Municipales à Paris, l’union de la gauche tiendra-t-elle face à Rachida Dati ? L’ASE protège-t-elle assez les enfants ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 45 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:35OuverteRéponse directe
Pourquoi ce rapprochement est-il inédit ?
- 9:35OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on ne manque pas d'une figure forte de la gauche parisienne ?
- 14:10OuverteRéponse partielle
En quoi Rachida Dati ou la droite pourrait proposer un projet convaincant ?
- 19:15OuverteRéponse directe
On ne quitte pas la mairie de Paris pour parler de budget ?
- 19:48OuverteRéponse directe
Pourquoi la CMP s'annonce-t-elle compliquée ?
- 27:35OuverteRéponse partielle
Est-ce que les PLFSS et le PLF ne sont pas un rebours des besoins des Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:44Invité politiqueFait
« C'est inédit parce que c'est la première fois que ça se fait, que là ils le font d'entrée. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« C'est l'affaire Ghosn où elle est soupçonnée, suspectée d'avoir encaissé 900 000 euros, si mes souvenirs sont exacts, en échange de prestations dont on a du mal à trouver des traces. »
- 22:31Invité politiqueFait
« il y avait quelque chose à quoi le parti socialiste tenait énormément qui était la suspension de la réforme des retraites »
- 25:41Invité politiqueChiffre
« la gauche qui n'en démarre pas il demande encore 10 milliards supplémentaires par rapport à la copie du Sénat en termes d'impôts sur les plus riches »
- 26:21Invité politiqueFait
« comme le PLFSF qui n'est pas un très bon budget »
- 32:20Invité politiqueChiffre
« le déficit de cette année était de 24 et qu'on voulait le ramener à 17 »
- 33:11Invité politiqueChiffre
« il revient à quelque chose comme 21, 22 »
- 33:20Invité politiqueFait
« l'État va transférer une partie de la dette de la sécurité sociale au budget de l'État »
- 33:43Invité politiqueChiffre
« la question des dettes sociales et des dettes de l'État devenait maintenant une des préoccupations principales des Français en numéro 2 »
- 37:08Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron en 2016 disant : oh là là je vais faire une réforme de l'état »
- 56:44AuditeurFait
« ça montre un dysfonctionnement continu dans la chaîne de l'aide sociale à l'enfance »
- 57:54InvitéFait
« ces violences là, elles ont été reconnues comme étant de nature systémique par une commission d'enquête à l'Assemblée Nationale »
- 59:10InvitéChiffre
« un enfant placé à l'aide sociale à l'enfance a en moyenne 20 ans d'espérance de vie en moins que n'importe qui d'autre dans ce pays »
- 1:05:50InvitéFait
« une proposition de loi portée par la députée Périne Goulet du Modem qui vise à renforcer les contrôles des établissements de l'aide sociale à l'enfance »
- 1:14:37InvitéFait
« nous avons remporté clairement une bataille en 2022 puisque dorénavant les départements ont cette obligation légale et cette interdiction donc de mettre à la rue des enfants placés à 18 ans »
- 1:16:00InvitéChiffre
« un enfant est tué par ses parents tous les cinq jours dans ce pays à minima »
- 1:18:00InvitéFait
« un enfant placé dans le département des Landes va avoir beaucoup plus de chances de s'en sortir dans la vie qu'un enfant placé dans le département des Bouches-du-Rhône »
- 1:21:59InvitéChiffre
« on sait qu'un enfant placé va perdre en moyenne 20 ans d'espérance de vie s'il n'est pas pris en charge précocement »
- 1:26:44InvitéChiffre
« les enfants placés pour plus de 80% d'entre eux le sont sur décision judiciaire »
- 1:27:42InvitéFait
« le discernement ne répond pas à un critère d'âge ça s'apprécie individuellement »
- 1:28:17InvitéFait
« la présence des avocats pour les enfants elle est obligatoire sur le volet pénal »
- 1:39:02InvitéFait
« il y a une augmentation du nombre d'enfants placés dans le pays »
- 1:40:42InvitéChiffre
« on a plus de 3 millions d'enfants qui vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté en France »
- 1:40:54InvitéChiffre
« on a plus de 3 500 enfants qui aujourd'hui dorment à la rue »
- 1:40:58InvitéChiffre
« parmi eux c'est plus de 500 enfants de moins de 3 ans »
- 1:41:50InvitéChiffre
« on a actuellement 400 000 mesures de protection de l'enfance ordonnées »
- 1:45:05AuditeurFait
« on a obtenu ces deux propositions de loi à l'Assemblée nationale »
Temps de parole
- Invité34 %
- Invité politique23 %
- Invité politique 218 %
- Présentateur14 %
- Auditeur11 %
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Bonjour à tous, salut Tranche, salut Christalgre, salut Bandini, salut à toutes celles et ceux qui nous rejoignent. Bienvenue dans le talk de France Info, 2h de 17h à 19h pour jeter un oeil à viser à ceux qui se trament dans les recoins de l'actualité. Politique, économique, diplomatique, géostratégique, du web, de la tech et des idées et aussi certainement, bah oui, des idées. 2h sur Twitch et sur TikTok avec vous dans le tchat pour aller marquer au fer rejoignant de la raison les inamico soubresaut des passions. Ces 2h, on les fait avec vous dans le tchat, chers amis, vous posez vos questions, je les passe directement aux invités.
Il y a 2 règles, je le rappelle, c'est la courtoisie, la bienveillance, on est sur le service public s'il vous plaît, le service public que vous aimez et qui est gratuit et un point d'interrogation pour signaler aux yeux de votre serviteur que votre question, c'est une question. Au programme de ces 2h, de 17h à 18h, un point politique avec dedans l'union historique de la gauche mais sans LFI à Paris pour contrer la candidature de Rachida Dati à la mairie de Paris. Puis des nouvelles d'un budget qu'on ne voit pas venir et certainement si le temps ne nous est pas assassin.
Un retour sur les excuses jugées maladroites par certains de Brigitte Macron, l'épouse du président de la République, après son très maladroit Salcon, ça sera l'occasion d'entendre Brigitte Leguay, Virginie Leguay, dire une quatrième fois Salcon et ça va être très amusant, ce sera jusqu'à 18h. 18h à laquelle on fera un point sur l'ASE. L'ASE, c'est l'aide sociale à l'enfance qui ne parvient pas à protéger les enfants. En témoigne de l'actualité récente avec notamment ce petit garçon de 8 ans humilié dans un foyer de l'ASE, rasé à blanc par des éducateurs.
Une affaire médiatisée à l'heure où les députés ont adopté à l'unanimité, c'est rare, une proposition de loi visant à garantir à chaque enfant une prise en charge par un avocat dès l'ouverture d'une mesure d'assistance éducative, un texte porté par la députée Aïda Adizadeh, qui devait être avec nous tout à l'heure mais qui est retenue à l'Assemblée Nationale. Ce sera donc quelqu'un d'autre et ce sera notamment avec l'ASE Loufoque, ce sera jusqu'à 19h. Pour l'heure et pour l'instant, il n'est jamais que 17h10, passé de 52 secondes à Paris et pour la première fois depuis 1977, date à laquelle le maire est élu au suffrage universel.
Les trois forces politiques qui dirigent actuellement la capitale pourraient faire candidature commune dès le premier tour des élections municipales, avec en ligne de mire la candidature de Rachida Dati. Bonjour Quentin Calmet. Et bonjour Ludo. Salut Quentin, t'es journaliste parlementaire à Public Sénat, à tes côtés Virginie Leguay. Salut Virginie. Bonjour, bonjour à tous. Les journalistes politiques, éditorialistes sur France Info TV. Avant qu'on commence, pardonnez-nous, on est un petit peu en retard, tout était prêt, puis d'un seul coup tout s'est précipité. Je suis donc un petit peu essoufflé, puis on est très heureux en tout cas de tous vous retrouver. Et de clôturer l'année avec vous.
Oui, parce que c'est le dernier talk de la saison, on reprendra le 8 janvier, mais je vous l'expliquerai un petit peu tout à l'heure. Salut, salut, salade, tomate, tartifra.
À la fois que vous êtes sages, on vous souhaite très joyeux Noël.
Exactement. Et on commence, pourquoi ce rapprochement, on a beaucoup lu dans la presse, notamment sur France Info aussi, qu'il était historique. Pourquoi c'est inédit, Virginie ?
C'est inédit parce que c'est la première fois que ça se fait, que là ils le font d'entrée. C'est inédit parce que, mais en fait je dirais que c'était un peu écrit, étant donné ce qui se passe à l'Assemblée nationale. C'est inédit parce que c'est trois forces de gauche, mais pas quatre. Et qu'on voit bien que LFI est totalement ostracisé, comme LFI a bien l'intention d'ostraciser les autres forces de la gauche municipale. En fait ce qui va se passer, et ça ne se passera peut-être pas toujours en aussi bon ordre qu'à Paris, c'est que LFI va, je ne sais pas comment le dire, va faire la misère au Parti Socialiste partout où il le pourra aux élections municipales.
Et le Parti Socialiste, qui a quand même quelques bastions, va se défendre tant bien que mal. Mais là en tout cas, je note que les écolos qui avaient un peu de mal à se détacher de LFI le font très clairement à Paris. Et qu'il se passe que, bien sûr c'est contre Rachida Dati, mais c'est aussi pour peut-être faire pièce à la candidature de Sofia Chikirou, qui se présente au nom de la France Insoumise, et qui, elle l'a bien dit elle-même tout de suite, s'est montrée extrêmement incisive et peut-être même agressive vis-à-vis de la mère sortante, de l'équipe sortante. On sent bien que ça va être sa cible favorite.
Donc eux, ils sentent le danger, ils sentent qu'effectivement le bilan de Anne Hidalgo est loin d'être formidable et qu'ils vont avoir du mal à le défendre. Donc au moins, ils se serrent les coudes et ils décident de faire campagne commune. Oui, c'est tout à fait inédit. Et je ne sais pas quel sera le résultat, en revanche. Non, c'est vrai que le résultat du scrutin est incertain. Effectivement, il y a eu la loi Paris-Lyon-Marseille qui a été adoptée entre-temps. Une loi qui va, comme cela, personnaliser beaucoup plus le scrutin.
C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir des élections au niveau des arrondissements, et ensuite les conseillers de Paris qui élisent le maire de Paris, on va avoir un scrutin où vous aurez le bulletin Rachida Dati pour tous les citoyens qui vont voter à Paris. Ce qui inquiète du coup les opposants de gauche, parce que même si elle est de droite, elle est rattachée à la famille Allaire, maintenant elle est macroniste, elle pourrait plaire à des électeurs. Et en plus, sa renommée pourrait être un argument qui fasse qu'elle ait vraiment de bons scores.
Et la gauche, effectivement, je ne sais pas si c'est vraiment lié autant au bilan d'Anne Hidalgo à la sortie de ses mandats, ou si c'est vraiment la personnalité d'Anne Hidalgo qui a pu devenir comme ça un repoussoir. En tout cas, effectivement, la gauche qui part un peu affaiblie. On voit que le bloc de gauche, même si on rajoute les écologistes, il n'est pas très fort. Donc, il y a eu cette, à mon avis, crainte dès le départ des partis de gauche d'avoir assez peu de marge de manœuvre dans l'élection. Face à une Rachida Dati très populaire, Emmanuel Grégoire qui aussi pâtit un peu d'un manque de renommée au niveau national et au niveau local.
Donc, l'idée de partir, les trois partis PCF, PS, écologistes, dès le premier tour, alors qu'effectivement, d'habitude, les écologistes se rallient entre les deux tours. C'est un peu une figure politique à Paris, ce moment dans l'entre-deux-tours où ça négocie et où, effectivement, d'ailleurs, ça crée parfois une dynamique de campagne pour la gauche, ce ralliement. Et donc, là, l'idée de partir avant le premier tour, donc de sceller même cet accord dès le mois de décembre parce qu'il y avait ses difficultés sur l'échiquier et dans l'équation politique à Paris. Si je peux rajouter une chose, Rachida Dati n'est pas soutenue par les macronistes. Elle est peut-être...
Elle l'espérait, elle le voulait. Finalement, elle ne l'est pas. Les macronistes lui ont choisi Pierre-Yves Bournazel et ça traduit aussi quand même quelque chose de fragile de la candidature de Rachida Dati qui, je le rappelle, est quand même empêtrée dans une affaire judiciaire. Et là, je vais la résumer rapidement. C'est l'affaire Ghosn où elle est soupçonnée, suspectée d'avoir encaissé 900 000 euros, si mes souvenirs sont exacts, en échange de prestations dont on a du mal à trouver des traces. En tout cas, c'est ce que la justice cherche depuis des années maintenant.
Donc, il va y avoir ce procès dont les dates sont fixées à la rentrée et ça risque peut-être de refroidir malgré tout une partie des électeurs de droite qui se diront que ça commence à bien faire les affaires des élus.
On a vu que récemment, pour ne pas prendre d'exemple, trop lointain, Nicolas Sarkozy a été condamné de façon définitive dans au moins deux dossiers qu'avant lui, Marine Le Pen a été condamnée très sévèrement et que donc la justice, en fait, on voit que la justice, pour l'instant, je ne sais pas si elle changera ou si le dossier de Rachida Dati est moins solide, mais elle a l'intention de se montrer tout aussi sévère avec les hommes politiques qu'avec monsieur tout le monde, ce qui n'était peut-être pas le cas tout à fait tout le temps jusqu'à maintenant.
Donc, les électeurs se diront est-ce que vraiment c'est la bonne candidate, est-ce que vraiment on a envie de mettre notre bulletin de vote pour elle ?
Et je trouve que sa candidature se fragilise et que donc du coup, pardon, je suis un peu longue, je fais une grande parenthèse, que du coup, cette union de la gauche qui n'est pas complète, mais enfin qui est déjà bien entamée, pourrait représenter une alternative, je ne sais pas, acceptable pour une partie de l'électorat qui vote à Paris, d'autant, et j'en termine, qu'une partie de l'électorat de droite ne vote pas à Paris et c'est bien ce qui a coûté très cher aux candidats de droite ces dernières années, c'est-à-dire que ceux qui votent à Paris, c'est plutôt les gens de gauche qui habitent les quartiers, le 1, le 2, le 3, le 4, puis les quartiers populaires, ceux qui se réclament de la droite, souvent ils sont inscrits dans leur maison secondaire et donc ils ne jouent pas dans la cour électorale de Paris, ce qui nuit toujours à leur candidat.
Oui, et puis aux dernières législatives, il y avait eu des bons signaux pour la gauche, en tout cas la gauche qui a gagné encore des sièges aux législatives pour ce qui est des circonscriptions intra-parisiennes, mais moi je pense qu'elle a de bonnes chances, je suis d'accord avec toi, il y a des affaires, mais elles seront jugées après l'élection, elles seront jugées en septembre 2026, donc il y a ce côté un peu, elle est tellement connue, elle est tellement connue par rapport à ses concurrents qu'elle peut vraiment gagner des voix, y compris chez des électeurs qui effectivement veulent une autre personnalité, changer de personnalité et peut-être moins s'attacher au fond, moins s'attacher à ces questions des affaires.
Je trouve que, en tout cas pour la gauche, je vois que cette candidature de Rachael Hattie, elle est perçue comme dangereuse.
Plus que les autres candidatures, Rachael Hattie, c'est aussi une incarnation forte, Cristal Gredi, Delanoë avait adoubé Hidalgo et on était sur des personnalités fortes. Est-ce qu'on ne manque pas d'une figure forte justement de la gauche parisienne comme ce fut le cas pour les maires précédents ?
