Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 138 min

Filières d'avenir outre-mer : table ronde R&D

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames et messieurs, dans le cadre de notre rapport sur les filières économiques d'avenir dans les outresemè les rapporteurs de la délégation aux outresemères que je salue Annique Gérardin, Vivette Lopez, Marie Lore Finerord qui malheureusement ne pourra pas être présente puisqu'elle est repartie chez elle, ainsi que la nat Tuan qui devrait nous rejoindre vont animer ce matin une table ronde sur la recherche et le développement. Comme vous le savez, la RIT vise par l'innovation à permettre la croissance et le développement économique. Après notre table ronde sur l'artisanat la semaine dernière, nous allons entendre aujourd'hui les représentants de cinq grands établissements de recherche qui ont chacun leur spécialité et leur spécificités.

Pour le bureau de recherche géologique et minière, le BRGM, monsieur Jean-Marc Montpela, directeur de la stratégie territoriale et du service public, délégué à l'outre mer et à l'expertise pour le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement le CRAD, monsieur Éric Jeffre, directeur régional la Réunion Mayotte occan Indien qui sera en visoconférence depuis la Réunion. Merci de vous être connecté. Pour le Centre National de la recherche scientifique, le CNRS, monsieur Étienne Snowek, directeur de recherche chargé de la mission outreemire auprès du directeur général délégué à la science accompagné de monsieur Thomas Borel, responsable des affaires publiques qui sont également en visioconférence.

Et pour le centre de recherche insulaire et observatoire de l'environnement le CRIOB, ce sera monsieur Pierre Sasal, directeur aussi en visoconférence. Et enfin pour l'institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, l'IFREMER, monsieur José Zambonino, infante, directeur du département ressources biologiques et environnement RBE et Romain Charudo, directeur du partenariat et du transfert pour l'innovation qui seront également en visoconférence. Nous vous proposons messieurs de commencer par un petit tour de table pour que vous puissiez présenter dans les grandes lignes votre organisme et vos principales activités en outre mer.

Puis nos rapporteurs prendront la parole pour vous interroger plus précisément ainsi que nos autres collègues présents ou en visu. Nous avons en effet de nombreux sujets d'interrogation sur la RD. Nous voudrions savoir comment vos activités s'inscrivent dans la stratégie de développement de chaque territoire.

Quelle filière d'avenir identifiez-vous à partir de vos travaux ? Comment faudrait-il les accompagner et les faire grandir pour que nos outres mères accèdent à une plus grande autonomie et à une meilleure insion dans leur bassin océanique respectif ? Je vous remercie donc par avance de limiter votre temps de parole, d'être concis pour que chacun puisse s'exprimer dans l'ordre.

Donc nous allons débuter avec le BRGM puis le CIRAD, le CNRS, le Cob et enfin l'Ifré. Vous avez la parole. C'est ça.

Il faut appuyer là. Bonjour et bonjour mesdames et messieurs les élus. Mesdames et messieurs.

Donc je vais vous présenter rapidement le le le BRGM. Donc le Bergem, c'est un établissement public de statut épique, donc créé en 59 avec disons que c'est le service géologique national et c'est l'expert national je dirais pour les questions relatives au sol au sous-sol de manière générale. Donc placé sous la la triple tutelle des ministères en charge de l'environnement de de l'industrie et des mines.

Donc quatre grands domaines d'activité. le le la recherche scientifique et puis le l'appui aux politiques publiques à 35 % environ. Je je prise je précise tout de suite que ce sont pas juste des domaines juste à posés je dirais qui cohabitent.

Il y a bien chez nous et de manière très marquée un continuum entre la pioitique publique et la recherche qui s'alimente mutuellement. Voilà. Et puis deux autres domaines d'activité. le quelque chose de spécifique à l'hexagone qui concerne la gestion et la sécurisation des sites des des anciens sites d'exploitation minière donc dans l'hexagone et puis des activités commerciales je dirais en relation avec la sphère privée euh mais à hauteur de 10 % de nos activités euh en France et à l'international.

Donc le Bergem c'est 1100 personnes, donc dont 800 un peu plus de 800 ingénieurs et chercheurs, 90 doctorants, un budget de 190 millions d'euros dont 83 millions de de ressources externes et puis nos nos principaux pôles, je dirais de de de compétences nationales, les laboratoires, les plateformes et cetera sont basées à Orléan et nous avons par ailleurs un certain nombre de de directions régionales sur lesquelles je reviendrai puisque ça concerne entre autres l'outreem Donc les différents les principaux enjeux qu'on adresse, c'est les risques, les la gestion des eaux souterraines, euh la évidemment la géologie et la mobilisation du sous-sol, les ressources minérales, euh l'énergie, la décarbonation avec la géothermie notamment et le numérique pour les géocciences. Donc nous sommes présents dans les outres mè avec des directions régionales à l'instard de ce qui existe. On a une obligation de présence institutionnelle je dirais dans les régions donc y compris dans les dromes.

Et pour les nous avons des antennes qui se fonctionnent plutôt de nature sur en fonctionnement une base contractuelle en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et puis on suit à distance je dirais les les autres comes. Donc nos effectifs dans les outresemes, c'est une cinquantaine de personnes avec soit à peu près une dizaine de personnes par direction régionale, ce qui est à peu près cohérent avec notre nos nos implantations dans dans l'hexagone. Mais c'est évidemment assez limité.

Je dirais quand on regarde des forces en présence de de de la recherche enemè ça doit être à autour de moins de 5 %. Euh voilà. Donc, on a une production annuelle de l'ordre de 5 à de pardon de d'une dizaine de millions d'euros par an, ce qui est à peu près le quart quand même de l'activité de de dans les régions, ce qui quand même montre les attentes qui s'expriment vis-à-vis du Bergm dans les outresems.

Ces activités là sont principalement, et ça c'est un point important, je dis que au niveau national c'était 35 % recherche et et appui aux politiques publiques. Dans les outresems, c'est c'est 80 à 90 % appui aux politiques publiques. Donc mais malgré tout, il y a il y a des activités de recherche qui sont assez significatives donc pour une 10 à 15 % mais une part de cette activité d'appuie politique publique, ce sont quand même des actions de recherche et développement notamment avec les collectivités locales donc qui portent quand même une part de de recherche assez finalisée.

Donc voilà, je je vais pas être plus long dans la présentation le BGM aussi de de sur les outresem 11 doctorats à fin 2024, j'ai pas les chiffre 2025 mais seulement trois qui sont affiliés à des universités locales et puis c'est 120 120 publications sur la période 2019-2023 qui porte sur l'outre mer. Donc évidemment, on va on va parler des filières économiques et celles qui concerne le Bergm notamment la géothermie, les ressources minérales, mais je voudrais insister quand même sur le la la l'importance le on le mentionne pas suffisamment de la de la cartographie géologique de base. vraiment quelque chose qui est absolument fondamental, non seulement pour toute une série de de de d'activités très appliquées sur lesquelles on va revenir, mais aussi qui servent aussi, c'est c'est la géologie, c'est le support physique de la biodiversité et donc toute une série d'applications découlent de cette information géologique de base et de qualité et forcé de constater que au niveau de l'outre mer, on n'est pas forcément de ce point de vue-là euh au goût du jour, même si on vient de terminer le programme de la cardiologique de la France au 50 milli de cartes sont quand même considérées comme soit très anciennes pour ne pas dire obsolètes et donc il y a là sans doute un enjeu à considérer indépendamment des aspects appliqués.

Voilà, je m'arrêterai là. Merci. Je vais laisser la parole à monsieur Jeffre.

Bonjour Éric Gefreud donc directeur régional du SIRADE, je suis basé en océan Indien. On vous a préparé une petite un petit diaporama. Donc je vais alors je Oui, c'est OK, d'accord.

Pas de problème. Donc je viens de comprendre comment ça marche. Donc le le sirade euh alors on va est-ce qu'on pour passer les diapos, on fait comment ?

Voilà, c'est ça. Euh alors le SIRAT c'est une force de frappe. D'abord c'est un épique hein lui aussi c'est une force de frappe française de de 1000 d'un petit peu plus de 1000 scientifiques pour un budget annuel de 255 millions d'euros et qui est comme tout épique qui effectivement derrière va chercher 50 un petit peu plus de 50 % de son budget.

Donc sur euh sur euh sur des activités autres que celles qui sont financiées par l'État, même si effectivement sa mission principale est une mission de de service public au niveau des territoires. Alors il y a 3. Alors le sirade en outreem cette force de frappe elle est fortement déclinée et ancrée dans les outremères.

Donc avec plus de 350 TP c'est à peu près 17 % du budget annuel du SIRAD. un/art de ses chiffres un/art de son chiffre de son chiffre annuel euh d'affaires, une mission spécifique essentiellement tournée vers le développement agricole et durable, euh un travail spécifiquement en réseau et notamment, je citerai là dernièrement, le réseau d'innovation de transfert agricole qui nous permet de d'assurer une continuité entre recherche, développement et terrain et puis évidemment un long passé historique. fait pas mal de temps que nous sommes au NotreMER, ce qui nous a permis de nous doter de de plateformes euh de de coopération scientifique d'intérêt.

Euh cette force de frappe, elle est fortement euh aujourd'hui déclinée dans tous les territoires. On doit être le seul organisme qui est présent dans tous les territoires, ce qui nous permet euh surtout une présence dans l'ensemble des bassins, mais un apport euh euh à la fois intéressant au quotidien, donc un double apport sur à la fois les politiques publiques territoriales et et comment on répond à au besoins territoriaux en analyse et puis évidemment assurer le rayonnement global de cette forte française en océan en Franceocéanique sur les grands enjeux de de coopération. Voilà, vous avez un un une diapo qui résume globalement un peu les différents thèmes.

On est sur les thèmes de la santé, de l'alimentation, du climat et de la biodiversité pour faire simple que nous déclinons dans les différents territoires. Euh cette force de frappe est déclinée autour d'infrastructures remarquables. Donc ce qui nous a permis donc avec quête des des fonds européens, des fonds d'état et des fonds de de des collectivités donc de construire des infrastructures aujourd'hui qui ont qui ont un certain rayonnement et qui sont reconnus à l'international.

Là, vous avez la Group Campus de Saint-Pierre qui est une c'est une infrastructure tournée vers les les solutions de santé, notamment santé végétale et biodiversité. Et puis prochainement, on a un gros projet de Hag agroalimentaire donc financé par la région et les fonds fédères pour mettre avec nous les entreprises privées et et faire lever ce kliquer de de passer de la recherche donc à des solutions d'agrotransformation directement dans le privé. des terrains aussi de des terrains évidemment euh importants de station agronomique.

Là, juste vous cit le sujet des du de la problématique des conservatoires de ressources biologiques. Nous sommes donc conservateurs de ressources biologiques et donc de la nécessité de la maintenir à la fois en bon état mais surtout augmenter puis qu'il servent à nos à nos résultats de recherche notamment en matière de biodiversité et de diversité et puis de capitaliser ces ressources donc au service par exemple des enjeux alimentaires à la fois des enjeux environnement. Euh le campus donc idem donc euh sur les questions environnementales très fortes notamment aux Antilles et avec euh un des des infrastructures remarquables qu'on partage avec Linra sur par exemple la trois flux de enane de paracou qui nous qui nous sert donc à regarder ce qui se passe entre climat forêt et notamment de de d'aborder de façon un petit peu plus costaud la question du carbone des puits de carbone et puis globalement de la résilience de ces forêts au climat.

Voilà. Euh en terme de donc notre action dans les outresemers s'est décliné depuis récemment dans le cadre d'une feuille de route qui a voulu en fait faire marquer le pas très clairement sur et marquer le le point fort sur la question des transferts et notamment comment on passe de solutions dans les laboratoires des solutions techniques. Et là je vous ai résumé très rapidement.

Alors l'objectif c'est pas évidemment de vous les décliner simplement vous montrer les enjeux. Donc des projets qui sont en cours ou déjà réalisés en solutions durable. Donc là à droite, vous avez des solutions qu'on qu'on essaie de travailler notamment avec l'IRD sur la question centrale de la gestion des insectes vecteurs sur les moustiques.

Comment aujourd'hui on combat les moustiques autrement pour diminuer l'impact des maladies transmissibles. Euh en bas vous avez les questions sur des solutions santé végétales dans le même domaine. Comment on utilise aujourd'hui les bactériophages ? pour lutter eux-mêmes contre les bactéries et se débarrasser de de ces problèmes de bactéries phytopathogènes, donc par des solutions plus génétiqu écologiques que pesticides.

L'objectif étant de diminuer évidemment la pression. Et puis des outils nomades, ça on y compte beaucoup parce que c'est son aujourd'hui la science nous a permis de de passer du laboratoire au terrain et donc on arrive à avoir des petits laboratoires qu'on emmène directement sur le terrain pour faire du diagnostic en direct et donc du coup à la faire de la formation pour les agriculteurs mais surtout essayer d'être devant en matière d'épidémieve pour pouvoir détecter dès le début les problèmes et pouvoir mieux les gérer par la suite. Du côté là sur la droite, donc plutôt des questions aussi de bioéconomie circulaire donc où l'objectif ça pour nous ce sont des filières, on y reviendra après, des filières d'intérêt, utiliser à la fois les biomasses locales pour pouvoir les transformer en faire des des outils pratiques et puis une réflexion globale sur l'alimentation, comment on passe aujourd'hui de produits locaux en agrotransformation et notamment par exemple de farine locale.

Là, vous avez l'exemple d'un papill sans gluten qui est bâti à partir de farine de banane vertes de de manioc et de patates douces produit localement et comment on passe directement à échelle pour effectivement mettre à disposition des des des territoires ces solutions techniques. Euh idem du côté de la Caraïbe où on fait pareil avec l'ignam et on fait des pâtes d'aliment pâtes alimentaires à base de d'ignam. Voilà d'autres d'autres sujets importants qui est effectivement les CRB mais j'y reviens pas où l'objectif c'est d'utiliser nos CRB pour trouver des solutions techniques et résoudre des problèmes à la fois des problèmes phytosanitaires, à la fois des problèmes de restauration de milieu naturel qui sont en fort très forts pour le climat.

Enfin euh du côté du Pacifique pour ne pas l'oublier puisque nous sommes aussi présents du Pacifique. Donc mais c'est aussi le cas à Mayotte de prendre l'existant local notamment de solution avec les systèmes agroforestiers et comment transformer ces systèmes agroforestiers en système d'intérêt économique et notamment de leviers pour les territoires. Voilà quelques justes, je terminerai par quelques éléments de réflexion pour conduire notre échange d'aujourd'hui.

Donc les donc nous nous travaillons essentiellement sur les filières économiques agricoles. Le potentiel agricole est très différent d'un d'un drome à l'autre et donc les solutions internomes sont possibles mais elles restent quand même très territorialisées et contextualisées. La question de l'autonomie élémentaire est centrale, elle est difficile à atteindre mais il y a des initiatives en cours et ça c'est le message que je vais vous faire passer à multi-échelle et il faudrait accompagner ces initiatives.

La question de l'agrotransformation où on importe quasiment tout en matière de produits transformés et pourtant il y a un gap certain euh avec notamment un enjeu nutritionnel fort et puis euh les questions d'enjeux de résilience et de la fragilité structurelle de ces milieux notamment au climat et là il y a il y a il y a un gros boulot à faire. et euh et notamment un gros goût coopératif entre les différents organismes de recherche. Et enfin, je terminerai ma présentation par quelques priorités pour nous.

