DIVORCE : SON MARI TUE LEURS ENFANTS DE 6 ET 7 ANS POUR SE VENGER… AVANT DE METTRE FIN À SES JOURS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est une mère de famille qui venir nous raconter comment son ex-mari a tué ses enfants lorsqu'elle l'a quitté. Je sens qu'il se passe quelque chose de grave. Je sens que ma vie va basculer.
Très vite, le médecin me rejoint et il me dit "Madame, vos enfants sont morts." Et en fait, il a été acheté larme pour l'occasion pour tuer les cécil et pour se tuer. Il était violent ou pas ?
Dans les propos ? Oui. Et il me dit "Toi si tu me trompes, je te mets une balle dans la boire à l'épinière, tu seras paralysé toute ta vie." Pour moi, ça fait pas partie de l' normal des choses.
Un père aime protège et tu pars. Ouais, tu pars. Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende.
Aujourd'hui, notre invité s'appelle Patricia Odo. C'est une mère de famille qui a perdu ses deux enfants en 1990 lorsqu'elle s'est séparée de son mari. Il a décidé de les tuer, de se suicider ensuite.
Il va venir nous raconter son histoire, vous allez qui est très difficile à écouter. On la remercie d'ailleurs de de venir nous raconter son histoire. Merci à vous d'être de plus en plus nombreux à nous écouter sur les gendes tous les mercredis, vendredi et dimanche.
Vous nous écoutez en podcast audio aussi d'ailleurs sur Spotify 10h, Apple Podcast et Amazon Podcast. Merci d'être là. Et je voulais remercier aussi notre partenaire sur cette vidéo, c'est la marque de litri Emma qui font non seulement des matelas, des sommiers, plein d'autres accessoires aussi et pour ceux qui connaissent pas, ils ont même été élus.
Meilleur matelas en France en 2024. Alors bien dormir, c'est important. Il y a 50 % des Français qui déclarent mal dormir.
C'est important non seulement pour la santé mentale, mais aussi pour la santé physique. C'est hyper important de bien dormir. Ils ont un modèle à mémoire de forme, mousse à mémoire de forme.
Ça permet de s'adapter à toutes les positions et à tous les corps. C'est très bien et ça permet aussi d'ailleurs de ne pas sentir la personne qui dort à côté de vous bouger. Ça va rien de pouvoir dormir tranquillement.
Et avec Emma, vous allez pouvoir tester les matelas pendant 100 jours. Si vous êtes pas complètement satisfait, vous renverrez, vous serez remboursé. Vous allez avoir la livraison gratuite et le retour gratuit si besoin.
Vous pouvez payer jusqu'à trois ou quatre fois sans frais et je vous mets toutes les infos dans la description si vous vz voir ça. Euh en tout cas, merci d'être là de plus en plus nombreux à nous suivre sur les gendes et c'est parti avec Patricia Odo. On y va.
Bonjour, je m'appelle Patricia Odo. Je je suis là pour vous raconter l'histoire de mes deux enfants qui ont été tués par leur père en 1990. Et aujourd'hui, je vous raconte comment peut-on survivre au pire.
Merci Patricia. Patricia c'est Odo, c'est ça ? Oddo.
Oui. C'est c'est de quelle origine ? C'est italien.
C'est d'origine italienne. Oui. De où ?
Sicile. De la Sicile. Sicile ?
Ouais. Du côté de Palerme. D'accord.
Très bien. Voilà. Tu as fait un livre qui s'appelle Survivre au pire chez Max Milo, l'éditeur.
Patricia Odo. Je vous mettrai le lien si vous voulez où Patricia raconte son parcours justement ce dont on va parler maintenant mais il y a toute l'histoire complète sur le livre. Donc si vous voulez chercher dans la description sur YouTube he dans dans la description, je vous mettrai le lien et pareil en podcast audio sur Spotify, dieser Apple Podcast et Amazon Podcast, vous aurez le lien aussi pour retrouver le livre.
C'est en 90 tu racontes cette histoire qui est qui est qui est qui est atroce où ton mari va ton mari de l'époque Jackie va va tuer tes deux enfants qui avaient à l'époque 6 et 7 ans. C'était Lucy et Sylvain. Et tu dis que c'est avec les attentats, on va revenir sur le sujet mais tu dis que c'est avec les attentats de 2015 que tu as eu envie de raconter.
Merci Guillaume de m'accueillir. En effet, c'est au moment des attentats euh lorsque je regardais la télévision et que je voyais ces personnes complètement terrorisées et à la fois qui raconaient leur histoire et qui était complètement traumatisé comme s'il raconit l'histoire de quelqu'un d'autre et c'était ça leur était arrivé à eux que je me suis sentie touchée et en fait ça ça m'a renvoyé à moi mon propre traumatisme que peut-être je n'avais pas réglé. Et en même temps, à ce moment-là, en 2015, j'étais pas bien du tout.
C'est la première fois première fois où j'ai où j'ai eu envie de mourir. Ma vie n'avait pas de sens. Mes enfants, Thbo et Angélique, les deux autres enfants que tu as eu de deux autres enfants que j'ai avec un autre homme avec un autre homme que j'ai eu après, avait grandi, n'avait plus besoin de moi et j'étais seule dans la vie.
À ce moment-là, je me suis dit c'est important pour moi pour qu'il devienne des adultes et des parents un jour responsables, que je crée un lien entre Lucy, Sylvain, Thbo et Angélique et je raconte mon parcours et qui comprennent par où je suis passée, par toutes ces tout ce chemin en fait que j'avais parcouru pour arriver à aujourd'hui et ça a été la plus belle des aventures, l'écriture. Pour qu'il comprennent qui sont les deux enfants en photo dans le salon. Tu l'expliques à un moment donné, tu dis tiens et à un moment donné deux enfants que tu as eu après, on dit "Mais c'est qui ces deux enfants là ?" Est-ce que tu leur avais pas expliqué ?
Alors, il connaissaient ils connaissaient Lucivin, leur existence. Par contre, toutes les petites anecdotes que je dénais, toutes ces petites histoires, tous ces petits moments qu'on avait partagé, tout cette tous ces voilà toutes ces vacances où n'ont ils n'ont pas été présents puisque voilà, c'était important que je raconte en fait, que je leur raconte qui était Lucy, qui était Sylvain et qui était Patricia. On va revenir sur l'histoire qui qui qui est horrible.
Juste pour comprendre ton enfance. Tu viens de Chartre, c'est ça ? Tu as grandi là-bas ?
Oui. Enfance comment ? Sévère, pas sévère, famille nombreuse.
Tu tu grandis comment ? Alors bah je suis l'aînée d'une fraterie de 4. Mes parents sont émigrés, ils sont arrivés sont origine, on est d'origine sicilienne émigré de Tunisie parce que notre famille avait émigré en Tunisie dans les années voilà 30 enfin et mes parents sont arrivés en France en 58.
Je suis née en 59. Donc une fraterie de quatre plutôt un père très très autoritaire, très voilà, il y avait quand même beaucoup d'interdits, on avait pas trop le droit de s'exprimer. Les émotions, voilà, comme beaucoup de familles de l'époque ça n'existe pas.
Et puis une maman plutôt effacée, plutôt soumise qui voilà qui nous qui répondait à nos besoins en fait, il y a pas de souci. Mais voilà qui et moi je j'ai grandi là avec euh voilà pour moi mes frères et sœurs c'est vraiment c'était des voilà des c'est voilà c'est des gens voilà que j'aimais beaucoup que j'aime beaucoup qui sont toujours là que j'ai vraiment beaucoup d'amour pour eux. Euh j'ai un petit peu été euh voilà, c'était moi qui m'occupait d'eux parce que ma dès que ma mère est partie travailler, c'est un petit peu j'avais pris ce rôle-là.
En plus, je le prenais à cœur parce que voilà, parce que bah voilà, je crois que j'ai quelque chose en moi euh euh qui est fort prononcé, c'est-à-dire prendre soin des autres. Et voilà. Et c'était voilà, on a grandi dans l'autorité, on avait quand même beaucoup d'interdit peut-être mais on avait de l'amour et ça euh voilà, j'ai pas manqué d'amour à ce niveau-là.
C'est en 76 que tu vas être donc tu seras au lycée à Chartre, tu vas faire ton ton ta scolarité là-bas. C'est là-bas que tu as rencontré Jackie justement. Euh et dans ta classe, tu rencontres comment ?
Jackie et et le un ami de mon frère Éric, ils étaient en classe ensemble et moi j'étais euh dans une dans dans un autre cours bien sûr, j'apprenait la comptabilité et lui l'électromécanique et puis voilà. Bon moi j'étais assez euh fan de lui à l'époque. Pourquoi ?
Bon voilà, il était euh il était peut-être qu'il avait la liberté que au sein de sa famille que je n'avais pas. Enfin voilà, il avait il était libre. J'avais l'impression qu'il était, attention, je dis bien, j'avais l'impression qu'il était libre à ce moment-là parce que moi, j'avais beaucoup d'internis et et du coup, voilà, ça m'a ça m'a ça me faisait rêver.
Voilà. Et en même temps, il y avait une moto et puis voilà, il m'avait proposé quelques voilà quelques sorties et on on sortait avec mon frère, avec d'autres d'ailleurs et j'étais souvent derrière lui sur sa petite moto. Tu avais 15 ans quand tu l'as rencontré ?
Oui, j'avais 16 ouais peut-être 16 ans. 16 ans. Et la première fois que vous êtes sorti ensemble, c'est le soir de tes 20 ans.
C'est ça exactement. En fait, après l'école, on s'est perdu de vue et c'est l'année de mes 20 ans qu'il est arrivé à nouveau dans ma vie, dans notre vie parce que et que comme c'était mon anniversaire spontanément, je l'ai invité et puis voilà, c'est c'est ce jour-là que notre histoire voilà amoureuse a démarré. Il est comment au départ psychologiquement avec toi ?
Comment il se comporte ? Est-ce que c'est quelqu'un d'assez brutal, d'assez doux ? Au contraire, c'est absolument pas quelqu'un a priori, enfin dans un premier temps, il est absolument pas brutal.
C'est quelqu'un qui laisse faire, qui il est pas spécialement attentionné. C'est pas quelqu'un qui va s'exprimer dans dans dans ses dans ses émotions, mais il est pas violent. il est pas dans un premier temps, c'est pas comme ça que je le vois et qu'il est en tout cas avec moi.
C'est ça qui est important de préciser. Et c'est pareil, nous n'avons euh nous n'avons jamais vécu ensemble parce qu'à l'époque évidemment quand on quitte la maison, c'est pour se marier. Donc j'ai pas eu l'occasion de de vivre au quotidien avec lui jusqu'au moment de notre mariage qui est arrivé en 82.
Ah oui ! Tu es obligé d'attendre de te marier pour partir habiter avec lui. C'était une autre époque.
Ah oui, parce que oui, c'était les années 70. Et vous avez des bons souvenirs ensemble ? Enfin, au départ ça ça le couple fonctionne pour que tu as envie de te marier, tu le fréquentes et tu vas te marier.
C'est que ça se passe plutôt bien au début quand même, même s'il a pas trop d'attention, tu dis. Oui, oui, oui, ça se passe bien. Puis ben moi je je voilà, il me proposait quand même c'est pareil, c'était c'était l'aventure avec lui en fait à l'époque c'était c'était un petit peu l'aventure.
Euh on a eu la possibilité de partir euh voilà, il m'avait proposé de partir en vacances dans le sud et ça c'était génial avec lui. Euh euh j'ai pu partir première voilà au ski et c'était génial avec lui. Enf tout ce que je n'ai pas pu faire.
En tout cas, il y avait des propositions voilà. Et puis et puis je me souviens quand j'ai eu 21 ans, il m'avait euh euh proposé il m'avait invité un des plus beaux restaurants de Chartre avec un bouquet de fleurs et j'étais vraiment charmée et touchée. Voilà.
Bien sûr que euh au départ euh il il m'a il m'a touché, il m'a plu et en tout cas, j'étais peut-être resté avec l'image aussi de cette de cette de ce jeune homme que j'avais connu quand j'avais 16 ans et j'étais tellement fan amoureuse de lui que voilà, je me suis engagée avec lui avec peut-être peut-être l'idée que qu'il m'aimerait peut-être autant que moi je l'aime. Voilà, peut-être avec cette idée-là, mais ça c'est une autre histoire. Il va te demander en mariage comment ?
