Silence de l'Elysée sur Boualem Sansal : à défaut d'une réaction d'Emmanuel Macron, une réponse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment réagir face à l'emprisonnement de Boualem Sansal en Algérie ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la voie diplomatique n'a pas fonctionné selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que l'Europe agira enfin sur ce dossier ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes proposez-vous contre le régime algérien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00François Xavier BéamiFait
« L'Algérie a un partenariat avec l'Europe et elle tient à ce partenariat parce que c'est un enjeu absolument clé pour son développement. »
- 6:00Paul MelinFait
« Nous avons tenté la voie diplomatique vaille que vaille, coûte que coûte et nous y avons cru. »
- 7:00Paul MelinFait
« Il faut en passer à une autre phase et cette autre phase, elle va passer par de la fermeté, par des mesures de rétorsion. »
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tout à l'heure Europe un soir weekend 19h 21h Guillaume Lariche Europe un soir weekend 19h32 pour cette toute nouvelle demire je suis toujours en compagnie de Véronique Jaquier et Paul Melin hier soir nous avions Noël le noir présidente du comité de soutien de Boem sans salle l'écrivain franco-lgérien gravement malade vous le savez 80 ans emprisonné en Algérie. Nel le Noir nous disait espérez que l'Europe prenne position. Mais voilà ce matin François Xavier Béami a fait part d'une vérité pour le coup un peu alarmante durant son interview dans le grand rendez-vous europe news les échos présentés par Pierre de Villot le vice-président des républicains François Xavier Béami a partagé cette information surprenante.
L'Europe elle-même pourrait peser de tout son poids pour cette libération. L'Algérie a un partenariat avec l'Europe et elle tient à ce partenariat parce que c'est un enjeu absolument clé pour son développement, pour le commerce et pour bien d'autres aspects qui sont déterminants pour le régime algérien. Comment se fait-il que la France à ma connaissance n''est même pas demandé à la Commission européenne de mettre ce sujet sur la table dans ses discussions avec Alger ?
J'ai demandé et obtenu un rendez-vous en tête à tête avec la hautre représentante de l'Union européenne. Elle m'a dit qu'elle était en contact régulier avec la diplomatie française. Et quand je lui ai parlé du cas de Boem sans sal, elle ne savait même pas que cette situation était un sujet de préoccupation pour nous français.
Ce qui veut dire que la France n'avait pas fait savoir à la Commission européenne prioritaire. Nous étions en tête à tête. Elle m'a demandé d'épeler le nom de Boem Sensal et elle n'était pas de mauvaise volonté mais c'est révoltant.
Révoltant, ahorissant, déconcertant. Les adjectifs qualificatifs ne manquent pas. Paul Melin ?
Oui. Oui, c'est c'est évidemment révoltant. Je crois que au fur et à mesure des semaines de détention de Boem Sansal qui est oage du régime illibéral de monsieur Teboun, nous avons tenté la voie diplomatique vaille que vaille, coûte que coûte et nous y avons cru.
Nous avons été nombreux à nous dire et bien peut-être qu'il va y avoir cette grâce jusqu'au 5 juillet ce weekend. où nous sommes dit peut-être que et bien Boem Sansal va bénéficier d'une sorte de clémence parce que on va essayer par nos canaux diplomatiques de faire le nécessaire. Il se trouve que cette stratégie vraisemblablement n'a pas fonctionné, que le régime algérien est dans une position jusqu'au bouthiste et que le régime algérien n'entend pas libérer Boem Sans sal.
Désormais, il faut en passer à une autre phase et cette autre phase, elle va passer par de la fermeté, par des mesures de rétorsion. Est-ce qu'on peut agir nous français peut-être sur les visas, sur les avoirs des dirigeants algériens euh sur une pression par rapport au diplomates algériens en France avec les consulats, on a des moyens, il suffit juste les appliquer. Il y a des moyens.
Maintenant, ce qu'il faut, c'est une volonté euh politique de fermeté dans le dialogue. Nous avons tenté la méthode douce, si je puis dire. Maintenant, il faut aller à la méthode moins douce et il faut parler le discours de la force à mon avis euh au régime algérien.
Et si l'Union européenne peut participer à cela, du reste, il y avait une une résolution qui avait été votée récemment, les insoumis, d'ailleurs c'était abstenu, une résolution qui demandait la libération de Boem sans sal qui avait été votée au Parlement européen. Il faut aller plus loin. S'il y a des partenariats stratégiques qui ont été noués entre lieu entre l'Union européenne et l'Algérie, il faut peut-être revoir ces partenariats stratégiques et et mettre dans l'embarras, dans l'inconfort le régime algérien.
