Budget : où est passée la justice fiscale ?
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Questions et réponses
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- 2:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Sébastien Lecornu peut-il tomber malgré l'accord passé avec les socialistes ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce une victoire socialiste ou est passé le grand thème de la justice fiscale ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Le PS n'a-t-il pas sacrifié trop de ses revendications pour se poser comme un parti quasi macroniste ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La taxe Zucman était-elle un leurre ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Comment ce budget peut-il être perçu comme réduisant les inégalités ?
- 20:00RelanceRéponse directe
À quoi servent encore les débats parlementaires si tout se termine par un 49.3 ?
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Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sence Public, votre rendez-vous de débat, chroniques et reportages. 90 minutes, deux grands thèmes seulement pour donner à nos experts le temps de donner du sens à l'actualité.
Voici le sommaire de ce 20 janvier. C'est la dernière course d'obstacle pour le budget 2026. Le Premier ministre a engagé la responsabilité de son gouvernement avec l'article 493 cet après-midi.
Il doit être utilisé cet article à trois reprise dans les prochains jours. 3493. Autant de risque d'être censuré.
Sébastien le Cornu peut-il tomber malgré l'accord passé avec les socialistes où sont passées les promesses de justice fiscale ? L'objectif affiché de tenir les 5 % de déficit public est-il réaliste ? répond à toutes ces questions dans une minute.
Et puis dans la seconde partie de ce sens public, les enjeux des élections municipales, on est à moins de 2 mois du premier tour du scrutin. La sécurité vient en tête des préoccupations des Français. Nombreux sont les candidats qui affirment vouloir lutter contre le narcotrafic. [musique] Rien de tout cela sera possible sans le retour de l'ordre, sans le retour de la sécurité, de la tranquillité, de la propreté, de la qualité de vie.
La prospérité, l'innovation, le progrès social ne reviendront pas dans une Arcoville qui n'a rien à envier à celle d'Amérique du Sud. Sauf que les pouvoirs du maire sont limités en matière de sécurité. Faut-il armer les polices municipales, leur donner plus de pouvoir ou investir au contraire dans la prévention les maires face au défi sécuritaire.
Ne ratez pas notre second débat, ce sera dans 3/4 d'heure et n'hésitez pas, réagissez grâce à notre QRC notamment sur ce retour de l'article 493 dans notre histoire politique où quand Sébastien [musique] le cornu revient sur sa promesse. Jérôme Rabier, le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur. Sébastien Lecnu déclenche le 493 et reçoit en échange deux motions de censure déposé par LFI et le RN. Mais si le Premier ministre a dit hier qu'il le faisait avec regret et amertume, sa ministre des comptes publics défend aujourd'hui la méthode et charge les oppositions non constructives.
Je n'ai aucun état d'âme parce que oui, avec le Premier ministre, nous avons fait le choix de nous tourner vers des partis de gouvernement qui ont souhaité que le pays avance là où vous vous souhaitiez non seulement qu'il n'avance pas, mais vous souhaitez l'échec non seulement du budget, mais du pays. Un compromis rendu possible grâce à un accord avec les socialistes qui ont validé aujourd'hui le principe de la noncensure. Il y a un parti qui s'est montrer utile dans la période, c'est le Parti socialiste qui a accepté sur la loi de financement de la sécurité sociale et sur le budget de l'État de faire avancer un certain nombre d'idées qui protège et qui change la vie des Français.
La première partie du budget sur les recettes devrait être adoptée vendredi si les motions de censure sont bien rejetées par l'Assemblée. Puis deux autres 493 seront nécessaires pour faire adopter les dépenses et enfin le texte global. Mais avant cette dernière lecture, le budget reviendra au Sénat et la droite sénatoriale ne sait pas encore si elle balaye immédiatement le texte ou si elle reprend l'examen complet du budget.
Donc des menaces de la part du gouvernement qui nous dit si vous reprenez l'examen du budget vous allez faire perdu du temps alors que la méthode cornueu qui a refusé le 493 est celle qui nous a fait perdre du temps. Donc monsieur le Cornu attendra de savoir la position du Sénat et je peux vous dire aujourd'hui qu'elle n'est pas décidée. Les sénateurs arrêteront leur position quand ils auront la copie finale du gouvernement qui n'est pas encore transmise aux parlementaires.
Même si au final, c'est bien à l'Assemblée que se jouera ce budget avec l'adoption ou non d'une motion de censure. Présidente. Mesdames, est-ce une victoire socialiste ou est passé le grand thème du des premiers jours de débat autour de ce budget, la justice fiscale ?
Je vous présente mes invités tout de suite Valérie Locable, bonsoir, bienvenue. Vous êtes éditorialiste au quotidien lejournal.info.
Chrisel Craplet, bonsoir et bienvenue. Vous êtes directrice opinion chez Ipsos BVA. Vincent Couronne, bonsoir, bienvenue à vous aussi.
Chercheur en droit, directeur du média, les les surligneurs qui luttent contre la désinformation juridique et Michael Darmont, bonsoir mon éditoraliste pour pour sens public. Valérie Lecap, je commence avec vous, ça fait des mois que vous affirmez notamment sur ce plateau que ces débats budgétaires se termineront par l'utilisation du 493. Vous aviez raison.
Est-ce que c'est une victoire d'abord du Parti socialiste ou alors du Parti socialiste et de Sébastien Lecornu à au même niveau d'après vous ? Écoutez, il y avait pas d'autres issues possibles, hein. C'est ça l'histoire en fait.
Il faut remettre l'église au milieu du village. Il faut redire que un parti politique qui vote un budget fait partie de la majorité, donc soutient le gouvernement. Donc mathématiquement étant donné la répartition des députés à l'Assemblée nationale, il ne pouvait y avoir qu'un 493.
Pourquoi est-ce que Sébastien lecornu a fait mine parce que c'est une entourloupe h de vouloir aller jusqu'au bout ? et jusqu'au vote. C'était impossible qu'il y ait un vote.
Qu'est-ce qui s'est négocié pendant tout ce temps très long comme l'a souligné votre sénateur ? C'est la non censure. C'est le pacte de non censure qui s'est négocié.