Nous, les priorités euh conduites, c'est évidemment de produire plus et mieux. c'est pas de repartir de zéro mais c'est d'accompagner les bonnes initiatives. C'est évidemment de poursuivre les stratégies de moindre dépendance aux importations par de la création variétale, par de la mise en place de de de matériel végétal disponible sur place et que l'on peut ensuite produire. euh par la question effectivement, elle est centrale de ne pas être isolé et de favoriser les questions de de d'implantation de nos de nos territoires dans leur propre bassin euh à géostratégique et notamment de de de faire des intérêts communs et mieux valoriser globalement le potentiel de la France occanique en coopération régionale.

Je retiendrai aussi l'exploitation du potentiel biomasse. J'y reviens parce que c'est vraiment une des solutions d'avenir notamment en matière de bioéconomie circulaire. Elle est propre à elle est surtout pardon transversale à chaque territoire.

Et puis la question des enjeux de soutien de la recherche sur la question du climat. Je cite une initiative aujourd'hui de la Réunion de l'État et de la collectivité régionale qui a fondé un GREC régional de expert climat avec un un plan climat qui devrait nous nous emmener sur la prochaine programmation européenne 2832 et pour lequel nous sommes actuellement en discussion. Voilà.

Et enfin euh la question du soutien avec un petit focus sur la question du moment mais qui nous intéresse tous. Euh les départements d'outre sont fortement dépendants et notamment à la recherche innovation des crédits européens et la discussion aujourd'hui sur les sur les fonds européens et sur la prochaine maquette tant au niveau développement rural et soutien aux agricultures sur le POSIL Feder mais qu'au niveau Feder, c'est-à-dire infrastructure, recherche voire coopération régionale est un enjeu fort et nous souhaitons que le CAP soit maintenu afin de nous permettre de poursuivre le travail déjà engagés. Voilà, je vous remercie beaucoup.

Euh et je passe la parole à à mon collègue. Merci monsieur SNOC. Bonjour à vous.

Oh, il y a de l'écho là. Là, vous entendez ? Oui, entend.

Oui, on vous entend. Mais effectivement, il y a un petit écho. Euh bon, peut-être que ça va aller.

Euh je sais pas comment le couper cet écho. Il est très désagréable. Non, je vais essayer de changer d'ores.

Bon, je je suis donc je suis directeur de recherche au CRS et cherché de mission auprès du des GDS votre mère comme on m'a présenté. Alors rapidement le CRS donc c'est une BST qui a été créée à la fin des années 30 par Janetin. C'est un c'est un groupe d'organisme de de recherche excusez-moi.

Est-ce que vous pourriez vous déconnecter, vous reconnecter parce que le sang est un peu sacadé, on ne vous comprend pas correctement. s'il vous plaît. Je fais ça tout de suite.

Alors, on en attendant que monsieur SNC se reconnecte, je vais laisser la parole au Cri. C'est très bien. Attendez, peut-être que je vais essayer parce que si c'est le client, il va parler CNRS et peut-être que je préfère parler CNRS dans un premier temps.

Est-ce que ça marche maintenant ? Ah euh alors désolé monsieur Saal, on on vous entend mais on ne vous voit pas mais ce n'est pas excusez-moi mais comme je chargé de mission outreemire au CNRS et que monsieur S les CNRS peut-être qu'il va faire un cas spécifique sur la sur la Polynésie vaut mieux que je parle de façon générale sur le CNS dans un premier temps. Donc ce sera parfait on vous entend parfaitement.

Bon c'est parfait merci. Alors, excusez-moi, je reprends. Donc, je suis Étien Snou, chargé d'émission auprès du DGDS CNRS et j'étais en train de présenter le CNRS qui est donc un EPST relativement important PST puisque c'est 33000 un peu plus de 33000 personnes dont un peu plus de quasiment 29000 scientifiques, 15000 ingénieurs, 11000 chercheurs et euh 6000 un peu plus de 6000 doctorants et postc.

Euh il est son rôle c'est de produire de de la de la connaissance. Donc on a été organisé avec une dizaine d'institut un institut biologie, chimie, écologie, environnement, ingénierie, mathématiques, nucléaires et particules, physique, sciences humaines et sociales, sciences informatiques et terre et univers. Donc ce sont les 10 instituts.

Le budget total du CRS, c'est un peu moins de 4 milliards d'euros dont environ un peu moins de 3 milliards vient de subvention d'État et le reste vient en ressources propres. Euh donc on produit de de la de la connaissance et des publications. Le taux de plusur cette année, enfin l'an passé c'était 55000 publications dont 65 % c'est c'est notable sont fait avec des laboratoires étrangers.

Donc on a une forte compréhension à travailler avec des avec d'autres des partenaires étrangers. En terme d'innovation, euh il y a eu 100 start-up créés l'an passé et un dépôt de 9000 brevets. Euh il y a une un peu plus de 1000 unités de recherche qui sont la plupart quasi la totalité des unités mixtes donc que l'on que l'on gère avec nos partenaires universitaires mais aussi autres autres organismes.

Autre spécificité, comme je le disais, on travaille beaucoup avec l'international. Donc on a par exemple 80 laboratoires internationaux et côté industriel, on a 280 laboratoires qui sont partagés avec des industriels. Donc les centres d'implantation sont essentiellement en France hexagonale.

On a néanmoins, donc je dit c'est 80 laboratoires internationaux et on a des représentations de de bureaux du CNRS à l'étranger. On en a auwa, Washington, à Sao Polo, à Pretoria, Nairobi, à New Delhi. à Benjin au Tokyo, à Singapore et à Melbourg.

Donc on a des représentations un peu un peu partout dans le monde et c'est important quand on va parler des outreemers parce qu'une des un des objectifs du CNRS, c'est de s'appuyer sur ces bureaux et sur les labos internationaux pour aider les outremères, pour accompagner les outresemes, les nos nos laboratoires qui sont en Outremè à à s'ouvrir dans les pays du bassin où ils sont. Donc du point de vue Autreem, alors on est les on est les on est les les petits, on va dire en terme de recherche au niveau des des outres. Il y a simplement un peu moins de 80 personnels permanents qui sont répartis à la Réunion Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, en Nouvelle-Caludie et en Polynésie. donc uniquement sur ces six territoires euh et notre notre organisation on va dire ou notre stratégie vis-à-vis de l'autre mère se a été repensé récemment et on a produit une feuille de route feuille de route donc du CNRS qui se décline aussi chacun dans chacun des des territoires dont j'ai parlé c'est une feuille de route qui a été établie en 2024 4 avec l'objectif premier, c'est un d'accroître notre présence dans ces territoires puisque vous avez vu qu'on est on est relativement peu présent et déployer des activités qui soient impactantes pour ces territoires et leur population avec un certain nombre d'enjeux qui sont d'aborder les grands défis de ces territoires et de leur population en améliorant la connaissance puisque c'est notre mission par des approches transdisciplinaires intégrées et globales de renforcer les infrastructures existantes d'observation pour mieux prévoir les infrastructures expérimentales et pour mieux comprendre l'adaptation au changement global qui est notre notre question enfin qui est la question de tout le monde d'ailleurs et avec ce constat que le CRS ne peut pas conduire conduire sa stratégie seule ni la piloter de l'hexagone et donc construire une stratégie construire une stratégie avec les universités des territoires et avec les organismes partenaires du site.

Éc tout à l'heure a parlé du Grec, il a parlé d'un certain nombre de d'actions qui sont faites. Elles sont faites effectivement en partenariat avec les organismes qui sont sur place et et c'est ce que nous voulons continuer à faire. Euh il y a une question aussi de de formation par la recherche et de partager les connaissances avec les populations et les collectivités.

Et voilà, il y a il y a il y a toujours une espèce de peut-être dans c territoire dans certains territoires plus que d'autres une une défiance vis-à-vis de la méthode la recherche des scientifiques. Je parle essentiellement de la Polynésie et il y a un travail à faire pour établir une espèce de confiance et continuer et et et développer cette cette formation et cette connaissance à la méthode scientifique. Il y a aussi cette question dont j'ai parlé que la recherche peut être un excellent vecteur géostratégie et les actions les actions que nous on veut mener en notre mer doivent permettre une ouverture des territoires ultramarin à l'international et en partie au pays voisin.

Donc je vais juste sans sans sans être trop loin essayer de détailler les deux de préciser les deux thématiques sur lesquelles nous avons accès notre notre stratégie dans fait de route. D'une part les questions de résilience des sociaux écosystèmes insulaires face au changement global. Alors ça ça inclut un certain nombre de sous-thématiques qui sont euh les impacts du changement climatique, l'impact de l'entropos de l'entropos ah excusez-moi, l'entropisation sur le patrimoine culturel et naturel, le déclin et la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, les risques naturels, les risques antropiques, pollution, espèce invasive et cetera, les risques sanitaires et infectieux et la question des sociétés insulaire tropicales et des contraintes.

Donc ça c'est la première la grosse première thématique et une autre thématique qui est plus transverse et qui est spécifique aux autres mèes parce que dans les outresem en gros il y a 80 % de la biodiversité française c'est la chimie de ces substances naturelles donc qui est lié à cet endisme exceptionnel et ça sa son application dans des filières soit de de format copé soit de cosmétique ou des choses comme ça. Et alors, je vais pas rentrer dans le dans la dans le côté pratique. Ça c'est la feuille de route stratégique et on décline cette feuille de route dans les territoires en en menant des actions comme je le disais construites avec les établissements qui intègrent les partenaires euh et on a construit des appels à projet là sur la sur la plupart des territoires pour l'instant anti Guyane Réunion.

La prochaine sera avec la Polynésie. On a ouvert une CPJ aussi de professeur junior Autremire autour de la question de la de Oneel, une salle santé et euh et on a signé un certain nombre de partenariats avec les universités ultramarines fait habituellement avec l'ensemble des universités de françaises. On a récemment signé un comp avec la région de la Réunion, un accord cadre avec la communauté territoriale de Guyane et on doit renouveler une convention de coopération avec la Polynésie française.

Donc c'est ce genre de voilà c'est je je vais m'arrêter là puisque après on rentrera peut-être plus dans les détails de chacune des actions que leur emène et des actions différenciées dans tel et tel territoire en fonction des contraintes de ces territoires et puis de voilà de ce qu'on ce qu'on peut y faire pratiquement. Merci. Donc je vais passer la parole à monsieur Sasal.

Oui, merci. Bonjour à tous. Alors, comme l'a dit Étienne, moi je suis je suis CNRS, je suis chercheur au CNRS et je suis aussi à ce titre le représentant du CNRS en Polynésie française.

Euh et je suis aussi donc le directeur du CRIO. Donc le CRIOB, c'est une unité d'appui à la recherche. On a trois tuteles, le CNRS, l'école pratique des hautes études PSL et l'université de Perpignan.

Alors, on est un laboratoire présent en Polynésie depuis 1971 et même, j'allais dire un peu avant, j'ai déjeuné hier avec le fondateur du Criobe, Bernard Salva, qui me disait que lui, dès 1965, en fait, avant euh avant la création du Criob en 1971, intervenait déjà en Polynésie française en accompagnement des essais nucléaires ou en prévision des essais nucléaires en Polynésie française. Donc on a accompagné on accompagne depuis depuis 1971 le pays et et l'État en Polynésie française. On est comme l'acronyme Criobique, un centre de recherche insulaire et un observatoire de l'environnement.

Donc on fait des suivis de l'environnement depuis depuis 1971 et on on a le une des plus grandes base de données euh du euh du Pacifique en terme de suivi de l'environnement des récifes coraliens jusqu'à jusqu'à dernièrement. Effectivement, notre priorité était basée sur les récifes coraliers et à ce titre, on est euh sans doute le premier organisme européen travaillant sur les récifes coraliens. Donc on est une petite structure finalement puisque euh on est à peu près une quarantaine 40 45 permanents euh et à peu près une 130 en fonction des années 130 personnels situés à la fois en Polynésie française et euh à l'université de Perpignan puisquehistoriquement on était basé sur l'université de Perpignan et la station de Montréal euh du CRIOP de Montréal était une station de terrain dans laquelle on allait.

Puis depuis les années 2000 euh il y a des chercheurs qui sont basés sur place, des chercheurs, des ingénieurs et euh donc c'est vraiment le laboratoire de de recherche sur place. Donc à ce niveau-là, on a donc un budget qui tourne en fonction des années entre 3 et 5 millions d'euros. une un peu près donné par hors salaire.

Un est donné par les par les tutelles, le CNRS, l'université de Perpignan et le PHE, l'école pratique des hautes études PSL. Et puis bien sûr, ben il y a il y a les salaires des chercheurs et des techniciens. Mais sinon, on fonctionne essentiellement sur projet ANR, projet européens, euh projets accompagnés par le pays.

Euh et donc on fait ces suivis long terme, mais aussi on a une expertise sur les récifes coraliens. On est reconnu pour notre expertise sur les récifes coraliens depuis plus de 50 ans. Et maintenant, on travaille aussi beaucoup après avoir, j'allais dire appris beaucoup des récifs coraliers et travailler sur sur cette thématique.

On travaille beaucoup maintenant sur ce qu'on appelle les sociaux écosystèmes à la fois avec un volet sciences sociale et humaine développé par les collègues du CNRS Tamato Bambridge et Jean-Vincellus. Et puis euh on travaille aussi sur ce continuum termaire. Donc l'effet en fait des des euh des bassins versants sur les récifs coraliers puisqu'on s'aperçoit effectivement avec une entropisation croissante et des euh et euh lié au changement climatique.

On a aussi un effet de ce lessivage en fait qu'on connaît très bien en milieu en milieu tropical insulaire de ce lessivage des terres agricoles et des terres des des terrains entropisés et qui vont amener un certain nombre de puants dans le dans le récifre coralien. Donc on accompagne le pays et euh on accompagne l'État euh pour prendre des décisions, des décisions de gestion, des décisions de développement. Puis on accompagne aussi les entreprises éventuellement des entreprises éventuellement des euh euh euh euh des entreprises innovantes qui des entreprises innovantes qui euh ont euh ont un volet RD qu'on accompagne et un volet RD qu'on accompagne et notamment on vient d'obtenir un notamment on vient d'obtenir un financement pour créer une sorte de financement pour créer une sorte de pépinière d'entreprise au niveau du pépinière d'entreprise au niveau du CRIO.

Puis on accompagne aussi les CRIO. euh une halle technologique d'innovation où on sera capable de d'accueillir des entreprises innovantes et de les accompagner jusqu'à leur indépendance euh leur indépendance financière en les accompagnant en terme de RED et de recherche. Euh voilà, je continuerai peut-être plus tard si euh si vous voulez on rentre dans le détail sur certains projets qu'on accompagne comme le venin de conne ou le développement de l'oturiculture. bien sûr en collaboration avec les autres partenaires de la recherche du territoire, que ce soit l'IFREMER, que ce soit l'UPF dans le cadre du résipol, c'est-à-dire ce consortium de recherche au niveau de la Polynésie française.

Merci et c'est un sujet aussi très intéressant et je ne doute pas que les rapporteurs auront plein de questions. Nous allons terminer avec l' fremur monsieur José Zambo Nino infante directeur du département des ressources biologiques et environnement. Mesdames et messieurs, bonjour.

Je vais faire un propos liminaire certainement beaucoup plus court que celui de de mes collègues. Euh donc je vais commencer simplement en en donnant quelques éléments concernant. Fremer, c'est un épic qui a été créé en 1984 composé de 1500 personnes et qui a un budget annuel d'environ 250 millions d'euros.

Alors, il faut savoir que l'ramer, c'est l'opérateur de la flotte océanographique française. C'est une flotte qui se projette sur toutes les mers du monde à partir en particulier aussi des territoires ultrammarins. Euh l'Ifré, c'est un organisme de recherche qui conduit des recherches portant sur les ressources biologiques qu'elles soient naturelles ou exploitées. travaille sur les questions d'environnement côtier et également environnement profond et travaille également sur des questions liées aux géoscienceces.