C'est pas un combat contre le peuple algérien, c'est vraiment un combat contre le régime algérien qui est un régime illibéral, autoritaire et qui a pris cet immense écrivain qui est notre ami Boem Sansal, qui est âgé, qui est malade et qui doit ressortir. Véronique Jaquier. Oui.
Alors euh moi je ne suis pas comme Paul Melin. Je n'ai jamais cru à la solution de la voix diplomatique. C'est vrai.
On avait parlé ici même. On en avait parlé ici même. Moi je n'y ai jamais cru et malheureusement voilà la la décision de ne pas le gracier de ne pas gracier Boil sans sal ne m'a pas étonné.
Tout simplement parce que l'Algérie montre qu'elle ne veut pas de réconciliation et elle le montre depuis bien trop longtemps. Il y a bien trop de provocation et s'il n'y avait pas le comité de soutien de libération à Boel sans sal et bien cet homme, ce grand écrivain, serait déjà oublié par le gouvernement français. Bon, par les français, mais eux n'y sommes enfin n'y sont pas pour grand-chose, mais par le gouvernement français et même par l'Union européenne, même par les dirigeants de l'Union européenne, même par par par tous ceux qui peuvent agir au nom de l'Europe puisque rien n'a été fait depuis plusieurs mois.
Donc on va pas faire semblant de se réveiller maintenant en disant "Ah tiens, les partenariats stratégiques entre l'Europe et et l'Algérie si on commença à réfléchir à à à toucher à à ce point à ce point sensible. Moi, je suis convaincu qu'il ne se passera rien du côté de l'Europe, sinon ce serait déjà ce serait déjà fait." Enfin, je veux dire Emmanuel Macron en plus n'a même pas déigné euh prendre la parole d'une façon officielle euh pour réagir au fait au fait que Boilel Sentel n'est pas n'a pas été gracié le le 5 juillet.
On sait en plus au combien la date est symbolique pour le gouvernement algérien puisqu'il fêtait le 63e anniversaire de l'indépendance. Donc c'était encore un pied de neé à la France. Donc on sait qu' enfin à la limite la seule chose que je vois entre guillemets de positive pour décrypter la situation, c'est que s'il y a bien un président de la 5e République qui a tout fait pour tendre la main au régime algérien, c'est vraiment Emmanuel Macron.
Donc on voit maintenant qu'on est arrivé au bout du bout du bout des mains tendues, au bout du bout du bout de la de la voie diplomatique. On a bien compris qu'il n'y avait pas de l'autre côté la moindre volonté de réconciliation et d'avancer ensemble. Tout simplement parce que la haine de la France couplée à une haine enfin une rente mémorielle fait que ce régime qui est complètement corrompu bah c'est reste voilà exactement c'est le c'est le peu qui c'est pas ah c'est le rapport de force sur un dur donc c'est carrément on rond complètement tout diplomatique s'il y a plus de discussion il y a plus de négociation c'est le côté dur qui est d'ailleurs défendu par Bruno Rota et qui est défendu aussi par en en filigrade a parler de l'échelle graduée mettre les visas des choses L'échelle graduée, c'était le terme qu'avait envoyé Emmanuel Macron.
Non non, Emmanuel Macron avait justement employé ce mot échelle graduée de réponse. Résultat, la réponse, elle a été insignifiante. Première marche aussi pas encore moné la première marche comité de soutien pardon, je termine le comité de soutien de de bois de Boil pour la libération de Boil Sale dit maintenant qu'il faut taper au portefeuille.
C'est tout ce que ces ces ces ces oligarques enfin cette nomenclatura comprendra. Voilà, vous l'avez dit tout à fait mais il faut les taper au niveau des avoirs et des biens malquis en France. On sait qu'il y a quand même plusieurs membres de la famille de certains euh membres du régime algérien euh qui sont en France qui vivent du blanchiment d'argent.
Les autorités le savent. Donc c'est facile d'agir sur certains leviers. Au niveau européen, c'est quoi les marges de manœuvre ?
Au niveau européen, il y a des intérêts stratégiques qui ont été noués entre l'Algérie et plusieurs pays, même entre l'Algérie et l'Italie, madame Mélonie, par exemple, notamment notamment pour juger les flux migratoires. Ce qui est très compliqué, c'est que la France défend ses intérêts face à l'Algérie et ses intérêts, c'est évidemment la libération de Christophe Glaise et de Boem sans sale. Le problème, c'est que nos partenaires européens euh sont des alliés qui voient eux-mêmes leurs intérêts et qui voient aussi leurs intérêts économiques notamment face à l'Algérie, notamment sur les matières premières.
