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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 11 octobre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiTransportsÉconomie & entreprises

Carburants, lycées : "Emmanuel Macron a raté son pari du président de la jeunesse" (Simon Barbarit)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la hausse prévue sur le forfait global des auto-écoles et pourquoi ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Quelles seront les conséquences pour les jeunes isolés ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Que direz-vous aux jeunes qui n'ont pas les moyens de payer ?

  • 5:07RelanceRéponse directe

    L'État fait-il des choix en excluant les auto-écoles des aides ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Pourquoi les auto-écoles ont-elles été exclues des aides aux gros rouleurs ?

  • 7:25OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos revendications précises auprès du gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:20Benjamin PanisFait
    « On n'en fait pas partie. On a aucune aide et aucun avantage. »
  • 2:32Benjamin PanisChiffre
    « On va être contraint d'augmenter 250 € voire 200 € pour ceux qui n'ont pas appliqué d'augmentation depuis longtemps. »
  • 7:25Benjamin PanisFait
    « Le président de la République quand il a été élu, il a dit qu'il allait faire un permis moins cher. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Alors messieurs, autour du plateau, moi je vais vous proposer un cas très concret, le cas des auto-écoles parce qu'avec ces prix à la hausse de l'essence, il y a une conséquence et bien les auto-écoles vont facturer plus cher leur forfait global et les premiers impactés vont être les jeunes entre 18 et 24 ans bien évidemment. Merci beaucoup d'être avec nous. Benjamin Panis, vous êtes président de l'unique, l'Union nationale des indépendants de de la conduite et je suis ravie que vous soyez là aujourd'hui. Par ailleurs, vous êtes dans dans la voiture autoégal comme ça tout est clair. Face à cette crise du carburant, la hausse globale chez vous, elle est prévue de de combien sur le forfait ? Combien coûte le forfait jusqu'à présent ? On se fait une moyenne, hein. Et de combien vous

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imaginez la hausse sur le forfait global ? Bah, on va faire une moyenne, c'est-à-dire que le forfait est entre 1200 et 1300 €. Euh, il va falloir faire une hausse d'un peu plus de 50 € par forfait, voir un tout petit peu plus si ça continue à augmenter. Certains de vos confrères parlent même de 150 à 200 € de plus. Est-ce que vous confirmez sur un forfait global ? Oui, c'est tout à fait possible puisque le gouvernement ne fait rien. On va être contraint d'augmenter 250 € voire 200 € pour ceux qui n'ont pas appliqué d'augmentation depuis longtemps. C'est c'est une obligation que nous donne le gouvernement puisque ils ne font aucun geste et on est mis à l'écart de toute aide et de toute facilité sur le prix des carburants. Donc on va être obligé contraint d'augmenter. Ce qu'on essaie

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de comprendre quand vous nous dites "On est en dehors de toute aide, la fameuse prime euh gros rouleurs, vous n'en faites pas partie, vous nous le confirmez." Ah non, on n'en fait pas partie. On a aucune aide et aucun avantage. Nous, on demande à ce qui est des allègements fiscaux qui soient qui soient faits et euh pour l'instant on n' pas le droit à ces aidesl donc contraint et forcé de d'augmenter les tarifs si on veut continuer à à faire travailler nos entreprises et à gagner un petit peu d'argent pour pas travailler à perte. Vous dites contre et forcé. Est-ce que l'une des conséquences très directes, ça va être aussi que moins de jeunes vont pouvoir se permettre de prendre des cours de conduite et par conséquent passer le permis et de se retrouver d'autant plus isolé notamment dans les

