1ER MAI, CARBURANT, ARRÊTS MALADIE : LES MESURES INQUIÉTANTES DU GOUVERNEMENT
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La réalité en fait, c'est qu'aujourd'hui le monde du travail, il tient par des objectifs. C'est pas le temps de travail, tu peux avoir un temps de travail de 32 heures mais tu as des objectifs que tu peux faire en 40 heur, ça sert à rien. Tu vas travailler plus longtemps.
C'est plus la pression au travail. Exactement. Et c'est la France 2016 presque empire.
Il y a eu des lois de travail qui ont été faites. Tout ça n'a pas fonctionné. C'est plus le travail du dimanche maintenant, c'est plus les cars Macron ou l'ubérisation.
C'est maintenant le 1er mai en disant que ça va nous rapporter temps et cetera lorsque tout ça est faux. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que.
Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et de leur agenda politique. Et on avance, on candidate à la TNT francilienne.
La télévision gratuite est trop importante pour le pluralisme et l'accessibilité pour être laissé aux seules mains des grands groupes. Toutes nos équipes, nos techniciens et journalistes sont prêtes. Des millions de citoyens et citoyennes attendent désormais le feu vert de l'ARCOM.
On a besoin de vous dans ce combat. Notre seule force, c'est vous. Alors rendez-vous sur soutenez.v.fr.
Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi au programme cette semaine essence 1er mai arrêt maladie chômage.
La macronie persiste et signe. C'est parti. [musique] 1er mai, arrêt maladie fraude dit sociale.
Pendant que les prix de l'essence explosent, la Macronie a dans le viseur les travailleurs et travailleuses. Commençons par le 1er mai. Le groupe ensemble pour la République mené par Gabriel Atal milite pour l'autorisation pour certains commerces d'ouvrir le 1er mai et donc aux salariés de travailler.
Cette journée internationale des travailleurs et des travailleuses est le seul jour chamé en France. La proposition de loi a été portée vendredi 10 avril à l'Assemblée nationale et le groupe EPR qui porte le texte donc a décidé de voter une motion de rejet sur son propre texte pour qu'il soit envoyé directement en commission mixte paritaire et éviter les débats au sein de l'hémicycle. Les syndicats, eux de leur côté défendent un symbole fort et Gabriel Atal lui défend le travail.
Est-ce que vous saviez que les boulangers et les fleuristes n'avaient pas le droit d'ouvrir leur boutique le 1er mai Donc aujourd'hui, on a une situation où un McDonald's peut ouvrir le 1er mai mais pas une boulangerie artisanale. C'est absurde. Bonjour madame.
Bonjour monsieur. Deux traditions pas trop cuitees s'il vous plaît. Très bien.
Et pourtant il demande à pouvoir travailler le 1er mai. Alors le 10 avril prochain à l'Assemblée nationale avec mon groupe parlementaire, on défend une loi de bon sens pour leur permettre d'ouvrir et de travailler le 1er mai. Si le 10 avril notre loi est votée, ça veut dire que les boulangers et les fleuristes pourront travailler dès le 1er mai de cette année.
On a fixé des règles claires. Ce sera sur la base du volontariat toujours pour les salariés seront payés double ce jour-là. On apporte juste une solution à ceux qui veulent bosser parce que le travail en France doit payer.
Thomas, on vient de voir la vidéo. Qu'est-ce que tu réponds à l'argument ? Oui, mais les gens veulent travailler parce que j'ai l'impression que c'est surtout enfin c'est que il faut littéralement travailler plus maintenant pour gagner plus en fait.
Oui, on on part toujours des des mêmes constats et pourtant il s'est passé un certain nombre de choses hein de je veux dire ce constat aurait pu être dit et cette vidéo a pu être faite par Nicolas Sarkozi. C'est c'est exactement les mêmes constats. On veut toujours repousser plus loin les limites du droit du travail.
Alors là, le 1er mai, c'est quand même symbolique parce que c'est la c'est la c'est la fête du travail. Il y a eu des travailleurs et des travailleuses et des voilà des travailleurs et des travailleuses. Il y a eu deux lois pour flexibiliser le marché du travail.
On a quand même beaucoup réarmé le patronat face au face au salariés parce qu'aujourd'hui quand on licencie quelqu'un, on sait que même un licenciement abusif, combien il va nous coûter au prudom. on peut on peut le savoir alors qu'avant on ne le savait pas ce qui ce qui mettait une pression sur le patronat. Maintenant on le sait.
On voit très bien que dans une période de faible croissance comme comme c ces derniers ces derniers mois et ben les entreprises elles vont compresser les coûts et donc ben licencier une partie des des personnels. Et là ce qu'on vous dit bah c'est que les Français travaillent pas encore assez et donc il faudrait leur permettre de travailler. Alors c'est c'est assez marrant parce que il y a toujours l'argument sur le volontariat.