Il faut savoir que l'Algérie est un grand exportateur notamment gazier et que il approvisionne un certain nombre de pays à commencer par l'Italie et que l'Italie n'a vraiment pas intérêt à se brouiller avec Alger. Donc si vous voulez, c'est compliqué d'avoir une réponse européenne coordonnée. Euh l'Union européenne peut émettre des avis, peut lancer des appels à la libération de Boilem sans sal et l'Algérie nous a euh donné l'habitude de ne pas répondre à ces appels et de nous envoyer promener.
Donc moi, je pense que la solution, elle est avant tout française et j'étais pas d'accord avec Véronique en disant que rien n'a été fait. Des choses ont été faites mais insuffisamment et par la voie diplomatique, ce qui est vrai n'a pas marché. Donc maintenant, c'est là que je parlais d'une nouvelle phase, c'est que jusqu'au 5 juillet, on on était en droit d'espérer une forme de mensuétude ou que sais-je, à suite à un emprisonnement qui n'avait rien de légal et qui était injuste depuis le début et épouvantable pour Boem Sansal et désormais, il faut passer au langage euh de la force.
Comme je le disais, nous avons des mesures de rétorsion à apprendre. L'Algérie semble ne pas nous pardonner d'avoir reconnu la marocainité du SAR occidental. Moi, je pense qu'on a bien fait et que ça nous a permis de normaliser aussi nos relations avec le Maroc qui est un un grand partenaire dans la zone.
Donc maintenant, il faut parler le langage de la force. Mais le langage de la force, ça veut pas dire ne plus faire de diplomatie. La diplomatie, c'est un rapport de force permanent, y compris avec beaucoup de pays dans le monde.
Donc on va faire les deux. Je pense qu'il faut faire les deux. J'ignore ce qui est le plan de monsieur Barreau.
Je crois que consigne a été donné un peu silence radio depuis le 5 juillet. Donc probablement que dans l'entourage du chef de l'État, on réfléchit à la Rost. Peut-être que tout ça n'est pas arrêté.
Je pense qu'on aura des annonces dans les prochains jours. Véronique Jackier. Oui.
J'apporte juste une nuance. Euh il est évident que l'Algérie n'attend que ça que la situation continue sur le le régime de la conflictualité. C'est évident qu'il ne faut pas que la France monte d'un ton et que euh si Jean-Noel Barreot pour l'instant ne s'est pas exprimé, si le chef de l'État reste aussi sur sa réserve, c'est bien parce qu'il il ne faut pas rajouter, il ne faut pas souffler sur les braises.
Donc ça c'est évident. En revanche, il y a aussi une question qui est délicate pour la France, c'est que on sait très bien que le régime algérien qui est très corrompu corrompu et est en est en quelque sorte soviétisé aussi. C'està-dire que derrière il y a la Russie, il y a les renseignements russes qui les remontent comme des coucous.
Ils n'attendent qu'une chose, c'est de déstabiliser les intérêts français. On l'a vu d'ailleurs avec la question des influenceurs algériens et Bruno Rota était monté au front en disant il joue contre les intérêts de la France et il y a possiblement des ingérences dans les intérêts de notre pays. Donc c'est vrai qu'on a le sentiment que le gouvernement français marche un petit peu sur des œufs.
Mais il me semble pour en avoir parlé justement avec certains qui qui qui sont sur cette question de comment avancer vraiment la seule chose que les que la nomenclature algérienne peut comprendre c'est de les taper au portefeuille. Ça, croyez-moi, ça va déjà être un sacré signal. Sachant que une difficulté supplémentaire avec le régime algérien, outre les ingérences russes, c'est la division même et l'illisibilité du pouvoir algérien.
On imagine nous, vu de France parfois que le président Teboun a une espèce de magistère sur son pays et qu'il a vraiment la main. Il y a des clans, il y a les militaires qui jouent un rôle très important et donc il est même difficile d'avoir un interlocuteur unique tant ce régime est à la dérive et ça dure depuis des années. Donc on on a des interlocuteurs qui non seulement mettent beaucoup de mauvaise volonté, c'est un euphémisme et ensuite sont eux-mêmes d'une désorganisation politique absolue quoi.
En tout cas Paul Melin, va falloir agir vite agir vite également sur place. 80 ans je rappelle un bon soms sal et qui est incarcéré gravement malade 80 ans cancer de la prostate il va falloir agir très vite surtout que là-bas l'été est très très chaud Europekend 19h43 alors après le journal permanent de 45 nous évoquerons l'avenir d'Emmanuel Macron autant vous dire que le chef de l'État compte bien rester dans le paysage politique. Emmanuel Macron qui pourra aussi dès m dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale.
à tout de suite sur Europe. [Musique]
Emmanuel Macron