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interviewBACKSEAT· 7 décembre 2024 45 min

Nouveau Front populaire : la fin ? Avec Ugo Bernalicis

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que tu peux t'abonner pour soutenir l'émission, que ce soit en donnant la somme que tu veux chaque mois ou en faisant un don ponctuel. Bonsoir, cher Hugo. Je précise qu'on se connaît de... pas de longue date, mais quand même, donc c'est pour ça que je te tutoie sur ce plateau. Cher Hugo, je le disais, donc tu es le député insoumis de la deuxième circonscription du Nord. Tu sièges au sein de la commission des lois. Ça t'intéresse donc particulièrement ? Une élocution du président de la République qui parle d'une situation institutionnelle nouvelle. Qu'est-ce que tu en as pensé de notre président de la République ce soir ?

0:35
Ugo Bernalicis

Je regrette d'avoir regardé. J'ai perdu 20 minutes de ma vie. Non, c'était creux. Enfin voilà, c'était creux du début à la fin. Et quand ce n'était pas creux, c'était vraiment cringe. C'était problématique. Notre-Dame, Noël, tout. Je ne voyais pas trop le rapport avec la censure de Michel Barnier et avec les problèmes politiques qui sont posés dans le pays. Les problématiques des futures lois de finances, du déficit qu'il a lui-même créé. Bon voilà, ça n'avait rien à voir avec le moment politique dans lequel on se trouve. Donc voilà, j'avoue, je n'ai pas regardé tous les discours d'Emmanuel Macron depuis 7 ans. Il y en a certains, franchement, je n'ai vraiment pas...

J'ai regardé les notes faites par les camarades après et ça me suffisait amplement.

1:19
Présentateur

Emmanuel Macron, alors on va avoir l'occasion d'en parler, mais il a annoncé que dans les prochains jours seraient nommés un Premier ministre et un gouvernement d'intérêt général. Est-ce que vous en ferez partie, vous, les Insoumis ?

1:32
Ugo Bernalicis

Alors du coup, j'en déduis que le précédent n'était pas d'intérêt général. Ça, c'est la première élément.

1:38
Présentateur

Parce que tu es taquin, ça.

1:39
Ugo Bernalicis

Non, non, peut-être. Bon. C'est vrai, ça veut dire quoi d'intérêt général ? Bon, moi je suis pour l'intérêt général. Non, en fait, à mon avis, il a voulu dire... Quelqu'un n'est pas pour l'intérêt général ? Bon, il y a Bernard Arnault.

1:54
Présentateur

Ok, il y a des gens riches dans la salle, c'est vrai. Attends, je vais faire l'exégèse du Président de la République, parce qu'il a quand même dit qu'il voulait un large arc. On comprend que dans sa tête, il parle de l'arc républicain, de toutes les bonnes volontés de l'assemblée.

2:06
Ugo Bernalicis

Un arc d'un manga, tu sais. Là, c'est l'arc républicain.

2:09
Présentateur

Et je te l'annonce, je suis désolé, mais tu n'en fais pas partie. Parce que pour Emmanuel Macron, le problème de la France... La République, c'est pas moi, c'est ça que tu es en train de me dire, Jean ? De quoi ? La République, c'est pas moi, peut-être ? Pour Emmanuel Macron, en tout cas... Pour Emmanuel Macron, en tout cas, vous êtes les extrêmes. Le Rassemblement National et les Insoumis. Vous êtes les deux faces d'une même médaille. Vous voulez le chaos, le désordre. Et c'est pour ça que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour perturber l'Assemblée Nationale, censurer le gouvernement et même comble de la trahison et de l'hypocrisie selon Emmanuel Macron.

Vous vous alliez, RN et Insoumis, avec la complicité du NFP, je cite le Président de la République, pour voter la même motion de censure. N'avez-vous pas honte, M. Bernalicis ?

2:53
Ugo Bernalicis

Non, ça va. Franchement, Noël sans Michel, je trouve ça parfait. Non, j'ai pas du tout. Ça me fait penser, quand on est arrivé en 2017, on n'était pas d'accord avec ce qu'ils faisaient dans l'hémicycle, alors qu'ils étaient ultra majoritaires. Et ils râlaient, parce qu'on disait qu'on n'était pas d'accord et qu'on déposait des amendements et qu'on parlait, en fait.

3:11
Présentateur

C'était les néo-députés qui ne connaissaient pas trop les bails et qui, du coup, effectivement, disaient « Mais qu'est-ce que c'est que cette opposition qui dépose des amendements ? » « Mais qu'est-ce que c'est que cette opposition qui s'oppose ? » Oui, c'est ça.

3:20
Ugo Bernalicis

Et donc, j'ai envie de dire, Emmanuel Macron découvre que les gens qui sont opposés à lui sont toujours opposés à lui, en fait. Et ben voilà. Et ils sont d'autant plus nombreux qu'il a dissous l'Assemblée nationale, en fait. C'est le résultat de la dissolution. Le fait qu'il y ait de plus en plus de gens qui ne soient pas d'accord avec lui. Et en plus, comme il ne veut pas respecter les résultats, c'est lui qui, le premier, ne veut pas faire de compromis sur quoi que ce soit de sa politique. Pas que sur les retraites. Vous entendez avant parler des retraites, etc. Notamment sur les retraites, évidemment. Mais pas que sur les retraites. Sur plein de sujets, en fait. Et c'est insupportable.

Ce sont des gros sectaires. Des ultra-dogmatiques des marchés financiers. Ils font de l'apologie des marchés financiers, comme j'aime à le dire. Et donc, c'est vraiment insupportable. Lui qui est censé être le garant de la continuité des institutions. Il est garant de rien du tout. Il est garant des intérêts de ses potes. Et c'est ça, en fait, le nœud du problème.

4:10
Présentateur

C'est pour ça qu'à la fin, on finit par dire que le problème, c'est lui. Alors, Emmanuel Macron a quand même dit que ce n'est pas lui qui a décidé de la composition de l'Assemblée nationale. Le fait est que depuis juin dernier, nous avons une Assemblée nationale tripolarisée entre trois blocs qui n'arrivent pas à se mettre d'accord. Est-ce qu'il a tort quand il dit ça ? C'est vrai, la situation, elle est celle-là. Oui, mais bon, ça... Et donc ? Il faudrait que vous vous mettiez d'accord. Ah, ok. Dans sa tête, c'est ça ?

4:36
Ugo Bernalicis

Ah oui, c'est ça, dans sa tête. Je n'arrive pas trop à suivre tout ce qui se passe dans sa tête. Non, mais il faut... Oui, c'est vrai que ce n'était pas le scénario de base. Quand il a dissous, ce n'était pas son objectif. Son objectif, c'était que nous, on ne gagne pas et que l'extrême droite, elle gagne. Comme ça, son objectif de départ. Je ne sais pas s'il voulait l'exprime droite. Et où, soit l'extrême droite gagne, ça lui va, il laisse gouverner l'extrême droite, et puis il reprend la main après.