Euh pour finir la présentation de l'REMER, je dirais simplement que c'est un organisme de recherche qui a une particularité, c'est qu'il a un triptique euh qui est recherche, valorisation et appui au aux politiques publiques. Alors pour ce qui concerne les territoires ultramarins, nos équipes œuvrent pour répondre à des défis scientifiques et sociétaux qui sont posés par le changement climatique. C'est un ce sont des des territoires qui sont confrontés à ces à ces modifications climatiques.

Nous avons au total six implantations outre vert dont trois dans l'Indo-Pacifique, deux dans les entites françaises antiuguyan et également une représentation à Saint-Pierre et Micon. Donc l'Ifré déploie dans ces dans ces implantations une expertise qui est qui est au service de la durabilité des écosystème et des populations locales. En ce qui concerne la zone indopacifique, c'est une zone, mes collègues l'ont déjà signalé, c'est une zone qui est très riche en biodiversité et en ressources, qui est aussi confrontée à des pressions environnementales et climatiques sans précédent.

Et donc dans nos trois implantations euh donc à la Réunion en Polyésie française et en Nouvelle Cadésie, nous incarnons cette double mission observer pour comprendre et innover pour préserver. Pour ce qui concerne, je vais baler rapidement ce qui est fait sur les différentes implantations. Ça ira assez vite.

À la Réunion, il y a 14 chercheurs et ingénieurs qui se concentrent sur des questions alotiques principalement environnement et biodiversité marine avec des outils d'observation et de surveillance qui sont adaptés aux spécificités de l'océan Indien. En Polynésie française, nous avons une équipe d'environ 50 personnes qui accompagnent le développement des filières acoles avec l'intention de de mettre au cœur la durabilité dans ces activités. Alors, je vais en citer quelques-unes.

La perniculture, l'élevage d'oursin, d'curri ou encore de la pisciculture. Et tout ça en travaillant à la préservation des lagons qui sont menacés par le changement climatique. Alors, je veux juste donner un exemple très marquant du type d'activité qu'on nous menons là-bas sur place.

C'est un exemple parmi d'autres mais je pourrais en donner d'autres si nécessaires. Euh la bioremédication des eaux usées euh par les vilvages et au lurie qui est proposé une solution qui est proposée pour justement faire face euh à l'augmentation des activités humaines tout en préservant euh les la santé des écosystèmes. En Nouvelle-Calédonie, nous avons 24 scientifiques qui soutiennent des activités crevéoles qui explorent aussi le potentiel des microalgues tout en étudiant les impacts des pollutions minières et du réchauffement.

Ce sont des activités qui se qui sont synergiques sur sur ces sur les récifes néopalisés. Donc l'ensemble de ces activités s'inscrivent dans une logique d'adaptation et de transfert technologique et qui est essentielle pour ces territoires insulaires. En ce qui concerne euh nos laboratoires, je voudrais préciser que nous disposons d'infrastructures expérimentales et analytiques qui qui sont qualifiés souvent de remarquable par nos partenaires.

Donc nous avons des plateformes Aquacoles en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. Et ces infrastructures nous permettent de comprendre les mécanismes d'impact des changements globaux, de prédire la vulnérabilité des écosystèmes et aussi de proposer des solutions concrètes en collaboration avec les acteurs locaux. Alors là, je donne un autre exemple de d'utilisation de ces infrastructures.

Nous avons là en cours de déploement des écloseries que je vais qualifier de locos. Alors, ces écloseries sont en container et peuvent être déployées sur l'ensemble des îles euh des atoles de l'archipel polynésien euh pour compenser la baisse du recrutement des naissins d'huîre Perlier euh qui est observé actuellement et qui impacte fortement les producteurs de per. Alors, ces moyens euh permettent effectivement d'établir des partenariats solides avec les institutions, les professionnels de la mer et les communautés.

Et ce que je voudrais signaler ici, c'est que nous ouvrons ces infrastructures aussi aux jeunes de telle façon à proposer des formations de pointe sur ces outils. C'est un élément qui est primordial dans notre action. Enfin, pour ce qui concerne les équipes de Guyan antiane, elle elle se positionne principalement sur des questions de préservation des ressources adiotiques.

Alors, ce sont en particulier des ressources particul enfin très spécifiques qui sont on les appelle à données limitées euh qui qui permettent de maintenir les pêcheries locales et également on se positionne sur des questions de restauration de certains habitats et qui correspondent finalement à des zones fonctionnelles pour des espèces qui sont emblématiques pour ces territoires et qui sont impactés par les effets cumulés à la fois du changement climatique de la pleur des connes en particulier dans les Antilles et de la Siguatera à Saint-Pierre et Miclon, nous avons des activités, nous avons une personne qui euh qui est là et les activités qui sont menées parè à Saint-Pierre Blon sont essentiellement des activités d'appui à la aux politiques publiques. Voilà. En conclusion, je voulais simplement dire que l'Ufremer en Outre, c'est une recherche engagée qui est très ancrée dans les réalités locales et tournée vers l'Afri.

Merci. Merci. Alors, sans plus attendre, je vais laisser la parole à nos deux rapporteurs présentes.

Anne Gérard, il y avait peut-être monsieur, ils étaient deux, je crois. Pardon, désolé euh monsieur Charudo, vous voulez ajouter quelque chose ? Non, non, je je j'interviendrai plutôt sur des questions de RD et d'innovation, mais j'avais laissé José faire le propoliminaire.

Merci. Très bien. Merci beaucoup.

Merci beaucoup à tous d'avoir participé ou bien voulu participer à cette mission que nous conduisons et et vous l'avez vu sur les filières économiques d'avenir Outreem. Filière économique d'avenir qu'il faut étendre effectivement très largement au ERD et aux connaissances. La France est riche de ces territoires d'outreem.

Je vais faire ce petit ce cette petite introduction. Ça va prendre un petit peu de temps, mais vous allez voir où je vais en venir. La France est risque de ses enfin est riche de ses de ses positionnements.

Elle est sur l'ensemble de l'océan. Elle a donc là euh un vrai une vraie reconnaissance, une vraie connaissance qui doit être davantage présente et surtout davantage visible et lisible. Mais quand je dis ça, je pense effectivement à un travail sur à la fois la recherche fondamentale et la recherche appliquée qui pourrait se faire à partir d'une porte d'entrée outreem.

Aujourd'hui, si on on regarde la recherche outreem, on n' pas de porte d'entrée pour la trouver. Euh, il faut aller par thème et cetera. Euh et donc euh ça c'est euh un peu euh la première euh connaissance que nous devons euh avoir et partager à travers des portes d'entrée.

Et demain, une des richesses euh fondamentales dans notre monde, ça va être la donnée. Euh et donc cette donnée a une richesse. Cette donnée a une richesse nationale.

Cette donnée doit être aussi pensée pour avoir une richesse dans les territoires d'outreemer. La recherche outreemè, elle a certes besoin d'être faite en outreemè sur tout ce qui est fondamental et global. Elle a besoin d'être faite pour l'outre mer quand on est sur de la recherche appliquée.

Le bon exemple, je suis désolé de faire comme ça, c'est sans doute par son antériorité. C'est sans doute parce que les territoires ultramarins sont très tournés vers l'agriculture. C'est l'organisation d'une structure comme le CIRADE euh sur place avec l'ensemble de la présentation qui a pu être faite.

Moi, je positionne des organismes avec je je la je trouve que chacun doit être à sa place. Je positionne des organismes comme le BRGM, le CNRS, euh des structures qui sont là pour effectivement avoir de la connaissance globale souvent fondamentale. Ça ne veut pas dire qu'elle peuvent participer à d'autres opérations.

Et puis pour moi, Sirade, ifremè et des petites structures comme le CRob quand même initiative à l'origine du ministère des des outresemèes également véritablement comme des acteurs partenaires du terrain en terme de RD et on est pile poil dans le sujet. Euh je crois qu'il faut qu'on pose comme ça et et vous me renverrez vos critiques ou vos manières de penser les choses, mais il faut qu'on positionne les choses comme ça pour que ce soit clair. Après en terme de financement, euh la recherche fondamentale, le ministère de la recherche, l'ANR, on voit bien ce que c'est.

Quand derrière les financements sont davantage européens, arrivent de ministères spécifiques comme l'agriculture, le ministère des outremères, le ministère de la mer, on doit être en connexion systématique avec l'appliqué. Euh pourquoi je dis tout ça ? Parce qu'après voilà mes questions et et voilà ce que j'attends.

Sans doute pas aujourd'hui euh mais dans les joueurs qui viennent euh par écrit. Euh vous avez parlé de vos représentations dans les territoires d'outreemer. Combien de personnes exactement ?

Et en vrai, on va faire comme pour tous les établissements publics d'État. C'est bien de nous dire qu'on c'est des étudiants euh ou des euh VSC parce que c'est pas la même chose. dans quelle composition de ces chercheurs, ingénieurs, techniciens, étudiants et autres sur les territoires, quelle infrastructure territoire par territoire, combien de la tout ça doit être clair pour qu'on puisse comprendre si on est au bon niveau parce qu'honnêtement, je pense qu'on a là à pouvoir pousser le niveau de la représentation des installations des infrastructures sur les territoires ultramarins. en concertation avec les collectivités, en concertation avec les acteurs locaux et et ces réponses là précise si c'est possible de nous les faire passer dans les 15 jours, 3 semaines.

Pareil sur la partie RD, territoire par territoire. Qu'est-ce que vous considérez véritablement comme RED et quand est-ce que le partenaire économique est à côté ? partenaire économique.

Si je prends l'exemple de Saint-Pierre Miclon que je connais le mieux mais en fin de compte je crois avoir fait le tour de tous les territoires d'outremè et avoir visité la plupart des installations dans les territoires d'outremè en matière de recherche. Si je prends l'exemple pêche qu'on prenne les Antilles, comprennent Saint-Pierre et Miclon ou la ou la Guyane, comment effectivement on est organisé, comment on porte ces projets. première richesse française, c'est quand même la mer, hein, notre Zade, l'extension du plateau continental, toutes ces données et là on a besoin et on a eu besoin du BRGM, d'IFREMER et cetera pour le dossier de de base.

Tout ça doit pouvoir être trouvé et et mis au service des territoires. Et donc qu'on ait des chiffres précis au-delà de ce que vous nous avez donné parce que parce que je crois que c'est pas exactement ça euh sur le terrain présent permanent euh différence entre VSC et euh étudiants et et et membres enfin et et chercheurs. C'est c'est important pour moi.

Vous avez parlé de défiance. S'il y a de la défiance, c'est qu'on n'est pas clair. S'il y a de la défiance, c'est que les travaux sont pas suffisamment transparents.

Et je vous le redis, quand on est sur de la recherche appliquée, on fait pas de la recherche en outre mè, on fait de la recherche pour l'outre mè. Et et et je pense que tout le monde a bien compris la logique qui était la mienne. Euh et on reprendra des questions plus précises qu'on vous ferait un deuxième tour de table euh sur les sur véritable cette structuration qui sera indispensable si on veut. que l'outre mer se développe économiquement.

Merci Vivette Lopez. Oui, merci messieurs pour toutes ces informations que vous nous avez communiqué. Alors, bien évidemment, je partage totalement les propos de ma collègue madame Annique Gérardin.

Alors, moi, je vais peut-être poser des questions un petit peu plus précises aussi, hein. Notre rapport, ce sont les filières économiques d'avenir de l'Autre Mè. Donc, qu'est-ce que vous avez, quelle filière d'avenir avez-vous identifié aujourd'hui ?

Euh, des des filières d'avenir précises ? Avez-vous des exemples concrets où la recherche a permis de faire émerger une filière structurée par exemple ? Bon, quel facteur de réussite d'échec ?

Je crois que c'est monsieur Jeffre qui a parlé par exemple des moustiques. Est-ce que vous avez trouvé des solutions ? Est-ce que c'est adaptable partout ?

On avait fait un rapport sur le le BTP et on avait par exemple, on s'était rendu compte que pour éradiquer les thermites, les produits que vous aviez européens n'étaient pas particulièrement efficaces chez vous. vous aviez des méthodes euh plus spécifiques chez vous mais qui ne pouvaient pas être adapté enfin adopté parce que c'était très difficile. Il faut envoyer en en France après à l'Europe qui doivent donner leur accord ou pas leur accord et donc vous n'arriviez pas à faire valider si je puis dire les produits que vous aviez.

Vous aviez également parlé du pain sans gluten avec les bananes vertes ou patates douces, les pâtes avec l'ignam. Est-ce que la production est suffisamment importante pour exporter ? Où est-ce que ça reste local ?

Et puis une dernière question, on avait rencontré pas mal de jeunes qui nous disaient que on leur proposer à notre mère toujours les mêmes le même avenir en fait, les mêmes métiers et que une fois qu'il venait en France par exemple chez métropole, il se rendait compte qu'il y avait tellement de choses, il faisait bien d'autres formations et une fois que c'était fait, il n'avaiit plus envie de revenir parce que leurs nouvelles idées n'était était pas retenu. Donc quelle nouvelle compéten formation de pointe faut-il déployer localement pour que la jeunesse ultramarine et bien soit acteur de ces filières d'avenir ? Et puis j'aimerais que vous me disiez quelle difficulté vous rencontrez pour attirer et retenir justement les talents scientifiques en notre mère.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ? Parce que j'ai l'impression qu'une fois qu'ils sont partis, ils ne reviennent pas. ce qui est un petit peu dommage.

Euh je vais dire encore une autre chose, c'est on avait fait une émission à Martinique sur l'autonomie alimentaire et on s'est rendu compte que il y avait de nombreux terrains à l'abandon. Bon et dans ces pays-là, quand un terrain est à l'abandon, ça devient rapidement la jungle et impossible de mettre ces terrains à disposition de jeunes agriculteurs ou de nouveaux agriculteurs euh parce que ça représentait un coût financier important et c'est surtout qu'une fois que c'est devenu la jungle, l'office de la biodiversité intervient et ne veut plus qu'on touche à ces terrains abandonnés. Voilà, il préférait éventuellement euh prendre sur des terrains agricoles déjà de privés bien entretenus et on leur demandait de céder une partie de leur terrain.

Est-ce que cette situation évolue ou pas ? Ou est-ce que on continue à garder ces terrains à l'abandon qui sont devenus des jungles pour rester ben finalement la jungle au lieu de le mettre à disposition de jeunes qui voudraient se lancer dans l'agriculture ? Je vous remercie.

Merci. Alors, je propose de donner la parole à monsieur SN qui a levé la main, qui a réagi depuis tout à l'heure et puis après nous prendrons le selon le rythme des le sens des interventions. Euh oui, merci madame.

Je voulais répondre à madame Gérardin sur euh avoir une seule entrée dans les dans recherche, on va dire, dans les outresem. Et bien c'est le cas parce que dans la plupart des territoires, il y a des consortiums qui ont été créés. s'appelle le César en Noucadonie, ça s'appelle Ripol en Polynésie, ça s'appelle Paris en Guyane, je sais plus comment ça s'appelle aux Antill.

C'est des consortiums qui rassemblent l'ensemble des ONR qui sont pilotés par les universités et c'est un lieu où les les les responsables de ces organismes sur place travaillent ensemble pour répondre à des questions de façon collective. Donc la porte d'entrée, elle existe. Elle a été d'ailleurs soulignée par un groupe de travail qui a été piloté par la DGRI avec le soutien de la DGOM, un groupe de travail sur la recherche mer pour essayer de de voir quels sont quel qui a fait un certain nombre de recommandations comment organiser au mieux euh cette cette activité commune.