Mais l'entourloupe, elle est elle vient aussi du PS alors dans ce cas-là puisque c'était eux qui demandaient qui demandaient de renoncer au 493. Ouais, mais ça c'est le PS officiel. Le PS officieux savait très bien depuis le début que on allait au 493.
Enfin, les Français, ils connaissent que le PS officiel, hein, par les Français, oui, mais nous, on connaît un peu plus que le PS officiel. Donc, si vous voulez le tout ce qu'on a vécu là, alors il y a il y a eu deux étapes. Il y a eu l'étape de ce qu'on appelle le PLFS, la sécurité sociale dans laquelle il y avait la sacrointe suspension de la réforme des retraites.
Donc, celle-là pouvait être votée et en plus, elle ne signifie pas que vous êtes du côté du gouvernement. Ça a pas le même sens politique que le but. Donc ce vote a déjà été un succès pour Sébastien Lecornu.
C'était pas à qui a un vote. Dès lors qu'il y avait la suspension de la réforme de retraite, le vote et en plus les socialistes ont obtenu des choses non négligeables en plus comme de renoncer au doublement de la franchise médicale, comme de renoncer au gel des prestations sociales et comme de passer de 2 à 3 % les dépenses sociales en France qui permettent d'investir dans les hôpitaux. Donc ça ça a pu être voté mais le budget ne pouvait pas être voté parce qu'il n'y a pas de victoire fondamentale dans le budget.
Bien bien bien compris. On va pouvoir redtailler tout ça auprès des électeurs. CR Crapelet, c'est peut-être un peu tôt pour évaluer.
Puis d'abord le budget, il est pas encore il est pas encore passé. Mais est-ce qu'effectivement le Parti socialiste va pouvoir capitaliser sur cette séquence d'après vous ? Alors auprès de son propre électorat, en tout cas la frange la plus social-démocrate peut-être parce que il conforte un peu cette image qu'il cherche à asseoir de de parti de gouvernement de crédibilité de pas contribuer au chaos.
Euh après, les sympathisants PS sont aussi divisés, donc auprès de la frange plus euh plus sociale, plus revendicative, au contraire, il peut donner le le sentiment de de faire trop de compromis. Donc c'est un peu compliqué et un peu tôt pour voir voilà si ça a des effets. En tout cas, on va dire que la petite musique d'un parti qui se distingue de LFI sur sa stratégie peut voilà répondre à une certaine préoccupation de la part de ses électeurs et essayer de souder un peu derrière lui euh cet électorat social-démocrate qu'il qu'il cherche à à raller.
Est-ce que c'est vraiment un budget de compromis à sans couronne ? Euh en tout cas, c'est un budget qui a été négocié euh par plusieurs partis, en tout cas plusieurs des personnalités issus de différents partis politiques et ça je trouve ça assez euh remarquable. Pas seulement le PS et euh et le gouvernement et c'est disons que il a fallu satisfaire euh plusieurs sensibilités politiques et on est quand même dans quelque chose qui est assez nouveau, il me semble, sous la 5è République, même si ça abouti en 493, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de majorité pour l'adopter.
Malgré tout, a priori, il n'y aura pas de majorité pour le renverser. Et donc ce qui ce qui semble assez assez intéressant je trouve c'est qu'on arrive enfin et je c'est un long processus depuis la dissolution raté Emmanuel Macron un long processus de réapprendre ce que c'est qu'un régime parlementaire ce que le fait que et bien en régime parlementaire on a 577 députés c'est pas des députés godillot la constitution article 27 si vous voulez les numéros dit précisément que le député a un vote personnel libre il n'a pas de mandat impératif donc c'est 577 sensibilités et bien qu'il faut arriver à concilier. Donc trouver un compromis, c'est pas un gros mot en démocratie.
Au contraire, c'est le sens même de la représentation de la volonté générale et de la démocratie. Oui, mais le parti LR, il a plutôt le sentiment d'avoir été mis de côté hein pour pour obtenir ce de toute façon. Voilà, quand on vote un budget, il y a des gagnants, il y a des perdants.
Euh ça c'est certain. Et et euh mais ce qui ce qui est intéressant, moi je trouve dans cette séquence, c'est que euh enfin nous tous les commentateurs, mais aussi la classe politique en fait plus ça va, plus elle comprend ce que c'est qu'un régime parlementaire et plus on se détache d'ailleurs aussi de la figure tutellaire du président de la République pour vraiment se recentrer sur le Parlement. Et d'un point de vue d'un point de vue démocratique ou du régime parlementaire, je trouve que c'est pas forcément une bonne nouvelle.
Ouais, effectivement. Alors, il y a ce Parti socialiste qui s'affiche en en vainqueur, mais alors pour ses anciens alliés du Nouveau Front populaire, il a renoncé le PS à ses ambitions de justice fiscale. En tout cas, c'est ce qu'affirme le député écologiste Benjamin Lucas.
Écoutez, tout ça est complètement délirant d'un point de vue démocratique et aussi d'un point de vue budgétaire puisque à quelques annonces, on ne sait pas où se trouvent les sources de de financement et qu'on sait bien compte tenu de ce qu'on dit les macronistes et surtout de ce qui s'est passé dans l'hémicycle, de leur refus obstiné de voter avec nous tout avancé pour la justice fiscale, tout avancé même symbolique pour que les ultrariches contribuent un minimum à l'effort de redressement des comptes publics, à l'effort de financement de nos besoins sociaux, environnementaux, de services publics. On sait bien qu'ils ne vont pas aller d'un seul coup se réveiller et devenir des partisans du partage des richesses et de la justice fiscale. Valérie Locap, vous nous disiez tout à l'heure que le 493 d'une certaine façon c'était un leur.
Est-ce que la taxe Zucman c'était également un leur ? Bien sûr, bien sûr que c'était l'UR, c'était de demander beaucoup pour obtenir euh un petit peu parce que pour enchaîner sur ce qui vient d'être dit et avec lequel je suis complètement d'accord en fait d'abord sur LR euh LR Voquier il est pas mécontent le voqué qui préside le groupe des députés Laurent Voquet qui est juste le président du groupe à l'Assemblée nationale. Il voulait le gel des pensions des retraites, il l'a obtenu.
