Yaël Braun-Pivet, Nicolas Poincaré et Ellen Kountz - C à Vous - 09/11/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 35 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
La ministre de la transition énergétique est-elle en conflit d'intérêts ?
- 4:22RelanceRéponse partielle
Allez-vous exiger de la ministre qu'elle mette un terme à ces conflits d'intérêts ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Les interpellations de la ministre étaient-elles légitimes ?
- 7:21OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir exclu temporairement le député RN Grégoire de Fournasse ?
- 10:21RelanceRéponse directe
Le motif de la sanction ne comporte aucune notion de racisme, est-ce paradoxal ?
- 13:26OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Assemblée est en train de perdre ses nerfs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:33InvitéFait
« Elle aurait autorisé ses enfants mineurs à devenir actionnaires d'une société dont les fonds localisés dans des paradis fiscaux proviennent du numéro 2 du français du pétrole. »
- 3:46PrésentateurFait
« J'ai pris connaissance des allégations fausses et calomnieuses publiées par Disclose. »
- 3:59Invité politiqueFait
« Mes enfants ne sont donc en aucune façon actionnaires directement ou indirectement comme vous semblez le faire croire d'une société pétrolière qui serait perenco. »
- 8:27Invité politiqueFait
« La décision a été proposée en vertu de l'article 70 du règlement pour un député qui se livre à des manifestations troublant l'ordre ou qui provoque une scène tumultueuse. »
- 11:18Invité politiqueFait
« Il y a eu propos racistes, mais la sanction n'est pas prononcée sur ce motif de la tenue de propos racistes. »
- 21:56Invité politiqueFait
« Les Français vont être très, très attentifs au débat sur la réforme des retraites qui va arriver à l'Assemblée nationale. »
- 22:10Invité politiquePromesse
« Un compromis est possible sur cette réforme des retraites. »
- 22:30Invité politiqueFait
« Je sais que le ministre consulte beaucoup. J'ai moi-même rencontré une grande partie des organisations syndicales. »
- 23:52PrésentateurChiffre
« En 2010, au milieu de son premier mandat, Barack Obama avait subi une débâcle en perdant 64 élus. »
- 24:02PrésentateurChiffre
« Cette fois, le camp du président ne devrait perdre à la Chambre qu'entre 11 et 15 élus. »
- 37:29Invité politiqueFait
« Mon vote personnel sera contre l'attribution de ce groupe d'études à ce groupe. »
- 37:46Invité politiqueFait
« je suis une petite fille d'immigrés juifs polonais, juifs allemands qui ont fui le nazisme »
- 37:56Invité politiqueFait
« je ne souhaite pas que le groupe d'études antisémitisme à l'Assemblée Nationale soit instrumentalisé de la sorte »
- 39:47InvitéChiffre
« 234 migrants sauvés en mer attendent désespérément de trouver refuge dans un port sûr en Europe »
- 40:27InvitéChiffre
« Sophie Beau a fait 43 demandes de désignation d'un port sûr en Italie pour recevoir ce bateau »
- 40:34InvitéChiffre
« 43 demandes refusées »
- 41:09Invité politiqueFait
« ça peut basculer »
- 41:54InvitéFait
« Ce bateau a vocation à être accueilli en Italie »
- 42:35InvitéFait
« je le ferai et nous le ferions parce qu'il me semble que c'est un devoir élémentaire d'humanité »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité6 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
- Yaël Braun-Pivet2 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir, bienvenue dans C'est à vous, très heureuse de vous retrouver. On est en direct ensemble jusqu'à 20h55 avec toute l'équipe du mercredi, autrement dit Émilie, Sandrine, Patrick, Mohamed et Mathieu. Salut à tous les cinq. Bonsoir Mohamed. Émilie, votre choix de l'actu ce soir. La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, obligée de se justifier sur des soupçons de conflit d'intérêt à la formée nationale. Et depuis la rentrée, rares sont les jours sans tumultes, invectives ou interpellations. Alors peut-on encore débattre sereinement dans les musiques ?
Eh bien on pose cette question à celle qui préside l'Assemblée nationale, la première femme d'ailleurs à occuper ce poste. Bonsoir Yael Brown-Pivet. Bonsoir. Merci d'avoir accepté ce soir notre invitation. Beaucoup de sujets d'actualité à vous soumettre, notamment votre édito Patrick. Les surprises des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les démocrates limitent la casse et Sleepy Joe, surnom du président américain, s'envoie un peu requinquée. Oui, il s'est réveillé Sleepy Joe. On en parle avec le grand reporter RMC Nicolas Poincaré qui a passé la nuit à suivre minute par minute cette nuit électorale aux Etats-Unis.
Et avec Hélène Kuhns qui est membre des représentants démocrates en France et professeure à l'INSEC à Paris. Ils seront dans un instant sur notre plateau. Mohamed, votre story ? Depuis 19 jours, 234 migrants sont bloqués en mer au large de l'Italie.
Ils attendaient désespérément d'accoster en Italie. Refus de la part des autorités italiennes. Ils ont pris désormais la direction de la France, ce qui crée un conflit diplomatique entre la France et l'Italie.
Mathieu dans le 5 sur 5. Emmanuel Macron en qualité de chef des armées était face à des militaires ce matin. Il a commencé à dessiner ce que sera la prochaine loi de programmation militaire. Vous allez entendre ce soir ce que la guerre en Ukraine a changé. Sandrine, votre chronique enchantée ? Oui, moi je vais parler de Didier Deschamps, de sa liste et de ses points communs
avec Gad Elmaleh, notre invitée.
Gad Elmaleh qui raconte dans un film qui mêle fiction et réalité. Son coup de foudre pour la Vierge, son coming out religieux à l'écran qui crée quand même pas mal de dissensions au sein de sa famille. Il vient d'ailleurs accompagné de sa sœur Judith Elmaleh qui publie un livre consacré à sa grand-mère maternelle, une reine. Ils seront tous les deux nos invités du dîner. Aux côtés de Carla Bruni qui fête un anniversaire les 20 ans de son premier album qui avait un succès phénoménal à l'époque et qui nous chantera un medley de quelques-unes des chansons de ce premier album. Autour de la lignée préparée ce soir comme hier et avant-hier par Louis Festa. C'est un plaisir, cher Louis.
Et moi, je sens le gaz. C'est dommage parce qu'en plus, j'ai pu me la procurer en avant-première. La liste des sélectionnés par Louis Festa pour l'ignée de ce soir. Lentilles. Lentilles.
Et lentilles.
Car ce fleur chef, vous nous préparez.
C'est une très belle sélection parce que ce soir, c'est le plat emblématique du restaurant. C'est la lentille verte de la ferme Symbiose en trois façons. C'est une lentille. Ça fait sens trop. Non, Patrick, il y en aura plein. Ça sera un peu chif.
Merci beaucoup, chef. Bonne émission. Merci.
