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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 20 juin 2022 12 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Pourquoi Macron pourrait avoir du mal à gouverner, fin de la canicule, Colombie... Actus du jour

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    « Selon le ministère de l'Intérieur, ensemble, donc l'alliance des partis qui soutiennent Emmanuel Macron obtient 245 sièges de députés à l'Assemblée nationale. »
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    « La NUPES de son côté, donc l'union des partis de gauche menée par Jean-Luc Mélenchon, en obtient 131. »
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    « Le Rassemblement national, de son côté, en obtient 89. »
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    « Et enfin, le parti de droite, Les Républicains, en obtient 61. »
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    « Il ne manque pas 15 députés, mais bien trois fois plus de députés à Emmanuel Macron pour avoir cette majorité absolue qui est située à 289 sièges. »
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    « Il faut donc 44 députés précisément à Emmanuel Macron pour faire voter ces lois. »
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    « Il n'y a plus que 11 départements classés en vigilance orange par Météo France pour des risques de canicule ce lundi 20 juin. »
  • 9:02PrésentateurChiffre
    « Sachant qu'il y en avait 52 dimanche, c'est donc beaucoup moins aujourd'hui. »
  • 9:12PrésentateurChiffre
    « 32 départements ont été placés en vigilance orange en prévision d'orages violents. »
  • 9:37PrésentateurChiffre
    « Au moins 59 personnes sont décédées et des dizaines de milliers de familles sont actuellement sans abri après ces inondations. »
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    « Sa vice-présidente, Francia Marquez, est la première femme afro-colombienne à accéder à ce poste très important. »

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La France potentiellement ingouvernable suite aux résultats des élections législatives. On va donc voir ensemble les différents enjeux absolument historiques. Un nouveau président en Colombie ou encore le retour du documentaire d'Aurel San. Bref, beaucoup d'actualités aujourd'hui. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé un bon week-end, malgré la chaleur quand même très très présente ce week-end. On est parti donc ensemble pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes. Aujourd'hui forcément, on va revenir sur les élections législatives qui ont eu lieu ce dimanche pour élire les députés de l'Assemblée nationale.

Certains prédisent que la France va devenir ingouvernable. Alors qu'en est-il ? Pourquoi est-ce que la situation est unique ? Et que pourrait-il se passer désormais ? On va voir ça ensemble. Alors commençons déjà avec les résultats, avec une petite mise à jour, avec les résultats définitifs. Selon le ministère de l'Intérieur, ensemble, donc l'alliance des partis qui soutiennent Emmanuel Macron obtient 245 sièges de députés à l'Assemblée nationale. La NUPES de son côté, donc l'union des partis de gauche menée par Jean-Luc Mélenchon, en obtient 131. Le Rassemblement national, de son côté, en obtient 89. Et enfin, le parti de droite, Les Républicains, en obtient 61.

Ça, c'est donc pour la répartition générale des sièges à l'Assemblée nationale, sachant que le monde, par exemple, fait un décompte un petit peu différent et qu'en général, tout ça peut changer de toute façon dans les prochaines heures et les prochains jours en fonction du ralliement de certains députés indépendants à des groupes ou partis politiques. Mais dans les grandes lignes, du coup, c'est ça. Et si jamais vous voulez plus d'informations sur ces résultats, je vous renvoie à la vidéo qu'on a postée dans la nuit de dimanche à lundi. Une vidéo où je débriefe et je résume en détail ces résultats.

Alors la conséquence d'un tel résultat, c'est que le camp d'Emmanuel Macron n'a pas de majorité absolue. Autrement dit, il n'y a pas plus de la moitié des députés à l'Assemblée nationale qui sont du camp d'Emmanuel Macron. Tout ça force donc le président de la République à devoir nouer des alliances. Des alliances qui peuvent être soit une loi après une autre, essayer de former des alliances pour chaque loi et essayer d'avoir la majorité et faire voter ces lois.