Donc la porte entrée existe. Moi, j'ai un petit et donc la présentation que j'ai faite, effectivement, c'est la présentation du CNRS dans son ensemble. J'ai pas focalisé sur les les implantation qu'il y avait dans les territoires, mais je peux le faire à présent si je prends la Réunion et vous aurez tous les chiffres.

À la Réunion, il y a une quarantaine d'agents. Alors quand on dit agent, effectivement, il y a des tésards, des postdoc qui sont pas des personnels permanents. Il y a évidemment des chercheurs, des ingénieurs qui travaillent sur des thématiques de recherche sur l'atmosphère, le climat, la volcanologie, la biodiversité, les processus infectieux.

Donc des choses très très euh qui sont du domaine fondamental, mais quand on travaille sur les processus infectés avec un laboratoire qui s'appelle le pimite, on se pose des questions qui sont des questions impactantes sur les populations et sur très très directement. Et ce que j'ai dit dans mon dans mon propos introductif, c'est que dans ma dans notre feuille de route, on a bien identifié que la recherche devait être conduite avec les universités et nos partenaires pour répondre à des questions qui sont des questions sociétales du territoire. Quand on s'intéresse à l'évolution du climat du trait de côte en Guyane parce qu'il y a des processus de de de séimentation vu qui qui vient qui proviennent de l'Amazone, on s'intéresse au trait de côte qui impacte directement les villages qui se qui qui qui qui se font qui perdent le pied qui qui disparaissent dans les eaux.

Donc et c'est des questions fondamentales qui ont des applications euh euh très très très pratiques. Donc quand vous parlez de recherche appliqué, je pense qu'il y a euh il faut bien définir le terme parce que vous il y a la partie recherche pour de l'innovation innovation économique, on va dire pour développer des filières. On on y reviendra peut-être par la suite, je vais pas être trop long.

Et il y a aussi des recherches qui font des recherches qui sont pour répondre à des questions essentielles liées au changement global. les les risques naturels, enfin les questions de volcanalogie, de de séisme, de de monté des eaux sont des sont des questions euh qui impactent directement les territoires et sur lesquels nous travaillons. Donc et donc je dans ce sens-là, je dirais que c'est des recherches fondamentales mais très appliquées à des cas qui sont des cas essentiels et très ets pour les outères parce qu'ils sont les premières impactés par ce changement global.

Donc recherche appliquée pour l'innovation. Oui, recherche appliquée aussi pour répondre à des questions qui sont des questions vitales pour les territoires et les populations également. Je je me arrête là parce qu'après le l'intervention de la deuxième personne sur l'attractivité, les filières qui sont essentielles, peut-être on y on y reviendra par la suite.

Merci beaucoup. Donc je donne la parole à monsieur Montpelat. Oui, merci.

Je je vais moi aussi réagir à à la propos de madame la ministre la la euh pour préciser une chose, les effectif, j'ai dit que une cinquantaine de personnes effectivement une dizaine de volontaires du service civique et puis une une trentaine 30 35 ingénieurs et chercheurs. Donc sachant que c'est un continuum entre ingénieur ingénierie et recherche comme je l'ai dit. le je nuancerai cependant le le le le la présentation que vous avez faite entre des je dirais des des organismes très implantés et puis des des d'autres organismes qui auraient des structures plus légères.

Je dirais que notre système notre représentation est adapté à la taille de notre établissement. c'est 1000 personnes 1100 personnes et avec un un niveau de représentation et de fonctionnement qui est équivalent à ce qu'on a dans l'hexagone. Pour ce qui concerne les dromes, évidemment pour le le les les autres collectivités, c'est un petit peu différent.

Et donc voilà la question effectivement si on avait les moyens de développer dans un contexte budgétaire flourissant au niveau national, on on on on a'urait pas de difficulté à implanter des des des équipes de recherche. Ça serait toujours de de toute façon proportionné à la taille de ce qui est l'établissement et de ce que sont nos missions. Donc je dirais que c'est effectivement et il faut il y a tout n'est pas comparable entre en terme de finalité et de positionnement local entre des organismes comme le le SIRAD et le nôtre.

Ceci étant dit, il faut il faut garder à l'esprit que que la question c'est effectivement de de de bien répondre aux besoins et aux enjeux des territoires. De ce point de vue-là, les équipes qui sont là, même si elles sont locales, il y a bien cet ancrage territorial qui permet aux acteurs, ça peut pas se faire à distance d'être en prise avec les enjeux, les questions des territoires et cetera. Et j'ajouterai qu'il faut savoir faire preuve de souplesse dans un dans un système qui est contraint comme le de manière générale et qui est celui du modèle BRGM de pouvoir s'adapter.

On l'a fait lorsque les enjeux l'exigient et je prends comme exemple le le RVO Sima lors de la crise du volcan. On a on a on a su s'adapter, je dirais avec d'autres partenaires. On on a à certains moments, c'était le cas et j'avais été en poste d'ailleurs, c'est un dossier que je connais bien sur la Polynésie lorsqu'il fallait aider la collectivité, le le pays à se doter d'un certain nombre d'infrastructures sur sur les risques naturels.

Ça c'est au début des années 2000. Et puis j'ajouterai que pour ce qui est des de la représentation locale euh il y a quand même voilà c'est pas qu'avec des équipes locales permanentes. Je dirais qu'on fait des choses.

Je prends un simple exemple, c'est celui de la géothermie en Guadeloupe. aussi je dirais alors comment il y a mieux comme plateforme expérimentale puisque c'est une concrétisation je dirais très concrète d'une d'une exploitation industrielle sur lequel le Bergem a un investissement historique de plusieurs dizaines d'années qui est très lourd et qui a consisté justement à démontrer là où beaucoup d'autres opérateurs y compris industriels avaient jeté les poches je n'y croyais pas mais de démontrer qu'il y avait un un avenir à à la géothermie électrogène et qui a permis aujourd'hui de de de faire perdurer cette cette exploitation aujourd'hui qui est aussi qui qui qui a été reprise par un opérateur privé comme vous le savez sans doute. Voilà.

Donc il y a pas on est en train de travailler actuellement dans le cadre d'un projet à un pilote sur le traitement d'élixivia des des sargasses en Guadeloupe. Voilà, je je dirais que ça se joue aussi de manière très pratique et très opérationnelle, très concrète autour de de de systèmes souples et qui l'objectif étant de réellement répondre, je dis bien réellement répondre aux besoins et aux enjeux des territoires. Merci. que que personne ne se méprene.

Euh je vous ai juste rappelé qu'on était dans un sujet de développement économique euh et et et par rapport à à notre sujet de développement économique des territoires, filières et cetera, je pense que c'était bien de réaxer pour la suite de notre échange et vous venez de le faire et l'a fait aussi. Il y a pas il y a pas de critique sur une recherche fondamentale, le niveau de présence. Non, c'est comment on on on peut bien définir euh quels sont les besoins dans les territoires.

Qui pose la question ? Qui pose la question ? C'est important.

Euh quelles sont les solutions apporteres ? Et comment effectivement tout ça fait que cette mission va pouvoir dire en matière de recherche, il faut pousser là ou ou ou à côté parce que c'est là qu'on a des filières qui mentent. C'est là qu'on peut doubler, tripler, quadrupler les chiffres d'affaires.

Euh c'est là que et et je ne remets pas en question tout le reste. Euh je dis juste que tout ça s'organise. Voilà.

Et et des portes d'entrée, il y en a plusieurs, mais il y en a pas qu'une. Euh donc voilà, on continue mais allez-y. Euh merci monsieur Jeffro.

Oui. Euh effectivement, vous aviez raison, madame la la sénatrice et madame la ministre. La question des des de la recherche pour les territoires, elle doit effectivement se faire en connexion avec les territoires.

Qui posait la question ? Mais nous concrètement, on a choisi de fabriquer notre feuille de route avec les territoires puisque c'est on a répondu aux questions des territoires avant tout. Euh et donc on a établi notre programme par rapport à ça.

Mais ceci dit, il faut avoir ça en tête. C'est important, c'est qu'aujourd'aujourd'hui notre présence est maintenue par des fonds qui sont pas forcément les fonds d'état mais qui sont les fonds européens pour 90 80 % hein qui sont les fonds européens. et la bataille prochaine sur les fonds européens va être énorme, énorme et on compte vraiment sur votre soutien parce que ça va pas être si simple euh dans un dans un paysage qui est assez ératique actuellement et donc ce qui nous inquiète.

Euh les collectivités sont très présentes aujourd'hui dans nos financements aussi puisqu'ils viennent aussi en en soutien. Et donc juste une alerte par rapport à ça. Effectivement si on veut maintenir la cadence et l'application pour les territoires outre, il va nous falloir effectivement gagner notamment la la bataille de l'Europe.

Sur la question des infrastructures, elle est évidente, il faut qu'on l'ouvre au niveau des entreprises et il faut effectivement qu'on fasse participer l'écosystème entreprise et qu'il y ait surtout une analyse très forte de ce que nous avons dans nos laboratoires, ce qui pourrait intéresser très en amont les entreprises et qu'est-ce que les entreprises aujourd'hui ont besoin et cetera. Alors, on essaie de faire ça dans un une initiative là dans le cadre du PUI qui est porté par l'université de la Réunion, programme universitaire innovation Valiotech qui effectivement tente justement de rapprocher de mondes qui sont côte à côte mais qui ne se parlent pas forcément ou du moins dans les logiques économiques. La logique évidemment recherche appliquée, elle est plus longue.

La logique économique, elle est souvent opportune et plus courte. Et l'idée c'est de rapprocher ces deux temps en quotidien. Je pense qu'on peut le faire.

Un des moyens de le faire, c'est effectivement notamment dans la dans le cadre de la construction des programmes, c'est qu'on ait des programmes chez nous entre des programmes de recherche fondamentale, des recherches de recherche appliquées qui sont qui font des liens directement avec les ces ces mêmes programmes et puis évidemment des programmes de transfert accélérés et de solutions économiques. Je pense qu'on est en capacité de pouvoir le faire. Euh nous on arrive à le faire sur la question des financements hein parce qu'on a à peu près toutes les briques entre le fait ADR, le fait le le FA d'air pardon, le fait ADR, les horizons et cetera, mais c'est pas si simple que ça.

Et surtout euh ce que je recommanderais, c'est effectivement une force de frappe commune de faire travailler nous obliger tous ensemble à travailler ensemble au sein de de d'infrastructure de masse. Ettienne a raison, il y a il y a la question des consortiums mais euh très pour pour ma part donc il y a un consortium qui est en train de se se monter à la réunion. Il y en avait pas jusqu'à présent et ça fonctionnait pas si mal que ça.

Donc faire des consortium c'est bien mais il faut pas qu'on fasse des consortiums pour des consortiums. Il faut leur trouver vraiment un intérêt stratégique de territoire et cetera qui nous empêche pas de travailler euh de façon individuelle mais qui nous nous renforce de façon commune à travailler ensemble. Donc beaucoup plus rapidement et et à l'écoute.

Enfin, j'avais juste euh pour répondre aux quelques questions de madame Lopez. Donc sur la question moustique, c'est une opération directe puisqueil y a une start-up qui est euh qui est qui est en montage euh qui vise en fait c'est une solution qui est testée sur le terrain à plus de 300 hectares qui vise la région sud de du sud de de la Réunion porté par le par la région, porté par la commune, par l'intercommune, par le député. C'est hyper important.

L'idée c'est effectivement d'utiliser cette nouvelle technique de technique insecte stérile qui avait très qui avait très bien développé l'D. On s'est associé à l'Dire qui était l'apport d'un biopesticide. Et l'idée c'est de mettre tout ça au terrain via des drones, il y a de la technologie sous forme de brevet mais très applicable.

Et c'est en cours. Les résultats pour le moment sont plus qu'intéressants. Euh et ça peut faire moteur parce que effectivement l'objectif c'est pas de le garder à la réunion.

L'objectif c'est de rapidement de de le travailler notamment au niveau de notre bassin géostratégique et donc la question de la diplomatie scientifique, la question de la de de ce rapport préfet euh euh ce rapport diplomate, ce rapport euh DRI, le Drari, euh les collectivités, euh c'est important que derrière nos solutions techniques puissent être repérées très tôt comme des solutions viables sur lesquelles des entreprises donc puissent être montées au quotidien. Enfin, sur la question des farines, vous avez raison. La question, elle est quand même importante, c'est que nous travaillons actuellement des produits locaux.

Nous avançons sur les questions d'accrotransformation, mais a pas de géant. Je peux vous assurer que ça avance. Les entreprises sont complètement connectées mais la question reste la même.

C'est la question de la de notre capacité à produire et à transformer. Et la capacité à produire, elle est importante parce que nous sommes suivant atomisés avec des fonciers qui sont atomisés et tout de suite le modèle économique donc est fragile et donc il faut donc continuer à travailler. Il faut qu'on soit beaucoup plus autonome dans les territoires.

Et là je pense qu'on a des choses très à faire en matière de création variétale parce que là maintenant il y a des moyens. Vous nous avez doté de moyens. Donc très clairement et on peut faire autrement aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas il y a encore 10 ans.

Euh et il faut qu'on travaille et qu'on accélère notamment sur ces questionsl. Voilà. Euh la question des semences, la question des pour l'agriculture, la question des semences, des tubercules, la question de l'import de la dépendance par rapport à l'importation des matériels de base est fondamentale.

Notre proposition, c'est de le faire en diplomatie scientifique au niveau de bassin géostratégique pour faire du gagnant gagnant donc avec les pays à côté. Donc il y a des initiatives qui sont en cours. On on pourra vous les développer hein bien entendu, mais il faut que vous puissiez nous aider à les à les accompagner.

Et le rôle de la diplomatie scientifique notamment avec l'ambassadeur par exemple France Oéan Indien avec Jean-C Brunel et cetera, on commence à travailler mais il faut qu'on accélère et là le privé est intéressant, il faut qu'on injecte le privé par rapport à ça. Voilà. Merci beaucoup.

Alors, je reviendrai tout à l'heure pour vous informer de tout ce que nous avons mis en place parce que notamment sur le cadre financier pluridisciplinaire. Je vais donner la parole à monsieur SAL qui avait euh levé la main. Oui, merci.

Alors moi je vais revenir sur les euh les propos de de madame Gérardin qui connaît très bien le le criop he puisquelle elle est venue il y a pas très longtemps j'allais dire il y a quelques années dans dans le cadre de ses fonctions de ministre. Euh moi je j'ai entendu parler de de données nationales, j'ai entendu parler de défiance, j'ai entendu parler de de besoins pour les les territoires. Et là, c'est vrai que le CRIOB, on travaille là-dessus he les données nationales bien sûr dans le cadre du SN Corail, ces données qui sont depuis 50 ans de suivi de l'environnement en Polynésie française mais aussi à l'échelle du Pacifique hein, puisqueon intervient dans dans plus de 16 îles du Pacifique où là on acquiert de la donnée et qu'on est on est en train de la de la fériser totalement, de l'ouvrir totalement dans le cadre de de l'infrastructure de recherche du CNRSO.

Donc là, on est vraiment dans cette acquisition de données de de la donnée qui ensuite peut servir à la fois aux autres ONR, mais aussi au privés et à la prise de décision pour les pays euh pour le pour le pays et les décideurs locaux. Donc ça c'est une chose. La défiance, pourquoi ? en défiance euh en Polynésie française.