Tout de suite, les inquiétudes de Patrick. Il n'y aura qu'une lentille. Merci beaucoup à tous les deux. A tout à l'heure. Comme chaque semaine, Yael Brun-Pivet, vous veillez depuis le perchoir de l'Assemblée nationale que vous présidez à la traditionnelle séance des questions gouvernement. Et hier, par deux fois, Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition écologique, a été interpellée. Il lui a été demandé de s'expliquer sur le fait que ses enfants détiennent des parts dans une société dont les fonds sont en partie domiciliés dans des paradis fiscaux. Question-réponse, y compris de la Première ministre qui a dû intervenir.
Elle aurait autorisé ses enfants mineurs à devenir actionnaires d'une société dont les fonds localisés dans des paradis fiscaux proviennent du numéro 2 du français du pétrole. A aucun moment, votre ministre de la Transition énergétique n'a modifié sa déclaration d'intérêt pour le préciser.
J'ai pris connaissance des allégations fausses et calomnieuses publiées par Disclose. Je tiens naturellement à vous apporter toute la transparence sur un sujet qui n'a pas de lien avec mes fonctions de ministre. Il n'y a donc rien de dissimulé, rien de caché. Peut-on croire en sa volonté de sortir des énergies fossiles quand le patrimoine de ses enfants est directement lié à ses industries ? Mes enfants ne sont donc en aucune façon actionnaires directement ou indirectement comme vous semblez le faire croire d'une société pétrolière qui serait perenco.
Je ne vais pas rentrer dans le détail mais ce que vous dites est grave. Allez-vous exiger de la ministre qu'elle mette un terme à ces conflits d'intérêts
qui font portée atteinte à notre politique énergétique ? Merci Madame la Présidente. Alors je crois que nous sommes dans un hémicycle, pas dans un tribunal Madame la Présidente. Yael Brunpivet, les interpellations de la ministre de la Transition écologique étaient-elles légitimes ? Vous savez, le gouvernement est responsable devant le Parlement et toutes les semaines, les parlementaires de tous bords politiques peuvent interroger les ministres dans le cadre de ces séances de questions au gouvernement. Donc il est légitime que les parlementaires le fassent et ils l'ont fait hier. Il était important que la ministre puisse s'expliquer.
Vous savez, depuis des années, nous avons renforcé les obligations concernant la déontologie, la transparence, la lutte contre les conflits d'intérêts. Et donc il est normal et très sain dans une démocratie qu'il y ait ce moment de questions-réponses. Même si Elisabeth Borne dit « Oh, attention, on est dans un hémicycle, pas dans un tribunal », ça semble remettre en question la légitimité des questions des députés ? Non, ça ne remet pas en question la légitimité de la question. Après, il est important que l'on sache bien où l'on se place. On est dans un hémicycle, on parle de responsabilité politique et les tribunaux ont à juger de la responsabilité pénale ou civile de quelqu'un.
J'ajoute que suite à l'enquête ou l'article de presse concernant Mme Agnès Pannier-Runacher, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a lancé un examen approfondi de cette situation. Donc en fait, moi je vois là finalement un enchaînement d'un bon fonctionnement de notre démocratie qui permet à un député d'interroger une ministre, qui permet à une ministre de répondre. Et c'est important parce que bien souvent, on ne peut pas forcément répondre à des allégations qui sont portées contre nous.
et ensuite à cette Haute Autorité qui est totalement indépendante de pouvoir examiner la situation comme elle le fait de toute façon pour tous les parlementaires, tous les élus, tous les ministres. Et c'est normal. C'était une question politique dites-vous, mais justement, est-ce que la position d'Agnès Pannier-Runacher au sein du gouvernement n'était pas fragilisée ? Écoutez, aujourd'hui... Par cette situation ? Non, parce qu'aujourd'hui les mécanismes démocratiques sont en place. Donc aujourd'hui, cette situation n'a pas à être fragilisée.
Dans quelle démocratie vivrions-nous si, à la base d'un simple article de presse, dès le lendemain, le gouvernement ou n'importe quel responsable politique tirerait une conséquence importante et, à mon sens, prématurée ? Mais en revanche, il est important que la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique publique puisse examiner cette situation en profondeur. Et le cas échéant, s'il y a conflit d'intérêt. Exactement.
Vendredi dernier, vous avez annoncé l'exclusion temporaire du député du Rassemblement national, Grégoire de Fournasse, après des propos jugés racistes par ses opposants, et une tempête dans l'hémicycle qui vous a poussé à non seulement suspendre la séance, avant d'y mettre fin. C'est un geste rarissime.
Les personnes secourues se trouvent dans une situation d'urgence absolue. Les prévisions météo indiquent une détérioration significative du climat. Pas du tout.
Quel est le député qui vient de prononcer cette phrase ? Pardon ? Je fais une suspens. L'Assemblée a prononcé la censure avec l'exclusion temporaire. En conséquence, il est désormais interdit à M. de Fournasse de prendre part aux travaux de l'Assemblée et de reparaître dans son enceinte jusqu'à l'expiration du 15e jour de séance à partir d'aujourd'hui. C'est au terme de deux heures de débat extrêmement intense au sein du bureau de l'Assemblée nationale que cette décision a été prise, parce qu'elle ne se prend pas à la légère, cette décision-là ? Alors déjà, elle ne peut se prendre que sur décision du bureau.
Et après, la réalité de la décision et de la sanction est prononcée par l'Assemblée nationale et par les députés qui siègent, qui ont voté, parce qu'il s'agit d'une sanction très grave. Vous savez, depuis que cette Assemblée existe depuis quatre mois, j'ai la charge de la faire fonctionner et de faire en sorte qu'elle puisse produire des effets pour nos compatriotes et qu'elle serve à quelque chose. Elle n'a jamais autant ressemblé à notre pays et elle représente toutes les tendances politiques qui existent dans notre pays et qui sont des tendances politiques parfois extrêmes. Et elle illustre les tensions que notre pays et les fractures qui existent dans la société française.
Et ça, il ne faut pas le nier. Et je crois que c'est important dans notre démocratie que notre Assemblée ressemble aux Français. Néanmoins, depuis quatre mois, j'ai à cœur de faire en sorte que le débat qui se tienne dans cette Assemblée soit respectueux. Et quand je dis cela, c'est respectueux des uns des autres, c'est respectueux de l'institution. Nous sommes, nous siégeons à l'Assemblée nationale, nous ne siégeons pas n'importe où. Et qu'ils soient aussi respectueux vis-à-vis des Français qui nous ont élus. Et je crois que nous sommes tous comptables de ce respect que nous nous devons et que nous devons aux Français et à l'institution.
Et c'est la raison pour laquelle j'ai à cœur, et j'aurai toujours à cœur, de faire en sorte que cette Assemblée reste digne. Et lorsque il y a eu cet incident, je n'ai pas faibli, parce que je crois que c'est ce que les Français attendent de moi. La décision a été proposée en vertu de l'article 70 du règlement pour un député qui se livre à des manifestations troublant. L'ordre ou qui provoque une scène tumultueuse. Ça n'est donc pas pour ses propos à proprement parler que Grégoire de Fournasse a été exclu. Ça semble paradoxal. D'ailleurs, le RN a considéré que le motif retenu ne comporte aucune notion de racisme.