Emmanuel Grégoire est peu connu. Emmanuel Grégoire n'était d'ailleurs pas le candidat d'Anne Hidalgo. C'est quelqu'un d'encore moins communu, c'est Rémi Ferraud. Oui, qu'Anne Hidalgo avait un peu adoubé, j'imagine parce qu'Anne Hidalgo avait envie de couler son camp parce que je ne vois pas Rémi Ferraud franchement être en mesure de gagner une campagne municipale. Non, mais c'était très compliqué avec Emmanuel Grégoire en fait. Oui, mais elle lui en voulait. Elle lui en voulait donc elle avait décidé de le tuer. C'est son ex-premier adjoint qui était devenu député de Paris justement au dernier législateur.
Mais on ne fait pas une campagne municipale pour celui qui va vous succéder parce qu'on veut tuer quelqu'un mais visiblement elle a été animée par ce sentiment-là de rage vis-à-vis d'Emmanuel Grégoire. Un dernier mot sur Rachida Dati, c'est vrai qu'elle est très connue, c'est vrai que quand elle se promène quelque part dans une rue, tout le monde la connaît, les gens lui parlent, lui, elle, parce qu'elle a un contact assez facile avec les gens. C'est vrai que là, elle fait des vidéos sur les réseaux sociaux qui sont regardées et qui sont parfois un petit peu sidérantes. Oui, elle fait la tournée des éboueurs, elle est quasiment déguisée elle-même en éboueurs, elle va voir les sans-abri.
Tout le monde le fait. Oui, mais ces vidéos sont assez malines, sont assez efficaces. Est-ce que c'est vraiment convaincant pour les électeurs ? Je ne sais pas. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui va se retourner contre elle ? Je vois qu'il y a toute une polémique qui s'est créée à propos des logements sociaux parce qu'elle dit « Ah oui, vous n'avez pas de logement, c'est affreux, il faut absolument vous trouver ».
Et en fait, les petits malins ou les élus d'opposition ont relevé toutes les délibérations au Conseil municipal de Paris où elle a voté contre la construction de logements sociaux quasiment systématiquement et quand elle ne votait pas contre, elle et son groupe, ils s'abstenaient. Donc, il y a quand même un double discours qui va lui être en permanence opposé et qui pourrait, mine de rien, entamer un peu sa crédibilité.
On ne peut pas à la fois dire « Je suis une candidate qui parle à tout le monde, y compris aux sans-abri, y compris aux éboueurs, y compris aux gens qui n'ont pas de logement » et en même temps, quand on est, comme elle, en capacité d'améliorer les choses à Paris depuis des années, parce qu'elle est élue à Paris quand même depuis un certain nombre d'années, n'avoir rien fait pour ça. Il y a là quelque chose qui va peut-être se rappeler à elle.
Et en tout cas, ce que tu disais au début de ton intervention, Virginie, sur les tensions entre Emmanuel Grégoire et Rémi Ferrault au moment de prendre la suite d'Anne Hidalgo, ça montre aussi comme ça une tension au sein de la gauche et ce n'est pas très bon ça en pré-campagne et même les tensions avec LFI, ce n'est pas aussi simple et net que ça. On a l'impression que les écologistes lorgnent un peu sur la gauche de leur gauche. C'est-à-dire qu'ils ont fait un protocole d'accord avec le PS qui stipule qu'au second tour, il n'y aura jamais d'accord avec Pierre-Yves Bournazel que tu évoquais, qui est le candidat Horizon soutenu par Renaissance.
Mais alors du coup, les écologistes ont bien fait noter dans cet accord qu'il pourrait y avoir un rapprochement vers la France insoumise alors qu'on le sait, les socialistes et LFI se détestent et il serait hors de question au Conseil de Paris que ces forces-là travaillent ensemble. Il n'y a pas d'élus LFI au Conseil de Paris. Ils n'en veulent surtout pas. Ils se détestent cordialement mais politiquement. Il y a quelque chose de cet endroit-là quand on écoute les élus parisiens. Donc toutes ces tensions au sein de la gauche, ça peut desservir une campagne, une pré-campagne.
D'où aussi, sans doute, cette volonté d'afficher un front uni au moment de lancer la campagne avec au moins trois des camps qui partent directement ensemble. Oui, parce qu'il ne faut pas sous-estimer la férocité dont va faire preuve Sofia Chikirou. Sofia Chikirou, c'est une tueuse. Elle est là pour ça. Elle est là pour dézinguer. Elle est là pour faire un score. Elle est là pour marquer clairement son entrée dans l'arène. Elle a des atouts. Elle a peur de rien. Elle est extrêmement volontaire. Elle est extrêmement déterminée.
Et elle multipliera les attaques et les attaques parfois fondées sur ce qu'a fait la gauche, ce qu'a fait Anne Hidalgo, ce qu'a fait cette majorité, ce qu'elle n'a pas fait, pourquoi elle ne l'a pas fait. Et ça va être un pilonnage incessant.
Oui. Sur quoi on devra... Pardon, une question de tranche que ça fait depuis 2020 et cinq ans que j'habite à Paris dans un arrondissement avec un maire de droite même si je n'y vote pas. Je dois bien avouer que le bilan d'Anne Hidalgo me semble bon, voire très bon sur certains aspects. Je pense aux écoles, entre autres. En quoi Rachida Dati ou la droite arriverait à proposer un projet à t'a convaincre une majorité de l'électorat parisien en second tour ? Je pense que la question de tranche, c'est qu'est-ce que la droite peut proposer de plus que le bilan d'Anne Hidalgo ?
C'est vrai que pour l'instant, ça se joue beaucoup sur les personnalités.
Mais c'est vrai que... Sur la programmatique ? Mais pour l'instant,
on n'a pas les programmes. D'ailleurs, c'est le gouvernement. Sachant qu'il y a une ligne un peu tenue entre pré-campagne et campagne parce qu'on le disait, il y a des vidéos qui sont tournées dans les camions poubelle. C'est donc qu'on est en campagne. Qu'est-ce que la ministre de la Culture fait dans un camion poubelle parisien ? C'est qu'elle est bien en campagne. Elle fait une promenade quand elle est en campagne. Voilà. Elle n'a pas encore de programme. Donc, nous n'avons pas exactement ce sur quoi, sur le fond, elle veut faire différemment.
Mais on voit que déjà, sur la forme, elle entend changer de méthode par rapport à Nidalgo qui était jugée comme trop clivante et trop froide et trop dure dans ses décisions. Et après, effectivement, je pense que la question des voitures va être un peu au cœur du programme. On n'y achèpera pas. Faut-il ou pas faire la gare autant à la voiture que ce que faisait l'équipe sortante ? Ça, c'est la question qui sera au cœur des enjeux, peu importe ce que proposent les uns et les autres puisqu'on voit que des fois, quand on se plonge sur le fond, on a du mal à comprendre exactement ce que veut la droite parisienne.
Quand on voit, par exemple, sur la rue de Rivoli, il ne faut pas remettre en cause la piste cyclable, mais en même temps, il faut pouvoir que les commerçants aient davantage de trafic, sauf qu'en fait, ce n'est pas lié aux voitures. Donc, on va voir sur le fond des propositions, ce sera difficile de comprendre exactement ce que veut la droite parisienne, mais on attend encore les programmes. Moi, je pense que Rachida Dati ne remettra rien en cause de ce qui a été fait par Anne Hidalgo. Elle se gardera bien de supprimer des voies cyclables, elle se gardera bien de refaire circuler des voitures là où elles ne peuvent plus circuler.
Elle a quand même compris que ça mettait Paris dans un mouvement où vont des grandes villes dans le monde et que ça, elle aura du mal à revenir en arrière. Elle s'attachera peut-être, et encore, est-ce qu'elle en aura les moyens à faire en sorte que la ville soit plus propre, ce qui, là, plaira beaucoup aux électeurs de droite qui trouvent que la ville n'est vraiment pas propre. Et elle l'a répété quand elle est allée faire sa retournée avec les éboueurs. Avec moi, vous allez voir, avec moi, vous allez voir. Bon, moi, je ne sais pas si avec elle, on va voir.
Je crois qu'elle sous-estime aussi la complexité de faire travailler les gens comme elle pense qu'elle va réussir à les faire travailler, la complexité d'avoir affaire à une population qui se montre extrêmement incivique et qui jette facilement tout par terre et qui, quand elle déménage, elle fait des travaux ou elle refait une chambre, met tout son débarras dans la rue. Ça ne se faisait pas il y a quelques années, ça se fait maintenant de façon très courante. Alors, c'est vrai qu'Anne Hidalgo n'a pas tellement réagi à tout ça.
Elle a laissé faire, elle a laissé les trottoirs être envahies de tas de choses dans n'importe quel quartier et que les gens ont pris l'habitude de penser que ce n'était pas grave s'ils le faisaient. Est-ce que Rachida Dati ramène des amendes ? Est-ce que Rachida Dati se montrera très répressif ? Je ne sais pas. Franchement, moi, j'ai un grand doute sur la façon dont elle va se comporter. Là, elle fait un peu le fier à bras, elle tape là où c'est sensible pour l'électorat de droite, c'est-à-dire effectivement la sécurité, la propreté et c'est pour ça qu'elle est allée voir ceux qui sont dans la rue. Elle a dit « Ah, ce n'est pas possible ! » Ça sous-entendait.
Oui, bien sûr, vous ne pouvez pas dormir dehors mais ça sous-entendait aussi les voisins de là où vous êtes ne sont pas en sécurité. Enfin, c'était quand même assez clair. Quant à toutes ces casquettes, Anne Hidalgo, je ne sais pas si vous avez vu mais vous aurez peut-être toutes les vacances pour regarder, est très moquée pour son absence complète de travail à la culture. Les gens se demandent si elle n'a jamais ouvert un dossier. Les gens se demandent ce qu'elle a fait pour le Louvre ou pas fait. D'Adati ? Oui, qu'est-ce que j'ai dit ? C'est Anne Hidalgo. Oh pardon, je suis vraiment discrète. On a parlé de Rachida Dati. Je parlais de Rachida Dati.
Les gens se demandent sur quel dossier elle est réellement investie et les gens se demandent même si elle a compris qu'elle avait été nommée à la culture. Donc, je ne sais pas combien de temps Emmanuel Macron va tolérer ça mais Emmanuel Macron est lui-même dans un tel état de faiblesse que je ne sais pas s'il va réussir à, j'allais dire, à remettre un peu au pas Rachida Dati ou à la faire partir du gouvernement. Là aussi, je demande à voir Sébastien Lecornu.
Enfin, on voit bien quand même que Rachida Dati et j'en termine inspire une forme de crainte parce que Rachida Dati elle est capable de dire des horreurs de menacer de sortir des dossiers pas très agréables qu'elle prétend avoir sur les uns ou les autres et que là il y a quelque chose de l'ordre un peu du régime de la crainte qu'elle inspire depuis des années à ceux qui sont ses ennemis déclarés.
Les amis, est-ce qu'on ne quitterait pas la mairie de Paris pour parler un petit peu de budget ? Vous avez envie de parler de budget ? Je suis sûre que Quentin Calmey avait très envie de parler de budget. Quentin me disait
qu'il avait très envie d'en parler.
Je ferme les yeux je vois le PRF. 17h28, 32 secondes je vous propose de nous éloigner un peu de la mairie la mairie de Paris on prend notre vélo on file à l'Assemblée nationale le Palais Bourbon et plus particulièrement dans les négociations extrêmement délicates autour du projet de loi de finances. Sept députés et sept sénateurs se retrouvent en commission mixte paritaire pour tenter de trouver un accord sur un texte essentiel au fonctionnement de l'État alors que les positions des deux chambres semblent plus éloignées que jamais. Pourquoi ça s'annonce extrêmement compliqué cette commission mixte paritaire ?
On le dit depuis enfin moi chaque fois que je viens dans cette émission on le dit qu'il y a le mur et qu'on s'en rapproche et qu'on va se le prendre. Ma soeur que vois-tu donc venir ? Sur le PLFSS sur le budget de la sécurité sociale je me suis trompé. Il faut dire bravo à Sébastien Lecornu il a réussi à manœuvrer sur le budget de la sécurité sociale de la santé le texte est définitivement voté depuis mardi et donc c'est une surprise on a réussi à trouver un accord il y a même donc 18 LR qui ont voté la copie de la sécurité sociale et donc l'ensemble du groupe socialiste alors que normalement voter un budget c'est être rattaché à la majorité gouvernementale qui propose le budget.
Ils sont passés outre cette règle et donc il y a eu cet accord et on a réussi à faire voter ensemble des socialistes quelques LR mais donc quand même un tiers du groupe et l'ensemble du groupe central.