Ou alors une sorte de grande alliance pour les cinq années à venir avec un parti politique et donc tous ces députés qui iraient rejoindre comme ça le gouvernement et le camp d'Emmanuel Macron pour s'assurer que les lois portées par le gouvernement soient bien votées à l'Assemblée nationale. Le truc, c'est qu'aucune de ces deux options n'est vraiment facile. La première option à faire des alliances avec les députés de gauche ou de droite selon les lois, c'est quelque chose qui peut prendre beaucoup de temps et qui n'est vraiment pas gagné. Et puis l'autre option qui est donc une alliance sur le long terme avec un parti, c'est quelque chose en l'occurrence qui est beaucoup évoqué depuis hier.

Certains imaginent que le camp d'Emmanuel Macron pourrait nouer une alliance avec le parti de droite, les Républicains et leurs 61 députés. En effet, 61 députés plus les députés d'ensemble, ça ferait donc une majorité absolue pour permettre de gouverner et de faire voter les lois. Mais le truc, c'est que là-dessus, le président du parti, Christian Jacob, a déjà assuré que les Républicains resteraient dans l'opposition. Autrement dit, c'est très très loin d'être gagné. Pour donner un petit peu de contexte et d'histoire à tout ça d'ailleurs, il faut savoir qu'une telle situation s'est déjà arrivée une fois, notamment en 1988 en France.

En fait, juste après la réélection de François Mitterrand, il manquait 15 voix aux socialistes pour avoir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Il s'était donc appuyé à ce moment-là, soit sur les centristes, soit sur les communistes pour voter leurs lois. Le truc, c'est que là, il ne manque pas 15 députés, mais bien trois fois plus de députés à Emmanuel Macron pour avoir cette majorité absolue qui est située à 289 sièges. Il faut donc 44 députés précisément à Emmanuel Macron pour faire voter ces lois. Et donc forcément, ça complique la chose. Alors quoi qu'il en soit, tout ça va remettre vraiment au cœur de l'actualité politique l'Assemblée nationale.

En effet, il faut bien comprendre que ça change énormément par rapport à ce qu'on a d'habitude. Jusqu'ici, en général, et depuis que le calendrier électoral a changé, il y a l'initiative juste après l'élection présidentielle. Et en général, il y a un président qui est élu. Dans la foulée, ce président arrive sans problème à avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et donc à ce moment-là, l'Assemblée nationale vote assez facilement et de façon quasi directe les lois qui sont portées par le gouvernement. Ce qui menait d'ailleurs à pas mal de tensions et débats sur l'organisation du fonctionnement démocratique aujourd'hui.

Là, en l'occurrence, on est dans un fonctionnement complètement différent puisque la NUPES, donc l'alliance à gauche, mais aussi le Rassemblement national ou encore les Républicains vont avoir beaucoup plus de possibilités pour influencer la façon dont le pays est gouverné puisque, de fait, le camp d'Emmanuel Macron a besoin de certains de ses députés pour faire passer les lois. Au passage, et même si ça peut paraître un petit peu technique, c'est intéressant de voir le débat qui a eu lieu aujourd'hui. En gros, eh bien, initialement, les différents partis de l'alliance à gauche devaient avoir chacun leur groupe à l'Assemblée nationale.

Donc, un groupe pour, eh bien, le Parti socialiste, un groupe pour les écologistes, un groupe pour les communistes et un groupe pour la France insoumise. Sachant que chaque groupe, comme ça, pouvait avoir des pouvoirs qui lui sont propres. Suite à ça, eh bien, aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon a proposé que, eh bien, tous ces partis ne forment qu'un seul et même groupe à l'Assemblée nationale pour être plus nombreux que leur Assemblée nationale et devenir, donc, officiellement la principale force d'opposition à l'Assemblée nationale au camp d'Emmanuel Macron. Le truc, c'est que cette proposition a déjà été rejetée par l'EPS, les écologistes et les communistes.