Où l'extrême droite ne gagne pas parce qu'il y a un front républicain qui se met en place, mais où c'est ces candidats qui sont devant et où il permet de se maintenir, de se confirmer sur le dos de tous les autres. Bon, dans un bien beau duo Macron-Le Pen revisité sur 577 circonscriptions. Manque de pot, ce n'est pas ce qui s'est passé parce que le nouveau front populaire l'a emporté. On a déjoué les pronostics à la fois des sondeurs et les pronostics d'Emmanuel Macron en même temps. Et c'est d'autant plus pour ça qu'il devrait nous laisser gouverner et qu'il devrait dire, bon, pour l'intérêt du pays, c'est plutôt dans cette direction que ça doit aller.

Et s'il veut un pacte de non-censure, comme il l'a dit, ce n'est pas compliqué, ça prend deux secondes. Il dit à ses députés, à lui, EPR, ne votez pas la censure de Lucie Casté. Et voilà, fin de l'histoire. Et du coup, on peut gouverner pendant plusieurs mois comme ça. Et s'ils veulent faire des compromis, les compromis, ils se feront à l'Assemblée. Sur les textes, en fait, par les votes. C'est ça, c'est comme ça que ça doit fonctionner un régime parlementaire, en fait. Les premiers, ils nous parlent de l'Assemblée, des lois qui doivent être votées, etc. Et que ses députés ont tout fait, que Michel Barnier a tout fait.

Je suis désolé, moi, j'étais là sur le budget vissé à ma chaise, là, comme tous mes collègues insoumis. On regarde un peu les taux de présence des députés du socle commun pendant leur propre budget.

6:14
Présentateur

Non, mais il savait qu'il allait être engagé par 49-3. Donc, ça ne sert à rien d'être dans l'hémicycle, franchement.

6:18
Ugo Bernalicis

D'accord, s'il savait pourquoi on a fait tout ça. S'il savait pourquoi il a mis cette paguée-là. S'il savait qu'à la fin, ça finirait par la censure, pourquoi il a nommé Michel Barnier ? La censure, la dépôt du 49-3. Non, mais du coup, la censure. À la fin, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'il cherche ? Qui met le chaos ? Qui met le bazar ? Qui met le désordre ? Emmanuel Macron et personne d'autre. Point. Et s'il veut régler ça, il démissionne. On fait une élection présidentielle et on règle le problème avec un article 11, parce qu'il faudra quand même pouvoir redissoudre l'Assemblée nationale assez rapidement. Changer 2-3 bricoles dans la Constitution.

6:53
Présentateur

Malek.

6:53
Ugo Bernalicis

Voir toute la Constitution, mais ça... On en reparlera, on en reparlera.

6:56
Locuteur non identifié

J'y viens parce que j'avais une question pour M. Bernalissis.

7:01
Ugo Bernalicis

Écoutez, Malek, j'aime beaucoup ce que vous faites, mais ne prenez pas trop vos cesses.

7:07
Locuteur non identifié

Ici, c'est la France. Je vais me remettre tranquillement dans mon rôle, M. le député, et je vais poser ma question. Tu l'as dit, la solution, c'est le départ d'Emmanuel Macron. Vous avez déjà déposé deux motions de destitution. Est-ce que ça veut dire qu'on doit en attendre d'autres ?

7:25
Ugo Bernalicis

En fait, là, vous avez vu, on a retenté de faire une motion de destitution dans le cadre de notre niche parlementaire. Je vous la fais vite, mais en gros, la dernière étape, c'est après le passage en commission pour aller dans l'hémicycle. Le Conseil constitutionnel, dans son avis sur la procédure à l'époque, qui a été déférée devant le Conseil constitutionnel, a dit, en fait, il n'y a pas d'obligation à l'inscrire à l'ordre du jour dans les 13 jours. Et si, au bout de 13 jours, ce n'est pas inscrit à l'ordre du jour, il ne se passe rien. C'est caduc. Et donc, c'est ce qu'ont fait les macronistes. Ils n'avaient pas d'obligation à le faire, et donc, ils ne l'ont pas fait.

Et alors, on aurait pu le faire parce qu'en conférence des présidents, là où ça se décide, à l'Assemblée nationale, on aurait pu avoir une majorité. Ce n'était pas trop son truc à ce moment-là. Donc, on s'est dit, il y a un seul moment où on a la main sur l'ordre du jour pour mettre à l'ordre du jour en séance publique quelque chose, c'est notre niche parlementaire. Donc, on a inscrit le texte dans notre niche et après, on a dit, M. le Président de la Commission des lois, une semaine avant ou quelques jours avant, on réexamine le document. Et en fait, ils ont refusé. Ils auraient pu accepter, mais ils ont refusé avec un argument qui était de dire, oui, mais la situation n'a pas changé.

Donc, toute chose étant égale par ailleurs, on a déjà discuté en commission, on a déjà rejeté. Donc, revenez quand la situation aura changé.

8:43
Présentateur

La question de Malek, c'était, est-ce que vous allez continuer à en déposer à l'avenir ? Revenez quand la situation aura changé. D'accord. Bon, bah oui, là, oui.

8:49
Ugo Bernalicis

Non, il me semble qu'elle a changé. Oui, oui, oui. Non, mais après, je n'ai pas... Je ne suis pas président de la Commission des lois, malheureusement. Kylian Mbappé te dirait que la situation, elle a changé. Donc, on a des éléments nouveaux pour mener cette procédure à son terme et les choses sont en dynamique. C'est-à-dire qu'on n'a pas encore mesuré complètement les effets de la censure du gouvernement et de sa démission hier puisque ce n'est pas arrivé depuis 1962. Donc, on se dit, bon, qu'est-ce que ça va produire dans la tête des gens ? Là, je vois les sondages d'aujourd'hui.

La tête des gens, pour l'instant, ce que ça leur fait, c'est de se dire peut-être qu'Emmanuel Macron, il devrait démissionner à plus de 60, 70 % en fonction des sondages. On met au moins 60 %. C'est énorme, en fait, en réalité. C'est quand même une situation inédite. Donc, à la fin, est-ce que ça se traduit politiquement par une procédure de destitution qui va jusqu'à son terme ? La question, elle se pose, oui. Namou ?

9:38
Locuteur non identifié

Autour de la question de la motion de censure, on a beaucoup... Il y a eu beaucoup de discussions autour des limites de la constitution de la Ve République. Et les filles prennent beaucoup, du coup, le passage à la VIe. Mais est-ce que ça réglerait vraiment les problèmes ?

9:56
Présentateur

Celui-là, oui, en l'occurrence. Non. Comment ça ? Comment est-ce que tu règles le problème d'une assemblée tripolarisée qui ne veut pas se parler ?

10:03
Ugo Bernalicis

Déjà, ça dépend de ton mode d'élection. Si tu avais une proportionnelle, ça ferait un peu différemment. Je ne change rien. Ça dépend de comment tu fais ta proportionnelle. Est-ce que tu as fait intégral ? Est-ce que tu fais une prime majoritaire ? Je ne change rien. Non, si, prime majoritaire, ça change. J'ai dit non, OK. Tu as fait un petit... Non, mais tu vois ce que je veux dire. Est-ce que... Oui, mais du coup, est-ce que si tu changes la règle, tu ne changes pas la culture politique qui va avec et du coup, les pratiques politiques qui vont avec ? C'est un peu ça aussi l'enjeu.

