même égale à la vôtre envoie vers le Front National des millions d'électeurs et si notre seule réponse c'est de dire qu'elle est juste pas gentille on va avoir un problème électoral quand vous je reviens pardon sur ce terme de mou ou de molle ce que vous avez dit là c'est que Marine Le Pen était moins radicale plus modérée que vous en quelque sorte sur la question de la lutte contre l'islamisme c'est ça c'est le message que vous avez fait passer avec cette phrase vous savez le message que je fais passer c'est que Mme Le Pen elle a pas voté la loi contre le terrorisme présentée par mon prédécesseur voilà mais très bien nous on l'a voté on a dit on ferme des lieux de culte lorsqu'ils sont radicalisés elle ne l'a pas voté Mme Le Pen quand elle était des députés européens elle n'a pas voté ce qu'on appelle le PNR c'est à dire le fichier qui permet de partager les données pour pouvoir suivre les voyageurs pour éviter justement de voir balader des terroristes elle l'a pas voté nous on l'a voté on est plus durs qu'elle on vote des textes plus durs qu'elle l'a porté voilà et il y a des moments Mme Le Pen effectivement elle a atteint profondément la liberté je crois que profondément elle est différente des valeurs que je porte qui sont celles de ma famille politique et qui sont celles aussi de ma construction personnelle mais en l'occurrence il lui arrive comme lorsqu'elle s'est abstenue dans le texte que nous avons proposé d'être effectivement pas dans la force de la République parce que Mme Le Pen elle veut vivre des problèmes vous savez c'est bien quelque chose à comprendre et qu'il faut dire aux électeurs s'il n'y a plus de Front National s'il n'y a plus de problème il n'y a plus de Front National quand votre quartier est propre quand votre insécurité est assurée quand vos enfants peuvent aller à l'école et que c'est une bonne éducation et que vous-même vous arrivez à vous en sortir à la fin du mois vous avez moins de raisons de voter Front National que quand votre rue est sale quand vos enfants se font agresser quand vous êtes obligé d'aller mettre dans une école privée parce que l'école publique ne correspond pas à ce que vous attendez alors oui vous avez tendance à voter pour Mme Le Pen ou pour M.
Mélenchon selon votre orientation politique Votre projet de loi contre le séparatisme confortant les principes républicains a été adopté très largement hier soir les députés de gauche et ceux du Rassemblement National se sont abstenus LR et les Insoumis ont voté contre je voudrais savoir quelle est votre lecture de ce vote et aussi est-ce que vous auriez souhaité un début de consensus ou est-ce que vous êtes satisfait de voir vos adversaires embarrassés ou divisés ?
Non parce qu'on est rentré dans ce débat parlementaire en tout cas moi je suis rentré dans ce débat parlementaire à l'allemand du président de la République avec l'esprit de consensus mais c'est un texte très compliqué d'ailleurs et moi je peux comprendre qu'il fasse apparaître un certain nombre d'interrogations il touche à la liberté d'association à la liberté de culte à la liberté de croyance à l'ordre public et on touche pas à ces libertés facilement donc je peux comprendre les débats qui ont été longs et je crois qu'ils ont montré d'ailleurs que le gouvernement était très ouvert on a adopté plus de 200 amendements de la part de ceux qui n'étaient pas dans le cadre de la majorité Il y a certaines dispositions ont été votées contre votre avis Oui c'est bien normal Sur les associations sportives par exemple Vous avez tout à fait raison mais moi j'ai été parlementaire et je trouve qu'il est bien normal que pouvoir et contre-pouvoir se complètent et le gouvernement n'a pas seul la raison et c'est bien légitime et il y aura le Sénat qui corrigera le texte et ce sera une très bonne chose C'est quand même un des textes qui s'est mieux voté depuis le début du quinquennat donc d'abord je peux me réjouir sur un texte qui m'a prédit comme étant celui de la fissure de la majorité et finalement Il y a eu une dizaine de députés à l'REM qui se sont abstenus et un a voté contre Il y a eu un contre et une dizaine sur 343 voix et je respecte celui qui a voté contre et je respecte les abstentions La France Insoumise est opposée c'est vrai je le regrette parce que M.