Ce que ça veut dire, c'est qu'à priori, eh bien, la gauche, à beau être majoritaire, et la principale force d'opposition à l'Assemblée nationale, eh bien, ils auront tout de même des groupes distincts. Il n'y aura pas un groupe NUPES à l'Assemblée nationale, mais il y aura bien plusieurs groupes de gauche. Et voilà, tout ça peut entraîner pas mal de choses sur le poids de ces différents groupes. On aura l'occasion, vous inquiétez pas, d'en reparler en détail cette semaine. Bref, pour résumer, la situation est telle que, eh bien, certains estiment que la France, aujourd'hui, est ingouvernable.

Autrement dit, eh bien, Emmanuel Macron pourrait être incapable de faire passer et faire appliquer son programme puisqu'il n'arriverait pas à obtenir suffisamment de députés pour voter ses lois. Et donc, que peut faire désormais Emmanuel Macron ? On a parlé de la question des alliances, mais, eh bien, l'autre sujet qui revient beaucoup sur la table depuis aujourd'hui, c'est la question de la dissolution de l'Assemblée nationale. En gros, dans un an, et ça, c'est écrit dans la Constitution, eh bien, Emmanuel Macron pourra, s'il le souhaite, dissoudre l'Assemblée nationale.

Ce que ça veut dire, c'est que, eh bien, les députés quittent leur poste de député, en quelque sorte, et on organise des nouvelles élections légitatives. Ce serait donc l'idée de rebattre toutes les cartes avec la possibilité, à ce moment-là, pour lui, s'il s'en sort, de gagner plus de députés et donc d'essayer d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Mais tout ça, c'est aussi une prise de risque majeure puisque ça peut aussi entraîner pour lui le fait d'avoir encore moins de députés à l'Assemblée nationale si, eh bien, après cette dissolution et ces nouvelles légitatives, il arrive à avoir moins de députés, tout simplement, de son camp.

Ça, c'est donc quelque chose qui est possible dans tous les cas dans un an, dans le cas où il voit au bout d'un an qu'il n'arrive pas à faire voter des lois parce que c'est complètement bloqué, sachant que certains estiment qu'ils pourraient potentiellement le faire avant ça et donc plus tôt. Et là, en l'occurrence, rien n'est sûr, c'est de l'ordre de l'interprétation de la Constitution et du fonctionnement de notre République aujourd'hui. Donc, il y a pas mal de débats là-dessus. Je vous en reparlerai forcément cette semaine.

Bref, ce qu'il faut retenir, en tout cas, c'est que l'Assemblée nationale va devenir le lieu de tous les débats et Emmanuel Macron va forcément devoir s'appuyer sur des personnes qui ne sont pas de son camp pour pouvoir gouverner. Ça pose beaucoup de questions. C'est dans tous les cas, ce que je vous disais hier, un revers absolument majeur pour Emmanuel Macron et une immense défaite de ne pas avoir réussi à obtenir une majorité absolue. On verra donc quelles sont les conséquences. Évidemment, là-dessus, je vous tiens au courant forcément cette semaine.

Et on continuera à faire d'ailleurs, au-delà de ces vidéos d'actu du jour, des posts dédiés sur Instagram sur quelques sujets précis comme ça ou des grandes questions. Du coup, n'hésitez pas à nous suivre. Le nom du compte, c'est Hugo Descripts. Alors, on poursuit avec les actualités en bref. Et d'abord, des actualités liées aux élections législatives. On arrive très rapidement d'abord celle-ci. Marine Le Pen, qui a été réélue députée dans sa circonscription du Pas-de-Calais avec 63% des voix, a annoncé ce lundi matin qu'elle ne reprendrait pas la tête de son parti, donc du Rassemblement national.

En gros, elle souhaite se consacrer pleinement à la présidence du futur groupe des députés du Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Et c'est donc Jordan Bardella, qui est président du RN depuis le début de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, qui reste donc en attendant à la tête du parti politique. Deuxième actualité, toujours en rapport avec les élections législatives. C'est une initiative spontanée du collectif qui s'appelle « Pour un réveil écologique ».