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on imagine dans les villages. On parlait à l'instant des petites communes de ces ces endroits plus désertés que d'autres ou si on n pas une voiture, on ne peut rien faire, on peut pas aller à l'école, on ne peut pas aller faire ses courses, on ne peut pas se nourrir, on ne peut pas voir ses amis et cetera. On est donc coupé du monde. Est-ce que ça ça va être aussi l'une des conséquences ? On augmente les prix, bah les jeunes les plus isolés vont être vont l'être encore plus. Mais c'est exactement ça et moi je suis dans les SV donc forcément les jeunes qui passent le permis chez moi s'ils ont pas le permis peuvent pas travailler peuvent pas aller faire les courses. Ils peuvent pas se déplacer parce qu'on a pas de transport en commun. Donc augmenter le tarif c'est aussi fermer la

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porte à certains candidats qui vont avoir du mal à financer leur permis de conduire. Mais Benjamin Panis, qu'est-ce que vous vous allez leur dire à ces jeunes qui vont venir vous voir et qui vont vous dire "Mais désolé, on n pas les moyens. Quels vont être vos arguments ?" Parce que au bout du compte, c'est vous en face de ces jeunes. Qu'est-ce que vous dites ? Et qu'est-ce qu'on dit ? On dit que tout augmente de notre côté et que si nous on augmente pas nos tarifs à un moment donné, on peut plus et on va être obligé de fermer nos entreprise. Là, on est contraint et forcé d'augmenter nos tarifs parce que il y a pas d'aide, parce que nos marges sont déjà au rat des paquerettes. Et si on augmente pas, ben le risque c'est de fermer notre entreprise, c'est de plus arriver à

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dégager de bénéfices et du coup ben comme toute entreprise privée, si on arrive plus à avoir de marge et ben on va être obligé de mettre la clé sous la porte. Benjamin Pan, je reviens vers vous dans un instant, notamment sur les revendications que vous avez et que vous voulez euh exposer au gouvernement parce qu'il y en a plusieurs autour de ce plateau. La réaction économique d'abord, tout à fait logique. Effectivement, quand les prix augmentent à la pompe, cela se répercute notamment sur l'entreprise et donc on augmente les prix. Mais qu'est-ce que ça veut dire en terme de conséquences par la suite ? B, ce ça vient d'être expliqué euh très clairement, mais ce qui est le le problème, on on le sait tous, c'est que effectivement l'État n'a pas les moyens

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de compenser euh l'impact de la hausse des cours de du pétrole et des cours de l'essence qui qui est une hausse mondiale, hein. Donc euh donc euh bah voilà, on se retrouve dans cette situation avec effectivement des des des situations assez insolubles. Vous avez des professions qui sont depuis longtemps aidées. Vous citiz les gros rouleurs, vous citiz on peut citer les pêcheurs par exemple, l'agriculture, enfin voilà où là, ils ont absolument besoin de de diesel par exemple pour pour fonctionner pour faire avancer un bateau de pêche. Ça fonctionne pas au soleil hein. Donc heureusement, il y a des il y a des qu'il y a des aides pour pour pour ce cas-là. Mais c'est sûr que

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l'État euh enfin, on enfonce une porte ouverte, mais n'a pas les moyens d'aider tout le monde malheureusement. Mais Nicolas Baré, je vais me faire l'avocat du diable une seconde si vous le permettez. Est-ce que ça veut dire que l'État fait des choix ? On l'a toujours su mais dans la difficulté et dans l'aide et bien on priorise. Ça n'est pas une priorité l'accès à la conduite, à la voiture. Bah oui, l'État fait des choix bien sûr. Après, c'est vrai que quand comme ça vient d'être expliqué, quand vous habitez dans une zone rurale et que vous n'avez pas le permis de conduire et qu'il y a pas de de d'infrastructure de transport en commun, contrairement à ce qu'on peut voir dans les grandes villes, c'est sûr que ça crée une forme d'inégalité territoriale et et là, il y