Le problème c'est que c'est une blague ça. Bah quand vous allez embaucher quelqu'un, vous pouvez lui poser la question est-ce que vous êtes disponible pour travailler le weekend ou les jours fériers ? Si une personne vous dit "Non, je suis pas disponible parce que j'ai des enfants, bon ben" et qu'une autre vous dit "Je suis disponible parce que je suis jeune, j'ai pas de famille ou je suis libre ou parce que j'ai envie de le faire pour gagner plus d'argent, mais vous allez choisir plus la personne qui va être disponible que non disponible." Donc le volontariat derrière va masquer plus tard une forme de discrimination à l'égard de ceux qui ne peuvent pas le faire.
Et la plupart du temps, pas parce qu'ils ne veulent pas travailler et ils ont le droit de ne pas vouloir travailler le weekend, mais parce que surtout ils ne peuvent pas, parce qu'ils ont une charge familiale et cetera euh à assumer. Donc ça va toucher encore les mêmes à la fin, c'est-à-dire les femmes euh en famille monoparentale euh célibataire euh et qui elles ne n'ont pas de de filet de sécurité pour garder leurs enfants. Moi ça me fait rire à chaque fois la logique macroniste, enfin rire, tu m'as compris, c'est Ah oui, mais regardez, un McDo, il peut ouvrir et pas un floriste.
Du coup, on peut aussi interdire la fermeture des McDo le 1er mai. Ouais, tout à fait. Ouais.
C'est pourquoi on fonctionne dans l'autre sens ? Bah oui, parce que le le but c'est de de de déréglementer toujours plus et et et le fait de dire que c'est mieux payé. Oui, peut-être au début, mais après si tout le monde se met à travailler, ce sera pas mieux mieux payé.
Enfin, je veux dire là, on voit le le le travail du du dimanche, hein. Euh aujourd'hui, vous avez une plus grosse part de salariés qu'il y a 30 ans qui travaillent le dimanche. Bon, c'est toujours mieux payé, mais le jour où on va dépasser, allez les 50 % ou 60 % les 2 tiers qui devront travailler le dimanche, bah le salaire, vous allez pas me faire croire qu'il va rester supérieur.
Donc à la fin, quand ça se généralise, l'avantage de travailler un jour férier ou de travailler un weekend disparaît. puis devoir travailler le dimanche ou le 1er mai pour être mieux payé, ça montre aussi que le travail de base ne paye pas assez en fait. Pourquoi toujours vouloir pousser les limites des gens ?
Euh tout à fait et surtout euh on n'est même pas sûr que ce soit ce soit si bénéfique que ça pour l'économie hein. Même c'est plutôt neutre, ça rapporte pas grand chose pour met autant d'énergie d'en faire travailler les gens juste un jour de plus. Enfin, on parle d'une journée.
Pourquoi on met autant d'énergie là-dedans ? Ils ont pas d'autres dossiers parce que en fait bah on le voit bien, on va le revenir de toute façon tout au long de cet épisode. Les raisons de base sont idéologiques.
Il y a eu des lois de travail qui ont été faites. Tout ça n'a pas fonctionné. Donc il faut aller encore plus loin là.
Alors c'est plus le travail du dimanche maintenant, c'est plus les les cars Macron ou l'ubérisation ou tout ça. C'est maintenant le 1er mai en disant que ça va nous rapporter temps et cetera. Alors que tout ça est faux.
Tout ça est faux. Ça va pas nous sortir. C'est pas ça le vrai problème du travail.
Le vrai problème du travail, on l'a dit plusieurs fois c'est la productivité. On sait que la productivité, bah quand les les gens sont bien dans leur travail, que leur travail a un sens, bah naturellement on est productif et que c'est ces problèmes là qu'il faut régler, pas le fait d'augmenter quantitativement le nombre d'heures de travail, ce qui est ridicule. Non, là vraiment ce que ce que l'on voit derrière ça quand on prend un peu de recul, c'est vraiment une attaque, une autre attaque contre le droit du travail et le fait de repousser constamment ses limites pour qu'à un moment bah il y a il y ait plus grand-chose parce que visiblement le fait qu'il y ait des règles, ça dérange une partie du gouvernement.
C'est quand même fou, on en reparlera, mais de de dépenser autant d'énergie alors enfin comme s'il y avait pas d'autres dossiers brûlants en France quoi. Parce que c'est parce que comme il l'a dit dans sa vidéo pour pour les gens peut apparaître comme du bon sens. Ils ont tellement été travaillés là-dessus que on dit bah oui, laisser les gens tranquilles qui travaillent quand ils ont envie de travailler, c'est bon pour l'économie, c'est bon.
Non, c'est c'est plus compliqué que ça. Quand on va parler aux gens, ils nous disent pas "Ah mon premier problème, c'est vraiment que je peux pas travailler le 1er mai." Non, complètement.