Corbière qui a été député de la France Insoumise orateur du texte est un parlementaire de qualité je suis quasiment d'accord sur à peu près rien avec ce qu'il a dit Et pas les neuf autres mais il a été très présent et c'est lui qui s'est exprimé donc je ne me permettrai pas de juger les autres mais je veux dire qu'on a eu un débat respectueux et je peux comprendre son opposition on n'est pas d'accord mais en démocratie on a le droit de ne pas être d'accord Les Républicains moi je regrette qu'ils fassent un peu de politique politicienne de ce point de vue bon voilà je crois qu'il y a une discipline de vote beaucoup d'entre eux il y en a quand même quelques-uns qui se sont abstenus vous l'aurez constaté ont quand même dit que ça allait dans le bon sens ils se sont notamment opposés sur la question d'instruction à domicile vous savez que c'est une question qui a traversé le pays moi je regrette qu'ils n'utilisent pas la belle phrase vous le savez de ce beau poète communiste fou celui qui fait le délicat au moment où les choses sont difficiles mais le Sénat sans doute permettra de corriger un certain nombre de postures Alors sur ce sujet du séparatisme et pour revenir sur le terrain l'exemple de Trappes dans les Yvelines dans l'actualité avec les déclarations publiques de Didier Le Maire ce prof de lettres qui vient de décider de quitter l'enseignement voici un extrait de son témoignage il y a une semaine ici à Cétavou Mon combat c'est de protéger mes élèves justement contre cette emprise de manière à ce qu'ils deviennent des français comme les autres
Ceux qu'ils ne le sont pas vous le pensez aujourd'hui ?
Aujourd'hui non ils ne le sont plus parce que justement comme je viens de l'expliquer ils sont pris par cette idéologie par une pratique identitaire de la religion qui les empêche même je vous dirais d'accéder à la liberté de conscience ils ne peuvent pas quitter leur religion ils ne peuvent pas faire des choix et ils n'en ont pas forcément conscience eux-mêmes En l'écoutant je me suis demandé ce que votre loi pouvait résoudre dans ce que vient d'exposer cet enseignant D'abord la lutte contre la dérive sectaire de l'islam qui est l'islamisme et qui n'est pas la religion mais qui est une dérive des sectaires de cette religion incarnée soit par le salafisme soit par les frères musulmans ce n'est pas une seule loi qui va la battre il faut rester extrêmement modeste sur ce point et cette loi va permettre un certain nombre de choses par exemple un enseignant qui connaît des pressions communautaires comme Samuel Paty en a connu tu ne vas pas enseigner la liberté d'expression par les caricatures du prophète demain ce sera pénalisé ce qui n'était pas le cas hier C'était un amendement porté par LR Non alors si je puis me permettre c'était le texte de loi que nous avons proposé avec le garde des Sceaux et j'y ai même rajouté avec le garde des Sceaux le fait que si vous êtes étranger vous pouvez même expulser si vous êtes coupable de ce délit mais qu'importe d'où viennent les bonnes idées mais en l'occurrence ça répondra Pardon ?
En l'occurrence elle venait de vous ?
