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InterviewC à vous (sur YouTube)· 27 novembre 2025 54 minComplaisantMixteDéfenseSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Un nouveau « service national » dès l’été 2026 - C à Vous l’intégrale - 27/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Pour quelles missions?

  • 2:00FerméeRéponse directe

    Combien de recrues?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'E.Macron a réussi à trouver le bon ton?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faudra-t-il contraindre les médecins à s'installer en zone rurale?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui, le ministre Fournier a gardé la liberté de parole du maire?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00P.CohenFait
    « Des modalités qui rappellent l'ancien service obligatoire avec un mois de classe et, ensuite, un service dans les 3 armées, avec une place réservée pour les spécialités jusqu'à 25 ans... »
  • 3:00E.MacronPromesse
    « Les jeunes serviront sur le territoire national, et uniquement sur le territoire national. »
  • 5:00P.CohenChiffre
    « A terme, plusieurs dizaines de milliers. Objectif: 50 000 en 2035. »
  • 7:00L.AmarChiffre
    « Les déserts médicaux touchent 87 % du territoire et près de 9 millions de Français. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. A la une, pour ou contre le futur service national militaire volontaire? - Si vraiment il y a extrêmement besoin, oui. - Je suis pas sûr que ce soit la priorité. - Tout ce qui est armes et militaire, je me vois pas faire ça. - Tant que c'est pas obligatoire, tant qu'il n'y a pas de pression, je vois pas où pourraient être les bémols. - Si c'est pour préparer un futur service militaire obligatoire, ça pose problème. - A.-E.Lemoine: La jeunesse qu'on entend dans les rues de Paris et qui a soif d'engagement.

E.Macron a détaillé les modalités de ce service militaire. - P.Cohen: Des modalités qui rappellent l'ancien service obligatoire avec un mois de classe et, ensuite, un service dans les 3 armées, avec une place réservée pour les spécialités jusqu'à 25 ans...

Tout ça rappelle des souvenirs aux plus anciens. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, G.Sliman, président de l'institut de sondage Odoxa, qui nous apprend que 8 Français sur 10 approuvent le service militaire volontaire annoncé par E.Macron.

Ils sont nostalgiques de l'ancien service militaire. Vous êtes avec le général J.Pellistrandi, rédacteur en chef de "Revue Défense nationale".

Ce service militaire pour remobiliser les Français face à la menace russe...

La Russie évoque un processus sérieux en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine. - E.Tran Nguyen: Un processus aux conditions de V.Poutine, c'est-à-dire si l'Ukraine se retire des territoires qu'elle revendique.

Ils sont rares, ceux qui croient vraiment en la paix. - A.-E.Lemoine: Quand les maires se battent pour attirer des médecins sur leur commune... - Si tu es un jeune médecin, que tu cherches un poste pour demain, on peut rien te proposer de mieux que de venir bosser à Baigneux. - L.Amar: Les déserts médicaux touchent 87 % du territoire et près de 9 millions de Français.

Toutes les solutions sont bonnes pour combler ce vide. - A.-E.Lemoine: On en parle avec M.Fournier, ministre délégué chargé de la Ruralité et toujours maire des Voivres, une commune des Vosges, qu'il dirige depuis 35 ans.

Dans le 5/5, l'étonnante évasion de 2 détenus à Dijon. - A l'ouverture à 7h, les collègues ont découvert des barreaux sciés dans une cellule. Il y a une protection en verre qui a été cassée.

Les prisonniers n'étaient pas présents. - L.Sénéchal: Barreaux sciés et des cordes de draps...

Une évasion à l'ancienne. - A.-E.Lemoine: Après 20h, on reçoit la dessinatrice Coco, I.Ithurburu et P.Vandel. - P.Lescure: Ce soir, on parle de J.Meyerowitz, un photographe de rue. - A.-E.Lemoine: De la pizza au menu ce soir... - B.Chameroy: Bonsoir, Babeth.

Au menu du soir... - C.Ferrari: La pizza.

Une pizza à la romaine. On va la pimper avec un peu de charcuterie piquante et de la stracciatella. B.Chameroy fait semblant de parler italien. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'Edito de Patrick.

E.Macron relance le service national. - P.Cohen: Un service militaire et volontaire pour répondre aux besoins des armées face au risque accru de conflit.

Le chef de l'Etat a détaillé son plan dans un discours en Isère. Qui sera concerné? Pour l'essentiel, des jeunes entre 18 et 19 ans, incorporés sous l'uniforme à l'été pour une période de service de 10 mois, donc jusqu'à l'été suivant.

Ca revient à une année de coupure dans leurs études. Ce service sera aussi ouvert à des profils spécialisés qui pourront servir jusqu'à 25 ans avec le grade d'aspirant. Comme pour le service d'antan, les jeunes soldats font des classes le premier mois pour apprendre la discipline, le maniement des armes, la marche au pas, les chants et les rituels, tout ce qui nourrit la fraternité de nos armées, selon le président.

Les 9 mois suivants, les volontaires sont insérés dans les 3 armées: terre, mer, air. - A.-E.Lemoine: Pour quelles missions? - P.Cohen: La question d'aller en Ukraine ou dans des opérations extérieures... - E.Macron: Les jeunes serviront sur le territoire national, et uniquement sur le territoire national.

C'est-à-dire en métropole et dans nos outre-mer. Le service national, c'est le territoire national car c'est la mobilisation pour nous défendre. Je souhaite que cet envoi sur le territoire national soit prévu par la loi. - P.Cohen: Sur le territoire, dans leurs unités, mais aussi au sein de l'opération Sentinelle pour la protection des sites militaires.

