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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 20 avril 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Quarantaine pour les voyageurs en provenance de quatre pays, Super Ligue européenne... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16FerméeRéponse directe

    Est-ce que c'est déjà en place ? Ça va être mis en place à partir de quand exactement ?

  • 1:17FerméeRéponse directe

    Cette quarantaine, elle concerne aussi ou non les personnes qui reviennent de Guyane à partir de samedi ?

  • 1:30FerméeRéponse directe

    Mais pas la Réunion ou Mayotte par exemple, où circule le variant sud-africain ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Et pourtant, le variant sud-africain par exemple, c'est 80% des contaminations à Mayotte. L'Afrique du Sud est concernée par cette mesure de quarantaine, mais pas Mayotte.

  • 2:09RelanceRéponse partielle

    Pour le Brésil, les vols ont été suspendus. Pas pour le Chili, pas pour l'Afrique du Sud, pas pour l'Argentine. Ça veut dire qu'il y a encore des voyageurs qui arrivent sur le sol français et qui ne sont pas placés en quarantaine. Pourquoi on met autant de temps pour placer ces voyageurs en quarantaine ? Parce que là, on prend un risque.

  • 2:36RelanceRéponse partielle

    Mais pourquoi on met autant de temps pour rassurer la quarantaine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « ce sera mis en place à partir de samedi matin. »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « Nous avons décidé une mesure d'urgence et de précaution à l'égard du Brésil dans un premier temps. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre l'a annoncé dès mardi dernier, de suspension complète des vols, parce que les scientifiques notamment nous disaient que la situation sanitaire était telle, la circulation du virus était telle, que la multiplication des variants dans ce contexte était possible, risquée. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « nous avons des tests renforcés systématiques aussi à l'arrivée. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Ce sera pour chaque arrivée en France, de ces pays-là, un arrêté préfectoral qui vous assigne à une adresse que vous aurez déclarée et qui sera contrôlée. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « c'est à partir de samedi matin pour tous ces pays. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Et il sera dans la journée systématique pour ces pays-là, à chaque passager, de chaque arrivée. »
  • 4:58Invité politiqueFait
    « Moi, je regrette profondément, pas seulement parce que je suis pro-européen, mais pour des raisons sanitaires, que nous n'ayons pas de compétences communes qui n'existaient pas du tout avant la crise pour prendre ce genre de décision le même jour, la même heure, tous ensemble. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « Oui, mais c'est des sujets qui appartiennent, qui sont, comme on dit, régaliens, qui appartiennent à la souveraineté de chaque État. »
  • 5:51Invité politiqueFait
    « Tous les pays européens ont mis en place soit la suspension des vols, soit la quarantaine obligatoire. »
  • 7:10Invité politiqueFait
    « Aucune considération économique, militaire, diplomatique ou autre ne primera sur la santé. »
  • 7:15Invité politiquePromesse
    « si on doit prendre une mesure sur l'Inde très rapidement, nous la prendrons. »
  • 11:36Invité politiqueFait
    « ce que dit la Commission européenne, elle met en place un outil commun au niveau européen. »
  • 12:10Invité politiqueFait
    « Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que tous les États européens exigent des tests PCR, même pour les voyages entre européens. »
  • 14:35Invité politiqueChiffre
    « Oui, il y a deux choses pour être tout à fait exact. Il y a l'urgence, l'immédiat, et nous avons augmenté progressivement en confirmant encore cette dernière tranche de 100 millions de doses, nos commandes à Pfizer pour maintenant. »
  • 15:00Invité politiqueChiffre
    « Ce qui représente quand même 750 000 doses supplémentaires par semaine pour la France entre maintenant et la fin du mois de juin. »
  • 15:41Invité politiqueChiffre
    « Deux milliards de doses. »
  • 16:02Invité politiqueChiffre
    « Oui, c'est à peu près ça. »
  • 18:55Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas moi qui dois commenter et vous dire si ce vaccin est bon ou pas, c'est l'Agence Européenne des Médicaments. »
  • 19:03Invité politiqueFait
    « ce qu'a déjà dit l'Agence Européenne du Médicament pour ces deux vaccins d'ailleurs, c'est que le bénéfice est très supérieur aux risques qui sont encourus, qui ne sont jamais nuls dans aucun vaccin, aucun dispositif médical, mais qui sont très faibles. »
  • 19:18Invité politiqueFait
    « nous avions pris, en suivant les avis scientifiques, des mesures de précaution, en ciblant sur la bonne population, celle pour laquelle les risques sont très réduits, les plus de 55 ans pour ces deux vaccins, Astra et Janssen & Johnson. »
  • 19:45Invité politiqueFait
    « nous avons dit notamment AstraZeneca qu'un des critères aussi pour d'éventuels nouveaux contrats, c'était le respect des contrats précédents. »
  • 20:00Invité politiqueFait
    « Il ne faut pas se mettre entre les mains d'un laboratoire qui a eu des problèmes, on peut le comprendre, qui n'a pas toujours fait la transparence sur ces problèmes et qui, en tout cas, n'a pas pu honorer toutes ces commandes. »
  • 20:35Invité politiqueFait
    « Il a soumis son dossier à l'Agence européenne des médicaments. Il est sous examen scientifique. »
  • 20:41Invité politiqueFait
    « Il manque des éléments, dit ce matin, le commissaire européen Thierry Breton. »
  • 22:30Invité politiqueFait
    « Oui, c'est la dérive d'un système. Celui qui fait passer dans le foot le fric avant la fête et celui qui est le système de l'argent roi, qui exclut le mérite, qui exclut la solidarité. »
  • 22:43Invité politiqueFait
    « Il y a un modèle européen du sport et du football qui fait financer l'ensemble d'une filière, des clubs amateurs, des associations, par ceux qui réussissent le mieux ou qui sont les plus riches, qui est un système du mérite et de la réussite. »
  • 23:26Invité politiqueFait
    « On doit exclure ce type de compétition fermée, fondée sur le fric, point barre. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur13 %
  • Invité11 %
  • Invité 27 %

