NOUS NE CENSURERONS PAS A PRIORI ! - S. CHENU (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 61 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Député Rassemblement National du Nord, bienvenue sur ce plateau.
- 2:45RelanceRéponse partielle
Mais vous parlez de quoi d'autre, par exemple ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Mais l'endroit le plus dangereux aujourd'hui pour un enfant ou une femme, ça reste le foyer.
- 4:07OuverteRéponse directe
Sur le rôle de l'école dans ce qui s'est passé dans cette école maternelle
- 6:35OuverteRéponse directe
On va parler politique, évidemment, Sébastien Chenu, et de ce gouvernement.
- 7:17OuverteRéponse directe
Si on fait d'abord un point sur les ministres sortants, est-ce que c'est quelque chose que vous accepteriez s'il y a, par exemple, un Gérald Darmanin, un Stéphane Séjourné, un Sébastien Lecornu, qui se retrouvent dans le prochain gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:36Invité politiqueFait
« Ces images, elles ne sont pas supportables, elles ne sont pas acceptables. »
- 1:43Invité politiqueFait
« C'est de la maltraitance, comme on a connu d'ailleurs des cas de maltraitance dans des établissements publics, je pense aux EHPAD. »
- 2:00Invité politiqueFait
« En revanche, cette violence physique, j'ai l'impression qu'on détourne un peu le regard, ou en tous les cas, on s'en offusque moins lorsque c'est fait en dehors d'un cadre social. »
- 7:32Invité politiqueFait
« C'est un gouvernement macroniste. »
- 7:34Invité politiqueFait
« C'est retour à la case départ. »
- 8:06Invité politiqueFait
« On ne confie pas le sort d'un pays et la résolution des problèmes de ce pays à ceux qui les ont créés. »
- 8:36Invité politiquePromesse
« Non, nous avons dit que nous ne le censurions pas a priori. »
- 8:52Invité politiquePromesse
« La construction de son budget, la capacité à le faire passer ou pas, à utiliser ou pas le 49.3, il y aura mille occasions de pouvoir le censurer si on considère qu'il ne prend pas la bonne direction. »
- 9:29Invité politiqueFait
« Voir revenir Jean-François Copé, Xavier Bertrand, enfin, tous les ringards de la... »
- 10:03Invité politiqueFait
« Coexistence exigeante, ça veut dire quoi ? En fait, faire la même politique avec des gens qui n'étaient... »
- 22:10Invité politiqueFait
« le gouvernement ne veut pas remettre en cause la loi retraite et ne veut pas augmenter les salaires »
- 25:37Invité politiquePromesse
« on va proposer l'abrogation de la réforme des retraites dans notre niche le 31 octobre »
- 28:55Invité politiqueFait
« je vous le dis avec beaucoup de sincérité que Michel Barnier avait entendu ce message quand il a dit dans le premier média qu'il a fait ça va être des ruptures ça va être des changements profonds »
- 29:24Invité politiqueFait
« c'est quand il a dit lors de sa visite à l'hôpital Necker on ne croit pas faire de miracle »
- 29:59Invité politiqueFait
« la justice, la police, la santé, l'éducation qui sont franchement les parents pauvres de notre administration publique »
- 36:01Invité politiqueChiffre
« 93% des actifs dans ce pays étaient opposés à la réforme des retraites »
- 36:24Invité politiqueChiffre
« le système devait rapporter 18 milliards d'euros »
- 37:06Invité politiqueFait
« c'est 60 ans pour ceux qui ont travaillé avant 20 ans quand ils ont leurs 40 annuités »
- 40:08Invité politiquePromesse
« c'est nous qui proposons la réforme l'abrogation de la réforme de la retraite »
- 45:21Invité politiqueFait
« Libération est un journal militant »
- 45:45Invité politiqueFait
« ce qui nous arrive est arrivé à François Bayrou qui a été relaxé »
- 46:59Invité politiqueFait
« elle veut des fonctionnaires qui acceptent la ligne directrice de l'Union Européenne »
Temps de parole
- Sébastien Chenu46 %
- Présentateur26 %
- Invité9 %
- Invité 28 %
- Invité 37 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Député Rassemblement National du Nord, bienvenue sur ce plateau. Alors évidemment, je vais vous demander à vous aussi votre réaction face à ces images. Voilà cette vidéo qui a été vue, visionnée des millions de fois. Je le rappelle pour les téléspectateurs qui nous rejoignent. Ça se passe dans une école maternelle parisienne la semaine dernière, semaine de rentrée. On y voit une petite fille de 3 ans en larmes se faire frapper par sa maîtresse. On va regarder la séquence, si vous le voulez bien, et vous nous donnerez vos impressions derrière.
Ces images, elles ne sont pas supportables, elles ne sont pas acceptables. C'est de la maltraitance, comme on a connu d'ailleurs des cas de maltraitance dans des établissements publics, je pense aux EHPAD. Évidemment, ces cas de maltraitance sont insupportables. Ça dit quelque chose, évidemment, de notre société. Aujourd'hui, et c'est tant mieux, on n'accepte pas, on ne tolère pas ces formes de violences physiques sur des enfants dans un cadre social qui est celui de l'éducation nationale. Et tant mieux. En revanche, cette violence physique, j'ai l'impression qu'on détourne un peu le regard, ou en tous les cas, on s'en offusque moins lorsque c'est fait en dehors d'un cadre social.
C'est-à-dire que la violence, les atteintes à l'intégrité physique se multiplient dans notre société, elles sont nombreuses, et elles ne font pas toujours l'objet d'une même émotion. Là, c'est important. Là, c'est particulier, c'est une maîtresse qui s'en prend une petite de trois ans. On confie à des professionnels, finalement, la vie, le sort, le destin en confiance d'un enfant. Il est inacceptable de voir ces images, mais on voit bien que ces violences, elles ne suscitent pas forcément les mêmes émotions, les mêmes sanctions.
Mais vous parlez de quoi d'autre, par exemple ?
C'est-à-dire qu'en fait, vous avez une violence qui est faite, une violence physique dans la société. Les atteintes à l'intégrité physique sont de plus en plus nombreuses dans notre société. Elles devraient être sanctionnées à la hauteur de ce qu'elles sont, c'est-à-dire inacceptables. Moi, je trouve que là, ça nous permet de mettre la lumière sur, encore une fois, des endroits dans lesquels les parents placent en confiance leurs enfants, tout comme on pourrait placer dans des EHPAD en confiance nos aînés. Et la maltraitance n'est absolument pas acceptable. Mais je vois bien que, finalement, dans notre société, il y a ces atteintes à l'intégrité physique qui sont de plus en plus nombreuses.
Et ça ressemble, il faut bien le dire, à ce qu'on pouvait voir dans certaines sociétés anglo-saxonnes, américaines, il y a quelques années. La violence physique, aujourd'hui, l'atteinte à l'intégrité physique, aujourd'hui, elle se répand dans notre pays.
Mais l'endroit le plus dangereux aujourd'hui pour un enfant ou une femme, ça reste le foyer. C'est-à-dire que ce sont les violences intrafamiliales qui sont la grande cohorte de violences et d'atteintes à l'intégrité pour les enfants et pour les femmes.
Et pire, les violences, par exemple, faites sur les femmes ou les enfants sont souvent dues à des gens de la famille, de l'apprentissage immédiate. Donc, évidemment, on est sur peut-être la face visible de l'iceberg.
Sur le rôle de l'école dans ce qui s'est passé dans cette école maternelle, je voulais vous faire réécouter le témoignage de la maman de la petite fille qui était sur le plateau juste avant vous, qui nous raconte ce que la directrice de l'école maternelle lui a répondu.