Sur le budget de l'État le plus gros des deux budgets le principal donc ce PLF le projet de loi de finances on n'arrive pas du tout à faire à coïncider les copies de la gauche et de la droite et ni de l'Assemblée nationale et du Sénat avec une Assemblée nationale qui n'a jamais réussi à aller plus loin que le premier volet le volet recette donc qui n'a pas de copie demain en CMP en commission mixte paritaire ils arrivent les sept députés arrivent les mains vides et en revanche les sept sénateurs qui eux ont une majorité très nette au Sénat arrivent avec une copie la leur qu'ils ont terminé cette semaine lundi et dont ils ne démordent pas et donc on est au milieu Sébastien Lecornu qui a essayé de dire il faut que la majorité sénatoriale tente des mains à d'autres groupes mais la droite sénatoriale qui dit compromis oui pas de compromission et là les positions qui se radicalisent et on est effectivement à moins de 24 heures maintenant de cette tentative d'entente entre les deux Assemblées Assemblées nationale le Sénat et tous ces groupes politiques et on est à maintenant 15 jours de la date fatidique pour avoir un budget sans quoi on ne devra passer par une loi spéciale moi je pense qu'on s'achemine sans le dire tout en faisant croire qu'il y a peut-être encore une chance on s'achemine tranquillement vers une loi spéciale et qu'il y aura un accord qui sera trouvé allez janvier février quand les municipales vraiment s'approcheront et qu'il n'y aura pas moyen de ne pas trouver un accord c'est comme ça que ça s'était passé l'année dernière on n'en avait pas du tout entendu parler en tout cas Bayrou ça n'était pas vanté et c'est comme ça que ça risque de se passer cette année et ça arrangera tout le monde parce qu'il faut quand même bien rappeler que oui le PLFSS a été adopté que oui les consignes qui avaient été données par les uns ou les autres à part le PS mais en tout cas ceux qui avaient dit à moi moi moi vous allez voir mon groupe il va voter contre en fait personne n'a suivi les consignes et finalement le PLFSS a été adopté il faut reconnaître que dans ce PLFSS il y avait quelque chose à quoi le parti socialiste tenait énormément qui était la suspension de la réforme des retraites et que ça c'était pour eux vraiment quelque chose qu'ils devaient protéger et que pour ça il fallait que le budget soit voté ils l'ont eu ils l'ont eu ils ont eu leur gain ils peuvent dire maintenant regardez on s'est battu comme des chiens on a fait plier Sébastien Lecornus ce qui est vrai il a mis genoux à terre et grâce à nous vous avez ça ça ça ça et je pense qu'ils se sont empressés d'aller le dire dans leurs circonscriptions le budget de l'État franchement la divergence entre ce que propose le Sénat et effectivement ce que propose l'Assemblée Nationale c'est-à-dire la moitié du budget est telle que je ne vois pas comment la CMP sera comme on dit conclusive elle sera non conclusive mais je pense que c'est déjà acté dans les têtes et on ira tranquillement parce que finalement c'est comme ça que ça s'est fait déjà on ira tranquillement sans vraiment s'affoler vers une loi spéciale en sachant très bien qu'il y aura un accord qui va intervenir dans deux mois et maintenant ça devient banal je ferai un dernier commentaire le PLFSS le projet de loi de finances de la sécurité sociale a aussi été adopté alors moi je ne disconviens pas Sébastien Lecornu a été habile il a su lâcher quand il fallait lâcher il a su être là quand il fallait être là il a su vraiment comme on dit mouiller sa chemise et il l'a fait contrairement à François Bayrou qui n'a pas fait grand chose lui il s'est vraiment donné corps et âme à sa tâche qui était de faire adopter ce PLFSS c'est fait mais il y avait quand même derrière quelque chose qui l'a beaucoup aidé qui était que personne ne voulait d'une dissolution personne ne voulait revenir aux urnes sauf le RN et la France Insoumise mais tous les autres se sont dit si on retourne aux urnes on va tous quasiment perdre des plumes et un sur deux s'est dit moi je vais perdre mon siège je ferai un dernier commentaire LR je crois qu'ils sont 50 depuis l'élection de Michel Barnier la quasi-totalité des députés LR a été élue face à un candidat du Rassemblement National maintenant que le Rassemblement National semble un peu encore plus décollé ils se disent tous la dissolution ça veut dire pour nous tapis et ça le tapis personne n'en voulait donc ça a aidé Sébastien Lecornu aussi à faire en sorte que tout le monde se dise à la dernière minute on va peut-être pas jouer avec le feu on va adopter ce budget oui donc la loi spéciale c'est cette loi spéciale
personne n'en veut pourtant visiblement on y va en courant semble-t-il oui et surtout
c'est un moyen de ne pas passer en 2026 sans pouvoir prélever les impôts sans pouvoir fonctionner mécaniquement mais c'est pas du tout mécanisme transitoire voilà exactement c'est un c'est un un pansement sur sur la fin de l'année où on n'a pas de budget mais normalement on doit voter un budget avant la fin de l'année et donc ça veut dire que ça décale simplement les discussions l'année prochaine on va devoir repartir sur un nouveau budget donc on repart sur deux mois minimum de débat budgétaire et ça épuise tout le monde mais c'est parce qu'on est toujours dans cette Assemblée Nationale aussi ingouvernable qui a réussi à trouver un accord sur la santé mais qui n'arrive pas à trouver un accord sur le budget de l'Etat avec la question du niveau des impôts la question du niveau de prélèvement la gauche qui n'en démarre pas il demande encore 10 milliards supplémentaires par rapport à la copie du Sénat en termes d'impôts sur les plus riches ce que la droite refuse complètement la droite a même allégé de 6 à 8 milliards la copie de son budget notamment sur l'impôt des plus grosses entreprises ils ne veulent pas casser la dynamique économique ils veulent qu'il y ait des emplois à la clé donc on a deux conceptions de l'économie qui sont différentes et chacun qui n'en démarre pas d'où ce blocage mais qui n'est qu'un blocage reporté au début de l'année prochaine on va devoir se reposer l'équation en janvier-février le cornu va devoir à nouveau essayer de faire s'entendre ces positions politiques qui sont diamétralement opposées pour l'instant oui alors il y a fort à parier que comme le PLFSF qui n'est pas un très bon budget qui n'est certainement pas le budget idéal étant donné l'équation économique dans laquelle se trouve le pays avec le niveau de sa dette avec la fragilité du système de la sécurité sociale avec son déficit ce budget ne va pas dans le bon sens mais enfin il a été adopté pour plein de raisons différentes le budget de l'état s'il est adopté en janvier ou février un peu en catimini parce que ça se fera comme ça on n'en parlera pas trop puis on dira que ça y est c'est fait ça ne sera pas non plus un bon budget ce que je veux dire c'est que il n'y a rien dans tout ça de l'ordre du sens de la responsabilité il y a des calculs personnels des calculs politiques en fonction du calendrier des uns ou des autres en fonction de leurs intérêts en fonction évidemment mais il n'y a absolument pas l'idée de se dire on va aller sur une trajectoire vertueuse on va faire des vraies économies mais je parle pour tout le monde c'est pas spécialement la gauche ou la droite et là on est très très loin de l'intérêt général de l'intérêt commun de l'intérêt du pays on en est à après nous le déluge mais je crois que le déluge va être un vrai déluge quand il va falloir enfin se décider à prendre des mesures
question dans le chat de tranche est-ce qu'il ne reste pas très problématique que les PLFSS et le projet de loi de finances soit toujours autant un rebours des besoins et préoccupations de la majorité des français et des françaises pour le pouvoir d'achat à la santé aucun parti ne craint-il des répercussions municipales en particulier pour les grandes villes et même s'il n'y a pas forcément de corrélation entre la politique nationale et locale première question de tranche deuxième question de Zarkiel est-ce qu'il existe des audits qui permettraient aux citoyens d'avoir un regard sur les budgets votés et où vont les impôts exactement oui alors
deux heures non non c'est assez simple les audits c'est c'est fastidieux Virginie aura une heure et demie après c'est fastidieux à dire mais ça existe alors il y a les rapports de la Cour des comptes la Cour des comptes c'est un peu le grand auditeur des comptes de l'Etat voilà et sinon il y a les rapports parlementaires qui normalement en plus maintenant si vous allez voir sur les rapports qui sont liés au budget sont résumés dans des essentiels exactement n'importe qui peut aller les lire et franchement c'est compréhensible parce que sinon les textes budgétaires c'est sûr c'est très compliqué on parle déjà on parle déjà de budget on a des missions c'est rattaché c'est même pas des budgets des ministères c'est des politiques par politique donc c'est assez fastidieux à lire et c'est très compliqué parce que l'organisation de l'Etat est compliquée mais pour le citoyen je comprends que ce soit vraiment fastidieux à lire mais sur le site des assemblées en tout cas sur le site du Sénat il y a des essentiels sur le projet de la finance où on peut comprendre rapidement les enjeux de ces budgets et ensuite sur les répondre au quotidien des français si tout ça c'est lié alors c'est juste qu'on l'explique mal mais dans le projet de la finance il y a les budgets des APL les français savent ce que c'est que les APL il y a le taux de remboursement des cotisations il y a des remboursements des consultations chez le médecin tout ça c'est des choses qui sont très concernantes c'est juste que c'est noyé dans un tel nombre d'informations qu'on en perd le rapport avec le réel mais c'est bien le quotidien des politiques qui sont directement ensuite les politiques des français qui sont en jeu là le Sénat a par exemple supprimé les budgets de l'ADEME ou de l'agence de la biodiversité et bien il ne faut pas vous étonner si ensuite il y a des questions sur la transition énergétique comment est-ce qu'on améliore la rénovation des bâtiments la rénovation des maisons on a donc dû comme ça couper dans ces budgets ça c'est du très concret aussi pour les travaux des particuliers quand ils font changer leurs toitures etc donc à chaque fois il y a du concret à la clé c'est juste que c'est noyé dans des milliards et des centaines de milliards d'euros de budget donc le concret est difficile à comprendre à la fin mais c'est bien le quotidien de la vie des français
il y aura certainement une loi spéciale même si on ne dit pas l'avenir d'une boule de cristal d'une boule de cristal gros même peut-être salut cristal et j'ai perdu qu'est-ce que je veux dire on a l'impression que ces débats ont déjà eu lieu en réalité pourquoi s'accorderait-il mieux dans deux mois à l'usure
poussé par les événements parce qu'il va y avoir les municipales parce qu'ils vont avoir envie d'en finir parce que Sébastien Lecornu va lâcher parce qu'eux-mêmes vont se montrer moins à cran et que tout le monde va se rendre compte qu'on ne peut pas vivre sans budget enfin c'est très simple en fait et que nécessité fera loi je voudrais dire une dernière chose sur les dépenses qui paraissent toujours très bizarres à nos amis aux français que nous sommes en fait c'est assez simple on vit de plus en plus vieux et de plus en plus longtemps et ça coûte extrêmement cher parce que c'est cette tranche là où les gens vivent de plus en plus vieux qui coûte le plus cher et là je parle de la sécurité sociale à la sécurité sociale c'est ces années là où nos parents où nous bientôt allons coûter très cher à la sécurité sociale et puis autre chose qui se passe et qui fait que tout le système devient très lourd à porter c'est qu'il y a de moins en moins d'actifs pour de plus en plus de gens qui sont retraités et c'est les actifs je rappelle que moi quand je cotise ou Quentin quand il cotise il cotise pas pour lui il cotise pour ceux qui sont à la retraite actuellement donc nos enfants cotiseront pour nous et nos enfants seront de moins en moins nombreux pour cotiser pour des retraités qui sont de plus en plus nombreux je sais pas si je m'exprime clairement donc il y a là quelque chose de très lourd à porter enfin je ferai une toute petite dernière observation notre système de sécurité sociale dont nous pouvons légitimement être fiers parce que c'est un système qui est très redistributif qui est contrairement à ce que certains prétendent qui est finalement très généreux parce que la santé en France est largement prise en compte si on n'essaye pas de le protéger et là on ne le protège pas là on le rend de plus en plus fragile parce que le déficit auquel on voulait arriver et là je parle sous le contrôle de Quentin peut-être que je vais me tromper dans les chiffres mais je crois que le déficit de cette année était de 24 et qu'on voulait le ramener à 17 là on sera pas du tout à 17 ne rêvez pas et on sera à un taux de déficit qui sera encore très élevé et si on continue comme ça le système qui est quand même un système magnifique ne pourra plus se financer parce que au lieu d'aller dans une bonne trajectoire où on se dira on protège notre système de sécurité sociale parce qu'on estime qu'il est bien qu'il est solide qu'il marche pour tout le monde et que finalement ça ne coûte pas si cher que ça à chaque citoyen contrairement à ce que certains veulent faire croire si on n'essaye pas de le protéger et bien on va le faire exploser C'est le trou de la sécu il avait presque été comblé juste avant le Covid et là effectivement il est à nouveau béant effectivement 24 c'était la copie des députés les sénateurs qui ont essayé de le ramener à 17 et il revient à quelque chose comme 21 22 avec la fin de la dernière lecture parce qu'il y a la suspension de la réforme des retraites parce que d'où le fait d'ailleurs que l'État va transférer une partie de la dette de la sécurité sociale au budget de l'État ce qui vient donc encore plus peser sur l'autre texte exactement le budget où il y a effectivement la dette au sens la dette du pays et là après c'est les conséquences sur le fait d'emprunter sur les marchés etc donc il y a cette question effectivement on peut fermer les yeux là-dessus en se disant c'est pas intéressant c'est pas une question mais j'ai quand même vu dans le sondage de l'Ipsos l'un des tout derniers que la question des dettes sociales et des dettes de l'État devenait maintenant une des préoccupations principales des Français en numéro 2 après le pouvoir d'achat et avant l'insécurité donc c'est que les Français commencent à percevoir peut-être que François Bayrou au moins aura réussi à passer une partie de ce message-là aux Français mais c'est un enjeu effectivement dans la continuité et aussi notre modèle social de ce qu'on demande aux aînés par rapport aux plus jeunes les jeunes qui galèrent ça va parler au tchat qui galèrent pour rentrer sur le marché du travail qui galèrent pour avoir un emploi qui soit décemment payé dans leurs premières années ça va peser ensuite sur le calcul de leur retraite et de leur pension donc on voit que les générations qui aujourd'hui rentrent sur le marché du travail auront des pensions qui seront ridicules si on continue avec le système tel qu'il est alors qu'on a des retraités qui aujourd'hui ont un bon taux de calcul de leur pension par rapport à quand ils travaillaient donc on voit que ça va se détériorer au fur et à mesure des années donc ça c'est quelque chose à prendre en compte en plus avec des retraités sans vouloir les accabler qui mettent beaucoup sur leur compte épargne ils ont un taux d'épargne de 20% de leur revenu donc 20% de ce qu'ils gagnent ils le mettent à la banque pour des projets est-ce qu'on devrait pas essayer de changer un peu le système pour faire en sorte que les jeunes les précaires ceux qui sont aussi entrés sur le marché du travail aient de meilleures perspectives pour la suite c'est ça qui se joue avec un projet de loi de finances
Christal Greux pour Noël fais-moi un cadeau propose-moi un pseudo à ton pseudo parce que je sais pas le prononcer ça fait 3 ans maintenant que chaque fois je me plante Christal Greux à une question merci Christal Greux question déficit salut Christal Greux pourquoi les collectivités territoriales ont l'obligation de voter des budgets à l'équilibre et que l'Etat non ? je ne sais pas
c'est la règle d'or effectivement les budgets ne peuvent pas s'endetter sauf pour de l'investissement quand on construit un lycée ou un collège on s'endette etc mais c'est effectivement une règle qui a été mise en place pour pas creuser encore plus la dette de l'Etat et effectivement les budgets de fonctionnement des collectivités sont à l'équilibre entre ce qu'elles touchent comme dotation de la part de l'Etat est-ce qu'elles dépensent ensuite en fonctionnement ?
non c'est une règle parce qu'ensuite vous avez des milliers de maires et les départements une centaine et les régions donc il faut mettre en place cette règle pour pas comme ça que le déficit parte trop non plus n'importe comment donc c'est une règle qui a été mise en place pour les collectivités locales sachant qu'elles peuvent s'endetter pour l'investissement je voudrais dire une dernière chose à propos de notre situation financière certains disent c'est aucune importance on s'en fiche la dette on la finance très bien la France a aucun mal à emprunter patati patata moi je remarque une chose c'est que notre pays devient fragile devient montré du doigt nos représentants politiques et je ne parle pas de la situation particulière d'Emmanuel Macron qui est dans une fragilité politique extrême mais l'image notre image et notre poids à l'extérieur est de plus en plus faible et que ça c'est un vrai souci même pour la suite je pourrais me dire après tout je m'en fiche les générations d'après elles verront mais non moi j'ai plutôt à coeur de laisser un pays qui se tient solidement sur ses deux jambes et là je vois que ce pays commence à marcher à genoux avec des responsables politiques qui n'ont pas l'air de vouloir vraiment prendre le taureau par les cornes je me souviens d'Emmanuel Macron en 2016 disant oh là là je vais faire une réforme de l'état vous allez voir ce que vous allez voir je vais nettoyer tout ça ça va être formidable les doublons bon bon il n'a pas fait le début du centième du millième de ce qu'il aurait dû faire ça fait maintenant huit ans et demi qu'il est là et c'est un vrai souci ça parce que oui il y a des doublons oui il y a des choses qui peuvent être nettoyées oui il y a peut-être des fonctionnaires qui ne travaillent plus ou moins ou qui sont dans des placards parce que là où ils sont on a moins besoin d'eux tout ça n'est peut-être pas très agréable à dire et à entendre mais c'est la vérité et si l'état coûte si cher aussi c'est que on a plutôt rajouté des couches et des couches et des couches et des couches et que maintenant il y a un cake énorme avec des couches et des sous-couches et que tout ça devient totalement illisible y compris pour le citoyen lambda qui ne comprend plus lui-même par où passent les décisions et comment elles font pour arriver tout en haut quand elles y arrivent
les amis est-ce qu'on ne quitterait pas le budget pour parler alors j'ai deux propositions il me reste 13 minutes et puis c'est bientôt Noël tout ça les fêtes de fin d'année est-ce que vous préférez parler de Brigitte Macron ou de Jordan Bardella ou des deux et si c'est des deux est-ce que nous commençons par M. Bardella ou par Mme Macron on commence par Mme Macron comme vous voulez très bien et c'est parti 17h47 20 secondes début décembre une vidéo mais le chat parle
et le chat est gentil ou le chat est en colère
non le chat est raisonnablement en colère donc très gentil et salut à toutes celles et ceux qui nous rejoignent bien sûr début décembre une vidéo diffusée dans la presse montre Brigitte Macron l'épouse du président de la république le président de la république c'est Emmanuel Macron aux coulisses d'un spectacle de l'humoriste à réhabitant et Brigitte Macron qu'est-ce qu'elle fait elle qualifie de sale conne des militantes féministes du collectif nous toutes qui avait interrompu la représentation des mots qui déclenchent une vif polémique en France notamment parce qu'ils visent des femmes mobilisées contre les violences sexuelles les violences faites aux femmes qui sont je pense pour la deuxième année consécutive la grande cause nationale qui est censée défendre le couple présidentiel Brigitte Macron s'exprime ensuite publiquement lundi soir dans une interview donnée au Média Brut elle dit être désolée si ses propos ont blessé les femmes victimes tout en affirmant qu'il n'était pas destiné à être rendu public et en y en donc formellement exprimer des regrets sur l'expression elle-même vas-y Virginie qu'est-ce que tu en penses ?