Bien sûr, je je me place que en Polynésie française, mais la défiance en Polynésie française, c'est lié euh historiquement au aux essais nucléaires. Et les populations quand on quand on les rencontre, elles nous disent "Vous nous avez raconté un petit peu ce que vous avez voulu pendant 40 ans. Aujourd'hui, on vous on vous on vous croit plus trop quoi quand vous faites de la recherche et votre recherche finalement on sait pas si on doit vous croire.

Donc là, qu'est-ce qu'on a mis en place au niveau du criob pour palier à ce genre de choses ? C'est travailler avec les populations locales, faire et ça c'est dans la feuille de route du CNRS, hein, c'est faire de la recherche de qualité avec et pour la société. Et donc là, on est vraiment dans cette dynamique là au niveau du CRIOB. impliquer les populations locales, faire de la recherche participative, trouver des solutions fondées sur la nature dans le cadre du libing lab ài par exemple dans le dans le cadre du PPR solubiode, on est en train d'essayer de de mettre en place des solutions high-tech mais low cost parce que la Polynésie française, il faut pas oublier quand même que c'est un territoire qui est grand comme l'Europe mais avec finalement 250000 habitants, c'est quand même pas énorme. les les et puis c'est très loin.

Donc il faut des solutions qui soient à la fois hightech mais aussi low cost. Euh les besoins euh identifié euh j'allais dire euh actuellement en polynésie française si on on doit mettre des priorités c'est quoi ? limiter la dépendance aux énergies fossiles.

Et ça, on y travaille à la fois en utilisant par exemple et en utilisant par exemple des panneaux solaires pour faire de l'ombrage au récif coralien et du coup à la fois avoir une protection des récifes coraliens dans le cadre des des canicules marines et de l'augmentation des températures. Donc là, on a effectivement cette euh cette solution, j'allais dire un peu hybride. on fait de l'ombrage avec des panneaux solaires et derrière on produit de de l'énergie décarbonée.

Mais ça il y a ça demande une acceptation aussi des populations puisque les les panneaux solaires sur les récifs coraliens, ça ça c'est pas accepté par toutes les populations et notamment dans certaines îles touristiques où la présence de dizaines ou de centaines de mètres carrés de de panneaux solaires au milieu du lagon, forcément ça a une a une acceptation limitée mais aussi pour les pour les pêcheurs. l'autonomie alimentaire. Bon là effectivement euh c'est euh on on travaille avec nos partenaires CAD et les différents partenaires pour essayer d'avoir une autonomie alimentaire parce que importer de la nourriture ça coûte cher et forcément ça a des conséquences à la fois sur le l'impact carbone mais aussi sur la santé humaine he il faut pas oublier les les importations de de poulet américain en Polynésie française, c'est une catastrophe.

Alors qu'on aurait peut-être on pourrait développer des filières en local. Et puis euh un des trois besoins moi que j'ai identifié qui est identifié par le pays, c'est le cette épuration de l'eau, cette potabilisation de l'eau et on a des problèmes majeurs notamment en période de en période de de pluie, en période de saison humide où on a des des stations d'épuration enfin qui sont ineffectives avec débordement lorsqu'il y a des grosses des grosses pluies, débordement et puis bien sûr sur des coliformes fé qui se retrouvent à la fois dans les bassins versants, qui se retrouvent dans les champs, qui se retrouvent dans le lagon ensuite avec des conséquences sur la qualité de l'eau, mais aussi ben des maladies émergentes qui peuvent qui peuvent apparaître, des bactéries, des virus qui sont à prendre en compte. Donc cette épuration de l'eau, je pense est aussi un point important à prendre et je pense que la recherche peut accompagner la peut accompagner on a des on a des projets hein dans le cadre du PPR One Water par exemple, on a des projets au niveau du CRIOB pour essayer de développer des solutions pour alors pas pour faire de l'épuration mais pour alerter lorsqu'il y a des pollutions qui sont qui sont euh mis en évidence.

Euh je pense que je vais m'arrêter là pour l'instant. Je pourrais revenir sur d'autres point par la suite mais je vais laisser la parole à mes collègues. Merci.

Alors nous allons laisser la parole à Livre qui n'a pas levé la main mais on lui laisse sa parole malgré tout. Écoutez on est très discipliné. Vous aviez dit que c'était un tour de rôle.

Donc on a attendu gentiment notre rôle, notre tour et puis et puis voilà. Je voulais juste commencer par faire aussi une remarque parce que je rejoins madame la ministre euh madame G Hardin sur le fait que il y a besoin de faire émerger de faire d'identifier des guers uniques. C'est un point qui est remonté plusieurs fois.

Je reviens d'un d'un tour dans le Pacifique. Je suis allée à Numéa, je suis allée aussi à Vairao euh et j'ai pu échanger avec les différents consortiums de recherche que ce soit au niveau de de la Nouvelle-Calédonie, le CRica et et également avec le RIPOL. Et effectivement ce qui ce qui ressort des échanges, c'est qu'effect ces consortiums de recherche ont permis effectivement de structurer, de mutualiser les moyens.

C'est une très bonne chose. Le problème de fond, c'est que c'est pas forcément très visible en dehors des communautés scientifiques ou de certaines communautés particulières. Et il y a effectivement besoin de créer un un guichet qui permette à à au Kidame, je je qui a envie d'entreprendre, d'identifier éventuellement qui pourrait l'aider, qui pourrait lui amener un certain nombre d'informations pour pouvoir concrétiser son projet. ce ce genre de chos est pas évident euh dans sur ces territoires.

Euh il y a un autre point qui m'a été aussi euh euh mis en avant, c'est le fait qu'il y a pas suffisamment de sensibilisation et de formation à l'innovation qui soit ouverte à un très large public. Euh les étudiants, les doctorants, les porteurs de projet, les entrepreneurs, tout le public tout au long de la vie devrait effectivement pouvoir avoir ce type de formation. C'est pas forcément proposé sur ces territoires.

Ensuite, je voudrais revenir sur les filières. Euh a contribué à faire émerger des filières euh Aquaccoles. Je vais citer la crevette.

Euh la perliculture. La perliculture c'est quand même la première ressource de païtienne. Il faut compte et cette émergence de de filière a été réalisée grâce aux travaux qui ont été conduits à fremè.

De la même façon pour ce qui concerne la creviticulture, c'est le périto, c'est la nouvelle Nouvelle-Calédonie s'en est saisie. C'est actuellement la deuxème ressource du territoire au niveau calidonien après euh après bien entendu les ressources minières. Et actuellement, il y a l'émergence d'une autre une autre filière qui est en train de de se mettre en place, c'est la culture d'huître de roche au niveau euh euh colynésien.

Voilà, ça c'était pour juste dire qu'il y a des filières qui actuellement d'un point de vue économique exportent les perlesiennes. C'est quasiment que de l'export. Les crevettes de Nouvelle-Calédonie, c'est quasiment que de l'esport.

C'est des petits tonnages puisquon est aux alentours de 3 2500 3000 tonnes de de crevettes. Mais c'est c'est une valeur parce que c'est une une crevette à haute valeur ajoutée. Voilà, je je laisse je laisse la parole à mon collègue pour parler plus des filières d'avenir.

Oui. Donc alors juste pour revenir aussi sur le propos de structuration, en tout cas il y a il y a des efforts qui sont faits sur cet aspect-là. Euh l'IFREMER euh dépose un dossier au à l'appel à projet Carnau qui est un appel à projet de l'ANR qui vise à s'adresser aux entreprises et on embarque toute la communauté océanographique française avec énormément de laboratoires en outreem aussi qui sont embarqués et l'idée est vraiment de structurer un guichet unique alors malheureusement pas sur toute la recherche uniquement sur la recherche océanographique pour les entreprises et donc elles pourront avoir ce gueret unique et et bien évidemment pour l'ensemble des laboratoires français.

Ensuite sur les filières d'avenir, ben José en a parlé sur l'aquaculture qui est quand même un sujet à l'échelle internationale qui est en forte croissance avec des demandes importantes. Donc c'est un sujet important avec des technologies nouvelles. On parle effectivement de de sélection, d'utilisation d'ADN.

Euh il y a des problèmes de maladie, des problèmes de changement climatique et ça c'est des problèmes qui sont internationaux et et euh on pense sincèrement qu'enemè on peut avoir des projets qui sont assez leaders et qui peuvent aussi avoir des impacts. Il faut se poser la question de comment ça peut rayonner plus largement euh parce que les financements pour pouvoir développer ces technologies sont importants. Donc on est obligé de raisonner assez rapidement à des échelles internationales.

Donc un premier sujet autour de l'aquaculture. Un deuxième autour des biotechnologies. Euh de la même manière, les biotechnologies les territoires d'outre mer disposent d'un potentiel de biodiversité, on l'a cité, qui est extrêmement important.

Donc on peut imaginer pouvoir développer des activités biotechnologiques. Ça demande des compétences de pointe très varié et donc ça c'est pas forcément évident de les avoir sur le territoire. Et donc je pense qu'il faut réfléchir sur ces aspects de biotechnologie à à créer une chaîne euh avec d'autres acteurs pour pouvoir compléter les compétences qui seraient pas nécessairement présentes sur les territoires.

Même si on peut citer quelques structures marquantes. Par exemple en en Polynésie, une société comme Pacifique Biotch qui développe de la biotechnologie sur le territoire fonctionne plutôt très bien et reconnu avec de l'exportation à l'échelle internationale. Le troisème sujet, c'est les énergies marines renouvelables.

On sait aussi que le territoire dispose de potentiel marin important, beaucoup de houle, beaucoup de vent, des températures qui peuvent être intéressantes. Donc il y a plusieurs technologies qui pourraient être intéressantes pour les territoires. On en a cité sur les besoins d'indépendance énergétique.

Aucune de ces technologies n'est réellement mature. Donc ça c'est la vraie difficulté. Euh et et même quand on voit le développement de l'éolien en France qui soit euh alors terrestre posé maintenant c'est assez mature et au lien flottant, on est encore euh euh dans des développements technologiques.

Donc il y a un enjeu de RD qui est très fort avec des investissements qui peut être importants et de la même manière il faut se poser la question de sur la chaîne de valeur comment vont se positionner les territoires autreemers par rapport à ces sujets-là. Il y a pas de développement de technologie enfin un peu sur les énergies thermiques des mers, mais il y a pas de laboratoire dédié à ça. Ils sont plutôt euh dans d'autres endroits et donc peut-être capter des innovations pour pouvoir faire des démonstrateurs sur les territoires et ensuite produire de l'énergie à partir de la mer sur ces territoires là.

Donc c'est à la fois avoir de l'indépendance en terme énergétique et puis être aussi aux avant-postes d'innovation sur ces sujets d'énergie marine redoublable. Je voudrais juste apporter encore un élément dans la réflexion et je rejoins totalement mon collègue du SIRAD quand il disait la difficulté déc la difficulté d'avoir accès au projet européens. C'est vraiment un point assez assez crucial. les les projets européens ne sont pas forcément construits pour justement que ces territoires puissent appliquer enfin se se proposer des des sujets.

Excusez-moi, j'avais fait un anglicisme. Euh il y avait également un point qui m'avait été remonté lors de ma visite, c'est la difficulté pour ces territoires, particulièrement dans le Pacifique qui ont envie de de d'interagir avec leurs partenaires locaux. Je pense à la Nouvelle-Zélande, à l'Australie qui sont des partenaires très très forts.

Ils n'ont pas d'outils bilatéraux pour pouvoir travailler avec eux. Euh clairement, c'est très compliqué pour eux. Donc ça se fait souvent sur la base de de montage de projets qui sont pas forcément financés.

Et euh à l'image de des je pense à ça parce que c'est des ANR bilatérales qui existent en Europe qui permettent à des à des communautés par exemple française ou ou allemand d'interagir et d'autres pays. Ces outilsl n'existent pas pour les territoires du Turnarin et en particulier pour pour le Pacifique. Et ça c'est c'est quelque chose qu'il faudra probablement euh réfléchir et proposer des des solutions.

Dernier point que je voudrais mentionner, c'est que il faut des fois mouiller la chemise pour ce qui concerne les projets européens. En tout cas, c'est une des volontés qu'on veut faire et il y a un projet enfin je vais pas le citer parce que je l'ai pas en tête en plus mais en tout cas il y a un appel d'offre qui s'adresse particulièrement un appel d'offre européen qui s'adresse particulièrement pour les territoires ilyen et il y a un consortium qui est en train de se monter dans le Pacifique pour répondre à cet appel d'offre et personnellement je vais aller à Bruxelles pour essayer de plaider ce le montage de ce consortium pour avoir un certain nombre d'infos. Donc, il faut vraiment avoir aussi une démarche très très proactive vis-à-vis de ce genre de choses.

Monsieur Montpel, merci. Euh différents points euh qui pour être un petit peu euh paraître décousu, mais c'est en réaction par rapport à tout ce qui a pu être dit. Euh concernant le le le Oui. les les aspects fédérateurs dans chacun des des chacune des régions.

Évidemment, il y a il y a il y a les consortiums donc qui ont été cités qui sont vraiment des éléments clés pour et qui fonctionnent, je dirais, avec des dynamiques plus ou moins fortes, hein, faut faut euh selon les selon les les territoires et qui sont vraiment des des des outils qui sont essentiels et incontournables, je dirais, si on veut, aller encore plus fort dans la fédération et dans la coordination des des des acteurs, mais il y a aussi effectivement d'autres structures, ça a été évoqué de type technopol, incubateur et autres. Je veux souligner par notamment le le le cas du du CNRT en Coni qui est un GP qui est assez ancien maintenant et qui s'est qui s'est constitué autour de de l'économie du nickel en Nouvelle-Caédonie. Donc voilà le simplement peut-être que aujourd'hui il manque quelque chose de de plus intégrateur au niveau du de l'ensemble de l'outre mer.

C'est peut-être là où parce que il y a il y a pu y avoir des structures qui ont vu exister dans le passé il y a très longtemps et qui n'ont pas connu un certain échec. Je pense notamment à un truc qui s'appelait B2C3i à l'époque qui regroupait pas mal de opérateurs mais qui n'a pas qui n'a pas perduré et et je pense qu'il faut souligner mais peut-être que mon collègue de du CNRS pourra l'aborder. Il y a quand même un groupe de travail outreem qui a quand même euh fonctionné qui a fonctionné sous l'égite de de à la fois de du ministère de l'OTREME et du ministère de la recherche depuis 2025 me semble-t-il et qui était dirigé animé par le CNRS et qui permettait de de de justement de dessiner une feuille de route et et de de de s'entendre sur un certain nombre de priorités thématiques qui feront l'objet d'appel à projet dans les années qui viennent dans le cadre notamment de France 2030.

Le 2e point sur les données le le le je pense que c'est effectivement une question essentielle de de pouvoir fournir des données de qualité dans des formats interopérables et cetera. Je vais pas développer et et là-dessus je dirais que le dans ce qu'on fait au Bergm que ce soit dans le domaine de la des bases de données sur le sous-sol, les eaux souterraines et cetera, il y a pas de distinction et je il y en a d'autres hein sur le suivi de l'évolution du trait de côte et cetera. Ce sont des bases de données qui sont nationales et qui intègrent pleinement l'outre mer et qui sont mises à disposition de la sphère et et et qui peut s'en emparer pour développer des services et cetera.