Pendant le temps sous les drapeaux, les jeunes recevront un solde de 800 euros minimum. Ils auront une carte de circulation SNCF avec des réductions de 75 %. A l'issue du service, les jeunes seront versés dans la réserve opérationnelle dite de second niveau. - A.-E.Lemoine: Combien de recrues? - P.Cohen: A terme, plusieurs dizaines de milliers.

Objectif: 50 000 en 2035. Le ministère des Armées annonce un démarrage dès la mi-janvier avec une sélection de 3000 jeunes qui débuteraient leur service à l'été. 3000, pas plus.

L'armée manque de casernes pour les héberger. - A.-E.Lemoine: Ca fait longtemps que l'idée de guerre n'a pas autant imprégné le débat public. - P.Cohen: Plus de 60 ans.

On voit depuis 10 jours, depuis les propos du général Mandon, à quel point l'équilibre est difficile à trouver sur la bonne façon d'évoquer les menaces stratégiques qui pèsent sur l'Europe. E.Macron a encore tenté cet équilibre aujourd'hui. - E.Macron: Dans ce monde incertain, où la force prime sur le droit, où la guerre se conjugue au présent, notre nation n'a le droit ni à la peur, ni à la panique, ni à l'impréparation, ni à la division.

La peur, au demeurant, n'évite jamais le danger. La seule façon de l'éviter, c'est de s'y préparer. C'est ce que font nos armées au quotidien.

Elles le feront demain plus encore. - P.Cohen: Autrement dit, et comme l'avait dit F.Hollande, il faut se préparer à toutes les hypothèses, sans affoler les Français.

C'est une gageure. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'E.Macron a réussi à trouver le bon ton, l'équilibre?

Alerter les Français sur les menaces sans les affoler... - Gal J.Pellistrandi: Il part d'un constat, qui est celui de la menace russe qui ne cesse de grandir.

On l'a vu précédemment. Il faut bien prendre conscience que le rétablissement du service militaire...

Je ne suis pas d'accord. C'est pas le même que celui qu'on a connu. Avant d'être officier, j'ai fait mon service militaire en Allemagne comme simple appelé du contingent.

Certes, il y a des ressemblances, mais ce sera totalement différent. On a besoin de renforcer nos capacités de défense. Pour cela, oui, le service militaire volontaire va apporter aux armées quelque chose de plus avec des jeunes qui vont servir pendant 10 mois.

Aujourd'hui, nous ne sommes pas les seuls à avoir rétabli le service militaire. Nos partenaires européens...

En Allemagne, dès le 1er janvier, il y a à nouveau des volontaires dans la Bundeswehr. La problématique, c'est la menace russe. Le jour où V.Poutine arrête, peut-être que la menace descendra, mais aujourd'hui, on a absolument besoin de renforcer nos capacités pour démontrer que nous avons la volonté.

C'est l'important. Il ne s'agit pas de dire qu'on va faire la guerre demain, mais il faut transmettre le message à V.Poutine que nous, la nation française, nous sommes prêts à nous défendre. - P.Cohen: Qu'est-ce qui vous semble très différent par rapport à 97? - Gal J.Pellistrandi: La conscription avait un caractère obligatoire.

Ca change tout. A l'époque, on était dans la quantité. Il fallait faire front.

Aujourd'hui, l'objectif n'est pas... 3000 ou 4000 en 2027...

C'est de faire quelque chose de qualité. - A.-E.Lemoine: Les jeunes seront sélectionnés? - Gal J.Pellistrandi: Comme pour Parcoursup, les jeunes vont faire leurs voeux.

Celui à qui ça plairait bien d'aller en Martinique, il pourra le faire. C'est la différence par rapport au service d'hier, qui était à la fois une contrainte... - A.-E.Lemoine: A laquelle beaucoup essayaient d'échapper. - Gal J.Pellistrandi: Là, on est sur une base totalement différente.

On va privilégier la qualité, notamment des postes proposés. - A.-E.Lemoine: Ne pas affoler les Français...

Il en reste quelque chose dans l'opinion française que vous avez sondée, G.Sliman? Certes, 8 Français sur 10 approuvent l'idée de ce service national volontaire, mais 50 % seulement des parents sont prêts à encourager leurs enfants ou petits-enfants à s'engager. - G.Sliman: J'aurais pas la même lecture que vous.

Pour moi, 50 %, c'est énorme. - A.-E.Lemoine: 49 % ne les encouragent pas... - G.Sliman: C'est pas une question de bonne ou de mauvaise opinion d'E.Macron, c'est une question d'action.

Quand 1 personne sur 2 dit...

Les enfants peuvent avoir d'autres projets. Ils peuvent avoir prévu de faire médecine ou d'être ébéniste...

Que 1 personne sur 2 dise qu'elle encouragera son petit-fils à le faire, c'est énorme. Il faut bien distinguer les questions d'opinion des questions d'intention. - A.-E.Lemoine: Peut-être que des parents ont peur de perdre leurs enfants en les encourageant à faire ce service militaire et à devenir potentiellement réserviste. - G.Sliman: C'est possible, mais là, on est sur quelque chose qui est d'un très haut niveau.

Dans le sondage, on interroge aussi les personnes elles-mêmes. Le fait que 1/4 des personnes disent qu'elles envisageraient de le faire et, quand on regarde de plus près, les plus concernés, les jeunes gens, c'est près de 4 sur 10 qui sont intéressés...