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a sans doute nécessité pour pour l'État de le prendre en compte, en tout cas pour une partie de la population. Oui. Inégalité notamment économique. Tout à fait. D'autant que le le message de résilience qu'avait lancé Emmanuel Macron le 24 septembre, il a fait plusieurs prises de parole notamment un 20h France 2 TF1 en expliquant que la hausse des courses n'est pas c'était pas du tout enfin la hausse des prix d'essence n'était pas du au gouvernement mais pour des raisons géopolitiques et qui pouvaient plus faire comme en 2022 et donner des ch carburant à tout le monde enfin des aides généralisées ne marche pas dans dans l'opinion surtout en période électorale où chacun y va ses ses propositions. Après, il reste toujours un levier, c'est bah qui va qui a été déjà rejeté par le gouvernement,

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c'est de taxer les les grosses entreprises type total, mais Total aussi fait la fait pression en expliquant que ils ont plafonné leur prix depuis depuis déjà quelques quelques temps. Donc ça va être des sujets aussi qui vont est allé encore plus loin le patron le patron total, il a dit écoutez vous me taxez, il y a pas de souci, vous faites exactement ce que vous voulez, vous êtes l'État, ne comptez plus sur moi pour plafonner les prix. C'est bien pour ça que la marge de manœuvre du gouvernement est quand même très réduite de ce côté-là. Une marche très réduite avec la question de l'acceptabilité encore et encore pardon d'y revenir mais quand il y a une convergence des crises c'est très important et la question de justice et d'égalité comment est-ce qu'on peut expliquer très clairement et

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politiquement pourquoi les auto-écoles ont été exclus des gros rôleurs ? On a on a beaucoup de mal à le comprendre. L'essence même d'une autoécole, c'est de rouler. Si si on est un peu cyqu, on peut dire que c'est pas forcément une rente électorale majeure pour pour des gouvernants comme les agriculteurs par exemple je pour voilà. Oui. Alors, c'est ce qui est intéressant sur la jeunesse, c'est que quand Macron s'est représentant en 2022, il s'était présenté comme le président de la jeunesse. On sortait aussi d'une période difficile. Le Covid-19 avait fait beaucoup de mal à la jeunesse. On se souvient des fils des étudiants devant les les associations d'aide alimentaire. Donc il finit ses deux quinquenas avec une jeunesse parce que les auto-écoles ça concerne aussi quand même les jeunes

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notamment au milieu rural he où on peut rien faire si on a pas la voiture. J'en viens donc je sais que j'ai eu un permis à 18 ans et je sais que c'est de plus en plus rare d'avoir son permis à 18 ans parce qu'il faut quand même avoir de l'argent. Et donc oui, c'est ce qui ce qui est intéressant, c'est de voir qu'il finissent ces deux mandats Emmanuel Macron avec une jeunesse qui se voilà qui se révolte beaucoup plus qu'en 2022, mais c'est il a raté son paris du du président de la jeunesse. Benjamin Panis, qu'est-ce que vous demandez clairement au gouvernement ? Vous qui êtes à la tête du d'une autoécole, mais pas seulement, vous êtes le présidente de l'unique, l'Union nationale des indépendants de la conduite. Qu'est-ce que vous attendez Écoutez, on on entendu les interventions là juste

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avant moi. Il faut quand même rappeler que le président de la République quand il a été élu, il a dit qu'il allait faire un permis moins cher. Donc ce qui est étonnant c'est que là on nous charge de taxe, on nous charge de contrainte et on ne nous aide jamais. Au niveau des revendications, ce qu'on pororte nous, c'est un allègement fiscal. Un allègement fiscal qui est possible. Le droit européen le permet. Si on appliquait euh les possibilités européennes, on aurait un litre de carburant qui serait pour l'ensemble de la population autour de 1,50 € 1,60 €. Certains pays de l'Union européenne ont commencé à le faire. L'Espagne l'a fait, l'Allemagne le fait. Pourquoi est-ce que la France le fait pas les allègements fiscaux ? Pourquoi est-ce que on parle de moyens ? Alors que baisser le la