Ah oui, alors curieux. Mon frère Éric se marie en 1981, mars 80 et après je je suis invitée chez ses parents et lorsque je fais la vaisselle avec sa mère, elle me elle me dit "Ce serait peut-être bien Patricia que vous vous mariez maintenant." peut-être faudrait peut-être penser que voilà ça serait peut-être bien maintenant que vous vous mariez en fait voilà c'est pas c'est la belle-mère qui est c'est ma belle-mère qui me dit que ce serait bien qu'on se marie et Jacquine m'a jamais fait cette proposition voilà il m'a jamais voilà il m'a jamais dit Patricia est-ce que je ce serait bien qu'on se marie ça serait il m'a jamais fait jamais sa demande en fait c'est sa mère qui me l'a fait c'est trop rigolo que j'y pense c'est vous ça c'est la belle-mère qui fait demande quand même.
Oui, vous ce serait bien en fait, vous savez, ça serait bien. Vous vous rendez compte ? Ça serait bien.
Ça veut dire que là, c'est pas bien ce qu'on vit. C'est fou. Vous avez vous marié le le 5 juin 82 après ?
Ouais. Comment se passe le mariage ? directement ou oh ça se passe bien.
J'étais sous l'évervescence un peu excitée un peu par la préparation que j'avais dû faire pratiquement seul avec mes parents parce que Jacky n'était pas très investi dans ce mariage mais c'est comme ça je l'ai accepté. Il était pas investi, c'est-à-dire il était bah voilà, ça l'arrangeait bien que ben il a toujours eu aussi quelqu'un qui s'occupait de ses affaires, sa mère avant avant voilà s'occuper de tout ce qui était administratif voilà pour lui et puis bahà il a continué et moi j'ai pris la relève en fait après et oui il a trouvé une autre maman quoi. En gros, on allait y venir.
Donc par contre oui, ce jour-là quand même j'ai eu un petit doute. J'ai vraiment eu un doute dans l'engagement dans cet engagement et j'ai vraiment j'ai vraiment eu cette cette petite intuition qui me disait c'est pas bon pour moi mais sauf que je l'ai pas écouté à ce moment-là et puis évidemment tout était organisé la famille était présente et cetera et cetera et il vous disait qu'il vous aimait non jamais jamais il vous a jamais dit je t'aime c'est vrai Non [ __ ] c'est Il vous a jamais demandé en mariage. Vous az jamais dit je vous l'avez fait deux enfants quand même.
Ouais ouais c'est fou. Ouais vous vous lui disiez que vous l'aimiez. Oui.
Ah ouais, c'était la sens unique. J'ai accepté ça. Je je Guillaume, faut savoir que voilà, je suis pas une victime de ce qui enfin bien sûr que si je peux être victime, on peut considérer que je le sois une, mais j'ai accepté beaucoup de choses et je suis je prends ma part de responsabilité par rapport à ça.
J'ai accepté, j'aurais pu dire non à ce moment-là. J'ai beaucoup réfléchi sur la situation depuis. Oui.
Donc le mariage va se passer. C'est une fête. Oui.
Voilà. Il y a pas trop d'amour de son côté, vous avez l'impression. Oui.
Oui. Mais bah je pense aujourd'hui, je pense que sincèrement il a été quand même aujourd'hui, je pense qu'il était qu'il m'a aimé, qu'il m'aimait mais il savait pas l'exprimer. Peut-être il était peut-être blessé.
Enfin voilà. Mais je veux pas m'étaler sur lui. Ah monsieur Non, c'est c'est histoire de comprendre le la psychologie.
C'est important euh Ouais. En fait, lui, je pense que il cherchait notre maman. Attendez, tant Guillaume, c'est exactement ce qui ce qui est recherché.
Je pense que euh je lui convenais parce que j' suis quelqu'un de en fait aujourd'hui, je sais que je suis quelqu'un de euh d'attention. Je dis je suis quelqu'un qui euh qui organise, je suis quelqu'un qui est généreux, je suis quelqu'un voilà et ça il a senti mieux que moi, il a su qui j'étais. D'ailleurs, je pense que les hommes avant moi savent qui je suis.
Vous allez partir avec lui habitant en Normandie après le mariage. Vous partez où ? Exactement.
On est parti vivre à Saint-Valyanko parce qu'il il était il a été muté à à la centrale de Paluel. En fait, il faisait quoi lui dans la vie ? Il travaillait en salle de commande en centrale nucléaire.
D'accord. OK. OK.
Donc vous vous travaillez pas à ce moment-là, vous le suivez au début. Voilà, j'ai quitté mon emploi de char pour aller le la vivre en en Normandie. Pendant presque 2 ans, je n'ai pas travaillé mais entre-temps, j'ai Lucy est né et enfant avec Lucy. 22 mars 1983, elle est né et ça ça a été une un devenir mère, ça a vraiment été quelque chose d'extraordinaire.
Je me suis révélée à moi. C'est enfin vraiment la maternité est quelque chose d'extraordinaire à vivre. Enfin, je parle à des hommes mais voilà et ça a été un beau cadeau en vraiment c'était un beau cadeau.
Donc Luy arrive en 83, s'il va en 84, vous enchaînez deux enfants. Oui. Euh directement.
Ça fait 3 ans que vous êtes ensemble, c'est ça ? Euh non non, on est on s'est revu en 79 84, ça fait 5 ans. Ça fait 5 ans tout.
Mais voilà, c'est vrai que Sylvain n'était pas attendu, mais voilà, moi je l'ai accueilli avec tout mon cœur. Euh Jacquy était pas très à l'aise avec la maternité, assez Ouais. Il était il était il était pas là en fait.
Ça ça l'effrayé, je pense. Alors, devenir père, c'est important qu'on parle de notre relation au sein de la du foyer parce que c'est quelqu'un qui s'investissait absolument pas dans dans la vie du quotidien quoi. C'était voilà.
Alors, à l'époque, je ne travaillais pas mais quand j'ai eu commencé à travailler, c'était la même chose. D'ailleurs, il m'a dit euh "C'est choix ?" Parce qu'il refusait que je travaille.
C'est ton choix. Ah, il voulait pas il voulait pas que tu travailles pourever les enfants. Vou il voulait que je sois comme sa mère.
D'ailleurs, sa mère lui a dit un jour euh quand ma mère quand ma mère euh lui dit "Ah Patricia recherche du boulot" et sa mère répond à ma mère et bien ça m'étonnerait bien que Jackie accepte. Voilà. Et donc j'ai fait le choix de de d'envoyer des des lettres, des CV pour pour retrouver du boulot.
Et oui, ça change un truc entre Jackie et entre ton mari et toi à l'époque, le fait d'avoir un deuxième enfant justement qui qui la famille ça grandit, ça change un truc dans vos rapports ? Ça ça a pas changé grand-chose parce que je continuais à m'occuper de tout. J' m'organisais pour tout.
Et tu lui laisses les enfants quand tu vas je sais pas non. Est-ce que tu fais une activité ? Est-ce que parfois il les garde ?
Très peu. Alors c'est vrai que dans un premier temps, je ne travaille pas. Donc évidemment j'étais en permanence avec eux.
Enfin, il les réclamait pas non plus. Il avait des activités sportives, donc il y allait il allait les les pratiquer en fait, les faire. Et puis euh on va quand même parler de Ouais, c'est important que j'évoque ça parce que j'en ai pas encore parler, mais c'était quand même quelqu'un qui avait qui ne supportait pas qu'on ne pense pas comme lui.
C'était quelqu'un qui qui était investi dans le syndicat et c'est vrai qu'il était plutôt agressif dans ses propos. Euh quand les enfants faisaient trop de bruit, ben écoutez, il était plutôt à haosser le ton inutilement parce que bah de toute façon les enfants bah et bien c'est normal qu'il fassent du bruit, c'est normal qu' jouent, c'est normal. Donc quand il était en repos, ben ce que je faisais c'est que je partais pour aller au bord de la mer, pour aller dans le parc pour les emmener dans des activités.
Voilà. Ah, tu les sors et vous avez des amis communs ? Il a des potes, il a une vie sociale qui Alors, le fait d'arriver en Normandie, il a il vivait depuis 1 an ou deux, donc il avait déjà un cercle d'amis que j'ai rencontré et avec qui ça s'est super bien passé.
Sauf que les miens et bien ça allait pas du tout parce qu'il n'était pas dans le même univers. C'est pareil lui c'était des c'était c'était plus l'univers. Voilà quelque part.
Oui. Je me ramène à les plutôt politique parler de l'économie tout ça et puis avec les gens que j'amenais à la maison. C'était plus des on parlait de de la vie de soi, de nos enfants et c'était c'était pas du tout les mêmes.
Et en fait vite, j'ai cessé d'inviter mes amis parce que il était capable de plomber en fait une soirée. Ah c'est vrai ? Dans quel sens ?
Il faisait des blagues un peu gênantes euh voilà, il faisait la la tête un peu. Ah il faisait la tête ou et ça je voulais pas faire vivre ça à mes amis en fait. Et du coup j'ai cessé de faire ce choix-là.
J'ai j'ai fait le choix, pardon, de ne pas de ne plus inviter mes amis qui m'étaient chers en fait, avec qui je pouvais avoir des conversations. Donc, j'allais rencontrer ces gens chez eux. Il faisait pas d'efforts avec tes amis en gros.
Voilà, il faisaiit pas d'efforts. Voilà, c'est terrible. Et je suis en train de prendre conscience parce que quand je l'ai écrit et lui en avait des amis.
Oui. Oui. Et je Qui était intéressant ou pas ? qui était intéressant pour lui.
Euh moi je moi me posait pas cette question à l'époque. Posz pas cette question. Je recevais chez moi et j'étais contente de recevoir chez moi des personnes qui euh euh qui avaient aussi des enfants qui étaient amis avec les miens et et c'était ça.
Voilà. Je je avoir du lien aussi c'est important avoir du lien social. Mais ces gens-là pour certains, je les vois encore aujourd'hui.
Il était violent ou pas dans les propos ? Oui. Cétait quelqu'un violent.
Pas physiquement. Pas physiquement. Il vous a jamais tapé.
Il m'a jamais frappé. Par contre, il a eu des propos et ben tiens, c'est intéressant qu'on reparle de ces propos. Euh je suis c'est en 1984, je suis enceinte de Sylvain du 2e donc.
Et nous regardons un film et ce film c'est l'histoire d'un homme qui tue sa femme parce qu'elle l'a trompé et il me dit "Toi, si tu me trompes, je ne te tue pas. Je te mets une balle dans la boile l'épinière, tu seras paralysé toute ta vie." Et c'est un propos.
Voilà. Voilà le genre de propos qui m'a tenu en 1984. Et euh c'est quand même des signaux, c'est d'une violence.
Mais j'ai occulté complètement c c ces mots mais ça m'est ça m'est revenu bien moment d'écriture en fait comme en fait pour me protéger occupé plein de choses. Ah ouais, ça je peux pas l'entendre. Je peux pas, c'est c'est pas acceptable pour moi.
Mais quand je m'en suis souvenu, je me suis dit waouh, mais c'est impressionnant comment déjà ces mots étaient révélateur d'un vous rendez compte me paralyser était plus en fait c'est c'est en fait il a essayé quelque part il a réussi en partie mais c'est une vraie victoire une vraie victoire. tu vas reprendre le travail en 84, tu décides de reprendre le travail. En tout cas, à ce moment-là, tu tu vas lui annoncer à un moment donné comment ça se passe l'annonce de tiens, je vais reprendre le boulot, je vais pas rester une mère au foyer qui ne va pas travailler, je vais reprendre une vie professionnelle.
Comment il le prend ? Ah ben tu fais ce que tu veux mais moi je change rien mes habitudes. Tu continueras à faire le quotidien mais tu fais ce que tu veux.
Tu choisis de travailler, tu travailles. Et moi le reste voilà. Et j'ai travaillé.
Tu fais quoi comme boulot ? Oh, je suis dans la comptabilité dans voilà dans l'administratif. Ouais.
Tu trouves un boulot ? Donc tu vas travailler travaille chez EDF en fait. OK.
Ah donc vous travaillez tous les deux chez EDF. Voilà. Moi plutôt dans l'administratif et lui il est en en conduite c'estàdire en exploitation.
Ça va commencer à vous éloigner un peu dans un premier temps. Pas tout de suite. Pas tout de suite mais vite.