Le non gel pardon qu'on revienne sur gel des pension des retraites, il l'a obtenu. Il a il voulait une augmentation du barem de l'impôt sur le revenu non négligeable, il l'a obtenu. Il voulait que les ménages ne soient pas taxés, il l'a obtenu.
Et même les sénateurs LR sont contents puisque les collectivités locales ne sont pas touchées non plus. Qui est-ce qui va payer l'addition ? les entreprises, ce sont les très grandes entreprises, les 300 plus grandes les 300 plus grandes entreprises et encore elles vont payer l'addition mais pas plus que sous Michel Barnier, c'est le même chiffre de 8 milliards d'euros.
Et du coup la question initiale, c'était la taxe du Hukman quand même ce ce grand ce ce thé cette thématique là qui occupait nos esprits et les débats de d'une justice fiscale qui devait être au cœur de ce budget 202. Ça c'est ce que rappelle Benjamin Lucas pour les écogistes. C'est vrai que taxer les riches pour l'affaire courte, c'est notamment le slogan d'Arore Laluc qui est coprésident de place publique et Raphaël Bluxman.
Donc c'est quelque chose qui va occuper la campagne présidentielle de 2027 mais qui était totalement déraisonnable dans la situation dans laquelle aujourd'hui et je suis d'accord avec vous. Ce que les socialistes ont montré, c'est leur sensabilité si vous voulez et ils ont mis un gros paquet dans la négociation pour obtenir ce qu'il voulait que ce soit les entreprises et pas les ménages, pas les français qui fassent l'effort qui est demandé pour arriver au 5 %. Alors, on n' pas encore toute l'architecture de ce budget Christel Crappelet, hein.
Il y a un certain nombre de de d'arbitrages de dernière minutes, mais comment il peut être est-ce qu'il peut être perçu par les Français comme un budget qui réduit les inégalités, qui répond à ces à ces enjeux de justice fiscale qui ont été vraiment posés sur le tapis fortement en début de débat ? Alors, ce qui peut faire écho auprès la population française, c'est d'ailleurs ce que martel le Parti socialiste, c'est les gains obtenus sur le repas 1 € pour les étudiants. Ce genre de mesure un peu symbolique qui effectivement parl à l'opinion publique et sans qu'elle adhère forcément en tout cas à son électorat.
Je regardais un peu dans les préoccupations des des Français, ça reste quand même toujours le pouvoir d'achat en tête, même si c'est un peu plus bas. Et chez les sympathisants socialistes, les inégalités sociales, c'est un mantra. Donc, on va dire que là, ça peut parler à à cet électorat là.
Après, les Français, je pense qu'ils sont un peu perdus sur toute cette séquence, hein. C'est quand même un bisrépétita, une sorte de jour sans fin et ils ont sans doute le sentiment que voilà, c'est un épisode mais il y en aura un autre et je suis pas sûre qu'ils aient une idée très construite effectivement de ce budget en particulier et de la direction dans laquelle on va. On se souvient de ce que l'ancien ministre de l'économie a a dit à nos confrères de la tribune.
Si je ne me trompe, que des ultra riches réussissaient grâce au holding familial à échapper quasiment à à l'impôt. Euh Vincent Couronne, c'est quand même un ferment enfin l'acceptation de l'impôt. C'est intéressant dans nos démocraties, c'est un ferment quand même assez profondes division le fait d'avoir ce sentiment que ben certains y échappent.
Oui, c'est pas c'est pas anormal parce que le consentement à l'impôt, c'est vraiment ce qui a façonné la naissance des parlement en en Occident. Euh si on remonte à 1215 en Angleterre, le roi Jean Center en fait qui se fait imposer une charte, la Magna euh et qui qui est un des débuts du consentement à l'impôt. La Révolution française aussi, les révolutions arabes également ont beaucoup joué sur ces questions-là. l'indépendance américaine, je vais pas faire toute l'histoire mais au final compte que le parlement est au cœur du consentement à l'impôt et vous vous souvenez peut-être du du slogan "No taxation without representation", comme on disait aux États-Unis pendant la la la révolution américaine.
Et on a aujourd'hui des d'un délitement de ce consentement à l'impôt que certains peuvent expliquer par le niveau de taxation, les injustices et cetera. Il y a un élément la compréhension peut-être aussi. Alors voilà, il y a un élément intéressant, c'est que ce délitement du consentement à l'impôt, on peut le voir aussi dans le fait que certains budgets soient adoptés par 493.
Euh alors ça aurait été pire, on pourrait revenir si vous voulez s'il avait été adopté par ordonnance et notamment nous au surgorusses informations qui ces derniers mois qui sur les réseaux sociaux très populaires parfois et qui affirment qu'il n'y a plus de consentement à l'impôt parce que le budget a été adopté par un 493 le précédent en tout cas et et que et que du coup bah le le l'État doit nous rembourser nos impôts. Voilà. Alors, c'est pratique hein, mais c'est c'est confortable mais non, mais ça veut dire je trouve ce genre de fausse information qui circule ça ça veut dire aussi quelque chose du délitement du consentement à l'impôt.
Je Je veux bien vous entendre, je vous donne la parole après euh Valérie, mais vous entendre là-dessus parce que j'imagine que ça fait partie des thématiques que vous euh sur lesquelles vous travaillez. Oui, tout à fait. et on a un délitement du consentement à l'impôt. pas de là à dire que on doit plus payer d'impôts, mais on a toujours le sentiment que soi-même on paye trop d'impôts par rapport à ce qu'on C'est vrai en France quand même, il y a un mouvement antifiscal qui a été assez important et il y a une sorte d'allergie aux impôts chez chez les Français mais je trouve que ce qui la petite musique qui monte ces derniers temps, c'est le sentiment que jusqu'à présent, on se disait au moins on a des services publics performants et là ces derniers temps, on a plus le sentiment que ça se délite notamment sur des sujets clés comme la santé et ça c'est un peu nouveau et ça bien renforcer, on va dire, ce substrat qui effectivement existait de d'un peu de rejet des impôts.
