ENTRETIEN AVEC NICOLAS DUPONT-AIGNAN - @dupontaignannicolas
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Amis du lundi, hardi ! Bonsoir, ça fait du bien de vous retrouver après deux longues semaines d'absence. Merci à Richard Decesse d'avoir fait l'intérim avec bravoure et gloire et talent. Et bonheur. Et bonheur, en plus. Au menu du jour, le grand invité qui nous a fait l'honneur d'inaugurer ce format, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.
Avec lui, nous reviendrons sur l'importante actualité internationale et nationale, les conséquences de la guerre en Iran à l'avenir de notre agriculture et de notre industrie, en passant par les dangers qui pèsent sur notre liberté d'expression, sur les suites de l'affaire Epstein, et puis bien sûr, les élections municipales où Nicolas Dupont-Aignan est candidat à hier en Essonne. Nous passerons ensuite au rendez-vous de la réinformation.
Alors, il sera à nouveau question de l'Iran, évidemment, mais aussi du meurtre de Quentin Deranque et de ses suites, notamment du côté d'institutions, comme le syndicat de la magistrature, syndicat qui s'est ému, non pas de la violence de notre société, non pas de l'impunité des groupuscules qui massacrent des gens dans la rue, ou de je ne sais quoi d'autre, démouvant d'ailleurs, non, le syndicat de la magistrature s'est ému de la manière dont la mort de Quentin avait fait, je cite, « céder les barrières de la société face à l'extrême droite » et le syndicat de la magistrature met solennellement en garde contre la possibilité que ce relâchement coupable de notre société, face le jeu, face le jeu, Richard, du rassemblement national, évidemment, et de l'extrême droite.
Voilà, évidemment, rien de grave à ce qu'on lynche, assise une personne en pleine rue et qu'on lui mette des coups de pied dans la tête jusqu'à ce que mort s'en suive, ça évidemment, ça n'est que le processus d'autodéfense, comme on dit maintenant, quand on veut tuer quelqu'un. Nous reviendrons aussi sur le fait que le militant LFI, Robin Chalandard, qui avait été placé en garde à vue et qui est mis en cause dans le meurtre de Quentin, il aurait notamment aidé, si c'est vrai, en tout cas si ce que la police semble lui reprocher est exact, il aurait aidé certains des participants au meurtre à nettoyer leurs appareils téléphoniques pour effacer toute trace de leur action.
Et ce monsieur, donc, collaborateur parlementaire, a retrouvé sa place à l'Assemblée nationale auprès de son député Raphaël Arnault. Et enfin, pour finir sur une note un peu plus ludique, légère, nous nous moquerons de la gauche caviar. Pointant les bêtises et le sectarisme qui ont émaillé la cérémonie des Césars. Alors, pour parler de tout cela, j'ai le plaisir, l'honneur et la joie d'accueillir les ayatollahs de la réinformation avec Richard Decesse, directeur de la rédaction de Radio Courtoisie, Xavier Van Lierde, journaliste, Alexis Poulin, directeur du Monde Moderne, et nous attendons Marie Pinsart, journaliste.
Et j'avoue que pour elle, malheureusement, il n'y a pas de féminin pour ayatollah, donc nous chercherons. J'avais pensé à Mola et Molette, mais bon, je ne suis pas certain que ce soit d'un charme. Ayatollet. Ayatollet. Voilà, chers auditeurs, je vous rappelle que vous avez jusqu'à 18h30 pour envoyer vos questions et remarques à Nicolas Dupont-Aignan. Vous pouvez nous écrire à courtoisie-rc.fr si vous voulez envoyer un courriel, courtoisie-rc.fr, ou téléphoner au 01 46 51 00 85, 01 46 51 00 85, et nous poserons donc vos questions à Nicolas Dupont-Aignan. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous aujourd'hui, et c'est un plaisir.
Donc, comme je le disais, vous êtes le premier à avoir inauguré notre format Restons Courtois, qui est l'émission de débat de Radio Courtoisie en partenariat avec nos amis de Valeurs Actuelles, de Boulevard Voltaire, du Monde Moderne et de L'Incorrect. Et avec vous, nous allons pendant une heure balayer l'actualité. Et si vous voulez... Commençons peut-être par l'international. Alors, quel regard portez-vous sur la guerre ? Alors, c'est une guerre qui ne dit pas vraiment son nom, on ne parle pas encore de guerre, mais en tout cas sur ce qui se passe entre l'Iran d'un côté et Israël et les États-Unis de l'autre. Comment avez-vous reçu cet événement ?
Écoutez, je vais peut-être vous surprendre, mais je n'ai pas participé au cri de joie de la plupart des hommes politiques français ou des journalistes français. Voilà. Bien sûr, je n'ai aucune sympathie pour le régime iranien, qui est une monstruosité. Maintenant, je m'interroge beaucoup. Je m'interroge parce qu'on fait quoi après ? C'est-à-dire que quand on commence une guerre, on doit savoir quel est le coup d'après. C'est le B.A.B.A., je crois, de toute tactique ou stratégie militaire qui est enseignée dans toutes les écoles militaires du monde. Et là, j'avoue que je ne sais pas quel est le coup d'après. Parce que de deux choses l'une, soit Donald Trump ne veut pas intervenir au sol.
Alors, il vient de dire le contraire il y a cinq minutes. Mais bon, au départ, ce n'était pas prévu d'aller au sol. Mais alors, on fait quoi si le régime résiste ? Parce qu'on peut tuer tous les jours des dirigeants, mais les dirigeants, ça se remplace. Et donc, il y a le grand danger qui n'est pas de suite. Et puis, deuxièmement, si on va au sol, ce qui paraît le plus réaliste, enfin, si ils vont au sol. Oui, si on va au sol, ils vont au sol. Oui, mais avec Macron, on a tendance à suivre le mouvement, toujours. S'ils vont au sol, est-ce qu'on croit qu'on peut aller au sol dans l'Iran, la Perse millénaire, comme on va à Caracas ? Je ne crois pas que ce soit la même chose.
Et donc, je suis assez inquiet de cette manière de faire. Et ce n'est pas que je soutiens le régime des Mollahs. J'ai toujours contesté ce régime. Je l'ai combattu, je le combats toujours. Et j'ai un autre problème. J'ai une autre forme d'inquiétude. Est-ce qu'on ne va pas créer un réflexe de rassemblement autour d'eux, national ? C'est un pays très nationaliste. Alors, peut-être que les faits me donneront tort et que donneront la prime à l'aventure. Tant mieux, si c'est le cas. Si le régime s'effondre, si le peuple iranien arrive à reprendre ses droits. Mais les exemples historiques précédents ont toujours prouvé plus tôt que ce genre d'intervention finit par le chaos total.
Donc voilà, voilà où j'en suis. Vous me direz, j'avoue mon interrogation. Moi, je n'ai pas sauté de joie. J'ai une réticence à cette manière de régler les problèmes. Parce que c'est un immense retour en arrière. Parce que si on assassine tous les chefs d'État qui ne nous plaisent pas, des régimonies, il y en a quand même beaucoup. Et puis un jour, qu'est-ce qui dit qu'il n'y a pas un régimonie qui va assassiner notre chef d'État ?
C'est quand même un retour en arrière.
C'est quand même un retour en arrière.
C'est quand même un retour en arrière absolument effrayant. Et l'attaque américaine s'est faite sans validation par le Congrès, ce qui est normalement obligatoire.
Oui, mais ça, c'est l'affaire américaine, je dirais. Mais moi, sur la porte...
Oui, mais ça veut dire que tout le monde peut commencer à violer les lois...
Ah ben, c'est sans fin. Et je ne crois pas que l'Occident y ait tant d'intérêt que ça. Alors, je suis désolé de gâcher la fête. Ah ben, ce n'est pas chez nous que vous gâchez la fête. Mais parce que je vois dans tous les médias, c'est la fête. C'est la fête. Mais je suis stupéfait. Alors, je suis désolé aussi pour nos auditeurs de ne pas être catégorique. Parce que s'il y en a un qui peut être catégorique sur ce dossier, ben, qu'il vienne me voir. Mais en tout cas, moi, je n'aime pas le tour que ça prend. Après, on va voir. Je ne connais pas la capacité de résistance de l'Iran.