Très vite en fait très vite je me suis rendue compte que il y avait des gens super agréables autour de moi, des gens super sympas ouverts en tout cas et lui il était pas. Je me sentais mieux à l'extérieur qu'à l'intérieur de chez moi. Donc j'ai commencé à travailler en en 84.
Ouais 86 87. Ça commençait à décliner. J'avais déjà je sentais que j'étais plus à ma place, que je me sentais je me sentais pas vieillir près de lui.
Ah, tu sais, tu vas passer ta vie parce que je je suis quelqu'un d'hyper intuitive. C'est ça qui est extraordinaire pour ça que d'écouter son intuition important. Je sens, j'avais déjà ça en moins, je me disais je sens que ma place, elle est pas là.
Je suis pas c'est pas juste. Et petit à petit euh petit à petit Ouais, on s'est éloigné. Enfin, moi je me suis éloignée de lui.
C'est moi qui me suis éloigné de lui. Tu essayes pas d'arranger les choses. Tu sais que ça le fera pas en fait.
Ah, j'ai quand même tenté. Ah, j'ai quand même tenté. J'ai parlé quand même.
D'ailleurs, j'ai commencé à à parler 88 et en 89. Je lui propose même euh voilà Jacky, je suis pas bien du tout. J'ai besoin qu'on se retrouve.
Ce que je te propose, c'est qu'on parte tous les deux pendant des vacances et que Lucy et Sylva, on les on les laisse chez nos parents et qu'on parte et qu'on essaie de de se retrouver, qu'on parte ensemble, qu'on puisse faire quelque chose ensemble et qu'on échange et qu'on Et là ma sa réponse a été celle-ci, c'est encore un caprice de ma part. Et là, j'ai été vraiment déçu, vraiment déçu. En fait, j'ai découragé, découragé.
Je me suis dit et puis février 90, je reprends mon courage parce que j'avais peur, beaucoup peur de en fait, c'est ça qui est surprenant. J'ai peur de lui. J'ai peur de lui parler de comment dire, il pouvait se mettre dans des états de colère qui pour moi n'était pas justifié.
Donc oui, j'avais peur de cette colère. J'avais Je suis quelqu'un qui a peur de la violence. C'est quelqu'un naturellement qui a peur de la colère.
Je connais mes peurs et ça la la violence euh la colère, quelqu'un qui qui hausse le ton. Ça me voilà, aujourd'hui je travaille là-dessus. C'est bien.
Ceci dit, à ce moment-là, j'avais peur de lui et j'ai pris mon courage pour lui dire "Écoute Jackie, moi c'était important aujourd'hui. Je n'ai plus j'ai besoin qu'on qu'on fasse un break. J'ai besoin qu'on de de me retrouver.
J'ai besoin de de prendre du temps et et c'est important pour moi aujourd'hui que que de partir et et qu'on voilà et c'est tu demande d'arrêter la relation. Voilà en tout cas pour une période donnée. Mais on sait très bien que les break en gros tu essayes de d'espacer un peu de prendre de de le large quoi.
J'ai besoin de prendre le large progressible qui s'habitue peut-être à l'idée que nous allions nous séparer. Et curieusement il accepte. Il accepte.
Alors à ma grande surprise, mais vraiment j'étais vraiment très reconnaissante à ce moment-là. Vraiment, j'ai eu quelques temps beaucoup de reconnaissance pour qu'il ait cette compréhension. Avril 90, voilà, entre-temps, j'ai trouvé un logement et puis mes parents m'avaient m'avaient soutenu et m'avaient aidé pour mettre Tu pars avec les deux enfants ? par avec les deux enfants.
Au bout de 15 jours, j'avais laissé des choses et il m'avait dit "Tu peux venir quand tu veux et à ce moment-là donc il est plutôt compréhensif. Plutôt compréhensif au départ. Tu d'ailleurs c'est ce qu' m'a dit, tu peux revenir quand tu veux chercher ce qu'il te reste et qu'un jour après, je je l'appelle pour lui dire je viens tel jour." Il m'a dit "Pas question, tu reviens pas." J'avais laissé Ah, il avait changé, on avait changé d'avis et là il a commencé à bouger et là j'avais laissé toutes les photos et je précise, j'avais tous les album de photos de Lucy, de Sylvain, tes deux enfants et de et de nous en fait là-bas.
Il est comment avec les enfants ? C'est lui qui les garde ? C'est toi qui les garde dans l'appartement que tu vas prendre ?
Comment ils sont où les enfants sont là ? Alors curieusement euh il a souhaité il a souhaité euh il a accepté de les prendre, de s'en occuper. Curieusement, je dis curieusement parce que quand on était ensembleétait pas voilà mais bon voilà c'est comme ça et euh donc com pas inquiété de les laisser je jamais laissé du tout.
Non jamais jamais jamais. Tu as pas eu de de Ouais, pas non pas pas dans un premier temps. Tout de suite non, dans un premier temps euh voilà, c'était leur père et et il devaient aller voir voilà, c'est important qu' qu'ils aillent aussi voir leur père.
Et très vite, ça j'ai senti les enfants tenir des propos euh tenir des propos qui me dérangeaient en fait. Oh, il s il s'est même servi de moi pour pour éloigner les enfants. Par exemple, Lucy, un jour quand elle revient quand elle revient me dit "Maman, de toute façon, toi tu es méchante parce que tu aimes plus papa et papa t'aime encore et toi tu veux plus vivre avec lui." Là, j'étais triste à ce moment-là, très triste.
Sylvin qui me fait un jour une grosse scène, il veut pas manger à table, il veut aller manger là où il a envie de manger. Je lui dis "Non, Tibo, Sylvain, pardon, tu restes à table. Euh oui, mais chez papa on fait ce qu'on veut, on mange où on veut et ce qu'on veut et quand on veut." J'ai m ici, tu es chez maman et on mange à table et ce qu'il y a dans l'assiette.
Et à ce moment-là, j'ai même été au-delà. Je dis "Écoute Sylvain, à ce moment-là, si tu veux aller vivre chez papa, tu as le droit. Je vais te préparer ta valise, tu as quelques minutes pour réfléchir et c'est ce que je suis allée faire.
Et sous le pas de la porte, je lui dis voilà, si tu franchis le pas de la porte, je t'accompagne chez papa. Si tu reviens vers moi à l'intérieur de la maison, ça voudra dire que tu respectes les les règles que nous vivons à la maison. Et il est revenu vers moi et il est resté à la maison.
Ce cependant, les dernières vacances que nous avons passé ensemble, c'était à Kibron. Lucy me fait c'était quand en 90 en 1980 en août 90 vraiment à ce moment-là. Donc là vous êtes séparé depuis février.
Voilà mais vous repartez ensemble. Non, tu pars juste avec les enfants là. Je suis partie avec les enfants.
J'étais parti en vacances avec ma famille. Oui. Et donc ils habitent par intermittent chez qui et chez toi.
Voilà. Voilà. Il a les enfants étaient étaient pass avec passé en juillet 15 jours avec lui.
Non mais le reste de l'année depuis février, ils sont un peu chez lui, un peu chez toi. Ouais. Mais beaucoup chez moi.
Mais beaucoup chez moi. Beaucoup beaucoup beaucoup. Par contre, c'est important aussi euh je que je précise aussi une chose euh systématiquement quand il les avait chez lui, il m'appelait souvent la nuit pour me dire que je ne les reverrai plus.
Et ça a très vite ça a été très vite cette angoisse. En 1990, à partir du moment où vous êtes séparé, je dirais ça a été peut-être vers le mois de mai juin, il a commencé vraiment à me à me menacer en fait. à me à me envoyer des messages qui me terrorisé.
Et puis quand je venais dans mon rationnel parce que dans mon rationnel, je dis mais non papa il peut pas tu Comment il t'envoyait des messages ? Non, il me téléphonait pour me dire parce qu'à l'époque il y avait pas. Il me disait tu ne les rêveras pas, tu ne verras plus, tu ne reverras plus les enfants.
Et il raccrochait. et raccroché et moi je restais avec ça et c'était en toi tu te disais il alors bien sûr que c'est pour me faire peur. Oui.
Ah on en parlera après on parlera tout ça. Non crois pas comment peux-tu penser qu'un père peut tuer ses enfants ? Comment peux-tu imaginer qu'un père peut tuer ses enfants ?
Pour en venir aux dernières vacances également, Lucy un jour, on est en voiture, elle me dit "Maman, tu sais, papa il roule vite parce qu'il veut mourir." Donc les enfants entendaient parler de la mort. Et une autre fois, Sylvain marchait sur le trottoir et il descendait sur la route, il remontait, il jouait comme ça et elle dit à son frère "Bah Sylvain, tu es comme papa, tu veux mourir toi ?" Et là quand je suis reventée de vacances, c'était j'étais auto après le 15 août.
Là, j'ai dit il faut que je fasse quelque chose. Vraiment comme je reprenais le travail, j'avais j'avais des amis qui pouvaient garder les enfants parce que Jacky n'était pas enfin m'avait dit qu'il était pas disponible en tout cas. Donc je prévois de laisser les enfants chez ces amis-là.
Et il m'appelle, il me dit "Où étaient les enfants ?" Je dis ils sont chez chez Dominique. Dominique c'est c'est la nourrice en fait des enfants de Luci Sylvain.
Tu déposais les enfants chez voilà de temps à autre les mercredis par exemple ils allaient chez leur chez cette femme-là qui les gardait en fait quand ils étaient petits avant d'aller à l'école ils allaient chez cette femme-là. C'était leur nourrice en fait tout simplement. D'accord.
Et donc comme c'était pas la la l'école n'avait pas repris, donc j'avais j'avais proposé à Dominique de les prendre le temps de voilà que comme je travaillais. Et à ce moment-là, un soir, il m'appelle, il me dit "Pourquoi tu m'as pas demandé que je les garde plutôt qu'ils aillent là-bas ? Plutôt qu'ils aillent chez Dominique." Et alors, je lui ai pas demandé parce que j'ai j'avais entendu parler de mort.
Je savais que j'avais peur mais j'ai accepté de lui laisser et la dernière fois alors que tu avais un pressentiment. Ouais, j'ai accepté. Mais c'est pareil quand j'en parlais à à des gens autour de moi, Patricia, il dit ça pour t'intimider, c'est juste du chantage.
Il cherche à te faire revenir. Il te dit de revenir ou pas d'ailleurs ? Parce que c'est quoi en fait ?
Quand on s'est séparé au mois d'avril 90, on se sépare pour 6 mois et fin août, on devait se revoir et on s'est revu une dernière fois pour discuter notre avenir. Et moi, je lui fais part ce jour-là, cette dernière fois de mon désir de divorcer. C'est le moment où tu lui annonces que c'est vraiment fini.
Je ne veux pas continuer ma vie avec toi. Et là là ce jour-là quand je rentre dans la maison mais des photos de moi agrandies placardé sur tous les murs et là j'ai j'ai senti que il faisait une fixette un truc qu'il était en mode oui fixation mais je je vais au bout je lui dis que je veux divorcer. que que c'est impossible de continuer.
J'ai j'ai voilà et à ce moment-là, il lève la main sur moi. Lucy s'interpose. Il me lu a 6 ans.
Lucy a 7 ans. 7 ans. S'interpose, me pousse vers il me pousse vers la sortie de la maison.
Je suis le palier de sur le pas sous le pas de la porte. Je me retourne vers lui et je lui dis truc de fou, est-ce que je vais revoir les enfants ? Ça aurait pu être juste une question que je lui que je me pose dans ma tête, mais je lui dis à haute fois comme si et là il m'a dit "Tu verras bien.
C'est la dernière fois où j'ai vu Lucy. C'est la dernière fois où j'ai dit Sylvain et c'est surtout que je n'ai pas pu leur dire." Il a refusé que je leur dise en voir.
Il a refusé que j'embrasse mes enfants et euh je suis partie, je devais retrouver les enfants le 5 septembre. Ça faisait il restait 4 jours à peu près, 4 à 5 jours. Et la réponse à à ma question, ben-je revoir les enfants ?
Je l'ai eu dans ma boîte à lettres le lundi soir. Nous devions le 3 septembre, je crois. La question n'est pas de savoir si tu vas revoir les enfants.
La question est de savoir comment éviter de ne pas les revoir. La balle est dans ton camp, Patricia. Et avec ce papier humain, je suis allée voir mon médecin en lui parlant de mes mes peurs.