Ma fille, elle a parlé avec moi le jour le même. Elle m'a dit, maman, vérifiez mon dos, il est rouge. La maîtresse, elle a tapé moi. Moi, je n'ai pas pensé. J'ai dit, peut-être, elle a puissé, peut-être, mais j'ai dit, peut-être, elle ne veut pas à l'école, comme elle a pleuré aussi, troisième jour, quatrième jour. Elle a dit, je ne veux pas à l'école. Mais elle, par rapport au choc, qu'est-ce qu'elle a regardé la maîtresse, qu'est-ce qu'elle a fait pour elle. C'est pour ça qu'elle ne veut pas partir. Elle a resté toujours, elle dit pour moi, maman, la maîtresse, elle m'a tapé. Moi, je n'ai pas imaginé ça. J'ai parlé avec la directrice calmement, mais je ne peux faire rien du tout.
Vraiment, comme je fais poser plainte, c'est bon, c'est la police qui fait son travail. Même la directrice, elle ne peut faire rien du tout par rapport à ma fille.
Elle ne peut rien faire, vous dites. Oui, elle peut faire. Mais elle vous a dit quoi, quand même ?
Vous lui avez, j'imagine qu'elle a vu la vidéo aussi. Oui, comme j'ai parlé avec elle devant tous les parents, elle m'a dit juste, juste elle l'a tapé, elle ne l'a pas tué. Elle a dit, elle l'a tapé, elle ne l'a pas tué. Elle ne l'a pas tué.
Ça vous choque ces propos, s'ils ont bien été tenus par la directrice ?
Évidemment, elle l'a tapé, elle ne l'a pas tué. Enfin, je veux dire, à un moment, l'école, elle est faite pour transmettre des savoirs, pour construire des citoyens, pour donner aussi la capacité à avoir confiance en soi, à des enfants. On est à l'opposé de tout ça. Enfin, je veux dire, une enfant qui se fait frapper à l'école, d'ailleurs, qu'elle se fasse frapper par ses enseignants, ou qu'elle se fasse frapper, ou harceler d'ailleurs, par ses camarades, c'est une estime de soi qui est largement entamée. Donc, c'est une capacité à évoluer dans la vie qui est obérée. Donc, oui, moi, je suis très choqué, évidemment, de ces propos.
Et puis, derrière, il y a quand même quelque chose qui est dit encore, c'est le pas de vague. On entend derrière ça, en fond, c'est que, écoutez, madame, vous êtes bien gentille, mais finalement, ce n'est pas si grave, pas de vague, rentrez chez vous, ce n'est pas si grave. Si, c'est grave. Ça dit beaucoup de notre société, mais c'est grave, et les langues doivent se délier, aussi bien sur les violences faites sur des femmes, des hommes, des enfants, dans des cadres privés, mais évidemment dans des cadres, dans des institutions publiques, comme l'est l'école, bien sûr.
Et on le disait donc, une enquête préliminaire est en cours. On va parler politique, évidemment, Sébastien Chenu, et de ce gouvernement. Il y a beaucoup de suspense autour de ce gouvernement, toujours pas constitué. Vous disiez, Arnaud Stéphan, vous avez entendu parler d'une date, vous, le 23 septembre. C'est très précis. Voilà, en tout cas, d'ici une semaine ou deux... À quelle heure ? Je ne sais pas.
Je ne sais pas. Mon voyant n'a pas été très précis là-dessus.
Pourquoi le 23 septembre, d'ailleurs ? Il y a eu une raison par semaine.
Je ne peux pas. Qu'est-ce qui nous a donné ça ? Guile Bonpillou ne donne pas ses sources, mais c'est la date qu'on m'a donnée.
Bon, très bien. En tout cas, Michel Barnier, lui, il dit, ce ne sera pas seulement un gouvernement de droite. Il y aura des gens de gauche avec peut-être des sortants. Si on fait d'abord un point sur les ministres sortants, est-ce que c'est quelque chose que vous accepteriez s'il y a, par exemple, un Gérald Darmanin, un Stéphane Séjourné, un Sébastien Lecornu, qui se retrouvent dans le prochain gouvernement ?
En fait, c'est un gouvernement et droite et gauche. C'est-à-dire que c'est un gouvernement macroniste. C'est retour à la case départ.
C'est-à-dire que voter aux élections européennes, largement pour Jordan Bardella, voter aux élections législatives, largement pour le Rassemblement national, ou pour même d'ailleurs d'autres forces d'opposition, résulte, amène comme conclusion d'avoir un gouvernement où on retrouve les mêmes peut-être à d'autres postes, un petit jeu de bonnes taux, et on y ajoute des vieux LR qui ne supportent plus de ne plus avoir le pouvoir et qui trépignent depuis des années, qui considèrent que les autres sont là par effraction et qui attendent des chauffeurs, des voitures, des titres et de la dorure. Parce qu'en fait, c'est ça.
Donc moi, je pense que si le Premier ministre Michel Barnier entame son crédit en renommant des gens de ce gouvernement sortant, avec les convictions qu'ils ont, parce que les hommes sont les hommes, mais ils portent des convictions, une vision, une méthode, eh bien je pense qu'il va se heurter très rapidement à un mur à l'Assemblée nationale.
Donc, est-ce que vous dites quoi ? Vous censurez s'il y a des ministres sortants qui font partie de ce gouvernement ?
Non, nous avons dit que nous ne le censurions pas a priori. Il va construire son gouvernement, il va faire sa déclaration de politique générale, il va être dans le verbe, il va faire exactement ce qu'il veut. Et on va le voir à l'œuvre ensuite. Et ensuite, on se réserve le droit de pouvoir le censurer. La construction de son budget, la capacité à le faire passer ou pas, à utiliser ou pas le 49.3, il y aura mille occasions de pouvoir le censurer si on considère qu'il ne prend pas la bonne direction. On lui a donné une chance, on lui a donné une possibilité de nous montrer qu'il y avait un changement de logiciel. Visiblement, ça m'a l'air mal parti pour que le changement de logiciel soit réel.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? C'est le choix, les noms qui circulent, c'est ça, pour l'éventuel gouvernement ?
On ne confie pas le sort d'un pays et la résolution des problèmes de ce pays à ceux qui les ont créés. Voir revenir Jean-François Copé, Xavier Bertrand, enfin, tous les ringards de la... Non mais c'est quand même le casting des ringards qui ont mis le pays dans cet état-là avec quelques soupçons de gens pseudo de gauche et des macronistes que les Français ont sanctionnés. Mais enfin, est-ce qu'à un moment, le président de la République, parce que c'est lui qui va valider tout ça, finalement, atterrit ? Est-ce qu'il se rende compte que les Français ont voté, qu'ils ont envoyé un message ? Lui, il dit que c'est un gouvernement...
De cohabitation... De coexistence exigeante, voilà.
Mais qu'est-ce que c'est que ce blabla ? Coexistence exigeante, ça veut dire quoi ? En fait, faire la même politique avec des gens qui n'étaient... Qui n'étaient peut-être pas encore au gouvernement, mais qui pensent de la même façon. Si c'est ça, alors moi, je leur prédis de très difficiles heures.
Donc vous dites que c'est mal barré, en gros. Juste si on s'arrête un instant, Jean-François Copé, est-ce que ça, c'est une option ?
Il n'a plus été ministre depuis 2007. Difficilement le rendre coupable des 17 années écoulées. Alors, ce n'est pas un perdreau de l'année, comme Michel Bardier, d'ailleurs. Mais est-ce que ce n'est pas un moment où on a besoin d'expérience avec des gens qui peuvent accepter une situation de grande précarité ? Parce qu'en effet, dans trois mois, ça peut s'arrêter.