Je n'arrive pas à savoir si les missiles qui sont lancés aujourd'hui sont un baroud d'honneur et que le régime va s'effondrer juste après. Et ça, ça donnera raison peut-être à Trump et Netanyahou. Mais je crains que ce ne soit l'inverse. Et je crains aussi que ça l'alimente dans le monde entier un esprit anti-Occident absolument prodigieux tout en ressoudant le peuple iranien derrière ces chefs abominables. Je ne doute pas un instant de l'abomination de ce régime.
Oui. Il peut même y avoir des conséquences graves chez nous. Parce que ça peut aussi inspirer des terroristes qui vont, sans aucune connaissance de ce que sont ni les chiites, ni les sunnites, ni les Américains ou les Européens, décider que, d'un seul coup, ça a une espèce de mayonnaise hystérique. Voilà.
Personne n'a la vérité scientifique. En attendant, on est parti dans un engrenage extrêmement inquiétant. Alors, pour ce qui concerne la France, je souhaite que la France, bien évidemment, ne mette pas le doigt dans cet engrenage. Mais, bien sûr, je ne serai pas écouté. C'est mal parti. Puisqu'Emmanuel Macron vient d'annoncer. Et les deux comparses Mertz et Starmer qui précipitent le continent dans le mur, eh bien, sont très heureux. Une nouvelle guerre. Ça leur manquait.
Alors, on va l'expliquer peut-être aux auditeurs de Radio Courtoisie qui n'ont pas encore suivi cette actualité. Ça leur manquait. Mais cet après-midi. Voilà. Le groupe E3, dont j'avoue très humblement avoir découvert l'existence aujourd'hui en lisant le communiqué. Qui connaissait, non ? Non, non. Bon. Donc, le groupe E3 rassemble donc la France, l'Angleterre, enfin le Royaume-Uni et l'Allemagne. Et ils ont fait une déclaration commune pour dire qu'ils allaient prendre des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région. En empêchant la République islamique d'Iran, donc, de tirer des missiles et d'envoyer des drones contre les pays voisins. Voilà.
Alors, la question, c'est comment faire pour prendre des mesures défensives ? J'avoue que j'ai du mal à comprendre. On est en train de perdre sur tous les tableaux. En tout cas, ce que nous dit Emmanuel Macron, comment est-ce que vous, vous le recevez ?
Ben moi, je ressens beaucoup d'amateurisme. Comme toujours, d'abord, il avoue son impuissance en disant qu'il n'a pas été consulté ni prévenu. Ensuite, il appelle au calme. Donc, ça veut dire que c'est une forme de critique des États-Unis. Et puis après, changement à 180 degrés. Et voilà. Bon. Pour moi, c'est tragique. Alors, je ne dis pas que c'est facile. Et la réponse que je vous ai faite tout à l'heure est une réponse encore qui ne me satisfait pas totalement, ma réponse. Parce qu'elle est un peu alambiquée. Mais, en tout cas, moi, je n'aime pas la pente que ça prend. Voilà.
Alors là, pour le coup, il se trouve qu'on a des amis aux Émirats arabes unis. Il y a une communauté d'auditeurs de Radio-Granthoisie. Là, j'avais un échange avec une personne qui s'y trouve. Et il est vrai qu'il y a quand même des Français dans cette zone et qui se... Qui sont menacés par l'Iran. Alors, comment faire, effectivement, pour les protéger ?
Non, mais la vraie question, c'est est-ce qu'il y a une possibilité, une négociation de paix possible après ces bombardements ? C'est ça, la question. Voilà. Maintenant, moi, je ne suis pas dans le secret des dieux et je ne le sais pas. Et puis, quand on se lance dans une guerre, c'est pour quoi faire ? C'est pour couper les ressources pétrolières de la Chine ? C'est pour sauver la face de Netanyahou ? C'est pour répondre à des préoccupations intérieures suite à l'affaire Epstein ? C'est quoi ? En fait, je ne sais pas. Et on voit bien qu'il y a beaucoup de confusion dans tout ça. Donc, je doute que ce soit pour sauver le peuple iranien entre nous.
Oui, ça, ça aurait pu être fait avant, de toute façon. Si ça avait été la vraie motivation... Ça devait être fait au moment où il y a eu ce massacre abominable. Absolument. Donc, en fait, il y a eu des massacres abominables. Il n'y a pas eu de réponse de l'Occident. Là où ils pouvaient prétendre défendre des valeurs, quand même. Et puis, tout à coup, c'est reparti. J'avoue que je... Mais ma réponse n'est pas satisfaisante. Vous voyez ?
Bon, après, c'est bien d'être un peu nuancé aussi. C'est-à-dire de ne pas être un vatanguère systématique. Ou au contraire, de défendre Bekéon, un régime qu'on ne peut plus défendre. Personne ne peut défendre l'Iran.
La vraie question, c'est comment... Et là, personne n'a la réponse. Comment on assure la chute de ce régime abominable ? En s'appuyant sur le peuple iranien. Et en lui permettant de choisir démocratiquement son destin. C'est ça. C'est important pour l'image de la France. Mais, vous voyez, ce qui est terrible dans cette affaire, c'est qu'il n'y a plus de France. Déjà, Emmanuel Macron n'a pas été consulté. Il le dit lui-même. Non, mais au-delà de ça, la France a toujours eu une voix. On peut la contester, mais une voix claire. Là, il n'y a pas de voix claire. Bon, il n'y a pas de voix claire. Parce qu'il n'y a pas de pensée française. Oui, mais déjà, c'est un groupe.
Le groupe E3 qui se prononce. Ce n'est pas la France. Non, mais la France ne peut plus... La France est devenue comme un enfant qui a besoin d'être pris par la main pour retrouver sa confiance. Voilà le problème de fond.
Xavier Van Leerde ou Alexis Poulin, une remarque ou une question pour Nicolas Dupont-Aignan qui est avec nous ?
Oui, oui, pourquoi pas. Xavier Van Leerde. Je ne m'interroge pas seulement sur cette guerre. Enfin, si, bien sûr. Je suis d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan. Normalement, la guerre, ça doit être la continuation de la politique par d'autres moyens. Et là, on ne voit pas trop de la continuation de quelle politique il s'agit. On ne saisit pas les objectifs politiques. Mais je m'interroge aussi quand même sur le revirement de Donald Trump. Et j'aimerais avoir l'éclairage ou l'avis de Nicolas Dupont-Aignan sur ce revirement, puisque Trump se vivait quand même comme un président qui allait rompre avec les politiques néo-conservatrices et interventionnistes. Un président de la paix.
Il se rêvait en président de la paix. Et on a quand même l'impression depuis quelques semaines, voire quelques mois, qu'il y a eu une sorte de virage. Comment l'expliquer ?
Je ne sais pas l'expliquer. J'avoue que je me suis trompé. Parce que je pensais qu'il aurait cette volonté de rompre avec le néo-conservatisme américain qui a fait tant de torts. En tout cas, ses discours le laissaient penser. Et il semble que la pratique le rattrape. On ne peut pas dire là que c'est le Congrès. Parce qu'il y a parfois sur l'Ukraine, où c'est le Congrès qui est très pro-ukrainien. Là, ça ne me paraît pas être le Congrès. Donc est-ce qu'il y a autre chose ? La pression de Netanyahou ? D'Israël ? Comment Israël tient Donald Trump ?
Je ne sais pas. Il y a eu un conflit récemment au sein de l'univers MAGA qui a été très violent, qui a été consécutif à l'entretien qu'avait donné Nick Fuentes à ce journaliste... Oui, Carlton. Oui, Carlton. Tuckson. Tuckson, oui voilà. Et qui a vraiment déchiré... Tucker Carlson. Tucker Carlson, pardon. On le fait à l'envers, excusez-moi. Qui a déchiré le camp MAGA avec d'un côté la fondation de l'héritage et puis de l'autre côté des gens beaucoup plus... axés sur les intérêts ou sur en tout cas la communauté juive américaine qui existe notamment au sein du parti républicain. Et manifestement c'est ce dernier camp qui aurait gagné.