Elle me dit "Non, Patricia, vous faites pas partie d'un milieu d'un milieu quoi ? À risque défavorisé comme si comme si voilà, il y a des milieux qui sont ou un peu mafieux. Pas de risque, il y a pas risque.
Je suis allé voir le le mon avocat aussi et je lui ai fait part de de mes doutes et je elle me dit "Écoutez, retrouvez vos enfants le 5 septembre et nous ferons une main courante." Et je suis allé voir aussi les gendarmes qui m'ont dit "Écoutez madame, voilà, on prend pas on n pas pris en considération." Mais après, ce que je veux dire, pourquoi tu es pas allé voir tout de suite les gendarmes en sortant de chez lui quand il te dit "Tu verras bien" et que tu sens pas ?
Ah, je peux pas, je peux pas dire parce que pourquoi ? C'est facile à dire après hein. Mais c'est facile à dire après.
C'est c'est dans dans quel Pourquoi je je je envie ? J'avais qu'une hâte, c'était d'être le le 5 septembre pour les reprendre dans mes bras et faire tout ce qu'il fallait. dit, "Je vais laisser passer les jours, voilà, je vais attendre et je vais les retrouver et je vais faire tout ce qu'il faut en tout cas pour que pour que pour me protéger pour nous protéger pour les protéger et Ah ouais, franchement et puis c'est pareil quand alors là ces mots m'ont touché en plein cœur évidemment c'est mes émotions, c'est la peur, c'est la la violence qui est qui qui prend toute la place dans mon corps.
Et quand le rationnel prend prend la place, c'est-à-dire le mental, il me dit "Mais non, Patricia, un papa, il peut pas tuer ses enfants." Et tout le monde me disait "Mais non, Patricia, c'est pas possible." Enfin, j'en ai pas parlé beaucoup non plus de toutes ces menaces en fait.
Pas assez, pas assez. Mais c'est comme ça, c'est arrivé comme ça et on ne change pas l'histoire. Exactement.
Voilà. Le 3 septembre, c'est intéressant aussi que je parle de ce moment-là. après avec ce mot dans les mains, je décide euh voilà de me faire aider, de nous faire aider par une tierce personne pour nous accompagner dans un échange à 3.
Et je lui propose, je propose à Jackie, je l'appelle et je lui propose euh un rendez-vous. L'assistance sociale était disponible 6 septembre, je date, je parle des dates, c'est important. Et il accepte ce rendez-vous.
Alors là, rendez-vous, pourquoi ? Ça sert à quoi ? Ben moi c'était peut-être non juste de médiation de trouver c'était pour en fait je vais vous dire c'est que j'avais tellement vu qu'il était mal c'était pour que pour l'éclairer lui peut-être avec son besoin de se faire aider.
Je l'ai senti. J'ai senti quand j'ai vu toutes ces photos quand j'ai vu il y a un truc qui allait pas quoi. Il y a quelque chose qui va pas.
Il y a pas quelque chose qui pour ces menaces, pour me faire des menaces comme ça au téléphone, c'est qu'il y avait quelque chose qui tournait pas, c'est quelque chose qui allait pas. C'est pas possible. Et en fait, je voulais vraiment que que cette tierce personne aussi témoigne qu'il allait mal et que que qu'on puisse peut-être, je sais pas, je sais pas, je pense peut-être que cette tierce personne aurait pu lui ouvrir les yeux ou voilà.
En tout cas, j'espérais de cette de cette rencontre en fait une issue Oui. favorable essayer de de ressortir par le haut quoi. Voilà.
Accepte le 6 le rendez-vous avec l'assistance. Il accepte. Maintenant, nous sommes le 3.
Il reste 2 jours. Vous voulez récupérer le 5. Voilà, je devais les récupérer le 5.
Je devais retrouver les enfants le 5. Le 4. J'ai su après coup que le 4, le mardi matin, il est allé à Diep acheter une une arme à feu.
J'ai su après coup que des personnes l'avaient vu se promener avec les enfants. Il n'avait le sourire jusque-là. Tout allait bien en apparence.
Les Genfaient jouer avec les autres. Le mercredi 5 au matin, la voisine voit Jacky sortir des gros sacs poubelles. J'ai su après coup, c'était toutes les photos qu'il avait déchiré, qu'il avait mis dans ses sacs pourbelles pour pour pas vous aider des souvenirs.
Pas que j'ai des souvenirs. La boulangère passait comme tous les matins déposer la baguette dans un sac et le sac était à l'extérieur puisqu'elle l'a déposé. Elle a entendu les enfants jouer à l'intérieur.
Après coup, j'ai su qu'un voisin avait tendu des coups de coup de feu, mais il a pas pris ça comme des coups de feu. Il a pas il s'est pas alerté. Et le mercredi à 18h, je suis devant chez lui, je sonne.
Je frappé à la porte, personne répond. Les volets étaient ouverts. J'ai je commence à être pas très bien parce que je je suis restée longtemps, plusieurs fois.
J'ai sonné, j'ai attendu quelques instants, quelques minutes, puis j'ai je suis repartie. Je suis partie euh je suis partie à ce moment-là à Saint-Valérie dans dans toutes les boutiques on avait l'habitude d'aller. C'est pas une ville très grande.
Donc on a j'ai vite fait le tour pour essayer de voir le centre-ville s pas partis. Voilà. Est-ce qu'ils sont là ? est pas là, est-ce qu'ils sont en retard et cetera ?
Je les ai vu nulle part. Je suis allé voir des amis pour voir s'il les avait aussi frus en tout cas quelque part. S'ils étaient chez eux peut-être.
Personne personne ne les avait vu ce jour-là. En fait, je rentre chez moi et là justement la la nourrice Dominique est venue me rejoindre et a passé la nuit avec moi. La nuit nuit.
Vous appelez pas la police tout de suite là ? Non. Voilà, à ce moment-là, si j'ai commencé à à appeler euh dans un premier temps plutôt euh euh les hôpitaux euh les pompiers.
J'ai pas appelé la police à ce moment-là. C'est vraiment les il pouvait être parti en voiture et et avoir un accident. Vous avez jusque là mais vous vous n'imaginiez pas ça que vous étiez devant la maison et qui répondait pas.
Vous êtes pas dit tiens, il a vraiment non. Ah non, à ce moment-là, je même si j'avais un pressentiment, je sentais à l'intérieur de moi, il y avait quelque chose, il y a quelque chose qui allait pas et ça faisait déjà quelques jours que ça et même si vous faisz des menaces, vous êtes pas dit à tuer les enfants là, c'est pas possible. C'est impossible.
Non non, c'est impossible. C'est impossible. Enfin, ça faisait c'est pour moi ça fait pas partie de l' normal des choses.
Un père aime, protège et tu pars. Ouais. tu pass.
Et donc cette nuit qui était la plus longue de ma vie en fait, j'ai appelé ses parents, j'ai appelé mes parents à répétition, les pompiers, les hôpitaux à répétition. J'ai attendu, j'ai fait les 100 pages. Vous avez sûr, j'ai fait des kilomètres cette nuit-là dans la maison, à l'intérieur de la maison.
Et à 6h du matin, il était censé reprendre le car. Donc, il devait reprendre son travail. J'appelle à la salle de commande, il était pas là.
Il n'avait pas prévenu de son absence, ce qui est pas normal. Ouais. Qui était pas normal.
Aussitôt 8h est arrivé, j'appelle en fait aussi la centrale parce que nous étions logés dans des logements qui appartenaient à EDF à EDF et je fais part de toutes mes angoisses, de tout de toutes mes peurs, de de tout ce que je je sentais. Et il nous donne rendez-vous à 10h à la maison. Et qui ça ?
EDF. EDF avec donc un serrurier avec euh ben voilà toute une équipe en fait euh pour m'accompagner et donc la maison était ouverte, quelqu'un monte à l'étage. Moi vous vous rentrez pas ?
Moi je suis pas montée à l'étage. Moi je suis rentrée, je suis allée directement euh voir si la voiture était là. Donc je rentre, je traverse la cuisine, je vais dans la voir si c'était enfu avec les enfants ou pas.
La voiture était là. Je reviens, je vois son blouseau posé sur une chaise et là je je sais qu'il se passe quelque chose de grave puisquils sont pas partis. Mais par contre entre-temps, il y a quelqu'un qui est monté à l'étage qui est redescendu aussitôt.
On se retrouve là, elle tout de suite, je tout de suite tout de suite on appelle les pompiers. Tout de suite bah il y a un bras de combat. Moi, je sais pas ce qui m'arrive.
Je sais pas ce qui se passe. Je sens qu'il se passe quelque chose de grave. Je sens que ma vie va basculer.
Je vois que ça s'affole autour de moi. Très vite, j'ai été emmenée dans le camion de pompier pendant que le médecin est allé euh voir les enfants. Moi, je ne suis pas montée à l'étage.
Très vite, le médecin me rejoint et il me dit "Madame, vos enfants sont morts à ce moment-là." Et si j'étais, je pose cette question, et si j'étais si j'avais ouvert la maison ? Est-ce que hier c'était je pourrais plus les sauver ?
Il me dit non, c'était déjà trop tard. Et il me dit "Je vous admissai un calement." À ce moment-là, très vite, je me suis endormie.
Il vous a donné un truc pour Et je me suis réveillée quelques jours plus tard dans la clinique de Diep. Voilà. Il vous donne un médicament pour vous endormir, pour pas que vous soyez pour rien en plus.
Ouais. Ouais. Vous vous réveillez plusieurs jours à côté de qui ?
Quelqu'un de votre famille reste avec vous ? Oui, parce que vous vous savez même pas ce qui s'est passé. Enfin, lui, vous savez pas si Jackie est encore en vie, vous savez pas en fait.
Euh ce moment Oh non, je je pas posé la question. Si, j'ai quand même demandé comment vont les enfants ? Comment vont lyser si vos enfants sont morts ?
Et là, un psychiatre vient me voir et me demande madame, vous savez pourquoi ? Savez-vous pourquoi vous êtes là ? Et je lui dis "Oui, je sais." et mes enfants sont morts.
Mais je sais que je vais continuer à vivre. Je sais que je vais vivre. Je peux pas vous dire comment je sais, mais je sais que je vais vivre.
Incroyable. Incroyable cette force là déjà qui était là. Vous êtes costaud là parce que Oh, je sais pas si c'est costaud.
Le lendemain c'est le 7. Mes mes parents m'avaient rejoint. Le 7 ma famille le 7 septembre mes parents m'avaient rejoint.
Mes frères et sœurs étaient venus aussi en Normandie pour m'accompagner. Et mon père ce matin du 7 septembre me vient me voir et me dit "Patricia, tu fais quoi ? Tu fais quoi du corps des enfants ?" Alors je dis "Je veux qu'il soit enterré près de Chartre.
Je veux revenir vivre près de vous." Et tu fais quoi du corps de Jackie ? et je lui réponds, il sera enterré avec les enfants.
Rendez compte, c'est extraordinaire. Aujourd'hui, je dis extraordinaire parce que j'ai choisi à ce moment-là, c'est aujourd'hui que je dis ça, j'en choisi à ce moment-là d'enterrer les enfants avec leur père et non pas avec leur meurtriers parce que moi, j'ai choisi la vie. J'avais je sais que je vais vivre.
Ça peut paraître étonnant l'extérieur. Aujourd'hui, c'est encore étonnant pour moi. Il y a pas de jugement.
Personne ne sait comment on réagira personne ne sait. Mais ce Pi, je je remercie quand même je remercie tellement ma famille qui ont accepté à ce moment-là les choix que je faisais qui étaient peut-être incompréhensible. Ces choix étaient n'étaient pas compris de leur part mais qu'il est accepté aussi généreusement aussi spontanément.
Je ne peux que les remercier parce que ça m'a sauvé. Et Jacquy c'est c'est pour expliquer parce que vous vous avez toute l'information mais tout le monde l'a pas. Il se suicide.
Il s'est suicidé. Jacky s'est suicidé. Oui, en même temps.
En même temps. Oui. Lucy est morte en premier, Sylvain après et Jackie.
Voilà. Comment vous avez toutes ces information ? Il a laissé une lettre.
Pas du tout. Ah non, j'ai j'ai aucune lettre. J'ai aucune aucun je n'ai je n'ai aucune trace, aucune explication.