Michael et et ça a trouvé son expression dans le conflit euh euh structurant, la fronte structurante de toute la présidence Macron, c'est les gilets jaunes bien sûr qui sont qui ont fortement exprimé donc euh ce sur le le rapport à la à la taxe qui ensuite a débouché sur le grand débat et sur les cahiers d'oléance où il y avait une exigence effectivement de qualité devant devant l'accès aux soins, ce qui n'a toujours pas ensuite été vérifié. Mais je crois que l'état d'esprit euh du budget aujourd'hui, c'est de dire dans la situation actuelle, on va préserver les Français en essayant de geler un petit peu la situation. On leur a accordé des choses quand même.
Vous avez dit les 1 € pour les repas étudiants. On peut ajouter la hausse de la prime d'activité par exemple. On peut ajouter le fait que les retraités on ne touche à rien.
C'est-à-dire que on leur on allait dire qu'on allait leur enlever les 10 % leur geler leur pension leur machin. Finalement ils s'en sortent. Donc avec toutes les menaces qu'ils ont eu, j'ai l'impression euh qu'ils s'en sortent euh pas si mal que ça.
Et euh quand à taxer euh vraiment les riches, si vous voulez, c'est vrai que ce n'est pas en phase avec la politique qui a été mise en place depuis Emmanuel Macron. Il faut vous dire que Emmanuel Macron, depuis qu'il est là, a diminué de 60 milliards d'euros les impôts chaque année avec la flat taxe, avec la suppression de la taxe d'habitation, avec non et les impôts ont été fortement diminués simplement, ils ont pas été équ équitablement repartis. Un un petit mot de coulisse Valérie Local, je reste avec vous parce que dans l'article que vous avez publié hier dans le journal.info, Faut vous vous dites qu'il y a eu un aparté entre Sébastien Lecornu et François Hollande au 200 ans du Figaro.
Alors voilà, ça s'est joué au 200 ans du Figaro. Mais qu'est-ce qui s'est Non, il y a il y a ceux qui ont négocié pendant 3 mois au quotidien au jour le jour mais François Hollande fait partie de ceux qui parlent du 493 depuis au moins 2 mois. Enfin, je veux dire et donc je pense que il a donné son analyse à Sébastien Cornu à cette occasionl puisqu'ils se sont misensblement tout le monde l'a vu de côté pendant un moment pour en discuter mais peut-être que Sébastien LCornu avait déjà compris mais en tout cas non ce que je trouve malin dans cette histoire alors les économistes pur et dur vont hurler au scandale c'est que finalement les seuls qui se retrouvent à tax à à payer plus ce sont Les 300 plus grandes entreprises, ils sont pas présents au Parlement, donc on peut pas entendre leur voix.
Et puis ils avaient très très mal joué, il faut le rappeler. On peut revenir au conclave, ça effectivement là, je suis assez d'accord avec vous. Il y a une occasion ratée.
Ils ils avaient l'occasion si c'était en c'était en juin 2025 donc c'était il y a quand même un moment la CFDT leur tend une perche en disant on signe cet accord c'était d'intégrer la pénibilité dans dans le le calcul de la réforme des entraites et en signe cet accord qu'est-ce qui serait passé le parti socialiste aurait été obligé dans la foulée de l'accord de de voter le budget parce que ça aurait été lié en fait ils auraient pas de ne pas censurer en tout cas de ne pas censurer on est d'accord de ne pas ils étaient liés donc on serait pas revenu sur la réforme de la sécurité on aurait pas suspendu on aurait pas suspendu la réforme des entraide et tout ça ne serait pas venu tout ça berou n'aurait pas sauté enfin le monde aurait été complètement différent et ils n'ont pas pris cette chance là en fait et aujourd'hui il paye plus cher bon allez on va s'intéresser aussi à à ce que cette séquence nous dit du bilan d'Emmanuel Macron et de la place de du du premier ministre renoncement on le rappelle Michael à cette promesse qui avait été faite début octobre par Sébastien Lecornu. Ça va plus loin selon vous qu'un réalisme lié aux circonstances ? Oui, parce que figurez que maître des pulls mou et se promener avec son cabin plein de poireaux qui sont et parler devant le péron de son bureau, hein, ce sont les mêmes axes principaux de la communication de Sébastien Lecnu.
Et bien, ça n'a pas longtemps masqué en fait une réalité, c'est qu'en politique les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Et donc en en recourant au 493 après avoir juré qu'il ne l'utiliserait plus, bien Sébastien Lecnu a n'a pas seulement trahi un engagement politique. En réalité, il a symboliquement refermé fermé le cercueil d'un projet qui prétendait réconcilier les Français avec la démocratie parce que le macronisme était fondé sur une promesse fondatrice gouverner autrement, rompre avec les les vieilles pratiques, on s'en souvient, remplacer les usages et les visages.
Et bien tout ça c'est évidemment bien entendu oublié. Souvenez-vous dans les temps ancien 2017 un candidat qui s'appelait Emmanuel Macron s'était présenté comme l'antithèse du cynisme politique. Il promettait l'efficacité, le respect donc du débat et des promesses.
Le 493 devait d'être l'ultime recour. Aujourd'hui, c'est devenu un réflexe. Donc en assumant de l'utiliser à nouveau ce 493, bien le cornu ne fait qu'acter une réalité beaucoup plus profonde.
Le macronisme est devenu une sorte de méthode de survie. Ce qui se voulait être une révolution démocratique s'est transformé en un exercice assez au fond vertical, crispé, sourd à la contestation. Bon voilà le le le macronisme, j'y arrive, habillé pour l'hiver comme on dit.
Enfin, il y avait quand même une réalité, ça fait des mois que on l'attend, faire passer un budget. Et oui, mais la tradition du pragmatisme français remonte vraiment à à très très longtemps. Souvenez-vous le bon Henri de Navar protestant qui se convertit au catholicisme pour devenir le Henri I avec cette sortie célèbre.
Paris vaut bien une messe. En l'espace, on va au-delà cette fois-ci d'un pragmatisme de Bonaloi. Je maintiens la politique parce que la politique est faite de symboles et d'actes subliminaux.
La la chronique du macronisme retiendra queau fond c'est le plus proche du président qui a été choisi pour déconstruire le projet présidentiel avec la suspension dissolution disparition de la réforme des retraites. Je vois pas exactement à quel moment elle va revenir sur le tapis et toutes les promesses de mettre la France en phase avec son siècle. Le 493 le cornu n'est pas qu'un épisode de plus, n'est pas une péripétie de plus.