Et puis c'est un peu ironique comme proposition. ironique. Et puis il y a parfois des magasins qui ouvrent le weekend, des centres commerciaux qui ont ouvert le weekend sur cette idée que voilà, il fallait ouvrir le weekend, c'était un jour de plus et ben ils sont revenus en arrière parce que ils arrivaient pas à remplir, ça coûtait plus cher que ce que ça leur rait.
Et donc l'idéologie qui les a poussé à ouvrir, l'empirisme, la la mise en pratique a fait que ils ont fait marche arrière. Donc là, on voit bien comme ça a été ça ça a réussi à être monté par par quelques corps de métier euh et que ça a fonctionné et que le gouvernement se dit voilà, je vais reprendre ça. Mais il faut faut se méfier vraiment des des des choses qu'il y a derrière.
C'est une attaque contre le droit du travail. c'est le fait de repousser de plus en plus loin cette cette limite pour qu'à la fin il soit réduit euh euh à pot de chagrin. Et la deuxième chose, c'est le fait que plus on va généraliser ce type de travail dans les jours fériers et les weekends, plus le fait que ça paye mieux va disparaître et ça va se normaliser et ça c'est pas une bonne nouvelle.
Là, il dit les fleuristes et les boulangers pour édulcorer la proposition de loi, mais il y a aussi les carrefour market, les francs prix. Enfin, c'est pas du tout on aide le fleuris du coin parce dans tous les cas, s'il vous voulez aider le fleurist du coin, il il subventionnerait un peu moins les grandes firmes internationales et il les imposerait un peu plus. Voilà.
Et partons du principe et et n'oublions pas que le quand on dit du volontariat, c'est jamais un volontariat comme ça. C'est un volontariat souvent qui est subi. Oui, ça existe pas le volontariat au travail.
Exactement. Dans le même temps, le gouvernement cible aussi les arrêts de travail. Euh l'exécutif a présenté jeudi 9 avril un plan, je cite destiné à lutter contre l'absentéisme au travail visant à renforcer les contrôles des arrêts maladie à faciliter le signalement par les employeurs des cas jugés suspects auprès de l'administration.
Son argument c'est que entre 2019 et 2024 le nombre d'arrêts de travail indemnisé a augmenté de 10 % pour atteindre 9,1 million d'euros. Et en 2025, les dépenses d'indemnité journalière versées par l'assurance maladie s'élèvent à 17,9 milliards d'euros, soit 7 milliards de plus qu'en 2016. Une évolution qui pèse à la fois sur le système de protection sociale et sur les entreprises, je les cite.
Et le gouvernement dit que la hausse globale des arrêts de travail s'explique en partie par des facteurs économiques et démographiques comme l'évolution des salaires, du SMIC et de la population active. Et le gouvernement rajoute, elle découle aussi d'une progression du recours aux arrêt maladies et de l'allongement de certains durées de certaines durées d'arrêt. Thomas, est-ce que tu partages là les raisons de l'augmentation des arrêts maladies présentées par le gouvernement ?
En fait, ce qui nous est présenté en réalité ce que ce qu' ce qu'on nous dit plutôt, c'est que les gens sont en arrêt maladie parce qu'ils ne veulent pas travailler et qu'on a un arrêt maladie hyper simplement en allant voir un médecin. Derrière, il y a l'idée que les jeunes ne veulent plus travailler, que les Français ne veulent pas travailler, qui travaillent moins que les autres pays et que la preuve en est, c'est que nous avons un problème avec ces arrêts maladies qui augmentent en volume. Quand on regarde l'augmentation globale, c'est vrai, le volume du nombre d'arrêts maladie augmente et la dépense en indemnité journalière augmente aussi très fortement.
Ça c'est vrai, ça augmente plus, c'est c'est depuis 2020, depuis le Covid que avant qu'entre 2010 et 2020. Pourquoi ça augmente ? Ça augmente pour pour des raisons mécaniques et naturelles.
La première des choses, c'est que la population vieillit. La population vieillit. La démographie fait que euh quand vous avez au-dessus de 50 ans et ben vos arrêts maladie durent plus longtemps que quand vous avez une trentaine d'années.
Et ça c'est une réalité. Et la deuxième chose c'est que il y a de plus en plus de salariés sur le marché du travail et donc comme il y a de plus en plus de salariés, bah il y a de plus en plus d'arrêts maladie. Et ça ça augmente et ça explique 60 % de la hausse et ça augmente de manière mécanique.
Là-dessus, il y a pas de problème. Après, ce qu'il faut regarder, c'est l'autre problème. L'autre problème, c'est ça augmente de 60 % à cause de ça, naturellement, mécaniquement, mais les 40 autres pour sont d à quoi ?
Et là, ils sont allés chercher dans les conditions de travail. Pourquoi en fait des gens, voilà, qui ne sont pas forcément vieux ? Pourquoi des gens qui n'ont pas, on va dire, un accident de travail concret vont demander un arrêt de travail parce qu'ils sont par exemple en burnout pour des raisons psychologiques.