Alors pas seulement le RN, tous les chroniqueurs de droite et d'extrême droite s'en donnent à cœur joie depuis des jours et des jours sur le thème. Vous voyez bien, il n'a pas tenu de propos racistes. Non, j'ai bien vu. Il faut bien voir que dans une démocratie, il est important que les parlementaires et que les élus d'une façon générale puissent exprimer librement des opinions politiques. Et ils disposent pour cela d'une immunité dans l'hémicycle qui est la plus forte dans l'hémicycle. C'est l'article 26 de notre Constitution. Ils ne peuvent pas être poursuivis en justice pour les propos tenus. Exactement.
En revanche, notre règlement s'impose aux parlementaires qui sont membres de l'Assemblée nationale. Et ce règlement prévoit un certain nombre de cas qui nous permettent de prononcer des sanctions disciplinaires. Et dans ces cas, il y a effectivement celui qui, en fait, le propos raciste devient finalement le fait générateur. C'est lui qui cause le tumulte, le trouble qui dans l'hémicycle nous empêche de poursuivre nos travaux. Donc il y a eu propos racistes. Donc, et c'est ce que j'ai toujours dit, je l'ai dit à la tribune, il y a eu propos racistes, mais la sanction n'est pas prononcée sur ce motif de la tenue de propos racistes. Parce que ça n'aurait pas été possible.
Mais sur le fait que ça a provoqué dans l'hémicycle un événement très grave et vous en avez tous été témoin. Mais vous n'auriez pas pu sanctionner avec une motivation qui expressément dise le propos était raciste. Et uniquement pour cela, non. Ce n'était pas possible. Uniquement pour cela, non, le député dit... Il faut changer le règlement dans ce cas-là. Non, il faut changer la Constitution. Oui, parce qu'on a le sentiment que la sanction rate sa cible en quelque sorte, puisqu'elle laisse la porte ouverte à... Nous sommes dans... Non, mais les démocraties aujourd'hui sont très fragiles.
Et il nous appartient à nous, élus et à moi en tant que présidente de l'Assemblée nationale, de veiller à ce que la démocratie française reste protégée. Et il n'est pas question de se livrer ni à une police de la pensée, ni à une police de la tenue, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. C'est... La liberté d'expression de nos parlementaires doit être protégée. Mais elle ne permet pas tout. Elle ne permet pas les injures. Elle ne permet pas la provocation. Elle ne permet pas de prendre à partie un parlementaire. Elle ne permet pas de mettre en cause directement le président de la République ou un ministre. Nous avons un règlement. J'invite tout le monde à le lire. Il est bien fait.
C'est l'article 70. Et ce qu'il faut aussi relever, et ce que je voudrais souligner, c'est que ce ne sont pas des décisions discrétionnaires de la présidente de l'Assemblée nationale qui seraient là pour distribuer les bons ou les mauvais points. Parce que ça serait catastrophique si c'était cela. Ce n'est pas le cas. Le bureau et l'instance la plus élevée dans notre Assemblée est une instance collégiale. Tous les groupes politiques y sont représentés. Et la sanction qui a été prononcée à l'égard de M. de Fourmas a été prononcée à l'unanimité du bureau. Il n'empêche que les rappels à l'ordre vous en faites régulièrement.
Rien que le 11 octobre dernier, vous avez infligé trois rappels à l'ordre. D'abord au RN, Alexandre Loubet et Frédéric Bocaltelli pour avoir traité les ministres Bruno Le Maire et Papandia de lâches et de communautaristes. Puis c'est l'élu Renaissance. Une élue Renaissance qui a été rappelée à l'ordre pour avoir qualifié le RN de parti à l'ADN xénophobe. Est-ce que l'Assemblée est en train de perdre ses nerfs ou est-ce que vous êtes plus sévère avec vos pères que vos prédécesseurs ? Alors à nouveau, et je tiens à le repréciser, ces trois députés n'ont pas été sanctionnés pour les propos qu'ils ont prononcés, mais pour le tumulte, le climat. Et vous savez, j'ai tendance souvent à...
Dans l'hémicycle, c'est quelque chose d'assez vivant et c'est normal, 577 parlementaires s'y expriment. Et parfois, la tension monte, et c'est normal. Nous sommes dans une démocratie vivante. Mais la tension monte, c'est comme une vague, ça monte et ça redescend. Et il y a des moments où ça ne redescend pas et où la tension ne fait que monter, escalader. Et là, si vous ne mettez pas un coup d'arrêt, eh bien, ça va continuer à monter. Et je crois que mon rôle, c'est pas je crois, j'en suis convaincue, mon rôle est d'être là pour justement mettre ce coup d'arrêt parce que les Français nous regardent.
Et les Français me disent, on est heureux d'avoir une Assemblée qui nous ressemble, mais en revanche, quand on voit parfois, parfois, les débats qui s'y déroulent, on a honte. Et donc, mon rôle à moi, c'est justement de faire en sorte que l'Assemblée nationale soit vraiment, telle qu'elle est aujourd'hui, la fierté des Français, qu'elle retrouve son rôle et qu'elle soit vraiment au cœur de notre vie démocratique. J'ajoute, et je suis désolée d'être un peu longue, mais ce qu'on voit là, c'est très important, et c'est très important de rappeler les principes. Mais pendant ce temps, l'Assemblée, elle travaille. Cette nuit, elle a voté un budget rectificatif.
Aujourd'hui, nous avons eu une commission mixte paritaire conclusive sur le texte assurance chômage. Donc l'Assemblée est au travail, elle vote des textes dans l'intérêt des Français. Et, somme toute, ce serait, la situation finalement serait parfaite si la tenue des débats était à la hauteur. Patrick, l'Assemblée nationale, c'est un ancien président qui en parle le mieux. Le mieux ou le pire ? Philippe Séguin, qui vous a précédé de 93 à 97 et qui a écrit dans ses mémoires parues il y a 20 ans les pages les plus corrosives et les plus drôles sur le fonctionnement de l'institution et de la vie des députés.
Une vie agréable, faite de gesticulations qui n'intéressent pas grand monde à l'extérieur du palais, comme ces interminables séances de nuit, vous venez d'en parler, avec une poignée de députés qui discutent sans fin en termes ésotériques des sujets les plus pointus. Il n'ennuie personne, puisque personne ne les écoute.
Les journalistes sont couchés depuis longtemps et le public absent. Et il continue. Il continue depuis près de deux siècles. Si un député de la monarchie de juillet, vers 1840, revenait sur terre, il est un seul endroit en France
où il ne serait pas dépaysé. C'est l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Le décor est le même. A quelques micros et caméras près, les méthodes de travail, le mode d'expression, l'organisation des discussions, ils sont restés étonnamment figés. Enfin, discussion, c'est vite dit. La notion de débat, écrit Séguin, est intrinsèquement étrangère à la culture de l'Assemblée. C'est un fait avéré, définitif. Les députés ne se parlent pas. Ils n'échangent pas. Ils alignent, additionnent, juxtaposent des monologues, indifférents qu'ils sont aux arguments des autres, y compris ceux de leurs propres amis, qu'ils répètent avec d'autant plus de zèle qu'ils n'étaient même pas là pour les entendre.