Alors, il faut savoir que donc j'ai vécu 6 mois seul et à ce moment-là, j'ai j'ai eu des une histoire. Il l'a su. D'ailleurs, quand on on en a parlé ensemble la dernière fois où on s'est vu, il m'a dit "Mais moi, je m'en fous de ce que tu as fait, ce que je veux, c'est que tu restes vivre avec moi." Et à ce moment, en fait, j'ai l'impression j'ai tellement eu le sentiment qu'il ne se respectait pas.
Il était tellement dans l'acceptation de de de tout. En fait, il était c'était inacceptable pour moi de continuer vivre avec lui. Oui, il l'avait su.
Et donc le 7 septembre, je décide d'enterrer Jacky avec Lucier Sylvain. Le 8 septembre, on revient sur Chartre. Euh le 11 septembre, c'est la cérémonie, une cérémonie religieuse.
Donc, ils ont été enterrés ensemble. D'ailleurs, ça voilà, je peux revenir aussi à sa famille qui m'a beaucoup remercié aussi, sa mère, ses parents qui m'ont remercié en fait du choix de la décision que j'ai prise d'accepter cette ou il m'ont été vraiment hyper reconnaissants. Comment elle a vécu ça sa maman ?
Je me souviens, elle a sortie de l'église après la cérémonie. Elle m'a dit "Patricia, oubliez tout ça, refaites votre vie." Elle avait euh je pense que en tant que mère, ça devait être insupportable d'être la mère d'un meurtrier qui venait de tuer ses enfants.
Je pense que ça devait être d'une violence extrême et que voilà, le 11 septembre, c'est la cérémonie. Et là, je prends la parole et je dis que je pardonne l'acte de Jacky qui brise ma vie, qui brise mon cœur. Mais je sais que avec la violence dans mon cœur, je ne pourrais pas continuer à vivre et que je ne pourrais pas la trouver un jour la paix.
Je choisis la vie parce que tant que je vis, Luci Sylvain vivent à travers moi. Et il y a peu de temps, j'ai revu un cousin avec lequel on avait jamais parlé de cette cérémonie et il me parle de la cérémonie. Il y avait une tension entre les deux familles que j'avais même pas imaginé.
Je ne savais pas. Et moi quand vous imaginez quand je parle de pardon à ce moment-là dans une peut-être une assemblée qui est prêt peut-être à faire voilà avoir de la violence entre eux et moi je parle de pardon et je choisis la vie parce que tant que je vis lui savain vivre et en fait je me suis dit waouh quel quel beau message en tout cas que j'ai en tout cas je me suis engagée si si solennellement dans cette église que je me suis accrochée très souvent à ces mots. Avant qu'on qu'on parle de de pardon, vous dites qu'il a pas laissé de lettre.
Comment vous apprenez ce qui s'est passé exactement ? On vous le dit après, c'est la police, c'est s a un procès, même si il est mort. Comment vous apprenez tout ça ?
C'est c'est très spécial ça. C'est très curieux. J'imagine que dans le camion de pompier, j'ai connu la vérité, que j'ai su que c'était avec une arme à feu.
Parce que quand je me retrouve à la clinique de Diep, une amie Christine vient me voir et je lui dis "Mais comment il a pu acheter cette arme ? Comment il a pu acheter ?" Je comprends pas, il avait pas d'armes.
Et puis elle m'a écouté, j'ai lui dire des choses et cetera et puis ben je me suis rendormie parce que j'étais sous un petitur somnifère. Voilà. Et à un moment, je me réveille et et quelqu'un est près de moi.
Je pense que c'était mon père ou ma mère. Et à ce moment-là, je pose la question "Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Ils sont ils ont été drogués.
Ils sont ils ont été ils sont morts dans leur sommeil. Ils ont été drogués et puis tout le monde était un peu et puis on m'a laissé avec cette idée qu'ils aient étrogués, qu'ils sont morts dans leur nuit, qui sont morts dans la nuit, dans leur sommeil. Et pendant quelques mois, j'arrive ça à durer quelques mois jusqu'au moment où je me retrouve chez le notaire pour la succession et le clair de notaire ouvre mon dossier et dans ce dossier, il y a un article de journal et là je réapprends qu'ils sont morts tués d'une balle de carabine dans voilà, j'apprends je réapprends en fait que c'est avec une arme à feu et là ça j'étais très en colère qu'on m caché ça Mais très vite, j'ai compris que voilà, je l'avais su, je l'avais occulté.
Et en fait, c'est en juin 2017 après l'écriture du livre, je faisais un rêve en permanence. Une fois, c'était Lucy qui voyait son frère mourir et une autre fois, c'était Sylvain qui voyait sa sœur mourir. Et c'était effrayant, c'était terrorisant.
Quand je me réveillais, c'était c'était l'horreur, je j'étais mal. Et donc en fait, je ne savais pas à l'époque qui des deux étaient morts en premier et j'avais besoin de savoir en fait pour plus faire ce rêve qui était voilà qui était terrorisant. Donc j'ai décidé d'aller à Rand et il y a des amis qui sont venus me rejoindre pour réclamer le rapport de police que j'ai fait que je n'ai pas pu lire à ce moment-là qui n'était pas disponible.
Et lors du repas avec ses amis, il me pose plein de questions quel voilà qui n'ont pas répondu. Mais euh il me demande "Mais pourquoi tu veux savoir ça ? Est-ce que tu savais s'il dormait dans la même chambre ?
Enfin voilà, il me posait plein de questions. Mais en fait, je savais qu'il y avait quelque chose qui Mais c'est au retour à Chartre, je mes deux frères sont là et je leur pose la question. Voilà, j'ai besoin de savoir qui des deux, si vous savez qui des deux est mort en premier parce que voilà, je fais ce rêve et j'ai c'est important fait que je sache et c'est mon frère Thierry qui me dit "Écoute, j'étais chez les gendarmes avec papa et voilà ce que le gendarme a dit.
S'il y a bien quelqu'un que Jacky ne voulait pas rater, c'est Lucy. Euh je je sais que Lucy est morte en premier et Sylvain est a pu comprendre ce qui allait lui arriver. Voilà, aujourd'hui, je connais la vérité, j'ai voulu la savoir.
Pendant 2 jours, j'étais très mal. Ceci dit, aujourd'hui, je ne fais plus ce rêve. Voilà.
Qu'est-ce que tu sais de la préparation de tout ça ? Est-ce que tu as eu des infos sur comment il avait préparé, comment il avait réussi à avoir cette arme ? Est-ce que l'homme qui l'a vendu une arme a été condamné ?
Est-ce queil a comment il a préparé chez lui ? Il faut savoir quand dans les années 1990 et ben on pouvait acheter des armes. Il est allé chez un armurier.
Je l'ai su. Je l'ai su quand on a pu euh récupérer en fait tous les courriers et j'ai se le relevait un achat de 2700 francs à l'époque qui était qui était une arine en fait. Donc en fait, je suis j'ai été très surprise euh qu'on puisse quand Ouais quand Ouais cétait pas les mêmes règles.
C'était pas du tout acheté au marchand de journaux des des des cartouches. Il y avait des Ouais. Et en fait il a été haché l'arme pour l'occasion quand même pour tuer Sylvin et pour se tuer.
Vous rendez compte ? C'est pas une arme qu'il avait dans la case dans le garage c'est une arme allé. Il prend il fait le chemin jusqu'à Diep pour aller chez cette arme avec les enfants les enfants derrière qui étaient présents.
Waouh ! Et je dis quand même c'est de la préméditation, c'est de l'organisation, il a tout prémédité. Vous avez vu des articles aussi de journaux qu'il avait gardé chez lui ?
Oui. Oui. Pas des arbubes que j'ai que j'ai trouvé dans dans fait justement je suis allée pour écrire mon livre, je suis allée presque faire une petite enquête.
Je suis allée retrouver des articles de l'époque et là j'ai retrouvé justement ces articles qui parlent du drame et de l'arme. Voilà. Tu vas découvrir après qu'il a donc avec les sacs poubelles qu'il avait sorti les photos qu'il avait détruit quasiment la totalité des des photos.
Il voulait que tu gardes aucun souvenir. Le but c'était de te détruire le maximum. Oui, mon père a pu à partir de novembre 90 aller dans la maison et je lui dis "Ma papa faut que faut que tu me ramènes toutes les photos des enfants.
J'ai vraiment besoin besoin de les visualiser parce qu'en fait le traumatisme avait fait en sorte que je j'arrivais plus à les voir, les visualiser. Dans mes moments, j'arrivais plus à les à les représenter. Et euh je me souviens de mes parents qui aussi avaient retiré les photos d'eux à la maison.
Et quand j'ai appris qu'il y avait plus de photos, mais ça a été d'une violence comme si en fait c'est comme s'il mourait une deuxième fois à ce moment-là. Au-delà d'ôter leur présence près de moi, il voulait ôter le souvenir, tous les souvenirs qu'on avait partagé ensemble. Et c'est vrai que j'ai été dans la souffrance et puis très vite, très vite, j'ai rebondi.
J'ai dit "Ben voilà, j'ai téléphoné à tous les amis qui pouvaient avoir des photos. J'ai appelé aussi les instituteurs des enfants qui m'ont donné des photos de le des enfants aussi avec les autres copains, mes parents, ma famille a retrouvé à ressorti pour moi. Et aujourd'hui, voilà, j'ai un petit album de photos.
C'était important. Et les dernières photos euh de tous les trois quand tu es avec C'était juin c'était juin 1990. C'était au mariage une de mes cousines et ouais c'était c'était heureuse d'être là avec eux.
Tu parlais de pardon, c'est un sujet quand même important pour toi. Tu m'en as parlé même tout à l'heure quand on est arrivé, on s'est rencontré et tu disais que dans l'église, tu as cérémonie à l'enterrement comme tu as choisi que il soit enterré avec les enfants, ton mari qui les a tué, tu tu as tu as décidé de pardonner. Tu tu as tuas tu as fait un discours à l'aus là-dessus.
Euh aujourd'hui, est-ce que tu lui as pardonné ? Oui. Oui.
Le pardon est total. Le pardon est total. Oui, oui, oui, je peux vous assurer, je rêve de lui.
Enfin, si j'ai rêvé euh j'ai fait des rêves, mais on en parlera peut-être après, mais ceci dit euh euh j'ai eu fait des rêves avec lui où c'était très violent et et quand euh j'ai eu le pardon total, je je le sais parce que dans ce rêve, euh tout était en harmonie. Il était dans un endroit, il vivait sa vie. Moi, je vivais ma vie.
Et c'est la l'énergie était fluide, c'était de la c'était harmonieux, on va dire, dans dans cet espace. Moi, j'étais je sais j'étais en paix avec ça. Alors, pour moi, le pardon, j'ai j'ai besoin d'en parler de de ce de ce moment dans l'église, mais dans dans la préparation aussi de ce texte que j'ai lu parce que je suis convaincue d'une chose que j'ai été inspirée, en fait, inspirée par quelque chose qui est plus grand que moi pour que je puisse faire le choix du pardon.
En tout cas, une chose est sûre, c'est que j'avais pas de colère, j'avais pas de violence, j'avais une souffrance. Je savais que ça allait être difficile. L'absence de Luci, fallait que j'apprenne à vivre sans eux, mais j'étais en paix.
Dans mon corps, c'était léger. Il y avait de la clarté. Lui pardonner, c'est que tu ne lui en veux pas.
En fait, le pardon, c'est-à-dire que j'abandonne toute violence, toute envie de violence envers lui. Toute envie de violence par rapport à l'acte qu'il a commis, c'est-à-dire je lâche prise, j'accepte. En fait, c'est ça.
J'accepte ce qui est dans l'État, même si c'est atroce, même si c'est violent. J'ai accepté ça pour juste laisser toute la place à l'amour que j'ai pour mes enfants. Pour laisser toute la place et à la chance de de pouvoir être dans la vie.
Est-ce qu'on peut tout pardonner ? Face à cette situation extrême euh qu'un père qui tu les enfants, je pourrais dire "Mais qu'est-ce que je fais de tout ça ? Qu'est-ce que je fais pour moi pour continuer à être dans la vie ?
Qu'est-ce que je fais pour moi pour continuer à vivre ? Pour continuer à un premier temps de survivre parce que c'est de la survie. C'est un cadeau qu'on fait pour soi.
En tout cas aujourd'hui, je sais que c'est le plus le plus beau cadeau que je me suis fait que de pardonner. Tu allais voir des psychologues, tu as pu être suivi présent. Euh oui, alors dans un bien sûr, j'ai été hospitalisée aussitôt le 13 septembre après la cérémonie. 13 septembre 90, je suis hospitalisée dans une clinique neuropsychiatrique et c'est midi, c'est l'heure du repas.