7,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Présentateur

Bonjour Clément Beaune, tous les voyageurs qui viennent du Brésil, du Chili, d'Afrique, du Sud, d'Argentine doivent être soumis à une quarantaine de 10 jours à leur arrivée sur le sol français, quarantaine obligatoire je le précise. Est-ce que c'est déjà en place ? Ça va être mis en place à partir de quand exactement ?

0:20
Invité politique

Pour être très précis, ce sera mis en place à partir de samedi matin. Nous avons décidé une mesure d'urgence et de précaution à l'égard du Brésil dans un premier temps. Le Premier ministre l'a annoncé dès mardi dernier, de suspension complète des vols, parce que les scientifiques notamment nous disaient que la situation sanitaire était telle, la circulation du virus était telle, que la multiplication des variants dans ce contexte était possible, risquée. Et donc on a dû encore renforcer un dispositif qui était déjà strict, et c'est pour ça qu'on a pris cette mesure de suspension.

Et maintenant, on construit un dispositif de quarantaine, parce que la suspension, ça ne peut pas durer très longtemps. D'abord parce que vous avez un certain nombre de ressortissants français, quelques motifs impériaux, mais surtout nos ressortissants qui ont un droit constitutionnel à rentrer sur le territoire, il faut pouvoir l'organiser. Et puis vous pouvez avoir des contournements par d'autres pays européens. Et donc on essaye le plus possible de manière coordonnée au niveau européen d'avoir un dispositif strict de quarantaine et de l'élargir à d'autres pays qui sont aussi des zones à risque.

1:17
Présentateur

Alors on va revenir sur ce dispositif européen, juste pour préciser, cette quarantaine, elle concerne aussi ou non les personnes qui reviennent de Guyane à partir de samedi, donc d'un territoire français ?

1:27
Invité politique

Oui absolument, absolument, pour les mêmes raisons sanitaires.

1:30
Présentateur

Mais pas la Réunion ou Mayotte par exemple, où circule le variant sud-africain ?

1:34
Invité politique

Non, c'est un critère sanitaire qui est retenu, parce qu'il y a évidemment, notamment en raison de la proximité avec le Brésil, un risque plus important.

1:40
Présentateur

Et pourtant, le variant sud-africain par exemple, c'est 80% des contaminations à Mayotte. L'Afrique du Sud est concernée par cette mesure de quarantaine, mais pas Mayotte.

1:49
Invité politique

On a pris une mesure supplémentaire pour les retours d'Afrique du Sud, comme un certain nombre de partenaires européens, et nous l'avons annoncé dès ce week-end. Il y a élargissement de la liste, donc au-delà du Brésil, Afrique du Sud, Argentine, Chili, qui sont très à risque, et nous pourrions augmenter encore le champ des pays ou des territoires couverts. Nous en discutons avec nos partenaires européens. Ce matin même, j'aurai une réunion avec les ministres européens.

2:09
Invité

Je vais me permettre de revenir sur la liste que vous venez de citer. Pour le Brésil, les vols ont été suspendus. Pas pour le Chili, pas pour l'Afrique du Sud, pas pour l'Argentine. Ça veut dire qu'il y a encore des voyageurs qui arrivent sur le sol français et qui ne sont pas placés en quarantaine. Pourquoi on met autant de temps pour placer ces voyageurs en quarantaine ? Parce que là, on prend un risque.

2:27
Invité politique

Alors d'abord, le dispositif qui existe est strict restrictif. Aujourd'hui, quand vous venez de n'importe quel pays hors d'Europe...

2:32
Invité

Il y a le motif impérieux, il y a des tests PCR.

2:33
Invité politique

C'est important. Il y a un motif impérieux vérifié à l'embarquement.

2:36
Invité

Mais pourquoi on met autant de temps pour rassurer la quarantaine ?

2:38
Invité politique

Pardon, je voudrais même m'expliquer pour rassurer aussi ce qui existe. Il y a un motif impérieux à l'embarquement. Il y a un test PCR de moins de 72 heures à l'embarquement. On va encore réduire le délai de validité du test PCR. Et il y a un dispositif de contrôle à l'arrivée. Dès aujourd'hui, avec ces trois pays, Afrique du Sud, Argentine et Chili, nous avons des tests renforcés systématiques aussi à l'arrivée. Et le dispositif de quarantaine, il met quelques jours de plus pour être complètement mis en place. Pourquoi ? Parce qu'il y a un travail juridique à finir. Et notamment un décret avec un avis du Conseil d'État, sans rentrer dans trop de techniques.