Fin de citation. Mais il y en a des pages et des pages. Il y a tout un chapitre, si vous voulez le lire. Entre nous, ça n'a pas tellement changé. Je ne suis absolument pas d'accord avec vous. Non, mais sérieusement, je trouve que ça a beaucoup changé à nous de continuer ce changement. Aujourd'hui, dans une Assemblée où il n'y a aucun groupe qui dispose de la majorité absolue, nous avons l'impérieuse nécessité de bâtir des compromis.
Ah, la nécessité, oui, mais le résultat, non.
Eh bien si, puisque quand je vous dis que l'on a voté cette nuit un texte, que nous avons eu une... Oui, c'est une exception. Mais non, ça n'est pas une exception. Si, il n'y a tellement pas de compromis qu'Elisabeth Borne, elle a actionné l'article 49.3 pour la quatrième fois en trois semaines. C'est pas vrai. Ça veut bien dire que le compromis n'a pas été trouvé. Sur le budget, nous savions... Oui, mais les 49.3 ne concernent que le vote du budget. Nous savions dès le départ que nous n'avions pas de majorité. Mais cet été, nous avons voté un certain nombre de textes, un texte sanitaire, des budgets rectificatifs, toutes les mesures sur le pouvoir d'achat, etc., ont été votées cet été.
Nous venons de voter un texte sur l'assurance chômage sur lequel nous venons de trouver un accord avec nos collègues sénateurs. Un nouveau budget rectificatif cette nuit avec des mesures sur le chèque énergie, sur le prix de l'essence, sur le soutien aux agriculteurs. Donc, ça n'est pas exact. L'Assemblée vote des textes et ces textes sont toujours, toujours, le produit de compromis. Et nous adoptons toujours des textes qui ont été enrichis avec des apports de chaque groupe parce qu'il n'y a pas de majorité absolue et que donc, c'est la seule voie de passage.
Donc, ce que écrivait le Président Seguin dans le cadre d'une Assemblée avec une majorité absolue n'est plus vrai dans le cadre d'une Assemblée avec une majorité relative. À nous de continuer à faire progresser cela. Et puis, alors, là où je le rejoins, c'est que parfois, c'est vrai que dans le fonctionnement de l'Assemblée, des discussions générales, etc., nous n'avons que peu évolué. Mais moi, j'ai proposé à tous les présidents de groupe de travailler en commun sur ce sujet-là pour justement faire en sorte que nos méthodes de travail évoluent et rentrent pleinement dans le XXIe siècle. Émilie.
L'un des débats qu'il y avait cet après-midi au sein du bourreau de l'Assemblée, c'était sur la tenue vestimentaire. J'entends avoir dans l'hémicycle. Donc, veste obligatoire, cravate recommandée. Ce qui est loin de clore le débat, nos reportages Louis Amard et Anaïs Recoli sont allés à l'Assemblée pour interroger les députés.
Comme disait ma grand-mère, l'habit ne fait pas le moine. On pouvait avoir un député en costard bien propre sur lui et qui est sale à l'intérieur et puis un député un peu débraillé et qui est clean à l'intérieur. Quand on fait partie d'une institution comme celle-là, il me semble assez naturel de ne pas être débraillé et négligé. La moindre des choses, c'est de respecter le peuple français et ça passe tout simplement par une tenue vestimentaire. Voilà, on a une cravate, on a une veste et on ne met pas des tongs.
Moi, je ne suis pas pour l'obligation de la veste, l'obligation du tailleur, l'obligation de la cravate. Et après, on s'arrête où en fait ?
Ceux qui sont à l'origine du costume cravate à l'Assemblée, ce n'est pas la droite, c'est la gauche. C'est la gauche parce qu'elle ne voulait pas qu'il y ait des militaires en costume, qu'il y ait des curés en soutane qui puissent venir à l'Assemblée nationale. Et donc, nous revenons aux racines de ce qu'est l'Assemblée nationale, à savoir des représentants du peuple qui ne peuvent pas se différencier par rapport à ce qu'ils portent,
mais par rapport à ce qu'ils pensent.
Alors, vous nous disiez il y a quelques instants que vous ne vouliez pas de police de la tenue et une Assemblée diverse qui ressemble aux Français. Ça ne passe pas par la diversité des tenus ? Alors, si, bien sûr, ça passe par la diversité des tenus, mais ça passe aussi, et je le disais également, par le respect que nous devons à l'institution et à nos concitoyens. Et donc, il ne faut pas s'arrêter simplement au port de la veste. Nous avons précisé dans le règlement qu'il ne fallait pas avoir de tenue négligée, débraillée, parce que nous avons malheureusement vu trop souvent des personnes qui n'avaient pas une tenue vestimentaire appropriée. Donc, il fallait le rappeler.
Il est vrai que moi, j'étais plus sur une position de faire confiance. Vous savez, quand vous êtes élue, ça n'est pas rien. Les Français vous confient un mandat. Et moi, j'ose imaginer que chaque personne qui est titulaire de ce mandat confié par les Français est en capacité de savoir comment il doit les représenter dans l'hémicycle. Il se trouve que certains, manifestement, n'ont pas cette conception-là. Et donc, le bureau, à nouveau, le bureau, dans sa collégialité, de partie, de personnalité, a estimé devoir préciser les choses. Donc, à partir de la semaine prochaine, il y aura ce code vestimentaire un peu plus rigoureux.
Mais pareil, je crois, vous savez, on dit souvent, les citoyens, quand ils viennent dans nos permanences parlementaires, ils font attention parce qu'ils vont rencontrer leurs députés. Et donc, je crois que nous, quand nous siégeons à l'Assemblée, nous devons faire attention parce que nous les représentons. Les Français vont être très, très attentifs au débat sur la réforme des retraites qui va arriver à l'Assemblée nationale. Vous pensez qu'un compromis est possible sur cette question-là ? Vous êtes prête à de très, très longs débats, Yaël Braun-Pivet ? Bien sûr, bien sûr. Un compromis est possible sur cette réforme des retraites. Oui, je le crois. Je le crois et je travaille en ce sens.
Et je sais que le ministre... Avec l'appui des républicains. Je sais que la Première Ministre y travaille également. C'est important. C'est un sujet qui nous concerne tous. Moi, je crois qu'il y a un chemin pour avoir une réforme qui soit juste, qui soit équilibrée, qui soit complète, qui parle de carrière longue, qui parle de pénibilité, qui parle d'emploi des seniors, qui parle des petites retraites, qui parle des femmes, des carrières hachées. Et que, ce faisant, on doit être en capacité d'arriver à trouver du consensus. Nous avons, nous nous sommes donnés, le gouvernement a fait ce choix-là de se donner du temps pour cela. A nous, de mettre à profit ce temps.
Je sais que le ministre consulte beaucoup. J'ai moi-même rencontré une grande partie des organisations syndicales. Nous devons tous nous retrousser les manches pour faire en sorte d'avoir une réforme qui soit partagée par le plus grand nombre. Et oui, je crois que c'est possible. Vous restez avec nous parce qu'on a beaucoup d'autres sujets à vous soumettre. Et notamment la nuit électorale aux Etats-Unis. Et avec cette surprise, ce matin, Joe Biden et les démocrates limitent la casse. C'est l'objet de l'édito de Patrick Cohen.