Si le premier ministre est vraiment responsable devant les assemblées et qu'il n'y a plus de présidents de la République, qu'on est sur un régime plus proche de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, est-ce que ça produit des choses différentes ? C'est tout ça qu'il faut questionner en la matière. La culture du compromis à l'allemande, c'est pas vraiment

10:44
Présentateur

ce que vous cultivez, vous. Comment ça ? La culture du compromis à l'allemande où les sociodémocrates se mettent d'accord avec les libéraux et les écolos, c'est quand même une autre partition.

10:53
Ugo Bernalicis

Non, c'est pas trop notre truc, c'est clair. Mais on est sur la Ve République, ça fonctionne comme ça, c'est hyper frontal et il n'y a pas de place pour faire un quelconque compromis. Et je pense qu'en réalité, cette Ve République, c'est pas juste les élections législatives, c'est aussi les pouvoirs du président de la République. Et du coup, sa capacité à dissoudre, sa capacité à faire des conseils de défense pour le Covid, etc. Et donc, le fait majoritaire, quand les choses sont décorrélées entre la présidentielle et l'initiative, ça produit autre chose. Par exemple, ce qui s'est passé après le 9 juin et donc le 7 juillet.

Et donc, ça produit, y compris ça change les comportements électoraux des gens. Ça favorise des accords en amont ou pas. Ça change plein de choses. Donc, est-ce que ça serait mieux ? Est-ce que ce ne serait pas la pagaille ? Mais en fait, des fois, c'est la pagaille parce que c'est la pagaille dans le pays. C'est-à-dire que les gens ne sont pas fixés. Et c'est normal que ça se traduise politiquement. Ce n'est pas grave, en fait. En soi, c'est même plutôt bien que la démocratie fasse ça, en fait. Que les gens, ils décident qu'on ne va pas réussir à se mettre d'accord et du coup, on ne se met pas d'accord. Mais du coup, il y a des systèmes d'aller-retour qui doivent être plus efficaces.

Quand ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des coalitions, on revote dans certains pays. OK ? Bon, pourquoi on ne ferait pas ça dans une 6ème République ? OK, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, on revote et c'est les électeurs qui essayent de faire basculer dans un sens ou un autre ce qu'ils veulent en fonction des annonces qui ont été faites, des positionnements politiques des uns et des autres. Bon, ça pourrait être ça la 6ème République. En tout cas, il faut que ce soit une 6ème République qui soit à l'image de ce que veulent les gens.

En plus, pour la fabriquer cette 6ème République, nous, on a toujours proposé que ce soit une assemblée constituante qui le fasse et c'est important aussi sur la méthode, la manière de procéder.

12:31
Présentateur

Et on est d'accord que ça prend du temps ? Oui. Une constituante, ça prend du temps. Non, je dis ça parce qu'il y a des gens qui disent est-ce que la 6ème République là tout de suite pourrait aider en fait ? Non, une 6ème République, une constituante, c'est deux ans, trois ans de travail, de réflexion, de débat, etc. C'est un peu plus long. Émilien ?

12:45
Locuteur non identifié

Oui, parce que vous avez parlé d'une question de décision d'Emmanuel Macron qui implique une nouvelle élection présidentielle et ce qui implique éventuellement une candidature de Jean-Luc Mélenchon. Je crois que quand ça a été évoqué sans grand étonnement les parlementaires et les filles sur le truc c'était un pas trop mauvais candidat. Moi, je ne suis pas contre. Voilà, mais quelque part la question, Mélenchon, c'est la possibilité d'un candidat LFI ou de LFI en général à gagner au second tour.

Parce que quand on évoque les chiffres de sondage concernant LFI, les militants insoumis souvent répondent oui, mais la montée des dernières semaines, les bons scores de Jean-Luc Mélenchon qui sont tout à fait réels, il n'empêche que si on regarde les derniers chiffres, sondage Ipsos Fracture Française, qui est le parti le plus... Est-ce que tel ou tel parti qui est dangereux pour la démocratie ? LFI, 63% des gens répondent oui, plus 12% en 4 ans, seulement 50% pour l'EFN et après, les autres sont 30% ou en dessous.

Un parti qui attise la violence, 67%, seulement 54% pour l'EFN, plus 10 ans en 4 ans, plus 10 points en 4 ans, et y compris sur des questions comme est-ce que c'est la société dans laquelle je souhaite vivre ? Est-ce que c'est le projet qu'il propose ? Bon, on n'est qu'à 20%. Evidemment, les électeurs répondent en fonction... Donc, il y a un décrochage

14:07
Présentateur

dans l'opinion de l'image d'LFI.

14:10
Locuteur non identifié

En tout cas, chez LFI, il y a un nombre très important de gens qui estiment que ça leur pose problème. OK. Et ça a pu poser problème, y compris pour vos candidats lors des secondes tours législatives puisque les reports de voix ont été moins bons quand même vers les candidats LFI que vers les autres. Et moi, la question que je me pose toujours, c'est... Est-ce que là, ce n'est pas une question de est-ce qu'on aime ou pas ce que fait LFI ? La stratégie, tout ça, c'est... Non, on aime, donc ce n'est pas la question. Est-ce que LFI a conscience de ça et comment est-ce que vous comptez le dépasser ?

Est-ce que je vous dis, vous comptez faire un bon score au premier tour, être au second tour, mais j'imagine que vous aimeriez bien gagner quand même. Voilà. C'est le but. Pour le président ou les législatives. comment est-ce que vous avez... Comment est-ce que vous appréhendez cette question-là d'un moment donné de vous dire comment est-ce qu'on se recrée à un plafond, comment est-ce qu'on le dépasse ?

15:03
Présentateur

Hugo Bernalicis. Vous avez combien de temps ? Non, on a le temps.

15:07
Ugo Bernalicis

Enfin, t'inquiète. Moi, je suis un vieux militant politique quand même et j'ai souvenir par exemple de perquisition en 2018. On disait Ah non, Mélenchon, il est mort. Mort, mort, mort. La République, c'est moi, enfoncez-moi cette porte, ma personne est sacrée, c'est bon, il est dead, terminé. Sondage d'opinion, Jean-Luc Mélenchon au fond du trou, regardez, il est violent, agressif, méchant, il mange les enfants. Non, ça, c'était pas vrai, mais pas quoi que. Donc, et pourtant, 2022, 22%. Et il a perdu. Il a perdu d'un cheveu.

15:44
Locuteur non identifié

Il aurait sans doute perdu le seau.

15:45
Ugo Bernalicis

Merci aux camarades socialistes et communistes qui ont fait leur part du boulot et écologistes. Donc, je... Ils ont voté pour leur candidat. Ouais, ils ont fait leur part du boulot, c'est bien. Mais ils ont le droit, c'est tout. Après, il ne faut pas reprocher aux autres. Moi, je ne reproche rien, juste à un moment donné, on dit, c'est les faits, comme dirait Emmanuel Macron. C'est comme ça. Mais du coup, à un moment donné, on voit bien qu'une dynamique électorale, un candidat, etc., nous, on sait faire campagne, on sait redresser ça, entre guillemets, dans un moment politique. OK ? Donc ça, ça ne m'inquiète pas.