Mais il faut que ce soit robuste juridiquement, organisé aussi opérationnellement. Parce que très précisément, comment ça va marcher ? Ce sera pour chaque arrivée en France, de ces pays-là, un arrêté préfectoral qui vous assigne à une adresse que vous aurez déclarée et qui sera contrôlée.

3:24
Présentateur

Juste une chose, Clément Bonne, vous dites, un test obligatoire à l'arrivée et des dispositifs à l'arrivée en France. France Info était ce matin à l'aéroport d'Orly et l'aéroport de Roissy. Je peux vous dire qu'il n'y a aucun dispositif qui est prévu. Les gens sortent de l'avion et sont laissés totalement libres de s'isoler ou pas et de se tester ou pas.

3:41
Invité politique

Il y a deux choses. Le dispositif de quarantaine tel qu'on le décrit, qui sera avec arrêté préfectoral, qui vous sera remis à la sortie de l'avion, vérification que vous restez à l'adresse que vous avez indiquée, c'est à partir de samedi matin pour tous ces pays. Donc pour l'instant, il n'y a pas de contrôle à l'arrivée ? Non, pardon. Et le contrôle de test, aujourd'hui, il est aujourd'hui aléatoire. Donc il ne se fait pas sur chaque vol, même si on les a augmentés. Et il sera dans la journée systématique pour ces pays-là, à chaque passager, de chaque arrivée. Et pardon, les arrivées aussi, c'est quand même important. Sur le sol français. Pardon ?

4:08
Invité

Donc des personnes contaminées peuvent arriver sur le sol français.

4:10
Invité politique

On peut arriver. Vous dites que ce sera dans la journée. Attendez, pour être précis, il y a un test PCR systématique à l'embarquement pour ces destinations.

4:18
Invité

Vous savez très bien qu'avec le test PCR, il y a des périodes d'incubation.

4:22
Invité politique

C'est vrai, c'est pour ça que nous réduisons encore la durée et que nous mettons ce dispositif de vérification à l'entrée. Nous n'avons pas tardé à le faire. Et dès aujourd'hui, ces tests seront systématisés dans les aéroports français et parisiens en particulier.

4:34
Invité

Clément Bonne, sur ces sujets des quarantaines, pourquoi il n'y a pas de coordination européenne ? C'est-à-dire que si, par exemple, je prends un vol Santiago-Berlin, je peux venir de Berlin en voiture et arriver en France tranquillement sans être placé en quarantaine à partir de samedi, par exemple. Est-ce qu'il va y avoir une coordination ?

4:50
Invité politique

Alors d'abord, pas tranquillement parce que vous pouvez avoir des contrôles, mais je veux être précis sur la coordination européenne. Ça dépend des pays. Je veux être précis sur la coordination européenne. Moi, je regrette profondément, pas seulement parce que je suis pro-européen, mais pour des raisons sanitaires, que nous n'ayons pas de compétences communes qui n'existaient pas du tout avant la crise pour prendre ce genre de décision le même jour, la même heure, tous ensemble. Je constate que ça n'est pas le cas parce que nous n'avions pas les outils européens. On ne s'est jamais préoccupé de ces questions auparavant.

5:18
Invité

Mais là, ça fait un an qu'on traverse cette crise sanitaire.

5:19
Invité politique

Oui, mais c'est des sujets qui appartiennent, qui sont, comme on dit, régaliens, qui appartiennent à la souveraineté de chaque État. Moi, j'aimerais qu'on fasse ce pas européen, mais ça n'a pas été possible aujourd'hui. On l'a coordonné le plus possible. Je veux quand même rappeler un certain nombre de choses qui sont très coordonnées. C'est tous les pays européens, tous les pays européens qui, depuis un an, appliquent des mesures de fermeture à l'égard du hors Schengen, des pays qui sont en dehors de l'espace Schengen. Il y a des modalités qui varient, en réalité, pas tant que ça, entre pays. Je prends l'exemple du Brésil.

Tous les pays européens ont mis en place soit la suspension des vols, soit la quarantaine obligatoire. Donc tous les pays sont stricts. Il n'y a pas un pays qui serait aujourd'hui laxiste vis-à-vis de zones dans le monde qui sont à risque.

5:57
Invité

Ils ont fait des moments différents. La question, c'est à partir de quand il y aura une coordination ?

6:01
Invité politique

Ce matin même, à la demande de la France, nous avons une nouvelle réunion des ministres d'affaires européennes, où je porterai cette question précise, concrète, des pays que nous considérons comme les plus à risque, Brésil, nous, l'Afrique du Sud, le Chili et l'Argentine. Et je pense que ces critères-là doivent être européens, européanisés le plus vite possible pour qu'il n'y ait pas d'effet de contournement. Et l'Inde ne figure pas dans cette liste ? Alors pas encore, mais c'est un des points de débat que nous avons. Nous avons saisi les experts sanitaires français et européens pour établir des critères, parce qu'on voit des situations...

6:30
Invité

Et l'Inde, c'est 200 000 contaminations par jour ? Oui, bien sûr, c'est une situation repérée. On attend quoi ?

6:35
Invité politique

On va essayer, vous avez raison, de le faire au niveau européen pour qu'il n'y ait pas d'effet de contournement.