En effet, Donald Trump et les Républicains promettaient une vague rouge, la couleur de leur parti. Ted Cruz, le sénateur du Texas,
avait même prédit un tsunami rouge. Et ce n'est qu'une vaguelette. Ted Cruz a reconnu que la vague n'était pas aussi haute qu'espérée. Certes, les Républicains vont retrouver, comme prévu, la majorité à la Chambre des représentants. Mais de très peu. Et Joe Biden, ce président si décrié, va sortir de ses élections de mi-mandat en meilleure forme que ses prédécesseurs. En 2010, au milieu de son premier mandat, Barack Obama avait subi une débâcle en perdant 64 élus. En 2018, sous Donald Trump, les Républicains avaient maigri de 42 sièges. Cette fois, le camp du président ne devrait perdre à la Chambre qu'entre 11 et 15 élus. On est très loin de la déroute.
Même si les résultats sont encore partiels. Oui, ce qui fait qu'on ne sait pas de quel côté va basculer le Sénat. C'est la Chambre la plus importante. Démocrate et Républicain y était à 50-50, mais avec une voix de plus pour le camp du président, celle de la vice-présidente Kamala Harris. Eh bien, on est à l'heure actuelle à 48-48. Il manque encore les résultats définitifs de la Géorgie et de l'Arizona. Deux États où Biden l'avait emporté de justesse il y a deux ans, avec seulement un peu plus de 10 000 voix d'écart. Il manque aussi le Nevada et le Wisconsin.
En Géorgie, où aucun des deux candidats ne semble pouvoir atteindre les 50%, parce qu'il y a un troisième candidat, il y avait un candidat indépendant. Eh bien, il y aura un second tour le 6 décembre. C'est ce que prévoit la loi électorale de l'État. C'est peut-être là, le 6 décembre en Géorgie, que va se jouer la majorité au Sénat et l'agenda politique américain de ces deux prochaines années. Mais le fait que les démocrates n'aient pas encore perdu, qu'il leur reste une chance de garder leur majorité et même de l'élargir, est déjà une victoire. Dans les sondages, il apparaît que la question de l'avortement a beaucoup mobilisé la base démocrate, bien plus qu'on ne le pensait.
A noter d'ailleurs que les électeurs de Californie, du Vermont et du Michigan ont approuvé par référendum l'idée que l'avortement devienne dans leur État un droit constitutionnel. Quels sont les visages de cette soirée ? Alors d'abord, ce collage, sa capuche et barbiche qui s'appelle John Fetterman. Alors là, vous ne voyez pas bien la capuche, mais il a la capuche. Il est très grand. Vous voyez sa barbiche, il fait 2,05 m. Voilà. Donc il va devoir quitter sa capuche parce que c'est comme à l'Assemblée nationale. Il ne pourra pas rentrer au Congrès sans mettre un costard.
Et donc, en Pennsylvanie, pour un siège de sénateur qui était jusqu'ici républicain, il a fait mordre la poussière un candidat soutenu par Trump, Mehmet Oz, médecin star de la télé, connu sous le nom de Dr Oz, enfin médecin plutôt charlatan et plutôt pas enclin à admettre qu'il a perdu. Voilà, Mehmet Oz qui dit qu'il faudra compter jusqu'au bout, etc. Mais enfin, il est clair dans les résultats qu'il a perdu. Autre figure marquante, celui-là, c'est un gagnant, le gouverneur de Floride, Ron De Santis, qui est une sorte de Trump bien élevé. Longtemps, la Floride a été l'archétype du swing state qui balançait d'un camp à l'autre au fil des élections.
On se souvient de l'élection de 2000, évidemment. Eh bien, cette nuit, De Santis a été réélu avec près de 20 points d'avance sur son concurrent démocrate.
Je ne fais que commencer, dit-il De Santis. C'est maintenant le premier rival de Trump pour l'investiture républicaine de 2024. On va en reparler. Enfin, un visage de la diversité très visible cette nuit, la diversité sur les télés américaines. Dans le New Hampshire, James Rosner est devenu le premier homme transgenre à entrer
dans un parlement local. Et dans le Massachusetts, Maura Hillet est devenue la première gouverneure ouvertement lesbienne.
Une petite fille et tous les jeunes LGBTQ personnes qui sont là.
Salut Nicolas Poincaré. Bonjour Nézolette. Grand reporter à RMC. Vous avez suivi toute la nuit ces élections. Et bonsoir Hélène Koontz. Bonsoir. Merci de votre présence ce soir. Vous êtes membre des démocrates de l'étranger en France. Professeur à l'INSEC à Paris. J'imagine que vous êtes soulagée de voir que le tsunami rouge s'est transformé en vaguelette, pour citer Patrick Cohen, alors que les instituts de sondage promettaient le contraire. Mais comme le dit Nicolas, les instituts de sondage aux Etats-Unis se trompent encore plus souvent qu'en France. Ou quand c'est serré comme ça.
Voilà. Il n'empêche, ça s'est joué à quoi, selon vous ? Alors je pense qu'effectivement, les sondeurs ont peut-être mal capté sur quel point les gens étaient préoccupés. Quand on dit, mais avec l'inflation et tous ces problèmes dans l'économie. Mais quand même, l'Américain lambda a bien compris que, sans démocratie, les autres points tombent. Donc je pense qu'une première préoccupation, ça ne plaît pas de voir qu'il y a la violence politique vous savez, il y avait une de New York Times qui disait, notre démocratie ou la violence politique, il faut choisir. Donc j'espère que... Cet argument apesé. Oui. Cet argument.
Et puis justement, le profil des candidats radicaux, ces bébés Trump, comme on dit, parfois jugés incompétents ou instables, ils ont effrayé les électeurs, Nicolas ?
Peut-être. Mais en tout cas,
il y avait 300 candidats, toutes élections confondues, qui étaient estampillés MAGA, c'est-à-dire Make America Great Again, c'est-à-dire estampillés Trump. Il y en a un sur deux qui a été élu. Donc, un sur deux qui a été battu. C'est la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Mais on peut identifier, il y a des cas particuliers, dans le New Hampshire notamment, le profil, ça a été dit par Graham, le profil du candidat républicain était manifestement trop radical, trop extrémiste.
Oui, mais à l'inverse, en Georgie, vous avez une femme qui s'appelle Marjorie Taylor Greene, qui fait ses campagnes de pub où on la voit tirer sur le socialisme, tirer sur les démocrates, mais au sens propre, avec une arme... Totalement complotiste. Alors, elle, elle explique que les incendies en Californie, vous vous souvenez des énormes incendies de l'été dernier, ils ont été allumés par les juifs, avec un rayon laser... Depuis l'espace. Depuis l'espace. Un rayon laser, et tout ça financé par la famille de Rothschild. Cette femme, elle est quand même élue, cette nuit, assez largement représentante à la Chambre des représentants.
Il y a quand même un certain nombre d'allumés autour de Trump qui ont gagné cette nuit. Beaucoup moins que Trump l'espérait, peut-être, mais enfin, il y a une radicalisation de la politique américaine qui est frappante. Ça veut dire que Donald Trump n'a pas complètement raté son comeback ?