En gros, dès ce lundi et pendant trois jours, c'est 25 experts du climat, économistes ou encore spécialistes de l'environnement, qui vont avoir un stand posé comme ça devant l'Assemblée nationale pour accueillir déjà les nouvelles et les nouveaux députés et surtout pour faire une sorte de formation express sur les sujets environnementaux lors de petites séances de 30 minutes. L'objectif, selon le collectif, c'est de leur transmettre, je cite, « le consensus scientifique justifiant l'urgence à agir dans tous les secteurs en faveur du climat et de la biodiversité ».

Troisième actualité, désormais au-delà des élections législatives, je voulais vous tenir au courant sur l'épisode de canicule qui a frappé la France ces derniers jours et qui touche désormais plus ou moins à sa fin. En l'occurrence, il n'y a plus que 11 départements classés en vigilance orange par Météo France pour des risques de canicule ce lundi 20 juin. Sachant qu'il y en avait 52 dimanche, c'est donc beaucoup moins aujourd'hui. En revanche, ce sont maintenant les orages qui sont présents puisque 32 départements ont été placés en vigilance orange en prévision d'orages violents.

Des orages qu'on a pu entendre en région parisienne mais aussi beaucoup dans le sud-ouest et qui vont remonter vers le centre Val-de-Loire dans la nuit. Voilà donc pour ce petit point concernant l'évolution de la situation. Quatrième actualité désormais, toujours liée à des sujets environnementaux et de climat, des inondations mortelles ont ravagé le nord-est de l'Inde et du Bangladesh en Asie ce week-end. En fait, au moins 59 personnes sont décédées et des dizaines de milliers de familles sont actuellement sans abri après ces inondations.

Dans la ville de Silet, par exemple, au Bangladesh, l'armée a été appelée en renfort pour aider les habitants présents sur place et qui sont en situation de détresse, sachant qu'il n'y a plus d'électricité et que l'aéroport et la gare ont été fermés à cause de ces inondations. Bref, la situation est urgente, sachant que selon le GIEC, donc le groupe d'experts de l'Organisation des Nations Unies sur le Climat, et bien 17% de la population du Bangladesh devra être déplacée d'ici 10 ans pour des raisons liées au climat, soit des dizaines de millions de personnes à déplacer avec l'intensification notamment de ces phénomènes climatiques. C'est donc forcément un enjeu absolument majeur.

Cinquième actualité, cette fois-ci, on change complètement de sujet. On part en Colombie, cette fois-ci en Amérique du Sud. Donc, le pays a élu son nouveau président ce dimanche soir et ce président, il s'agit de Gustavo Petro. Et c'est assez marquant puisqu'il s'agit du premier président de gauche de l'histoire de la Colombie, un pays qui a été marqué ces dernières années par des manifestations importantes contre les inégalités, contre la corruption ou encore pour des meilleures conditions de vie. Alors, Gustavo Petro était face au candidat indépendantiste Rodolfo Hernández, un riche homme d'affaires qui a recueilli 47,31% des voix.

Et cette victoire, elle est doublement historique, déjà donc parce que c'est un président de gauche, mais au-delà de ça parce que sa vice-présidente, Francia Marquez, est la première femme afro-colombienne à accéder à ce poste très important. Bref, Gustavo Petro va donc succéder officiellement à l'actuel président de droite de la Colombie, Ivan Duque. Ça va se passer le 7 août prochain. Évidemment, on suivra ça. Allez, dernière actualité, plus légère et culturelle pour terminer aujourd'hui. Le rappeur Aurel San a annoncé la date de sortie de la seconde partie de son documentaire. Ne montre jamais ça à personne, c'est le nom donc du documentaire. Ce sera pour octobre 2022.

Alors, pour ceux qui n'avaient pas suivi, Aurel San avait sorti à l'automne 2021 une série documentaire diffusée sur Prime Video entièrement filmée par le frère d'Aurel San, Clément Cotentin, pendant plus de 15 ans, qui montrait donc l'évolution d'Aurel San. Alors, pour le moment, on ne sait pas encore grand-chose sur cette partie 2 qui devrait donc sortir au mois d'octobre. Forcément, par contre, on a hâte de voir tout ça puisque si vous ne l'avez pas encore vu, je vous conseille fortement la première partie qui était vraiment excellente. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour.

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