6:41
Invité

Mais même la France, on a pris les mesures pour le Brésil, le Chili, l'Argentine. Pourquoi la France ne se prend pas les vols venant de l'Inde ?

6:47
Invité politique

Parce que nous avons pris un certain nombre de mesures d'urgence sur des avis scientifiques. C'est la question des variants qui est la plus inquiétante. En Inde, nous en avons...

6:55
Invité

Et il y a un variant particulier.

6:56
Invité politique

Qui sont en train de se développer, peut-être ailleurs dans le monde. C'est justement ça qu'on essaye d'objectiver, parce que pour que vous mettiez en place et que vous convainquiez les partenaires européens de le faire, il faut que vous ayez les mêmes critères scientifiques.

7:06
Présentateur

Il n'y a pas de raison économique qui a primé...

7:08
Invité politique

Non, non, je vais être très clair. L'Inde étant un partenaire... Aucune considération économique, militaire, diplomatique ou autre ne primera sur la santé. Et Jean-Yves Le Drian l'a dit de ce week-end, si on doit prendre une mesure sur l'Inde très rapidement, nous la prendrons. Et vous la demanderez tout à l'heure à cette réunion ? Je demanderais qu'on ait les mêmes critères, c'est-à-dire taux de circulation des variants, taux d'incidence qu'on regarde dans les pays étrangers. Pour l'instant...

7:29
Présentateur

Mais il n'est pas question pour l'instant que la France demande officiellement au niveau européen...

7:32
Invité politique

Aujourd'hui, nous ne demandons pas la liste, nous demandons que les scientifiques nous définissent les mêmes critères de risque. Parce que sinon, on aura un débat tous les jours en disant, mais il y a aussi une situation qui se dégrade au Pakistan ou ici ou là. Donc c'est une discussion sur les critères. Exactement, il faut que les scientifiques nous donnent les critères les plus sérieux pour qu'on ait un dispositif renforcé sur ces pays-là de quarantaine obligatoire. Je rappelle, j'insiste beaucoup, pour tous les pays du monde qui ne sont pas des pays européens, vous avez un dispositif extrêmement strict de vérification des tests, de motifs impérieux que nous restreignons encore.

Mais on part de cette situation où le système n'est pas laxiste et contrairement à ce qu'on dit parfois, n'est pas ouvert. Ce n'est pas le cas.

8:10
Présentateur

Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires européennes, on jette juste un petit coup d'œil sur le Filinfo à 8h40 avec Mélanie Delaunay.

8:17
Invité

Déconfiné territoire par territoire, c'est ce que prône le ministre de la Santé à partir de la mi-mai. Dans le Télégramme, Olivier Véran affirme qu'une décroissance de l'épidémie est amorcée depuis 5 jours maintenant. Mais la situation reste tendue dans les hôpitaux avec quasiment 6 000 malades du Covid en réanimation. Alors que le vaccin de Janssen est suspendu aux Etats-Unis après plusieurs cas de caillots sanguins, l'Agence européenne du médicament va se prononcer cet après-midi sur la sûreté de ce vaccin contre le Covid qui ne nécessite qu'une seule dose. Quels sont les effets de la 5G sur notre santé ? L'Agence nationale de sécurité sanitaire rend aujourd'hui ses premières conclusions.

Le rapport définitif, ce sera à l'automne. Et puis aux Etats-Unis, les délibérations ont commencé au procès du policier Derek Chauvin, jugé pour la mort de l'afro-américain George Floyd à Minneapolis. Cela va prendre de longues heures, voire plusieurs jours, car les 12 jurés doivent rendre un verdict unanime. Toujours avec Clément Beaune, secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes. Alors depuis presque deux mois, les Français qui habitent en Moselle doivent effectuer deux, voire trois tests par semaine pour pouvoir aller travailler en Allemagne. Combien de temps encore ça va durer ?

9:32
Invité politique

Je ne peux pas vous le dire aujourd'hui. J'aimerais le moins longtemps possible. Je me suis rendu en Moselle pour voir le dispositif de test d'abord qu'on a mis en place pour malgré tout faciliter les déplacements impératifs, professionnels. J'ai rencontré des frontaliers, je vois ce qu'ils vivent, trois tests par semaine, deux à trois tests par semaine selon les cas. C'est beaucoup, c'est pénible. C'est lié à des mesures justement qui ne sont pas exactement les mêmes en France et de l'autre côté en Allemagne.

9:55
Invité

Un manque de coordination là encore ?

9:56
Invité politique

Oui, mais nous avons quand même, je tiens à le dire, notamment pour ces travailleurs, au total, il y en a 350 000 frontaliers dans toute la France qui font des déplacements professionnels quotidiens et dont je mesure que parfois c'est pénible pour eux parce qu'en plus, ils entendent que les déplacements, c'est des déplacements de plaisir. Pour eux, c'est vital. Donc je veux leur apporter mon soutien. Et nous avons évité de retomber dans les affres que nous avions connues au printemps 2020, où justement il y avait zéro coordination, même avec l'Allemagne, et où nous avions fermé les frontières. Donc on n'est pas retombé dans ces difficultés.

Vous voyez que c'est toujours un équilibre à trouver entre une fermeture, on nous dit fermer tout, parce que c'est ce qui est le plus protecteur. Et puis, notamment en Europe, notamment dans les zones frontalières, un besoin qui n'est pas secondaire ou qui n'est pas touristique.