j'ai trouvé ses excuses c'est pas des excuses en fait elle s'est justifiée tout du long tout en disant qu'elle était désolée tout en rappelant qu'elle détestait qu'on interrompe des spectacles bon ok bon tout en rappelant que c'était des propos privés moi ce qui me gêne c'est pas tant que ce soit des propos privés d'abord c'était pas des propos privés elle n'était pas dans sa salle de bain elle était à un théâtre en train de parler avec Harry Habitant qui allait lui-même faire son spectacle elle était entourée de gens publics donc je ne comprends pas du tout cette idée que ce n'était pas des propos publics il y avait une caméra l'a-t-elle vue l'a-t-elle pas vue enfin elle ne tombe pas de la lune elle est première dame depuis des années et puis à la limite oublions tout ça ça n'est pas important mais quand elle dit oui il arrive dans le privé de dire des choses ben moi dans le privé je ne dis pas que les féministes sont des sales connes ça ne me vient même pas à l'esprit de dire que c'est des sales connes et donc que ça lui vienne à l'esprit d'abord je trouve que la formulation est extrêmement vulgaire et qu'elle a tort de parler comme ça mais que ça lui vienne à l'esprit de dire parce que ce n'est pas des propos publics oui c'est des sales connes ben moi j'en suis désolée mais les sales connes peut-être qu'elles ont parfois des comportements excessives mais moi je les remercie de tout ce qu'elles ont obtenu depuis des années pour le droit des femmes qui ont conquis franchement à la dure le droit de travailler je l'ai déjà dit mais je le redis sans l'autorisation du mari le droit d'avoir des carnets de chèques le droit de décider ou non de garder l'enfant qu'elle porte enfin tout ça ça a été obtenu par les femmes et certainement pas par les hommes et donc moi je les remercie d'avoir fait tout ce travail-là pour moi pour mes enfants pour les enfants de mes enfants et que Brigitte Macron qui elle-même a été très défendue par les féministes quand elle a été attaquée plusieurs fois sur son âge sur son physique sur son sexe même rappelez-vous est-ce un homme est-ce une femme elle a été très très très défendue qu'elle se permette de tenir ces propos-là moi franchement ça m'a écoeuré oui et je suis entièrement d'accord avec ce que tu viens de dire Virginie rien que le fait de mettre une condition à des excuses et c'est pas que que Brigitte Macron je pense que c'est un peu dans l'air du temps de mettre des conditions si les personnes ont été blessées je m'en excuse en fait soit les propos sont problématiques on s'excuse soit on fait semblant de s'excuser et on met des conditions à ses excuses et ça c'est problématique selon moi la deuxième chose que j'aimerais dire c'est que c'est une remarque qu'on s'est dite dans la rédaction c'est que c'est terrible pour elle parce que en voulant comme ça protéger ou voilà être sympathique envers le comédien un réhabitant elle a mis la lumière sur cette affaire et on a lu des papiers moi j'ai lu un papier assez troublant dans le monde où on lit les faits sur le non-lieu pourquoi le non-lieu dont il a bénéficié et donc en fait en voulant protéger ce comédien elle a fait que les journalistes ont encore plus cherché d'où venait ce non-lieu pourquoi est-ce que des féministes allaient interrompre son spectacle pourquoi est-ce qu'il y avait une polémique qui faisait que certaines femmes étaient à fleur de peau de voir que ce comédien se présente et a des représentations et là on lit que le dossier il est problématique il est lourd et donc en voulant défendre un réhabitant elle a aussi un peu mis la lumière sur un comportement de ce comédien qui est décrit dans la presse comme étant problématique avec les femmes en tout cas on pourra au moins dire ça même si pas répréhensible par la justice parce que les magistrats n'ont pas réussi à valider une mise en examen sur un sujet en particulier il y a derrière une femme en particulier qui a été vraiment détruite je crois par sa relation avec un réhabitant et donc ça c'est la deuxième leçon que je retiens de cette affaire qui est difficile je vais juste dire une toute petite chose mais je ne veux pas du tout rallonger mais je sais qu'après on va parler d'autre chose mais dans le fond
le couple présidentiel je pense que ce qui est de l'ordre tu peux déployer c'était la question des violences faites aux femmes des violences sexuelles le couple présidentiel elle est faite
je pense que globalement ce n'est pas son souci rappelons-nous de la façon dont Emmanuel Macron a parlé de Gérard Depardieu mais
c'est exactement la question de Cristal ben voilà ben voilà ben on est d'accord ben voilà et puis tout à l'heure il translisait pour une fois je suis d'accord avec Virginie
et franchement quand il a parlé de Gérard Depardieu tout ce qu'il a trouvé à dire
est-ce que Macron est-elle dans la suite logique des propos problématiques d'Emmanuel Macron ben oui ben voilà c'est-à-dire que
alors je ne sais pas si c'est une question de milieu de génération de déconnexion ou d'indifférence totale à ce qui n'est pas eux-mêmes je ne sais pas mais en tout cas je pense que ni l'un ni l'autre n'ont réellement cette cause qui est pourtant la cause du quinquennat n'ont réellement cette cause à cœur sinon franchement elle, elle n'aurait jamais tenu ses propos lui il n'aurait jamais tenu ses propos et ils seraient tous les deux un tout petit peu plus concernés humbles et très attentifs aux mots qu'ils utilisent que Brigitte Macron dise ah oui c'était pas des propos publics mais peu importe que tu te permettes de dire que c'est des sales connes ben moi excuse-moi je me sens une sale conne et je suis sûre que Quentin se sent une sale conne aussi et qu'il y a beaucoup de gens moi j'ai vu passer beaucoup de de choses sur les réseaux sociaux hommes comme femmes qui disent moi aussi je suis une sale conne qui revendiquent le terme c'est ça pardon pour se l'approprier si je l'ai mal dit c'est ça moi aussi je suis une sale conne hommes et femmes et moi je remercie les hommes qui l'ont fait vraiment
quelque chose à ajouter sur Brigitte Macron j'ai été trop long en général et les sales connes en particulier il n'y a pas de soucis il y a pas de soucis à 17h54 je vous propose qu'on parle pour terminer ensemble notre point politique du jeudi le dernier de l'année 2025 qui reprendra en 2026 bien sûr avec vous on a vu Jordan Bardella rassemblement national probablement candidat à la présidence de la république passer dans l'émission de Léa Salamé quelle époque ? le samedi soir voilà et on a vu un Jordan Bardella un peu certains on dit un peu fade en tout cas tout le moins peu inspiré notamment quand il s'agissait de il fallait quoi ?
il fallait poser on affichait le portrait de quelqu'un donc par exemple il y a eu Donald Trump Nicolas Sarkozy Vladimir Poutine et puis il fallait lui poser une question la réponse souvent de Jordan Bardella qui n'était vraiment pas très inspiré c'était d'où trouves-tu cette énergie ?
citant la moquerie de Roselyne Bachelot qui était à son côté on a beaucoup lu que ça l'avait desservi à un moment on voit aussi Jordan Bardella où on lui projette la photo de son papa et de sa maman la silhouette de sa maman puisque visiblement ils n'ont pas trouvé la photo de sa maman moi j'ai trouvé au contraire que ça le rendait extrêmement sympathique finalement cette maladresse et son peu d'inspiration au milieu de ce plateau qui finalement se moque un peu de lui
en tout cas il est revenu hier il a fait une autre émission avec Darius Roujebin où il dit que sur LCI on s'en prend à lui parce qu'il n'a pas fait des grandes études et il est issu d'un milieu modeste voilà donc il s'en sert visiblement alors que je pense que sur le coup c'est un manque de répartie c'est-à-dire que normalement c'est une séquence où on va du tac au tac et on essaie de dire un bon mot et c'est pour ça qu'à mon avis Roselyne Bachelot rigole parce qu'elle doit faire les grosses têtes etc où on aime bien quand on est à la télé comme ça avoir une phrase bien ciselée et avoir un trait d'esprit lui il n'en a pas alors pourquoi parce que lui c'est pas comme ça qu'il travaille il n'est pas très éloquent c'est pas dans son personnage c'est pas comme ça qu'il a construit sa carrière il aime bien à mon avis avoir des fiches être sur le point précis quand on lui pose une question et c'est pas dans son style de faire de l'esbrouf ni même des traits d'esprit et donc il retourne un peu la situation face à ce manque à mon avis de traits d'esprit et d'humour en disant on s'en prend à moi et donc c'est une façon de se victimiser je sais pas si c'est très habile mais j'entends que ça puisse passer pour certains électeurs comme ah oui le service public se moque de lui les médias Léa Salamé et Roselyne Bachelot qui est là depuis 40 ans se moque de lui bon bah lui il a bien raison d'être qui il est et au moins il est sincère et il est unique je pense que la réalité est dans l'un ni l'autre moi j'ai trouvé cette séquence pour dire la vérité je rentrais à la maison c'était samedi soir et il a été interviewé vers minuit je crois par Léa Salamé parce que l'émission démarre vers 23h35 il dure à peu près une heure et demie deux heures et il n'a pas été interrogé tout de suite donc je suis arrivé pile sur cette séquence et effectivement la première photo qui lui a été montrée c'était Nicolas Sarkozy et là il a dit où trouve-t-il cette énergie ?
Deuxième photo là on arrivait à Trump et là il a dit mais où trouve-t-il cette énergie ?
Et là effectivement Roselyne Bachelot qui est très féroce et qui était juste à côté de lui a commencé à grommeler entre ses dents en disant c'est du foutage de gueule quel cirage de pompe gna gna gna alors lui s'est rétracté immédiatement et a dit ah mais vous êtes très inélégante Madame Bachelot elle a dit non non pas du tout et le pire le pire à mon avis c'est ce qui a suivi c'était troisième photo Vladimir Poutine et avant même qu'il prenne la parole toute la tablée et là il y avait des gens assez différents parce que c'est une émission de divertissement toute la tablée a dit mais où trouve-t-il cette énergie ?
Et là c'était fini parce que lui-même n'avait même pas eu le temps de poser sa propre question à Vladimir Poutine et j'ai trouvé que le visage qu'il avait cet air extrêmement renfrenier un peu vexé il a baissé les lèvres vers le bas bon bah oui il faut avoir un peu d'autorité de dérision il faut rire il faut se moquer de soi-même quand on n'est pas très brillant ou quand on effectivement n'a pas grand chose à dire et là il manque totalement d'autorité de dérision bah non mais enfin pardon moi je veux bien et je suis d'accord qu'il ait fait des progrès qu'il a des fiches qu'il soit très jeune qu'il ne fonctionne que sur un petit cadre bien précis mais enfin bon il y a un moment quand on veut être président de la République ce qu'il a l'air de vouloir être bon moi franchement je trouve que la marche est beaucoup beaucoup trop haute mais là c'était presque pathétique de voir quelqu'un se vexer pour une petite chose on aurait cru un enfant de 12 ans qui se sent un petit peu merdeux qui ne sait pas quoi faire et qui prend un petit air furieux je pense que quand il fait des médias il essaye d'éviter le faux pas l'erreur l'erreur magistrale où on dit une grosse bêtise on va pas dans des émissions comme ça du coup ça fait qu'il a cette façon de communiquer qui est très pince sans rire et dans le contrôle en essayant de faire une bonne prestation et je suis d'accord ça dit quelque chose de son niveau pas de charisme mais voilà de marge de progrès pour avoir pour réussir une campagne où il va être constamment comme ça dans des meetings ou dans des débats et c'est vrai qu'il est très très jeune il est hyper jeune et il est présidentiable parce que la personne qui devait le préparer à l'élection présidentielle ou qui devait le préparer à Matignon est inéligible et donc il se retrouve d'un seul coup être le fusible et la personne qu'on met au premier plan mais je suis pas sûr qu'effectivement ni sur le fond ni dans sa manière d'être il est toutes les cartes en main pour être sur une campagne même s'il est favori des sondages il faut le retirer il est favori des sondages il est très populaire sur TikTok bon je suis pas sûr que ce soit un vrai atout mais enfin bon pardon moi j'ai pas une haute estime des réseaux sociaux et de TikTok mais je trouve que il est un peu comme une affiche sur un mur il est jeune il a un visage avenant il présente bien il a un discours très polissé il répète tout le temps les mêmes choses mais dès qu'il doit dire autre chose que ce qu'il dit il est complètement perdu enfin il a une toute petite voix de couloir toute petite petite petite et dès qu'il est poussé un peu à droite ou à gauche il est totalement paniqué ben ça ça le fait pas pardon puis il a jamais travaillé quand il disait sur LCI on me reproche d'être venu d'un milieu modeste personne ne lui reproche ça exactement il y avait des gens en dessous qui disaient non on vous reproche de jamais avoir travaillé dans une entreprise d'avoir uniquement après la fac été militant du FN et du RN et donc ensuite d'être devenu un apparat chic d'extrême droite donc les gens ils disaient c'est ça qui fait que vous en êtes là aussi comme pas mal de responsables politiques en réalité oui ben avec qui on peut leur reprocher aussi même si oui faut-il leur en faire le procès ben c'est un débat en tout cas c'était parmi les réactions qu'il y avait juste en dessous lorsqu'il a commencé à se victimiser sur le fait qu'on lui reprochait de venir de ce milieu personne ne lui reproche et c'était pas du tout le propos de cette émission qu'à l'époque
pas à fait les grandes écoles
personne alors vraiment personne
les amis il y a 18h bon ben voilà
on vous souhaite un joyeux Noël les amis
le dernier mot
de la fin de la suite de l'année bon courage aux collègues qui vont suivre la commission mixte paritaire demain je pense qu'à ça non ouais effectivement qu'on puisse avoir des débats sur les grands enjeux comme tu disais qu'on puisse sortir de notre niveau du débat politique qui n'est pas forcément au niveau qui devrait être je pense et moi je crois que le spectac auquel les français et vous tous assistez depuis des semaines et des mois et nous-mêmes aux premières loges est tellement désolant tellement navrant tellement accablant que moi je crains que les votes parce qu'il va y avoir des votes là et chacun va devoir s'exprimer répondent plutôt à une forme d'exaspération et de colère qu'à une forme de bon sens et c'est jamais très bon et aussi retrouver la nuance pardon dans le débat médiatique parce que ce qui se passe aussi entre les médias bollorés et les médias publics il faut qu'on sorte de ça c'est pas possible on peut pas aller c'est honteux pour les deux camps c'est honteux en tout cas il faut qu'on retrouve de l'apaisement et que surtout on apprenne à se parler et à travailler ensemble exactement parce que là ça devient tendu et ça devient totalement contre-productif pour ce qu'est un média aujourd'hui
18h02 passé le dossier merci chers amis merci Virgil Néloguay merci Quentin Calmer merci d'avoir répondu aux quelques questions essentiellement de Cristal que les fêtes de fin d'année vous soient agréables très confortant et on se retrouve je pense chers amis l'année prochaine avec plaisir et la bise au chat le chat le veut bien dans le chat justement vous ne bougez pas on est encore ensemble pour une heure une heure qui va évidemment passer très très vite 58 minutes même on va parler on va parler de cet enfant humilié dans un foyer de l'AZE l'aide sociale à l'enfance on va parler des dysfonctionnements de l'aide sociale à l'enfance on va parler manque de moyens enfance brisée lueur d'espoir aussi ce sera jusqu'aux 19h c'est dans deux minutes le temps d'accueillir nos deux prochains invités vous ne bougez pas à tout de suite 18h08 passé de 6 secondes merci d'avoir patienté on est ensemble jusqu'à 19h merci à toutes celles et ceux qui nous rejoignent qui nous font confiance c'est le dernier stream de l'année salut oui non oui je ne t'avais pas vu salut Provence aussi que je ne t'ai pas salué tout à l'heure on est ensemble jusqu'à 19h donc on va parler pendant une heure de ces enfants de personnes qui sont pourtant les enfants de tout le monde on va parler de ces enfants qui ont le plus besoin qu'on les protège et que parfois le système broie parce qu'il est aveugle ou qu'il manque d'ambition ou qu'il y a des moyens manquent pour ses ambitions c'est selon c'est souvent les deux on va en parler parce que cette émission on l'a déjà faite trois fois et que les choses semble-t-il ne changent pas ou alors elle ne change pas assez vite en témoigne cette affaire sordide à tout le moins cette vidéo publiée sur les réseaux sociaux où l'on voit un enfant tendu par une éducatrice d'un foyer de l'aide sociale à l'enfance l'ASE pour le punir une affaire médiatisée qui sort alors que l'Assemblée nationale les députés ont adopté une proposition de loi visant à garantir à chaque enfant une prise en charge par un avocat dès l'ouverture d'une mesure d'assistance éducative pardon un texte porté bonsoir madame la députée mais madame la députée est retenue à l'Assemblée nationale et elle est parfaitement excusée puisqu'elle y joue un rôle certain puisque je pense qu'elle participe aux auditions de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public donc Aïda Adizadeh ne sera pas là elle est remplacée par Davy salut Davy qui es-tu ?