Euh et puis dernier point sur les filières économiques, je dirais que je je l'ai déjà dit, il y a effectivement le le la géothermie la géothermie électrogène qui est donc je reviens pas sur ce qui a été dit sur bouillante mais je dirais à partir des acquis qu'on a eu sur le territoire de la Guadeloupe, le Bergem a conduit toute une série de de recherches sur les potentialités dans l'ensemble des autres mères et c'est quelque chose qui a été reconnu et et qui aujourd'hui qui a été mise à la disposition des pouvoirs publics pour des prises de décision mais aussi à disposition de la sphère privée qui s'en part. Et c'est là un point important, je dirais, de notre positionnement, c'est de c'est de de je dirais de de de de mettre à disposition sur un certain nombre de de données des des informations de la donnée publique neutre et indépendante charge après aux opérateurs, je dirais, de de s'en emparer et de et de faire le le l'exploitation. 2e point, c'est sur euh les ressources minérales.

Euh les ressources minérales, historiquement euh euh le le Bergam a conduit pour le compte de l'État des inventaires, des ressources minérales qui ont conduit à à pas seulement le euh le en résonent Bergem mais avec d'autres investigations par ailleurs mais qui ont conduit aux exploitations minières aussi bien en Nouvelle-Calédonie qu'en Guyane pour l'or. Et il y a aujourd'hui un nouvel inventaire qui a été lancé notamment autour de de de des minéraux stratégiques donc qui concerne pour l'instant la Guyane et d'autres chantiers dans l'hexagone. Et il est question aussi de alors c'est à Horizon le le le chantier Guyan c'est et et les chantiers hexagonaux sont sur un horizon de 5 ans.

Donc on est plutôt autour de 2030 et et il est question aujourd'hui parce que la les questions se posaient différemment pour la Nouvelle Caledonie mais de de conduire un un inventaire équivalent pour la la Nouvelle-Caonie. Il y a une proposition qui a qui qui existe en ce sens aujourd'hui et qui circule. Les décisions ne sont pas prises mais c'est évidemment quelque chose d'important pour envisager d'autres développements.

C'est pas certain évidemment mais pour envisager d'autres développements sur d'autres types de substances. Voilà. Et puis il y a il y a d'autres d'autres je dirais le autour des risques et des souterraines, il y a il y a un certain nombre d'éco d'écosystèmes qui existent autour de bureaux d'études privés de de de bureaux d'étude d'environnement de de gens qui travaillent sur la donnée topographique et cetera et qui qui ravitent autour de ça.

Euh pareil pour les eaux souterraines. Voilà, mais c'est bien dans dans le cadre d'un positionnement où le Bergem vient en terme de de fournisseur de données pour l'ensemble de la communauté. Merci.

Avant de donner la parole, puisqu'il y a plusieurs demandes, je vais donner la parole à madame Éveline Perot qui avait une question à poser et puis je j'en profiterai après pour vous poser quelques petites questions. Merci présidente. Merci messieurs pour toutes ces informations.

Je me parlé bien sûr des nouvelles filières, des filières d'avenir, mais quels sont vos travaux sur les filières touchées par le changement climatique ? Et j'aurais voulu savoir aussi si vos recherches en outreem peuvent apporter une aide aux filières agricoles en métropole et éventuellement est-ce que vous faites des recherches sur des nouvelles semences parce que vous savez que le problème de l'eau est mondial. Merci monsieur Vivette Loup souhaite intervenir.

Oui. Alors moi je voudrais revenir sur deux choses. Alors on fait beaucoup de réunions, beaucoup de rapports avec des préconisations.

Mais bon moi de temps en temps, j'aimerais bien les voir se réaliser ces préconisations que nous faisons. Par exemple, vous avez dans les autres mèes des laboratoires qui sont compétents et efficaces. Euh et bien j'aimerais est-ce que l'on tient compte des des solutions que vous trouvez euh sans être obligé de passer par que Paris n'est pas quand même ne détient pas toute la science sur t de nombreux domaines.

Ma collègue vient de parler donc de l'agriculture, tout ça et moi j'aimerais actuellement tout comme la métropole, les outres mères sont impactées par les guerres qui s'évissent dans le monde. Est-ce que vous travaillez à la recherche de nouvelles technologies, de nouvelles stratégies ? puisque vous développez des choses pour parer à toute éventualité mais sur éventuellement essentiellement en mer puisque on dit que s'il devait y avoir la guerre ça serait en mer qu'elle se passerait hein.

On voit d'ailleurs déjà les dégâts causés par le blocage d'Ormouse. J'ai entendu ce matin que l'Iran envisagé de bloquer un autre des trit. Donc est-ce que les autres mères et bien euh se préparent à cela ou innovent dans ce domaine-là de la guerre ?

Merci Anque Gérardin. Deux questions très précises. La première c'est quels est dans vos organismes et ça peut être par écrit hein la place de l'innovation et et et comment c'est représenté dans votre organigramme institutionnel ? là qui a une structure innovation comment où est est et national ou dans les territoires d'outreem et comment vous l'organiser.

Ça c'est pour faire nos préconisations. Et puis euh dans un deuxième temps pour compléter ce que Vivette vient de dire et et ça fait longtemps qu'on s'interroge sur tous ces sujets. Euh Ifromè, flotte océanographique.

Parfait. Euh et la suite 2030, 2050, 2100, comment on s'équipe tel que tu viens de le dire, c'est-à-dire autrement avec d'autres outils euh utilisant des nouvelles technologies. Est-ce que pour ça il y a des stratégies ?

Et partout hein, je je cite parce que tu étais sur l'océanographique mais ça peut être sur pour tout le monde. Merci. J'aurai pas d'autres questions d'ici la fin de cette réunion.

Voilà. Alors moi je j'ai quelques petites questions. Vous avez tout à l'heure on a parlé de défiance.

Moi je vais vous parler de croyance. J'ai participé à une mission sur la recherche de nodules polymétalliques dans les grands fonds océans océaniques et il s'avère que ces recherches étaient très très mal accueillies euh auprès de certaines populations notamment euh pacifiques et caléonienne qui pour des raisons de croyance ne voulaient pas qu'on vienne déranger leurs ancêtres qui sont dans les profondeurs. Donc comment on arrive on pourrait concilier tout cela ?

Vous j'aurais aimé savoir si vous faites de la présentation en milieu scolaire et si vous notez une appétence des jeunes pour pour les sciences et pour la recherche puisqu'on sait que les sciences en une part enfin d'une manière générale dans l'éducation mais aussi dans nos territoires ultramarin les sciences étaient un peu en recul. Donc savoir comment faire pour attirer euh les jeunes vers euh ces ces domaines. Euh parallèlement, est-ce que vous avez aussi des relations avec les les programmes de recherche des universités euh locales ? puisque il y a quelques années, il y avait un programme de recherche sur par exemple des bactéries qui pourraient lutter contre les maré noires.

En Guadeloupe. C'était une chercheuse de Guadeloupe qui travaillait. Je n'ai pas les résultats.

Je je n'ai pas j'en sais pas plus, mais est-ce que vous vous êtes associé aux universités ? Enfin, on a parlé aussi donc de l'IA. Pareil.

Est-ce que vous avez aussi des contacts avec de jeunes ultraar ou moins jeunes qui ont des spécialité dans ce domaine ? Notamment, j'avais j'ai rencontré une jeune femme qui a créé une IA, bon qui est en cours de de déclaration de sécurisation, je ne peux pas trop en parler, mais vraiment qui a qui est en train de faire ses preuves euh dans l'industrie et l'entrepreneuriat local. Et enfin euh on a évoqué aussi la diplomatie, la coopération régionale.

Euh comment aussi allier nous c'est un peu le les travaux de la délégation. Nous avons travaillé sur la coopération régionale. Nous avons validé l'année dernière le rapport sur le bassin antille et il y a des projets notamment à la Barbade avec l'université de Barbade un projet qui s'appelle Rom and Sargasom donc utilisation des sargas. et des rejets des discileries euh pour produire un un biocarburant.

Donc savoir s'il y a possibilité de de créer de la coopération euh scientifique. Les sargas euh dégage beaucoup de sulfure d'hydrogène. Euh à temps prévu, faites de la recherche pour récupérer l'hydrogène de ces sargas, sachant qu'on en a besoin aussi énormément en Guyane pour le les boosters des lanceurs des lanceurs de fusée.

Et d'une manière générale et ma question aussi s'adresse au niveau du CRADE. On a parlé dans la diplomatie euh des de développement de d'autosuffisances alimentaire. Vous avez des petits territoires insulaires notamment dans la Caraïbe qui souhaiteraient euh vendre le leur produit le produit de leur alimentation au territoire français.

Or euh on ne sait pas la chaîne de production si c'est s respecte c'estes les les normes euh sécurité de sécurité alimentaire. Pensez-vous que le SIRAD en collaboration avec l'AFD pourrait euh développer des filières qui permettraient d'avoir un œil sur la sécurité sanitaire et permettre aussi euh au territoire ultramarin proche de s'approvisionner plutôt que de faire les produits traverser l'Atlantique, sachant les retards et sachant aussi le gaspillage que l'on peut avoir avec les les intempéries que les containers peuvent rencontrer sur la route. Donc voilà un peu l'ensemble des questions.

Je je suis nervée, c'est un peu large mais c'est très intéressant d'avoir votre votre avis sur sur tous ces sujets en commençant l'ordre. Euh monsieur Montpel, vous avez quelque chose à Et la parole, je je me suis exprimé en dernier tout à l'heure. Peut-être on poursuit avec euh je crois qu'en deuxè c'était le BRGM, le SAD pardon.

Merci le SID. Juste permettre point de revenir sur la question des fonds européens qui pour nous est très stratégique. On ne fait pas la même chose avec du Feder ou avec des appels à projet fonds économiques, des fonds compétitifs à savoir Horizon Europe.

Je le dis parce que souvent aujourd'hui nous nous développons notre recherche de façon beaucoup plus territoriale et donc de façon beaucoup plus durable dans le temps avec les fonds du Feder. C'est pour ça qu'on est très consommateur de fonds Feder. on est moins gourmand de fonds euh euh Europe, de fonds horizon Europe, mais c'est ce qui nous permet là cette fois-ci de nous extérioriser et de montrer notre capacité à à pouvoir sortir du territoire.

Mais c'est important parce que euh les collectivités sont pour nous une source de financement importante puisqu'elles sont autorité de gestion au moins jusque-l. Juste sur la question des filières, euh le premier avant de parler de filière d'avenir, je pense que nous notre notre travail en priorité, c'est de doter les filières existantes et notamment les filières agricoles de nouveaux moyens euh compétitifs. On parlait effectivement de de semences plus adaptées au changement climatique et et évidemment plus résistante à l'eau de de de sur la question vous posiez la question mais pourquoi nous ne travaillons pas plus avec les pays auour aujourd'hui en matière d'échange économique stratège sur les semences et tubercules sur les productions agricoles vous citiz la caraïb alors on a déjà démarré et notamment dans des dans des consensus avec l'AFD dans des projets de coopération régionale justement qui vise à favoriser les échanges économiques agricoles, ce qui est souvent la denr et rare euh entre nous.

Évidemment, la question sanitaire est au centre puisque évidemment le le nous levier, il est européen et évidemment les conditions, il est européen et il est international dans le cadre des organisations régionales de la protection des végétaux hein. et et nous travaillons et c'est une une proposition que vous avez faite et que nous suivons à effectivement d'identifier quelles sont les filières, quelques petites filières qui pourraient déjà nous permettre de démarrer et de donner confiance entre entre nos pays parce que la question c'est aussi de ne pas désorganiser nos productions locales qui sont déjà fragiles et de rentrer dans les compétitivités de se retrouver avec les problèmes qu'on a sur l'importation au niveau européenne et qu'on pourrait l'avoir par exemple je prends mon bassin qui est l'occédia avec Madagascar donc tout Ceci est fragile, il y a des bonnes idées. Effectivement, faut qu'on se mette autour de la table, qu'on pose bien les sujets.

Mais la question d'identifier quelques filières d'intérêt, c'est effectivement une bonne proposition. on est dessus qui doit être partagé notamment avec l'ambassadeur de de France occanique he Jean-Claude Brunet qui effectivement est sur ces questionsl euh sur la question des et de l'aide outreem vis-à-vis du métropole en matière en matière d'agriculture, c'est le cas puisquévidemment nous sommes aux avant-portes souvent de problèmes que n'a pas en fort les zones tempéres et la et la métropole mais le climat est en train de niveler tout cela par le bas et donc euh effectivement Nous travaillons sur des semences, sur des productions de tubercules et cetera qui peuvent s'adapter évidemment en métropole et qui peuvent permettre de résoudre des problèmes que connaît à nouveau la métropole. C'est aussi le cas par exemple sur la lutte contre les moustiques puisqueeffectivement l'expérimentation dont je vous ai donné est une expérimentation qui est très très regardée pour une application en métropole notamment sur les régions de Montpellier.

Euh sur la question des filières d'avenir, évidemment, il y a la question de la bioéconomie circulaire et notamment des questions des biomasses. Mais là, on se retrouve qu'elle soit d'ailleurs au niveau marin ou qu'elle soit au niveau terrestre, là il y a un gros gros sujet et on travaille main dans la main avec les organisme dans ce sens-là avec un exemple. On a créé une filière à la réunion très récente qui s'appelle la rivière Fibois et qui vise en fait à valoriser les déchets des forêts à des fins de transition énergétique ou à des fins de restauration de milieu naturel.

Et enfin, la question du numérique, elle est importante parce que nous nous mettons en œuvre tout un tas de données. Euh nous sommes toujours challengés pour mettre ces données à disposition de nos bénéficiaires, des opérateurs privés et cetera. Et je crois que là, il y a un un il y a un gap énorme euh pour s'appuyer sur des entreprises numériques d'intérêt qui puissent permettre de passer d'une d'un concept et cetera ou d'un portail de données à quelque chose de beaucoup plus appliqué et notamment l'intelligence artificielle peut nous y aider. en tout cas en matière d'outil des décisions, nous nous y voyons un intérêt certain.

Enfin, sur la question des jeunes parce que j'avais pas répondu à la question que vous m'avez poser, le la question de comment retenir les talents scientifiques dans nos dans nos territoires, c'est vrai une vraie question, on va pas se mentir, c'est une question de prix et de rémunération. nous sommes moins compétitifs en matière de rémunération euh dans nos territoires et notamment dans nos dans et surtout dans par exemple dans nos épiques hein puisque euh dans nos épiques, on doit aller chercher effectivement une partie des des de l'argent que nous n'avons pas par ailleurs et donc forcément derrière on est obligé de faire des choix et ça la question de la rémunération est importante. La question de la mobilité étrangère est aussi importante notamment sur la question des visas et la question de la mobilité étrangère. et on rencontre toujours un certain nombre de difficultés dans le cadre de partenariats internationaux pour faire venir soit les jeunes, soit les étrangers à des événements et cetera.

Même si ça s'améliore, on a peu de facilité par rapport à ça. Voilà quelques idées un peu en vrac mais que je tenais à partager. Merci.

Merci à vous. Donc nous allons poursuivre avec le criobie saal. Je peut-être laisser la la parole à à Étienne qui avait levé la main avant moi et après je je après je j'embrayerai si vous voulez bien.

Allez-y. Alors moi, je voulais répondre à à je voulais suivre la suggestion de de mon collègue du Bergem et vous parlez du groupe de travail euh outreem qui a été mis en place suiv à une recommandation du COMOP, donc du comité intermédictériel dédié à la recherche en février 24 euh et donc qui était piloté par Clergerie de la Dergéie. Donc ce groupe de travail a rassemblé un certain nombre d'Orr et de quasiment toutes les ONR d'ailleurs qui travaillent dans les outres mers et ainsi que France Université avec l'objectif principal c'était d'identifier les freins au au développement au déploiement de la recherche dans ce territoire d'outre mer en faisant un certain nombre de constats.