Pourquoi ? Et ben là, c'est toute la question du management toxique, des conditions de travail et cetera. Mais quand on regarde en fait l'augmentation, ça va continuer à augmenter parce que les gens vont vieillir, parce qu'il y aura de plus en plus de salariés.
Et quand on regarde les secteurs touchés, c'est les secteurs qui sont parfaitement normaux, c'est-à-dire des secteurs dans l'industrie extractive qui sont dangereux, dans la santé, dans le bâtiment. Et les secteurs les moins touchés par les arrêts maladies, c'est la communication des des secteurs où il y a plus de jeunes. Donc on se rend bien compte en fait quand même que malgré tout cette évolution est assez normale.
Mais ce qu'il faut aller voir ensuite c'est la question l'autre partie des conditions de travail qui est là les plus plus importantes. Oui. On rappelle que la France détient un triste record dans la catégorie mort au travail, plus de 1200 en 2024 par exemple, aussi que les CHSCT qui étaient les organes ou les institutions permettant au syndicats et aux employeurs de discuter sur les conditions de travail et cetera a disparu pour tout ça mettre dans un CSE en mode hop.
Et en plus là encore une fois, j'ai l'impression qu'on s'attaque plus aux arrêts en eux-mêmes que dans les causes de pourquoi il y a il y a des arrêts, quoi. Exactement. Tu tu as raison de dire que la loi travail a supprimé effectivement a mis dans le CSE ce que tu as dit et tu as raison de dire aussi que on s'attaque souvent aux symptômes sans sans prendre en compte la maladie.
La vraie maladie c'est les conditions de travail, le mal-être au travail. Il y a une très grande étude qui a été faite par Eurofond sur 36 pays, 70000 salariés. La France est en estant étant que elle est à la fin sur les conditions de travail.
Donc on voit bien que il y a une souffrance au travail. Et pourquoi il y a une souffrance ? parce que pendant très longtemps, vous savez, on discute souvent, tu tu le sais ici, on discute souvent du temps de travail.
Euh les les libéraux nous disent "On travaille pas assez en nombre d'heures." D'autres disent il faut revenir à la semaine des 32h. On a raison de parler de tout ça, mais la réalité en fait c'est qu'aujourd'hui le monde du travail, il tient par des objectifs.
C'est pas le temps de travail, tu peux avoir un temps de travail de 32 heures mais si tu as des objectifs que tu peux faire en 40 heures, ça sert à rien. Tu vas travailler plus longtemps. C'est plus la pression au travail.
Exactement. On te fixe des objectifs chiffrés que tu ne peux pas faire dans ton temps de travail. Ça crée un surtravail.
Le surtravail, ça a été très très bien décrit dans le capital par marque. C'est un travail gratuit que fait le le salarié parce que il n'a pas la possibilité de s'imposer face au capitalistes. Et donc c'est on te donne un objectif comme ça que tu ne peux pas faire longtemps de travail.
Donc tu vas surtravailler en plus et ça crée derrière de la fatigue, des burnouts et cetera. Et les chiffres sont assez parlants. Là, j'en ai pris quelques-uns avec moi.
Tu as 55 % des cadres. Alors, on parle souvent des cadres comme des gens qui seraient protégés. 55 % des qui ont un épuisement professionnel et qui ressortent un stress intense.
Tu as 44 % des jeunes qui qui disent que leur malêtre vient du travail. Donc c'est quand même des chiffres qui sont assez élevés et queon peut relier très directement au fait que nous sommes vraiment les les plus mal classés en terme de de conditions de travail parmi les pays riches. Il y a le sens aussi qu'on y met dans son travail quand il y a une perte de sens.
Forcément effectivement quand il y a une perte quand le but c'est d'avoir des objectifs quasiment irréalisables, une pression euh pour faire du chiffre du chiffre constamment, bah vous perdez le sens du travail. Mais l'entreprise dans beaucoup de secteurs a perdu aussi son sens du travail puisque son but c'est juste de dégager des profits pour des actionnaires euh plutôt que de faire des des choses qui peuvent des produits qui pourraient être euh intéressants. Et ça on l'a vu à plusieurs reprises he même dans des grandes entreprises américaines qu'on a souvent porté en exemple et on s'est dit il nous faudrait ça en Europe par exemple Facebook.
Bon ben Facebook le Marc Zuckerberg a fait un message très dur à l'égard de ses salariés où il a dit écoutez on va augmenter les cadences et puis ceux qui tiennent pas n'ont pas leur place ici parce que aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait ? On compare les salariés à quoi au début ? On les comparait à des alors pour les cadres à des ingénieurs roumains ou des ingénieurs indiens, pour les ouvriers idem à des des travailleurs d'Asie du Sud-Est et puis maintenant les compare à l'IA.