Mais est-ce qu'il y a un Français, Christophe Barbier, qui se lève le matin en disant « Vivement que Jean-François Copé revienne nos affaires, on ne peut plus les voir, la réalité... »
Il n'y en a pas un qui se levait le matin en disant « Vivement que Michel Barnier arrive, c'est l'homme, le rendre. » Mais c'est évident... Non, c'est vrai pour toute la classe politique. Tout glace le chien. Non, pour tout, c'est pas toute la classe politique. Il n'y a pas d'envie, aujourd'hui, sur des leaders. Parce que même quand il y a eu des phénomènes, on peut parler d'Yannick Jadot, il y a deux, trois ans, ou bien de Jordan Bardella, il y a quelques mois, au bout d'un moment, ça ne gagne pas. Ça ne gagne pas. Et donc, c'est une des difficultés d'être politique aujourd'hui, c'est que l'enthousiasme soulevé dans les foules est devenu d'enrées rares.
Les gens veulent simplement des preuves par les résultats. Vous pouvez mettre des vieux, des jeunes, des grands, des mecs, peu importe, pourvu que la vie quotidienne des Français change. À partir de là, Michel Barnier, il a surtout une équation politique insoluble. Donc, en effet, il faut qu'il mette des LR, il faut qu'il mette des macronistes, il faut qu'il aille chercher vers la gauche.
Pourquoi mettre des LR et des macronistes ? Les Français, leur ont dit qu'ils ne voulaient plus les voir.
Parce qu'à l'Assemblée nationale, le soutien ou la tolérance des groupes s'achètera aussi comme ça. Alors, ça ne veut pas dire prendre n'importe qui. Ça ne veut pas dire, par exemple, garder les sortants. Moi, je suis d'accord. Il ne faut pas qu'on aille les sortants. Michel Barnier nous dit qu'il y aura des ruptures et des changements. S'il reconduit 4, 5, 6 ministres à des postes importants, où est la rupture ? Où est le changement ? Vous savez pourquoi ? Le président de la République joue aussi la sécurité, son avenir politique, le contrôle de certaines choses. Il y a le domaine régalien. Il y a le domaine régalien dans une situation de quasi-cohabitation, défense et affaires étrangères.
Oui, c'est à part. Mais à part ces deux portefeuilles. Et l'intérieur ? Pourquoi à l'intérieur, à la culture, à la justice, à l'éducation, à l'économie, on peut se douter les mêmes ? Non, il faut changer. Il faut changer, mais il faut que Michel Barnier prenne des gens qui seront dans sa ligne à lui. Il a des fidèles. Quand on regarde les soutiens qu'il avait lors de la primaire de droite, il avait des élus, des gens de poids qui peuvent entrer. Il faudra qu'il songe à la parité aussi. C'est important. Parce qu'on entend beaucoup des noms d'hommes circuler, assez peu des noms de femmes. Et puis, il faut qu'il aille chercher un spectre.
Par exemple, Olivier Maralex, Bruno Retailleau,
ça, c'est des noms qui circulent. Oui, des noms qui circulent.
Mais Bruno Retailleau, il n'a jamais été ministre. Non, mais... Bruno Retailleau n'a jamais été ministre. On vit dans un monde parallèle.
Bruno Retailleau n'a jamais été ministre. Est-ce qu'il a mal travaillé dans son Conseil général et dans son Conseil régional ? Mais ça n'a rien à voir. Est-ce qu'il a mal travaillé au Sénat ? Donc, pourquoi serait-il illégitime ? Après, si dans trois mois, il est en échec, vous pourrez le censurer. Les sondages le censureront. Et on se dira, il n'était pas à la hauteur. Mais pourquoi ex-ante dire que des gens qui ne sont pas usés ? Parce que Retailleau, il n'a jamais été ministre. Darmanin, vous pourriez dire, ça fait 7 ans qu'il est là, qu'il se repose. Non, mais je suis désolé.
Non, mais je suis désolé, ce n'est pas une histoire d'individu uniquement. À part prendre des RN, c'est quoi être neuf ? Non, mais ce n'est pas une histoire d'individu uniquement. C'est une histoire de politique à mener. Ces gens-là portent un projet politique. Ce projet politique, que ce soit Bruno Retailleau, qui n'est pas mésestimable individuellement, mais il porte un projet politique dont les Français ne veulent pas. Mais sauf qu'on met qui alors ? On met qui ?
Parce que Sébastien Chenu, vous avez été clair, le RN ne fera pas partie, ne participera pas à ce gouvernement. Donc qu'est-ce qui reste ? Il va rester des LR, il va rester des personnes avec une gauche.
Mais avant de parler de qui on met, il faut savoir ce qu'on fait. Moi, je ne sais pas ce que Michel Barnier veut faire. Ce qu'on fait,
c'est une addition de propositions qui doivent permettre aux groupes parlementaires de se retrouver tous un peu dans cette politique.
Il y a un malentendu énorme que cultive le président de la République. C'est qu'en fait, le président de la République veut donner, c'est comme vous savez, cette vieille boisson de Canada Dry. Ça avait le goût de l'alcool, mais ce n'était pas de l'alcool. Eh bien là, on veut faire semblant de changer les choses. Le président de la République fait semblant de changer, d'avoir compris, pour que ce soit des gens qui continuent la même politique. Parce que je suis désolé, ceux dont on nous parle, ils vont continuer une même politique libérale. Mais ce changement, vous appelez de vos voeux, il se réglera en 2027.
Vous le savez. Ou avant. Ou avant. Mais le président de la République n'a pas du tout l'intention de démissionner. Non, mais si la situation est bloquée,
il sera peut-être obligé de dissoudre. Et je vous rappelle que vous aviez bien ricané quand on disait « Oui, on pense que ce serait nécessaire de dissoudre ». Finalement, il l'a fait. Mais là, il ne peut plus le faire, il ne peut pas le faire. Qu'est-ce qu'on fait d'ici un moment ?
Il faut bien faire un budget, il faut régler des problèmes d'urgence. Il faudra bien que Michel Barnier picore dans les programmes des uns et des autres pour bâtir une sorte d'éventail qui soit acceptable pour tous, c'est-à-dire qui ne soit pas récusable par la vérité. Je ne vous dis pas que c'est de la grande politique, je ne vous dis pas que c'est formidable, mais c'est le programme de l'année qui vient pour des raisons arithmétiques. Ça montre quand même qu'il y a une absence de profondeur dans le banc du système qui tenait jusqu'à aujourd'hui, que ce soit les LR ou que ce soit les macronistes. Il y en a certains, je pense qu'ils sont guéris après les années qui viennent de passer.
Je pense qu'il y en a certains, ils n'ont pas envie d'y retourner, surtout à l'approche de la présidentielle. Après, il va falloir trouver du monde à LR. Qu'est-ce qui reste à LR ? — Vous n'en faites pas. — Visiblement... — Justement, je m'en fais. — Il a des visites de l'organisation.
Visiblement, alors là, chez LR, la liste est longue. Olivier Marlech, Bruno Rotaillot, Jean-François Copé, Rachida Dati, XLR, Valérie Pécresse, tout ça, c'est des noms qui circulent.
— Bien sûr. — Et la liste est longue.
Visiblement, ils ont envie d'y aller.