Il reste une place à table et je m'assois à cette place. Je suis à côté d'un d'un homme Éric. Et cet homme est impatient également et la clinique quand tu te fais soigner, c'est ça ?
Oui. Dans une clinique neuropsychiatrique et c'est impatient Éric et c'est devenu le papa de Thbo et d'Angélique. Tu rencontres l'amour voilà jours après et c'est pour 6 jours alors entre le moment c'est ce que je je trouve que c'est extraordinaire.
Enfin moi je trouve que aujourd'hui c'est quand même plutôt extraordinaire. J'apprends la mort de Lucier Syvin le 6 septembre. 7 jours après le 13 septembre, je rencontre cet homme.
Voilà, j'ai échangé avec lui très vite. Tu t'assois dans la clinique psychiatrie après et c'est là que tu le rencontres. Ouais.
Et en fait, il y a une petite lumière qui s'est mise à briller à ce moment-là. En fait, on a mangé ensemble bien sûr dans ces dans ces lieux, on se demande pourquoi on est là. Évidemment, je je raconte comme si je raconte quelque chose qui est arrivé à quelqu'un d'autre.
Évidemment, voilà, c'est ça l'étonne, ça le surprend que je que je sois là et que j'aille bien, que je sois que je sois cette femme-là qui prend soin d'elle. Et euh et puis voilà, je lui Ah c'est dommage euh j'ai emmené des CD mais j'ai pas de j'ai pas de lecteur et il me dit "Oh bah écoute, si tu veux, je te prêterai le mien." Et et dans l'après-midi, il est venu frapper à ma à ma chambre.
La fameuse technique du CD. Ah, qui n'existe plus aujourd'hui. Mais nous on a tout dans le téléphone maintenant.
La technique de la panne, la technique de CD, il y en avait quelquesuns. Et bien voilà, il marche de moins en moins. Et ben voilà, il est venu frapper à ma porte et là je vois ce cet homme et ma porte son CD et voilà.
Et puis euh vous allez passé combien de temps ensemble ? Alors, on a donc bah moi je suis sortie, ma mission ça a été reprendre le travail. Est-ce que voilà démontrer aux parents que ben voilà je vais mieux et que oui parce que faut savoir que mes parents avaient peur que je me su Est-ce que tu as eu envie de les rejoindre ?
Est-ce que quand on perd ses enfants, c'est ce qu'on se dit toujours. Tiens, si on perd ses enfants, non. Quand il me disait, quand il me menaçait, je me disais "Mais non, jamais, je pourrais vivre sans eux, c'est pas possible." Et j'ai jamais jamais j'ai eu envie de me suicider à ce moment-là pendant voilà, j'ai jamais pensé à moi parce qu'en fait, j'ai tout de suite compris une chose aussi, c'est pareil.
Je suis un témoin vivant de leur passage sur terre. Je suis leur mère qui mieux que moi parler de Lucy, peut parler de Sylvain. J'étais celle qui les a approché le plus longtemps et et et voilà, c'est important de voilà de parler d'eux, de leur existence.
Pour moi c'est ils sont toujours vivants en moi en fait. Tu dis dans dans ton livre tu dis c'est s'appelle survivre au pire voilà chez Max Milo. Si le le chercher, je vous mettrai le lien toujours dans dans la description voilà sous la vidéo YouTube.
Et si vous nous écoutez en podcast audio sur Spotify Dis Apple Podcast et Amazon, il y aura le lien dans la description. Tu dis comment expliquer à quel point je me sentais coupable ? Tu t'es senti coupable de pas avoir pris ces menaces au sérieux ?
Il est très très difficile en fait, c'est pour pour un parent qui perd son enfant, c'est hyper culpabilisant de faire le choix de la vie, de continuer à vivre parce que son enfant ne devrait pas mourir avant lui. Avant lui, c'est impossible. Et donc euh déjà le fait d'avoir fait le choix de la vie, j'étais partagé entre eux cette culpabilité et de pas devoir les rejoindre et et puis non à la fois il faut que je continue à vivre parce que je veux qu'il continue à vivre à travers moi.
Donc c'était c'était très ambigu en fait. Mais qu'importe culpabiliser mais culpabiliser aussi. Et alors si je me suis pardonnée en 2017 aussi euh d'avoir vécu avec une culpabilité qui ne m'appartenait pas, j'ai vécu dans la culpabilité de de ne pas avoir vu tout ce qui se passait.
Voilà et j'ai porté une croix qui n'était pas la mienne. Et je vous assure que ça vous emprisonne dans un état c'est une vraie prison en fait la culpabilité. Et quand on est libéré de cette culpabilité, on se sent très léger, on se sent porté, on se sent dans un espace où personne peut nous rejoindre tellement on est heureux et et dans le merveilleux.
Et je me suis pardonnée à moi à ce moment-là et vraiment d'avoir euh la culpabilité. Peut-être qu'insidieusement, il y avait cette part aussi de moi qui disait oui alors si attendez si c'est important ce que je vais dire là. En 2017, j'ai organisé une cérémonie pour Lucier Sylvain après avoir écrit le livre.
Euh, je voulais rassembler des personnes et je téléphone justement à une personne qui habitait à Normandie. Je je souhaitais retrouver des amis qui avaient connu Luci Sylvain pour leur faire part de ma décision de de ce de cette fête en fait. Et et cette femme me répond "Et bien moi à ta place, je ne chercherai pas à joindre ces gens-là parce que beaucoup de gens disent que si tu n'avais pas quitté Jackie, tes enfants seraient encore en vie.
Tes enfants seraient encore en vie." En 2017, quelqu'un me me me sort ces propos là. Alors, j'ai eu un petit moment évidemment, j'étais pas bien puis très vite très vite j'ai repris le dessus.
Je me suis non Patricia. Voilà. Et en fait euh ce que je viens de dire, je pense que beaucoup peut-être l'ont l'ont pensé.
Qu'importe. Je ne parle pas des jugements parce que on n pas évoqué aussi dans dans l'enfermement aussi des jugements. Juste pour comprendre combien de temps tu passes à la clinique de robot psychiatrique après le Je suis restée un mois.
Je suis sorti début début octobre quelques jours après. Comment ça va se réadapter après ? La famille va faire attention et comment est-ce qu'il y a des choses maladroites qui sont faites parce qu'on essaie de faire mieux ?
Comment ça va se passer après le retour dans la famille ? Alors, je vais vivre chez mes parents après la sortie de la clinique. Mes enfants mes parents sont très très enveloppants, très aimant euh dans la surprotection, en permanence peur que je vienne à attenter à mes jours.
Moi, j'ai un besoin énorme d'aller justement vers l'extérieur, d'aller voir mes neveux, d'aller voir mes frères et sœurs parce que parce que comme un enfant, j'ai besoin en permanence d'aller vers l'extérieur pour pour ne pas me retrouver peut-être face à moi-même et face à ma souffrance et à l'absence en fait. Il y a des enfants dans ta famille ? Oui, j'ai Oui, oui, oui.
Et curieux. Oui oui oui oui. J'avais besoin en fait j'avais besoin d'aller les voir.
C'était important de me retrouver près d'eux en fait dans le de leur spontanéité de leur naturel de leur nature profonde. Et justement curieusement une anecdote comment mes peu mes mes mes neveux ont ont pu aussi me me révéler des mettre en en avant des choses que j'avais même pas imaginé de moi. Ma niè vient me voir, c'est Noël et ma niè vient passer quelques jours chez mes parents, elle a 4 ans et elle me dit "Ah tata !
Bah toi peut-être que peut-être que le Père Noël peut-être que Lucy et Sylvain vont revenir comme le Père Noël, ils vont revenir en même temps que le père Noël." Et là, à ce moment-là, je en fait je me suis rendu compte que moi, de la même manière quand je m'endormais, je m'endormais le soir, je me disais que peut-être si je suis sage, ils vont venir. Voilà.
Je dis mais non et à ce moment-là ça m'a je me suis dit mais non ils vont pas revenir ils vont pas revenir et voilà c'était oui j'avais besoin de en fait j'avais vraiment besoin de d'aller faire du sport d'aller dans la nature d'aller voir mes neveux et niè j'avais besoin d'être dans la vie j'avais besoin d'être dans la vie il faut attention à pas trop te parler de ça du dramou quand tu arrives à table plus personne ne parle de ça non on a très peu parlé les gens très peu parl de ça très peu. On parlait du tram. Euh alors je je peux comprendre aujourd'hui hein.
Bien sûr que je peux comprendre même si même si j'avais besoin j'aurais eu j'avais pas envie de parler du trame, j'avais envie de parler du Cylvain. C'est différent. Moi, le drame est arrivé, j'ai pas envie de j'ai pas envie d'en parler.
C'est c'est c'est un acte euh c'est un acte qui fait pas partie de l'ordre normal des choses. Donc voilà, on parlait éternellement. Voilà.
Par contre, parler du Civin, c'était important pour moi. Parler des souvenirs qu'on avait. Tiens, tu te souviens ?
Bon après voilà, c'était difficile pour eux d'en parler. Je comprends que c'était difficile pour parler. Ils avaient aussi un un un un un il travers il traversaient aussi des épreuves en fait.
C'est difficile aussi. Tu revois la famille de Jackie ? Tu tu les as revu après ou pas ?
Alors oui, alors dans un premier temps en novembre 90 pour des besoins administratif je dois aller voir les parents de Jackie et c'est ma sœur qui m'accompagne et ce jour-là sa mère me confie qu'il avait fait une tentative de su d'adolescent. Ça, je savais pas. À ce moment-là, ouais, j'étais pas bien.
J'étais pas bien parce que parce que c'est un mensonge en fait. C'est c'est une trahison ça. C'est pas quelque chose qu'on cache en fait.
Et et voilà, j'ai été trahi déjà, il a pas eu confiance en moi pour me confier ça et et je savais pas. Et puis le temps a passé et Thbao et Angélique sont nés, ils ont grandi. Alors tu vas tu vas donc te mettre avec Éric que tu rencontres dans la dans la clinique.
Oui. Et tu vas avoir deux enfants avec lui. Tu vas t'installer un an plus tard après le drame à Chartre.
C'est ça au départ. Oui. Et donc tu vas avoir deux enfants avec lui en 92 et 94.
C'est ça. C'est ça. Thba est né en 92.
Ça a été un merveilleux moment aussi. Vraiment je me suis Comment ça se passe quand quand tu as une nouvelle famille ? Est-ce que tu as le sentiment de de trahir tes enfants que tu as eu avant ?
Est-ce que tu dis "Attends, est-ce que je vais les aimer autant Comment ça se passe dans la tête d'une maman alors qui a deux familles ? Évidemment que quand je sais que je suis enceinte, j'étais à la fois très heureuse, merveilleusement bien d'apprendre cette nouvelle, mais à la fois partager entre ce et si j'allais oublier Luci Sylvain. Est-ce que est-ce que je vais pouvoir aimer cet enfant autant que j'aime Luci Sylvain ?
Est-ce que et toutes ces questions qui vide plus quand le bébé est là parce que tout le monde, chacun a sa place dans mon cœur, chacun a sa place et je les aime différemment parce qu'ils sont tous différents. Et Thba est né, alors Éric, c'est quelqu'un de fragile, c'est quelqu'un de dépressif. Alors évidemment, si euh si lui euh avait envie que je sois mère, euh lui il avait peur d'être père.
Et c'était vraiment ça a été aussi une il y a les enfants, il a pas eu d'enfants avant. Ah non non, c'est premiers premiers. C'est ses enfants ou il y en a.
Et et c'était c'est moi c'est quand même quelqu'un que j'ai aussi porté que j'ai accom alors si lui il avait pas trop parce que lui il était pour quoi dans une clinique ? Oh bah c'était quelqu'un qui voilà qui aimait pas la vie he qui avait plutôt tendance à à voilà, il avait tenté de se suicider, soyons clair et et voilà mais il l'a jamais fait. Et il est décédé aujourd'hui hein.
Oui il est décédé plus là. Et mais en fait moi j'avais c'est ce que je dis souvent Érictait le seul homme suffisamment fou pour croire en moi par moi et et et c'est vrai que il était Ouais voilà s'il avait pas foi en la vie moi je l'avais en foi pour lui en fait j'avais une force pour en fait je savais que j'avais beaucoup de force j'avais une tu as eu toujours besoin d'aider des gens non alors c'est pas conscient dans le profil des hommes que tu rencontres c'est des gens qui ont besoin C'est pas c'est pas conscient mais c'est comme ça que c'est arrivé. Mais aujourd'hui, ça répond aussi à tout ça.