Ouf, comeback. Alors, s'il annonce qu'il est candidat, pourquoi pas, mais il sera juste candidat à sa candidature, parce qu'il n'est pas du tout dit qu'il sera le nominé. Donc, il est quand même très loin d'être le candidat républicain de 2024.
Surtout qu'il a des concurrents qui ont émergé. Patrick, parler de l'un d'entre eux. Ron De Santis en Floride, effectivement, il a réussi un très bon score. Alors, s'il n'y avait pas Trump, on le présenterait sans doute ici comme quelqu'un de très, très à droite, de très, très conservateur. Mais par rapport à Trump, il apparaît comme un modéré. C'est quand même quelqu'un qui a organisé un vol pour amener des réfugiés qui étaient en Floride jusqu'à une petite île très chic où les démocrates ont des résidences d'été un peu comme si en France on prenait des immigrants à Marseille et qu'on les a amenés à Deauville. Vous voyez, il l'a fait ça.
Il fait la promotion d'un texte pour interdire qu'on parle de l'homosexualité dans les écoles. En Floride, le terme ne doit plus être employé parce que les enfants devraient être protégés. Oui,
il se dit anti-walk à fond. Voilà. Mais il a fait un carton cette nuit et il est ouvertement candidat à la candidature à l'investiture républicaine
et donc effectivement il va faire de l'ombre à Donald Trump. Ah oui, à choisir l'adversaire des démocrates plutôt de Santis
ou Donald Trump ? Ah, alors je pense quand même de Santis parce qu'il ne faut pas admettre que le cas Trump ça ne doit pas du tout être validé. Ça doit être définitivement invalidé. Il est anti-démocratique. Donc je préfère un vrai concurrent à la limite.
Les Américains ont beaucoup voté quand même cette nuit. plus que la moyenne ?
Oui,
ils ont beaucoup voté. Alors on dit c'est un bon signe pour la démocratie mais enfin il y a quand même de nouveau des appels à la contestation. Il y a quand même un tiers des élus qui viennent de rentrer à la Chambre des représentants qui sont ce qu'on appelle des déniers c'est-à-dire qu'ils dénient la victoire de Joe Biden. Ils sont persuadés que Donald Trump a gagné les présidentielles il y a deux ans. Donc la démocratie américaine elle est quand même fragile encore.
Oui. Et puis Joe Biden dont on n'arrête pas de rappeler l'âge le « sleepy Joe » comme ce n'est que Trump résiste finalement mieux que prévu c'est ce que Patrick disait il fait mieux que Barack Obama mais que Donald Trump et si on prend même la moyenne des 22 midterm
entre 1934 et 2018 le parti du président perd en moyenne 28 sièges lui il devrait en perdre entre 11 et 15 donc là il fait même mieux que la moyenne.
Mais est-ce que c'est pas trop quand même au vu de la situation ? La situation est extrêmement grave. On a des candidats qui disent il ne faut pas croire aux élections mais votez quand même pour moi et si je gagne l'élection est truquée ou non sur le même bulletin sur le même bulletin moi-même j'ai rempli mon bulletin de vote depuis l'étranger vous allez me dire si moi j'ai gagné c'est bon mais si celui en dessous de moi a gagné aussi c'est pas bon parce que c'est pas ma partie c'est une espèce de tribalisme qui s'impose.
Moi j'étais très déçue de voir qu'on avait des résultats aussi proches quand même parfois alors il fallait que ça soit plutôt écrasant je comprends pas mes compatriotes qui n'ont toujours pas vu la couleur de la chose qui arrive si on ne protège pas ce qu'on a.
Mais bon si on se dit que c'est quand même mieux que la moyenne par rapport à l'impopularité de Biden on se dit que l'impopularité ne fait pas tout.
Oui alors il y a quand même un chiffre qu'on n'a pas assez souligné c'est que depuis des décennies et des décennies aux Etats-Unis les règles sont claires si le chômage monte le pouvoir perd les élections si le chômage baisse le pouvoir gagne les élections c'est systématique or là le chômage il est à 4,5% Biden on peut lui reprocher l'économie américaine a des problèmes il y a des problèmes d'inflation etc mais l'emploi il y a le plein emploi aujourd'hui aux Etats-Unis et ça on n'a pas sans doute assez souligné avec 4,5% et bien le pouvoir en place s'en sort bien.
Mohamed Il y a un homme qui a dû particulièrement suivre les résultats de cette élection cette nuit c'est le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky est-ce que les résultats de cette élection peuvent changer le soutien des Etats-Unis à l'administration de Volodymyr Zelensky ?
Ce qui est clair c'est que Biden jusqu'à présent faisait absolument ce qu'il voulait depuis le début de ce conflit chaque fois qu'il a voulu mettre des milliards et des milliards et encore des milliards sur la table pour aider l'Ukraine il pouvait le faire facilement avec un congrès qui lui serait hostile mais attention on n'a pas encore les résultats définitifs mais dans l'hypothèse dans l'hypothèse probable où il perdrait la chambre des représentants effectivement ce sera un petit peu plus compliqué ça veut dire qu'il faudra sans doute négocier que ce sera plus aussi facile d'aligner les milliards sont très divisés sur cette question et qu'il y a beaucoup de nuances de républicains et notamment sur la question des relations avec la Russie et vis-à-vis de l'Ukraine beaucoup de nuances différentes dans cette nouvelle chambre des républicains dans cette nouvelle chambre des représentants
Oui mais c'est lui qui se dessine comme chef de file de la chambre McCarthy lui pour le coup il est très clair sur l'Ukraine il sera là plutôt pour couper le budget
Qu'est-ce qui va se passer en 2024 ? ça va être un remake du match Trump-Biden ou pas ? Je pense que c'est impossible
Pour les deux
et pour Trump et pour Biden
Pour les deux Alors M. Biden est obligé de dire qu'il sera candidat alors que c'était une promesse de campagne qu'il ne se présente qu'une seule fois donc on peut quand même se poser des questions c'est très délicat d'évoquer la question de l'âge parce que c'est presque indécent mais c'est que des octogénaires là quand quelqu'un me dit mais Trump est jeune par rapport à Biden je dis mais comment ? Il a quand même 79 ans contre 77 ans bon ce qui est intéressant chez Biden c'est qu'il avait beaucoup de mérite pour ce poste il avait quand même postulé deux fois déjà pour être président vous voyez donc je pense qu'il y a un peu d'empathie toujours par rapport à son cas
Et quid de Kamala Harris ?