Donc il y a eu un certain nombre de réunions. Alors oui, c'est des réunions mais ça a produit quelque chose. Euh et ça a produit un certain nombre de recommandations qui ont été transmises en décembre de 2025 euh à la DGOM et à la DGRI et qui sont pour l'instant à l'étude dans ces deux directions.

Mais peut-être je peux les balayer rapidement. Je pense que d'ailleurs c'est intéressant. Je demanderai à la présidente de ce groupe de travail qui s'appelle Anne Renault.

Alors, ce groupe de travail n'était pas piloté par le CNRS, il était dirigé par Anne Renault qui était à ce moment euh euh membre du ministère, hein. Elle est ancienne euh directrice de recherche CRS, mais là, elle était pas au nom du CRS, elle pilotait au nom du ministère euh cette question. Alors, un certain nombre de points ont été abordés, les questions de pilotage de la recherche dans ces outres mères.

Donc vous vous y avez fait référence tout à l'heure, j'ai on y a partiellement répondu en disant qu'il y avait des consortiums qui étaient mis en place qui sont très fortement soutenus par les recommandations de ce groupe de travail. Euh la question de la stratégie de coopération régionale dans les bassins, coopération régionale donc avec le le bassin géographique. Éc en a parlé, j'en ai parlé au début en disant que ça s'inscrivait dans la stratégie du CNRS de s'appuyer sur ses laboratoires euh internationaux, sur ses représentations dans les territoires pour essayer de d'activer et et de de lancer une dynamique qui dépasse qui qui soit qui soit en lien entre les actions et les activités des territoires avec leur bassin régional.

Il y a une question qui est la question essentielle dont on a commencé à évoquer qui qui parle de l'attractivité de de ces territoires. Attractivité en fait, il y a il y a deux choses. Il y a euh former les jeunes qui sont dans ce territoire, donc déployer des formations qui soient adéquates avec les besoins de ces territoires.

Si si c'est pas possible de de les de les former là et qui vont se former à l'étranger, c'est pouvoir les ramener, les faire revenir, d'accord ? Et autre attractivité, on va dire au sens premier, à tirer des talents vers ces territoires. Et les questions qui se posent sur cette sur cette manque d'attractivité, c'est des questions de salaire, c'est une c'est c'est un fait, le coût de la vie est supérieur.

Euh c'est des questions d'isolement scientifique. C'est des questions, on va dire de de dynamique économique qui font que les taux de chômage sont tels que quand il y a une personne qui veut rejoindre les autres mères et qui vient avec sa famille, il y a la question de du travail de de ses conjoints et cetera. Enfin, c'est c'est toute cette dynamique.

Donc, c'est pas il y a c'est vraiment un problème assez complexe avec un multi multi-entrée, on va dire, mais la question de l'attractivité est essentielle. C'est vrai. Et donc il y a un certain nombre de recommandations avec des propositions d'outils pour pour augmenter cette cette attractivité.

Donc il y a au final il y a une quinzaine de recommandations sur ces thèmes. Donc je sais pas madame la présidente si vous voulez que je transmette ou si vous faites vous demandez à madame Anne Renault qui a la retraite maintenant mais qui continue à être active comme beaucoup de scientifiques. Euh si elle vous le transmet directement de façon officielle, c'est peut-être c'est le plus logique.

Nous nous sommes preneurs de tous les documents euh qui peuvent éclairer nos nos travaux. Donc euh il y a pas de il y a pas de souci particulier à nous à nous les transmettre. Donc je pense je vous les transmettrai en mettant madame Renault en copie comme ça elle soit après sur les questions qui qui ont été posées par madame Ver sur sur les filières touchées par le changement climatique c'estement vrai on y travaille je dis on en englobant toutes les onr et je je cite par exemple un ppr qui se déploie dans dans le sud de indien donc avec lead fréer le cres l'D s'appelle Pop bridges qui s'occupe justement de toutes les questions de pâcherie dans toute cette zone géographique et comment cette c'est cette question sur la la filière aliotique, on va dire et est touchée par le changement climatique et quelles sont les solutions que l'on peut proposer mais très pratiquement auprès du du pêcheur lambda qui se retrouve à Madagascar ou et cetera pour pour garder une dynamique dans ces conditions où le changement global impacte sur cette filière.

Il y a il y a toutes les filiares mais ça le sirade est bien mieux placé que comment on pourrait répondre. Madame Lopez a posé une question sur le le côté performatif, on va dire, de la recherche. Alors, le côté performatif de la recherche, c'est une question qui dépasse les autres mères.

Je veux dire, si si je regarde les les les préconisations qui ont été faites depuis plusieurs dizaines d'années sur pour pour changer notre fonctionnement face au changement climatique, on voit que le côté performatif est quand même très très questionnable. Euh ce que je peux dire à l'échelle locale, c'est que par exemple, il y a des questions des questions de d'indépendance énergétique qui se posent dans ces tous ces territoires, en particulier en Polynésie avec 117 îles de réparti sur un territoire grand comme l'Europe, comme le disait Pierre, euh très dépendant des de de des d'énergie fossile. Donc il y a eu un projet qui est un projet qui a été soutenu par le CNRS et l'université de Polynésie visant visant à essayer de trouver des solutions ponctuelles ou plus général pour essayer de de palier ces questions de d'indépendance énergétique de dépendance énergétique, je veux dire des îles.

Et donc, il y a eu un projet qui a donné lieu à la réalisation d'un d'un système qui associe le photovoltaïque, la production d'hydrogène, les batteries pour un système autonome que l'on déplace dans des îles quand quand besoin se fait ou d'ailleurs qui peut être déplacé dans des zones où ponctuellement à cause d'un d'un événement naturel un peu extrême, séisme ou autre, il y a il y a une chute de de production production d'énergie. Donc ce ce cette recherche a produit ce ce cet équipement qu'il faut maintenant passer qu'il faut passer à l'échelle et distribuer. Donc ça ça existe.

Ce n'est pas ce n'est pas que des recherches fondamentales. La question de madame Gérardin sur l'innovation, quelle place à l'innovation dans les dans le dans notre organisme ? Il y aura évidemment une réponse écrite là-dessus, mais quand quand notre PDG est arrivé à son premier mandat il y a maintenant une dizaine d'années, il a créé la direction générale de l'innovation donc qui est à côté de la direction générale de la recherche scientifique.

Donc il y a une partie innovation recherche scientifique. Évidemment c'est ces deux directions se parlent énormément qui intervient dans les SATS. Je vous ai dit en début d'introduction qu'on avait un certain nombre de laboratoires avec les industries.

Donc l'innovation est vraiment euh très très au cœur de notre de notre organisme à côté de la recherche on va dire scientifique, des actions de recherche scientifiques qui sont dans les laboratoires. Et je partage la vie de mon président de manquer tout ça sur le fait que recherche fondamentale, recherche appliquée, ça donne pas grand-chose puisque la plupart de de nos recherches fondamentales trouvent des applications ou font appel à des développements de recherche appliquées pour répondre aux questions de la recherche fondamentale. C'est c'est quelque chose qui marche de la main en la main et on pourra en rentrer plus dans les détails et sur la question de madame la présidente sur les questions défiance confiance et et si on allait en en main dans la main avec les universités mais en fait nos laboratoires et les laboratoires des universités sont tous des laboratoires mixtes.

Il n'y a pas de laboratoire d'université propre. Ils sont tous avec des chercheurs qui du CMRS qui du CIRAT qui de l' fréère qui de l'ARD et cetera. Nous nous le l'écosystème hexagonal et euh des autres mères, c'est des unités mixtes avec les universités.

Donc évidemment, nous travaillons sur les programmes des universités, sur des programmes que l'on monte ensemble. Je vous ai parlé d'un certain nombre d'appels à projet que l'on a monté avec les diverses universités. D'ailleurs, ça me permet de répondre à une question sur l'implication internationale dans la feuille de route là, je vous ai dit, on a monté les appels à projet et notamment un avec la Guyane qui s'appelle le plateau des Guyanes face au changement climatique.

Et dans l'appel à projet que l'on a construit avec l'université de la Guyane, il y avait une un critère, c'était que nous allons soutenir nous soutenions des projets qui inclaient un partenaire du bassin. On a pu comme ça financer cinq projets qui associent soit des laboratoires de du brésilier, soit du suram, soit de du Guyana sur des sur des questions impactantes pour la Guyane. Donc cette cette cet intérêt et cette volonté de de mener des programmes qui associent le le pays voisins du bassin, c'est c'est une volonté du CNRS.

Et pour ce qui concerne, on va dire, le la formation cette essayer de voir comment est-ce qu'on peut faire pour rétablir une rétablir, c'est un petit peu exagéré parce qu'il y a pas une telle défiance sur la science, il y a une méconnaissance. Et donc ce que l'on fait pratiquement partout dans l'hexagone et aussi dans les territoires autres mè, c'est intervenir dans les lycées, c'est vervenir les lycées dans les laboratoires, c'est ouvrir faire ouvrir nos laboratoires, une toute cette dynamique que que l'on mène. Euh bon, je m'arrêterai là, j'étais un peu long, j'ai essayé de balayer vos questions euh qui qui rassemblaient un peu un peu un peu toute la problématique de des outres mères.

Et voilà. Alors, nous allons passer au Criob et puis après l'Ivreem. Oui.

Alors, merci. Moi, je vais reprendre aussi un petit peu tous les points qui ont été abordés et toutes les questions qui ont été posées. Euh alors, en terme de la place de l'innovation au niveau du CRIOB, je vous ai parlé de de la halle de la halle technologique d'innovation qu'on est en train de construire sur un financement État, pays et fondation PSL, par Science et lettre.

Donc ça c'est un projet justement de de pépinière d'entreprises innovantes qui est en en j'allais dire qui fait suite un petit peu au projet Naïti qui a été euh porté par euh euh par l'université de Polynésie française et auquel le CNRS était associé. euh la stratégie de l'innovation de de Polynésie française euh à laquelle nous participons euh bien sûr à tous les ateliers pour euh accompagner les euh les porteurs de projets innovants. Euh des nouvelles technologies tout à l'heure on a parlé euh j'ai parlé des panneaux solaires pour faire de l'ambrage au récif corali et décarboner l'énergie.

Mais il y a aussi quelque chose qui a été lancé au niveau de la Polynésie française he c'est le swak. Soit que 6 Water Air Conditioning, hein, qui est euh une technologie qui a été lancée en Polynésie française qui est qui est fonctionnelle, hein, qui est qui marche très bien euh pour des euh par exemple l'hôpital de de Tahiti, euh pour des hôtels euh qui utilisent donc cette énergie euh issue de de l'eau froide, des profondeurs et ensuite qui est qui est relâché. Alors, il y a il y a des projets pour euh pour refroidir ensuite les zones moins profondes sur euh sur le sur les récifes coraliens et cetera.

Et là encore, il y a il y a quelques problèmes qu'il faut qu'il faut gérer. Euh mais pour faire de la climatisation décarbonée, ça marche très très bien le sw c'est vraiment très efficace et ça ça a été une innovation qui a été portée en Polynésie française. le lien entre recherche et culture et en Polynésie française, c'est très fort bien sûr avec toutes les les espèces totique requins, requins, baleine, tortue, anguille qui sont et puis des écosystèmes.

On a parlé des écosystèmes profonds pour effectivement faire une exploitation des des milieux profonds. C'est au-delà de la des croyances, c'est aussi une encore une fois une défiance par manque de connaissance, je pense. Et effectivement, on sait pas les conséquences d'une exploitation des des grands forsmarins sur le reste des écosystèmes.

Ça va, il y a des il y a des verrous encore de connaissance qui qui ont pas été levés. Et donc euh ce ce cette inquiétude des populations locales par rapport à cette exploitation des grands fond marins, je pense qu'elle est légitime et tant qu'on n'a pas euh levé ces ces verrou technologiques et euh de conséquences sur l'ensemble des écosystèmes. Euh on parlait aussi de d'intervention en milieu scolaire hein, fête de la science et cetera, mais aussi au Cri, on a mis en place il y a quelques années le le un un lien avec cette la société civile, j'allais dire.

Euh on fait de la recherche au niveau du criobe et à côté on a maintenant le le Farenoura, cette écomée qui fait le lien justement pour transmettre à la fois aux populations locales, aux scolaires et euh aux euh aux touristes aussi les résultats de nos recherches pour la la faire une de la médiation scientifique. Et donc on a cet outil au niveau du du criob maintenant avec le Farenatoura et puis on intervient bien sûr dans les dans les écoles et on essaie de faire des journées porte ouvertes tous les ans et cetera. Euh un dernier point c'était par rapport à l'IA.

Nous on essaie de de collaborer notamment avec l'INRIA. On essaie de mettre en place des des projets avec l'INERIA sur des jumeaux numériques pour modéliser euh euh pour modéliser pardon le l'évolution des récifes coralières avec des jumeaux numériques qui nous permettent effectivement d'anticiper les conséquences du réchauffement climatique. Et enfin, moi j'allais dire aussi par rapport aux difficultés, on en a pas trop parlé des difficultés qu'on avait hein. un vivier limité finalement de euh un vivier limité de de chercheurs et puis de d'étudiants et de personnes qui sont capables de rester sur le territoire.

Euh on est une petite communauté quand même à la Polynésie française et euh et ensuite ben aussi sur un territoire grand comme l'Europe. Donc euh sur Tahiti, Montréal, ça va être facile, j'allais dire d'intervenir euh quand on va travailler sur les marquises, quand on va travailler sur les pommes autou qui sont à plusieurs milliers de kilomètres, c'est aussi compliqué pour l'approvisionnement en terme de de produits et cetera. Donc euh voilà ce que je voulais dire et puis euh par rapport au consortium euh de recherche, je pense que ils sont en train de se mettre en place, il faut leur essayer un petit peu le le temps. il faut pas qu'il prenne la place sur les les les politiques, j'allais dire individuelles des ONR, mais je pense que ou des des organismes he comme comme différents organismes, mais il faut que ce soit une dynamique commune puisque effectivement tout seul on peut aller plus vite mais ensemble on va beaucoup plus loin et on peut effectivement faire des des leviers financiers qui sont beaucoup plus importants.

Voilà ce que je voulais dire un petit peu en conclusion de de cette intervention. Merci beaucoup. Nanc Fromè.

Alors, on va faire la réponse à deux voix avec mon collègue Romain. Je vais commencer parler du de la question qui avait été posée sur les recherches qui étaient conduites sur le changement climatique. Ce que vous voulez préciser, je vais pas revenir sur des points qui ont été déjà évoqués par mes collègues parce qu'il y a des collaborations qui se passentem entre le CNRS en particulier et et l' Fréer sur les questions de qui se posent au niveau de l'océan.

Ce que je voulais évoquer euh c'est un autre PPR qui s'appelle Maewa qui est un PPR qui est coordonné par l'IFRÉmer et l'IRD qui qui s'intéresse justement au phénomène des canicules marines qui est un phénomène qui frappe de plein foué ces ces ces îles ultramarines et qui entraîne des blanchissements massifs des coraux qui entraînent la mortalité de de nombreuses espèces côtières et également entraînent la prol prolifération d'algue toxique. C'est un c'est un sujet pour ces territoires et cette question a été abordée de manière très pratique puisque pour je vais donner deux exemples qui concernent des activités qui sont liées au à l'économie des territoires. Le premier exemple que je vais donner, c'est souvent ces territoires sont des territoires qui sont attractifs pour les touristes et en particulier pour leur barrière coralienne qui sont des des lieux d'attraction très forts pour de la plongée, pour tout simplement des visites. et ces blanchissements et bien que l'on constate du fait de ces de ces de ces canicules marines, jusqu'à présent, il y avait très peu de stratégies pour pouvoir les contrer et une des stratégies qui a été proposée et qui semble fonctionner, c'est justement de travailler sur cette association d'espèces parce que c'est un c'est c'est une symbiose entre une microase par exemple et et également un un organisme coralien. et bien c'est de travailler sur l'augmentation de la résistance de cette de cette de ce symbiote de telle façon à ce que euh il y ait une résistance plus plus importante sur ces euh ces augmentations de température.