Ce qui m'inquiète, effectivement, c'est parce qu'on les voit, ces chiffres, on les connaît, on les regarde, voilà, effectivement, ça m'inquiète, pas tant sur nous-mêmes que sur le paysage médiatique et le traitement médiatique de la politique. Et je disais aux législatives, là, de 2024, après la dissolution, aux gens, aux journalistes qui m'interrogeaient, puisque je vous rappelle que vous avez invité un antisémite notoire, islamo-gauchiste, qui, si, si, là, vous m'avez invité ce soir. Ah oui, vous, oui. C'est moi, oui, c'est moi. C'est de moi. Je parle de moi. Peut-être que toi. Je suis insoumis. Voilà.

16:56
Présentateur

Oui, c'est intolérable. C'est en dehors de l'arc républicain. Voilà. C'est en dehors de l'arc républicain. Extrême-gauche, extrême-gauche.

17:01
Ugo Bernalicis

Etc. Je disais aux journalistes, mais je vous jure, en fait, si je commence à croire ce que les médias disent de nous, mais je ne vote pas pour moi. Jamais de l'avis, je voterai pour moi. Non, mais il faudrait être dingue pour voter pour moi. Mais il y a des électeurs qui le croient. Oui, oui. Donc, c'est un sujet. Et c'est arrêté. Non, mais bien sûr que c'est un sujet. Donc, il y a un sujet de comment on continue et nous, comment on fait en sorte à la fois de continuer la bataille dans la sphère médiatique telle qu'elle est aujourd'hui et comment on continue de la contourner.

Et la force qu'on a réussi à créer, c'est aussi le fait qu'on a une base électorale solide, qu'on a réussi à mobiliser énormément d'abstentionnistes qui étaient éloignés de la politique, notamment lors des dernières élections européennes, à la fois par un travail militant de terrain solide et aussi par notre pratique systématique des réseaux sociaux. Alors, chacun a ses points forts et ses points faibles en fonction des différents réseaux sociaux. Mais du coup, c'est ça aussi, cette recette-là qui fonctionne. Et si les gens, ils n'aiment pas Jean-Luc, ce n'est pas grave. Des fois, ils aiment bien notre programme. Des fois, ils m'aiment bien moi.

Des fois, ils n'aiment pas Aurélie Trouvé, mais ils aiment bien Mathilde Panot. Et peu importe. À la fin, on arrive à faire sens. Et puis surtout, on a vu que dans la dynamique électorale, ça a été le cas dans la séquence 2022 et aussi dans une certaine mesure en 2017. À partir du moment où vous avez réussi à avoir un socle électoral, une base électorale déterminée sur un cap clair du coup, tous les gens qui sont un peu fluctuants, qui trouvent que ça parle trop fort ou pas assez fort, enfin bref, qui sont sur la forme et non pas sur le fond, finissent par se ranger, faire la candidature qui est la plus dynamique. La force va à la force. C'est ce qui s'est passé la fois dernière.

Et je le dis, il y a aussi des dynamiques d'entre-deux-tours où c'est le cas. Ce n'est pas vrai que les reports de voix ont été si problématiques que ça là où il y avait des candidats de la France Insoumise. Et s'il a été problématique, c'est par des gens dits du centre-gauche, sectaires. Parce que les macronistes, de toute façon, ils nous avaient lâché déjà dès 2022 sur consigne d'Emmanuel Macron.

Et oui, j'en veux du coup à des Raphaël Glucksmann et un certain nombre d'autres sociaux, non, sociaux ni démocrates, je ne sais pas comment les appeler, eux, j'en veux, je leur en veux de nous diaboliser comme tout le monde, de cotiser avec tous les autres à nous jeter des pierres et des sauts de boue comme le fait la sphère médiatique en dépit de la réalité. Et ça, c'est insupportable.

Quand je fais ma proposition de loi pour retirer l'apologie du terrorisme, du code pénal, pour la remettre dans le droit de la presse en 81, de la loi de 81, qui me tape dessus, notamment, des François Hollande, des Raphaël Glucksmann, et un certain nombre de socialistes de ma circonscription, entre autres, etc. Alors qu'ils savent très bien, ils savent très bien, au fond d'eux, que c'était une connerie de le faire et que ça sert l'instrumentalisation politique et judiciaire. Et pas depuis le 7 octobre, non, dès 2015, ça a été le cas, y compris contre des militants écologistes dans le cadre de la COP21, je le rappelle.

19:49
Présentateur

Il y a aussi une autre manière de gagner une élection présidentielle, c'est de faire alliance et de présenter un candidat commun, Marine, ou une candidate commune. Marine Tondelier et Lucie Castet ont lancé un appel à une candidature commune à gauche pour la prochaine élection présidentielle. On écoute ce qu'en dit Lucie Castet et on en parle juste après avec Hugo Bernalicis.

20:08
Locuteur non identifié

Quelques mois après cette élection, on a l'impression que l'élan nous montre qu'on peut dire une partie souffle un peu avec le déroulement, sous l'effet du déroulement de la vie politique. Et puis aussi, on a l'impression, et ça c'est plus positif, c'est que quand on se déplace, on se déplace beaucoup avec Marine, alors c'est pas révent, mais c'est pas qu'on a beaucoup de gens sur le terrain qui nous disent mais comment on peut s'impliquer, nous en tant que citoyens, en tant que membres d'associations, membres de collectifs, etc., mais aussi en tant que personne politisée impliquée dans la vie politique et pas forcément incartée.

Et donc on s'est dit qu'il fallait donner des bouchées possibles, un cadre possible à cette mobilisation dont les gens nous parlent chaque jour. C'est pas la fin du NFA, au contraire, c'est une déclaration d'amour au NFA, comme on dit, et l'idée c'est à la fois de l'approfondir, de le faire poursuivre et puis aussi de l'entrée localement parce qu'on sait qu'il y a beaucoup d'initiatives locales qui sont prises et c'est hyper important de pouvoir les valoriser.

21:01
Présentateur

Qu'est-ce que ça vous inspire cette initiative pour une candidature commune de la part de votre candidate pour le poste de Premier ministre ?

21:07
Ugo Bernalicis

Moi je suis pour une candidature commune. Waouh. Non mais j'ai vu des journalistes de droite qui avaient dit que c'était Marine Tondelier et Lucie Casté qui ont sous-main préparé la candidature commune de Jean-Luc Mélenchon.

21:24
Présentateur

Non mais c'est leur problème les journalistes de droite, qu'est-ce que j'en ai ?

21:27
Ugo Bernalicis

Je ne sais pas si c'est vrai.

21:28
Présentateur

Non je pose la question. Peut-être c'est vrai. Alors d'accord pour une candidature commune c'est très chouette. Quel processus permettrait d'établir une candidature commune ? Est-ce qu'un processus de primaire pourrait avoir l'aval ? Je sais ça ça n'a jamais été votre truc c'est pour ça que vous...

21:41
Ugo Bernalicis

Non mais au-delà de mon truc je veux dire c'est pas le truc des gens non plus parce qu'on ne va pas refaire tous les candidats qui ont été désignés par des primaires dans le passé à droite et à gauche et là où ils en sont arrivés après... François Hollande

21:53
Présentateur

président de la République par exemple ?