Elle venait du garde des Sceaux si je veux rendre à César ce qui appartient à César ça, ça permettra de protéger les policiers ça permettra de protéger le médecin qui voulant soigner une femme se fait menacer parce qu'il ne peut pas le faire parce qu'on n'a pas le droit de toucher une femme au nom de questions religieuses quand on est un homme il y a un délit qui est désormais prévu ça permettra dans les bus dans les transports en commun c'est parfois des foyers de communautarisme désormais d'impliquer la neutralité c'est-à-dire l'absence totale de démonstration religieuse comme l'officier d'état civil de la mairie est obligé de le faire donc vous avez des armes dans ce texte de loi qui permet de lutter concrètement contre l'empire islamisé mais je veux dire que ça ne suffira pas il y a des textes et il y a des têtes d'abord c'est très bien qu'on en prenne conscience sans être tout à fait montré du doigt tout de suite en disant on n'a pas le droit d'en parler et je voudrais dire aux citoyens de Trappes que moi je comprends leur désarroi lorsqu'on met leur ville en avant comme ça et je ne suis jamais de ceux qui crient en disant là c'est communautarisé là ça ne l'est pas moi j'ai été maire de Tourpoint j'aurais détesté qu'on dise de ma commune qui connaît ces difficultés alors qu'il y a des citoyens courageux des associations courageuses des maires des élus vous auriez réagi
comme le maire de Trappes ?
je ne sais pas si j'aurais réagi comme le maire de Trappes en tout cas j'aurais sans doute dit attendez oui il y a des difficultés dans la ville mais toute ma ville n'est pas bon à jeter à la poubelle c'est tellement vrai qu'il faut sans doute 15, 20, 30 ans, 40 ans pour rétablir l'image d'une ville et que des images comme ça viennent casser l'envie d'aller y habiter l'envie d'aller y entreprendre l'envie d'aller y monter une association et un mot sur Trappes quand le maire de la ville vient distribuer des tracts de nature politique dans l'enceinte d'un lycée d'un établissement scolaire ça ne pose pas de problème au ministre de l'Intérieur ?
c'est tout à fait inacceptable et avec la ministre qui est en charge des élus locaux nous regardons quelles sanctions nous pouvons prendre parce qu'on n'a pas le droit de faire ça on n'a pas le droit d'entrer dans un lieu sacré de neutralité alors aujourd'hui la situation à Trappes est compliquée puisque vous savez que monsieur le maire a été de ce que j'en ai compris pour l'instant à valider alors il y a un recours donc on verra bien ce qui se passera il ne s'agit pas de mettre de l'huile sur le feu moi j'ai à la fois fait protéger de façon policière l'enseignant et il a le droit de dire ce qu'il doit dire et il fait ce qu'il souhaite cet enseignant et je suis très heureux qu'il puisse s'exprimer je suis malheureux que ce soit la police de la République qui soit obligé de le protéger mais enfin il doit pouvoir s'exprimer il y en a qu'on dit pourquoi il s'exprimait il en a rajouté non il y a ce qu'il décrit existe et il faut accepter de l'entendre et puis quand le maire a été lui-même menacé indépendamment des désaccords profonds que j'ai avec le maire de Trappes évidemment il a eu le droit à la protection de la police également je n'aurais pas distribué des tracts à l'intérieur de mon lycée ou de mon collège parce que je suis très sensible à l'idée qu'il y a un devoir de neutralité dans l'école publique voilà donc il faut éviter ce genre de comportement tout à fait excessif me semble-t-il Deux mots monsieur le ministre qui ne laisse personne indifférent ces jours-ci islamo-gauchisme avec un nouvel épisode la polémique née de la décision de votre collègue Frédéric Vidal ministre de l'enseignement et de la recherche elle a confirmé hier la mise en place d'un bilan de l'ensemble des recherches qui se déroulent à l'université afin je la cite de voir ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme et de l'opinion je vais vous donner la parole dans une seconde on écoute Frédéric Vidal et l'une des réactions à gauche notamment celle d'Olivier Faure alors ce que l'on observe dans les universités c'est qu'effectivement il y a des gens qui peuvent utiliser leur titre et l'aura qu'ils ont ils sont minoritaires et certains le font pour porter des idées radicales ou pour porter des idées militantes moi je ne sais pas ce que veut dire islamo-gauchisme qui est un terme qui a été inventé par l'extrême droite et qui est des visées assez larges et qui laisse penser qu'il y a une partie aujourd'hui du monde académique qui pourrait avoir un lien avec l'islamisme radical je trouve que cette accusation est extrêmement grave alors durant les dernières heures les présidents d'universités se sont alarmés et demandent des clarifications urgentes disent-ils et quant au CNRS il vient de publier à son tour un communiqué assez négatif par rapport à cette décision est-ce que vous considérez que cette enquête décidée par Mme Frédéric Vidal est nécessaire et bienvenue oui moi je pense que Mme Vidal est courageuse et elle a raison alors elle n'a pas demandé si j'ai bien compris et je ne suis pas ministre d'enseignement supérieur une enquête pour pouvoir sanctionner elle a demandé une étude sociologique pour savoir quelle était la recherche française bon d'abord je vais corriger M.