Dans une vie, on a des tas de projets. - P.Cohen: Il y a un niveau d'engagement qui vous a surpris? - G.Sliman: Quand on fait beaucoup de sondages, on n'est pas toujours si surpris.

Il y a un niveau d'engagement qui va de pair avec les autres résultats de l'enquête, qui montre le très haut niveau d'adhésion à une proposition d'E.Macron. Pour qu'E.Macron propose quelque chose et qu'une écrasante majorité de Français le salue, c'est pas tous les jours. - A.-E.Lemoine: Et ça va jusqu'à LFI. - G.Sliman: Vous avez raison.

Non seulement le niveau est élevé, mais il est comparable...

Il est très majoritaire dans toutes les catégories de population. - P.Cohen: Le parti LFI est celui qui a formulé le plus de réserves sur ce projet de service volontaire. - G.Sliman: Ca dit ce que montrent les autres résultats de l'étude.

Ca dit à la fois le haut niveau de peur par rapport au conflit russo-ukrainien. Les 3/4 des Français nous disent que c'est quelque chose qui leur fait peur. Ca dit aussi des choses du changement de regard sur l'armée et sur les forces militaires, sur le drapeau et sur la nation, qui étaient des valeurs clivantes ou typées politiquement et générationnellement.

Ca n'est plus le cas. Le général a raison de dire qu'il y a un très grand changement par rapport au service militaire que j'ai fait il y a quelques années, avant qu'il ne soit arrêté. C'est son caractère non obligatoire.

C'est la base du volontariat. On a demandé aux jeunes s'ils étaient favorables à un service obligatoire. Une majorité de Français disent oui mais les jeunes ne le souhaitent pas.

La proposition d'E.Macron leur convient bien. - A.-E.Lemoine: Le service pourrait devenir obligatoire, à terme? - Gal J.Pellistrandi: Non.

Il y a des dispositions législatives. J.Chirac décide juste la suspension.

Légalement, si on était dans une dégradation majeure de la situation...

Là, l'objectif n'est pas de le rendre obligatoire. La cible, d'ici 2030, c'est d'atteindre les 10 000 par an. Ce désir de servir, on le trouve chez les jeunes pompiers volontaires.

Il y a une appétence dans une grande partie de la jeunesse à donner du temps pour la collectivité. Je rappelle que chaque année, plus de 100 000 jeunes font un service civique. C'est donner de sa personne pour une rémunération qui n'est pas plus élevée.

C'est une réponse à cette volonté de service. Il y a un point qui est essentiel pour moi. D'abord, il est hors de question de les envoyer en opération extérieure.

C'est sur la base du volontariat. Quand on regarde dans l'échiquier politique, les candidats aux précédentes élections dans les 2 extrêmes plaidaient pour des services militaires obligatoires. Là, on n'est pas du tout dans cette idée-là.

On est sur le volontariat, même si on peut monter en termes d'effectifs. - P.Cohen: Pour le RN, c'est 3 mois dans le programme de M.Le Pen. - Gal J.Pellistrandi: Là, je prends le képi militaire.

Ce service militaire que nous proposons n'est pas pour encadrer la jeunesse dans un sens ou dans l'autre. Il est pour répondre à un besoin opérationnel. Nous n'avons pas l'idée de vouloir militariser la société ou de faire quelque chose... - A.-E.Lemoine: Ni pour faire de l'éducation, quoi. - Gal J.Pellistrandi: L'objectif, c'est de permettre à des jeunes de servir, de participer à la sécurité et de valoriser ce service. - P.Cohen: Et pour le retour des jeunes à la vie civile, ce passage dans l'armée pourrait être un bon point sur un CV? - Gal J.Pellistrandi: Exactement.

L'idée, c'est ce qui se passe en Norvège...

En Norvège, le service militaire volontaire a été réinstauré face à la menace russe car ils sont encore plus près. En Norvège, dans un CV, le fait d'avoir, pour un jeune Norvégien ou une Norvégienne, servi sous l'uniforme est une plus-value. C'est comme ça que nous concevons la mise en place de ce service.

Il doit être une plus-value dans le parcours professionnel et personnel des volontaires. - A.-E.Lemoine: L'armée française peut absorber ces milliers de jeunes à former? - Gal J.Pellistrandi: Oui. 3000 pour cette année et 4000 l'an prochain.

Chaque année, nous recrutons environ 20 000 jeunes qui vont s'engager pour des durées... - A.-E.Lemoine: Ca ira jusqu'à 50 000. - Gal J.Pellistrandi: En 2035.

Il faut rappeler quelque chose. Nous maintenons 2 dispositifs importants qui fonctionnent déjà: le service militaire adapté dans les départements d'outre-mer...

Sous un statut militaire, on permet à des jeunes gens d'acquérir une formation professionnelle. On a aussi le service militaire volontaire, introduit par F.Hollande suite aux attentats du Bataclan, qui va être maintenu.

Les jeunes du SMA et du SMV, c'est des jeunes qu'on absorbe sans problème. Là, c'est 3000 qu'on va absorber sans problème. - P.Lescure: Vous évoquez l'idée de la référence au drapeau.

Dans votre étude, 80 % des sondés se définissent comme des patriotes. Cette idée d'être fiers d'être français s'est imposée en 20 ans. - G.Sliman: Oui.

Ca ne date pas d'il y a 1 an, 2 ou 3 ans. C'est un changement. Dans les années 80 et 90, le drapeau tricolore pouvait être confisqué par l'extrême droite ou par la droite.