C'est vraiment un acte de clôture. Le macronisme est donc enterré et ce sont ses propres héritiers qui ont tenu l'appel. Merci Michel.
Christel Crappel, Emmanuel Macron, toujours jugé, on va on peut y passer rapidement, mais responsable du chaos politique dans lequel on est encore. Ah oui, clairement. Et puis c'est lui qui en fait cristallise le rejet le plus fort.
On voit récemment dans une enquête qu'on a fait encore pour RTEL ou sais école d'ingénieur. Les trois/4 des Français le rejettent. Alors oui, peut-être qu'il gagne de tris points mais il a des records d'impopularité et il reste aux yeux des Français le principal responsable de la situation. ce que Sébastien Lecornu, lui enfin lui un peu plus épargné par ce ce sentiment-là.
Alors, je je j'entends l'argument effectivement erreur politique majeure la la la dissolution. Sauf que depuis il y a eu tant d'occasions pour les parlementaires de se saisir de la la possibilité de construire des budgets de compromis. Ils l'ont pas vraiment saisi, même dans le cas particulier. sans couronne.
Euh moi, j'ai tellement entendu de responsables politiques arriver et brandir leur lignes rouges. J'en peux plus, même si ça fait partie de notre décor, les lignes rouges. Ça peut être joli lignes rouge.
Euh tant que ça reste décoratif, mais c'est vrai qu'au parlement les lignes rouges, ça veut pas dire grand-chose euh puisque si on pose des lignes rouges, il va falloir à un moment donné manger son chapeau forcément. On ne peut pas en fait quand on est député euh arriver au parlement et dire en fait par principe je ne voterai pas tel texte, je voterai pas ça parce qu'on ne sait jamais quelle sera l'issue d'un débat. Euh à l'Assemblée nationale, les députés construisent des majorités, débattent et se font peut-être gagner par des arguments raisonnables ou quoi que ce soit.
Alors est-ce que depuis la dissolution, il y a des majorités qui auraient pu être construites pour pour le budget probablement. Mais encore une fois, c'est je reviens un petit peu à ce que je disais tout à l'heure, je pense queon avait pas la maturité politique pour le faire euh ni la maturité parlementaire. Et je serais curieux de savoir si après 2027 ce schéma d'un gouvernement qui ne peut pas reposer sur une majorité absolue stable à l'Assemblée nationale et bien fait que on a on vraiment on approfondit, on vit de manière beaucoup plus ouverte, on fait notre coming out parlementaire en quelque sorte et et on a bien vu que effectivement il y avait ces liges rouges qui avait été posé par différents différents partis politiques mais euh et mais que surtout ces différents partis dans dans les meetings avec leur avec leur le leur soutien et cetera dans leur déclaration euh se monter les uns contre les autres.
Enfin, je partait déjà sur ligne de départ comme rendant impossible tout compromis. Mot qui est presque en gros mot en France. Ouais.
Et pourtant les partis politiques ont refusé de jouer le jeu de la discussion, ils sont pas sanctionnés en tout cas dans les enquêtes d'opinion. Chel Crapel. Non, mais parce que c'est vrai que il y avait une attente un peu à un moment de 2022 de se dire "Ah tiens, il y a pas de majorité absolue, peut-être que ça va être quelque chose de positif qui va en ressortir." Bon, on peut dire qu'ils en sont un petit peu revenus, qu' a quand même une image assez négative et des partis politiques et du personnel politique et tout le monde est un peu embarqué dans cette défiance généralisée à l'exception quand même notable du Rassemblement national qui est voilà le le parti ou en tout cas les personnalités qui suscitent un peu plus d'adhésion en tout cas chez dans leur socle.
Ouais. Solange qui nous écrit de Crésenci. À quoi servent encore les débats parlementaires si tout se termine systématiquement par un 493 ?
C'est un outil de la 5e République. Le 493 on l'a un peu diabolisé mais c'est vrai que c'est voilà et puis c'est pas la première fois surtout qu'on qu'on qu'il est utilisé dans le cadre de du vote ou du non vote d'un d'un budget. Autre question Véronique de Bagneux, vous pourrez répondre à ça.
Est-ce que le PS n'a pas sacrifié trop de ses revendications risque de se poser comme un parti quasi macroniste ? Est-ce que ça valait vraiment le coup ? Ça c'est un peu la critique de notamment des des insoumis des des LFI.
Oui, mais tant mieux en fait parce que la vérité c'est que le macronisme est mort dans sa façon de gouverner peut-être, mais aussi dans sa stratégie politique parce que le macronisme depuis 8 ans, c'est quoi ? C'est la politique de l'offre. C'est de préserver systématiquement les entreprises, c'est de préserver systématiquement les revenus financiers.
C'est de préserver systématiquement tout ce qui peut encourager la croissance. Et là, si vous voulez, vous vous avez vu que on n' pas connu l'heure du conseil des ministres pendant un certain temps parce que ça discutait ferme entre Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron. Dire que l'hypothèse de l'ord des ordonnances ou d'une ordonnance, il était pas du tout content Emmanuel Macron d'aller à Canossa pour expliquer que finalement c'est les entreprises qui allaient payer tout ça et que c'est absolument le contraire de toute la politique qu'il a mené depuis qu'il est là.
Et puis il y a un risque quand même parce que là pour l'instant on se projette pas et il y a des choses un peu bizarres qui sont en train de se passer. On n toujours pas le texte du budget. Person on va en parler dans un instant.
Il y a une lettre qui était promise aux parlementaires et au journalistes. Les journalistes sur les boucles de Bercy ne cessent de demander le document et le document n'existait pas. Donc ça veut dire que ça négocie encore sur un certain nombre d'arbitrages par Oui, parce que Sébastien Lecornus s'est engagé à aller au 5 % et visiblement dans les calculs des uns et des autres, il manque de milliards pour aller au 5 %.
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il va falloir réduire des dépenses sans doute et que c'est pas si facile. On a parlé des organismes des extérieurs là toutes les agences.