Je travaille là-dessus bien évidemment et oui oui, j'ai j'ai en fait j'ai rencontré des gens qui peut-être ont senti une force que j'ai que je ne que je soupçonnais pas en moi, mais ils l'ont senti en fait. Voilà. Et euh Éric, oui, c'était quelqu'un qui avait du mal à vivre.
Mais Thbo, il était très heureux de en fait, il voulait me voir mère mais lui perd ça l'effrayer. Mais il est devenu papa et en fait c'est lui qui me dit "Ah, ce serait bien de faire un frère ou un petit frère ou une petite sœur à à Tibo ?" Et parce que à l'époque je m'étais dit bon c'est bien, je me disais c'est cool, j'ai un j'ai Tibo et c'est vrai que quand on sait plus pourquoi quand on perd tout dans sa vie, quand on perd toutes ses repères euh ce que Lycié Sylvain était mes repères quand j'avais tout perdu et là un nouveau repère parce que se lever quand on sait plus pour on se lève le matin à avoir un enfant euh voilà c'est des raisons de vivre.
Et qu'est-ce que ça a changé dans l'éducation de tes enfants ce drame ? Est-ce que tu as fait plus attention à certaines choses ? Est-ce que tu as tu tu fixais sur des choses après ?
Qu'est-ce que ça a changé ? Ah mais j'étais une hyper protectriciste. J'avais les premiers mois aussi bien surtout Thbo que d'Angélique parce que déjà quand Angélique est né, Thbo et Tar était là, il avait il m'avait redonné déjà confiance en avis.
Voilà. Voilà, c'est le trisè et et donc Thba lui euh je me levais la nuit, j'ai dormi avec lui. Ecc mais j'ai besoin de sentir près de moi, sentir respirer.
Et puis quand il a dormi dans sa chambre, je me levais la nuit parfois pour aller l'écouter. C'était Oui, j'avais besoin de j'avais besoin de sentir la vie. D'ailleurs, d'ailleurs il pleurait beaucoup.
C'est un enfant qui pleurait beaucoup et je lui ai écrit il y a pas très longtemps en fait. Je lui ai dit "Mais je te remercie d'avoir pleuré aussi souvent pour me rappeler à quel point euh tu étais présent et que tu m'as ramenais à l'instant présent et à la vie que tu es que tu avais et que enfin et et la joie d'être mère à nouveau en fait. C'est c'est à chaque fois qu'il pleurait en fait le fait de m'appeler vers lui, ça me dit voilà, il est là et reste là après de lui.
Il est il est présent, il est dans la vie. En septembre 96 euh quelques années après le le 6 ans après le meurtre, euh je pour Éric t'annonce qu'il a rencontré quelqu'un. Ouais.
Et qui va s'en aller. Oui. Oui.
Ton nouveau compagnon. Oui. Oui.
Éric. Éric qui euh le 4 septembre, on s'endort, enfin non, on s'endort pas, on est couché et dans la nuit, il me dit "Patricia, faut que je te parle, j'ai rencontré quelqu'un d'autre et euh je dis "Ah bon voilà et puis on pile poil quoi." Oui.
Et le lendemain, je me je me réveille et je me souviens de ces paroles ces quelques paroles. Puis au repid, je lui dis "Mais est-ce que j'ai bien entendu ? Est-ce que est-ce que c'est ce que tu m'as dit ?
Et c'était le 5 septembre, le jour du décès aux enfants. Alors donc là évidemment euh c'est pas très sympa tu des ce jour-là. C'est comme ça.
Il a ça s'est passé comme ça. Faut faut que les autres fassent des efforts aussi tu vois. Oui, je suis d'accord.
Fa je bien pardonné maison chacun peut prendre sa part de Ouais mais franchement à ce moment-là je peux vous assurer que j'ai été très mal. Ben je parce qu'il est parti il est parti 6 mois et quand il est parti jour même Ah oui oui. Je dis non tu t'en vas je veux plus je pas je veux plus je tu restes là je veux que tu t'en ailles et il m'a dit je vais je vais revenir pour chercher les enfants.
Mais je dis si tu dit à ce moment-là si tu viens me prendre les enfants, je te tue. Il est parti. Tu as eu peur de revivre la même chose ?
Bah là, à ce moment-là, il y avait euh le passé s'était invité dans le présent et j'avais absolument pas d'avenir. Alors là, c'était c'était c'était qu si je si je laisse les enfants, je les revois plus. C'était aussi qu'il a été diagnostiqué lui bipolaire en plus.
Voilà. Après coup, il a été diagnostiqué bipolaire. Ça ça du coup ça a dû te faire enfin tu as eu peur de ça ?
Je t'ai dit imagine il Oui oui oui oui bien évidemment en 96 quand on séparé hors de question que je lui laisse les enfants. On a fait des émissions sur la bipolarité c'est a rien à voir avec la violence he ça n'a rien à voir mais ça peut te faire peur d'apprendre ça qui te quitte revivre la même chose. C'est ça voilà voilà c'est ça et et donc 6 mois aprè il revient et il me dit qu'il veut revivre.
Voilà. alors je dis OK, je veux bien passer les ponts, je veux bien mais il faut qu'on on vraiment faut qu'on faut que tu t'investisses dans la famille, faut que faut vraiment que tu participes à et qu'on on fasse des projets ensemble parce que c'était de la même manière quelqu'un qui s'investit pas qui s'investissait pas. Tu as reprodu d'un homme qui s'investissait pas.
Voilà. Voilà. Alors euh j'ai envie de vous aussi vous rappeler aussi l'image euh que j'ai d'une mère au foyer, c'est ma mère qui prend pas de place, qui est dans le don d'elle-même pour ses enfants et son mari.
Et donc voilà et j'ai alors si c'est ça qui est hyper curieux, je j'ai toujours je me suis toujours dit jamais je ressemblerai à ma mère, je ferai tout pour ne pas non pas pour ne pas être comme elle mais en tout cas de faire différent dans ma vie. Mais j'ai fait pareil finalement. Et et Éric te demande de prendre les enfants seuls parfois la nuit chez lui.
Vous êtes séparé ? Alors ça a mis beaucoup de temps. Ça a mis beaucoup de temps parce que quand il est revenu on a cohabité 2 ans.
Ouais pratiquement 3 ans parce queil était j'étais pas prête du tout à lui laisser les enfants. Alors au départ j'ai souhaité qu'on qu'on qu'on avance ensemble. Donc je lui ai donné cette chance de faire des projets ensemble et jusqu'en 1998, il avait jamais répondu présent à ma donc à un moment je dis écoute pas voilà il va falloir qu'on qu'on trouve une solution.
Moi je je ne peux pas continuer à vivre. Voilà voilà parce que à ce moment-là lui il regardait la télé toute la nuit, il dormait la journée. Enfin il était complètement décalé du monde et de nous-même.
Il ne voilà il la maladie avait pris vraiment beaucoup de place dans sa vie. À un moment, je lui dis écoute, voilà, il faut il faut vraiment voilà, moi je ne peux plus continuer comme ça. Tu as besoin de te soigner.
D'ailleurs, je je me souviens la dernière année, donc ça devait être en 2000. Il était pas bien du tout. Il me dit "Faut que faut absolument que je me fasse hospitaliser." C'était les vacances de Noël.
Il me dit "Oui les enfants, je suis fatiguée, les enfants vont faire du bruit. Non, moi il faut que je me repose, il faut". Et donc il a été à hospital à la clinique et au bout de 2 jours, il m'appelle pour me dire "Faut que tu me fasses sortir de là." Et je lui dis euh "C'est pas moi qui ai demandé à à ce que tu rentres.
Euh oui, il faut que tu vois le psychiatre pour lui dire que que ça va aller et cetera." Et et j'ai refusé en fait de répondre à ça. Il est sorti quelques jours plus tard et là on a mis en place en fait à ce moment-là, j'ai mis en place j'ai accéléré le processus, "Faut que tu trouves un logement." Euh moi à ce moment-là, j'ai été voir quelqu'un aussi parce que il fallait aussi que j'accepte euh l'idée que j'allais devoir la Lucy et Sylvain et que je fasse confiance à Éric.
Donc dans un premier temps, dans un premier temps, j'allais avec lui, j'allais chez chez lui avec les enfants. Je passais 1 heure ou deux avec lui, je repartais avec les enfants. Puis je lui ai avec le temps, j'ai je lui ai laissé Il pouvait comprendre que tu étais un peu ou il comprenait.
Il comprenait. Oui, il comprenait complètement. Puis il y a eu la la première nuit, quelques mois après, la première nuit où il Thiba et Angélique sont allés chez dormir chez leur père et cette nuit-là, je m'en souviens parce que j'avais dormi chez ma mère.
J'étais passé la soirée et la nuit chez ma mère et puis elle me dit "Bon, est-ce que c'est bien le choix que tu as fait ?" Je dis "Oui maman." "Oui, oui." Et c'est bien aussi pour les enfants et j'ai confiance.
Mais elle avait pensé, moi aussi je pensais à ce moment-là à Luci Sylvain et au drame et elle aussi. Voilà. Comment tu leur expliques au aux grands que ils ont deux frères et sœurs qui ne sont plus de ce monde ?
Comment ça va se passer ? Il y a eu plusieurs étapes en fait. Thbo et Angélique ont appris l'existence de Lucier Sylvain.
Je dirais en 1996 97. Il y a une photo dans la chambre de mes parents et Thbo avait l'habitude d'aller jouer là-bas. Ça faisait quelques temps déjà qu'il voyait cette photo.
Et un jour, il me pose la question "Mais qui sont ces enfants, maman ?" Et alors euh je leur dis ben c'est Lucy, c'est Sylvain, c'est ce sont mes enfants et ils sont morts avec leur papa. Et puis alors qu'il jouait avec une voiture euh il jouait, il la lance contre le mur et ah mais ils ont eu un accident de voiture et je dis oui.
Voilà, c'est comme ça. Ils ont eu tous les trois un accident de voiture et ils sont morts. Alors là évidemment ça a été violent.
Voilà, ça a été violent pour Thbo qui pensait être l'aîné, qui était plutôt voilà. Ouais, enfin il était lui ça a généré une colère. À quel moment tu leur dis ?
Alors, c'est en 2002 euh que Thbo et Angélique ont appris tout en fait et connaissait déjà l'existence de Lucier Sylvain. Mais un jour, il vient me voir. Thbo me demande "Maman, je crois que Jackie a fait exprès d'avoir l'accident." Et là, j'ai compris qu'il savait.
En tout cas, il avait entendu parler de quelque chose. Et là, je lui dis "Oui, Jackie a fait exprès." Et maintenant, puisque tu connais la vérit, je vais tout te la dire.
Il avait 11 ans. Oui, c'est ça. Il avait 11 ans.
Et c'est pas avec c'est pas un accent de voiture, il les a tué avec une arme à feu et il voulait plus aller voir son père. Ah [ __ ] ! Et à ce moment-là, Éric m'appelle.
Qu'est-ce que tu as été dire aux enfants ? Alors, je dis écoute Eric, on peut pas dire que Jackie n'a pas tué Luci Sylvain. Par contre, une chose est sûre, c'est que la seule personne qui peut rassurer Tibo et Angélique, c'est toi.
Et ce que je te propose, c'est qu'on se rend compte tous les quatre samedi. Moi, j'ai confiance en toi. Je leur ai dit que j'ai confiance en toi, mais la seule personne qui peut les rassurer, c'est toi.
Et en effet, on s'est vu tous les quatre et avec ces mots lui, il a il a pu on a amené l'échange autour de de de ce qui est arrivé à Luci Sylvain et ils sont retournés voir leur père en toute tranquillité. En 2005, tu vas être muté à Toulouse, tu vas déménager, tu vas partir de de Chatâtre, tu déménages avec les enfants, tu les emmènes avec toi et tu as v une une relation compliquée, tu dis avec un homme qui s'appelle Bernard. Euh pourquoi il il était euh alcoolique et violent en gros ?
Oui, c'est j'avais envie voilà, j'ai rencontré cet homme et à la fois il avait des choses qui me touchaient profondément. C'était quelqu'un d'hyper sensible mais à la fois quelqu'un de d'hyper fragile justement et caché cette fragilité avec l'alloïme qui lui donnait peut-être plus d'apomb. Et je pense qu' aussi cet homme-là a senti la force en moi.