Dans la définition du mot "patriote"...

C'est pas un hasard si un lieutenant de M.Le Pen, F.Philippot, a choisi de nommer ainsi son parti. - P.Cohen: Le RN se définit comme patriote, aussi. - G.Sliman: Il y avait un clivage politique.

Aujourd'hui, tout le monde se définit comme patriote. Une majorité de Français, quel que soit leur bord politique, se sentent patriotes. Ca progresse avec l'âge.

Mais chez les jeunes, les deux tiers disent qu'ils sont patriotes, fiers d'être Français. Ca avait commencé à bouger après la Coupe du monde 98 et ça s'est accentué avec le risque, les attentats, les guerres un peu partout. Il y a cette fierté qui explique cette adhésion à l'armée.

On fait des baromètres sur l'image des armées qui montrent une image qui ferait pâlir d'envie le chef de l'Etat et d'autres. - A.-E.Lemoine: Quand on demande aux Français s'ils sont prêts à s'engager pour défendre la France en cas de guerre, là, les chiffres sont en baisse par rapport à il y a un an. - G.Sliman: Oui.

Là, c'est un parti pris de mon côté...

Je trouve qu'il y a un niveau très élevé. 4 personnes sur 10, presque 1 sur 2 disent qu'ils seraient prêts à mourir pour la France comme les Ukrainiens et à s'engager militairement si notre pays était attaqué, c'est très élevé. - P.Cohen: Dans un moment de repli sur soi qui est manifeste. - G.Sliman: Mais quand on compare par rapport à il y a 1 an, on a 20 points de baisse auprès des plus concernés, les jeunes en âge de le faire.

Quand on a plus de 50 ou 60 ans, on peut dire qu'on serait prêt à prendre les armes, mais on sait qu'on ne nous le demandera pas. Quand on a 25 ans et qu'on dit qu'on est prêt à le faire, en ce moment, ça a du sens. Je pense que les propos de F.Mandon n'y sont pas pour rien.

Il a employé un mot...

Sur les bateaux, il y a des mots qu'il ne faut pas employer. Dans l'armée, on dit qu'on est prêt à se battre pour son pays. Dire qu'on est prêt à voir mourir ses enfants... - P.Cohen: C'est dans le texte de "La Marseillaise". - G.Sliman: Oui, mais les gens ont ça en tête quand ils répondent à notre enquête et ça les refroidit. - Gal J.Pellistrandi: La devise des sapeurs-pompiers de Paris, c'est "sauver ou périr".

On ne s'engage pas pour dire qu'on va mourir pour la France, mais il peut y avoir une part de risque. Aujourd'hui, on le voit sur le terrain, même sur le territoire national, on a des pompiers, des policiers, des militaires, des gendarmes qui sont blessés ou tués. Ce sont des métiers où il y a une part de risque qui existe.

L'objectif n'est pas de dire qu'on va mourir pour la France, mais de dire qu'on va participer à la défense de notre pays. - A.-E.Lemoine: Ils sont 45 % des jeunes à être prêts... - G.Sliman: C'est énorme.

Il y a de quoi envoyer un message fort vis-à-vis de l'étranger. - E.Tran Nguyen: Justement, sur le terrain ukrainien, la guerre continue, surtout dans les airs avec des Mirage 2000 français en action face aux missiles russes.

Moscou dit avoir abattu une centaine de drones ukrainiens dans la nuit. Apparemment, il y a eu des ratés. Un drone russe a atterri en Moldavie et il a atterri à l'entrée de l'ambassade russe.

Une sorte de retour à l'envoyeur. Une autre manière de se montrer fort face à la Russie. V.Poutine était en déplacement au Kirghizistan.

Voici ce qu'il répond quand on lui demande s'il veut attaquer l'Europe. - E.Tran Nguyen: Un mensonge éhonté.

Le président russe a réitéré ses conditions pour parvenir à un accord de paix avec Kiev, C'est-à-dire laisser à la Russie les 4 régions ukrainiennes de l'Est, celles dont il est question dans le 1er plan de paix américain, soupçonné d'avoir été dicté par la Russie. D.Trump, pour s'en sortir, tente de défendre les intentions russes.

En revanche, il ne donne plus d'échéance concernant la date d'une fin de la guerre. ... - E.Tran Nguyen: Ce qui pose une question: est-ce qu'on y arrivera un jour, à cette paix?

Du côté de nos téléspectateurs, plus personne n'y croit... - A.-E.Lemoine: On ne se trompe jamais dans nos sondages! - E.Tran Nguyen: Voici ce que disent nos téléspectateurs.

Pour les Européens, il est hors de question de répéter un scénario à la Crimée après presque 4 ans de guerre. Donc on est dans l'impasse? - Gal J.Pellistrandi: Complètement.

On est dans une impasse stratégique. Il faut que nous aidions au maximum les Ukrainiens à tenir. Il faut faire pression à la fois sur D.Trump, pour qu'il comprenne qu'il faut sauver l'Ukraine, la démocratie en Ukraine, et contre V.Poutine.

Depuis bientôt 4 ans, je dis que la guerre ne cessera que lorsque Poutine aura cessé de nuire, ou d'exister. - E.Tran Nguyen: Vous dites comme les Français... - Gal J.Pellistrandi: Bien sûr.

Quand on lit la littérature russe géopolitique, Poutine a une vision où il veut aller jusqu'au bout. La problématique, c'est jusqu'où il veut le fixer. Il veut continuer au-delà de Kiev.