Donc est-ce que ça ne peut pas vouloir être simplement une guerre d'influence au sein de l'univers MAGA qui a eu des conséquences logiques et qui font qu'aujourd'hui Trump se rallie à l'unité d'un camp qui a emporté la bataille ? Ça peut être...
C'est possible aussi. Je remarque que le vice-président américain a eu des paroles beaucoup plus sages ou qu'il condamnait toujours les aventures extérieures, etc. Donc... J'avoue que je ne sais pas. Je ne suis pas dans le secret de Trump. Je ne suis pas sûr d'ailleurs que beaucoup d'Américains le soient non plus.
Ce qui est certain c'est qu'on a l'impression que Trump est en train de mécontenter sa base électorale puisque au fur et à mesure qu'il changeait de doctrine sinon dans le discours du moins dans les faits et qu'il était de plus en plus interventionniste les différents sondages témoignaient du fait que sa base le suivait de moins en moins sur tout un tas de problématiques intérieures mais notamment sur cette problématique-là.
Et c'est vrai qu'on a l'impression que Trump joue un va-tout avec cette guerre contre l'Iran qui est inexplicable par rapport à tout ce qu'il avait dit jusqu'à maintenant et sans qu'on puisse avoir d'autres explications qu'effectivement celles que suggère Pierre-Alexandre Bouclet c'est-à-dire brusquement une nécessité d'un virage pro-sioniste particulièrement marqué de la part du président américain qui jusqu'à maintenant avait l'air de tenir la barre haute.
Toute la question pour moi et je n'ai pas la réponse mais toute la question est de savoir la capacité militaire de l'Iran est-ce qu'elle a été sous-estimée ou pas par les Israéliens et par les Américains et un peu comme d'ailleurs Poutine a sous-estimé la capacité des Ukrainiens quand il s'est lancé dans l'aventure ukrainienne en pensant qu'en 15 jours ça serait fait et que Kiev tomberait est-ce qu'on est dans le même type d'erreur ou pas et deuxièmement c'est la capacité du peuple iranien à s'attaquer à ces monstres qui gouvernent quand même l'Iran depuis tant d'années mais qui sont puissants parce que vous avez tous les gardiens de la révolution qui sont nombreux et là si vous voulez en fait le pari entre guillemets de Trump dépend des deux analyses qu'on a si on estime que le régime est très faible et prêt à tomber et qu'ils n'ont pas la capacité de faire du mal durablement et qu'Israël et ses voisins il s'est dit il faut y aller ce qui a dû lui être vendu mais si ce n'est pas le cas ça risque de finir très mal très mal pour les Etats-Unis le pouvoir politique de Trump très mal pour Israël très mal pour les Etats du Golfe
je ne suis incapable de vous dire quelle est la réalité j'ai surtout très peur de la manière dont les services de renseignement dont on nous explique à quel point ils sont puissants malins et retors merdiques il n'y a pas d'autres termes ce brave Poutine est allé en Ukraine en étant persuadé qu'en un mois c'était torché ça fait 4 ans qu'il y est les Etats-Unis ont débarqué dans plusieurs théâtres d'opérations en expliquant que ça allait être plié entre un mois ou deux mois généralement ils ont perdu toutes ces guerres au bout de 4, 5 ou 20 ans c'est extrêmement inquiétant de dire qu'il y a des analyses qui conseillent des présidents et qui sont aussi efficaces que BHL de politique étrangère
sauf que les analyses n'obéissent pas à l'intérêt national des pays en cause mais à des intérêts particuliers des marchands d'armes des intérêts X ou Y que nous ne connaissons pas c'est d'ailleurs le tragique de l'histoire Alexis Poulin Alexis Poulin a sans doute plus à dire que moi là-dessus
bonjour à tous bonjour Nicolas Dupont-Aignan c'est effectivement c'est effectivement une question sur l'entrée en guerre parce que on parle d'opération encore une fois mais on peut se demander jusqu'où va aller cette opération et quel est le risque d'escalade avec surtout un timing qui pose question compte tenu des élections de mid-term pour Donald Trump qui sont loin d'être gagnées et là le président américain se met quand même à dos une grande partie de sa base à qui il avait promis d'être un président non interventionniste Heureusement qu'il n'avait pas prévu l'inverse Oui alors qu'est-ce que ce serait non mais c'est vraiment quelque chose qui bouge beaucoup aux Etats-Unis vous parliez de Tucker Carlson qui est une des voix importantes qui critique énormément Donald Trump mais beaucoup d'autres le font et ce choix là évidemment alors est-ce qu'il y avait des informations que nous n'avons pas et peut-être que les services ont raison de dire qu'il y avait un double jeu il y avait des capacités de production aussi de drones qui avaient peut-être extrêmement augmenté je ne sais pas mais en tout cas
le timing me pose question Xavier Van Leeuwen peut-être un dernier mot et puis ensuite on laisse la parole à Nicolas Dupont-Aignan pour finir sur ce sujet
Oui oui enfin c'est-à-dire que je vois plusieurs hypothèses je me demande si on parle du principe que les Etats-Unis souhaiteraient un changement de régime etc je me demande si ce n'est pas un écran de fumée ou pas simplement d'affaiblir un adversaire d'un de leurs alliés et puis que si le chaos s'installe dans ce pays et bien tant pis on a déjà l'Irak, la Libye, l'Afghanistan ne s'accommoderait-il pas d'un Iran chaotique si du coup il n'est plus une menace existentielle pour Israël pour être clair autre hypothèse qui là nous fait changer de focale est-ce que ce n'est pas la conséquence de l'échec des Etats-Unis à obtenir la paix en Ukraine et le découplage de la Russie et de la Chine avec du coup une autre stratégie qui consiste à taper des alliés ou des fournisseurs de la Chine les uns après les autres il y a eu le Venezuela, maintenant l'Iran puisqu'on ne peut pas détacher le gros morceau qu'est la Russie on agit sur d'autres paramètres qui sont des morceaux plus faciles à avaler mais ce ne sont que des hypothèses et là je fournis peut-être une transition à Nicolas Dupont-Aignan c'est que nous ne sommes pas seulement des commentateurs parce que nous sommes des journalistes nous sommes devenus des commentateurs dans ce monde hélas parce que nous sommes des Français c'est-à-dire un pays qui depuis une vingtaine d'années n'a plus réellement de pensée stratégique et n'ayant plus de pensée stratégique et ne l'ayant pas mise en oeuvre elle se retrouve nécessairement très isolée et un peu hors-sol parce que pour avoir une position il faut avoir déjà travaillé une stratégie depuis une vingtaine d'années or on n'en a plus donc on repart un peu à zéro en quelque sorte
ce qui est un peu terrible pour un pays qui avait la plus veillée diplomatie au monde c'est exactement ce que je disais au départ c'est que d'abord il faut avoir une pensée sur les événements du monde et on n'en a pas et puis la classe politique embraye malheureusement puisque moi j'ai été sidéré de voir cette espèce d'unanimisme enthousiaste or je ne serais jamais enthousiaste même pour le pire des régimes à ce qu'on commence à enlever un chef d'Etat au Venezuela après on en tue un autre et on est content d'en avoir tué quarante mais ça veut dire quoi ?