Fort je ne crois pas que quand on dit quelque chose forcément quand on n'est pas d'accord avec M.
Fort on sait bien de l'extrême droite c'est une technique assez connue de sémantique et je pense que là encore on veut mieux réfléchir et plutôt la réflexion plutôt que le réflexe comme il le fait enfin moi je connais des chercheurs avec lesquels nous avons notamment travaillé Bernard Rougier par exemple Gilles Kepel par exemple qui explique très bien à Vitell comment l'université française parfois pas toujours mais parfois les trouve considérés comme pas bienvenus et sont parfois très obligés de s'expatrier ou trouver des financements publics ou privés pour pouvoir continuer à faire leurs études moi je pense qu'une bonne université c'est quand tout est possible quand on a envie de faire de la recherche alors la recherche en sociologie en histoire évidemment elle a quelque chose de différent de la recherche en sciences dures si vous me permettez parce qu'effectivement elle va vers l'opinion elle va vers le débat de société et c'est bien naturel et que l'université recroupe à mon avis 100% des possibilités donc je crois qu'il n'y a pas grand chose à être inquiet de ce que fait Mme Vidal bien au contraire on sait tous que dans certains endroits dans certaines facultés il existe cette incursion moi j'ai utilisé moi même le mot pour parler de la France insoumise ça avait beaucoup vexé M.
Corbière je m'excuse si je l'ai baissé personnellement enfin ça regroupe une partie de la personnalité quand même de ce qui peut se passer à l'extrême gauche et que la faculté française peut en être effectivement malade
Autre polémique les propos de la défenseur des droits sur les contrôles d'identité interrogée vendredi par France Info Claire Edon avait estimé que dans 95% des cas les contrôles d'identité ne donnent rien pointant une répétition insupportable pour certains jeunes elle proposait d'expérimenter des zones sans contrôle la défenseur des droits qui assure depuis avoir été mal comprise
Ce qu'il faut faire c'est évaluer la traçabilité de ces contrôles d'identité On n'a aucune idée du nombre de contrôles d'identité en France ça se compte en millions mais on ne sait pas combien Quelle est leur efficacité ? Quelle est la politique publique qu'on n'évalue pas ? Ce que je dis c'est qu'il y a des contrôles d'identité qui sont discriminatoires La Cour de cassation en 2016 l'a reconnue mais la grande difficulté et la Cour de cassation d'ailleurs l'a dit c'est qu'on a du mal à évaluer le nombre de ces contrôles d'identité et quel a été le motif et c'est bien ça qu'il faut savoir quel a été le motif du contrôle
Le Premier ministre Jean Castex a promis aujourd'hui solennellement devant le Sénat et le pays qu'il n'y aurait pas de zone sans contrôle d'identité Pour autant est-ce qu'il faut renforcer les contrôles sur les contrôles des forces de l'ordre si je puis dire notamment ne faudrait-il pas des chiffres précis sur les contrôles d'identité en France ?