Faut être plus performant que l'IA. L'IA va vous remplacer. Comment voulez-vous dans ces conditions que on ait un sens au travail et que ce soit le bien-être et qu'on soit qu'on soit heureux d'aller travailler ?
Non, c'est le travail pour beaucoup est [raclement de gorge] une source de stress. Est-ce que le fait aussi que il y ait plein de secteurs bouchés, que maintenant même avec un bac + 5, on trouve pas de travail, euh le fait aussi de d'être bah cette forme de concurrence ou alors aussi la précarité d'enchaîner les petits CDD ou moi je sais que je suis de la génération où on m'a dit un CDI c'est quasi impossible. Il y a quand même un gap générationnel en terme de stabilité au travail entre nos deux générations.
Est-ce que ça ça joue pas aussi dans le malaise des jeunes à se sentir bien au travail ? Ah si, complètement. Ça a été Oui.
Et ça a été en plus théorisé vraiment [grognement] l'ubérisation de l'économie, c'est ça. C'est-à-dire bon, tu le contrat, le CDI, c'est vieux jeux. C'est ce qu'on nous avait dit souvent, c'est des gens qui sont protégés.
Les outsiders, il faut les avantager. On les avantage comment ? Ben, en grosso modo, précarisant tout le monde.
C'est soit tu montres ton statut d'auto-entrepreneur et tu travailles, soit tu enchaînes les contrats précaires mais tu es libre entre guillemets. Une individualisation du travail. Il y a une volonté de nous présenter ça comme une autonomie.
Hm hm. comme une autonomie qui serait beaucoup mieux pour le euh qui serait beaucoup mieux mais y compris pour la personne qui la vit puisqu'elle pourrait organiser elle-même son temps de travail. Or, on voit bien aujourd'hui combien de temps travaillent les les Divou et ce qu'il gagnent.
Il y a une étude qui est sortie récente qui a montré qu' travailler ben des 70 heures par semaine pour rien gagner et on voit bien comme lubérisation derrière c'était une forme ben de de précarisation du travail euh tout en gardant en fait un donneur d'ordre une entreprise en haut de qui vous dépendez très fortement. Et là où ils ont réussi à gagner, on l'a souvent dit ici encore une fois, c'est que quand vous êtes un travailleur indépendant, c'est vous qui devez acheter votre matériel alors qu'avant l'usine te fournissait quand même ton ton matériel. Euh il y a mardi 8 avril, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi visant euh contre enfin contre les fraudes sociales et fiscales dont amendement du groupe droite républicaine, c'est dans le même sujet, il prévoit la suspension systématique des indemnités versées par l'assurance maladie si le médecin envoyé par l'employeur conclut un arrêt de travail injustifié. lors de sa contrevisite.
Alors ça avait déjà été retoqué par le Conseil constitutionnel ces dernières années. Thomas, est-ce que c'est pas super dangereux là de se dire que l'employeur peut envoyer son médecin vérifier si l'autre médecin qui avait donné l'arrêt de travail euh n'est pas que l'arrêt n'est pas justifié ? Non mais c'est c'est dangereux mais c'est lunaire.
On fait plus confiance au médecin et après on voit très bien la manière dont a été pris le problème. Les arrêts maladies c'est pas grand-chose honnêtement. Euh enfin en terme budgétaire, [raclement de gorge] tu veux dire ?
Non, globalement sur l'ensemble du travail, c'est 5 %. La plus 95 % des gens travaillent sans arrêt maladie. Enfin, vous voyez ?
Et quand on regarde les chiffres, en fait, vous avez grosso modo 7 % des arrêts maladies, 7 % des arrêts maladies qui sont des arrêts maladies de plus de 6 mois, donc des maladies graves qui représentent plus de 50 % de la dépense. Donc la réalité en fait c'est que la grosse dépense des des d'indemnité journalière euh que les gens veulent combattre comme s'il y avait que des tricheurs, elle dépend d'une petite partie de gens qui sont très malades. Et quand vous êtes vieux, quand vous êtes vieux hein, et ben plus vous êtes vieux, plus vous avez des dépenses de santé qui sont euh importantes.
Quand on regarde par exemple les moins de 35 ans, il représentent un/ers des arrêts. Mais c'est que 22 % des de la dépense globale parce que c'est des gens, ils vont s'arrêter 4 5 jours parce qu'ils ont une grippe ou un truc voilà grave, ils peuvent pas se déplacer au travail. S'il se déplacent en plus, ils vont transmettre le virus.
On sait pas si c'est quelque chose de positif. Donc en fait plus vous vieillissez, plus les jours d'indemnité de les arrêts maladies sont longs, très clair. Et plus vous avez une maladie grave, plus ils sont longs, plus ils coûtent cher.