ça veut dire que si un jour un pays peut envoyer une bombe sur l'Elysée en disant je suis content, l'Algérie l'Algérie peut envoyer un missile en disant je suis content je me suis payé le chef d'Etat français dans son Falcon ou dans son Airbus non mais je ne sais pas si vous réalisez ce que ça veut dire je pense qu'il y a une dérive incroyable et personne n'ose le dire évidemment ce n'est pas populaire vous comprenez, moi je n'ai pas été le répéter partout parce que je me suis dit on va encore me taper dessus de partout en disant que je suis dingue dans le sens que je dis des choses qui ne se disent pas c'est pour ça que vous êtes bienvenu à Radio Courtoisie Nicolas Dupont-Aignan je vous le dis je ne sais même pas Macron mais le président de la République française prend son avion pour aller en Côte d'Ivoire et bien les Algériens pas contents envoient un missile et l'abattent, ils disent bien fait on l'a eu mais ce n'est pas différent ce n'est pas différent donc ça veut dire qu'on revient où ?
on revient avant avant la Renaissance on est même plus on peut enlever aussi il y avait même un droit de la guerre au Moyen-Âge c'est François 1er qui a été enlevé de mémoire par Charles V on va enlever les chefs d'État on va aller chercher il n'y a plus rien qui tient et ce qui est insupportable pour moi en tout cas c'est que où sont les médias français indépendants qui disent des choses différentes il faut aller sur internet, je vous le parle franchement ici et encore une fois je ne dis pas que j'ai raison mais je dis quand même qu'il y a un moment, j'ai vu Natacha Polony qui a fait une vidéo très intéressante j'ai vu quelques voix mais très peu où sont les grands journaux les grandes plumes des journaux français pour l'instant je pense qu'il y a un aplatissement l'état zéro de la français donc le problème ce n'est pas seulement les hommes politiques c'est que la France ne pense plus la France ne pense plus comme être libre existentiellement
alors on a un auditeur qui nous dit je voudrais supplier la direction de Radio Courtoisie d'inviter des sionistes à l'antenne alors là déjà pardon mais je précise quand même que d'abord là ce que nous sommes en train de dire n'est pas forcément anti-sioniste ou pro-sioniste on essaye de comprendre une réalité dans laquelle nous sommes plongés malgré nous et que nous observons ensuite la mission de la radio c'est précisément de donner la parole à tout le monde donc il y a des partisans d'Israël qui viennent et qui viennent régulièrement le matin dans Ligne droite, dans d'autres émissions le soir à 19h30 on a Patrick Simon qui est un ami et qui est lui-même un défenseur fervent d'Israël donc la parole est libre à notre en revanche, et c'est peut-être là où ça peut étonner, nous donnons aussi la parole aux autres mais je voudrais dire un point
c'est que le débat en Israël est beaucoup plus libre qu'en France beaucoup plus libre puisque il y a beaucoup de débats en Israël sur la situation sur comment il faut intervenir, pourquoi il faut intervenir et tout donc moi j'aimerais qu'on arrête de faire croire que dès qu'on n'est pas en position totalement d'accord avec ce que fait Netanyahou
on serait anti-sioniste c'est insupportable c'est une proposition qui va être déposée si je ne m'abuse il y a une redéfinition d'antisémitisme
qui assimile l'antisionisme à l'antisémitisme bien sûr antisémite bien sûr et antisioniste non plus mais on a quand même le droit d'avoir une politique étrangère française de la France et en plus il y a un débat en Israël beaucoup plus fort qu'en France sur la situation d'Israël les dangers de Netanyahou, ses atouts ses dangers il s'agit d'avoir une vision générale mais je ne crois pas que ce soit l'intérêt d'Israël de soulever l'ensemble des pays et de les recoaliser alors qu'il a réussi quand même à avoir des relations avec les Émirats Arabes avec l'Arabie Saoudite et que si ces pays suite à ce qui se passe en Iran basculent dans un anti-occidentalisme très fort que leurs régimes peuvent être renversés parce que ce n'est pas simplement un chef d'État qui a été assassiné c'est un chef religieux et Dieu sait si je ne l'aime pas et je le combats mais il faut voir les conséquences il ne faut pas jouer aux apprentis sorciers attention, attention, attention il y a des masses immenses dans le monde il y a les pays auxquels Israël avait réussi à tisser des liens si ces régimes sont renversés par la base Israël y gagnera je ne suis pas sûr donc ce n'est pas un débat sioniste anti-sioniste il faut aller un peu au-delà quand même
alors sur ces propos d'ailleurs on va devoir passer peut-être à d'autres sujets parce qu'on vient de passer un long moment dessus Emmanuel Macron a annoncé on est un peu quand même dans la continuité il vient d'annoncer que la France allait renforcer son arsenal nucléaire il parle donc de dissuasion avancée dont pourraient profiter huit pays européens qui ont dit-il accepté de participer à cette dissuasion avancée donc on a le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark et il dit donc qu'il n'y aura pas de partage de la décision ultime mais que ce sera une sorte de bouclier nucléaire un peu nucléaire européen peut-être je ne sais pas ce que vous en pensez Nicolas Duproy
moi je suis très hostile, il avance masqué en fait il a bien vu que l'idée qu'il avait avancée à Munich d'une démarche holistique si vous aviez compris son discours à l'époque qui visait à partager de fait notre force de dissuasion avec l'Allemagne puisque c'est l'Allemagne qui compte susciter un tollé en France que les Français que le monde politique pour le coup n'allait quand même pas avaler cette couleuvre ou ce cobra et donc on voit bien que là il a mis de l'eau dans son vin dans son discours mais qu'il est pour autant dangereux il a mis de l'eau dans son vin très clairement parce qu'il dit il n'y a pas de partage de la décision de la garantie et de la mise en oeuvre donc ça c'est clair mais il avance quand même masqué parce que à partir du moment où il annonce qu'il va positionner ou qu'il peut positionner mais ça veut dire qu'il va le faire qu'il va positionner des avions porteurs de bombes nucléaires françaises en Allemagne ou en Pologne ce faisant il européanise de fait notre force de dissuasion il fait prendre un risque immense à la France puisqu'il suffit qu'il y ait un déclenchement d'hostilité entre un pays et un adversaire pour que la France soit engagée malgré elle et une fois que votre avion aura été détruit par un missile même conventionnel sur un terrain d'Allemagne je ne vois pas comment la France va se mettre hors du champ et c'est une rupture fondamentale avec la doctrine gaulliste dont il ne s'est pas réclamé d'ailleurs assez habilement parce qu'il est malin il a parlé de presque tous ses prédécesseurs et en fait à chaque fois il est remonté à Mitterrand parce que Mitterrand avait fait évoluer les intérêts vitaux en parlant d'une composante européenne qui restait très floue et lui il donne une traduction concrète à cela et il dit vous voyez je suis dans la lignée de mes prédécesseurs non il est dans la lignée de Mitterrand mais pas de Gaulle et Pompidou qui de Gaulle voyait la force de dissuasion comme réservée à la sacralisation du territoire national l'intérêt vital c'était la France et d'ailleurs il y a une confusion chez Emmanuel Macron sur lequel je me permets d'insister c'est qu'il maintient dans son discours la vision stratégique de la force de dissuasion qui est une riposte massive, immédiate qui vise à anéantir l'adversaire alors que les allemands et le chancelier Merz vient de le dire les allemands sont pour une riposte nucléaire graduée à l'américaine c'est pas du tout la même chose désolé c'est un peu technique la riposte française c'est vous touchez à un doigt de la France et je vitrifie votre capitale les américains ont inventé parce qu'ils ont bien vu que cette riposte là ne marchait pas pour eux parce que tout le monde sait qu'ils ne sacrifieront jamais Washington pour défendre Berlin ou Paris donc ils ont avancé au fil du temps l'OTAN une doctrine de riposte graduée c'est à dire du nucléaire quasiment de champ de bataille qui permet de répondre sans risquer Washington et la grande ambiguïté de Macron dans son discours et son impasse stratégique c'est qu'il reste sur l'idée d'une riposte stratégique c'est à dire la France utilise la bombe atomique comme un moyen d'anéantir l'adversaire si on touche à un de ses intérêts vitaux alors que les allemands pas du tout et que le chancelier Merz a été très clair en disant qu'il voulait une riposte graduée alors est-ce que c'est un effet de com' de Macron pour jouer les importants dans sa mégalomanie puisqu'il n'a plus que ça pour exister ou est-ce que c'est un premier pas très dangereux qui va amener les allemands à travailler à nos plans stratégiques il a parlé de manoeuvre de dissuasion nucléaire, de visite de stratégique et puis à la fin Jean-Noël Barraud avait expliqué qu'il allait voir son homologue pour voir comment financièrement l'Allemagne pouvait participer à terme donc ça sent l'embrouille ça reste très flou c'est pas le grand partage annoncé, heureusement donc il faut le dire honnêtement