— Ils ont envie d'y aller. Pourquoi ? Je vais vous dire que ça s'explique par la sociologie politique de ce mouvement que je connais bien. Les LR, ce sont des bourgeois qui considèrent que tous les autres sont arrivés ici par effraction et qu'eux sont des notables qui savent gérer la France. On a vu ce qu'ils ont fait lorsqu'ils étaient, évidemment, en responsabilité. Ils veulent des chauffeurs. Ils veulent des voitures. Ils veulent des titres. Ils piaffent d'impatience depuis qu'Emmanuel Macron est là. C'est pour ça qu'ils ne lui ont jamais coupé la tête, qu'ils lui ont toujours sauvé la tête lors d'émotion de censure pour qu'un jour, la porte s'ouvre. La porte est en train de s'ouvrir.
Ils vont retrouver des chauffeurs, des voitures... — Enfin, jusque-là, pardon,
mais les LR avaient refusé de participer au gouvernement. — Vous êtes d'accord. — Oui, ils ont changé de lignes au tout dernier moment.
— Et d'ailleurs, les LR que vous citez, je pense à Olivier Marlex, sont élus parce qu'il n'y avait pas de candidats macronistes, Olivier Marlex ou d'autres, qui étaient souvent contre eux. Donc, si vous voulez, ils ont sauvé leur tête avec la complicité des macronistes, renvoie d'ascenseur.
— Avec tout mon respect, j'ai l'impression quand même qu'on a dit que c'est une belle leçon de populisme parce que LR, je crois qu'en fait, il faut sortir du parti, justement. Là, il y a simplement une situation de blocage du pays. Je pense que le responsable, c'est Emmanuel Macron. Mais une fois qu'on a dit ça et qu'il faut trouver un gouvernement qui permette de brasser large et donc qui se fait avec Michel Barnier, il y a simplement des gens qui disent aujourd'hui que le pays est bloqué, il y a une situation critique, il faut agir sur l'immigration, sur le budget. Et ça, ça va être le point clé.
En fait, ça va être ça, le vrai sujet de comment faire avec un gouvernement, en effet, libéral pour permettre aux Français, puisque c'est ça leur priorité avec l'immigration, c'est comment est-ce qu'on vit mieux, comment est-ce qu'on a plus de pouvoir d'achat alors même qu'il va falloir baisser le déficit et donc baisser les dépenses. Donc on va se retrouver à une situation assez compliquée. Donc les gens qui y vont avec la volonté de faire, comme on dit, eh bien, je pense qu'ils sont plutôt courageux parce qu'ils risquent leur place pour 2027. Et là, ils se sont simplement appelés par la nécessité de sauver le pays.
Je suis désolée, mais LR, typiquement, on sait que Laurent Wauquiez a des ambitions présidentielles. si la politique qui est menée par tous ses amis pendant cette année ou ces prochaines années, si ça n'aboutit pas, on sait que c'est déjà fini pour lui parce qu'il aura un bilan à assumer, même si c'est Michel Barnier. Donc je trouve que ces gens répondent simplement à une nécessité qui est celle d'agir pour le pays aujourd'hui.
ceux qui veulent bien y aller.
On est dans une situation de blocage, donc on fait ce qu'on peut puisqu'en effet, vous n'avez pas réussi à avoir une majorité à l'Assemblée nationale. D'accord, mais personne
en a une.
Le Nouveau Front Populaire n'a pas réussi à présenter un candidat digne de ce nom et donc on a... Ils ont mis beaucoup de temps Vous pensez que c'est pour ça que Lucie Casté n'est pas digne de ce nom ? Sérieusement ? Non, mais je parle avec un programme. C'est pas du tout parce que maintenant vous les gardez le pouvoir avec cette configuration. Alors justement, puisqu'on parle de la gauche... Je pensais qu'il allait avoir la confiance de l'Assemblée et on sait bien qu'elle ne serait pas passée et ce n'aurait pas été possible dans le pays. Donc aujourd'hui, il fallait faire une réunition avec la droite et... Alors attendez,
je vous donne la parole mais juste avant. Je voulais qu'on écoute Ségolène Royal qui était sur BFM TV en début de soirée. Elle est prête. Elle est prête pour Matignon. C'est ce qu'elle avait dit. Bon, ça, c'est plus d'actualité. Et elle a l'air aussi plutôt prête pour intégrer un gouvernement et représenter cette aile gauche. On écoute Ségolène Royal.
Je n'ai pas été appelée. Mais est-ce qu'il cherche vraiment des personnalités de gauche ? Je ne sais pas. Il faudra lui demander si les types de personnalités de gauche il cherchent. Mais s'il cherche des personnalités de gauche, cela voudra dire qu'il n'est effectivement pas sectaire, comme il l'a dit. Et qu'il n'oublie pas qu'il est là aussi suite à un vote des Français sur un front républicain. J'avais moi-même dit que j'étais disponible pour Matignon dans le cadre d'un gouvernement d'union républicaine. Donc s'il cherche à faire un gouvernement d'union républicaine, c'est une bonne chose. Et en tout cas, si jamais je suis contactée, je regarderai également sans sectarisme.
C'est le casting des ringards pour reprendre vos mots, Sébastien Chenu.
Ségolène Royal, elle rentre là-dedans. C'est un cadeau de la Méduse qui quand même est effrayant. Voir revenir ou vouloir revenir tous les vieux cassiques, les vieux dinosaures qui se disent « j'en referais bien un tour de manège » qui n'ont évidemment aucune idée de la façon dont on pourrait sortir le pays de l'ornière. Parce que Mme Royal, elle ne nous parle jamais de trois idées. Elle dit « je suis disponible, je suis d'accord, j'ai de l'expérience ». Elle ne nous dit pas pour faire quoi. Elle soutenait Jean-Luc Mélenchon à un moment. Elle est d'accord pour faire partie d'un gouvernement de Michel Barnier.
Mais vous savez qu'à partir du moment où le président de la République était capable de nommer un jour à l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et le lendemain Pape Ndiaye qu'il est capable de nommer à Matignon un jour Michel Barnier comme il était capable de nommer M. Baudet ou peut-être même Mme Castel. Ça veut dire qu'il n'y a plus de ligne directrice. C'est du bricolage.
Jean-Philippe Tanguy, votre collègue, lui a dit qu'une figure à gauche comme Arnaud Montebourg, ça pourrait lui plaire.
Bien sûr parce qu'Arnaud Montebourg est quelqu'un qui incarne une forme de rupture sur la politique, sur le fond. Arnaud Montebourg c'est plutôt un souverainiste contrairement à Michel Barnier qui est plutôt un libéral. Oui mais parce qu'encore une fois ce n'est pas une question d'homme. On connaît la ligne politique d'Arnaud Montebourg. Elle est très différente, très différenciante de celle d'Emmanuel Macron. Voilà, au moins un nom que vous valideriez. Mais Emmanuel Macron ne veut pas des gens qui ont une ligne politique qui est différente. Le problème vient de là. Il ne veut pas mettre en selle un gouvernement qui rompra avec la politique qu'il a menée.
Raquel Garrido, est-ce qu'il y a selon vous sincèrement des figures de gauche type Arnaud Montebourg qui pourraient être tentées d'intégrer ce gouvernement ? Est-ce que vous vous en parlez autour de vous ? Non, la réponse est non. Pas du tout ? Non, pas du tout. Mais je veux quand même rebondir sur ce que nous dit ce soir Sébastien Chenu. Et vous me rappelez follement Julien Audoul et Jean-Philippe Tanguy la veille de la désignation de Michel Barnier. Parce que Julien Audoul ici même sur ce plateau à propos de Michel Barnier nous disait c'est un européiste, c'est un opportuniste, c'est un acteur zélé de la destruction de la souveraineté française pour Bruxelles. C'est une farce.