Euh donc c'est c'est tout. euh faut pas aller chercher derrière euh une volonté de de tricheur. Les triches sont extrêmement faibles par rapport au nombre total d'arrêt maladies qui sont donnés.
Donc c'est pas ça qui explique la hausée dépense. Faut arrêter de de penser ça. Et il faut pas penser qu'il y a que des malades imaginaires en France et que c'est ça le problème.
Le vrai problème il est pas là. Le vrai problème il est pas là du tout. Et la façon dont le problème est pris, c'est comme dans le premier sujet, c'est le premier sujet c'est bon la France est un pays de feignant, faut les faire travailler plus, y compris les jours fériers.
Et là c'est un pays maintenant de malade imaginaire. Euh c'est où le problème ? C'est à cause d'eux que il y a euh une dépense qui a augmenté alors que non, c'est pas à cause d'eux.
Hm hm. Bah parlons euh et même si encore une fois il faut lutter contre la fraude, elle est inadmissible. Justement, parlons de fraude parce que c'est justement ce projet de loi hein contre les fraudes sociales et fiscales.
Il prévoit des contrôles et sanctions renforcés s'il y a une fraude à France travail par exemple, aux prestations sociales ou au faux arrêt de travail. Il y a aussi des mesures contre le travail dissimulé et un plus fort encadrement du CPF. Euh Thomas, clairement ce projet de loi, est-ce c'est une vaste blague de l'avoir appelé contre la fraude sociale et fiscale.
On s'attaque pas du tout à la fraude fiscale dans ce projet de loi. Exactement. On s'attaque à la fraude aux prestations sociales qui est une fraude, c'est la plus minoritaire de toutes les fraudes.
C'est une c'est bah c'est la fraude sociale. On s'attaque directement au pauvres et et c'est une pauvre fraude. Voilà pour faire un jeu de mot à deux balles.
Mais mais c'est un peu près ça. C'est-à-dire que la grosse fraude, on l'a dit plusieurs fois ici, la grosse fraude c'est la fraude fiscale. L'évasion fiscale 60 milliards, c'est des chiffres voilà qui varient très fortement mais on sait que c'est des chiffres en dizaines de milliards.
C'est très facilement identifiable. On sait qu'il y a des grands groupes par exemple qui ont des sociétés dans des paradis fiscaux. Il faudrait leur demander ce qu'elles y font.
Groupes qui se sont enrichis grâce aux français la consommation française au contribuable les subvention diplomatie française et et aux aides aussi françaises aux mesures d'aide aux entreprises. Vient pas nul part voilà et qui ont des paradis fiscaux et que là on peut identifier très facilement. Et là on parle de dizaines de milliards mais on ne touche pas à ces entreprises parce que ell crée des emplois et cetera. enfin toute la logique habituelle.
Ensuite, vous avez les fraudes, la fraude sociale mais la fraude aux cotisations sociales qui est l'emploi non déclaré qui là est énorme aussi qui est pratiquement plus de 50 % de la fraude sociale est énorme. Mais là bon, on s'attaque aux entreprises, faut les comprendre, elles ont trop de charges, donc faut les laisser faire et cetera, on touche pas. Donc reste la plus petite partie de la fraude qui est condamnable, hein, on est d'accord, qui est la fraude aux prestations sociales mais qui est une fraude minime.
Donc le vrai problème là, si on devait le hiérarchiser, on commencerait par la fraude fiscale, la fraude aux prestations sociales, le travail non déclaré et ensuite on irait on irait au reste. Mais il y a une énergie qui est donnée énorme pour aller s'attaquer à la fraude qui concerne les soi-disant les plus pauvres et qui est une pauvre fraude et qui rapportera pas énormément. Donc on voit encore une fois qu'on est dans l'idéologie et en plus de tout ça, il y a eu des baisses drastiques de budget et de personnel dans toutes les administrations qui doivent contrôler la fraude fiscale et tout ça.
Donc au-delà de créer du mal-être au travail pour les personnels qui du coup sont surbouqués, ça empêche aussi les recouvrements de fraude fiscale. C'est quelque chose bah et les [raclement de gorge] postes d'inspecteur du travail ont diminué 16 %. Donc moi je sais pas comment on peut augmenter les contrôles sans inspecteur du travail, faut me faut me le dire.
Euh donc non et même dans les services de recouvrement à Ber mais oui et et Bercy est un des des premiers ministères où il y a les plus grosses coupes avec le ministère de l'environnement de sous sous Macron. Donc c'est c'est un petit peu contradictoire. Donc à la fin on s'attaque par la morale parce qu'encore une fois c'est une pensée un peu paresseuse et c'est simple de s'attaquer toujours au même.
Ils ont pas beaucoup de représentants ça. Voilà, ils sont très pauvres. Donc on s'attaque encore une fois à ceux qui feraient des fraudes sur les prestations euh chômage ou sur les allocations familiales, ce qui est condamnable d'ailleurs.