c'est ce qu'il annonce en tout cas il dit qu'il n'y aura pas non plus de partage de la définition des intérêts vitaux qui restera l'appréciation souveraine pour notre pays la question c'est est-ce que ce n'est pas une manière
de cranter le débat mais à partir du moment où vous posez vos avions avec des bombes nucléaires il suffit que la Pologne fasse une connerie avec les russes et que vous soyez embarqué dans un truc et le principe même de la force de dissuasion voulu par le général de Gaulle c'était l'autonomie et l'indépendance absolue et d'ailleurs le général de Gaulle est sorti du commandement militaire intégré de l'OTAN quand il a eu la bombe, pas avant si vous regardez la chronologie donc pour moi la force de dissuasion nucléaire elle est nationale point, elle ne peut pas être européenne donc ils rentrent dans un entre-deux en même temps extrêmement malsain porteur à mon avis de confusion et pas de crédibilité
Xavier Van Lierde voulait rebondir sur ça
oui oui je suis tout à fait d'accord sur le principe de la dissuasion qui ne peut être que nationale, la décision etc mais il y a quand même le nucléaire a changé et on ne peut pas faire l'impasse sur le fait que désormais il n'y a plus seulement ou l'absence d'utilisation soit l'utilisation de la vitrification les armes nucléaires tactiques existent les américains en ont les russes en ont et je pense que ce qui se profile malheureusement, j'étais tout à fait opposé à toute tension avec la Russie mais les tensions sont là et ce qui était envisagé et qui est dans la doctrine russe désormais c'est la possibilité d'utiliser des armes nucléaires tactiques ils l'ont envisagé lorsqu'ils étaient en repli demain si les choses tournent mal ce que je ne souhaite absolument pas cela fera partie cela fait partie de leur doctrine et donc c'est envisageable que ce soit utilisé ce sont des armes qu'on utilise sur le champ de bataille et donc c'est gradué gradué ça fait peur parce qu'on se dit qu'on peut franchir les étapes ce qui est absolument effroyable toujours est-il que dès lors que la possibilité que les russes l'utilisent on peut comprendre que des polonais ou des allemands souhaitent pouvoir disposer éventuellement d'une possibilité de riposte et donc là il y a deux possibilités soit cette possibilité passe par la France, ce qui est quand même malgré tout nous laisse une part d'influence sur ces décisions-là soit il n'est pas du tout exclu qu'ils décident de s'en doter et je crois que les polonais l'ont déjà dit plusieurs fois s'ils ne bénéficient pas de cette possibilité-là via l'OTAN et n'ont plus confiance dans l'OTAN du moins actuellement soit c'est la France je ne sais pas si ce n'est pas un jeu malin en réalité et qui permet à la France malgré tout de faire valoir dans ce jeu européen un atout qui reste le sien alors que le jour où d'autres s'en dotent délibérément et de façon indépendante on perd ce monopole le jeu est compliqué si je peux me permettre
je ne crois pas, vous auriez raison si Macron avait annoncé aujourd'hui le passage à un usage de riposte graduée de la dissuasion française, ce serait cohérent là vous auriez raison mais en même temps si vous écoutez bien le discours j'ai écouté tout le discours, je me suis tapé il faut du courage mais il faut le faire parfois on ne peut pas parler de quelque chose si on ne l'écoute pas et ce qui était intéressant dans son discours c'est qu'il a réaffirmé le caractère stratégique et pas tactique de la dissuasion française stratégique il l'a bien réaffirmé, il a été très clair il n'y a pas de riposte graduée dans la stratégie française donc il y a une incohérence chez Macron à vouloir positionner des forces nucléaires françaises à l'extérieur sans vouloir transformer la riposte, vous voyez ce que je veux dire et c'est là où il y a un vrai incohérence donc moi je ne crois pas ça en fait la dissuasion nucléaire c'est comme l'armée ça ne peut être que national parce qu'on ne risque pas la vie de ses enfants pour un autre pays et on risque encore moins d'anéantir toutes les villes françaises pour un autre pays donc moi je suis désolé, je le dis franchement j'ai aucune envie d'anéantir Paris pour Varsovie c'est pas vrai, c'est pas vrai, personne ne le fera c'est un mensonge et si les polonais veulent se défendre ils investissent, ils s'organisent mais pas avec notre force à nous parce que sinon ça veut dire qu'on risque Paris je suis désolé, chacun garde et protège son pays sinon rien ne marche
ça n'existe pas d'ailleurs il s'en aperçoit cela dit même de Gaulle avait dit si les forces du pacte de Varsovie entrent en Allemagne ce sera considéré comme une attaque contre les intérêts vitaux de la France oui mais il n'a jamais positionné
des troupes là-bas c'est pas du tout la même chose quand vous mettez la troupe là-bas ça veut dire autre chose après on peut toujours considérer qu'il y a une ambiguïté stratégique mais pas d'être entraîné, oui mais c'est pas la même chose de mettre des forces qui peuvent nous entraîner dans un conflit interne je prends un exemple, un conflit entre la Russie et la Pologne ça dépend comment il est mené ce conflit bien sûr que parfois on ne peut pas aller au secours de la Pologne parfois on ne peut pas y aller ne serait-ce que pour éviter une assurance automatique parce que si vous donnez une assurance automatique à un autre pays ça veut dire que vous le rendez irresponsable au sens propre du terme et c'est extrêmement dangereux et fauteur de troubles et c'est en plus les Français qui paieraient de flammes nucléaires
alors on va peut-être avancer dans nos autres sujets parce qu'on avait un programme chargé très franco-français là pour le coup même si néanmoins ça nous attire vers le reste j'ai quelques questions sur le dernier sujet
sur le nucléaire quelqu'un qui nous demande si en l'état actuel des choses on peut poursuivre Macron pour haute trahison ça parait prématuré
non là il faut être honnête moi j'ai été suffisamment critique j'ai testé à un moment l'idée du partage qu'il a vu le tollé que ça entraînerait en France et là ce serait de la vraie haute trahison là il nous met dans un engrenage qui me parait dangereux
alors là quelqu'un nous demande si on doit se faire vitrifier pour les hystéries des autres je crois que vous avez déjà répondu la mise à disposition même mesurée de force nucléaire française est inconstitutionnelle alors il faudrait vérifier peut-être en tout cas et ça mérite d'être contesté serait-il dans cette aventure alors qu'il a déjà une force nucléaire autonome
alors il y a deux choses j'ai oublié de parler de ça il y a eu une grande incohérence dans le propos de Macron c'est pas la première il a dit qu'il était dans une coopération avec les Etats-Unis avec la Grande-Bretagne qui avait une force indépendante c'est pas vrai la Grande-Bretagne a une force soumise à la double clé américaine donc donc c'est pas vrai donc là aussi on est dans une espèce de de délire européiste mais dangereux
enfin une dernière question à partir du moment où l'Allemagne paierait qui commanderait ?