10:40
Invité

C'est le travail. De travail. Et donc on cherche cet équilibre permanent. Mais là, est-ce que vous demandez aux autorités allemandes de lever ces restrictions ?

10:46
Invité politique

Je demande aux autorités allemandes d'abord de faciliter un certain nombre de mesures pragmatiques du quotidien. Il n'y a plus de transport public autorisé entre la Moselle et la Sarre, par exemple. Ça, c'est très pénalisant. Je demande qu'on facilite les passages pour aller à l'école. Ce sont ce type de mesures.

11:00
Invité

Et vous dites quoi pour le moment ces autorités ?

11:01
Invité politique

Eh bien, j'en discute de manière quasi quotidienne avec les autorités allemandes. Ils appliquent un protocole, parce qu'en Allemagne, il y a des décisions qui dépendent d'une agence sanitaire et qui sont automatiques. Donc j'essaie de trouver cette flexibilité. On l'a obtenu...

11:13
Invité

Donc on n'y arrive pas pour le moment.

11:14
Invité politique

On a obtenu un certain nombre d'assouplissement. Je n'entre pas trop dans le détail, mais on a obtenu un certain nombre d'assouplissement, pas encore suffisant, pour que cette vie quotidienne soit moins pénible. J'ai conscience de ce qui est vécu depuis plus d'un mois.

11:23
Présentateur

L'été se prépare aussi dès maintenant au niveau européen. Le commissaire européen Thierry Breton veut mettre en place un pass sanitaire, qui est déjà bien sur des rails, mais qui ne sera pas obligatoire. C'est ce qu'il disait sur France Info il y a quelques jours. Pourquoi est-ce qu'il n'est pas obligatoire ? Il n'est pas prévu qu'il soit obligatoire.

11:37
Invité politique

Pour être précis sur ces questions qui sont compliquées, ce que dit la Commission européenne, elle met en place un outil commun au niveau européen. Et c'est ensuite chaque État qui aura une marge de manœuvre pour décider s'il exige, pour rentrer sur son territoire ou non, ce certificat numérique ou papier.

11:53
Invité

Ça veut dire qu'il peut être obligatoire dans certains pays européens et pas dans d'autres ?

11:58
Invité politique

Oui, ce que dit la Commission européenne, c'est parce que pour des raisons juridiques, elle n'a pas la compétence de l'imposer. Il y a des États membres qui pourront décider que tout le monde rentre. Il y a des États qui, en européen, il y a des États qui pourront avoir des mesures strictes. Je vais être très clair. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que tous les États européens exigent des tests PCR, même pour les voyages entre européens. Donc c'est déjà en quelque sorte un pass sanitaire. Donc en pratique, je vais simplifier les choses, en pratique, il est très très probable que tous les États, et je le souhaite d'ailleurs, utilisent ce certificat numérique à l'été.

Vous parliez de coordination européenne. L'été dernier, nous avions une cacophonie totale, puisqu'il y avait des critères de classement, de zonarisme, etc., qui n'étaient pas les mêmes d'un pays à l'autre. Cet été, j'espère qu'on va retrouver de la liberté, grâce à la vaccination et au sérieux qu'on a tous eu. Et on aura, on a anticipé, puisqu'on prépare dès maintenant, pour le mois de juin, ce certificat numérique. La France est le premier pays à le mettre en place techniquement.

12:45
Présentateur

Et ça changera quoi ? Parce qu'on peut déjà aller d'un pays à l'autre avec un test PCR négatif. Ça sera la même chose, sauf qu'il y aura le vaccin en plus.

12:52
Invité politique

Exactement, c'est important. Vous aurez d'abord un dispositif simple, harmonisé, et qui pourra regarder si vous avez un test négatif, si vous êtes vacciné, ou, c'est une possibilité qui est offerte par l'outil européen aussi, si vous avez une sérologie négative, parce que vous avez eu la Covid et que vous êtes protégé pendant quelques semaines. Il y a encore des questions scientifiques à résoudre. Il faut bien vérifier que le vaccin empêche la propagation, c'est important. Mais on a anticipé, je crois qu'on aurait eu tort de ne pas préparer l'été, avec ce dispositif européen qui est en place et techniquement en France.

13:22
Invité

Juste pour bien être clair et pour que les gens comprennent bien, si cet été je n'ai pas le pass sanitaire, il se pourrait que dans certains pays européens je n'entre pas ?

13:30
Invité politique

Je pense, pour être très pragmatique, que la plupart, sinon tous les pays européens, exigeront cela au moins pendant l'été pour rentrer sur leur territoire. De même qu'aujourd'hui la France, comme ses voisins, exige un test PCR, même pour les déplacements internes à l'Europe, nous aurons cet outil supplémentaire qui permettra de vérifier le test ou le vaccin.

13:48
Présentateur

Une dernière chose, cet outil, ça pourrait être dans l'application TousAntiCovid, par exemple ?

13:52
Invité politique

Ce sera pour la France dans l'application TousAntiCovid. C'est ce que Cédric O, le secrétaire d'État au numérique, a annoncé hier. Nous avons fait une expérimentation. Nous sommes les plus en avance en Europe parce qu'il faut qu'on prépare et ce sera effectivement une fonctionnalité supplémentaire de l'application. Pour ceux qui n'ont pas, il pourrait y avoir un document papier.