Non, le scénario d'un match entre Trump et Biden c'est un scénario cauchemar il y en a quand même un qui avait 82 ans le jour de l'élection 86 à la fin de son mandat Biden et l'autre c'est Trump bon d'abord il n'est pas jeune et puis c'est Trump simplement ce qu'on peut dire c'est que depuis cette nuit on ne peut plus totalement l'exclure ce n'est pas le scénario le plus probable mais on ne peut pas l'exclure parce que Biden s'en est bien tiré il ne s'est pas pris une claque il ne lui est pas interdit de se présenter et Trump on sait qu'il va annoncer la semaine prochaine qu'il va y aller on ne peut pas prédire qu'il ne sera pas le candidat républicain ce n'est pas sûr mais ce n'est pas exclu J'imagine que vous avez suivi les résultats de ces élections des midterms aux Etats-Unis Bien sûr alors effectivement moi j'ai été frappée de voir que ce qui est en jeu aujourd'hui aux Etats-Unis c'est effectivement une certaine vision de la démocratie et des droits et libertés autour des questions d'avortement mais pas seulement et on n'aurait jamais imaginé ça il y a quelques années que ce soit ça qui soit en jeu aujourd'hui aux Etats-Unis et donc je trouve ça très inquiétant et inspirant en même temps dans le sens où nous, moi en tant que femmes politiques nous devons être très vigilants et très responsables dans notre action politique parce qu'on voit que ça peut arriver dans une grande démocratie Rien à voir mais cet après-midi vous avez été interpellée par la LICRA qui s'inquiète que le Rassemblement National puisse obtenir la présidence du groupe de travail sur l'antisémitisme la LICRA parle d'imposture d'aberration d'une option inenvisageable que leur répondez-vous ?
Qu'à ce jour elle n'est pas envisagée que... Mais est-ce qu'elle pourrait être envisagée ? En fait... Et sinon pourquoi ? Il y a des... à l'Assemblée Nationale nous avons des groupes d'études actuellement ils sont en train d'être recréés comme à chaque mandature j'ai une délégation du bureau qui était en train de se réunir pour savoir quels sont les groupes d'études qui vont être créés et qui va les présider et il y aura une décision un vote du bureau qui aura lieu en décembre donc à ce jour... Quel sera votre vote éventuellement ? Est-ce que vous pourriez vous y opposer ? Mon vote personnel sera contre l'attribution de ce groupe d'études à ce groupe à cause de...
pour mes principes pour mon histoire pour ce que je suis ce que je suis en tant que femme politique mais ce que je suis aussi en tant que femme je suis une petite fille d'immigrés juifs polonais juifs allemands qui ont fui le nazisme et je ne souhaite pas que le groupe d'études antisémitisme à l'Assemblée Nationale soit instrumentalisé de la sorte mais à nouveau aujourd'hui rien n'a été décidé rien n'a été acté il faudra un vote du bureau où tous les groupes sont représentés c'est très important et c'est comme ça qu'une démocratie fonctionne moi je suis un peu stupéfaite de voir à quel point parfois les fausses informations on le voit tous peuvent se répandre sur les réseaux peuvent être reprises après moi je suis déçue que la LICRA que d'autres qui se sont exprimés n'aient pas pris le soin de me passer un coup de fil d'appeler la présidence de l'Assemblée pour dire au fait vous en êtes où qu'est-ce qui se passe pour vérifier l'information parce que voilà le résultat c'est que je suis en train d'expliquer quelque chose qui en fait en réalité n'existe pas et préciser par rapport par ailleurs votre position ce qui n'est pas inintéressant merci beaucoup vous restez avec nous Nicolas et Hélène c'est l'heure de la story de Mohamed Bouhafsi le bateau Ocean Viking qui a déclenché un bras de fer entre la France et l'Italie l'objet de votre story ce soir voilà ce à quoi sont confrontés depuis plusieurs semaines les bénévoles du bateau humanitaire Ocean Viking les sauvetages de plusieurs dizaines de migrants entassés sur des barques en Méditerranée quasiment chaque soir
depuis 19 jours 234 migrants sauvés en mer attendent désespérément de trouver refuge dans un port sûr en Europe c'est le cas de cet homme qui a fui la Syrie de Bachar el-Assad
sur l'Ocean Viking on trouve des femmes des enfants bas âge et des hommes désespérés la directrice générale
et cofondatrice de SOS Méditerranée Sophie Beau a fait 43 demandes de désignation d'un port sûr en Italie pour recevoir ce bateau 43 demandes refusées elle nous a confié que plusieurs migrants étaient en danger de mort imminente
ils ont subi une tempête au large de la Sicile il y a quelques jours et il y a une situation médicale qui s'est largement détériorée en fait avec une épidémie d'infection respiratoire qui s'est propagée
parmi eux il y a aussi un fort épuisement psychologique avec une détérioration et beaucoup d'anxiété de stress devant le manque
de perspective totale face à cette situation certains ont menacé de se jeter par-dessus bord d'autres ne mangent plus ont refusé la nourriture on sait qu'à tout moment
ça peut basculer
maintenant il faut absolument débarquer coûte que coûte
Hier Georgia Meloni la nouvelle présidente d'extrême droite du conseil italien a présenté comme acquis l'accueil du bateau par la France savourant une victoire politique le gouvernement français dénonce lui l'attitude scandaleuse de l'Italie qui refuse d'accueillir ce bateau contre le droit de la mer qui l'oblige est l'esprit de solidarité européenne dans notre pays aussi la classe politique est divisée concernant l'accueil de l'Ocean Viking
Avec nous l'Ocean Viking ne pourrait pas accoster sur les côtes françaises notre fermeté en matière d'immigration est peut-être la politique la plus humaniste qui existe qui consiste à dire à l'ensemble de ces personnes ne venez pas sur le sol européen ne venez pas sur le territoire français parce que nous n'avons rien à vous offrir
Ce bateau a vocation à être accueilli en Italie l'attitude actuelle est inacceptable donc nous souhaitons à l'heure où le bateau est encore dans les eaux territoriales italiennes que l'Italie joue son rôle et respecte ses engagements européens Beaucoup de femmes et d'enfants d'ailleurs viennent de la Libye et on a un devoir d'humanité d'abord et surtout de la part de ces personnes qui viennent de pays où les guerres ont été déclenchées par nous Désir soir un homme a proposé une solution le président de la région Corse Gilles Simeoni qui propose d'accueillir temporairement le bâton Si demain il fallait un petit peu jouer des coudes et aller au-delà des compétences de la collectivité de Corse et au-delà des décisions gouvernementales je le ferai et nous le ferions parce qu'il me semble que c'est un devoir élémentaire d'humanité vous savez la Corse le peuple corse historiquement a toujours accueilli les réfugiés les gens dans la détresse le droit français qui le produit au XVIIe siècle a théorisé l'obligation de porter secours c'était un droit de la marine française puis au-delà de ça il y a un droit naturel s'il y a des gens à quelques dizaines de kilomètres de la Corse qui risquent leur vie que je sois autorisé ou pas à le faire je les accueillerai Gilles Simeoni qui propose de les recevoir contre l'avis de l'autorité des autorités françaises Demain l'Océane Viking devrait arriver près de la Corse est-ce que la France doit accueillir ce bateau ?