c'est pourquoi il faut chaque pays est responsable de sa sécurité de sa défense
ça n'empêche pas des coopérations alors on est aussi responsable de notre territoire et des ressources qui y poussent donc on va passer au salon de l'agriculture donc il s'est achevé hier et pour la première fois on en a beaucoup parlé donc les vaches qui en sont un peu les figures totémiques en étaient absentes à cause de la dermatose nodulaire nous a-t-on dit vous en avez l'impression désagréable que ce salon devient un peu une réserve d'Apache ou un espèce de de conservatoire muséal pour présenter une espèce en voie de disparition qui serait non pas la vache mais le paysan français alors qu'est-ce que vous avez pensé vous de cette édition du salon surtout mais surtout de l'avenir de la paysannerie française en dehors des
des salons ah bah c'est très clair moi ça fait plusieurs années qu'à chaque fois que je reviens du salon je me dis la même chose je suis sur la bête si je puis dire c'est-à-dire qu'en fait c'est le salon des exploiteurs pas des exploitants agricoles de ceux qui exploitent les autres c'est-à-dire c'est le salon des marques c'est le salon des coopératives c'est le salon des syndicats c'est le salon de tous ceux qui détruisent l'agriculture mais qui ont quand même besoin d'elle alors là on est arrivé au niveau supérieur il n'y a plus de paysans d'ailleurs à un moment je visitais il y avait l'organisateur du salon qui me guidait et je lui dis je voudrais voir un éleveur un éleveur de bovins il y avait quelques boutons dans un coin trois cochons qui dormaient on avait dû leur donner des anxiolytiques bref c'était pathétique mais c'est la conséquence d'un système de folie et vous avez vu la décision de van der Leyen qui met en application au lendemain de notre salon d'ailleurs et Macron qui est spectateur et la maire Genevard pardonnez-moi de m'exprimer ainsi madame Genevard grande ministre de l'agriculture qui se plaint voilà il n'y a plus de souveraineté ils ont abandonné la souveraineté économique du pays ils sont spectateurs du déclin les européens majoritairement préfèrent acheter brésilien et vendre des Mercedes ou des Ferrari et puis point barre et l'agriculture française est liquidée donc la seule solution maintenant j'en suis absolument convaincu c'est qu'il faut sortir de cette union européenne au plus vite il faut convaincre d'autres peuples de le faire avec nous ou après nous il faut reconstruire une Europe des nations libres souveraines et expliquer aux français que c'est une question de survie et je sors un livre là-dessus le 15 avril 15 avril chez qui ?
Chez Fayard
On a déjà le titre ? Ah oui mais je ne peux pas encore vous le dire
Ah bon et bien on a déjà la sortie c'est une petite exclusivité Non mais si vous voulez c'est terrible de voir parce qu'on nous a expliqué on m'a expliqué 100 fois il y a un moment il faut être honnête moi j'étais dans l'idée qu'on va réformer l'Union européenne de l'intérieur je l'ai défendu donc je ne vais pas le nier mais aujourd'hui ce n'est plus possible ils s'attaquent à nos libertés ils nous engagent vers la guerre et ils piétinent les intérêts de la France point et on est minoritaire donc quand Bardella ou les autres nous disent oui oui mais on arrive on arrive on est de plus en plus fort mais non on est minoritaire dans cette structure A27 parce que structurellement il y a plus de pays qui voudront s'approvisionner ailleurs à bon marché de produits dégueulasses plutôt que de prendre des produits français ou même polonais d'ailleurs j'ai appris au salon d'ailleurs il faut quand même savoir on nous dit il n'y a pas beaucoup de tonnes de viande qui vont venir du Brésil 400 millions de poulets par an les 198 000 tonnes de poulets ça fait comme a-t-on dit alors il faut vérifier 400 millions de tonnes tous les écolos de service là 400 millions de poulets oui c'est ça le maïs ils m'ont raconté le maïs brésilien 77 produits pesticides, engrais interdits en Europe sont déversés 77 sur le maïs brésilien 77 donc on est en pleine schizophrénie voilà on est en pleine et monsieur Jadot qu'est-ce qu'il fout tous ces gens là on est en schizophrénie politique et voilà donc et ce qui se passe avec l'agriculture se passe sur l'industrie aux voitures électriques si vous regardez
l'industrie automobile si vous regardez vous avez réagi à la liquidation de Brandt d'ailleurs récemment avec la suppression de 700 emplois
oui mais j'ai fait le j'ai proposé le énième plan pour le Made in France comme d'autres l'ont fait avant moi voilà il y a des mesures à prendre mais vous regarderez c'est très intéressant le l'union européenne négocie depuis des années des mois là sous l'inénarrable monsieur Sejourné euh négocie de contenu européen des automobiles alors l'idée de 70% hors batterie même ça ils arrivent pas à se mettre d'accord pourquoi l'Allemagne bloque c'est pas son intérêt en fait il y a des intérêts divergents entre les pays excédentaires et les pays déficitaires et la France est déficitaire l'Allemagne est excédentaire en commerce extérieur donc vous voyez bien que ça peut pas avancer donc sur tous ces sujets on nous raconte n'importe quoi matin midi et soir nos exploitations crèvent nos ouvriers disparaissent donc quand en fait la seule question qui se pose c'est quand les français vont ouvrir les yeux malgré la propagande médiatique sur l'obligation de sortir de ce système fou avant d'être réduit à la misère c'est ça la question et il y a des mesures à prendre les achats publics un fonds de réindustrialisation des droits de douane qui peuvent être discriminants selon les mesures enfin il y a des mesures à prendre on sait ce qu'il faut faire voilà et ça sera tout le thème de la présidentielle de 2027
oui justement on va en parler tout à l'heure un mot peut-être à Alexis Poulain ou Xavier Vendlire sur cette réaction ou Marie Pinsart sur ce qu'on vient de dire soit l'agriculture française soit la désindustrialisation
ah bah moi c'est après chaîne convertie je pense qu'effectivement il faut déjà sortir de l'Europe c'est plus qu'une urgence on voit bien qu'on a les mains liées de toute façon on a plus de souveraineté d'ailleurs même Emmanuel Macron a du mal à en parler souveraineté il a utilisé ce mot très bizarrement aujourd'hui ou hier j'ai eu vent de ça en ce qui concerne le nucléaire parce que mine de rien il y tient quand même c'est nous qu'on l'a donc voilà mais sinon non alors là aux abonnés absents il faut impérativement effectivement on est 27 donc c'est une Europe qui est largement élargie si je puis dire des intérêts trop divergents et puis une politique aussi communautaire qui ne va pas permettre de mettre en oeuvre notamment les droits de douane de mettre en oeuvre notre agriculture comme la grande réussite de la CE mais on voit où on en est maintenant
j'ajoute dernier point personne ne parle de la décision du premier ministre espagnol de régularisation d'un million 500 000 au départ 1 million de clandestins en Espagne avec des critères extrêmement souples notamment le critère du casier judiciaire vierge est devenu une simple déclaration sur l'honneur on fait bien les attestations
pour sortir de chez soi
il faut quand même bien voir ce que ça veut dire aussi en terme d'immigration ça veut dire 1 million de personnes régularisées en Espagne qui vont venir en France une partie par définition puisque nous avons le système social le plus généreux mais je ne sais pas si on réalise ce que ça veut dire rien, je n'ai pas vu une ligne dans les journaux c'est à dire qu'on arrive dans un degré de silence sur les enjeux absolument sidérant j'avoue que je ne pouvais pas croire un jour
que je vivrais ça on avance toujours dans nos sujets mais vous parlez d'information on a aussi un sujet sur la liberté d'expression et sur la surveillance numérique lorsqu'il était en visite en Inde Emmanuel Macron a attaqué les tenants de la liberté d'expression sur les réseaux sociaux et il avait fait de la surveillance des plateformes numériques un de ses chevaux de bataille au nom de la protection du débat démocratique et dans son anglais absolument inimitable le créateur de la startup nation a affirmé free speech is pure bullshit ça veut dire que si on traduit de manière littérale la liberté d'expression c'est une pure connerie et je suis encore un peu poli selon lui il faut interdire d'urgence les réseaux sociaux au moins de 15 ans pour lutter contre le poison de la haine alors Nicolas Dupont-Aignan
comment voulez-vous lutter contre le poison de la haine non mais moi ce qui m'inquiète beaucoup et là aussi aucune réaction de la plupart à part quelques individus politiques aucune réaction des grands partis c'est que ça avance interdiction au moins de 15 ans qui est un moyen de tracer l'identité et de vérifier l'identité qui peut aboutir après à une censure on l'a vu avec le compte de F2Souches cette semaine et vous le voyez bien mes comptes sont extrêmement l'algorithme je ne sais pas ce qui lui est arrivé là il a dû prendre un coup sur la tête depuis un certain temps alors c'est très curieux parce que ça dépend des comptes des semaines où il y a un compte par exemple Youtube n'avance pas du tout alors qu'une autre vidéo sur un autre compte marche énormément donc il y a des trucs très bizarres mais ce qui est clair c'est qu'ils avancent ils avancent très vite avant la présidentielle et je suis extrêmement inquiet notamment les déclarations de Barreau qui est un fou furieux traduit en diffamation mais en tout cas qui pour moi est très inquiétant quand il dit que des candidats à la présidentielle pourront être suspectés d'ingérence donc si vous prenez une position différente sur le conflit ukrainien vous êtes un agent russe si vous pensez que Trump a raison de contrôler l'immigration vous êtes un agent réactionnaire non mais on va où ?