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fiscalité sur les carburants, c'est tout à fait possible. Et là, les aides qui sont annoncées, c'est uniquement sur le gasoil. Euh je tiens à rappeler que pour les écoles de conduite, les véhicules diesel sont de plus en plus limités. On a passé notre flotte avec des véhicules qui sont au simplom. Le samplon n'est toujours pas concerné par les aides annoncées. Donc euh à un moment donné, euh on est chargé de tous les côtés et on peut pas nous demander de faire moins cher si on continue de nous taxer de tous les côtés. Donc s'il y a une revendication à porortter, c'est celle d'une défiscalisation, d'un allègement fiscal au niveau des carburants qui bénéficieraient au professionnels, école de conduite comprise, mais à l'ensemble de la population. Je reviens encore vers vous dans un

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instant Nicolas Barret. Économiquement, c'est une piste intéressante, ça peut fonctionner dans l'état des finances actuelles. Bah je je comprends tout à fait ce que ce que dit monsieur, mais effectivement après on bute toujours sur la même réalité qui est qui est ttu malheureusement, c'est que c'est que l'État est en déficit. très très lourd, a de plus en plus de de mal à se financer et donc voilà, on on a on est en face d'un d'un état qui peut pas effectivement financer toutes ces ces allègements fiscaux qui pourraient être par ailleurs tout à fait légitimes. Mais c'est c'est ce qu'on disait tout à l'heure, c'est exactement ça relance les propositions des concurrents et des candidats à la présidentielle comme une baisse de la TVA par exemple qui est chiffrée à 17 milliards ou 20 milliards

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dans pour les finances de de l'État. Donc c'est ce qui semble impossible pour le gouvernement actuellement. C'est c'est très compliqué parce qu'à chaque fois qu'il y a une solution, il y a une problématique qui fait qu'on ne peut pas appliquer cette solution. En tout cas, c'est très compliqué dans l'état des finances actuelles. Benjamin Panis, combien de temps pouvez-vous tenir très concrètement aujourd'hui avant d'imaginer mettre la clé sous la porte ? Vous vous donnez combien de temps clairement ? Écoute écoutez, on sait pas puisque personne peut prédire le prix du carburant demain. Euh là, il y a une baisse annoncée. Moi, je pense que ça va être très minime et bien en dessous des 17 centimes. Euh si on a un pic carburant qui fle les 3 € on va être en grande

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difficulté d'ici la fin de l'année. En très grande difficulté d'ici la fin de l'année. Merci beaucoup Benjamin Panis d'avoir été avec nous. Dernière question, si vous le permettez, sur cette question de la du carburant, des baisses attendues. Est-ce qu'elles vont être si probes que cela ? On dit on a on libère un stock stratégique 100 millions de barils, on attend une baisse de 12 à 18 centimes. Néanmoins, on doit aller encore plus loin sur les communes les plus isolées, sur les stations les plus excentrées. Et on voit qu'il y a encore des travailleurs qui de toute façon ne s'en sortiront pas. l'équation économique devient de plus en plus compliquée. Oui. Alors le le la baisse attendue de quelques centimes, vous citi entre 12 et

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18 centimes dû au à la libération de stock stratégique. Effectivement, bon là c'est c'est il y aura un effet mécanique, il y aura aussi un effet probablement plus faible lié à l'accord que qui vient d'être passé entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le diesel puisque si vous mettez plus de quantité de diesel sur le marché mondial, forcément ça peut avoir un impact mais qui sera très probablement très limité sur les prix. Et après euh ce qui peut vraiment avoir un ce qui peut vraiment être déterminant mais dans un sens comme dans l'autre euh c'est la situation géopolitique tout simplement. Vous pouvez très bien avoir une situation qui se tend et du coup on ne verra pas les baisses de prix qu'on qu'on imagine ou

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au contraire une situation qui se détend à Hormous et ailleurs et là effectivement une baisse de prix. Yeah.