Bienvenue
Je m'appelle Davy je suis un ancien enfant placé et je faisais partie du comité de vigilance des enfants placés aujourd'hui je milite pour les droits des enfants
Bienvenue chez toi Davy à tes côtés Lies Loufoque salut Lies on connait bien Lies t'es déjà venu 3 fois je crois c'est ta quatrième fois je sais pas si je dois m'en réjouir c'est un plaisir de t'avoir cependant t'es un ancien enfant placé t'es un militant des droits de l'enfant et t'es aussi essayiste à tes heures perdues ou moins perdues je vous propose donc d'ouvrir cette séquence par cette affaire sordide de ce petit garçon de 8 ans qui est rasé par des éducateurs pour l'humilier clairement dans un foyer de l'ASEE à Paris sa maman porte plainte les policiers du commissariat du 13ème arrondissement sont saisis d'une enquête pour violences volontaires sur des mineurs de 15 ans par personne ayant autorité ça n'est pas rien avant qu'on entre dans les détails quoiqu'on n'est même pas obligé forcément d'évoquer les détails qu'est-ce que cette affaire révèle des dysfonctionnements de l'ASEE ?
Comment ça va-t-il ?
Beaucoup de choses la première c'est évidemment l'aspect absolument dramatique de ce qui s'est passé le fait qu'on est une personne qui est dépositaire a priori quand même d'une responsabilité envers cet enfant qui se permet à la fois de faire un geste scandaleux de tondre l'enfant pour le punir de ce qu'elle s'en défend et puis ensuite de prendre une vidéo la poster sur un groupe qui a normalement une vocation professionnelle l'humilier, se moquer etc appeler la mère si on en suit toute l'enquête à des heures tardives pour raconter toutes sortes de choses donc ça montre un dysfonctionnement continu dans la chaîne de l'aide sociale à l'enfance puisque à la fois en février la direction a été informée de ce qui s'était passé on a eu juste un mail de recadrage ensuite en mars on a d'autres parties prenantes qui sont mises au courant en septembre on a la juge des enfants qui est mise au courant qui ne signale rien du tout alors qu'elle a une obligation légale de signaler au parquet ce qui s'est passé et puis là on doit attendre une médiatisation pour avoir enfin quelque chose qui se passe du côté de la mairie de Paris qui par ailleurs était au courant depuis à priori bien plus longtemps que ce qu'elle n'ose dire
Oui David a très bien résumé la situation nous on n'est absolument pas surpris par les faits qui ont été médiatisés par vos confrères pour plusieurs raisons d'abord parce que malheureusement ce n'est pas la première fois que ça se produit moi je me souviens d'une enquête publiée dans le Nouvel Obs en 2020 par Marie Vaton qui faisait état de dysfonctionnement exactement similaire avec des enfants qui étaient tendus dans un but d'humiliation par leurs éducateurs tout en étant filmés en ayant même diffusé des vidéos sur les boucles WhatsApp ces mêmes éducateurs après diverses alertes et une fois que la presse s'en est saisie sont restés en poste pendant plusieurs mois sans que rien ne se passe ces violences là elles ont été reconnues comme étant de nature systémique par une commission d'enquête à l'Assemblée Nationale qui s'est déroulée cette année l'année dernière et qui a conclu que le système de protection de l'enfance aujourd'hui n'était plus en mesure de remplir sa fonction première qui était quand même celle de sauver des vies donc c'est une situation qui est évidemment extrêmement alarmante moi je rappelle quand même que depuis cet été depuis le mois de juillet 10 enfants placés à l'aide sociale à l'enfance sont morts dans le cadre de leur prise en charge par les services de l'ASE l'année dernière on a déjà eu des cas d'enfants qui sont décédés dans le cadre de leur placement et on se demande nous personnellement jusqu'à quand combien d'événements comme ceux-là va-t-il falloir qu'on médiatise encore pour que les pouvoirs publics prennent pleinement la mesure du drame humain qui est en train de se jouer dans nos services de protection de l'enfance et on est d'autant plus en colère que ces faits s'ils ne sont pas nouveaux les solutions elles en revanche sont connues de très longue date on a plein d'idées pour réformer notre système de protection de l'enfance mais ces idées malheureusement ne sont absolument pas prises en considération elles ne sont pas mises en oeuvre elles ne sont pas appliquées et ça c'est extrêmement choquant parce que ce sont des vies d'enfants qu'on cabosse qu'on maltraite avec des conséquences durables je rappelle quand même à vos auditeurs qu'un enfant placé à l'aide sociale à l'enfance a en moyenne 20 ans d'espérance de vie en moins que n'importe qui d'autre dans ce pays voilà à partir de ce moment là on a une obligation de résultat on a une obligation d'agir parce que les constats on les fait tu l'as dit ça fait 3 fois 4 fois que je viens ici pour répéter finalement en quelque sorte la même chose sur l'état de notre système de protection de l'enfance mais à un moment donné il va falloir qu'on arrête d'uniquement faire des constats il va vraiment falloir qu'on passe à l'action et c'est l'objectif pour nous qui nous mobilisons Bandy dans le chat
il y a eu récemment un reportage sidérant dans l'émission Voyer Spécial sur la prostitution de mineurs dans les foyers de l'ASE je crois que c'est ce dont on parlait au printemps oui tout à fait avec Dio Dio absolument Christal vous demande comment ça se traduit sur le terrain est-ce que c'est une délégation de services publics ou ce sont des institutionnels c'est l'état ou ce sont les préfets qui sont responsables de l'ASE
alors ce sont les départements depuis les années 80 avant c'était l'état
l'ASE c'est l'ancienne DAS pour ceux qui sont plus âgés qui n'ont pas rencontré le terme l'ASE
et avant même la DAS vous aviez l'assistance publique qu'une génération de personnes encore vivantes ont connue ce qui est terrible c'est que d'ailleurs les personnes qui étaient à l'assistance publique ou à la DAS disent exactement la même chose que les enfants qui sont aujourd'hui à l'aide sociale à l'enfance donc la politique de protection de l'enfance elle est pilotée par les départements depuis les années 80 on a fait le choix de retirer cette compétence à l'état de la décentraliser moi personnellement je pense que c'est une erreur que l'on a faite parce que les départements depuis 40 ans ont fait preuve d'une absence totale de volontarisme et d'ambition politique à l'égard de ces enfants pour diverses raisons d'abord parce que ce ne sont pas des électeurs et que très naturellement il y a un désintérêt qui s'installe à partir du moment où ça ne rapporte rien sur le plan électoral et puis surtout c'est très compliqué pour un département de pouvoir piloter une politique publique comme celle-ci étant donné qu'un enfant placé comme n'importe quel autre enfant doit avoir accès aux mêmes espaces que les autres enfants l'école, le système de santé le système judiciaire etc donc tout ça c'est coordonné piloté par l'état et donc de fait les enfants placés aujourd'hui ont besoin d'avoir une vraie politique interministérielle coordonnée, cohérente nationale qui permettent réellement de prendre en considération l'ensemble de leurs besoins et la décentralisation aujourd'hui malheureusement ne le permet pas donc la responsabilité c'est bien les départements moi j'avoue que je suis assez en colère sur ce cas parisien parce que David l'a rappelé mais les faits se sont quand même déroulés au mois de février de cette année il y a eu des alertes lancées dès le mois de
je ne sais pas comment ça se fait que ça n'a pas été
voilà dès le mois de février il faut savoir que les directeurs d'établissements ont l'obligation de prévenir leur autorité de tutelle en l'occurrence là la ville de Paris puisque la ville de Paris je rappelle que c'est aussi un département donc ils sont en charge de l'aide sociale à l'enfance c'est un peu une spécificité parisienne on peut retrouver ce cas de figure dans d'autres régions comme la métropole de Lyon ou la collectivité européenne d'Alsace qui eux elles aussi ont à gérer de l'aide sociale à l'enfance mais il est quand même scandaleux que le directeur d'établissement n'ait pas prévenu son autorité de tutelle donc la mairie de Paris il est absolument anormal que la mairie de Paris n'ait pas non plus prévenu le préfet je rappelle que c'est une obligation légale à partir du moment où il y a ce qu'on appelle un événement indésirable dans le jargon on a beaucoup de termes En chirurgie
c'est quand le patient meurt
parce qu'il s'est passé quelque chose Oui on va dire ça mais bon c'est beaucoup de termes qui fait mise aussi des violences subies mais quand on parle d'événements indésirables mais en tout cas la mairie de Paris a l'obligation de signaler au préfet tous les événements indésirables qui lui sont remontés et là manifestement il y a clairement eu un dysfonctionnement dans la chaîne et c'est ce qui fait que cette éducatrice qui a commis cet acte a été mise à pied seulement la semaine dernière après dix mois dix mois après les faits donc c'est à proprement c'est inacceptable en fait c'est inacceptable et on se demande vraiment nous ce qu'a fait la collectivité ce qu'a fait la ville de Paris ce qu'a fait Madame Hidalgo ça fait dix ans qu'elle est en responsabilité ici à Paris je ne l'ai pas vu une seule fois se déplacer dans un établissement de la The Parisienne je ne suis même pas sûr qu'elle ait déjà rencontré au moins une fois un enfant placé à Paris alors qu'elle a cette responsabilité là et que c'est même j'ai envie de dire l'une des responsabilités les plus importantes pour un président ou une présidente de département d'ailleurs c'est une mission extrêmement noble en réalité donc naturellement on devrait se dire que l'intérêt porté à ces sujets doit être assez naturel et malheureusement ce n'est pas le cas mais voilà donc c'est les départements et malheureusement c'est un échec total depuis plus de 40 ans
et juste pour rebondir c'est que donc c'est une responsabilité effectivement des départements qui de temps en temps voire même la majorité du temps délègue aussi beaucoup de choses aux associations qui bon là en l'occurrence c'est une association qui avait la responsabilité de ces enfants là et on voit pas mal la communication de la mairie de Paris se défausser sur les associations ou sur l'association en l'occurrence sur le fait que ce soit cette responsabilité là et peut-être à rappeler à tout le monde aussi que alors évidemment il y a une responsabilité partagée c'est-à-dire que l'association est responsable d'avoir embauché une personne sans diplôme puisqu'aujourd'hui on peut complètement travailler en protection de l'enfance sans avoir de diplôme pour pouvoir exercer ces fonctions là mais le rôle de contrôle revient quand même au département à la mairie de Paris en l'occurrence et ça n'a pas été fait nous aujourd'hui ce pour quoi on se bat aussi il y a je le disais tout à l'heure c'est une autorité indépendante de contrôle de ces lieux de placement là puisque encore une fois aujourd'hui on n'a pas de contrôle qui est indépendant et si on en avait eu un par exemple dans cette affaire là peut-être que ça aurait aussi enrayé la machine de l'Omerta c'est-à-dire que on peut se dire que les personnes qui témoignent dans ce type d'établissement le font après avoir claqué la porte et c'est ce qui a pu se passer ici mais c'est ce qui se passe aussi la majeure partie du temps quand on reçoit des alertes c'est aussi beaucoup de personnes qui sont soit sont encore dans les établissements et disent qu'elles ne peuvent pas parler parce qu'elles sont encore dans les établissements et peuvent complètement subir des représailles soit des personnes qui viennent de partir ou qui sont parties depuis quelques semaines ou mois ont donc beaucoup moins de risques à prendre et veulent briser la chaîne du silence qui a lieu en interne si on avait cette instance là par exemple ça permet complètement d'avoir quelque chose qui se fait bien en amont et dès le drame commis on peut tout de suite agir de manière beaucoup plus sereine il n'y a pas de responsabilité là-dessus
c'est très juste en fait la maltraitance institutionnelle aujourd'hui elle se prolonge un peu de manière clandestine du fait de cette opacité et si on veut réellement lutter contre la maltraitance institutionnelle qui est plutôt dans des établissements dédiés à des enfants qui par nature sont vulnérables et peuvent parfois avoir des difficultés à s'exprimer et bien voilà cette autorité indépendante de contrôle elle est essentielle pour ça c'est la première étape et ça on a une proposition de loi qui arrive à l'Assemblée Nationale en début d'année dans le cadre de la semaine transpartisane où plusieurs textes vont être examinés de différents groupes politiques donc là c'est une proposition de loi portée par la députée Périne Goulet du Modem qui vise à renforcer les contrôles des établissements de l'aide sociale à l'enfance nous on va tout faire pour essayer justement d'amender cette proposition de loi de sorte à créer cette autorité administrative de contrôle indépendante mais ça ne suffira pas ça ne suffira pas parce que c'était pas qu'une question de contrôle alors ce sera une première étape évidemment très importante mais c'est aussi une question de formation des professionnels et David l'a rappelé aujourd'hui dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance les formations du travail social les diplômes du travail social ne sont pas obligatoires pour exercer c'est n'importe qui voilà je vais même plus loin par exemple pour les familles d'accueil il y a des partenariats dans certains départements qui sont passés avec la FNSEA pour recruter des agriculteurs parce qu'on manque tellement de place qu'on en est à bricoler des solutions comme celle-ci qui souvent malheureusement peuvent ne pas être adaptées aux besoins fondamentaux de ces enfants pour resituer le contexte un enfant placé c'est un enfant en danger c'est le premier motif enfin c'est le motif de placement on place pas un enfant s'il n'est pas en danger dans sa famille donc ça veut dire qu'il y a une évaluation préalable qui a été conduite et qui a diagnostiqué ce danger la justice le confirme ou l'infirme en l'occurrence si l'enfant est placé c'est que la justice l'a confirmé et c'est des enfants qui parfois ont subi des maltraitances extrêmement lourdes très très lourdes avec des polytraumatismes donc ce sont des enfants qui vont avoir des besoins très particuliers parce que leur développement a été attaqué donc avec d'immenses troubles du développement mais pas que des troubles de l'attachement des troubles du comportement et donc ça nécessite un accompagnement un étayage éducatif voilà extrêmement fort et ce qui est complètement paradoxal c'est que ces enfants qui sont les plus vulnérables du pays les plus vulnérables de la nation sont ceux qui ont des personnes autour d'eux parmi les moins formés et au-delà de la formation on a aussi un vrai sujet sur la question de l'encadrement les normes les taux d'encadrement les ratios d'encadrement je l'ai dit c'est les enfants les plus vulnérables de la nation et pour autant dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance il n'y a absolument aucun texte qui vient régir le fonctionnement et imposer un nombre de professionnels diplômés pour un certain nombre d'enfants dans les crèches dans les centres de loisirs les colonies de vacances quand n'importe qui y met ses enfants la loi va dire hein il faut un bafard voilà la loi est très claire elle dit il faut un professionnel diplômé pour tant d'enfants en fonction de la tranche