mais attention tout ça peut avancer très vite dans un silence total des médias classiques qui bien sûr voient dans les réseaux sociaux une concurrence ils ont bien compris ils ont tenu les médias ils veulent tenir les réseaux sociaux et puis après ce sera avec chat contrôle les messageries qui seront contrôlées donc on est face à une offensive y compris privée oui une offensive terrible et là il n'y a pas non plus de je trouve beaucoup de répondants
il faut se mobiliser déjà que les français soient au courant de ce qui se passe vous avez envie de lire d'Alexis Poulain
un mot sur cette question de liberté ou une question à Nicolas Dupont-Aignan vraiment de ce siècle qui commence mal c'est défendre les libertés parce que c'est la base sans ça on n'aura plus rien et il faut rappeler tout le temps qu'on est en train avec ses responsables et irresponsables de changer de régime la démocratie libérale c'est pas ce qui est en train de se profiler avec le DSA avec les lois de Macron de contrôle des élections on a vu ce qui s'est passé en Roumanie on voit ce qui va se passer en Hongrie d'ailleurs Victor Orban est vendu contre ce qui est en train de se faire Meta vient de fermer des sites proches du parti de Victor Orban sur la plateforme Facebook et il faut absolument une riposte à l'échelle européenne de tous les partis qui ont la liberté au cœur de tous les citoyens les responsables les personnes qui sont dans la société et qui sont conscients de ce qui est en train de se passer parce que encore une fois Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen et tout leur séide et ne disent pas qu'ils vont changer de régime mais ce qui va se passer avec cette censure algorithmique avec ce contrôle de l'identité de chacun c'est bel et bien un changement de régime et l'entrée dans un régime autoritaire de contrôle technologique algorithmique comme vous voulez où Palantir se frotte les mains donc il faut vraiment aujourd'hui mettre ça au sommet de la pile finalement des priorités parce que toutes les autres priorités en découleront
la défense des libertés et avec la prison numérique que sera l'euro numérique absolument absolument c'est marmite si je puis dire alors est-ce que vous pouvez développer ça c'est très important l'euro numérique c'est une manière de priver les gens d'existence sociale bien évidemment après l'euro numérique c'est que vous êtes ficelé puisqu'on tracera vos dépenses on tracera tout donc vous avez consommé trop de viande ce mois-ci vous êtes un mauvais vous êtes un danger pour la planète
ça peut avoir aussi des conséquences sur un prêt immobilier parce qu'on va vous dire que vous êtes en mauvaise santé et que vous ne pouvez pas rembourser
et tout mais ça existe déjà ça existe en Chine si vous faites un passage piéton dans une ville chinoise votre crédit social baisse et au bout d'un crédit social qui baisse on vous coupe le robinet c'est pas un mythe c'est pas un truc de complotiste ce qui est terrible aujourd'hui en France c'est que dès qu'on avance si vous voulez avec leur système c'est le système habituel de l'Union européenne si vous en parlez avant on vous dit c'est trop tôt c'est pas vrai d'accord parce qu'il y a un délai extrêmement long entre les réglementations qui sont proposées par la commission européenne le processus de décision de co-décision avec le parlement européen et donc les gens ne voient pas arriver les choses quand on annonce deux ans avant ce qui se passe on nous traite de complotiste et puis une fois que c'est fait c'est trop tard le DSA je crois Alexis Poulin me dira si j'ai raison ou pas mais je crois que le DSA a été voté par tous les parlementaires européens français de mémoire mais je peux me tromper il faudrait vérifier donc si vous voulez il y a une méconnaissance et ils avancent de manière méthodique n'oubliez pas aussi je ne sais pas si vous avez remarqué que Macron fait démissionner préventivement les patrons le patron de la banque de France vient de démissionner avant terme pour pouvoir le remplacer avant la présidentielle
ça c'est un point extrêmement important
madame Lagarde il a mis Amélie de Montchalin à la cour des comptes ça c'est jamais vu jusqu'à 68 ans à la cour des comptes parce que c'est à vie jusqu'à la retraite jusqu'à 68 ans je crois qu'elle a 42 ans 26 ans donc c'est sûr qu'il n'y aura pas beaucoup d'enquêtes sur les 1400 1300 je crois qu'on est à 1282 milliards de dette de Macron vous vous rendez compte ce qui est en train de se produire donc il est en train de mettre et j'aimerais et c'est là l'enjeu que les forces politiques je ne comprends pas le Rassemblement National se tait sur tous ces sujets alors qu'est-ce qui pourquoi ?
en tout cas moi je ne me tairai pas et c'est l'objet de ma candidature à la présidentielle c'est que je veux y aller parce que je veux émettre un discours clair sur cette menace pour les libertés cette menace pour la nation et cette possibilité de faire autrement parce qu'il faut apporter des solutions on n'est pas là pour critiquer on est là pour apporter des solutions mais c'est un choc frontal et je crois que le Rassemblement National se trompe en croyant qu'il va résister il faut gagner par effraction parce que face à ces gens là ou en étant trop poli aussi il y a cette tentation de ne pas être extrémiste il faut dire les choses mais simplement on préférerait être plus nombreux et le dire
je vous parle très franchement alors justement parlons-en peut-être un peu vous prônez l'union des droites
non non l'union des patriotes des patriotes je vais vous dire très clairement parce que vous avez une droite de la collaboration avec Macron certes excusez-moi le problème aujourd'hui n'est pas la droite la gauche le problème c'est de rassembler tous les français qui veulent garder leur liberté individuelle leur liberté d'entreprendre leur liberté nationale leur liberté politique et je suis désolé mais moi je vois une droite qui est couchée devant Macron donc l'union des droites si c'est pour s'unir avec des gens qui ont travaillé avec Macron qui ont adulé Macron qui ont voulu être ministre de Macron
à un moment stop ! donc c'est pour ça que je vais plus loin si vous voulez. l'union des droites patriotes ce serait déjà pas mal oui ça je suis d'accord l'union des souverainistes l'union des amoureux de la France après on va nous mettre des souverainistes de gauche oui mais des patriotes on peut mettre aussi des patriotes de gauche non non non il faut une union il faut libérer la France dans la résistance
dans la résistance il y avait tout le monde et puis après une fois que la France est libérée les partis politiques reprendront leur travail de destruction
d'ici 2027 alors comment est-ce que vous envisagez une éventuelle discussion ou coopération avec le Rassemblement National est-ce que c'est est-ce que votre candidature est concertée est-ce qu'il y a des unions locales
et puis des candidatures uniques à la présidentielle la présidentielle c'est pas une affaire de partis moi je considère si le Rassemblement National ou si une personnalité hors Rassemblement National défendait l'indépendance de la France je serais ravi de me mettre derrière oh la la mais à partir du moment où je vois que c'est l'abandon permanent les LR sont partis à la soupe de Macron enfin c'est surréaliste ce qui se passe Wauquiez qui donnait des leçons de résistance à la terre entière n'a pas voulu censurer le corps nu enfin on est où et puis le Rassemblement National se fait tout petit tout petit tout petit et ne dit rien sur rien de peur de fâcher quelqu'un bah moi je pense moi en tout cas je veux offrir aux français une ligne claire libération voilà libération parce que c'est comme le disait Alexis Poulain le préalable à tout sinon sinon on n'y arrivera pas et je pense qu'en plus les français ont besoin d'entendre un autre discours mais pas simplement un discours sur l'indépendance nationale par exemple sur le RIC je crois beaucoup au référendum d'initiative citoyenne je crois que la Suisse est bien gérée parce que la Suisse a des référendums et que je pense que les français seront bien plus à même sur les grandes questions de trancher que leurs dirigeants politiques
oui ça y'a aucun doute alors pour les municipales par exemple vous n'avez pas de liste concurrente ailleurs
sur les municipales c'est une autre histoire c'est une histoire d'amour entre ma ville et moi c'est besoin de racines
oui mais c'est aussi une forme d'entente
avec les partis patriotes il n'y a aucune entente du tout c'est qu'ils savaient qu'ils n'auraient pas une voix et qu'ils n'ont pas osé vous croyez qu'ils sont si gentils ? vous vous trompez s'ils avaient pu ils auraient mis des bâtons dans les rangs mais heureusement il y a les habitants qui m'aiment bien
vous parlez de qui ?