Il veut la capitulation de l'Ukraine et avoir la mainmise sur ce qui est l'Europe de l'Est ou l'est de l'Europe. - P.Cohen: Les territoires russophones. - G.Sliman: On sonde les Français et aussi les Européens sur le sujet depuis le début de la guerre en Ukraine.

On observe une double tendance. D'abord, le sujet fait peur. On a beaucoup dit que c'est la 1re fois qu'on voit la guerre en Europe depuis 60 ans.

Il y a eu la guerre en ex-Yougoslavie, mais c'était une guerre civile. Ca fait très peur pour les 3/4 de nos concitoyens. C'est pareil dans les autres pays européens.

Il y a aussi une tendance à la solidarité malgré tout avec l'Ukraine. La peur n'empêche pas les Français et les Européens de continuer à soutenir l'Ukraine. Vous parliez de votre sondage... - A.-E.Lemoine: Un sondage au doigt mouillé. - G.Sliman: En l'occurrence, ce que vous observez est assez en conformité avec ce qu'on enregistre sur des chiffres qui donnent une apparence plus statistique, on va dire ça comme ça...

Et avec ce qu'observent nos partenaires de Backbone qui scrutent les réseaux sociaux. On voit remonter ce genre d'éléments. Il y a un élément moins positif qui ressort par rapport au service militaire, c'est l'idée que tout ça va nous coûter très cher à un moment où on demande beaucoup d'efforts à nos concitoyens.

Les Français sont favorables à cela mais ils interrogent. On va leur demander des efforts. - A.-E.Lemoine: Si le budget est adopté, ce qui n'est pas encore sûr.

Vous restez avec nous. Tout de suite, la story de L.Amar. - Quand on veut aller voir un dermato dans le secteur, c'est impossible. - Ca reste compliqué quand on nous demande une radio en urgence. - Il faut compter 3 semaines pour avoir un rendez-vous chez le docteur. - L.Amar: C'est l'histoire d'un vide auxquels sont confrontés près de 9 millions de Français vivant dans un désert médical.

Regardez cette carte presque entièrement repeinte en rouge. Les zones rurales ne sont plus les seules concernées. Dans les villes moyennes aussi il faut attendre des semaines ou des mois pour trouver un docteur.

La situation s'aggrave. Le problème se pose depuis plus de 50 ans. - Il y a de moins en moins de médecins dans les campagnes de France. - Quand j'ai les petits-enfants et qu'un d'entre eux tombe malade, on est obligé de courir après les docteurs. - Les campagnes subissent la désertification. - On n'aura pas assez de médecins pour répondre à cette génération du papy-boom. - En 30 ans, les campagnes de Basse-Normandie ont perdu 1/3 de leurs médecins. - L.Amar: 5 plans différents sur les 15 dernières années, mais ça ne suffit pas face au vieillissement de la population, à la croissance démographique et au refus de beaucoup de médecins de s'installer dans les zones sinistrées.

Résultat: 44 % des communes n'ont pas de médecins généralistes. Certaines sont prêtes à tout pour les attirer. - Si tu es un jeune médecin, que tu cherches un poste pour demain, on peut rien te proposer de mieux que venir bosser à Baigneux. - Les paroles représentent notre village. - On a ce qu'il faut, ne t'inquiète pas.

Si le vendredi, t'as besoin de souffler, au café, viens nous retrouver. - On énumère nos services et on montre qu'il y a des magasins en campagne. - L.Amar: Il y a ceux qui n'ont pas encore trouvé leur médecin et d'autres qui transforment la mairie en un petit centre de santé.

C'est le cas de cette commune en Lozère. Plus de généraliste depuis 3 mois, mais une pharmacie et des bornes de téléconsultation dans la mairie. - Le village revit un peu.

Il n'y avait plus de docteur, plus de pharmacie. - Ce n'est pas juste une pharmacie pour eux. C'est une personne avec un sourire, u contact, un accueil.

On les aide quand ils ont un souci du quotidien, pas forcément sur du soin. - L.Amar: Partout en France, on se débrouille.

De plus en plus de professionnels de santé s'engagent en voyageant. Ce sont des médecins itinérants, en bus ou en camion. Ils vont boucher les trous. - Bonjour.

Montez. - J'ai appelé les cabinets. Il y avait 6 mois de délai. - Il y a des gens qui n'avaient pas vu d'ophtalmo depuis 20 ans.

Les gens me disent qu'ils n'ont pas de dentiste ou de médecin généraliste. - On s'est lancés là-dedans en se disant que ça allait être compliqué, mais on ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi difficile. Il y a des zones où l'accès aux soins est quasiment impossible.

On a rencontré des femmes enceintes qui ne savaient pas par qui leur enfant serait suivi. - L.Amar: Malgré toutes ces initiatives, 2 Français sur 3 ont renoncé à des soins à cause de l'éloignement et du délai pour obtenir un rendez-vous. 3/4 des 18-24 ans ont capitulé, selon les chiffres de la Mutualité française.

S.Lecornu a consacré à la question son 1er déplacement de Premier ministre. Il a nommé Michel Fournier, le ministre de la Ruralité, maire d'une petite commune des Vosges depuis 36 ans.

En 1990, il se battait déjà pour maintenir une école dans son village. -11 élèves, c'est l'effectif de l'unique classe. Avec un nombre d'élèves aussi mince, d'autres écoles auraient déjà fermé leurs portes.

On s'est mobilisés pour attirer les familles nombreuses. - On a acheté des maisons pour les proposer aux familles. C'est une possibilité pour stabiliser les gens sur place. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Fournier, aujourd'hui ministre délégué chargé de la Ruralité, mais toujours maire des Voivres.