Tanguy disait c'est l'homme politique le plus stupide de la classe politique française, etc. et vous-même vous êtes sur un registre de vocabulaire ce soir très dur, les ringards, les cassiques, les dinosaures, tout ce que vous voulez sauf qu'à chaque fois Marine Le Pen vient siffle la partie top avec Emmanuel Macron et vous vous alignez.
Et moi c'est ça qui me frappe c'est qu'en fait vous êtes un groupe là de 126 députés avec il y a les amis de Ciotti vous dites d'avance on votera pas à la censure c'est-à-dire avant même d'avoir vu avant même d'avoir vu la composition avant même d'avoir des éléments de programme si ce n'est que l'on sait ce que l'on sait de façon avérée c'est que le gouvernement ne veut pas remettre en cause la loi retraite et ne veut pas augmenter les salaires puisque ce sont sur ces deux points-là qu'il a refusé le Front populaire et vous ne voterez pas la censure donc aujourd'hui bon vous vous agitez vous êtes comme ça assez agressif vis-à-vis d'eux pourquoi pas non mais je dis pas ça en termes agressivité mauvaise au mauvais sens du terme vous êtes rude dans votre critique mais en réalité tout ça va s'étioler au moment où vraiment Michel Barnier viendra devant l'Assemblée nationale dire qu'il vient continuer la politique d'Emmanuel Macron parce que vous le disiez vous-même et vous ne tirez pas les conclusions de vos propres constatations c'est-à-dire que vous venez ici vous dites Macron veut garder sa politique et après vous dites nous on ne va pas censurer alors il faudrait savoir les gens qui ont voté pour vous j'imagine que ce n'est pas pour laisser faire alors la réponse de Sébastien Sully
vous avez tapé sur des casseroles pendant des mois contre la réforme des retraites vous avez empêché qu'on vote à travers des milliers d'armes non c'est le 493 laissez-moi je ne vous ai pas je ne vous ai pas vous sauvez Macron là c'est Macron qui a fait le 493 c'est pas nous vous êtes opposé à la réforme des retraites pour à la fin faire voter pour Elisabeth Borne vous avez dit dans votre mouvement la LFI qui vous a viré la police tue pour à la fin faire voter pour Gérald Darmanin donc si vous voulez aujourd'hui faire l'inspecteur des travaux finis qui vient dire vous êtes ceci vos prises de position sont cohérentes ou pas cohérentes je veux dire c'est vous qui les avez mis au pouvoir tous ces gens là c'est vous et vos désistements pas du tout et puisqu'ils ne sont que 99 Macronistes c'est pas vrai vous les avez fait donc élire tous ces gens là ils vous doivent leur élection bah si il y en a non mais il n'y a pas de soucis il n'y a pas de soucis moi j'assume le front qui sont les symboles anti-extrême droite d'accord mais ça a des conséquences deuxième chose nous on ne veut pas le chaos pour notre pays mais du coup vous vous vengez vous vous dites nous on ne veut pas le chaos c'est pour ça qu'on dit on va écouter Michel Barnier moi c'est pas ma tasse de thé Michel Barnier et vous l'avez compris et vous l'avez même dit d'ailleurs et reconnu mais on ne veut pas le chaos à un moment il faut bien qu'il y ait un premier ministre il ne va pas être rassemblement national ce premier ministre nous on ne veut pas un premier ministre du nouveau front populaire on connaît leurs lignes leurs programmes on trouve que c'est dangereux pour le pays on ne voulait pas
une éthique démocratique par rapport à ça
donc par conséquent on a dit quelles étaient nos conditions il se trouve que Michel Barnier remplit la première des conditions c'est à dire être respectueux des institutions et des oppositions donc on va voir maintenant ce qu'il va dire et puis on le jugera et puis on pourra déposer une motion de censure quand on considérera qu'il ne va pas dans le bon sens mais à un moment il faut bien un premier ministre vous êtes d'accord avec moi oui bien sûr et d'ailleurs on avait une candidate nous c'est Castel oui mais si c'est pas elle ce n'était pas elle il en faut bien là vous jubilez vous êtes dans une séquence où vous jubilez vous jubilez parce que pour le pays il n'y a pas de quoi jubilez
puisque le président Macron a décidé de vous donner à vous un protagonisme dans le choix du gouvernement qui est à contre-courant total effectivement de ce processus qui a eu lieu et qui était massif de front anti-extrême droite que vous ne soyez pas d'accord avec ce front tout le monde peut le comprendre puisque c'est un front contre vous et vos idées et votre parti alors attendez pardon parce que Emmanuel Macron a trouvé un partenaire en Marine Le Pen un partenaire de jeu si Emmanuel Macron avait demandé aux macronistes de ne pas voter de censure parce que vous que vous ayez censuré un gouvernement Front populaire c'est la logique des choses personne ne veut le reprocher mais je vais vous dire une chose
vous parlez de partenaire de jeu moi je vais vous dire vous pourriez être une formidable partenaire de jeu bon vous n'êtes plus député mais vos amis pourraient l'être on va proposer l'abrogation de la réforme des retraites dans notre niche le 31 octobre j'attends de voir ça on propose l'abrogation j'attends de le voir alors ça on va en parler justement c'est un peu intéressant on se mettra autour d'une table pour un autre texte est-ce que vous allez être des partenaires comme vous dites de jeu pour abroger la réforme des retraites ou est-ce qu'en fait c'était du pipeau et qu'il n'y a que vous qui avez le droit de l'abroger moi j'ai le sentiment que votre mauvaise foi ou votre sectariste ne va pas vous amener à vouloir abroger la réforme des retraites
et bien vous comptez là-dessus mais détrompez-vous parce que parce que le mouvement contre la loi retraite est là la grande lame de fond de ce qui se passe dans la société française depuis deux ans ces mobilisations ces millions de personnes qui sont mobilisées l'unité syndicale la plus totale même une majorité parlementaire puisque s'il y a eu un 49-3 c'est parce que nous étions je me mets dedans à l'époque majoritaires dans l'hémicycle avec nous bien sûr avec l'extrême droite avec la droite pour certains d'entre eux je pense à Aurélien Pradié ou d'autres avec Liot
avec Charles de Cource voilà
nous étions majoritaires pour exprimer ce malaise du peuple français contre cette loi donc je pense que vous trouverez toujours toujours le front populaire au premier rang de ceux qui feront tout pour enlever cette loi et qui pourraient donc soutenir cette proposition du rachamblement national mais eux rêvent à examiner le 31 octobre eux et Macron rêvent que nous ne le votions pas et d'ailleurs non non je rêve que vous le votiez et bien parce que
si vous le votez la réforme tombe alors pourquoi pendant les européens vous avez changé d'avis sur les retraites déjà vous disiez attendez attendez qu'on explique donc on explique
s'il vous plaît il le votera
vous lui poserez la question madame Garrido on a déjà voté des propositions venant de votre camp parce qu'on considérait que c'était l'intérêt du pays et l'intérêt des français ayez le courage de dire que si quiconque propose cette abrogation de la réforme des prêtres et bien vous le voterez je viens de vous dire je viens de vous dire
que si Emmanuel Macron compte sur l'abstention de la gauche pour garder sa loi peut-être qu'il se trompe et il faudrait mieux trouver une autre voie peut-être par exemple le fait que lui mette enfin que les macronistes mettent à l'heure du jour de l'Assemblée nationale dans le cadre d'une semaine transpartisane la suppression de cette loi on va parler effectivement de vos lignes rouges on va aller sur le fond dans un instant et notamment sur la réforme des retraites mais juste avant puisqu'on a des téléspectateurs qui peuvent nous interpeller directement et en l'occurrence qui vous interpelle vous directement Sébastien Chenu Monsieur Chenu est marrant il ne veut personne ni à droite ni à gauche ça c'est le commentaire de Michel et je crois qu'il y a un autre commentaire ou une autre question celle de Mohamed Monsieur Chenu vous êtes contre tous les noms qu'on vous donne présentez-nous quelques personnes pour ce gouvernement et voilà mouillez-vous disons Michel et Mohamed