14:09
Présentateur

On va parler du vaccin, si vous le voulez bien, Clément Beaune, puisque le patron de Pfizer a annoncé que plusieurs doses seraient probablement nécessaires, une troisième et puis ensuite d'autres doses en fonction de l'arrivée de futurs variants, peut-être des doses annuelles. L'Europe se prépare, commande déjà des milliards de doses, principalement auprès de Pfizer. Je crois que l'Union Européenne vient justement d'allonger encore ses commandes, 100 millions de doses supplémentaires, c'est bien ça ?

14:35
Invité politique

Oui, il y a deux choses pour être tout à fait exact. Il y a l'urgence, l'immédiat, et nous avons augmenté progressivement en confirmant encore cette dernière tranche de 100 millions de doses, nos commandes à Pfizer pour maintenant. Ça, c'est pour tout de suite ? C'est pour tout de suite, c'est-à-dire les vaccins.

14:48
Présentateur

10 millions pour la France, donc ?

14:49
Invité politique

Exactement. C'était pris en compte dans notre calendrier de vaccination, mais nous avons confirmé cette commande. Et nous avons eu aussi, la semaine dernière, des accélérations de livraison de Pfizer par rapport à ce qu'on anticipait. Ce qui représente quand même 750 000 doses supplémentaires par semaine pour la France entre maintenant et la fin du mois de juin. Et puis, nous anticipons pour l'avenir. C'est-à-dire que, justement, parce qu'il y avait eu un manque probablement d'anticipation et de coordination européenne, nous préparons toutes les hypothèses. La vérité, c'est qu'on ne sait pas encore s'il faudra un rappel vaccinal. Il pourra y avoir des variants.

Et donc, les laboratoires, nous leur demandons d'adapter leur vaccin à ces possibles variants, de produire massivement pour que, s'il a besoin de rappel ou de confirmation vaccinale, on ait les doses disponibles sans attendre. Et c'est pour ça, on a beaucoup poussé en ce sens.

15:34
Invité

Vous avez fait plusieurs précommandes auprès de plusieurs laboratoires ?

15:36
Invité politique

Alors, la Commission européenne a une précommande avec Pfizer. De combien ? Deux milliards ? Deux milliards de doses. Ça, c'est pour la deuxième génération. C'est pour l'avenir. C'est pour l'automne, la fin de l'année 2021. Et puis, les mois suivants, 2022-2023. On anticipe presque deux milliards de doses avec Pfizer. C'est ce que va commander la Commission européenne. Et peut-être des contrats avec d'autres laboratoires pour être prêts.

15:57
Présentateur

Deux milliards de doses, je précise simplement, si je compte bien, ça fait 300 millions de doses réservées à la France.

16:02
Invité politique

Oui, c'est à peu près ça. Mais quand vous voyez, pour vous donner un ordre de grandeur, c'est très large, deux milliards de doses, parce qu'il y a un peu plus de 400 millions d'Européens. Donc, c'est quasiment cinq fois la population, même si certains vaccins sont à double dose. Ce qui est le cas de Pfizer. Bien sûr.

16:14
Présentateur

Donc, on a trois fois vaccinés deux fois.

16:16
Invité politique

C'est à peu près deux fois la population européenne. Mais c'est de la précaution. Et puis, ça permettra aussi de la solidarité internationale pour éradiquer cette épidémie.

16:24
Invité

Mais est-ce que ces doses, elles vont coûter le même prix que les premières doses qu'on a achetées ? Parce que selon le Premier ministre bulgare, le prix des doses devrait augmenter. Elles étaient à 12 euros au départ et elles devraient augmenter selon les dires du Premier ministre bulgare. Est-ce que c'est vrai ?

16:39
Invité politique

Alors, ça n'est pas encore fixé, parce qu'il y a une négociation qui est en cours, notamment sur le prix du vaccin. Je note d'ailleurs qu'on n'est pas un paradoxe près sur la question des prix. Il faudra de la transparence, parce que ça évite les fantasmes et les doutes. Mais on nous a reproché au niveau européen de payer pas assez cher et d'avoir du coup été non prioritaire par rapport à d'autres pays. Et maintenant, on ouvrirait une polémique sans même connaître la réponse finale pour dire que c'est trop cher. Donc, soyons calmes.

17:03
Invité

Effectuellement, ça peut augmenter ou pas ?

17:05
Invité politique

C'est possible, parce que c'est des vaccins qui sont adaptés aux variants, qui sont donc d'une complexité sanitaire-scientifique plus grande. Mais honnêtement, on ne sait pas aujourd'hui. Et puis, il y a une négociation, d'abord sanitaire, mais aussi budgétaire. C'est normal.

17:15
Présentateur

On continue de parler des vaccins avec vous, Clément Beaune, dans un instant, juste après un coup d'œil sur le fil info à 9h moins 10 avec Mélanie Delonnet.

17:23
Invité

Les policiers sont appelés à se rassembler à midi et demi devant les tribunaux partout en France. Par deux de leurs syndicats, ils protestent contre le verdict au procès en appel de l'agression de forces de l'ordre à Viry-Châtillon, plus clément qu'en première instance. Cinq jeunes ont été condamnés, huit autres acquittés. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, réunit ce matin les partenaires sociaux pour discuter des métiers prioritaires pour la vaccination contre le Covid et élargir la liste aux éboueurs, chauffeurs de bus ou encore aux agents d'entretien de plus de 55 ans. L'ambassadeur de France au Pakistan va-t-il être expulsé ?