Oui, on y vient dans un instant. Je vous interromps parce que la question de de tenir l'objectif des 5 % de déficit, c'est c'est le thème de la chronique d'Alexandre Poussard. dans dans un instant.
Vous vouliez réagir à la à la question posée par l'une de nos téléspectatrices sur le 493. Finalement, tout ça pour ça si c'est pour en arriver à à utiliser cet article. Oui, je comprends je comprends la frustration qu'il peut y avoir se dire bon ben à quoi ça sert de passer des jours et des jours de débat si au final on tranche par 493.
Mais ce qu'il faut pas oublier, c'est que le 493, ça permet de clarifier les choses, ça permet de de clarifier les positions des uns et des autres parce qu'il y a toujours la possibilité de censurer derrière. Alors certes, depuis 58, il y a eu à peu près une centaine de 493 et c'est il y a pas eu beaucoup de censures. On a eu une seule, c'était en décembre dernier, en décembre 2024, c'était Michel Barnier qui est tombé.
Mais en fait aujourd'hui, on est vraiment dans une configuration dans laquelle la censure est désormais possible. Alors, je vais pas apparaître me réjouir de du possible censure, c'est pas ça. Mais ce que je veux dire, c'est que le 49 le 493 aujourd'hui a beaucoup de sens parce que Sébastien le Cournu ne pouvait pas faire un 493 sans texte de compromis et donc euh est obligé donc à rassembler euh plusieurs six sont sûrs quand même hein, c'est pas rien.
C'estàd Oui, parce que alors on on l'a dit dans le ouverture, il y a en fait il y a 3 493 493 et deux censures par 493. Donc ça ne sert pas à rien. C'est ce que je voulais dire surtout à votre téléspectateur.
Oui. Et donc les parlementaires ont quand même l'occasion de s'exprimer même si même s'il ne il ne votent pas pour un budget, il décide de s'abstenir ou pas. Non mais c'est quand même une politique.
Non mais aujourd'hui le plus probable c'est que le gouvernement continue, que Sébastien Lecornu reste en place jusqu'à la présidentielle que les motions de censure ne soient pas votées. Mais sur six motions de censure c'est intéressant ça. On peut se faire l'avocat du diable.
Se dire se dire bon on va commencer par les recettes. Les recettes on les connaît à peu près. Il les a annoncé donc ça c'est pas le plus compliqué.
Les dépenses ça peut être plus compliqué parce qu'on les connaît pas vraiment en fait pour l'instant. Après ça, il on va conître l'équilibre général du budget qu'on ne connaît pas et d'ailleurs y compris Olivier Fort ce matin sur France Inter a dit j'attends de connaître l'équipe globale. Laurent Vier a dit la même chose, le détail du budget et donc ce qu'on ne sait pas le on sait que le bloc central est pas très content.
Normalement ils vont pas faire tomber leur camp mais aussi bien Horizon que ensemble pour la République et pas content parce que c'est leur politique aussi qui est black boulé dans ce budget en vérité. Donc il suffit qu'il y ait quelques socialistes, quelques LR et quelques du bloc central qui changent d'avis. Rien n'est impossible.
Ben nous voilà avec un peu de suspense pour les pour les prochains jours. Oui, il y avait quelqu'un qui se construit déjà comme étant un vainqueur pour avoir résisté au salves de 493 qui vont arriver de motion de censure. C'est Sébastien le cornu.
Oui. Oui. Peut-être qu'il y aura un gain politique pour le sortir de là en disant un je suis là de il y a un budget tr j'ai résisté à toutes les à toutes les motions de censure sauf coup théâtre.
C'est une évidence. C'est le seul qui aura réussi après l'échec de Michel Barnier et de François Verou à faire passer le budget de la France. Et ça c'est ce que je sais pas si les gens ils vont retenir le 493 ou s'ils vont retenir que finalement Sébastien Lecnu a réussi à faire passer un budget qui finalement est pas trop mal et qui arrange pas mal les uns et les autres.
Bon François Baou avait déjà réussi avec un accord de non censure avec le parti socialiste. Ça pas configuration. On est d'accord.
On est d'accord. Alors, il y a effectivement la question de de ce déficit budgétaire et de ce euh cet objectif des euh 5 %, il sera tenu, c'est ce que Amélie de Monchaler euh affirme. Elle elle répondait euh euh lors des questions de gouvernement à une question d'un député rassemblement national.
Écoutez, il y a un budget et un budget qui va permettre qu'il n'y ait pas de haut impôt pour les ménages, pour les TPE, pour les PME, pour les artisans, pour les commerçants, ce n'est pas grâce à vous. Ce n'est pas grâce à nous, mais c'est grâce au députés Renaissance, aux députés Modemes, aux députés Horizon, au députés les Républicain, aux députés Liot, aux députés socialistes. Et vous le savez, ces députés ont fait le choix de l'intérêt général.
Ils ont fait le choix du compromis, ils ont fait le choix de la stabilité. Bonsoir Alexandre, bienvenue. Que peut-on dire de ce de ce déficit, ce chiffre à 5 % de déficit.
Et bien c'est 5 % de déficit, c'est l'obsession du gouvernement. D'ailleurs, souvenez-vous en décembre dernier au Sénat, à la fin du débat budgétaire à la Haute Assemblée, le Sénat avait rendu un budget avec un déficit nettement supérieur à ces 5 % du produit intérieur brut et cela avait valu au ministre de l'économie Roland l'escure. Une prise de parole qui restera dans la mémoire des sénateurs.
Nous avons un problème, Houston, we have a problem. On a un déficit de l'ensemble des administrations publiques qui est aujourd'hui à 5,3 % du produit intérieur brut. Et ça c'est le ministre de l'économie et des finances qui vous le dit.
Mais je pense que tout ce que j'ai tendu entendu à la tribune tout à l'heure me laisse à penser que pour l'immense majorité des sénateurs, c'est le cas aujourd'hui, c'est inacceptable. Voilà, un recadrage du gouvernement il y a un mois. Un recadrage qui d'ailleurs n'avait pas du tout plu à la droite sénatoriale s du lendemain était houleuse.
Voilà. Et en tout cas, au final maintenant le Premier ministre Sébastien Lecnu a l' assuré. Cet objectif des 5 % sera atteint.