Il y a un autre exemple qui lui a un effet direct sur un aspect vraiment économique he c'est la crevéiculture. Et il faut savoir que jusqu'à présent, cette activité enfin est très largement dépendante du recrutement naturel. C'est-à-dire que les perlicuteurs recrutent du naissin à partir de 4h qu' mettent dans le milieu naturel.

Et du fait de ces augmentations de température depuis quelques années, depuis 2 ans exactement, il y a une baisse très forte de ce recrutement et il se trouve confronté à une difficulté à mettre à reproduire des des en tout cas à produire des des des organismes des huîres perlières et de et ainsi de produire leur leur gagne bain qui est le la perle elle-même. Et là encore, il y a une stratégie qui a été mise en place qui marche très bien, c'est de travailler sur un conditionnement très précoce qui a été mis en œuvre sur les stades embryonaires et largaire qui fait que ces organismes qui ensuite sont produits au travers de ce conditionnement en fait, on les soumet à des à des stress thermiques très ciblés pendant des stades précis et ces organismes deviennent résistants par la suite et ce qui fait que la stratégie qui a été proposée, ça a été de de de construire, de concevoir des des euh des écloseries. Ce pointost a été évoqué tout à l'heure, c'est vraiment un point crucial pour ces territoires de telle façon à ce que les les technologies qui soient proposées soient accessibles pour le plus grand nombre.

Et ces ces écloseries locaustes finalement ce qu'elles font c'est qu'elles elles sont conçues sur des sur je l'ai évoqué tout à l'heure dans mon point linéaire elles sont conv elles sont conçues sur la base d'un d'un container qui est euh facilement déployable sur différentes sur différents atoles et la production de ces de de ces naissins est est permise justement avec cette cette robustesse augmentée et lorsque l'animal a passé ce stable euh crucial, il peut être ensuite déployé en mer et il résiste beaucoup plus fortement aux calmicules marine. Voilà, ça c'était ces points là que je voulais évoquer pour montrer que ces aspects de changement climatique sont pris en compte et en tout cas il y a des solutions qui sont proposés pour justement permettre une continuité des activités qui sont menées sur ces Moi, je voulais répondre sur la question de la place de l'innovation au sein de d'un institut comme l'IFREME. Ça, on pourrait y répondre par écrit.

On peut juste souligner que euh c'est une place stratégique et que euh l'innovation influence la feuille de route scientifique et la feuille de route scientifique influence l'innovation. Donc il y a vraiment un lien entre les deux et ce lien est assez fort et s'exprime dans les projets. Euh je voulais juste souligner que les questions que vous avez posé sur les le transfert de la recherche vers les entreprises, c'est des questions qu'on retrouve sur tous les territoires outreem mais aussi métropolitain avec des spécificités en outreem et avec des atouts en outreem. on en a parlé des atouts en terme de biodiversité, en terme de géographie, euh en terme de de d'envie et d'énergie et puis des faiblesse aussi.

Euh, on a parlé du coût de la vie, par exemple, qui est une faiblesse de la euh peut-être la capacité à à à avoir moins de monde sur une zone et donc euh des des des zones où on peut euh créer plus facilement des écosystèmes euh de recherche autour de ça. Et donc, il faut se poser vraiment les questions des atouts et des faiblesses. Et je pense que si on fait le le prorata entre les deux, ça nécessite qu'on qu'on y mette plus d'énergie aussi, qu'on y fasse plus attention parce que je pense que les atouts sont sont importants, mais il y a aussi des faiblesses qui sont structurelles et et qu'on pourra pas contourner si on y met pas plus d'énergie.

Et quand je dis plus d'énergie, c'est aussi plus de moyens. Je crois pas qu'on ait des fonds de maturation vraiment dédié à ça. Je pense que ça pourrait être intéressant.

La maturation, c'est vraiment les premières étapes qui sortent de la recherche et qui vont vers le marché voir se poser des questions de fond d'investissement. Quand on est une start-up en outre mer, ben je pense que l'investissement, on va le chercher euh bah ailleurs. Et ça, c'est un vrai problème, c'est une vraie difficulté parce que les critères sont pas forcément les mêmes.

L'accès est plus difficile, les rencontres sont plus difficiles. Donc peut-être se pos poser la question de créer des fonds d'investissement pour soutenir des start-ups en outre mer. Et ensuite, il y avait d'autres questions qui étaient posées sur la la les plans stratégiques associés par exemple à la flotte océanographique française.

Vous avez parlé du contexte géopolitique. On a un livre blanc sur l'évolution de la flotte océanographique française qui intègre des enjeux de décarbonation. euh donc de comment ben on va euh projeter une flotte océanographique dans l'ensemble des océans mais euh en en limitant son imprint de carbone et la dépendance à des énergies fossiles.

Euh tout ce qui est dronisation, vous avez parlé de défense. Euh donc nous on on s'intéresse beaucoup au développement de la dronisation plutôt pour l'observation mais on sait que ces outils-là peuvent aussi intéresser les enjeux de défense mais on reste un centre de recherche dédié plutôt aux océans. Donc on a on a peu d'activités sur ces enjeux de défense même si on a des liens avec le ministère de la défense.

Voilà. En tout cas, on pourra vous fournir ces éléments-l puisqu'ils sont disponibles pour pouvoir répondre à à comment on voit les stratégies à plus long terme. Vous aviez évoqué également tout ce qui était milieu scolaire.

C'est des choses qui sont très importantes pour nous euh sur tout le territoire. la formation. Donc la formation, ça commence par l'accueil aussi de tésard, de stagiaire, d'alternant, mais aussi le déplacement dans les écoles où on va rencontrer, on va expliquer les travaux qu'on peut mener, voir on accueille des écoiles dans nos centres de recherche aussi pour leur montrer comment fonctionne la recherche, pour leur donner envie de s'impliquer aussi dans la recherche.

Donc ça c'est des choses qui sont très présentes et c'est vraiment une émission très forte de l'institut. Euh et puis vous avez évoqué l'IA aussi. C'est un c'est un sujet qui est vraiment transverse, qui est quasiment partout dans tous nos travaux de recherche.

Aujourd'hui, on peut difficilement se passer de lia dans les travaux de recherche, que ce soit pour l'analyse des données, pour l'acquisition de données, le traitement de ces donnéeslà. Donc également en outre mer, par exemple, on a beaucoup de travaux sur la génétique, on a parlé de la perle ou de la crevéticulture, ben on utilise ces outilsl aussi pour pouvoir analyser, pour pouvoir séquencer euh voilà, capter ces donnéesl. Donc pour nous, c'est quelque chose qui est qui est vraiment un fil rouge.

On pourrait détailler. Je soulligne aussi qu'on a un thème prioritaire euh de recherche qui associé à la scénarisation de l'océan. Donc comment prévoir l'évolution de l'océan à des échéances plus lointaines 2030, 2050, 2100.

Et donc ça c'est euh des outils d'intelligence artificielle, de modélisation qui nous permettent de d'imaginer différents scénarios. Et donc ces scénarios, ils sont utiles que si ben ils regardent les problématiques locales aussi. L'idée, c'est pas forcément de faire des projections euh mondiales, mais aussi de se dire bah comment ça va se passer concrètement à petite échelle à petite échelle.

Merci. Alors deux petites minutes à monsieur Montpelat et puis après nous allons clore ces cette audition de plus de 2hes très enrichissante. Merci.

Alors, puisque j'ai de je vais aller, je vais je vais pas parler des aspects changement climatiques, mais tout en soulignant que c'est fondamental et que il y a plusieurs études partenariales qui ont été menées pour comprendre dans des logiques de descente d'échelle quels seront les effets particuliers de ces de ces évolutions dans chacune des régions et du coup d'en tenir compte dans le toutes les actions que l'on mène notamment par exemple sur toutes les études qu'on peut faire sur la la périlité de la la des ressources en souterraine. par exemple doivent nécessairement intégrer ces évolutions climatiques. Mais du coup, je puis les questions de de de défense et de souveraineté, je pense que là-dessus la la question des ressources minérales, il contribue fortement, mais c'est vrai qu'il y a des réflexions et qui ne concernent pas forcément uniquement l'outreem.

Euh c'est quelque chose qu'on va qu'on va faire cette année au Bergem de voir quelle contribution on peut avoir en tant qu'établissement de recherche aux efforts de défense et de souveraineté de manière plus générale. Donc une autre façon de de de voir nos approches de la recherche. Je terminerai sur les aspects de d'attractivité.

Euh moi quand j'ai commencé à travailler, je suis ultraarin d'origine et et donc c'est c'était c'était en en outreem euh et du coup dès qu'il y avait un poste qui s'ouvrait quel qu'il soit euh et je dire il y avait euh beaucoup de candidats euh qui qui étaient là et donc il y avait vraiment une une forte appétence pour les postes en outre mer. Aujourd'hui, je puis vous assurer que on a renversé les choses mais de manière diamétrale. Aujourd'hui, il alors c'est pas systématique bien évidemment, mais il est très fréquent que des postes que l'on ouvre ne trouvent pas preneur ni en interne en externe.

Donc il y a vraiment là euh je dirais une quelque chose qui qui qui al c'est c'est pas voilà le le je pense que c'est lié aux difficultés, aux tensions sociales, à tout ce qui a fait l'actualité, les risques et cetera. C'est c'est multifactoriel et et on doit vraiment faire preuve d'imagination pour contrer ça parce qu'on a besoin effectivement de de mobiliser des gens. La la traduction chez nous c'est que nos équipes dans les outremères sont relativement jeunes et c'est pas avec des jeunes sans le alors avec les jeunes on a beaucoup de de dynamisme mais c'est aussi des gens qui sont moins expérimentés moins intégrés dans des réseaux internes.

Et donc c'est plus compliqué. Un tout petit point sur les VSC parce qu'on l'a évoqué tout à l'heure, c'est quand même euh euh alors j'ai été VC, j'ai commencé comme ça au BRM. Alors à l'époque c'était le le Vatariat, c'était du service militaire mais le aujourd'hui les VC euh c'est ça ne favorise pas toujours les ultramarins sur ces postes-là, ce qui est quand même un peu un paradoxe.

Pourquoi ? Parce que il y a deux dimensions dans leur système indemnitaire. Une part qui un pseudo salaire, on va dire, mais l'autre part qui concerne euh une compensation logement.

Et quand vous êtes ultramarin, vous n'y avez pas droit. Donc c'est quand même un peu paradoxal. Il y a peut-être un petit effort à faire de ce côté-là pour euh et et je sais qu'il y a pas mal de de de jeunes ultramarins qui se détournent de ce système qui est une bonne façon, je dirais, d'entrer tout en contribuant à la recherche dans les outres mè et qui pourrait être euh euh voilà amélioré.

Et un dernier point, c'est peut-être un angle mort, mais c'est c'est aussi ma propre expérience, pardonnez-moi, de de l'aborder, mais c'est aussi de de de de penser aussi à l'attractivité de de enfin à une forme d'incitation aussi à nos ultramarins de venir dans l'hexagone occuper des des postes de de d'évolution de soit scientifique ou à responsabilité parce que c'est bien comme ça et je je peux en témoigner, je me suis posé vraiment la question et quelque part quand j'ai pris cette décision là, c'était en 2015, beaucoup de de mes camarades m'ont dissuadé, ont dit "Mais qu'est-ce que tu vas chercher dans l'hexagone et cetera ?" Et et bon, moi j'avais je je je j'avais la conviction que je je j'avais mes propres motivations et d'évolution, mais c'est bien dans ce par ce bien-là euh tout en étant délégué à l'outre mer que j'ai pu faire passer un certain nombre de d'idées de choses au sein de mon établissement et c'est aussi comme ça que que que ça doit évoluer et il faut savoir je dirais mettre en avant, on ne le fait peut-être pas suffisamment, je dirais les les les personnes qui ont des des qui connaissent des des carrières et des réussites en métropole et qui sont originaires de l'hexagone. Et pas seulement ceux qui sont originaires de l'hexagone parce qu'ils sont nés dans l'hexagone mais qui sont qui ont fait l'effort de venir à un moment donné de leur parcours euh dans l'hexagone.

Voilà. Merci. Merci.

On on va terminer. Alors, malheureusement, nous ne pourrons pas redistribuer la parole puisque nous arrivons, nous avons dépassé l'ure le le temps horaire qui nous était imparti, mais nous sommes preneurs de toutes les contributions écrites, donc n'hésitez pas à à nous à nous les faire parvenir. J'ai bien noté donc on va pas reprendre tout ce qui est mis en place dans les dans les territoires ultramarins, mais l'outre mer c'est sur le plan de l'innovation, j'estime que c'est une chance pour pour notre pays.

C'est de l'outre mer qu' émergeront euh des solutions aux problématiques et notamment aux problématiques de réchauffement climatique que l'on commence à connaître dans l'hexagone et et changer le regard. sur les territoires ultraarin et comme vous avez dit, il y a plus beaucoup d'appétences pour ces territoires. Il y a un passif qu'il faut changer.

Et le but des travaux de la délégation, c'est aussi de montrer que les territoires ultramarines, il n'y a pas que du négatif, mais il y a aussi beaucoup de positif et beaucoup de d'avenir derrière tout ça. Alors, j'ai bien noté aussi votre inquiétude sur le cadre financier pluréannuel. La délégation est aussi inquiète que vous.

Elle s'en est saisie. D'ailleurs, je vais vous montrer le rapport contre un budget européen désastreux pour les outres MAES. Nous nous sommes déplacés à deux reprises et ces déplacements nous ont m'ont permis de comprendre aussi que il y avait une une méconnaissance un manque de culture les outresem mais au niveau européen mais aussi au niveau de nos de nos administrations nationales qui n'étaient pas en mesure de relayer.

Il nous a été demandé des exemples concrets. Donc nous pouvons aussi compter enfin nous vous demandons de nous faire parvenir si vous le souhaitez dans le cadre de ces travaux si vous pouvez nous faire parvenir des exemples parce que nous comptons nous rendre maintenant on part à Strasbourg pour convaincre les collègues les députés les députés européens de la nécessité de maintenir le cadre financier pour les outres maires tel qu'il était et pourquoi pas abander un petit peu plus mais bon ça c'est une autre question. Donc vos exemple précis seront les les bienvenus dans ce dans ce domaine particulier et puis comme je l'ai dit tout à l'heure nous travaillons aussi sur la coopération régionale.

Nous terminons nos travaux par le bassin occan Pacifique et nous nous rendrons bientôt en Nouvelle-Calédonie et à Walis. ce qui nous permettra aussi de travailler. Nous vous avez évoqué tout à l'heure des des fasicules, des des problématiques purement administratives entre la Nouvelle-Zélande, l'Australie, la Nouvelle-Calédonie.

Donc, ce sera aussi l'occasion dans le cadre de ces travaux de travailler sur ce sujet. Voilà, je vous remercie d'avoir passé tout ce temps, de nous avoir consacré plus de 2h30 et nous vous nous espérons nous entendre dans un autre cadre bien entendu. Merci et bonne fête de journée à tous.

Merci beaucoup. Merci. Merci.

Bonne journée à vous. Merci. Excellente journée.

Bonne fin de journée.

Filières d'avenir outre-mer : table ronde R&D — Micheline Jacques · Pourquijevote