21:55
Ugo Bernalicis

Ouais c'est le seul contre-exemple

21:56
Présentateur

qui ont gagné après il y avait 3 millions de votants la primaire elle était stratosphérique il y avait un élan phénoménal etc c'est pour ça que je sais qu'on se rappelait

22:05
Ugo Bernalicis

les gens que ça fait campagne Non mais attendez le seul contre-exemple que vous me trouvez c'est le type qui a été le faux soyeur de la gauche On s'en fout Je te parle de la méthode Justement on s'en fout pas Moi je fais pas de la politique pour refaire du François Hollande pendant 5 ans ni même pendant 3 ans même pas pendant 6 mois D'accord ?

Non mais c'est hors de question en fait Je me suis engagé pour qu'on change les choses Donc pas de primaire parce que Hollande a gagné les primaires Pas pour qu'on fasse la politique de l'offre et qu'on crée un Emmanuel Macron qui ensuite devient président de la République et nous met dans la situation dans laquelle on est là Non mais je suis sérieux Je veux dire voilà le problème des primaires c'est que ça vise à moyenniser les choses C'est le plus moyen ou le plus normal on va dire ça comme ça Donald Trump c'est le plus normal ? Non mais c'est pas pareil Bah c'est des primaires Excuse-moi c'est une élection primaire

22:50
Locuteur non identifié

C'est le plus radical François Fillon c'est pas le plus normal de la droite non plus François Fillon pareil ouais

22:54
Ugo Bernalicis

Non mais

22:55
Locuteur non identifié

C'est le coeur de l'électorat qui vote dans les primaires

22:57
Ugo Bernalicis

Ça dépend Ça dépend du niveau de mobilisation Ça dépend de plein de choses en fait plein d'éléments Mais du coup ça produit soit des éléments moyens quand il y a de la mobilisation etc soit des gens nuls qui perdent après Moi je veux bien perdre on a déjà essayé plein de fois J'ai envie de gagner là Tu veux continuer avec la même méthode ? La même méthode ? Bah qui a perdu jusqu'à présent Oui Bah oui Non justement qui a progressé d'élection en élection en fait Jean-Luc Mélenchon a progressé d'élection en élection Au départ c'était à 600 000 voix près et là c'était à 400 000 voix près

23:27
Locuteur non identifié

Donc la prochaine

23:28
Ugo Bernalicis

c'est à 200 000 voix près Super Je sais pas Je sais pas J'espère que la courbe sera Et Marine Le Pen progresse un peu plus vite aussi Non mais bien sûr il y a une course de vitesse avec Marine Le Pen mais ce qu'on a montré aussi c'est que la radicalité du programme qu'on porte il est de nature à mobiliser des secteurs de la société qui ne se mobilisaient pas ou plus et qui reviennent dans la bataille électorale et qui sont de nature à gagner les élections C'est ça qu'on est en train de dire Je veux dire on l'a théorisé on l'a expérimenté aux européennes dans un des pires moments c'est-à-dire la pire élection pour nous voilà d'un point de vue structurel et dans un moment où tout le monde nous vraiment on se prenait des pires matin, midi et soir dans les médias c'est quand même assez insupportable et des gens ont quand même voté pour nous dans ces conditions

24:12
Locuteur non identifié

Et elle a fait moins de 10%

24:13
Ugo Bernalicis

10% Un peu moins de 10% Ouais Bah c'est bien Ouais mais c'est limité Non mais allez-y faites candidat insoumis aux européennes je vous regarde et puis on verra vos résultats Oui mais c'est pas la question Bah non non c'est que l'étiquette insoumise sauf que la fois dernière on avait fait combien ? J'avais fait 6 je crois Voilà Bah ça fait 3 points un peu plus de 3 points de plus c'est bien Oui Bah c'est pas mal ça fait des députés européens en plus et le total gauche a été augmenté Alors que le bloc social-démocrate PSELV lui a perdu des voix et s'est reconfiguré au profit de Luxman en défaveur d'Europe écologie et les Verts Ils ont conquis quoi en fait par leur stratégie ?

Rien Ils ont reconfiguré l'espace politique entre eux On a conquis quoi nous ? Des nouvelles personnes qu'on a remis qu'on a permis de faire en sorte qu'ils votent dans les urnes Pourquoi d'ailleurs ils sont un certain nombre à flipper pour les municipales dans plein d'endroits ?

Parce qu'ils savent que si dans des scrutins difficiles on a réussi à remobiliser les quartiers populaires alors on pourra le refaire en municipal et que ça pourra basculer dans plein d'endroits Donc moi je veux bien qu'on fasse semblant de ne pas le voir mais il y a les éléments aujourd'hui tous les ingrédients pour rappeler que oui nous avons une position dominante au sein de la gauche oui nous avons la légitimité d'avoir de porter une candidature commune et en plus nous on a fait la démonstration qu'on était loyal D'accord ?

Dans l'attribution des sièges à la fois dès le départ au moment de la NUPES si on avait fait une règle de 3 proportionnelle au score de la présidentielle il n'y aurait pas eu d'accord donc c'est nous qui avons cédé tout un tas de circonscriptions

25:42
Présentateur

pour permettre l'accord électoral C'est un compromis Oui ben on l'a fait Vous aviez aussi besoin que les autres retirent leurs candidats dans les autres circonscriptions Non il y a deux scénarios Tu peux pas me dire ça Non non non La NUPES c'était un accord d'intérêt commun C'était win-win

25:55
Ugo Bernalicis

C'était win-win C'était gagnant-gagnant On est d'accord Mais à la fin c'était nous un peu perdant pour nous si on faisait pas d'accord mais c'était l'annihilation totale pour tous les autres ça voulait dire plus de groupe pour le parti socialiste Ça veut dire pas de groupe écologiste Ça voulait dire plus de groupe pour les communistes C'est ça que ça voulait dire concrètement si on faisait pas l'accord électoral D'accord Mais on l'a fait Nous on l'a proposé Eux qu'est-ce qu'ils ont proposé Qu'est-ce qu'ils nous ont proposé aux étapes successives Qu'est-ce qu'ils nous ont proposé électoralement sincèrement et loyalement à part de nous taper dessus comme les autres dans les moments de tension médiatique Voilà Donc juste nous on fait la démonstration qu'on sait faire du commun Alors c'est un peu bizarre ça va pas dans le récit qu'on regarde à la télé parce que Jean-Luc Mélenchon est méchant autoritaire, autocratique même moi aujourd'hui j'ai mon portrait dans Front Tireur où ils ont dit c'était la brute la brute et la fureur C'est nul comme jeu de mots C'est un peu nul mais bon C'est Front Tireur Ils m'ont appelé Bernard Lanchon Non mais en tout cas c'est bien