Écoutez je pense que la priorité c'est de traiter cette situation humanitaire on vient de voir ces gens qui sont sur un bateau depuis 10 jours des enfants des femmes des hommes qui fuient la guerre qui sont et la tradition française est une tradition d'accueil donc oui
Le maire de Marseille Benoît Pagnin a proposé aussi d'accueillir ce soir
les passagers de l'Océane Viking C'est pas seulement une question de tradition c'est une question aussi d'obligation et de droit international le bateau était d'abord dans les eaux maltaises Malte a refusé ensuite dans les eaux italiennes l'Italie refuse s'il vient dans les eaux françaises logiquement la France sera tenue d'accueillir ce bateau Évidemment mais vous savez je suis d'accord il y a le droit mais il y a aussi ce qu'on doit faire en tant qu'être humain à l'égard d'autres êtres humains C'est l'heure du 5 sur 5 de Mathieu Béliard Emmanuel Macron et l'armée préparent la population au risque à la possibilité de la guerre Oui ce ne sont ni plus ni moins que les enseignements du conflit ukrainien qui ont poussé le président a présenté une nouvelle revue nationale stratégique un texte qui est une première étape avant une prochaine loi de programmation militaire à l'Assemblée pour les années 2024-2030 et il faut bien comprendre que l'armée change ce matin le président était à bord d'un porte-hélicoptère dans le port de Toulon à l'occasion d'une remise de décoration Emmanuel Macron a présenté
cette nouvelle revue nationale stratégique La période n'est pas au temps calme mais au gros temps Cette accélération tragique rendait indispensable que nous révisions actualisions notre réflexion Nous en avons eu un aperçu lors de la crise Covid qui n'était pas qu'un immense défi sanitaire mais aussi une forme de métaphore de conflit Le territoire attaqué de toutes parts les réseaux perturbés la logistique mise à mal Il ne s'agit pas de militariser la société mais bien de renforcer et de faire converger toutes ces forces vives militaires comme civiles pour la défense de notre souveraineté
Ce qu'il faut comprendre c'est que cette revue nationale stratégique ce sont les grands axes les grands principes de notre politique de défense et que nos armées doivent s'adapter aux nouveaux enjeux relevés révélés par la guerre en Ukraine A ce sujet Camille Schmitt et Audrey Payas ont interrogé le général Dominique Trinquant ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU
L'armée est toujours en train de se préparer mais je le disais elle était prête dans une configuration plutôt opération extérieure elle doit se préparer maintenant dans le cadre d'une configuration haute intensité dans le Sahel les djihadistes ne disposent pas de l'arme aérienne par exemple et donc il faut prendre ça en compte et je pense que les événements qui interviennent sur le territoire européen depuis le 24 février ont marqué l'importance en particulier de l'artillerie et de l'artillerie solaire du renforcement et en plus des renforcements de capacité dans le cadre d'une alliance qui est l'alliance atlantique
En Ukraine où la Russie annonce le retrait de ses forces de la ville de Kersov Oui ville du sud de l'Ukraine une des premières prises de l'armée russe en réalité au début de la guerre c'était aussi la ville dont les russes ont organisé l'évacuation il y a quelques semaines cet après-midi à la télévision Sergei Shoigu le ministre de la défense et Sergei Souroukovin le commandant des opérations russes en Ukraine ils ont annoncé les deux le retrait des soldats de la région
Les ministres de la séche les ministres de la séance les autres la situation le propose d'une
l'armée stratégique diront les russes nouveau recul en réalité la ville de kerson est aux portes de la crimée et puis simplement je voulais vous montrer cette image aussi c'était à la télévision j'ajoute que regarder contrairement à ce que l'on voyait habituellement cette fois les cartes sont floutés désormais les russes floutent leurs cartes à la télévision ce qui n'était pas le cas avant pour avoir regardé beaucoup de ces de ces vidéos il ya des soupçons de bluff aussi parce que l'ukraine a fait savoir qu'il ne voyait aucun retrait pour l'instant que l'heureux annoncer on a cherché des réactions ukrainiennes pour l'instant effectivement à surveiller et dans les heures qui viennent une dernière image là c'est très léger c'est celle d'une nouvelle visite de sean penn à kiev cette semaine c'est pas la première fois mais cette fois il est venu voir son confrère rappelons que le président zelinski était comédien il est venu le voir avec un drôle de cadeau
c'est un prêt vous l'aurez compris c'est un cadeau qu'il faudra lui rapporter à malibu c'est une manière de se
rattraper il avait promis que s'il voulait devenir zelinski n'était pas invité aux oscars en mars dernier il fondrait ses oscars ce qu'il n'avait pas fait cette fois il y en a apporté un en personne cette fois c'était la bonne les voiliers de la route du rhum 2022 se sont élancés la course devait débuter dimanche mais le départ a été reporté en raison des conditions météo et c'est en début d'après-midi que
les 138 skippers se sont élancés le route du rhum 2022 est un de way a few boats over the start line early but the majority of the fleet with a good start and they're heading off down the channel and into the atlantic for three and a half thousand miles of tough tough racing cette fois c'est donc
parti les voiliers ont quitté le port de saint malo direction pointe à pitre en guadeloupe rendez vous dans un peu plus d'une semaine pour les plus rapides à traverser l'atlantic un peu plus avant on mettait 25 jours mais avant qu'en patrick à quelques jours du départ nous étions à saint malo comme de nombreux fans de la course me direz vous pour cette douzième route du rhum louis amare et anis rocouli ont pu monter à bord du trimaran banque populaire d'armel le cléache le vainqueur du vendée globe 2017 avant de prendre la mer en solitaire on a eu droit à une visite guidée avec le skipper français on est on va dire cinq six
mètres carrés de vie mais c'est suffisant pour un seul homme parce que finalement on n'a pas besoin de beaucoup d'espace pour pouvoir faire tout ça et ici on va pouvoir diriger le bateau moi je vais sortir la tête ici par ce petit hublot je peux le fermer quand ça il ya beaucoup de mer et beaucoup de vent et puis j'ai tous mes écrans devant moi qui me permettent de visualiser les dangers potentiels
ici on va avoir la partie cuisine un petit réchaud qui est sur cardan parce qu'il faut imaginer que le bateau il bouge un peu quand même c'est pas toujours à plat ici j'ai la capacité de pouvoir
m'allonger dormir de façon plus confortable ce matelas il est fait sur mesure il est adapté justement aussi au mouvement du bateau donc c'est on a des billes un peu comme un gros pouf je sors de
ma cabane on a vu tout à l'heure pour être sur le pont où là il va falloir que je m'attache moi j'ai mon harnais j'ai des mousquetons et comme ça je peux me déplacer tout en étant attaché au bateau 32 mètres de long peut quasiment mettre trois terrains de tennis les uns à côté des autres donc ça donne un peu l'état de la surface de ce grand bateau après la visite privée on a pu le suivre un petit peu en mer mais c'était avant le départ officiel de la roue du rhum mais simplement il ya le brun pivet j'ai vu sur votre page de candidate aux législatives qui est toujours en ligne que vous êtes une passionnée de voile vous vous naviguez vous même je navigue moi même souvent en bretagne et j'aime la mer j'aime le vent et j'aime surtout le côté un peu imprévisible non j'habite toujours en famille ou en équipe on est bien sur l'eau parce qu'on pense à rien et puis vous savez on se laisse aussi un peu guider vous ne maîtrisez pas tout et mais en revanche vous devez faire face à tout et ça c'est un bon entraînement exactement
Yaël Braun-Pivet