Vous luttez contre la désertification des campagnes. Aujourd'hui, les maires se battent pour ouvrir une pharmacie ou un cabinet médical parce que c'est la première source d'inquiétude de leurs administrés, la difficulté de l'accès aux soins? - M.Fournier: Le 1er sentiment d'insécurité dans les territoires...

On évoque souvent l'immigration et d'autres trucs, mais c'est la santé. S'il n'y a pas de réponse de santé, il n'y a pas d'attractivité dans nos territoires ruraux. C'est très important que l'on se penche sur ce problème.

Il est récurrent. - A.-E.Lemoine: Ca fait 25 ans que ce problème a été identifié.

Faudra-t-il contraindre les médecins à s'installer en zone rurale à un moment ou à un autre? Vous y êtes favorable. Jusque-là, tous les gouvernements n'ont pas voulu. - M.Fournier: Il semblerait que le mot "contraindre" soit un gros mot.

C'est quand même étonnant. L'intérêt, c'est que tout le monde puisse avoir une réponse de santé. Là, j'étais très jeune.

Aujourd'hui, je suis un peu plus âgé. J'ai 75 ans. Mon médecin traitant est à une heure de chez moi.

Une heure aller et une heure retour. Ce n'est pas sain. A un moment donné, il faut avoir un regard très objectif pour dire...

Il y a le volontariat, mais ça a ses limites. A un moment donné, sur certains points, il faudra une forme d'obligation. Je ne parle pas de mesures coercitives totales, mais il faudra mettre les gens devant leurs responsabilités.

C'est pour ça que le programme France santé annoncé par le Premier ministre...

J'étais surpris, au départ, mais c'est important. Ca donne un éclairage fort. L'intérêt de ce programme...

Ca ne va pas tout résoudre. On va labelliser des maisons... - A.-E.Lemoine: Des centres dans lesquels se regrouperont les médecins. - M.Fournier: On va en labelliser 5000 en 2027.

Mais ça montre qu'il y a des situations difficiles, dramatiques. - A.-E.Lemoine: Il faut trouver des solutions. - M.Fournier: Oui.

Mais s'il n'y a pas de budget...

Les solutions sont plus modestes. - P.Cohen: Vous parlez du processus parlementaire en cours? - M.Fournier: Oui. - P.Cohen: Pas seulement du montant des crédits, mais le fait qu'il puisse adopter un PLF... - M.Fournier: Quand on développe des politiques et que les moyens alloués sont dans la programmation budgétaire, et notamment le budget de la Sécu...

Ca ne sera pas un accélérateur. Il faut avoir un accélérateur dans l'état d'esprit de toutes les professions médicales, mais aussi pour montrer qu'il doit y avoir cet accompagnement, qui permettra aux collectivités...

Ce sont souvent les collectivités qui créent ces structures. Ce n'est pas raisonnable, si on ne va pas au bout, tout en dénonçant le fait que la santé est la première des insécurités. - A.-E.Lemoine: La difficulté d'accès aux soins aggrave un sentiment de déclassement. 3 jeunes ruraux sur 5 se sentent comme des citoyens de seconde zone.

Ils jugent que les responsables politiques sont déconnectés de la réalité. C'est ce que vous reprochez au président E.Macron à peine élu, avant de le recevoir, en avril 2018. - M.Fournier: On lui reproche d'être le président des riches.

Ce qu'on peut lui reprocher, essentiellement, c'est de ne pas avoir une connaissance complète des territoires. Ca lui manque. Il n'a jamais été élu local.

Il ne sait pas que dans les territoires autres que dans les métropoles ou les villes, des choses peuvent se passer. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'aujourd'hui, le ministre Fournier a gardé la liberté de parole du maire? - M.Fournier: C'était écrit sur le fronton de ma mairie: "A jamais libre et non incorporable." C'est clair. - P.Cohen: C'est la devise de la commune? - M.Fournier: Non, la mienne. - A.-E.Lemoine: Vous restez un électron libre. - M.Fournier: Attention, je sais aussi avoir une loyauté.

Il faut en avoir, quand on est dans une équipe. On est venu me chercher par rapport à ce que je peux représenter, à ce que je peux dire et construire. A cette époque, j'ai voulu démontrer au président, quand il est venu chez moi en avril 2018...

Je lui ai dit: "Voilà ce qui se passe dans nos territoires. Il y a des initiatives, des jeunes..." Il y a une entreprise qui fait des lunettes monture bois.

Ce sont des jeunes qu'on a installés, qui sont encore implantés. Aujourd'hui, ils ont une trentaine de salariés. C'est ce que j'ai voulu démontrer.

Souvent, on pense que tout doit se passer dans l'urbanité et que les seules réponses économiques...

Ce n'est pas du tout ça! - A.-E.Lemoine: Votre franchise vous caractérise.

Vous avez admis que vous aviez appris votre nomination en regardant la télévision. Ce n'est pas tous les jours qu'un ministre a ce genre d'honnêteté. Votre parcours est singulier.

Vous avez eu mille vies. A 17 ans, vous avez quitté l'école pour partir en Allemagne, où vous avez connu la rue, la faim, le froid. Cette expérience vous a marqué.

Ca vous constitue? - M.Fournier: Toute expérience marque J'en ai eu de multiples.