d'âge de ses enfants c'est complètement aberrant que dans les établissements de la protection de l'enfance il n'y ait aucune norme pour régir justement ce fonctionnement là ce qui fait qu'on a des établissements aujourd'hui qui peuvent accueillir 40-50 enfants mais seulement avoir deux adultes je n'ose même pas dire professionnels mais deux adultes en présence effective sur le terrain pour s'en occuper on ne peut pas faire du bon travail dans des conditions pareilles on ne peut qu'être maltraitant avec les enfants avec un fonctionnement aussi pourri que celui-ci mais ça n'a pas qu'un impact sur les enfants alors évidemment c'est les premières victimes de ces failles là mais ça a aussi un impact sur les professionnels c'est très lourd de travailler en protection de l'enfance c'est épuisant on estime qu'entre 30 et 40% des travailleurs sociaux à l'aide sociale à l'enfance souffrent d'un syndrome de stress post-traumatique parce que oui c'est des situations parfois de torture de barbarie d'inceste de maltraitance extrêmement lourde avec des conséquences sur la santé physique des enfants à prendre en charge qui ne sont pas évidentes y compris sur leur santé mentale donc tout ça vient aussi abîmer les professionnels qui s'en occupent et d'autant plus s'ils n'ont pas été formés s'ils n'ont pas eu le minimum pour être outillés et faire face à ces situations là donc là l'épuisement des professionnels est un facteur aggravant qui va conduire à des passages à l'acte maltraitant beaucoup plus fréquents que si nous avions des process clairs qui permettaient un encadrement un peu plus sécure que celui que l'on peut avoir aujourd'hui il faut savoir qu'il y a deux grosses fédérations en protection de l'enfance l'une qui représente les établissements publics l'autre qui représente les établissements privés associatifs qui ont conduit à un travail une étude pour déterminer justement ce que seraient des normes d'encadrement acceptables ça ne veut pas dire optimales mais au moins acceptables et le constat est sans appel si nous voulons des professionnels en nombre suffisant sur le terrain aujourd'hui auprès des enfants avec des ratios d'encadrement corrects on pourrait aller plus loin mais corrects c'est un milliard et demi d'euros qu'il faudrait mettre sur la table dès aujourd'hui évidemment on ne les a pas je crois que personne malheureusement n'est en mesure de débloquer ce budget et donc on continue de fonctionner en mode dégradé avec des drames humains pour les enfants pour les travailleurs sociaux pour leur famille et ça ne peut absolument plus continuer
question dans le chat qui revient souvent qui revenait en tout cas si je m'en souviens bien qui revenait déjà dans les streams précédents elle est posée par oui non non oui salut oui non non oui que se passe-t-il après 18 ans est-ce qu'on est lâché dans la nature sans être dédié ?
plusieurs choses d'une part oui et attends je vais lister les autres questions parce qu'après je vais c'est pour faire des streams de l'année là je pardon mais bien sûr tu peux prendre un silo tu peux même prendre une fiche si tu veux tu as une fiche donc cette question là la question qu'est-ce qui se passe après 18 ans est-ce qu'on est lâché dans la nature sans aide je pense que tu vas me répondre d'une certaine manière malheureusement un petit peu oui il y avait une remarque intéressante que je m'étais gardée c'était qui ?
pardon excusez-moi dans le chat qu'est-ce qui me parlait d'infantisme bon je vais synthétiser la question c'était voilà est-ce qu'en France on n'a pas en fait un gros problème d'infantisme l'infantisme c'est la discrimination sur les enfants en fait considérer que l'enfant n'est pas légal de l'adulte si je grossis un petit peu
ça c'est la domination c'est le rapport de domination des adultes à l'encontre d'enfants la question était bien posée ça m'embête
de ne pas pouvoir oui pardon tranche désolé pardon est-ce qu'il n'y a pas un problème plus général d'infantisme dans nos espaces publics et politiques en témoigne la dernière convention citoyenne sur les temps de l'enfant qui n'a quasiment pas fait réagir qui que ce soit médiatiquement ou politiquement alors qu'on parle d'un travail qui s'est fait avec et grâce à des enfants qui ont été intégrés à la convention citoyenne donc cette question là la question de qu'est-ce qui se passe après 18 ans il y avait une autre question c'est est-ce que dans tout ça est-ce qu'il y a un accompagnement psy je pense que peut-être que oui
pour les 18 ans pour les plus chanceux et chanceuses il y a ce qu'on appelle un accompagnement jeune majeur et qu'on appelle d'ailleurs à tort un contrat jeune majeur parce que bon c'est m'antique mais l'idée c'est de dire que à partir de 18 ans on construit un projet avec le jeune et puis on l'accompagne jusqu'à ce que soit il arrive à terme de son projet ou qu'il touche un montant que l'aide sociale à l'enfance juge nécessaire pour vivre et qui par ailleurs est ridicule moi par exemple j'ai bénéficié d'un accompagnement jeune majeur
comment ça se passe
tout à fait on a un rendez-vous avec l'aide sociale à l'enfance moi l'avantage que j'avais c'est que j'étais plutôt autonome donc j'étais pas beaucoup suivi mais c'est un rendez-vous annuel pour mettre à jour le projet l'idée c'était un rendez-vous annuel oui c'est ça moi j'avais un rendez-vous annuel mais ça peut être tous les 3 mois ça peut être tous les 6 mois ça peut être évalué tous les 3 mois tu as été autonome donc c'est pas grand chose oui c'est ça mais par ailleurs si j'avais abandonné mes études ou si j'avais pas eu le choix parce que je devais arrêter tel ou tel projet le contrat puisque là en l'occurrence ils le contractualisent dans les faits actuellement ce serait arrêté j'ai eu un accompagnement jusqu'à mes 23 ans où je suis rentré en alternance et comme je touchais 1200 euros par mois ils ont jugé que c'était suffisant pour vivre à Paris je tiens à préciser que personne ne vit avec 1200 euros par mois à Paris mais bon soit de passons et bon ça c'est pour les plus chanceux et chanceuses d'entre nous de pouvoir bénéficier de ce type d'accompagnement là l'autre statistique un peu dramatique c'est que aujourd'hui si on prend pour la tranche d'âge de moins de 25 ans des 100 domiciles fixes qui sont nés en France on est à 25% qui sont passés par 40% pardon qui sont passés par les sociétés à l'enfance et 25% hors catégorie d'âge ce qui est absolument dramatique parce que et on le rappelle depuis un moment maintenant et je pense que tu en parleras mieux que moi mais on investit pendant 18 ans si on parle d'investissement et d'utilitarisme puisque a priori c'est comme ça que les pouvoirs publics actuels réfléchissent mais on investit pendant 18 ans dans l'éducation potentiellement l'accompagnement etc.
d'un enfant et puis arrivé à ces 18 ans le fait qu'il passe un certain cap d'âge fait qu'on le lâche dans la nature si tenté qu'il ne respecte pas tel ou tel critère ou que le département n'ait pas envie de l'accompagner plus que ça donc il y a cet aspect absolument dramatique qui fait que vous avez des statistiques scandaleuses de par exemple la poursuite d'études du taux de diplôme c'est 1% des jeunes de l'association en France qui font des études supérieures ou qui sont diplômés en tout cas en études supérieures et qui n'ont du coup pas l'accès à ces études tout simplement
je voudrais quand même préciser quelque chose d'important c'est que nous nous sommes fortement mobilisés ces dernières années pour garantir dans la loi que chaque enfant placé à l'aide sociale à l'enfance ait de droit cette possibilité de maintenir sa protection après 18 ans nous avons remporté clairement une bataille en 2022 puisque dorénavant les départements ont cette obligation légale et cette interdiction donc de mettre à la rue des enfants placés à 18 ans donc la loi a beaucoup évolué ces dernières années sur le sujet et on en est très fiers néanmoins ce que l'on constate c'est des départements qui n'appliquent pas les lois ce que vient de raconter Davey c'était vrai à une époque ça ne devrait plus l'être aujourd'hui si les textes étaient réellement appliqués les départements n'ont pas le choix c'est une obligation si un mineur qui devient majeur et que le jour de son 18ème anniversaire le département décide de le mettre dehors il peut très bien se retourner vers le tribunal administratif et à coup sûr le tribunal administratif exigera du département la mise en oeuvre d'une protection immédiate donc ça c'est l'héritage une part de l'héritage que notre génération a souhaité léguer aux suivantes et on en est encore une fois très fiers mais ça ne suffit pas parce que ce que l'on réalise ce que l'on voit de plus en plus encore une fois ce sont des atteintes à l'état de droit extrêmement scandaleuses avec des départements qui refusent d'appliquer les lois et même pire qui refusent d'exécuter les décisions judiciaires on a des départements aujourd'hui qui n'appliquent pas les décisions de justice donc on a des enfants par exemple qui devraient être placés à l'aide sociale à l'enfance parce qu'ils sont en danger dans leur famille le juge des enfants a ordonné ce placement et les départements ne le mettent pas en oeuvre ou parfois le font patienter pendant six mois un an ça a des conséquences dramatiques ça a des conséquences même mortelles un enfant est tué par ses parents tous les cinq jours dans ce pays à minima et parmi eux la moitié de ses enfants vivaient dans des familles déjà suivies par des services sociaux donc quand on dit que les départements n'appliquent pas les lois et ne respectent pas n'exécutent pas les décisions de justice ça a des conséquences absolument horribles voilà horrible donc on ne peut plus aujourd'hui faire l'économie du débat sur le pilotage de cette politique publique je le redis moi je suis favorable à ce qu'on retire au département la compétence sur l'aide sociale à l'enfance et qu'on renationalise qu'on recentralise parce que aujourd'hui même en ayant le droit et la loi de notre côté ils s'assoient dessus et ils laissent des situations se détériorer de manière assez dramatique pourquoi l'état ferait mieux alors moi la plus-value que j'y vois à recentraliser la politique de protection de l'enfance c'est d'abord que le budget global c'est rare
qu'on réclame une recentralisation
pour le couche je suis complètement d'accord c'est vrai que c'est peu c'est peu c'est quelque chose qu'on voit peu il faut que j'accueille moi clairement je l'assume ah non mais je l'assume non mais plus sérieusement ce à quoi j'assiste dans les départements c'est des espèces de petites baronnies locales insupportables où même si tu avances des éléments très rationnels on t'envoie chier comme ça et on ne prend absolument pas en compte ce que tu peux faire remonter c'est assez insupportable franchement c'est assez insupportable mais la recentralisation de la protection de l'enfance elle permettrait plusieurs choses d'abord un contrôle du parlement ça veut dire que même sur le budget aujourd'hui le budget de l'aide sociale à l'enfance il dépend des assemblées départementales en fonction de l'étiquette politique du président de département ou de la présidente de département on n'aura clairement pas le même investissement dans la politique de protection de l'enfance voilà donc déjà ça ça crée une disparité territoriale qui entraîne une inégalité de droit pour les enfants placés c'est quand même pas normal que notre avenir dépend du lieu de naissance ou de notre département de naissance aujourd'hui un enfant placé on va se le dire un enfant placé dans le département des Landes va avoir beaucoup plus de chances de s'en sortir dans la vie qu'un enfant placé dans le département des Bouches-du-Rhône parce que les droits des enfants dans les Landes ne sont pas les mêmes que ceux des enfants dans les Bouches-du-Rhône les présidents de départements ne confèrent pas les mêmes droits aux enfants placés en fonction de leur étiquette politique
je me permets de te couper parce que la question arrive pile au moment où tu sembles je pense que tu vas l'expliquer c'est Draqueos qui dit est-ce qu'il existe des départements exemplaires en France alors j'ai arrêté
moi ça j'ai arrêté de donner des noms de départements exemplaires je vais vous dire pourquoi parce qu'en fait il suffit d'un changement d'exécutif pour que tout le travail réalisé pendant des années soit réduit à néant on a l'exemple dans le Val-de-Marne le Val-de-Marne c'était un département qui avait aussi de ces dysfonctionnements mais qui quand même avait une politique très volontariste sur la protection de l'enfance on avait des élus en charge de la protection de l'enfance qui pouvaient parfois bon faire n'importe quoi mais qui globalement à certains égards sur les jeunes majeurs on a dû les coller au tribunal administratif un certain nombre de fois mais globalement les budgets étaient là la formation des professionnels était assurée il y avait une vision on pouvait ne pas être d'accord en tout cas il y en avait une c'était pas un impensé politique et il y a eu un changement d'exécutif et un changement du coup de couleur aussi politique dans ce département aujourd'hui la situation est catastrophique c'est des décennies d'acquis qui ont été réduits à néant voilà avec ce changement là donc je ne peux plus vous dire moi quel département fait du bon ou du mauvais travail parce que c'est très variable il faut savoir que les questions de financement elles sont aussi très importantes aujourd'hui on arrive à financer notre système de protection de l'enfance je vous le dis ça m'a choqué mais grâce au marché de l'immobilier les seules recettes propres des départements c'est les taxes sur les ventes immobilières ce qu'on appelle les droits de mutation à titre onéreux les frais de notaire si je puis dire donc c'est quand même dingue que la survie de notre système de protection de l'enfance dépend aujourd'hui du nombre de ventes de maisons qu'on va effectuer dans son territoire voilà c'est absolument les deux sont corrélés c'est pas moi qui l'invente c'est le fonctionnement du système et surtout du financement des collectivités territoriales donc des départements en l'occurrence donc ça aussi c'est pas à prendre en considération parce qu'on a des départements qui sont vraiment dans le rouge parce qu'il y a une baisse du marché immobilier chez eux qui fait qu'ils sont entravés aujourd'hui dans leur capacité à financer correctement leur système de protection de l'enfance et puis à contrario vous avez des départements comme Paris avec beaucoup d'argent qui n'investit absolument pas de manière proportionnelle aux besoins donc moi pourquoi je veux qu'on recentralise c'est parce que le parlement devra répondre devant les français du budget qu'il souhaite accorder à cette politique publique on aura un vrai débat politique tous les ans sur ce que doit être notre système de protection de l'enfance avec une vision avec des objectifs avec un choix démocratique qui sera beaucoup plus transparent que celui qui peut se faire aujourd'hui dans les départements et puis je rappelle que la mission du parlement c'est pas uniquement de voter le budget mais c'est aussi de contrôler l'action du gouvernement donc ça permettra aussi d'avoir un regard extérieur tout à l'heure je disais pour lutter contre la maltraitance institutionnelle il faut un regard extérieur parce que c'est l'omerta qui génère cette maltraitance institutionnelle aujourd'hui c'est beaucoup plus facile d'aller observer ce que l'état fait que d'aller observer ce que 103 ou 104 départements réalisent chacun de leur côté voilà on