26:47
Présentateur

on voit que l'union va bien c'est cool ça fait plaisir

26:49
Ugo Bernalicis

C'est parce que l'union il faut qu'elle se fasse sur un programme parce qu'à la fin quand on fait qu'est-ce qu'il se passe dès qu'ils disent ah il faut qu'on revoie la candidature commune les insoumis qu'est-ce qu'il se passe c'est des éléments du programme qui sautent à chaque fois c'est ça le fond C'est un compromis Oui oui mais c'est un compromis sauf qu'on a réussi à obtenir une hégémonie sur un programme de rupture et eux voulaient nous ramener vers du hollandisme ou du macronisme mais du coup j'en reviens à un point de départ si c'est pour faire ça je préfère encore continuer à prendre mon temps à convaincre et prendre mon mal en patience que de refaire des choses qui n'ont déjà pas marché

27:23
Locuteur non identifié

Malek Je vais continuer de convoquer les socialistes sur un futur concret et plus proche On a l'information là qui nous parvient où on apprend que Boris Vallaud président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et Patrick Canard président du groupe socialiste au Sénat sont reçus demain midi par Emmanuel Macron à l'Elysée A cette heure les présidents des groupes écologistes et communistes et insoumis ne sont pas conviés On a une petite phrase d'un petit tweet de Philippe Brun qui nous dit je cite L'accord de non-censure c'est le moyen de faire tenir debout le pays sans reniement c'est ouvrir la voie du dialogue c'est débloquer nos institutions il va donc dans la même voie que celle du président de la république dans son allocution qu'est-ce que tu réponds aux camarades socialistes ?

28:03
Ugo Bernalicis

Concrètement demain Mais c'était déjà un accord de non-censure avec Marine Le Pen Oui avec Marine Le Pen Tu préfères pas la version dans l'autre sens ? Ça dépend si c'est pour soutenir le même programme qui bouge pas et qu'à la fin c'est obligé de faire un 49-3 à part passer pour les vidéos utiles d'avoir permis à Macron de tenir encore deux mois de plus ou un mois de plus ou une semaine de plus je vois pas quel est l'intérêt

28:26
Présentateur

Alors comment tu le garantis si tu fais pas un accord ?

28:28
Ugo Bernalicis

Mais l'accord de non-censure je l'ai dit le seul qu'on doit nous proposer et verbaliser pour tenir bon parce que c'est pas à nous de dire ce qui va pas dans notre programme d'accord ? C'est pas à nous de faire ça en fait c'est de proposer à Emmanuel Macron un accord de non-censure en disant nommer un gouvernement du nouveau Front Populaire avec Lucie Casté et promettez-nous de pas le censurer et on verra ce que nous on accepte de retirer de notre programme en fonction de vos demandes mais c'est l'essentiel de notre programme

28:54
Présentateur

qui passe il va te répondre très bien éventuellement on peut ne pas vous censurer à condition que vous mainteniez le déficit à 3% que vous augmentiez pas les impôts et que vous touchiez pas trop et que évidemment vous abrogez pas la réforme des retraites et vous touchez pas trop à tout ce qu'on a mis en place depuis 7 ans et bah c'est tout on continue comme ça

29:09
Ugo Bernalicis

parce que moi je préfère

29:10
Présentateur

c'est une négociation

29:12
Ugo Bernalicis

la vérité c'est que je préfère qu'il ne se passe rien plutôt qu'encore du Macron sur l'échelle de ce que je préfère je préfère rien plutôt qu'encore du Macron je préférerais ensuite que ce soit nous mais quand même rien ça me va là pour l'instant parce que vu ce qu'il s'apprêtait encore à faire c'est pas mal et autant de gauche que possible c'est pas préférable à rien du tout mais encore une fois je veux bien mais juste la mise de départ ça doit être celle là ça doit être celle du NFP pourquoi on vient nous même intégrer, intérioriser qu'on doit s'amputer d'une jambe ou d'un bras pour leur faire plaisir c'est pas s'amputer non

29:45
Présentateur

c'est une culture du compromis c'est pas baisser son froc que de se mettre d'accord en disant ok on est d'accord

29:52
Ugo Bernalicis

quand tu fais un compromis en fait c'est une négociation qui va dans une négociation en disant je suis prêt à me séparer de ça, ça, ça et ça personne ne fait ça et qui va dans une négociation en disant je ne toucherai rien non tu vois on n'a pas dit je ne toucherai rien on dit voilà la mise de départ c'est ça notre mise de départ et en fait le problème de Philippe Brun c'est qu'il n'est pas capable de dire voilà le programme du NFP c'est ça la mise de départ il n'est pas capable de dire ça de proposer ça et voilà et moi ça m'insupporte parce que ça affaiblit notre position notre position générale parce que les gens ils disent ah on a voté pour eux mais en fait au premier au premier au premier coup de chaud bah ça y est ils retournent à la soupe avec les autres bah non c'est pas possible en fait ça ne peut pas fonctionner comme ça parce que c'est trop précieux de redonner du courage aux gens qui ont voté pour nous de continuer à voter en fait parce que là ce qui s'est passé le 7 juillet avec ce qu'a fait Emmanuel Macron ça a découté des tas de gens là ce qu'on entendait dans le reportage de TF1 tout à l'heure moi j'écoutais la suite en arrivant si ils interviewaient des gens en gros ils disaient non mais de toute façon on ne croit plus rien à eux même les électeurs du RN disent oui de toute façon ils ont voté contre on ne sait plus on ne croit plus rien de toute façon tout ça c'est tous pourri etc et à la fin on sait très bien que l'aboutissement de ça c'est les avatars éternels d'Emmanuel Macron au pouvoir sous des versions plus ou moins autoritaires par ailleurs

31:13
Présentateur

Namo

31:14
Locuteur non identifié

tout à l'heure tu parlais du fait que vous aviez réussi à aller chercher des personnes qui ne votaient plus mais en fait cette stratégie jusqu'à quand elle peut durer parce que là il y a plein de gens qui sont juste dégoûtés depuis depuis juin juillet et qui n'ont plus du tout envie de se mobiliser même pour les filles alors que ils croient en ce que vous proposez ils sont derrière vous mais en fait à quoi bon les gens se disent vraiment mais ça ne sert plus à rien parce que quand je vais voter et que le NFP arrive en majorité en tête bon majorité relative mais en tête derrière on ne respecte pas ce que ce que j'ai voté donc ça ne sert à rien il y a beaucoup de gens qui ont perdu foi en ça donc comment vous allez réussir à rattraper ces gens qui sont déjà difficiles à motiver

32:11
Ugo Bernalicis

déjà en ne cotisant pas au discours contre son camp c'est pas possible en fait les gens on les a mobilisés sur un programme pour changer les choses pas pour la première minute de jeu dire ah bah non c'est bon on va faire des compromis ça on oublie ça c'est terminé ça non plus etc sans avoir mené une quelconque bataille en fait là on a un rapport de force dominant on vient de censurer le gouvernement on devrait être en train de dire bravo génial on a gagné maintenant Emmanuel

32:40
Présentateur

ça comprend le RN on est d'accord

32:42
Ugo Bernalicis

non non quand je dis nous je parle du NFP jamais du RN le fait est que heureusement qu'ils étaient là j'ai dit ah oui enfin heureusement qu'ils étaient là j'en sais rien ils étaient là en tout cas heureusement que les macronistes étaient moins que 289

32:55
Présentateur

dit autrement tu pourrais pas te satisfaire aujourd'hui d'une censure votée si le RN ne l'avait pas votée