Nous tiendrons les 5 % et les tableaux évidemment vont être dévoilés au fur et à mesure dans la semaine comme le prévoit la procédure parlementaire et nous serons à 5 % sincèrement. Et pour y arriver, le gouvernement prévoit de nouvelles recettes, de nouvelles économies. Oui.
Alors, d'abord des nouvelles recettes dont on a parlé ces derniers jours, la hausse de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises qui ont réalisé des bénéfices, l'impôt de production des entreprises, la CVE qui devait être supprimée, qui sera finalement maintenue. Les biens somptuaires, par exemple, les chalets à la montagne seront taxés dans les dans les transmissions d'entreprises familiales. Et puis, concernant les nouvelles économies, le gouvernement en temps serré la ceinture des ministères.
Nous allons procéder à des mécanismes budgétaires pour que nous annulions une partie de notre réserve. Ce qui veut dire que nous allons mettre sous contrainte l'ensemble des administrations pour dire que les budgets votés doivent être strictement tenus et qu'il n'y aura pas de rallonge sauf crise, sauf besoins exceptionnels. Donc nous mettons l'ensemble de la puissance publique voilà dans un cadre extrêmement rigoureux.
Et donc c'est maintenant, on l'a évoqué tout à l'heure qu'on va parler de ces agences de l'État, les opérateurs publics qui vont également devoir mettre la main à la poche. Oui, parmi ces centaines d'agences de l'État et opérateurs publics, il y a par exemple l'ADM, l'Agence de la transition écologique, l'ENRU, l'agence de la rénovation urbaine ou encore Méo Météofrance qui est bien connu des Français. Et pour la ministre des comptes publics, certaines de ces agences ont des réserves financières dans lesquelles on peut piocher. sur les économies que nous faisons.
Nous en faisons beaucoup sur les opérateurs et les agences et vous verrez d'ailleurs que dans les prochaines heures, un certain nombre d'économies supplémentaires seront demandées à un certain nombre d'acteurs notamment pour que nous puissions optimiser ce qu'on appelle leur trésorerie, qu'il n'y ait pas d'argent dormant, que les impôts payés par les Français soient utilisés aussi vite que nécessaire et qu'au fond n'y ait pas, voyez, des petits réserves comme tel des écureuils alors que c'est l'argent des Français et que nous devons être très précautionneux avec l'impôt que nous collectons et très rigoureux avec la manière dont il est dépensé. Dans ces réserves d'écureuil des agences de l'État, le gouvernement espère tirer 2 milliards d'euros d'économie. Mais selon la commission d'enquête du Sénat sur ces agences publiques menées l'an dernier, et bien au mieux, on peut réaliser 500 millions d'euros d'économie par des mutualisations d'agences publiques.
D'ailleurs, tous ceux qui annoncent des milliards d'euros d'économie sur ces agences publiques mentent un peu au français, avait dit l'été dernier Christine Lavarde, sénatrice et rapporteur de cette commission d'enquête du Sénat sur les agences de l'État. Merci beaucoup euh Alexandre pour pour toutes ces explications. Il y a un mot euh que je pense important dans euh dans dans ce qu'on a entendu notamment du Premier ministre Vincent Couronne, c'est le le mot sincèrement, le le la question du budget insincère.
J'ai l'impression d'entendre ça depuis que je fais ce métier de journaliste. Est-ce qu'on a déjà eu un budget sincère ? Euh les budgets sont censés avoir tous été sincères.
C'est un terme qui ça paraît pas comme ça, mais c'est un terme juridique en fait. la sincérité du budget, c'est prévu par la constitution, par la loi organique relative aux lois de finance et c'est même aussi quelque chose qui n'est plus ou moins prévu par les les les le droit européen, enfin l'Union européenne nous impose aussi de d'adopter un budget sincère. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que le gouvernement doit faire des prévisions de croissance et donc de déficit et cetera qui qui correspondent à la réalité économique et ne pas mentir sur euh on l'a vu hein euh il y a un an et demi sur la question du dérapage budgétaire euh de la France où là pour le coup euh on a eu on quelques quelques avis notamment euh du conseil du haut conseil des finances publiques qui montrait que ce budget n'était peut-être pas sincère. Un budget c'est sur c'est sur la croissance en fait. Il y a souvent une tendance à surestimer ce que sera la croissance de de de l'année à venir.
Mais c'est très important un budget sincère, c'est dire qu'on soit juste sur les chiffres parce qu'un budget non sincère peut-être censuré par le Conseil constitutionnel. Donc c'est vraiment un critère extrêmement important. C'est pour faire dire la vérité aux français en fait, ne pas les flouer sur l'état des finances.
Question de René qui nous écrit de Lésign Corbière, on entend que le déficit doit rester sous les 5 %. Pourquoi ce chiffre ? Quel est le risque si on dépasse ce déficit ?
Valérie Locable, il a derrière cette question, il y a bon, il y a une question autour des mantras, c'était il y a les 3 %, il y a là les 5 % parce que c'est aussi peut-être un engagement pris notamment vis-à-vis de l'Union européenne. Il y a une trajectoire qu'on doit respecter. Mais derrière ça, moi ce que ce que je retiens c'est aussi une question autour de ce compromis que vous nous avez détaillé construit par le Parti socialiste et Sébastien Lecnu.
Est-ce que il ne sacrifie pas finalement le déficit budgétaire ? Non parce qu'on a dit que c'était 5 % donc on va être dans les clous. Ça aurait sacrifié si on était à 52, 53 54.
Souvenez-vous que la gauche au on est loin des 40 milliards et quelques promis par euh par François Baou il y a quelques mois. C'est tous ces chiffres franchement. Ah bah oui mais pardon les générations futures, elles vont elles vont vont vont les payer les milliards.
Souvenez-vous qu'au début des négociations, le parti socialiste disait on peut très bien faire 53 ou 54 et que ils avaient reculé la date à laquelle on parce que l'objectif c'est quoi ? c'est d'arriver à 3 % pour deux raisons. Une raison, c'est que c'est le critère imposé par l'Europe aux différents pays européens.
