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DébatC à vous (sur YouTube)· 8 septembre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Démission de E. Macron : vers la fin de la Vème République ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • P.CohenFait
    « Ils veulent prouver qu'ils peuvent exercer des responsabilités avant la présidentielle de 2027. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ils veulent prouver qu'ils peuvent exercer des responsabilités avant la présidentielle de 2027. Ils estiment que c'est ce qui leur permettra de gagner l'Elysée. - P.Cohen: Ce que N.Sarkozy a conseillé à S.Lecornu, qu'il a reçu dans son bureau en janvier. - L.Sénéchal: J.-L.Mélenchon affiche la couleur sur son compte Twitter.

Le 8 septembre, c'est le jour du "pot de départ de F.Bayrou". Le leader insoumis était présent à l'Assemblée nationale cet après-midi.

Il a assisté au vote, lui qui n'est pas député. Il était ce week-end à Lille, où il réclamait la dissolution d'E.Macron. - J.-L.Mélenchon: Le 8, nous pensons que ce sera le jour où nous ferons partir, grâce à la mobilisation populaire qui s'annonce pour le 10, le Premier ministre, monsieur Bayrou.

Mais le 10, nous bloquons tout pour faire partir monsieur Macron lui-même. C'est celui qui est le responsable de la crise. Acclamations. - L.Sénéchal: Et si E.Macron ne démissionnait pas, LFI entend le destituer.

La procédure sera relancée dès demain. Ca été confirmé il y a quelques minutes par la cheffe de file des députés LFI à l'Assemblée. Une pétition a été lancée au printemps.

Elle est toujours ouverte sur le site de l'Assemblée nationale. Elle recueille près de 150 000 signatures. - A.-E.Lemoine: LFI réclame la démission du pouvoir.

Il va essayer de destituer E.Macron. Quand J.-F.Copé, V.Pécresse, des figures de la droite républicaine, réclament la démission d'E.Macron, c'est plus étonnant? - P.Perrineau: En effet.

C'est une tradition auprès de certains élus de droite et de droite de sensibilité gaulliste. Quand il y a un problème grave, le président met sa responsabilité en jeu. Tout le monde est hanté par la démission de 1969 du général de Gaulle.

Rappelons 1969. Le général de Gaulle avait fait un référendum. sur le oui ou le non." Le "non" avait été majoritaire.

Il en avait tiré les conséquences. On n'est pas du tout dans ce type de conjoncture. Le gaullisme du président actuel est certainement un gaullisme tempéré. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ça débloquerait la situation, la démission d'E.Macron? - L.Vigogne: Ca changerait complètement la donne.

On aurait une élection présidentielle qui se passerait dans des conditions complètement chaotiques. Ce serait une campagne de 30 jours. Quand des personnalités comme ça, qui font partie de la formation de gouvernement, réclament la démission du chef d'Etat, c'est inquiétant.

Ca montre que la question de sa démission va peser comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête jusqu'à la fin de son quinquennat. - P.Lescure: Il y a 1969, mais aussi les mots de général de Gaulle en décembre 65.

Ca été repéré par un confrère. Ils sonnent fort, les mots du général, en 65. - C.de Gaulle: Malgré l'enveloppe, malgré les termes, malgré l'esprit de ce qui a été voté en 58, les partis se réemparent des institutions, de la République, de l'Etat.

On a fait des confessionnaux. C'est pour tâcher de repousser le diable. Mais si le diable est dans le confessionnal, ça change tout. - P.Lescure: Il le disait avec un petit sourire et son humour historique.

Mais depuis l'annonce de cette confiance repoussée largement, on ne parle que des partis. On est presque dans une configuration comme celle qu'il évoquait. - P.Perrineau: "Le diable est dans le confessionnal." Lorsqu'on écoutait attentivement F.Bayrou tout à l'heure, en particulier la partie de son discours consacrée au jeu délétère des partis, il partageait le sentiment du général de Gaulle en décembre 65, c'est-à-dire que les partis ne voient pas plus loin que le bout de leur nez politique.

Ils sont incapables de se hausser à la hauteur de l'intérêt commun. On ne parle pas de l'intérêt général. Ils n'arrivent pas à le définir et ne sont capables que de produire des majorités négatives.

Qu'est-ce qui s'est passé, encore, aujourd'hui? C'est une majorité large, mais une majorité entièrement négative. C'est une majorité qui fait montre de son pouvoir de détruire, mais absolument pas de son pouvoir de construire. - L.Vigogne: On en vient au problème institutionnel.

La Ve République, c'est une majorité, une opposition. A partir du moment où on bascule dans un système où il y a une majorité et des oppositions, où il y a le tripartisme, tout devient plus compliqué et ingouvernable. C'est ce à quoi on est confrontés en ce moment et de manière encore plus spectaculaire depuis la dissolution de l'an dernier. - A.-E.Lemoine: Une démission de F.Bayrou demain, à la veille d'une initiative née sur les réseaux sociaux, et 10 jours avant les grèves annoncées par les syndicats. - E.Tran Nguyen: F.Bayrou avait en tête cette autre date, ce 10 septembre, date de mobilisation du mouvement citoyen "Bloquons tout".

Quelle que soit l'issue et le fait qu'il soit renversé, cette mobilisation aura bien lieu. - Je dis qu'il faut que ça pète. On ne s'en sort plus financièrement. - Ca peut être de bloquer un centre commercial, une autoroute, le périph à Lille... - "Ce 10 septembre prochain, je fermerai ce restaurant pour manifester mon mécontentement." - C'est important de garder l'idée de faire masse et de faire classe, de ramener le plus de monde possible. - Il faut aller jusqu'à la grève générale de façon à ce que tout le monde se mette dans la bagarre. - E.Tran Nguyen: Difficile de savoir qui est derrière le mouvement.

Il est protéiforme. Difficile de savoir quelle forme il va prendre. Il fait l'objet d'une note des Renseignements généraux, qui s'attendent à une quarantaine de manifestations dans environ 60 départements.

Ca pourrait ressembler à des blocages de sites, de facs, de routes, d'aéroports, de transports, de plateformes Amazon. Il pourrait aussi y avoir des blocages de ronds-points, comme à l'époque des "gilets jaunes". Il y a aussi une inquiétude à noter dans cette note: de l'inquiétude qui réside dans 2 termes.

C'est un mouvement antigouvernement et antiprésident. Ca laisse voir une mouvance ultragauche. Ca laisse craindre des troubles à l'ordre public, voire des violences.

C'est aussi ce qu'on ressent beaucoup chez nos téléspectateurs. A la question "est-ce que vous comprenez la colère des manifestants", il y a beaucoup plus de "non"que de "oui". C'est l'argument dont pourrait se servir le gouvernement, selon S.Binet: faire peur aux Français.

Est-ce que ça pourrait n'être que le début, comme certains le souhaitent? - L.Vigogne: On a pour l'instant un peu de mal à présenter ce mouvement.

Il faudra attendre mercredi. Un élément intéressant tout à l'heure dans le discours de M.Le Pen.

Elle s'est désolidarisée du 10 septembre en l'associant à LFI. Je pense qu'elle a compris ce que vous disiez. Les Français n'ont pas forcément envie de troubles à l'ordre public en ce moment.

Elle n'a pas envie de s'associer à un mouvement qui pourrait dégénérer. Il faut se souvenir que pendant les "gilets jaunes", E.Macron avait réussi à retourner la situation en sa faveur, en incarnant l'ordre, face à une opinion qui ne voulait pas de trouble.