Le Parlement vote aujourd'hui sur cette demande du mouvement islamiste à l'origine de manifestations antifrançaises, un mouvement contre la publication de caricatures de Mahomet. Et puis l'envie de se surpasser ce soir pour Léo Savoyard de Rumilly qui défie Toulouse en quart de finale de la Coupe de France, tandis que les amateurs de Canet en Roussillon seront eux opposés à Montpellier. France Info

18:18
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brachia, Laura Sénéchal Avec Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes, invité du 8.30 France Info ce matin. L'Agence Européenne du Médicament doit se prononcer à 17h sur le vaccin de Janssen et Johnson & Johnson qui est soupçonné lui aussi de provoquer des thromboses comme celui d'AstraZeneca. Est-ce que d'abord vous êtes confiant et est-ce qu'il faudra garder ce vaccin dans l'arsenal français ?

18:46
Invité politique

Pour créer de la confiance, il faut respecter des avis et des critères scientifiques. Ce n'est pas moi qui dois commenter et vous dire si ce vaccin est bon ou pas, c'est l'Agence Européenne des Médicaments. On voit sur AstraZeneca, probablement sur Janssen & Johnson, qu'il y a un certain nombre de cas, mais ce qu'a déjà dit l'Agence Européenne du Médicament pour ces deux vaccins d'ailleurs, c'est que le bénéfice est très supérieur aux risques qui sont encourus, qui ne sont jamais nuls dans aucun vaccin, aucun dispositif médical, mais qui sont très faibles.

Et c'est aussi pour ça que nous avions pris, en suivant les avis scientifiques, des mesures de précaution, en ciblant sur la bonne population, celle pour laquelle les risques sont très réduits, les plus de 55 ans pour ces deux vaccins, Astra et Janssen & Johnson. Pour créer la confiance, il faut faire simple et suivre les avis scientifiques.

19:31
Invité

Ces vaccins restent efficaces, c'est ce que vous nous dites ce matin. Ils restent efficaces et ils restent nécessaires. Néanmoins, est-ce que l'Union Européenne a décidé de faire de nouvelles commandes, de renouveler les contrats avec ces deux laboratoires, Janssen & Johnson et AstraZeneca ?

19:44
Invité politique

Ce n'est pas encore décidé. Nous avons dit notamment AstraZeneca qu'un des critères aussi pour d'éventuels nouveaux contrats, c'était le respect des contrats précédents. Il y a bien sûr des critères scientifiques, ce qui n'est pas le cas pour AstraZeneca, très clairement. À ce stade, il n'est pas question de renouveler le contrat avec AstraZeneca ? Il ne faut pas se mettre entre les mains d'un laboratoire qui a eu des problèmes, on peut le comprendre, qui n'a pas toujours fait la transparence sur ces problèmes et qui, en tout cas, n'a pas pu honorer toutes ces commandes.

Donc, il ne faut pas exclure pour l'avenir, anticipation, précaution, comme je le disais, certaines technologies vaccinales et s'en remettre à une seule technique qui serait, par exemple, l'ARN messager. Je pense qu'on a besoin de diversifier, comme on l'a fait depuis le départ, notre portefeuille de vaccins, mais on sera vigilant des laboratoires et on exclura peut-être des laboratoires qui ne respectent pas leurs engagements. Jusqu'à Spoutnik V, le vaccin russe ? Mais Spoutnik V, c'est très simple. Ce n'est pas plus, pas moins que les autres en matière d'exigence sanitaire. Il a soumis son dossier à l'Agence européenne des médicaments. Il est sous examen scientifique.

Moi, je ne fais pas de politique. Il manque des éléments, dit ce matin, le commissaire européen Thierry Breton. Oui, ce n'est pas moi qui vais le commenter. C'est l'Agence européenne du médicament qui attend encore des éléments. Ça met deux à trois mois. C'est le tarif pour tous les vaccins parce qu'on a les mêmes exigences scientifiques. Je ne veux pas dire aux gens on va vous donner un vaccin russe parce qu'il est sympathique, parce que M. Mélenchon l'aime bien ou parce que les Russes en font la propagande. On ne l'exclut pas non plus, on l'évalue scientifiquement. C'est de la propagande, Spoutnik V ?

Il y a une action manifeste de propagande pour dire que les Européens n'en veulent pas, nous on peut le produire, ça marche avec certains pays européens. Je rappelle qu'à part la Hongrie, tous les pays européens qui avaient envisagé Spoutnik V l'ont exclu. En Slovaquie, ils ont livré des doses manifestement vérolées. En tout cas, différente de celle, c'est ce qu'a dit l'agence slovaque. Restons là aussi sérieux et calmes. Évaluation scientifique. Et s'il est disponible, on l'utilisera. Mais ce n'est pas là-dessus.

21:30
Invité

Sauf que chez nous, il y a déjà Renaud Muselier, le président de la région PACA.

21:33
Invité politique

Il n'en a pas une seule dose.

21:34
Invité

Il faut être sérieux.