33:00
Ugo Bernalicis

ouais bien sûr ok mais s'il l'avait pas votée ils auraient été définitivement la béquille d'Emmanuel Macron et leur complice c'était pas non plus une mauvaise situation en soi du point de vue de la clarification en politique puisqu'ils l'ont été et continueront de l'être j'en ai de l'intime conviction n'empêche que là c'est nous qui avons pris l'initiative qui sommes en dynamique qui avons censuré et fait tomber un gouvernement pour première minute de jeu dire quoi oui on renonce à une partie de notre programme non mais qu'est-ce que c'est que cette histoire il faudrait qu'on clame non non non monsieur Macron vous n'avez pas respecté les élections de 7 juillet le péché originel c'est vous parce que je reprends Notre-Dame tout ça c'est vous qui l'avez commis vous auriez dû essayer le nouveau Front Populaire quitte à nous censurer derrière si vous le vouliez mais vous n'avez pas respecté l'ordre des choses en fait vous avez mis le désordre c'est compliqué de dire ça quand on est gauche et au NFP sans déconner quoi bon donc je vois bien je vois bien que l'opération non mais l'opération elle est un peu différente c'est que ils ne veulent absolument pas pousser Emmanuel Macron à la démission quand je dis il je parle des autres composantes du nouveau Front Populaire parce qu'ils savent qu'ils n'auraient pas un bon candidat à l'élection ou une bonne candidate à l'élection présidentielle donc ils préfèrent rester jusqu'au bout et quitte à rester jusqu'au bout autant apparaître comme étant les gens sérieux pour la suite et surtout valider le fait qu'on soit en dehors de l'arc républicain parce que ce que ne dit pas des Philippe Brun là maintenant tout de suite mais qu'ils ont verbalisé la fois dernière déjà quand on était post 7 juillet et qu'Emmanuel Macron cherchait un premier ministre c'est que peut-être qu'on pourrait faire un gouvernement sans les insoumis oui bien sûr la principale composante du nouveau Front Populaire on va s'en passer on va mettre ça par dessus bord ah c'est sûr qu'avec eux il n'y aura pas de problème pour ne pas changer grand chose ça aussi ce sera

34:37
Présentateur

une ligne rouge du président de la république et du camp Macroniste d'ailleurs non mais j'en sais rien si c'est une ligne rouge du président de la république il l'a dit il l'a dit il n'y aura jamais de gouvernement avec les insoumis dedans c'est non négociable à tel point que Jean-Luc Mélenchon a lui-même dit l'été dernier qu'il était prêt a apporté un soutien sans participation à un gouvernement très bien

34:53
Ugo Bernalicis

qu'est-ce qui s'est passé parce que ces gros malins qui pensent que c'est comme ça qu'on va régler la situation qu'est-ce qui s'est passé

34:57
Présentateur

le NFP a pas été nommé

34:59
Ugo Bernalicis

ah oui bah voilà donc en fait le problème c'était pas nous c'était pas les insoumis puisqu'après ils ont dit ouais mais il y a aussi quand même des verts les verts en plus tu vois c'est la couleur de l'islam et tout enfin c'est chaud quoi c'était Zemmour qui avait dit ça une fois pour de vrai sur les écolos sans rigoler en plus

35:15
Locuteur non identifié

j'aurais peut-être dû mettre une autre veste du coup ouais bon

35:23
Ugo Bernalicis

donc à un moment donné en fait du coup on voit bien que les moments où on est en dynamique les moments où on est fort les moments où on gagne les élections c'est quand on est uni sur un programme clair de rupture où il n'y en a pas un qui est en train de tirer dans le dos et dire ouais mais ce truc là bof non ça c'est nul ça ne va pas je ne sais pas quoi donc je ne sais pas à quel moment ils vont l'intégrer moi ça me faite je me dis mais ils vivent sur quelle planète j'ai l'impression qu'ils font des réunions contre eux à Paris là dans un entre-soi un peu particulier où ils sont complètement déconnectés du réel et de la base des attentes populaires de ce pays donc en plus on est un jour de manif et il vient y avoir des centaines de milliers de fonctionnaires dans la rue et pour ceux qui ont fait les manifs des fonctionnaires les précédentes éditions franchement rien à voir là ça avait vraiment de la gueule les fois précédentes ça faisait vraiment c'était triste il y a une dynamique on devrait être en train d'être d'être pléronné en avance c'est nous qui devons gouverner après que l'autre ils disent non non hors de question on dit ah bon comment ça hors de question et on mène la bataille on mène la bataille politique on mène la bataille des idées on mène la bataille sur les plateaux télé et après s'il faut en rabattre parce que l'autre ils disent oui mais est-ce que vous êtes prêt à nous allons nous réunir pour examiner là on se réunit en FP on fait semblant qu'on va examiner puis à la fin on sort on dit peut-être bien et on prend la main je veux dire et donc là en fait on s'empêche nous-mêmes d'avoir la main je trouve ça désolant et pourquoi ?

parce qu'ils ne veulent pas de présidentielle pourquoi ? parce qu'ils n'ont pas encore préparé la candidature de Raphaël Guzman voilà pour toi c'est ça la fin de l'histoire et que l'objectif c'est de liquider Jean-Luc Mélenchon et pas juste Jean-Luc Mélenchon en fait le programme de rupture de la France insoumise parce que non c'est trop quand même c'est trop sachant que si vous faites une comparaison avec le programme de 81 de François Mitterrand dont il a été évoqué tout à l'heure franchement l'extrême gauche bof quoi

37:13
Locuteur non identifié

Emilien il y a une question que je me pose que je me suis posée à l'été et que du coup je me suis posée aussi au moment de ces derniers jours c'est quelle est la nature des discussions pas sur les plateaux mais au sein du parlement parce que vous y êtes entre les gens du NFP et les gens alors je n'imagine pas trop les LR mais du bloc central en tout cas des macronistes parce que finalement il y avait des discussions de lignes rouges affichées mais à un moment donné est-ce que les gens du NFP sont allés faire des propositions littéralement d'aller dire par exemple à Attal ou aux gens du groupe EPR si en fait vous ne nous censurez pas ça peut marcher et on discute est-ce que les gens sont venus vous voir et ça marche aussi pour les censures parce que apparemment d'après les socialistes et autres Michel Barnier ne voulait pas vous parler mais est-ce que au sein du groupe des attaques parce que mine de rien ils sont censés avoir un budget gentil sur le plan social est-ce qu'il y a eu des discussions est-ce que la porte existe alors je me dis peut-être éventuellement chez LFI c'est un poil plus compliqué qu'avec les gens du PS mais est-ce qu'il y a une discussion de couloir je ne veux pas enfreindre quelconque secret mais c'est quoi la discussion est-ce que ça se parle Hugo Ben-Alicis