Et la deuxième raison, c'est que c'est à partir de ce chiffre là de 3 % qu'on augmente plus la dette, qu'on stabilise la dette et qu'on augmente. C dit, il s'est passé quelque chose aujourd'hui qui nous fait réfléchir, qui est très intéressant. C'est-à-dire que nous, on est là à couper les cheveux en en 4 pour arriver au 5 % parce que symboliquement, c'est extrêmement important pour tenir nos engagements européens parce qu'on est déjà les vilains un petit canard de l'Europe, qu'on est les derniers et cetera.
Mais le vrai juge de paix dans l'histoire, c'est Donald Trump. Je sais pas si vous avez vu ce qui s'est passé. Euh toutes les entreprises sont dans le rouge depuis l'histoire des 200 % de droit de douane, d'augmentation de 10 %, de 25 %.
C'est-à-dire que nous on est en train de faire nos petites tambouilles pour mettre nos chiffres et cetera. On dit attention les entreprises elles vont perdre 8 milliards et cetera. Sauf que Donald Trump il vous annonce 200 % de de taxe sur le champagne et le vin.
Et là Wall Street tout tous les critères à Wall Street tout le tableau est devenu tout rouge immédiatement en fait. C'est-à-dire que nous sommes on fait on essaie d'être bon élève et de faire au mieux de ce que les Européens nous demandent mais en même temps on est le joueur ce que disait Sébastien Cornu. Faut qu'on arrête de se donner en spectacle.
Un micro ou très rapidement. C'est vrai que en même temps le le le déni est est très fort. On est quand même dans une dans une période où on termine ce budget.
Tout le monde est content que ce budget soit finalement adopté mais c'est quand même un déni considérable parce que les mesures les plus impopulaires doivent doivent quand même être prises et devront être prises mais il y a quand même pardon il y a quand même un consensus sur le fait que ça sera l'objet de la campagne présidentielle. Oui oui c'est sûr. Alors il y a il y a deux motions de censure qui ont déjà été déposées par la la France insoumise et par le rassemblement national.
Tiens, on écoute le député le pénis Jean-Philippe Tangui qui reproche notamment au premier ministre, bah on y revient le flou entretenu autour des impôts. Le premier ministre nous avait promis un état des lieux précis une lettre à tous les parlementaires, nous ne l'avons pas. Donc ça veut dire qu'en fait ils ne sont pas capables d'assumer aujourd'hui l'État notamment le montant des impôts et le montant des déficites puisquis qu'il y a pas d'économie.
Deuxième chose, ça veut dire que un certain nombre de députés aujourd'hui prennent des positions pour ce budget sans savoir l'état du déficit des impôts et des dépenses, ce qui est complètement absurde. Le Rassemblement national, premier opposant, Chrisel Crappelet, est-ce que le parti le pénis capitalise forcément sur sur cette posture ou cette reconnaissance, je ne sais pas quel terme employé. B en ce moment euh on va dire queà chaque fois qu'il y a quelqu'un, un parti qui capitalise sur quelque chose et sur une séquence, c'est le Rassemblement national.
Malheureusement, quelle que soit la séquence, euh voilà, on sent que voilà, c'est euh le parti qui dans ce climat un peu de défiance généralisée, de sentiment que on ne sait pas trop où on va, que tout s'obtient péniblement, que les grandes décisions effectivement sont systématiquement reportées à la présidentielle, bah voilà, il apparaît comme celui qui a un cap, comme celui qui a historiquement été voilà toujours opposant et comme celui qui maintenant de plus en plus incarne une alternative crédible. Euh après donc ça veut dire que ça peut être payant de de refuser systématiquement de participer. On parlait de compromis, de discussion budgétaire, de de de d'acclimatation à un vrai parlementarisme.
Personne n'en veut au RN ou même d'ailleurs à LFI de ne pas participer. Non, parce que de toute manière, c'est dans leur ADN de s'opposer et ils seraient immédiatement perçus comme un peu traître et ils auraient pas de gain. Après à force ça peut quand même générer une forme de de lassitude et d'indifférence.
On parlait tout à tout à l'heure de cette multiplication d'émotion de défense de censure pardon et le fait que enfin ça pouvait peut-être aboutir et relégitimer le processus ce qui est vrai et en même temps ça craint ça ça crée une sorte d'habitude et le sentiment que finalement ça se joue plus vraiment une forme de de lassitude chez les Français qui peut aussi toucher un peu le rassemblement national à encore il il répètent encore la même chose mais sincèrement je pense quand même plutôt que voilà ça renforce leur posture d'opposants et qu'ils y perdent pas c'est plutôt gagnant pour eux du coup Valérie le câble un peu de conclusion Je comprends ce que vous dites hein, mais en même temps ça me semble totalement absurde parce que déposer une motion de censure sans même savoir, il dit je sais, on sait pas ce qu'il y a dans le texte donc on censure. C'est l'inverse. On attend de savoir ce qu'il y a dans le texte pour censurer.
C'est non mais vous pouvez renverser complètement la phrase en disant pourquoi tu censures avant de savoir ce qui se passe en fait en vérité pour l'instant. L'autre chose c'est que le Rassemblement national a eu très très peu de revendication dans ce budget. En fait, il y a eu son histoire d'énergie là qui était très compliqué àquelle personne n'a rien compris euh parce que il voulait avoir une prévision sur le programme énergétique, sur je sais pas quoi.
Et la troisième chose, c'est que bah de toute façon euh depuis qu' eu que ce soit Barnier, Beou, ils ont toujours dit qu'ils avaient censuré quoi qu'il arrive de toute façon. Donc si vous voulez, on peut pas travailler avec eux, c'est tout. Il faut les mettre de côté, qu'ils fassent leur tambouille dans leur coin.
Pendant ce temps-là, leur dirigeante est quand même en train de de témoigner pour son procès pour essayer de ne pas être condamné à l'inéligibilité. Si les Français réfléchissaient un peu plus, ils trouveraient ça quand même complètement absurde. Ils sont la tête à l'envers en fait.
Bon, allez, on termine là-dessus. Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce débat.
Valérie Locam, on vous lit dans le quotidien lejournal.info info et Vincent couronne, j'envoie sur votre site l'adresse lesligneur.eu c'est bien ça.
J'avais peur de me tromper. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat.
Sébastien Lecornu