je parle de petites rivalités, des clapotis de l'histoire des petits égaux qui ne comptent pas ce qui compte c'est qu'on offre aux français une voix de sortie raisonnée de l'Union Européenne il ne s'agit pas de brûler le drapeau européen c'est pas ça qui compte c'est parce que les français n'iront jamais là-dedans c'est qu'on explique aux français que maintenant le temps est venu de reconsidérer cette Union Européenne, de la dissoudre de ne plus payer de ne plus obéir mais de parler aux autres et c'est le thème de mon livre de ne pas le faire dans une démarche simplement franco-française moi je veux parler aux autres peuples d'Europe la France elle a parlé à tous les peuples d'Europe la France c'est pas l'Angleterre donc il faut qu'on dise aux peuples d'Europe aux peuples français mais aux autres vous n'allez pas continuer à obéir à une structure qui est en train de suicider le continent européen donc on va dissoudre l'Union Européenne et on va reconstruire quelque chose de solide avec nos partenaires qui le veulent mais sur une base nationale de confédération de nations c'est pas du tout la même chose chacun ses frontières, chacun son budget chacun sa monnaie pour retrouver notre économie libre et puis ensuite on peut travailler à des projets communs il ne s'agit pas de partir au milieu de l'Atlantique on n'est pas l'Islande mais ça je pense que personne ne l'explique et je voudrais l'expliquer pendant cette campagne présidentielle
il y en a qui l'expliquent quand même
il y a Florian Philippot qui l'explique sur la sortie mais sur la sortie ce que j'appelle sèche c'est à dire je crois que si on reste sur la sortie sèche on n'arrivera pas à convaincre les français et la sortie mouillée c'est quoi ?
la sortie mouillée c'est la sortie raisonnée, c'est ce que j'appelle une sortie qui débouche sur quelque chose c'est à dire que les français sont continentaux ils ne sont pas des britanniques les français ont besoin d'imaginer ce que serait la France hors de l'Union Européenne mais pas hors de la dissoute moi je ne veux pas sortir, je veux dissoudre c'est beaucoup plus fort c'est à dire qu'il faut qu'elle disparaisse cette Union Européenne et il faut qu'on reconstruise quelque chose
ça demande un consensus quand même
non pas obligatoirement un consensus si la France sort seule déjà
le système s'effondre donc l'urgence c'est d'abord la sortie quoi qu'il en soit il n'y a pas d'autres possibilités et après effectivement il y a les traités, les accords
il y a beaucoup de choses mais la France je pense qu'il faut l'expliquer parce que je pense que si Florian Philippot et François Asselineau ont fait chacun moins de 1% aux dernières élections européennes et moi j'avais proposé une liste à 3 pour qu'au moins il y ait une unité si ils ont fait chacun 1% c'est parce que le Frexit seul n'arrive pas à convaincre il faut le reconnaître et je pense que s'ils n'arrivent pas à convaincre c'est parce qu'on a manqué d'une dimension après on fait quoi ?
parce que moi je parle dans la rue avec les gens dans ma commune et tout les gens me disent vous avez raison il faut sortir de l'Union après on va être tout seul et la propagande générale a beaucoup asiéné les Français en les rendant peureux frileux et je pense qu'on doit les rassurer et pas les anxiogéniser enfin je ne sais pas comment on dit les inquiéter
ça serait intéressant d'ailleurs de faire un débat un jour sur Radio Courtoisie à 3 entre vous on sera d'accord sur l'essentiel mais je regrette ce sont les petits points de friction
je pense que nos nuances sont utiles, chacun des nuances et j'aimerais tant que les souverainistes se rassemblent pour que on offre aux Français enfin un vrai parti souverainiste comme en Angleterre comme au Québec puisqu'on n'est plus indépendant on va devenir vite dans une situation québécoise
absolument oui mais c'est vrai que vous avez envie de lire ? c'est une question un peu de politique politicienne mais vous avez annoncé que vous voulez aller à la présidentielle mais vous allez être combien de souverainistes à partir de la présidentielle ? je suis désolé de poser la question de façon abrupte
le danger c'est qu'il y en ait 0 enfin 2 c'est déjà beaucoup il faut avoir les signatures et pourquoi je suis candidat c'est parce que j'ai la chance d'avoir un réseau de maires que j'ai travaillé depuis des années qui sont dans notre mouvement souvent et je peux peut-être si nous nous unissions tous je peux avoir les signatures malheureusement Florian Philippot en a eu très peu la dernière fois et François Asselineau ne les a pas eu donc moi je dis profitons de mes signatures c'est pour ça que j'ai commencé à proposer une offre souverainiste voilà et rassurez-vous le temps passe et obligatoirement d'autres me succéderont
écoutez sur ces paroles n'ont pas d'espoir mais en tout cas d'avenir notre entretien touche à sa fin peut-être un dernier mot sur hier puisque après tout c'est l'échéance la plus précise
c'est une affaire locale beaucoup s'interrogent en disant pourquoi vous vous présentez presque sûr d'être heureux non on n'est jamais sûr parce que d'abord j'ai une passion pour ma ville et parce que je suis convaincu que quand on est enraciné quelque part on réagit différemment voyez c'est peut-être aussi parce que je suis enraciné dans ma ville que j'ai compris très vite que les gens avaient peur d'un Frexit et que ça ne marcherait jamais si on ne donnait pas une perspective positive qu'il ne soit pas une fuite qu'il soit une reconstruction et cet enracinement pour moi c'est l'essence du métier politique donc ce n'est pas incompatible d'être enraciné dans sa ville et puis d'avoir une ambition pour son pays et bien encore une fois merci beaucoup d'être réélu dans sa ville parce que si je n'étais pas réélu ça voudrait dire que j'arrête tout ça devrait fonctionner le suffrage universel il faut prendre le risque du suffrage certains m'ont dit si tu es battu j'arrête la politique ça veut dire que je suis un nul et c'est tout fini
on ne mérite pas Edouard Philippe est d'accord avec vous
c'est tout à son honneur pour le coup c'est l'union des droits de l'homme il y a Fabien Roussel qui se présente à Saint-Amand moi je trouve ça bien parce que le macronisme ça a été des élus hors sol totalement coupés de tout
c'est une expérience d'ailleurs assez douloureuse
on cherche à couper ses racines avec l'idée de communauté de commune etc il faut supprimer tout ça pour se ré-ancrer
il n'y a pas d'arbres qui poussent il n'y a pas de racines les arbres tombent
c'était une très belle conclusion Nicolas Dupont on se donne rendez-vous j'espère mi-avril pour la sortie de votre voyage encore merci d'être venu à Radio Courtoisie à très bientôt
Nicolas Dupont-Aignan