38:32
Ugo Bernalicis

non moi je suis un gros sectaire je parle à personne et je mange des enfants aussi mais pas les mêmes que Jean-Luc parce que je ne partage pas il faut en laisser en fait non les macronistes ne sont pas venus nous faire des propositions à nous France Insoumise déjà en général et en particulier sur le budget mais même avec les socialistes ils ne font pas de propositions c'est dire leur niveau de sectarisme à eux aux macronistes ça c'est le premier point je l'ai dit tout à l'heure et c'est vraiment important c'est-à-dire qu'en plus son sectaire n'est pas là ils s'en foutent ils savent qu'ils ont perdu c'est la débandade Emmanuel Macron c'est un monde parallèle sa prise de parole de ce soir en réalité moi ce que je vois hier c'est des collègues macronistes à la buvette pas très nombreux et puis avec la mine des journées de deuil bon c'est ça c'est ça qui se passe c'est-à-dire qu'ils eux-mêmes se disent alors moi je les vannes des fois en leur disant bon alors du coup Barney il est tombé tu vas rentrer au gouvernement le prochain et ils sont là en mode non mais Hugo t'es sérieux bah je dis non mais vas-y réponds quand même ils disent non non mais hors de question que j'allais dans un truc pareil et c'est pas n'importe quel macroniste avec qui j'ai parlé en l'occurrence c'est des gens qui pourraient potentiellement être dans le prochain gouvernement mais eux-mêmes n'y croient plus tout ça voilà donc à la fin la seule discussion qu'il y a eu politique en tant que telle c'est la discussion parlementaire c'est-à-dire sur la base des amendements et oui il y a eu des bougées mais pas des bougées du groupe EPR des bougées par exemple du groupe Modem avec Jean-Paul Matéi l'ancien président du groupe qui a convergé avec nous pour augmenter un certain nombre de taxes sur les grandes entreprises sur les très riches etc et qui a permis que ces amendements soient adoptés alors là c'est le RN qui s'est abstenu parce qu'ils n'assumaient pas de voter contre et à la fin par contre ils se sont tous retrouvés avec les macronistes et les fascistes pour rejeter le budget SOS-NFP mais en fait il y avait un budget qui était là il est toujours là d'ailleurs dans le circuit mais ils ont remis casse-dépargne

40:31
Locuteur non identifié

pourquoi est-ce qu'ils restent finalement parce qu'ils ont avalé beaucoup de couleuvres qu'est-ce que vous sentez du fait qu'à mon avis ils ne cassent pas avec Macron

40:41
Ugo Bernalicis

mais là c'est le problème de la 5ème République le fait majoritaire la puissance du président de la République ce que ça implique les investitures des partis etc c'est pour ça qu'il faut changer le système et on ne le dit pas parce qu'aujourd'hui il y a la situation politique qui est dramatique on le dit depuis toujours le conseil il est le même juste à prendre des formes et des proportions différentes au fil des années donc moi j'ai quand même l'impression que ce qu'on raconte sur le fond le programme politique qu'on porte il est adapté à la situation il est d'une certaine manière raisonnable parfois trop à mon goût mais bon c'est comme ça et que je ne comprends pas du coup à quel moment les socialistes les écologistes et une partie des communistes vont se dire on va en rabattre là-dessus alors que c'est ça qui faisait notre force vraiment la situation est sidérante parce que pour le coup le travail parlementaire c'est un travail de compromis permanent c'est comme ça que ça fonctionne et puis on voit quelles sont les majorités à certains moments du texte et puis après ça passe ou ça passe pas et donc ces gens les macronistes particulièrement sont la négation du parlementarisme enfin vraiment ils l'ont montré déjà par leur arrogance quand ils étaient ultra majoritaires vraiment c'était une chambre d'enregistrement tout ce qu'il y a de plus lamentable et maintenant qu'ils ne sont plus majoritaires ils ne jouent plus le jeu du parlementarisme enfin j'ai été rapporteur dans le cadre d'une niche parlementaire d'une journée d'obstruction des macronistes il y a une semaine il y a une semaine alors que l'obstruction c'est mal c'est pas bien

42:03
Présentateur

ouais c'est un peu ironique comme situation ouais non non la France Insoumise se fait obstruer ça manque pas de pittants

42:14
Ugo Bernalicis

je leur disais quoi dans les couloirs à la buvette je peux vous donner des tips parce que là votre obstruction elle est vraiment nulle faut déposer plus faites pas ça bien mais non ils font pas ça bien mais en plus c'est vrai ils font pas ça bien c'est à dire qu'il y a ils débutent ils ont affaire

42:27
Présentateur

à des professionnels

42:28
Ugo Bernalicis

oui mais ils sont en phase de rodage pour être définitivement dans l'opposition pour toujours jusqu'à la fin des temps bon il y a encore du boulot il y a encore clairement du boulot sauf que là il y a comme une différence notoire entre leur obstruction et la nôtre c'est que nous on faisait de l'obstruction avec la légitimité du peuple français derrière pas eux ils font l'obstruction avec la légitimité des marchés financiers et de leur pote Macron voilà ils sont aussi élus oui d'accord mais je veux dire c'est quand même pas la même chose c'est pour ça que ça a été mal mais c'est pas la même chose au sens

42:56
Présentateur

nous sommes légitimes les autres ne le sont pas c'est bon c'est sûr que je te dise

42:59
Ugo Bernalicis

j'ai pas dit qu'ils étaient pas légitimes on a pas la même légitimité je dis ils ont la légitimité des marchés financiers et de leur pote Macron voilà c'est ça leur légitimité mais du coup ça ne produit pas le même effet ils se sont pris plein la tête dans les médias dominants sur l'obstruction qu'ils ont faite heureusement que ça a duré qu'une journée parce que c'est insupportable pour leurs amis vis-à-vis de ce qu'ils racontent qu'eux le fassent alors que quand nous on le fait c'est dans l'ordre des choses on est méchant tout ça on crie on mange des enfants tout ça c'est ça la différence c'est pour ça que moi j'ai toujours cru que s'il y avait un gouvernement du nouveau froid populaire ils seraient pris à leur propre jeu de des cris sur oh mon dieu s'il y a une censure ça va être la fin du monde pour Noël et l'instabilité si ça avait été le NFP on aurait dit oh mon dieu si vous nous censurez pour Noël ça va être scandaleux ils auraient fait ah oui non c'est vrai c'est Noël ok on attend ils l'auraient fait quand même je pense qu'ils auraient quand même sûr j'en sais rien on le saura jamais finalement voilà mais en tout cas il faut bien comprendre qu'on n'a pas la même sociologie on n'a pas les mêmes problèmes politiques on n'a pas les mêmes comportements politiques et ça joue en fait dans l'équation et effectivement les macronistes n'ont jamais eu de culture du compromis sur la séquence 2022-2024 ça aurait pu être un bon moment pour eux de desserrer un peu l'étau parce qu'ils avaient une majorité relative n'est pas suffisante mais ils pouvaient l'avoir avec les LR à ce moment là ils ne l'ont pas travaillé tellement ils sont sectos alors qu'ils racontent la même chose que les LR je jure la même chose voire la même chose que le RN donc confère la loi asile-immigration donc et même sur la loi asile-immigration ils n'ont pas fait de compromis ils n'ont pas fait de compromis ils ont dû faire un compromis avec le Sénat c'est à dire avec Bruno Retailleau qui reprenait la ligne du RN

44:44
Présentateur

on gardera le mot compromis en mémoire pour les prochaines semaines merci beaucoup en un mot merci beaucoup Hugo Bernalicis d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Bac 6