Vous oubliez tout ce que j'ai fait. - A.-E.Lemoine: Vous avez été douanier, fleuriste, poseur de volets roulants, vous avez tout vendu, et même des valises d'espionnage. - M.Fournier: Ca, je ne pensais pas que vous le saviez! - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas secret-défense. - M.Fournier: Ca veut simplement dire que j'ai eu énormément de responsabilités.

J'ai utilisé tout cela au bénéfice de ma commune et de mes habitants. De nombreux projets ont été réalisés par rapport à cette expérience-là. Je veux mettre cette expérience à profit.

Aujourd'hui, je suis là pour faire bouger certains axes. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui manque aux professionnels de la politique, cette expérience de la vie? - M.Fournier: Il y a un jeune qui s'appelle comment?

Il n'a jamais travaillé. - A.-E.Lemoine: Vous pensez au président du RN? - E.Tran Nguyen: J.Bardella. - M.Fournier: Je crois que c'est son nom.

Il veut prétendre, sans expérience, pouvoir diriger un pays, sans avoir eu un seul échec. L'échec construit. C'est avec l'échec que tu te dis: "Là, je ne recommencerai plus comme avant." On est dans une société où on a peur d'accepter la notion d'échec.

Ce n'est pas grave. Ce qui est grave, ce serait de dire qu'on reste dans l'échec, mais pour cela, il faut avoir fait. Aujourd'hui, un certain nombre de personnels politiques n'ont jamais fait.

Je n'arrive pas à comprendre que, dans ces situations, on puisse prétendre avoir une responsabilité. - E.Tran Nguyen: Après toutes vos expériences professionnelles, vous vous êtes lancé en politique en devenant conseiller municipal puis maire.

En 2000, vous pestiez déjà contre la bureaucratie écrasante. - M.Fournier: Il faut être costaud.

Un dossier d'appel d'offres, c'est ça multiplié par 2 voire 3. Il faudrait consacrer toutes ses soirées, et surtout les soirées d'hiver, à lire tout ça pour un appel d'offres. C'est un exemple de la paperasse à laquelle on est confrontés.

Ca, c'est ce que m'a envoyé le tribunal administratif pour consultation pour pouvoir m'aider à mieux comprendre les choses. Je vous avoue, je n'ai rien compris. - E.Tran Nguyen: Depuis, le rôle du maire a évolué.

Son statut a changé. On est à 4 mois des municipales. Vous envisagez de vous représenter? - M.Fournier: C'est d'actualité.

Il y a une situation dans ma commune...

On a fait beaucoup de projets. Des projets à la taille de la commune. 300 habitants, des projets à 2 millions d'euros. - A.-E.Lemoine: Vous allez construire un Zénith? - M.Fournier: Non, j'ai construit de la vie, un centre d'éducation à l'environnement.

Un hôtel rural, un café-restaurant...

J'ai 20 logements sociaux faits par la commune parce que personne ne voulait venir les faire. Ca aussi, c'est un problème, le logement. On a créé et acheté plusieurs maisons, une trentaine, et on en a cédé à des familles en très grande difficulté avec des systèmes de crédit-bail aux particuliers, avec des baux emphytéotiques...

A un moment donné, si on ne se bouge pas, on n'y arrivera pas. On est dans un pays où c'est le problème. Ca a été montré...

Aujourd'hui, si vous faites une cession ou une vente, ce n'est plus un dossier, vous avez cela. Quand je reprends les actes de mes parents pour l'achat, il y avait 3 feuilles. Là, on vous demande des diagnostiques...

Le DPE, c'est une catastrophe. Vous avez un ancien corps de ferme avec 4 murs et un toit. On vous demande de le classer E.

Il n'y a pas de chauffage. Vous allez avoir un classement G qui vous oblige, quand quelqu'un veut reprendre cette maison, à faire des investissements hors de potentialité. C'est une bagarre.

Je suis toujours dans cette bagarre. C'est pour ça que je repars. - A.-E.Lemoine: Merci.

On vous libère parce que vous avez des obligations de ministre. - M.Fournier: C'est incroyable! - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.

Bonsoir. A Dijon, 2 détenus s'évadent en limant leurs barreaux. - L.Sénéchal: A l'ancienne.

Une simple lame de scie à métaux et une corde de draps. Ils se sont fait la belle entre la dernière ronde et l'appel du matin. Le 1er est un homme de 19 ans, dangereux, selon les autorités, et l'autre est un homme de 32 ans écroué pour des violences aggravées sur sa conjointe.

Comment ont-ils pu se procurer le matériel? La piste d'une livraison par drone est privilégiée. - C'est en permanence, toutes les semaines.

Ils vont en direction de la prison. Ca fait comme le bruit d'un hélico. - On a fait plusieurs communiqués sur le sujet, notamment les livraisons par drone, les lames de scie découvertes dans l'établissement.

On a demandé de faire des fouilles générales. On n'a pas été entendus. Maintenant, c'est le résultat de ce qu'on dénonce. - L.Sénéchal: Cette prison est l'une des 6 qui doivent bénéficier du programme zéro portable avec un programme de sécurisation.

Il y a une annonce de fouilles généralisées dans toutes les prisons de France. La double évasion de Dijon survient quelques jours après celle de Rennes. Le détenu a été retrouvé, mais dès le lendemain, le directeur a été démis de ses fonctions. - A.-E.Lemoine: 2 m de neige dans les Alpes.

Ca fait 20 ans qu'on n'avait pas vu ça. - L.Sénéchal: Difficile de se déplacer.