D'accord hein, on c'est condamnable mais on parle de quelques milliards contrairement des on récupère quelques centaines de millions là-dessus qu'il faut probablement récupérer. Mais de l'autre côté, il y a la fraude sur le travail non déclaré et la fraude fiscale où là on pourrait rapporter et ça pourrait rapporter énormément d'argent et on voit que ils ont quand même plus de mal à s'attaquer à ça que à s'attaquer plutôt à la fraude sociale concernant les prestations sociales. Et pendant tout ce temps donc où on s'attaque aux travailleurs, aux arrêts maladies et cetera, sur l'essence, sujet brûlant quand même, les tarifs explosent.
On redépasse les 2 € par litre, le diesel culmine à 2,30 €. Enfin, c'est énorme. On sans parler de des pénuries et cetera.
Thomas, on est J'ai l'impression que le gouvernement est passé totalement à côté du sujet là. Ouais, complètement. Il est complètement passé à côté du sujet parce que alors c'est assez marrant.
Il a dit grosso modo qu' qu'il pouvait rien faire, pas trop. Alors, il a pris quelques filières pour pas que ça crie trop avec quelques mesurettes à droite à gauche pour montrer qu'il faisait quelque chose. Mais il a dit dès le début les caisses sont vides.
Les caisses sont vides. Alors, on peut prendre acte. Les caisses sont vides s'ils veulent.
On sait très bien que voilà pourquoi elles sont vides. Et puis on a toujours des marges de manœuvre. sont pas si vite que ça en réalité.
Mais bon, allez, partons de de ça. Bah, qu'est-ce qu'ils auraient dû faire ? Ils auraient dû bloquer les prix.
Comment on bloque les prix ? Alors, c'est prévu dans le code du commerce, on peut le faire, c'est parfaitement légal he contrairement à ce que on a bloqué les prix du geloalcoolique, des masques pendant le Covid, on peut bloquer les prix. Après, il faut le faire de manière intelligente parce que le pétrole est un produit fluctuant et qu'il y a différents acteurs sur la la filière de distribution.
Alors, vous avez les majors totales qui elle déjà d'entrée de jeu, on dit qu'elle bloquait. On a même pas eu besoin de leur demander et là le gouvernement était très content. Bah ils bloquent, on les laisse faire.
Mais ça a créé il bloqu 1,99 € quand mme ce qui reste très très cher. Ouais très très cher. Mais ils ont quand même bloqué 1,99 € et ce qui a créé des pénuries parce que tout le monde a été chez eux, ils avaient pas assez de de de d'essence de carburant à distribuer et les indépendants étaient très fâchés parce qu'ils sont dit c'est une distorsion de concurrence.
Eux ils peuvent se le permettre, pas nous. Donc les gens vont chez eux et plus chez nous. Donc ça ça a fâché tout le monde.
Donc quand on est on gouverne, on on on réunit tous les distributeurs, donc les grosses et les majors total qui gagne énormément d'argent avec cette crise qui vont se faire un énorme profit. Voilà. Pourquoi ?
Parce qu'elle elle elle elle elles maîtrisent tout de la mond à l'aval. Elles font de la production de pétrole mais elle distribu l'essence. Donc avec le pétrole, elles gagnent des sommes de dingue.
Donc elles peuvent compenser avec la distribution d'essence à à moindre coûts. Enfin perdre un peu de marge là-dessus. Vous avez ensuite les grandes et moyennes surfaces qui appartiennent au à Leclerc qui ont gagné aussi beaucoup d'argent pendant la crise ukrainienne mais qui eux peuvent aussi bloquer les prix parce que l'essence est un produit d'appel.
On va faire le plein puis après on va faire les courses. Donc ils peuvent bloquer ils peuvent bloquer les prix. Donc là on fixe un prix commun et après restent les indépendants.
Les indépendants, c'est moins de 10 % de la filière. C'est pas grand-chose. Ils sont pas nombreux.
Ils sont dans des endroits souvent il y a très peu de concurrence et cetera. Donc là on peut leur dire à eux renier en partie sur vos marges et on va vous aider. L'État va vous aider. il va prendre le reste, ça coûtera pas énormément cher à la fin hein, c'est une petite part et tous les Français auraient eu un prix fixe affiché pendant la crise, ce qui leur évite de stresser, il y a une lisibilité et tout le monde aurait été plus content.
Pourquoi ? Pourquoi ils l'ont pas fait ? Bah parce que ils disent qu'ils ont pas d'argent et ils ont peur et puis parce que bloquer les prix, fallait pas le faire alors que d'autres présidents, d'autres ministres l'ont fait et que c'est prévu dans le code du commerce.