Je le redis la question c'est pas les personnes c'est ce qu'elles portent comme discours politique quand on nous dit c'est le retour de Jean-François Copé on va recycler tous les ministres macronistes c'est donc pour continuer les mêmes politiques
pour appliquer la politique générale de Barnier
Jean-François Copé il est favorable à Emmanuel Macron ce n'est pas indécent ce n'est pas d'ailleurs diffamatoire que de le dire mais je crois qu'il y a un message qui a été entendu moi j'avais cru comprendre je vous le dis avec beaucoup de sincérité que Michel Barnier avait entendu ce message quand il a dit dans le premier média qu'il a fait ça va être des ruptures ça va être des changements profonds mais comment voulez-vous faire des ruptures et des changements profonds si vous ramenez des gens qui sont obsédés par l'idée de continuer la même politique moi j'attends de Michel Barnier c'est la chance qu'on lui donne c'est de nous montrer qu'il a changé son logiciel qu'il a compris ce que les français demandaient mais si Michel Barnier et la première chose qui m'a interrogé je vais vous dire c'est quand il a dit lors de sa visite à l'hôpital Necker on ne croit pas faire de miracle non non il va falloir faire des réductions ou des économies ici dans l'hôpital public mais je pense que si c'est ça la vision qu'a Michel Barnier c'est évidemment pas dans l'hôpital public qu'il faut faire des économies c'est exactement pas dans ce secteur là il a mis en avant la suradministration on ne parlait pas des soignants non mais d'accord moi je me méfie de ceux qui ont ce genre de discours parce qu'on sait bien que s'il y a bien des domaines publics dans lesquels il n'y a pas d'économie à faire c'est la justice la police la santé l'éducation qui sont franchement les parents pauvres de notre administration publique la suradministration c'est un vrai chantier c'est un vrai chantier mais je suis quand même donc on donne une chance à Michel Barnier pourquoi pas pour lui pas pour lui faire plaisir sincèrement on n'a pas d'action chez Michel Barnier pour pas bloquer le pays à un moment il faut avancer
pour vous c'est pour sortir de l'ornière justement s'il vous plaît si on va sur le fond si on revient parce que vous avez été des parias pendant 15 jours et que cette circonstance là vous bloque on est le premier groupe à l'Assemblée vous pouvez pas faire sans nous vous êtes 126 pardonnez-moi si normalement si normalement la logique du Front Républicain c'était qu'on fasse sans vous c'est ça mais la logique
je n'ai pas entendu après le Front Républicain est devenu un groupe populaire vous même une illustration d'un groupe populaire
qui déteste son voisin vous avez même pas été investi par vos amis vous avez été battu par vos amis enfin je sais pas si on peut dire amis d'ailleurs vous êtes l'illustration que ce Front Populaire déteste tout ce qui de près ou de loin pourrait travailler avec lui pas du tout n'importe quoi moi j'ai été une artisan du Front vous avez été bien battu
par quelqu'un de la République bon on va pas revenir là-dessus je vous perds j'étais tenue par la France insoumise pourquoi dites-vous on laisse sa chance
c'est pas un synonyme justement on laisse sa chance à Michel Barnier on attend son discours de politique générale et pourquoi n'avez-vous pas le même discours envers l'équipe qui va constituer quelle qu'elle soit elle sera au service de ce discours de politique générale elle sera pas là pour appliquer ses idées d'il y a 20 ans ou le macronisme de 2017
mais parce qu'on les a vus à l'oeuvre moi les noms qu'on nous propose ne me séduisent pas Michel Barnier vous l'avez vu à l'oeuvre en 93 vous l'avez vu en 2003 en 2007 mais attendez et pourtant vous dites on lui laisse sa chance ils vont tourner
ne vous inquiétez pas
vous êtes profins d'analystes politiques pour savoir qu'il a eu un discours notamment lors de la primaire des républicains qui était particulièrement raide et ferme sur l'immigration et vous connaissez la logique de primaire
pour savoir qu'on va vers le cœur des militants
et la deuxième chose je l'ai dit tout à l'heure il faut bien un premier ministre à notre pays donc Michel Barnier c'est un homme qui nous semble respectueux et avec une certaine forme de compétence et d'expérience il est premier ministre maintenant on va l'entendre vous vous souvenez qu'il a été artisan de la trahison de 2005 dans tout votre discours politique
vous pourriez l'éviter
vous voudriez que Lucie casse-tête vous a dit mille fois tout le monde vous a dit que vous en avez vu vous a dit que ce ne sera pas quelqu'un du Front populaire donc à partir de là qu'est-ce qu'on fait ce n'est pas quelqu'un du Front populaire vous cassez tout vous tapez sur des casserole c'est pas possible Villeroi de Gallo
le gouvernement de la Banque de France à Bercy pour vous c'est une rupture un changement ou c'est pire que tout
on ne peut pas dire qu'il est usé il n'a pas été ministre absolument mais j'ai l'impression que c'est une continuité des mêmes politiques libérales et des politiques macronistes en réalité ce sont des artisans des politiques de soutien à Emmanuel Macron donc moi je pense que Michel Barnier ferait mieux de se tourner effectivement vers des gens vous l'avez cité tout à l'heure comme Arnaud Montbourg vers des hommes et des femmes venant de la gauche ou de la droite qui sont en rupture avec le macronisme plutôt que d'essayer de recycler
c'est le seul point instant qu'il trouve grâce à vos yeux il n'y en a pas d'autres
non non pas du tout vous savez il y a plein de gens on a parlé de Charles de Courson qui est un homme avec lequel j'ai des vraies artisans de la motion de chansure sur les retraites très hostile aux retraites Retailleau vous ne pouvez pas dire que c'est le macronisme pur et dur quand même depuis 7 ans non mais Retailleau c'est l'escroquerie LR c'est à dire c'est des gens qui vous font croire à quelque chose vous savez ce que je l'ai dit 10 fois c'était la phrase de Sioran LR ne vous suicidez pas tout de suite il y a encore quelqu'un à décevoir c'est ça que disent les LR à leurs électeurs laissez nous encore une chance de vous trahir de vous tromper Retailleau fait partie de tout ça
et quand Jordan Bardella dit le gouvernement Barnier est sous surveillance du Rassemblement National est-ce que c'est vraiment le cas il ne détient pas seul le pouvoir de renverser le gouvernement pour ne pas il faudrait qu'il s'allie
avec la gauche bien sûr mais la phrase entière c'est sur surveillance démocratique et d'ailleurs le Premier ministre l'a fait faire marquer la journaliste qui l'interviewe il a dit démocratique la surveillance démocratique oui parce que vous avez c'est là la difficulté pour le RN c'est que il ne peut pas il est suffisamment fort pour peser en effet sur le destin d'un gouvernement et il n'est pas suffisamment fort pour en être le seul maître au sein de l'Assemblée nationale il est obligé évidemment de compter sur d'autres sur la gauche en l'occurrence sur le cas de tout le monde oui dans ce cas de figure mais si on fait une analyse politique on fait une analyse politique pour l'instant on n'est pas sur du cas précis on va sortir juste du cas concret vous avez un parti qui donc en effet dit nous nous avons des conditions qui seront celles-là celles-là on voudrait un certain nombre de choses on verra si M.