n'a pas du tout cette possibilité on n'a pas les moyens humains pour assurer ce travail-là alors que là on aura un parlement dont ce sera réellement la mission il y a un principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales qui fait que on a aujourd'hui beaucoup de difficultés à réformer le système d'aide sociale en France dans sa globalité parce que ça supposerait d'aller toquer à la porte de tous les départements et que tous les départements de France sans exception soient d'accord avec les réformes proposées on n'a jamais réussi c'est impossible donc ça nous fait également perdre énormément de temps mais l'autre plus-value je le redis c'est la politique interministérielle on a aujourd'hui 25 à 30% des enfants placés qui ont une reconnaissance administrative de handicap on sait que seuls 13% des enfants placés réussissent à s'inscrire je ne dis pas obtenir mais à s'inscrire à un bac qu'il soit général ou professionnel versus 81% en population générale du même âge donc là on voit bien qu'il y a un gros sujet sur les questions d'éducation et de scolarité des enfants placés on sait qu'un enfant placé va perdre en moyenne 20 ans d'espérance de vie s'il n'est pas pris en charge précocement et que les soins qu'on doit lui prodiguer ne sont pas donnés donc recentraliser c'est aussi permettre de mettre à la même table autour de la même table l'éducation nationale le ministère de la justice le ministère pardon du handicap le ministère de la santé le ministère de l'enfance quand il sera recréé un jour je l'espère après avoir été supprimé de nombreuses fois et ça ça va permettre réellement d'avoir une politique nationale qui soit cohérente avec les besoins exprimés sur le terrain et la réalité de ces enfants et aujourd'hui malheureusement un département n'a pas la tutelle sur l'éducation nationale il n'a pas la tutelle sur notre système de santé il n'a pas la tutelle sur les établissements pour personnes handicapées ou sur les dispositifs en tout cas d'autonomisation il n'a pas voilà il n'a pas ces possibilités là c'est pas dans ses compétences donc il faut qu'on donne des compétences en fonction de la pertinence et aujourd'hui l'échelon départemental en tout cas à nos yeux n'est pas pertinent pour s'occuper de protection de l'enfance c'est du domaine régalien et c'est à ce niveau là qu'il faut penser cette politique publique c'est à ce niveau là qu'il faut l'élaborer c'est pas un autre niveau David je te vois caisser largement
bah non mais il a raison dans tous les cas et je reviens sur le début du propos c'est qu'on ne peut pas attribuer de bons points de mauvais points de manière générale puisque même quand on a des politiques qui veulent bien faire dans leur département on a encore une fois je le disais tout à l'heure mais un dysfonctionnement continu dans la chaîne de l'E2 en France c'est à dire qu'à la fois les départements dysfonctionnent mais en fait c'est tout le processus qui dysfonctionne or recentralisé permet je ne vais pas paraphraser mais je vais le faire mais juste de mettre à la même table tous les responsables de ces différentes catégories de prise en charge pour les jeunes que ce soit l'éducation la santé l'enfance etc je prends un exemple extrêmement parlant à l'Assemblée nationale le 11 décembre on a fait adopter deux propositions de loi la première sur l'avocat dont on parlait tout à l'heure mais on a également permis l'adoption de la seconde sur les mineurs non accompagnés et donc la mise à l'abri des mineurs non accompagnés lorsque leur minorité a été refusée et qu'ils sont en période de recours pour faire reconnaître cette minorité ou non par une décision judiciaire la ministre qui était là ce jour là c'était pas du tout la ministre qui était là sur la première PPL à savoir la ministre du travail de la santé etc qui a dans son portefeuille les familles l'enfance et en fait absolument la moitié du gouvernement dans son portefeuille si je puis me permettre c'était la ministre du handicap alors oui évidemment le sujet du handicap en protection de l'enfance est extrêmement important parce qu'il y a toutes les violences institutionnelles en IME par exemple et tout un problème sur les AESH tout ça est éminemment important par contre on avait ni Gérald Darmanin qui est quand même ministre de la justice et on parlait quand même d'un sujet de justice par ailleurs on ne l'avait pas non plus sur la première proposition de loi ni du coup Stéphanie Riste qui était là sur la première PPL on en voit quelqu'un d'autre qui visiblement ne maîtrisait absolument pas le sujet c'était absolument catastrophique chacune de ces prises de parole était pardonnez-moi du terme mais médiocre nous on était dans une salle à côté de l'Assemblée on suivait les débats et on essayait de faire peser les choses en notre faveur en réalité pour pouvoir améliorer la vie de ces enfants-là et à chaque prise de parole c'était un supplice en fait on se rendait compte qu'il n'y avait vraiment aucune volonté ne serait-ce que de maîtriser le sujet ou de qualifier correctement les choses etc donc c'est un exemple parlant de on a un gouvernement qui est complètement déresponsabilisé et qui rejette toute la responsabilité sur les départements et donc ne prend pas sa part dans tout le processus
Bah non je suis d'accord je suis d'accord c'est de toute façon dans le symbole je veux dire quand on parle de protection de l'enfance en l'occurrence de celle qui concerne les mineurs isolés sur le territoire qui sont ici sans la présence de leurs parents qu'on envoie la ministre en charge du handicap je trouve que c'est dans le symbole déjà assez terrible mais bon c'est les choix qui ont été faits on ne va pas revenir dessus en revanche nous ce qui est important de rappeler quand même c'est cette victoire de la semaine dernière sur la proposition de loi relative à la désignation automatique je veux dire
on remet un petit peu de contexte je veux dire explique qu'est-ce qui a été adopté ça a été adopté à l'unanimité c'est rare
c'est très rare en ce moment on n'adopte pas les choses à l'unanimité mais c'est parce qu'on a beaucoup travaillé pour ça énormément énormément donc encore une fois on en est fiel
c'est une proposition
de loi qui vise à quelque chose de très simple garantir à chaque enfant placé ou suivi par l'aide sociale à l'enfance l'assistance automatique par un avocat aujourd'hui les enfants placés pour plus de 80% d'entre eux le sont sur décision judiciaire ils sont confrontés à des procédures qui peuvent parfois durer 18 ans comme ça a été mon cas moi je retournais au tribunal tous les ans ou tous les deux ans en fonction des périodes pour renouveler mon placement donc c'est un procès c'est vraiment ça on n'est peut-être pas dans une salle d'audience on est plutôt dans un bureau de juge des enfants mais ça reste un procès avec la présence du greffier la présence des avocats des parents la présence de l'aide sociale à l'enfance l'enfant lui-même etc donc évidemment un moment très intimidant mais surtout un moment décisif pour notre avenir puisque sur ces audiences-là se prennent des décisions importantes des décisions de placement des décisions de renouvellement de placement des décisions de main levée de placement des décisions de droit de visite et d'hébergement enfin voilà c'est des choses lourdes pour avoir un impact très très concret c'est ça exactement et les enfants sont les seuls dans la procédure à ne pas avoir automatiquement le droit d'être assisté d'un avocat pourquoi ?
parce que le code civil je ne vais pas rentrer dans des détails trop techniques mais le code civil fixe une limite pour les enfants à la possibilité d'être assisté d'un avocat c'est le discernement pour qu'un enfant aujourd'hui ait le droit à un avocat il faut qu'il en fasse lui-même la demande ou alors il faut que le juge des enfants estime que c'est pertinent dans sa situation donc déjà là ça pose quand même question et surtout cela est rendu possible uniquement pour ceux qui ont été préalablement reconnus comme étant discernants sauf que le discernement ne répond pas à un critère d'âge ça s'apprécie individuellement et ça s'apprécie différemment malheureusement d'une juridiction à un autre d'un magistrat à un autre à situation égale certains vont être reconnus discernants d'autres ne vont pas l'être je rappelle que la présence des avocats pour les enfants elle est obligatoire sur le volet pénal donc là il n'y a pas de débat sur le discernement au civil ça ne l'est pas donc on a voulu nous corriger cette grosse inégalité parce qu'on est convaincu que si chaque enfant placé à l'aide sociale à l'enfance avait son avocat et bien les violences institutionnelles seraient révélées beaucoup plus tôt voire pourraient même dans certains cas être évitées parce que quand on sait que l'enfant a son avocat on évite de le frapper on sait que derrière il y a des risques y compris judiciaires sur le plan pénal qui pourront ensuite être mobilisés c'est un interlocuteur de confiance pour l'enfant c'est celui qui va le préparer aussi aux audiences celui qui va débriefer les audiences c'est un peu la mémoire de l'enfant un enfant placé il change d'interlocuteur tous les ans il n'a jamais le même juge des enfants il n'a jamais le même éducateur référent à l'ASE en raison du turnover de la saturation du système et de l'épuisement des professionnels il est lui-même confronté à une instabilité résidentielle en changeant régulièrement de lieu de placement donc tout ça évidemment ne garantit absolument pas une sécurité affective mais tout ça ne garantit pas non plus une bonne compréhension de l'enfant de son propre parcours donc l'avocat a quand même ce rôle là et puis surtout l'avocat il est là aussi pour faire du contentieux quand il y a des atteintes aux droits de ses enfants quand tu vois le petit Elliot qui est tondu dans un but d'humiliation par ses éducateurs bah typiquement si cet enfant avait eu un avocat il aurait pu révéler beaucoup plus tôt les violences subies l'avocat aurait eu la possibilité juridique de saisir le procureur et surtout d'obtenir réparation bah oui mais si surtout d'obtenir réparation parce qu'il y a un moment donné obtenir réparation oui
mais tout ce que tu décrivais avant tu vas me dire le contraire c'est un peu pour faire avancer le truc c'était un peu quasiment le rôle d'un tuteur en réalité que ne prendront certainement pas les avocats je crois
au dehors de la partie contentieuse non c'est pas un rôle de tuteur un avocat il est là pour porter la parole de l'enfant et défendre ses droits après les parents restent titulaires
à quel moment cet enfant va aller sonner son avocat
dès qu'il l'estime pertinent dès qu'il en a le besoin dès qu'il a une question dès qu'il est confronté à un blocage par exemple on a des enfants qui ne veulent pas aller le week-end chez leur papa ou chez leur maman parce que ça les insécurise mais pour autant ces gens-là ont des droits de visite et des droits d'hébergement si l'enfant en a pas envie il y a quand même une obligation parce qu'il y a dans une ordonnance du tribunal cette obligation-là avec des droits conférés à ses parents l'enfant il va appeler son avocat il va dire moi ce week-end j'ai pas du tout envie d'aller chez papa ça se passe mal quand j'y vais donc juste j'ai pas envie l'avocat il aura la possibilité d'écrire au juge des enfants de faire valoir la position de son client et de demander à ce que la décision soit révisée dans l'intérêt supérieur du mineur donc non il y a plein il y a vraiment énormément de plus-value aujourd'hui à avoir cet avocat de toute façon les parents l'ont l'avocat c'est absolument dégueulasse de se dire qu'il y a une inéquité des armes y compris dans le cadre de la procédure les parents eux ils ont leur avocat et le seul qui l'a pas c'est l'enfant alors que leur intérêt peuvent parfois converger mais souvent diverger donc c'est quand même un enjeu essentiel en tout cas pour nous c'est un outil de lutte contre la maltraitance institutionnelle qui s'il était mis en oeuvre serait à mon avis très efficace donc on a remporté cette première victoire je rappelle qu'on avait essayé de faire passer ça en 2022 on n'avait pas l'unanimité et d'ailleurs ça n'est pas passé parce que le vote à cette époque c'était 42 voix pour 42 voix contre et le règlement de l'Assemblée nationale fait que en cas de vote égalitaire c'est le contre qui s'impose donc on a loupé le vote à une voix près mais en tout cas c'était pas consensuel notamment dans le bloc central et à droite et aujourd'hui grâce au travail qu'on a mené on est parti les voir un par un vraiment on a bien je ne vais pas dire harcelé mais en tout cas on a fait notre travail de militant et aujourd'hui c'est ce qui explique aussi cette unanimité c'est qu'on a réussi à les faire changer d'avis qu'ils en sont dorénavant convaincus alors ce n'est qu'une étape parce qu'on sait que le plus dur arrive c'est l'inscription de ce texte à l'ordre du jour du Sénat j'en profite si jamais des sénateurs ou des sénatrices nous regardent mettez ce texte à l'ordre du jour de votre assemblée si vous ne le faites pas ce serait une trahison parce que l'espoir suscité par cette mesure chez de nombreux enfants placés chez leur famille chez les professionnels on reçoit des messages tous les jours des ducs j'ai hâte que ça passe parce que quand l'enfant aura son avocat voilà moi-même je pourrais alerter l'avocat quand il y a des trucs qui se passeront franchement tout le monde l'attend cette mesure juste il faut qu'il y ait un groupe politique au Sénat quel qu'il soit je m'en fous mais qui décide de l'inscrire à l'ordre du jour de sa niche notamment la journée parlementaire dédiée au groupe d'opposition enfin au groupe politique qui y siège et ça voilà on attend donc on espère que ça se fera vite parce que ça urge qu'on a plus le temps et l'affaire les deux affaires médiatisées à Paris nous le démontrent c'est fondamental de non plus considérer les enfants comme des objets de procédure mais bien comme des sujets de droit et de leur donner les moyens de les faire valoir de les défendre d'obtenir réparation d'alerter leurs interlocuteurs de confiance quand ils estiment que c'est nécessaire c'est une obligation dans d'autres pays ça se fait il y a qui dit que ça se fait pas et c'est assez scandaleux
Dracaouz a une question très précise je ne connais pas ce dossier aussi précisément il dit pourquoi la niche écolo ne l'a pas reprise au Sénat elle n'a pas repris au Sénat
pour plusieurs raisons la première c'est que la niche écolo elle est moins de 6 enfin plus de moins de 6 semaines en fait il y a un délai de 6 semaines pour pouvoir faire inscrire un texte dans une niche parlementaire et puis au delà de ça il y a aussi beaucoup de textes qui sont débattus et qui nécessitent l'attention des sénateurs sénatrices et donc nous on considère que celui-ci doit passer au dessus parce que les enfants sont un sujet à part entière et vraiment nécessitent et prioritaires et prioritaires exactement et pour moi le Sénat s'il y a bien une raison pour laquelle il existe c'est aussi l'aspect territorial en l'occurrence on parle d'une compétence du département si les sénateurs et sénatrices ne s'en saisissent pas à l'aune des municipales on a quand même un sujet puisque bon évidemment je reviens sur Paris mais Paris reste une ville et un département donc il y a tout un enjeu là-dessus et on a pas mal de sénateurs et de sénatrices à Paris qui sont pour cette mesure et on ne comprend pas non plus après il y a quand même des éléments légaux et techniques pour autant il y a des niches qui arrivent et il faudra qu'on...