Bon d'abord il faut savoir de quoi on parle pour les Français qui nous écoutent les policiers ne peuvent pas faire comme ça tout seul dans la rue des contrôles d'identité D'ailleurs je rappelle que la carte d'identité en France n'est pas obligatoire mais toujours sous l'autorité du procureur de la République qui prend une réquisition et qui dit dans cet endroit de la ville vous pouvez faire des contrôles ou sous l'autorité d'un officier de police judiciaire ou si les policiers savent que immédiatement là où on se trouve il y a eu un acte qui a été commis par exemple un vol par exemple un meurtre ils ont droit de faire ces contrôles mais d'initiative les policiers n'ont pas le droit de faire ces contrôles au mieux ils peuvent vous présenter un OPJ justement donc c'est toujours sur l'autorité judiciaire Deuxièmement je ne sais pas où Madame Edon est partie chercher son chiffre de 95% il y a eu vaguement une étude voilà 5 ans à la DGPN c'est-à-dire les policiers eux-mêmes sur 3 départements et qui évoquaient des conséquences judiciaires mais quand un policier contrôle un enfant de 12-13 ans ça ne donne rien judiciairement mais ça permet de le ramener à ses parents ou d'appeler le CCAS 99 ça c'est un chiffre qui est tout à fait vérifié et vérifiable 99,7% des 5 millions d'opérations de police et de gendarmerie ne donnent lieu à aucun signalement alors après qu'il y ait ici ou là des policiers ou des gendarmes qui ne respectent pas le code de déontologie et la loi de la République ça existe bien sûr ils sont je crois une affine minorité mais ça existe et il faut évidemment les sanctionner
mais est-ce qu'il ne faudrait pas à ce moment-là des récipicés des caméras embarquées des matricules clairement affichées alors les matricules
clairement affichées ils existent alors je peux comprendre qu'on peut toujours les faire plus gros plus petits je comprends cette question mais enfin je pense que ça a montré aussi ses limites le récipicé me paraît une solution technocratique que je ne ce que je suggérais après il faudrait sans doute faire des récipicés du récipicé voilà oui très bien enfin chacun a son opinion j'ai la mienne je ne pense pas que ce soit une bonne idée en revanche les caméras piétons les caméras embarquées qui permettent à la fois de contrôler l'action du policier et du gendarme mais aussi de la personne qui est en face parce que souvent quand même la personne qu'on arrête elle est d'un abord différent lorsqu'elle est devant le policier ou lorsqu'elle est devant son avocat ou devant le procureur de la République et c'est bien normal qui croient dans ces conditions c'est ce que disent les policiers on ne nous croit jamais bon et de temps en temps il y en a bien un ou deux en effet qui n'ont pas respecté le code de déontologie et il faut les sanctionner parce que porter l'uniforme de la République ça demande de l'honneur et ça demande des devoirs et bien ces caméras piétons elles sont généralisées madame à partir du 1er juillet toutes les brigades de police et de gendarmerie de France à partir du 1er juillet auront ces caméras piétons qui filmeront sans cesse lorsque les policiers et gendarmes feront leur travail ça calmera très certainement à la personne qui est en face lorsqu'elle est énervée parce que ça peut retourner contre elle dans une procédure judiciaire et on s'assurera à coup sûr et on pourra le vérifier parce que les images ne pourront pas être modifiées que les policiers et les gendarmes respectent le code de déontologie
Mercredi dernier nous recevions Sandrine Rousseau candidate à la primaire Europe Ecologie Les Verts et vice-présidente de l'université de Lille en 2016 on s'en souvient aux côtés d'autres femmes elle accusait de niveau pain d'agression et de harcèlement sexuel une affaire qui selon elle a eu des conséquences sur sa carrière postulé à la direction de Sciences Po Lille J'ai postulé à plusieurs postes après et des personnes qui aujourd'hui sont soit accusées soit convaincues de violences sexuelles m'ont barré la route c'est le cas d'Olivier Duhamel de Gérald Darmanin par exemple et donc évidemment que si eux peuvent être gênés par cette parole qu'ils soient coupables ou non coupables parce qu'il y a la présomption d'innocence et je ne voudrais pas avoir un second procès en diffamation mais s'ils se sentent gênés par une prise de parole alors à un moment donné ils vont tout faire pour vous barrer la route Que répondez-vous à Sandrine Rousseau ?