Barnier après avoir dit qu'il entendrait un certain nombre de choses appliquera ce discours après il faut un gouvernement si vous voulez être comme le Rassemblement national c'est-à-dire un parti qui dit on ne veut pas le chaos et qu'au bout d'un moment il faudra un gouvernement vous êtes obligé à un moment donné de passer par M. Barnier parce que M.
Barnier n'a pas trop de valises pleines ni de boulet aux pieds suffisamment récents pour que ce soit un véritable problème la difficulté la difficulté elle va être sur des dès qu'on va toucher au cœur du réacteur nucléaire c'est-à-dire le budget et le mur de la dette parce que cette année ça va être extrêmement difficile et qu'il va falloir faire plaisir à Bruxelles et ça je pense que le RN puisqu'il y a des questions
qui nous parviennent sur les retraites vous le disiez il y a une proposition d'abrogation du texte de la réforme des retraites qui a été déposée par le Rassemblement national et qui sera examinée le 31 octobre prochain dans l'hémicycle si le gouvernement Barnier ne bouge pas sur la réforme des retraites d'autant qu'on rappelle que lui était plutôt partisan d'un départ à la retraite à 65 ans c'était en tout cas dans son programme quand il était candidat pour les républicains vous dites quoi ? On censure s'il décide de ne pas tellement bouger sur cette réforme
de ne pas abroger ? Pour répondre à Philippe dire aux gens des choses qui les arrangent c'est pas un peu facile je rappelle que 93% des actifs dans ce pays étaient opposés à la réforme des retraites donc c'est pas dire aux gens des choses qui les arrangent c'est qu'il y a surtout une majorité de français une immense majorité de travailleurs français qui ne voulaient pas de cette réforme des retraites Mais 100% des français
veulent un système équilibré et durable leur proposez-vous
en alternative à la loi que vous voulez abroger un système équilibré et durable ?
Ce n'est pas le cas actuellement le système devait rapporter 18 milliards d'euros je vous le rappelle le système concocté par Emmanuel Macron et ses amis de Macroniste et LR devait rapporter 18 milliards d'euros on en est très loin mais votre solution coûte cher à 62 ans donc la deuxième chose c'est d'abord la première chose c'est abroger cette réforme des retraites elle ne fonctionne pas elle est injuste elle est rejetée par la population ça sera fait le 31 octobre la gauche vote avec vous imaginons je note ça ensuite remettons d'abord les partenaires sociaux autour de la table et retravaillons sur un modèle de retraite qui en fonction évidemment de l'énorme déficit qui nous a laissé de la note que nous laissent Bruno Le Maire et Emmanuel Macron empêche je crois de faire une retraite pour tout le monde immédiatement à 60 ans c'est 60 ans pour ceux qui ont travaillé avant 20 ans quand ils ont leurs 40 annuités ça je pense qu'on peut y arriver et ensuite progressivement jusqu'à 42 annuités et 62 ans c'est la piste que nous avons proposée
sauf que c'est pas du tout d'actualité alors Michel Barnier lui dit je veux bien ouvrir le débat sur une amélioration du texte mais on sent que ça n'ira pas beaucoup plus loin
non on sent bien qu'il veut travailler sur la pénibilité sur les carrières des femmes parce que c'était des vrais angles morts des vrais défauts de cette réforme mais il ne peut pas tellement aller plus loin sinon il va aussi tomber sous la coupe des macronistes qui ce soir ont mis aussi Michel Barnier sous surveillance démocratique ils lui ont dit des lignes rouges immigration, retraite, etc donc il est un peu coincé il pourrait surtout si la loi est abrogée grâce à une addition de vote le 31 octobre procéder à une ruse un peu suprême c'est de dire mais je reprends la réforme déjà votée en première lecture en 2020 la réforme de la retraite par points contestée elle aussi mais votée et je la ravive elle est au Sénat les sénateurs et là c'est plus confortable pour lui pourraient la voter la débattre et puis elle reviendrait à l'Assemblée ça serait le triomphe posthume si j'ose dire de Laurent Berger je ne suis pas sûr que ça plaise ni au Front Populaire ni au Rennes vous êtes en train
de vous raconter que Michel Barnier pourrait faire une entourloupe aux Français qu'il pourrait contourner l'immense volonté populaire exprimée aussi à travers ces votes des élections législatives que ce soit en faveur d'ailleurs du Nouveau Front Populaire ou du Rassemblement National l'immense majorité des Français ne veut pas cette réforme des retraites donc si l'idée c'est d'essayer d'entourlouper le monde de contourner pour revenir avec un texte qui est cette réforme à points ça ne va pas marcher
c'est pour ça que s'il réforme la pénibilité les carrières longues les femmes et qu'il dit en 2027 les candidats à la présidentielle trancheront reproposeront quelque chose ça peut être acceptable
il faut commencer par suspendre la loi actuelle
comme le demande la société par exemple on va voir si vous allez réussir à vous entendre au financier
nous c'est pas pardon nous c'est pas suspension nous c'est abrogation et vous pensez vraiment que la gauche peut voter ça avec le Rassemblement National je souligne que tout ça est une espèce d'immense mécano une grande perte de temps parce que le bloc majoritaire par la plus grosse minorité à l'Assemblée Nationale 193 députés était pour supprimer la loi retraite par décret d'accord les décrets d'application des abrogés donc ce serait si Macron avait respecté le sens du vote et en tout cas la mécanique de désigner à Matignon la plus grande des coalitions on serait déjà là cette loi serait abrogée et s'il n'avait pas trouvé le partenaire RN pour faire la manœuvre Barnier et bien peut-être qu'on serait resté fermement à la logique démocratique de la première coalition donc là vous allez si Jean-Luc Mélenchon
était président de la République si Raquel Garedo était députée oui non mais d'accord on peut aussi imaginer on peut partir dans la politique fiction
vous essayez de faire la polo en termes d'entourloupe c'est vous vous avez sur terre il y a 193 députés du Front Populaire non mais vous vous avez suffi à Macron pour mettre Barnier c'est vous qui suffisait à Macron
c'est nous qui proposons la réforme l'abrogation de la réforme de la retraite non pardon allez-y votez là
c'est vous qui mettez au pouvoir les gens qui ne veulent pas supprimer si vous avez un rendez-vous
c'est le 31 octobre soyons d'accord il y a un premier rendez-vous c'est la censure on ne s'entendrait peut-être pas sur une nouvelle réforme de la retraite mais on peut s'entendre sur l'abrogé donc aller au-delà de votre sectarisme habituel j'attends de voir ce que vous allez déposer parce que on peut savoir quand même quelque chose