Ici, c'est La Rosière, en Savoie. Galère aussi pour les professionnels à Avoriaz, en Haute-Savoie. La pelle est de sortie pour dégager la terrasse des commerces et des cafés. - C'est physique.

C'est assez lourd. Tout seul, il y en a pour 2 ou 3 bonnes heures. Peut-être même la journée. - Sur les camions, il faut être équipés.

Sinon, on s'adapte: grosses bottes, bonnet, lunettes de soleil. - L.Sénéchal: Neige record en novembre.

Attention, risque d'avalanche très élevé avec de fortes chutes de neige et des températures négatives ces derniers jours, qui ont pu créer des couches de glace. Fortes chutes de neige dans tous les massifs de France. Dans les Vosges, certaines stations vont ouvrir ce week-end, en avance.

C'est beau, la neige, il y a un côté féerique. Surtout quand un chevreuil Surgit façon Bambi, devant la fenêtre de cet habitant, dans les Alpes suisses. - A.-E.Lemoine: Pas en France, donc.

Deux soldats abattus à quelques centaines de mètres de la Maison-Blanche. - L.Sénéchal: Ils sont toujours dans un état critique, blessés par balle à 2 pas de la résidence du président des Etats-Unis.

Ce sont 2 militaires de la garde nationale que D.Trump a décidé de déployer à Washington. Le suspect a été interpellé.

C'est un citoyen afghan de 29 ans. Peu après l'arrestation, J.D.Vance a évoqué ce drame. ... - L.Sénéchal: Une grande confusion a suivi les tirs.

Le gouverneur de Virginie-Occidentale a annoncé la mort des militaires avant de rétropédaler. Le patron du FBI annonce une traque alors que le tireur a déjà été arrêté. ... - L.Sénéchal: A ce moment-là, il avait déjà été arrêté.

C'est un Afghan qui a aidé l'armée américaine avant la chute de Kaboul. Trump parle d'un acte terroriste et charge son prédécesseur. ... - L.Sénéchal: L'administration Trump annonce le déploiement de 500 membres de la garde nationale supplémentaires.

Ils seront bientôt 2500 à Washington. - P.Cohen: Qui devait être la ville la plus sûre des Etats-Unis. - L.Sénéchal: C'est un des arguments de campagne de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Le sondage favorable à J.Bardella n'en finit plus de faire parler. - L.Sénéchal: On en parlait hier.

Un sondage Odoxa le place en tête du second tour, quel que soit l'adversaire, si l'élection avait lieu ce dimanche. Ce sondage fait jaser jusqu'au sein du RN. C'est bien Bardella qui est testé et non M.Le Pen, inéligible en attendant son procès en appel.

Réaction d'un député RN dans "Le Parisien". Le RN a poussé le bouchon jusqu'à incruster la tête de M.Le Pen dans le message officiel du parti.

C'est un peu mensonger. - G.Sliman: Ca m'a amusé, de voir ce photomontage.

On a ajouté M.Le Pen sur les cartons présentant les scores de J.Bardella.

Il y a eu plein de commentaires de tous bords politiques sur ce sondage. M.Le Pen n'est pas testée...

Ce n'est pas un pronostic, c'est une question qui permet de savoir où en est l'opinion publique aujourd'hui. Aujourd'hui, M.Le Pen est inéligible.

Deuxième raison: plein de candidats sont potentiellement testables et peuvent être fâchés de ne pas être dans le sondage. On a demandé aux Français et aux sympathisants des camps concernés qui représenterait mieux son camp aux présidentielles. M.Le Pen, c'est J.Bardella qui lui est préféré par les Français et les sympathisants du RN.

Ca faisait 2 bonnes raisons de ne pas la tester. - P.Cohen: C'est pour ça que vous avez testé Retailleau et pas Wauquiez... - G.Sliman: Glucksmann et pas O.Faure. - M.Fournier: Attal et pas Darmanin.

Attal est testé avec E.Philippe parce que les écarts entre eux sont faibles. - A.-E.Lemoine: Les Français préfèrent G.Attal à G.Darmanin.

C'est pour ça que vous l'avez testé. Merci pour ces explications. On part en Essonne.

On assiste à l'affrontement entre un maire et son père. - L.Sénéchal: Qui est aussi son prédécesseur.

Xavier Dugoin avait laissé sa place à son fils, Jean-Philippe. 4 ans plus tard, le torchon brûle. Le papa repart en campagne contre son fils. ... - L.Sénéchal: On se dirige donc vers un affrontement père-fils aux municipales, même si le maire sortant ne s'est pas encore déclaré. - Je le vis difficilement dans la mesure où j'ai le droit quotidiennement d'avoir des vidéos d'injures, des attaques mensongères de sa part, de la part d'amis politiques à lui.

Qu'il soit candidat, c'est son choix. Les élections, c'est fait pour trancher. Je n'attends plus rien de lui.

Ca ne me choque pas en tant que tel. Je trouve ça excessif et, quand on est candidat à un mandat, on essaie de le faire avec dignité. - Quelle est la nature de vos relations personnelles? - Il n'y en a aucune. - L.Sénéchal: Le maire sortant accuse son père de liens avec le RN. - A.-E.Lemoine: On termine avec la sélection du prix de l'humour en politique. - L.Sénéchal: En voici une. - A.-E.Lemoine: C'est incroyable, de dire ça. - L.Sénéchal: Ancienne ministre de la santé, G.Darrieussecq.

En voici une autre. R.Dati.

Encore une autre. Un homme de gauche. L'ancien chauffeur de J.-L.Mélenchon.

Delogu! Et une dernière: E.Borne.