Sauf que même une partie de la gauche revient sur le principe de blocage des prix. On se rappelle de la prise de parole. il y a quelques jours semaines de Marine Tondulier qui disait le blocage des prix c'est pas vraiment une bonne solution parce que ça coûte donc quand même la gauche lâche sur ce sujet alors que c'était dans le programme du NFP comment on fait je comprends pas moi je comprends pas ce revirement et puis surtout qu'il y a beaucoup de prix qui sont entre guillemets administrés dans l'énergie c'est quelque chose qui s'est fait mais à l'après-guerre dans beaucoup de d'endroit dans l'électricité ailleurs et que là qu'il y a une disposition vraiment prévue dans le code du commerce.
Donc il faut pourquoi ne pas l'utiliser ? on peut l'utiliser, l'important c'est de le faire bien. Si vous le faites n'importe comment, effectivement ça peut coûter de l'argent, vous pouvez fâcher un certain nombre de distributeur, mais si vous le faites bien, il y a il y a pas de problème, hein.
Et ça coûterait même moins cher que les chèqus carburant qui ont été faits et ça permettrait d'avoir de reposer les Français parce que là, ils sont en train de faire jouer la concurrence partout, essayent de trouver la station moins cher. Quand vous avez un prix fixe, vous avez de la visibilité. Il s'agit pas de faire ça sur 10 ans, mais au moins quand il y a des volatilités très fortes sur les prix du pétrole comme c'est le cas aujourd'hui, à cause d'un événement exceptionnel, une guerre, on peut déclencher cet article du code du commerce et bloquer les prix et offrir la visibilité aux Français H parce que je vois pas sinon qu'est-ce qu'on fait, on baisse les taxes, ça coûte plus cher que ce que propose le RN, ça coûte 30 centimes de moins.
Je dire 1 centime de taxe en moins, c'est un demi milliard par an en moins dans les cases d'état. Donc 30 centimes, faudra les rattraper quelque part. Donc là, on avait quelque chose quand même prévu par la loi et que Hollande même à l'époque en 2012 avait mis dans son programme.
Donc c'est pas non plus quelque chose de révolutionnaire. Et tu fais bien de parler de l'extrême droite parce que tout ce qu'on vient de parler de la macronie sur la fraude sociale plutôt que fiscale sur le 1er mai sur les arrêts maladies le on rappelle que l'extrême droite est quand même main dans la main avec les votes ultralibéraux qu'on a vu là qui s'attaquent aux travailleurs et et aux travailleuses. Euh le mois d'avril marque quand même un anniversaire.
C'est les 10 ans de la Macronie quand Emmanuel Macron avait lancé son mouvement ni de gauche ni de droite. Euh est-ce que après 10 ans euh tout ce dont on vient de parler aujourd'hui est un peu révélateur de leur politique et de leur bilan aussi ? Alors il y a eu des crises extérieures et cetera, même si le rôle d'état d'un état, c'est quand même de prévoir ce genre de crise et de pas faire tout sur le court terme comme une start-up.
Mais bref, euh c'est un peu le le fil rouge de ce qu'on vient de dire aujourd'hui. C'est euh un peu le bilan de leur 10 ans, quoi. Bah exactement, même si on met les crises à part, qu'est-ce qu'on constate là dans tout ce qu'on a traité aujourd'hui ?
On est rien n'a changé. C'estàdire que Macron aurait pu dire la même chose euh en 2000 2016 quand il a créé son mouvement. Rien n'a changé.
C'estàd qu' on reproche aux Français de passer travailler. Il y a eu deux lois travail. Il y a eu vraiment la la start-up nation, elle a été appliquée.
Il y a eu deux lois travail. et lubérisation et cetera, bah on leur dit c'est pas assez, faut continuer. Euh qu'est-ce qu'on leur dit ?
Ah, vous êtes trop souvent malade. Vous êtes des malades imaginaire, donc on va s'attaquer aux malades imaginaires, on va leur faire des doubles contrôles, on va créer un bouton où l'entreprise peut choisir de directement prévenir des services qui vont contrôler son malade. Euh donc, on en est là.
Et et la et la et la troisième chose, on touche pas, on touche pas à la fraude, à l'évasion fiscale et on s'attaque à la fraude aux prestations sociales parce que les prestations sociales quand même ça fait c'est un peu embêtant de les donner. Et la dernière chose, c'est qu'on est incapable de faire quoi que ce soit maintenant euh pour aider pour aider les Français enfin face à la hausse des prix de l'énergie. Donc euh on va dire que c'est la France 2016 presque empire.
Presque empire. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et leur agenda politique.
Et on avance, on candidate à la TNT francilienne. La télévision gratuite est trop importante pour le pluralisme et l'accessibilité pour être laissé aux seules mains des grands groupes. Toutes nos équipes techniciens, techniciennes et journalistes sont prêtes et des millions de citoyens citoyennes attendent désormais le feu vert de l'arrcom.
On a besoin de vous dans ce combat. Notre seule force, c'est vous. Alors, rendez-vous sur soutenez.v.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine.
Gabriel Attal