21:35
Invité politique

Il n'en a pas une seule dose. Je ne m'adresse pas à une région en particulier. Je veux que ce soit la même vaccination pour tous les Français, en PACA ou ailleurs. Sinon, on détruit l'égalité républicaine aussi devant la santé. Ils n'ont pas de dose de Spoutnik aujourd'hui.

21:46
Invité

Ils ont fait une précommande de 500 000 doses. Est-ce qu'il a le droit de faire ça, Renaud Muselier ?

21:51
Invité politique

Écoutez, je pense surtout que ça n'arrivera pas parce qu'il doit respecter l'avis de l'agence européenne des médicaments. Et il faut que ça soit produit ensuite ce vaccin. Aujourd'hui, même des pays qui ont signé des contrats, ils ne reçoivent pas les doses russes ou très marginellement. Donc c'est une illusion. Mettons ça de côté et travaillons sérieusement pour vacciner aujourd'hui les Français.

22:10
Présentateur

Une dernière chose, Clément Beaune, un dernier sujet. Cette super ligue européenne créée par 12 clubs de football parmi les plus puissants d'Europe, des clubs de Manchester, Chelsea, le Real Madrid, Liverpool. Est-ce qu'elle vient fausser la concurrence, comme le dit très officiellement la France, par la voix du président Emmanuel Macron ?

22:30
Invité politique

Oui, c'est la dérive d'un système. Celui qui fait passer dans le foot le fric avant la fête et celui qui est le système de l'argent roi, qui exclut le mérite, qui exclut la solidarité. Il y a un modèle européen du sport et du football qui fait financer l'ensemble d'une filière, des clubs amateurs, des associations, par ceux qui réussissent le mieux ou qui sont les plus riches, qui est un système du mérite et de la réussite. Quand vous vous qualifiez, vous pouvez accéder à une coupe nationale ou à une coupe européenne.

Et là, c'est un système fermé où des riches se réunissent entre eux et disent on va financer notre cluster de clubs riches et exclure tous les autres, même s'ils sont à un moment dans la réussite, dans l'exploit sportif. On a besoin de ça, on le voit en Coupe de France, on le voit parfois en Coupe d'Europe.

23:11
Invité

Qu'est-ce qu'on peut faire face à ça ? Que peut faire l'Union européenne ?

23:13
Invité politique

Alors d'abord, l'UFA, elle dit qu'elle réfléchissait des mesures d'exclusion, ça lui appartient.

23:17
Présentateur

Ça pourrait priver les bleus de l'équipe de France d'une grande partie de l'équipe pour l'Euro de football cet été.

23:26
Invité politique

On doit exclure ce type de compétition fermée, fondée sur le fric, point barre. Moi, je suis défavorable à ça. Et puis, il y a une présidence française de l'Union européenne dans quelques mois, j'espère qu'on aura résolu ce problème-là avant, mais où nous essaierons, même par une législation européenne, de renforcer le système de financement des petits clubs et finalement consacrer ce modèle européen du foot, du sport, de la fête populaire. C'est ça que ce système du fric-roi est en train de détruire.

23:52
Présentateur

Le consacrer, mais y compris dans les textes législatifs ?

23:54
Invité politique

Oui, ce serait une possibilité. Nous avons, dans nos pays, par les fédérations professionnelles, des systèmes de financement. Quand on regarde ce qui se passe dans la plupart des pays européens, il y a les mêmes exigences de mérite et de solidarité. Et nous sommes en train de regarder, avec la ministre des Sports, Mme Maraciné à nous, si on peut consacrer cela, même par des textes législatifs au niveau européen dans les prochains mois.

24:12
Invité

Parce que pour le moment, les traités européens défendent la libre circulation et autorisent l'idée d'une mise en concurrence des compétitions sportives. Alors clairement, il n'y a pas de marge de manœuvre pour l'interdire, cette Super League.

24:22
Invité politique

En l'état actuel des textes européens. En l'état actuel des textes européens, la Super League n'est pas, si je puis dire, concernée. Et d'abord, il faut agir beaucoup plus vite que par des textes législatifs. Donc moi, je souhaite que la pression politique qui soit exercée, on l'a vu, même pour les pays concernés par ce club fermé, y compris le Royaume-Uni, qui n'est plus vraiment européen, mais le Premier ministre Johnson a critiqué ce projet. Il a été critiqué par beaucoup de clubs de ces pays-là. Et une compétition européenne de cette nature, c'est contre nature. parce que vous n'avez que deux pays européens, parce que vous avez un système fermé.

24:51
Présentateur

J'espère que si vous rajoutez

24:53
Invité politique

le Royaume-Uni, mais qui n'est plus tout à fait européen, ça dit quelque chose. Et donc, je souhaite que l'UEFA, pas à moi qu'il appartient de le définir, mais prenne des mesures les plus fermes dans les jours qui viennent.

25:01
Invité

Juste une dernière question. Le PSG a dit non. Est-ce que vous félicitez les dirigeants ?

25:06
Invité politique

Oui, je félicite tous les dirigeants des clubs français, comme l'a fait le Président de la République, qui ont le souci de préserver ce modèle populaire de fait et de mérite. C'est ça qu'on doit défendre.

25:17
Présentateur

Merci beaucoup Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires Européennes, d'être venu dans les studios de France Info ce matin. Bonne journée à vous aussi.