Bon c'est un peu Mme Rousseau était une opposante politique dans ma région et de ma région donc on était opposant politique Mme Rousseau en effet a été candidate pour être directrice de Sciences Po Lille et je n'ai pas voté pour elle c'est vrai j'étais membre administrateur j'ai voté pour le directeur actuel chacun le sait et j'avais donné ma procuration à Agathe Doublé donc vous voyez je n'ai pas donné le parallèle avec M.Duhamel me paraît un peu étonnant M.Duhamel que je n'avais jamais rencontré deuxièmement Mme Rousseau elle voulait être aussi directrice de l'IRA quand j'étais ministre de la fonction publique et j'ai considéré qu'elle ne serait pas une bonne directrice de l'IRA notamment parce qu'elle m'a été proposée dans une direction qui est l'institue vous avez raison d'administration régionale c'était le ministre qui proposait au conseil d'administration et j'ai considéré qu'elle n'était pas une bonne directrice de l'IRA de Lille parce que dans l'administration qui était sous ma responsabilité qui notamment contribuait à proposer il y avait son mari et je trouvais que ce n'était pas une bonne chose donc je pense qu'il ne faut pas faire des parallèles hasardeux
ce n'est pas son combat en faveur de la libération de la parole qui pouvait potentiellement vous gêner parce que c'est ce qu'elle affirme
oui mais quand on veut accuser son chien on dit qu'il a la rage moi je trouve que ses propos sont en effet diffamatoires je pense qu'il faudrait peut-être se retourner dans les deux directeurs c'est une femme d'ailleurs qu'on a nommée à l'IRA de Lille donc vous voyez Madame Rousseau elle a tendance à penser que quand elle ne réussit pas c'est parce que c'est à cause des autres donc ce n'est pas ce cas là et je déplore qu'elle ait ce genre d'argument totalement infondé et par ailleurs qui discrimine pour le coup un peu ses capacités à mener ces grandes écoles et je ne regrette ni mon choix dans l'un ni mon choix dans l'autre
La parole qui se libère parfois au détriment de la présomption d'innocence vous-même vous estimez en être victime ?
Non moi j'ai la chance d'être ministre de la République Madame je ne pense pas que comme disait François Mitterrand en 1981 il n'y a pas d'honneur dans la facilité il y a des moments difficiles mais il y a des moments bien plus durs que ceux que je peux vivre donc il y a une justice par trois fois puisque c'est ce que vous faites comme référence la justice a constaté une absence totale d'infraction il y a des voies de recours dans notre pays ce qui montre bien que les ministres ne sont pas au-dessus des lois voilà
Trois fois
donc voilà écoutez j'attends sereinement les choses et je pense et j'espère que ces choses arriveront et que ce sera effectivement quelque chose qu'il faudra non pas oublier parce que ça marque toujours un homme et son honneur mais je pense qu'il faut respecter à la fois la présomption d'innocence et la parole c'est pour ça que c'est difficile sans doute ce que nous vivons tous et ce qui est sûr c'est que les condamnations quelles qu'elles soient ne peuvent pas se faire sous les réseaux sociaux donc c'est difficile vous voyez je comprends que quand on est victime de quelque chose on a envie d'en parler donc moi je ne jette pas cette opprobre mais je pense qu'il faut accepter l'idée quand même qu'une société civilisée c'est une défense une attaque parfois des avocats des juges parfois un temps long on peut le regretter tous qu'on soit victime ou qu'on soit innocent on peut le regretter tous parfois à la lenteur enfin c'est comme ça et il faut attendre sereinement les choses et le degré de notre civilisation c'est d'accepter ce contradictoire et de vivre avec
Merci Gérald Darmana vous restez avec nous on va continuer à commenter l'actualité c'est l'heure du 5 sur 5 des ministres à Guyane Merci Gérald Darmana
Gérald Darmanin