il y a quelque chose que je ne comprends pas depuis pas que vous d'ailleurs mais depuis la nomination de monsieur Barnier il y a une solution qui est assez simple et qui est à peu près dans l'esprit de tout le monde c'est que normalement on est bon pour un retour aux urnes dans un an visiblement ça n'a plus l'air aussi simple que ça et qu'on essaye d'installer dans les esprits un gouvernement qui pourrait faire plus long c'est quand même pas compliqué de leur dire écoutez les amis on vous donne quelques mois il y a des lignes rouges tant que vous ne les franchissez pas vous faites tourner l'état qui a besoin de tourner mais on est d'accord en juin vous dissolvez l'Assemblée nationale et on repart aux urnes c'était assez simple en vérité c'est ce qu'ils n'y vont pas refaire c'est pour ça que les noms d'oiseaux de ce soir ça a une durée de vie de 24 heures s'il vous plaît pitié là pour l'instant on repart sur la création d'un gouvernement d'une majorité comme si on l'allait tenir jusqu'en 2027 tout ça paraît un petit peu absurde alors que tout le monde a dans l'esprit que c'est une c'est une c'est une mandature la 16ème mandature une mandature en chocolat la 17ème mandature est une mandature en chocolat c'est d'ailleurs qu'elle n'ira au mois de juillet vous parlez du point de vue des politiques et de l'opposition mais les français quand on regarde toutes les études d'opinion et ce qu'ils montrent c'est qu'en fait là dans la situation dans laquelle on est ils espèrent ils vont pas attendre deux ans pour qu'on change leur vie ils veulent que maintenant on fasse les réformes qui sont les réformes nécessaires mais on peut l'espérer sur la question des retraites moi je trouve ça dingue que le débat c'est toujours à côté de la plaque et la question de Philippe n'était pas totalement mauvaise parce qu'on lui a dit il accusait le RNLFI d'être démago mais en fait c'est pas totalement faux même s'il y a eu beaucoup de gens dans la rue en effet qui ne voulaient pas de cette réforme des retraites comment est-ce qu'on fait aujourd'hui pour financer notre système alors qu'il n'y a plus d'enfants qui naissent dans ce pays et notre système peut-être par une réforme de nos droits c'est pas ça mais je vais me tenir mais par exemple pourquoi est-ce qu'on ne parle pas du système par capitalisation et c'est quand même ça le cœur du sujet et non pas du tout on n'en a jamais débattu profondément même dans le débat public
vous faites partie de ces élites françaises qui ont applaudi 493 tandis qu'il y a des millions de gens à la maison attendez pas tous en même temps s'il vous plaît Raquel Garibaud j'aimerais bien
qu'on dise quand même que aussi le rôle d'un chef de gouvernement c'est de gouverner de chef et de donner une direction au pays et quand on est face à une situation budgétaire comme la nôtre oui il va falloir trouver un système pour que notre pays ne s'effondre pas totalement et ça passe aussi par des politiques qui sont des politiques simplement sur les finances ça commence par ça il y a ensuite après un autre une autre question que vous n'abordez pas d'ailleurs chez vos amis c'est la question de l'immigration parce que vous êtes très favorable à ce qu'on ouvre les flux aux immigrés d'ailleurs juste d'un mot et ensuite je ne sais pas vous auriez une dernière question à vous poser la question d'un ministère
de l'immigration juste un mot là-dessus vous en pensez quoi parce que c'est une idée qui recircule on vous rappelle que ça avait existé entre 2007 et 2010
ça a existé ça a existé en 1981 secrétaire d'état aux immigrés François Hautin est-ce que c'est une bonne idée
de le rétablir on peut écouter Sébastien Chenu
pour faire quoi pour faire quoi c'est bien beau de dire un ministère de l'immigration vous savez il y en a eu d'états de ministère qui avaient des intitulés l'identité nationale qui cherchaient à séduire mais même dans d'autres domaines moins polémiques on a connu des ministères du temps libre les cités voilà le temps libre etc qui envoyaient des messages politiques et puis derrière il n'y avait pas grand chose le ministère de l'immigration il y a le ministère de l'intérieur qui est chargé de gérer cette question
donc ça ne sert à rien
mais quelle est la ligne s'il faut un ministère de l'immigration pour mener une politique qui soit ferme en matière de lutte contre l'immigration par rapport au coût de l'immigration dans notre pays par rapport à la question de la délivrance de l'acquisition de la nationalité bon s'il y a besoin d'un ministère de l'immigration pour aller sur ces chantiers-là je n'y suis pas hostile mais j'ai quand même le sentiment qu'on essaye de mettre des vieilles enfin de ressortir des vieilles recettes qui n'ont pas de résultat
c'est écarté complètement oui oui
alors où on parle c'était peut-être un ballon d'essai en tout cas il est crevé
bon alors un dernier mot vous voulez vous entendre Sébastien Chenu aussi sur le procès du rassemblement national qui s'ouvre le 30 septembre prochain à Paris on le rappelle pour ceux qui nous regardent c'est l'affaire des assistants parlementaires fictifs au parlement européen plusieurs responsables frontiers sont accusés d'avoir utilisé leur enveloppe de députés européens entre 2014 et 2019 pour rémunérer des militants travaillant en réalité pour le seul bénéfice du front national est-ce que vous avez lu cette enquête qu'on affiche là d'un journaliste de libération il assure que tout a été fait pour masquer l'implication de Jordan Bardella y compris la fabrication de faux documents est-ce qu'il aurait dû figurer parmi les prévenus Jordan Bardella ?
Libération est un journal militant ce sont en fait des soldats sans uniforme c'est-à-dire que ce sont des gens qui nous font la guerre qui n'ont pas d'uniforme c'est une enquête très fouillée du journaliste Tristan Barcolot c'est de dire que Jordan Bardella lorsqu'il avait 19 ans a travaillé quelques mois pour Jean-François Jalc et il a réellement été assistant parlementaire il a été assistant parlementaire
en 2015
oui non mais nous on est très sereins sur ça je veux dire ce qui nous arrive est arrivé à François Bayrou qui a été relaxé c'est pas le même dossier arrivera à Jean-Luc Mélenchon qui est poursuivi pour les mêmes faits il n'y a pas comment dire d'enrichissement personnel il n'y a pas d'emploi fictif dans le dossier c'est pour ça qu'il faut faire très attention aux termes qui sont utilisés et nous on est particulièrement sereins on est tellement sereins que nos avocats demanderont la relaxe générale
dans le cas juste là je donne juste une autre information donc précisément ce que dit le journaliste qui a enquêté sur le sujet c'est que Jordan Bardella a participé à posteriori à l'élaboration de documents factices censés témoigner de tâches qu'il n'aurait pas réellement effectuées
non non mais écoutez nous contestons formellement cette affirmation du journal Libération encore une fois Libération est dans un combat politique contre nous depuis toujours nous le contestons la justice dira les choses on est assez sereins on a raison de l'être probablement qu'on est plus sereins que le légende Jean-Christophe Cambadélis qui a été condamné à la prison ex-sur-6 cette semaine pour avoir utilisé ses frais de mandat que Michel Alliomari qui a été condamné cette semaine on pourrait parler aussi de tous ces gens là qui ont occupé des grandes fonctions on en parle aussi et qui ont surtout dirigé l'Etat nous on est assez sereins mais la problématique de l'Union Européenne c'est qu'elle ne veut pas avoir de gens de rémunérer de gens en son sein qui soient des militants politiques elle veut des fonctionnaires qui acceptent la ligne directrice de l'Union Européenne mais c'était clairement mis dans les contrats tous les parlements européens le savent et vous avez dérogé à cette fois nos collaborateurs ont une conscience politique travailler au Parlement européen ça ne veut pas dire travailler pour l'Union Européenne et la politique qu'elle mène
en l'occurrence le député européen Jacques était un négationniste donc la conscience politique à cette époque là de Jordan Bardella pourquoi il n'était pas négationniste il n'était pas Jacques vous ne devriez pas aller sur ce chemin là
vu le mouvement dans lequel vous avez évolué les prises de position entre ces mythes des uns et des autres vous ne devriez pas pardonner moi on va s'arrêter là chacun peut vérifier
les déclarations de Jacques pour qui travaillait Jordan Bardella
il vous embrasse d'ailleurs
Sébastien Chenu merci d'avoir pris le temps de répondre à nos questions ce soir sur BFM TV il est 23h31 et il est l'heure que la bande prenne le pouvoir c'est tout de suite merci d'avoir regardé cette vidéo
merci d'avoir regardé cette vidéo
Sébastien Chenu