Alors justement on va être très concret en janvier il y a une niche socialiste donc si vous êtes socialiste ou que vous connaissez des sénateurs ou des sénatrices socialistes écrivez-leur pour leur dire que la niche de janvier on la veut sinon il y a la niche socialiste aussi du mois de février donc pareil écrivez-leur parce que si ça passe pas en janvier on aimerait que ça passe en février ensuite pour les personnes qui nous regardent qui seraient plutôt du bloc central macroniste il y a la niche RDPI au mois de mars pareil si vous connaissez des sénateurs ou des sénatrices centristes écrivez-leur parce qu'il ne faut pas qu'on loupe le coche du mois de mars mais ça vaut pour l'ensemble des partis évidemment il y a des niches toute l'année donc le premier qui se saisira de ce texte aura notre connaissance éternelle je le dis publiquement ici vraiment tant ce sujet est fondamental il y a une réalité il y a une réalité on va arrêter de se mytho de seconde il y a les municipales donc forcément les sénateurs ce qu'ils veulent faire avant les municipales c'est porter des textes qui vont permettre de pouvoir surfer d'un point de vue électoral sur les municipales parce que les municipales c'est ce qui va conditionner aussi leur réélection et je vous rappelle qu'au Sénat l'année prochaine on renouvelle pour moitié cette assemblée donc voilà ils vont être pris dans des élections et donc il y a des enjeux politiques partisans qui nous dépassent qui nous font penser que l'intérêt supérieur des enfants passera au second plan donc c'est pour ça aussi que c'est très important que chacun et chacune se mobilise à son niveau ça peut être un mail envoyer juste un mail à votre sénateur à votre sénatrice dans votre département on peut dire attention nous on a vu qu'il y avait ça qui a été voté à l'Assemblée Nationale c'est hyper important est-ce que vous allez soutenir plus ils en reçoivent plus ça va être présent dans leur tête et ils vont se dire ah on va peut-être pas choisir des textes voilà comme ça comme on pourrait le faire pour le côté pop-all ce qui nous arrange pour nos prochaines campagnes mais peut-être que cette fois-ci on va faire preuve de responsabilité c'est ce qu'on attend d'eux c'est le béaba d'un responsable politique sinon ils sont pas responsables ils sont juste politiques et parfois même ceux-là sont les plus mauvais mais il y a voilà il y a cet enjeu de mobilisation collective et citoyenne parce qu'on peut pas non plus reposer uniquement sur eux on le sait pour que ça avance il faut que nous-mêmes nous soyons derrière pour les convaincre et faire en sorte qu'ils aient ce désir-là donc envoyez des mails
et juste pour alimenter n'envoyez pas des mails qu'aux sénateurs Lies le disait il y a une réélection de la moitié de l'hémicycle du Sénat en 2026 et donc les sénateurs et sénatrices c'est un mode de scrutin particulier puisque c'est pas nous directement qui votons pour eux c'est un scrutin indirect donc ce sont les maires les conseils départementaux etc donc n'hésitez pas à envoyer des mails à tous les élus que vous connaissez puisque eux devront élire ou réélire un sénateur une sénatrice et ça peut très bien conditionner leur vote si les départements veulent des moyens il faut aussi qu'ils puissent les faire valoir auprès des personnes pour qui ils votent et qui les représentent dans ce type d'institution donc faut pas hésiter en fait on va le dire très clairement à harceler tous les élus que vous connaissez
c'est ça et la deuxième bonne nouvelle c'est que si on n'arrive pas à convaincre les sénateurs ou les sénatrices d'inscrire ce texte à l'ordre du jour du Sénat le gouvernement a annoncé déposer un projet de loi relatif à la protection de l'enfance au premier trimestre 2026 si on souhaite que cette mesure fasse tout son parcours législatif dans de bonnes conditions il faudrait que le gouvernement accepte de l'intégrer à son projet de loi ce qui nous faciliterait grandement la vie c'est pas à l'heure du jour on va pas se mentir on a pas eu un accueil très favorable à cette proposition mais encore une fois on continue d'essayer de convaincre et l'intégrer tel quel
question pour élargir est-ce que quel équilibre il faudrait trouver entre la protection et la préservation du lien familial c'est la question de à quel point quand ils existent et quand c'est possible à quel point on associe les parents
la loi oblige l'association des parents à tous les stades de la procédure y compris dans le cadre de l'évaluation des informations préoccupantes ou des premiers signalements qui ont permis de lancer l'alerte sur un potentiel danger rencontré par l'enfant la loi oblige l'aide sociale à l'enfance à associer les parents à toute évaluation c'est un cas où c'est très net
pour préserver l'enfant bien sûr qu'on le place il s'en est trouvé aussi pour dire que parfois c'était un peu rapide est-ce que c'est vrai ?
moi ça ne correspond pas à une réalité systémique non d'ailleurs
ça existe très certainement
non en fait pour moi il y a une augmentation du nombre d'enfants placés dans le pays ça c'est indéniable c'est statistique qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose c'est que le seuil d'intolérance des françaises et des français à l'égard des violences faites aux enfants augmente d'année en année on le voit dans le nombre de signalements reçus dans le nombre d'appels passés au 119 dans les débats de société sur l'inceste bêta rame les violences dans le périscolaire
dans les crèches
etc donc tout ça va dans le bon sens il y a encore de grosses marges de progression on n'est pas non plus on n'est pas comme dans les pays anglo-saxons on ne va pas être 100 000 à descendre dans les rues pour protéger nos enfants ça ne s'est jamais vu dans ce pays ça s'est vu ailleurs pas chez nous ça s'est vu en Hongrie figure-toi la semaine dernière on était nous très émus parce qu'il y a 50 000 personnes dans la capitale hongroise
les rues de Hongrie en ce moment sont très surprenantes
et qui sont descendus dans la rue pour défendre les enfants placés hongrois qui dans le système de protection de l'enfance subissent les mêmes violences que nous ici en France sauf que la différence c'est que là-bas ça provoque une vraie révolte populaire et je pense que en tout cas ils appelaient à la chute de Viktor Orban notamment parce que son système de protection de l'enfance est absolument infect et violent et voilà et moi j'aimerais qu'un jour ça se produise ici parce que ces enfants encore une fois c'est pas les enfants de personnes c'est bien les enfants de tout le monde ils sont sous notre responsabilité collective à partir du moment où ils sont confiés sur décision de justice à l'autorité publique c'est de nous tous dont il s'agit c'est notre responsabilité à nous tous donc voilà pareil on va continuer de travailler pour que ça puisse se faire augmenter encore le seuil d'intolérance des françaises et des français à l'égard de ces violences ça va prendre un peu de temps mais on va y arriver et le deuxième facteur qui explique l'augmentation du nombre d'enfants placés selon moi mais on n'a pas d'études sur le sujet et c'est un vrai problème cette absence d'études aussi pour déterminer les causes profondes des placements l'origine géographique etc d'ailleurs j'ai toujours tendance à dire que quand on ne compte pas c'est que ça ne compte pas ça aussi c'est très révélateur de la manière dont on pilote notre système de protection de l'enfance mais le deuxième facteur c'est l'augmentation aussi de la pauvreté on le sait on a plus de 3 millions d'enfants qui vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté en France avec des conséquences extrêmement préjudiciables pour leur développement leur santé leur sécurité on a plus de 3 500 enfants qui aujourd'hui dorment à la rue survivent à la rue parmi eux c'est plus de 500 enfants de moins de 3 ans donc des nourrissons et évidemment la pauvreté elle a un impact pour les parents dans leur capacité à satisfaire aux besoins fondamentaux de leurs enfants quand on reçoit un signalement pour un enfant présumé étant en danger la première chose que l'on a l'obligation légale d'aller évaluer c'est si les besoins fondamentaux sont correctement satisfaits et parmi ces besoins fondamentaux il y a un méta besoin c'est celui de la sécurité affective si on estime que ces besoins là ils sont tous interdépendants en réalité mais si on estime que ces besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits alors dans ces cas là le danger est caractérisé parce que je l'ai dit c'est une atteinte au développement une atteinte au droit aussi de ces enfants avec des conséquences parfois extrêmement préjudiciables donc quand on évalue on évalue sur tout cela et on y associe les parents d'ailleurs je voudrais quand même le rappeler on a actuellement 400 000 mesures de protection de l'enfance ordonnées pour la plupart pour plus de 80% d'entre elles par l'autorité judiciaire par un juge des enfants et parmi ces 400 000 enfants plus de la moitié sont certes placés en foyer ou en famille d'accueil dans des campings dans des gîtes dans des hôtels ou devraient l'être si les départements exécutaient les décisions de justice correctement et appliquaient les lois mais on a quand même une bonne partie l'autre moitié l'autre grosse moitié qui n'est pas la majorité mais quand même qui restent à domicile avec la présence d'éducateurs ou d'éducatrices qui vont apporter un étayage éducatif parce qu'on estime justement que bien qu'il y ait danger les parents ou le parent c'est souvent le parent en réalité c'est beaucoup de familles monoparentales a quand même des compétences et des capacités qui lui permettent de s'améliorer de progresser de corriger parfois une posture qui pourrait être inadaptée et on va en tant que professionnels et travailleurs sociaux les accompagner là-dedans sans leur retirer leurs enfants donc quand on parle de l'aide sociale à l'enfance c'est pas que des enfants en foyer ou en famille d'accueil c'est aussi des enfants qui restent avec leurs parents mais qui sont accompagnés par des professionnels à domicile donc ça c'est très important moi je l'ai toujours dit un système de protection de l'enfance digne de ce nom c'est un système qui doit reposer sur trois piliers essentiels le premier c'est la prévention évidemment parce que l'objectif c'est quand même de faire en sorte qu'il y ait de moins en moins d'enfants dans ce pays qui a besoin d'avoir recours à notre service public de protection de l'enfance et ça passe par des actions de communication mais pas que ça passe aussi par une vraie formation des professionnels ça passe par des rendez-vous obligatoires à la PMI la protection maternelle et infantile ça passe par franchement il y a énormément de choses à mettre en oeuvre le deuxième axe c'est que c'est un système le système de protection de l'enfance ne doit pas être dénaturé c'est aussi et surtout un système de secours aux populations et en l'occurrence les enfants la survie d'enfants dépend de l'intervention que l'on va mettre en place si nous n'intervenons pas les enfants meurent voilà la réalité c'est exactement la même chose que pour les urgences hospitalières ou le SAMU c'est pareil la ZEU c'est le SAMU mais c'est le SAMU des enfants voilà donc si on n'est pas là le taux de mortalité des enfants dans ce pays va de facto considérablement augmenter évidemment on ne le veut pas et le troisième axe c'est que c'est pas une politique sociale comme le présentent les départements pas du tout en réalité c'est bien plus que ça c'est une politique de suppléance parentale c'est l'une des politiques publiques les plus intrusives dans la vie d'un être humain parce que c'est une politique publique qui va se substanquer tuer aux parents et qui donc en fonction de ce qu'elle va mettre en oeuvre va avoir une incidence pour toute la vie de cet être humain son enfance mais également sa vie d'adulte voilà donc ça nécessite qu'on pense les choses dans ce cadre là et si nous n'avons pas ces trois piliers ou en tout cas si ces trois piliers sont fragiles on peut considérer que nous n'avons pas de système de protection de l'enfance et en France malheureusement les trois piliers ne sont absolument pas satisfaits on a un système de protection de l'enfance qui contrairement à ce qu'on dit depuis des années n'est pas seulement à bout de souffle on emploie toujours des termes tu sais pour dire ah oui la protection de l'enfance est à bout de souffle elle est en ruine etc non en fait aujourd'hui on n'est plus capable de protéger qui que ce soit
les amis il y a 18h59 passé de 7 secondes c'est quasiment le moment de nous quitter avant de nous quitter dévie le mot de la fin ou celui de la suite
surtout celui de la suite puisque là le combat ne s'arrête pas ici comme on le disait tout à l'heure on a obtenu ces deux propositions de loi à l'Assemblée nationale évidemment le parcours législatif fait qu'il faut continuer et donc les faire voter au Sénat on a beaucoup parlé de la première sur l'avocat mais je tiens à rappeler que la deuxième est tout aussi importante et fondamentale puisqu'elle permet la mise à l'abri des mineurs non accompagnés pendant leur période de recours quand ils se sont vus refuser leur minorité et donc qu'ils attendent une décision de justice pour pouvoir soit se la faire reconnaître soit non cette proposition de loi elle est d'autant plus importante que lorsque l'on leur refuse cette minorité aujourd'hui ces enfants là sont mis à la rue et donc sont laissés à la merci des trafics d'êtres humains de drogue d'exploitation sexuelle on en parlait tout à l'heure un petit peu avec une personne qui avait mis ça dans le chat mais cette proposition de loi elle va dans le bon sens pour réduire aussi ces violences qui sont faites dans le cadre d'exploitation sexuelle et je pense que on vous a on a invité tout le monde à envoyer des des mails aux élus pour la première PPL je vous invite également évidemment à le faire pour la seconde qui est tout aussi importante et ce sera mon mot de la fin
PPL c'est proposé sur le loi oui tout à fait Yes en 5 secondes le mot de la suite il a tout dit j'ai pas besoin tu vois tu me disais tout à l'heure on allait peut-être pas faire jusqu'à 19h mais t'as oublié qu'on était bavard
merci David merci infiniment c'est toujours un plaisir de t'avoir lié de te rencontrer je pense que malheureusement vous reviendrez pour continuer à parler de l'aide sociale à l'enfance et des enfants des enfants qu'on n'oublie pas en tout cas pas ici il est 19h une minute c'est la fin de ce stream chers amis merci d'avoir suivi merci pour votre confiance merci pour vos questions merci pour vos réactions merci pour votre patience merci pour vos débats dans les chats merci aussi à Stéphanie Berlu pour les visuels merci à Franck Ballanger et à Xavier Rouman et à Olivier Chauve pour leur coup de main logistique merci d'amener de temps en temps les invités merci aussi à celles et ceux qui dans l'ombre de la vitre devant moi nous permettent à ma gauche nous permettent de voir d'entendre et de faire une émission jolie en son en images en pixels merci à Pascal Baudot à la réelle merci Pascal merci pour tout merci Hélène Ginest tout merci Thomas Coudreuse merci Sacha Troppe merci Adrien Barrière chers amis à vous dans le chat partout ailleurs qui nous écoutez peut-être en podcast on fait une petite pause pendant les fêtes de fin d'année profitez bien de ces moments avec vos proches ou sans vos proches d'ailleurs revenez-nous en forme le talk ça reprend le 8 janvier avec toujours de l'actu toujours des questions toujours des réponses aux questions toujours des analyses des échanges des cris des humeurs des émois d'ici là je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année prenez bien soin de vous et je vous souhaite une excellente soirée et à très vite dans le talk de France Info salut