Et voilà. Et c'est vrai que dans un premier temps, j'ai pas vu grand-chose et c'est vrai que dans le sud, on voit souvent l'apéro et que on ne vivait pas ensemble. Donc voilà, il arrivait et quand tout moment de partage, voilà, il y a quand on recevait des amis, il y avait aussi la convivialité qui amenait.
Sauf que en septembre, non, c'était l'été 2007, je pars en vacances, les enfants sont partis en col et je pars en vacances avec lui dans dans le sud et là, j'ai j'ai vraiment pris conscience que cet homme était un alcoolique. Quand je partais à la douche, je revenais, ça sentait le rard à fond et là quand je suis partie, quand je suis rentrée, j'ai dit là non, j'arrête cette relation. ce qui s'est passé mais sauf qu'il était pas du tout de cet accord de cet avis là.
Il a aussi il m'a aussi menacé, il m'a fait aussi des menace et j'ai choisi de quitter Toulouse. C'est comme ça. Je suis revenue à Chartre en 2008.
Février 2008. Tu vas en 2017, on va partir 10 ans plus loin quasiment, mais tu vas prendre la décision d'exumer les enfants, donc Lucy et Sylvain, et de les incinérer. Pourquoi tu reviens en arrière ?
Qu'est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ? Alors, j'ai commencé à écrire en 2015 et justement euh grâce à l'écriture, le jour où j'ai avant je disais toujours "Mes enfants sont morts", le jour où j'ai écrit, Jackie a tué Lucier Sylvain. Ja est devenu le meurtrier de Lucier Sylvain.
Et là, c'est à ce moment-là que je me suis libérée de cette culpabilité. En fait, quand je disais "Les enfants sont morts, ça paraissait léger. C'était c'était c'était c'était presque doux.
Sauf que quand j'ai écrit ces mots-là, je me suis rendu compte en fait comprendre prendre conscience plein de conscience que ben c'était c'était un acte violent mais et et et puis là là et en fait j'ai senti que j'avais porté une culpabilité euh qui ne m'appartenait pas. Et à ce moment-là, je me suis souvenue d'une chose, c'est que dans le caveau, il y a Jackie, il y a Lucy, il y a Sylvain. Mais il y a une place pour moi.
Mes parents avaient prévu une place pour moi. Et je me dis que si je mourais maintenant, et ben Thba et Angélique auraient la facilité de de m de m'y mettre. Et je ne voulais pas être avec lui, mais je voulais être avec eux.
Et donc, je me suis renseignée très vite quand ça doit se faire, ça se fait. Tout est possible. J'ai pris contact et cette cérémonie a eu lieu le 22 mars 2017, le jour d'anniversaire de Lucy.
Et ce jour-là euh c'est la première fois que Angélique s'adresse à sa sœur et dit "Lucci, ma sœur, Sylvain mon frère". C'est la première fois qu'elle les nomme, qu'elle les reconnaît en tant que frère et sœur et c'est comme s'ils ont été réinscrits dans l'arbre généanalogique de la famille. Ça a été, vous savez, je dis souvent, j'ai eu plein de beaux jours dans ma vie.
J'ai eu de merveilleux jours dans ma vie. Celui-là, c'est le plus beau, des C'est le plus merveilleux des jours. Vous avez un cinéou, c'est le plus beau.
C'est vraiment le plus beau. J'ai senti leur présence. La première cérémonie, j'étais dans j'étais un peu absente de moi, j'étais déconne, j'étais hors de moi.
Et tous ces gens qui s'étaient rassemblés, on était nombreux hein dans de cette dernière hommage de cet hommage à Lucier Sylvain. Et ouais, ça a été Tu as fait quoi descendre ? Ils ont été déposés quelques années dans un endroit hein au cimetière.
Et euh en il y a 2 ans, bientôt 2 ans, le 11 novembre, je suis allée les déposer là où nous avons passé nos dernières vacances ensemble parce que c'est là-bas que je que je souhaite être. Voilà. Après toi aussi ?
Ouais, il y a que moi parce que ce jour-là, j'étais seule. Je voulais être seule pour voilà. Et tu es pas allé avec tes deux autres enfants ?
Si en 2017 j'avais besoin d'être accompagné, d'être entouré, ce jour-là, j'avais besoin d'être seule. Et c'est important aussi de respecter, se respecte et puis voilà, c'est comme ça. Et j'étais bien.
J'étais bien. Dans le deuil, il y a cinq étapes. Il y a il y a le ils disent le déni.
On dit non, ils sont pas ils sont pas morts. La colère veut à quelqu'un. Le marchandage, c'est c'est quand on se dit tiens, si j'avais fait ça, j'aurais peut-être pu faire ça et j'aurais si j'avais pu éviter ça en faisant ça.
On cherche. Ouais. Euh en fait Oui, bien sûr.
Alors ça, je l'ai vécu plusieurs fois tous les avants. Tous les avants, pendant plusieurs années. J'ai j'ai revisité tous les avant le drame.
Euh j'ai jamais pu changer l'histoire. Et le marchandage aussi du style comme je disais tout à l'heure, si je suis gentille, peut-être qu'ils vont revenir. C'est très enfantin.
Euh le déni Oui oui, je l'ai eu bien sûr, j'ai eu le déni mais très vite, j'ai compris que qu'il ne reviendrai plus, qu'ils étaient morts. Par contre, j'ai senti très vite aussi leur présence. C'est tous les souvenirs en fait qu'on a partagé, tous ces tout cet amour qu'on a partagé qui font que comment du parce que leur corps n'est plus là que qu'il n'y a plus rien.
Enfin, pour moi, c'est impossible. Pour moi, pour moi, c'est impossible. Il y a il y a il y a cette il y a toutes ces émotions là qui qui sont là.
Il y a la dépression ensuite et l'acceptation qui est la dernière étape. Voilà, ça se fait en en cinq étapes. C'est c'est Ellisabeth Kubler Rosit qui dernier instant de la vie en 69 qui a expliqué ça le deuil était fait en en cinq étapes.
Comment tu vas aujourd'hui psychologiquement ? Alors aujourd'hui, je vais bien. Je vais très bien.
Je suis je suis euh je vais bien. Alors aujourd'hui, ce qui est important pour moi, c'est témoigner comme je fais, témoigner euh que l'impossible est possible, que survivre à la mort de ses enfants est possible, que d'accompagner aussi euh les parents. J'ai créé une association avec une autre amie d'accompagner parents dans le deuil.
Euh pour moi, il aussi j'accompagne pour moi, la mort fait partie de la vie. Euh s'appelle comment ton association ? Euh les petits miracles.
Merci. Les petits miracles. C'est un vrai miracle en fait de d'avoir d'avoir réussi à transcender ce drame en une force extraordinaire et de pouvoir aussi la transmettre et d'accompagner et de témoigner.
Euh qui je suis aujourd'hui aujourd'hui ? Je suis sophrologue. Je me suis formée enf pendant 2 ans.
Aujourd'hui, j'accom enfin je je transmets cet outil pour moi qui vraiment extraordinaire, la sophologie dynamique. Et puis je suis animatrice de ser de pardon. Alors euh alors le pardon, ça a été euh une question euh voilà en 1990 euh comme je parlais tout à l'heure, le pardon est arrivé euh enf c'est j'ai été inspirée euh aussi tellement enfin moi pour moi, j'ai été touchée par euh par la grâce en fait.
C'est comme ça que je le vois. Et durant l'écriture, vraiment quand je me suis relu, je me suis rendu compte qu' jamais j'étais je je ne je ne parle pas de Jacky comme je raconte ce que j'ai vécu, mais je ne dis pas que Jacky est un monstre. Je je enfin voilà, je je raconte ce que j'ai vécu avec lui, ce que je vivais.
C'est mon expérience en fait que j'ai vécu au travers de que j'ai vécu avec lui mais avec Eric et cetera. Voilà, c'est c'est là où c'est important. En 2017, pendant que j'écrivais, j'ai eu accès à un livre qui s'appelle Peut-on tout pardonner d'Olivier Claire.
Et dans ce livre, voilà, je me suis j'ai vraiment senti j'ai vraiment j'ai vraiment touché en fait euh que le pardon, le sens du pardon en fait, c'est un cadeau qu'on fait à soi. Moi, j'ai été inspirée de cette manière là et c'est un vrai cadeau que j'ai pu voilà qu'on m'a offert en fait de renaître autrement parce que bien sûr que j'ai perdu Lucy et Sylvain sont morts, je vais plus pouvoir les serrer dans mes bras mais avec ce cadeau que j'ai eu de pardonner, j'ai ouvert une porte et d'ailleurs la preuve en est. Quelques mois après, j'ai rencontré Eric.
Thbo est né, Angélique est né et le pardon à moi est arrivé en 2017. Je vous disais tout à l'heure, grâce à l'écriture, lorsque j'ai pris conscience que Jacky est un meurtrier, il n'avait pas le droit. Le pardon n'est pas cautionné, n'est pas accepter ce que fait l'autre.
C'est pas s'humilier non plus. C'est pas c'est pas un signe de faiblesse. Au contraire, faut une force incroyable.
Faut un lâcher-prise total sur le sur le mal même sur le mal. Est-ce que ça t'arrive de passer des journées sans penser à à Lucy Sylvain ? Bien sûr, mais j'aime quand je pense à eux aujourd'hui.
Je pense à eux que dans l'amour que dans voilà, j'ai choisi j'ai choisi la vie et j'ai choisi de penser à eux que dans les souvenirs que nous avions partagés ensemble. Et voilà. Tu te demandes ce qui serait devenu parfois sur dans certaines situations.
Je me suis posée mais ça fait très longtemps très longtemps que je ont toujours 7 ans et 6 ans pour moi et que c'est des anges en tout cas ils m'ont inspiré. Ils m'ont inspiré Nier Sylvain. J'ai toujours continué à être la femme, la maman qu'ils aimaient et ça ça ça a été un moteur pour moi.
Voilà, je suis leur mère et et je suis aussi la mère du Thibo et Angélique, c'est important que je précise, mais de continuer à être cette femme là. On finira par cette photo qui a l'air d'être un moment de bonheur. Je sais pas ce que c'est.
Qu'est-ce que c'est que cette photo ? Ouais, c'était en en mai 2019, c'était le jour d'un mariage, du mariage de mon neveu Julien justement et j'étais entourée de Thbao et Angélique et j'étais c'était c'était chouette, c'était un chouette moment et ouais cette photo, on était heureux. Merci d'être venu jusqu d'avoir raconté ton parcours.
Je check de loin. Cétait un plaisir de te rencontrer. Merci de me raconter.
C'est pas facile de raconter à chaque fois aussi son son histoire dans une interview comme ça, même si tu dis que c'est important pour toi et ça te fait du bien aussi de de Alors aujourd'hui ce qui est important pour moi, je disais c'est de témoigner et témoigner parce qu'il y a des gens qui sont tellement dans la perte de repère, ils ont perdu leur repère et que je me suis retrouvée dans cette perte de repère aussi et que j'ai trouvé un chemin et c'est le mien, il m'appartient et que et que mais on a tous en nous le moyen moyen de faire l'unité en soi, de de de rassembler toutes les pièces parce que quand on on perd quand on perd ses repères, on éparpillé de partout et de et de voilà de de retrouver voilà de se rassembler, de faire l'unité en soi et et de se de se rencontrer enfin aux éditions Max Milo. Voilà survivre au pire Patricia OdoDo si vous cherchez le le livre, je vous mets le livre dans la description. Merci d'avoir regardé cette émission.
Merci de nous suivre chaque semaine, mercredi, vendredi, dimanche, je vous mets trois émissions par semaine. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission. On se retrouve très vite pour une prochaine vidéo.
Continuez de vous abonner sur notre chaîne YouTube. Vous êtes environ 150000 à nous rejoindre chaque mois sur notre chaîne YouTube. Donc cliquez sur vous abonner, mettez le petit like aussi, ça nous aide sur l'algorithme.
N'hésitez pas à commenter l'émission et à mettre la petite cloche pour être au courant de la prochaine sortie. Et on est dispo en podcast aussi sur Spotify, Apple Podcast et Amazon Podcast. Je vous embrasse et on se retrouve très vite pour une prochaine émission.
Ciao tout le monde. [Musique] He. [Musique] Yeah.