Gaëtan Dussausaye : "Remettons en place un véritable plan de relance nucléaire !" (France info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse partielle
C'est le signe qu'Emmanuel Macron réussit à faire bouger les lignes ?
- 0:28FerméeRéponse directe
Vous êtes pour la solution à deux États ?
- 1:02OuverteRéponse partielle
Le gouvernement français dit que ça doit s'accompagner d'un désarmement du Hamas.
- 1:33RelanceRéponse partielle
Sauf que ce que vous opposeront, ceux qui sont partisans d'une reconnaissance à court terme d'un État palestinien, c'est que si la guerre menée par Israël à Gaza continue, bientôt il n'y aura plus rien à reconnaître.
- 2:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous préférez le positionnement du Royaume-Uni qui prend les choses un peu différemment en disant qu'on reconnaîtra un État palestinien en septembre, sauf si Israël met fin à la situation épouvantable à Gaza ?
- 3:09OuverteRéponse directe
La France va larguer 40 tonnes d'aides humanitaires sur la bande de Gaza à partir de demain. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous soutenez comme initiative de la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« reconnaître l'État palestinien, c'est tout simplement donner la victoire au Hamas. »
- 2:06Invité politiqueChiffre
« Il y a à peu près 50 otages dont la moitié sont vraisemblablement morts. »
- 3:36Invité politiqueFait
« l'État d'Israël aujourd'hui est dans son légitime droit à vouloir éradiquer non pas une simple organisation terroriste, mais une organisation qui vise à la destruction de l'État d'Israël »
- 6:10Invité politiqueFait
« on est en train de discuter depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, grâce à l'intervention de Marine Le Pen et du premier groupe de l'Assemblée nationale, de la programmation pluriannuelle de l'énergie. »
- 7:10Invité politiquePromesse
« il faut mettre en place un véritable plan de relance de nucléaire pour produire notre propre énergie. »
- 8:30Invité politiqueFait
« Vous savez pertinemment que nous plaidons notre innocence et que nous gardons, parce que nous faisons appel de cette décision, nous gardons notre présomption d'innocence. »
- 9:22Invité politiqueFait
« le Rassemblement National souffre d'une véritable discrimination bancaire, puisque à notre parti politique, l'intégralité des banques françaises se refuse de nous prêter de l'argent pour qu'on puisse financer nos campagnes. »
- 11:05Invité politiqueChiffre
« sur les 43 milliards d'euros et de recettes supplémentaires et d'économies qu'on cherche à faire, c'est plus de la moitié qui correspondent à des augmentations de taxes, des augmentations de cotisations, des augmentations d'impôts »
- 11:50Invité politiqueFait
« Je pense au coût de l'immigration. »
- 15:10Invité politiqueChiffre
« on continue de déverser des milliards d'euros dans plus de 1 244 agences et opérateurs publics »
- 18:49Invité politiqueChiffre
« L'immigration, elle ne finance que 86% de ce qu'elle coûte en réalité à l'État. Ça veut dire que vous avez 14% qui restent à la charge des Français aujourd'hui du fait de l'immigration. »
Temps de parole
- Gaëtan Dussausaye75 %
- Présentateur19 %
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Après la France, c'est le Canada qui annonce son intention de reconnaître un État palestinien. C'est le signe qu'Emmanuel Macron réussit à faire bouger les lignes ?
Non, en réalité, je ne crois pas. On sait très bien qu'il y a un certain nombre de démocraties internationales qui, aujourd'hui, ont un avis que nous ne partageons pas, considérant l'avenir de l'État palestinien. Vous savez qu'au Rassemblement National, nous avons toujours considéré qu'il fallait à la fois trouver des accords et trouver des voies de négociation pour permettre...
Vous êtes pour la solution à deux États ?
Nous sommes pour la solution à deux États, justement. La Rassemblement National a toujours été, par la voix de Marine Le Pen, attachée à ce qu'on puisse garantir la souveraineté pour l'État palestinien, mais aussi et surtout qu'on garantisse la sécurité pour l'État d'Israël et pour ses compatriotes. Or, en réalité, aujourd'hui, le calendrier n'est pas bon. Et c'est pour cela qu'on a énormément critiqué la décision, d'ailleurs, d'Emmanuel Macron d'essayer d'encourager la reconnaissance de l'État palestinien, parce qu'aujourd'hui, reconnaître l'État palestinien, c'est tout simplement donner la victoire au Hamas.
Parce que faire prendre une décision aussi importante, une décision aussi attendue, une décision aussi historique...
Le gouvernement français dit que ça doit s'accompagner d'un désarmement du Hamas.
Oui, mais aujourd'hui, les conditions ne sont pas là. Et on voit que le gouvernement français n'est absolument pas aux côtés de l'État et d'Israël lorsqu'il s'agit de garantir sa sécurité et lorsqu'il s'agit de mener la guerre contre l'islamisme et contre notamment son bras armé, qu'est le Hamas, sur cette région du monde. Donc, en réalité, aujourd'hui, si on reconnaît l'État palestinien, ce serait de dire non seulement au Hamas, mais aussi à toutes les organisations terroristes et à toutes les organisations islamistes du monde que le mode opératoire du Hamas est le bon. Et on ne peut pas tolérer ce genre de décision.
Sauf que ce que vous opposeront, ceux qui sont partisans d'une reconnaissance à court terme d'un État palestinien, c'est que si la guerre menée par Israël à Gaza continue, bientôt il n'y aura plus rien à reconnaître.
Non, mais absolument pas. Il ne faut pas tomber dans ce genre de caricature. Il ne faut pas oublier aussi quel est le mode opératoire du Hamas. Aujourd'hui, on peut déplorer un certain nombre de pertes civiles et un certain nombre aussi d'exactions qui sont faites aujourd'hui sur l'abandon de Gaza. Mais il ne faut pas oublier la responsabilité qui est celle de cette organisation terroriste qui encore aujourd'hui détient un certain nombre d'otages, un nombre très important d'otages. Il y a à peu près 50 otages dont la moitié sont vraisemblablement morts.
Et qui, on le sait très bien, utilisent la population civile comme bouclier, se cachent dans les écoles, se cachent dans les hôpitaux, mettre leur centre de décision et d'opération directement dans des lieux publics avec une forte représentation de civils, pour finalement se cacher derrière des boucliers humains. Aujourd'hui, le président de la République a en réalité fragilisé la voie de la France en prenant une décision qui n'est pas la bonne.
Est-ce que vous préférez le positionnement du Royaume-Uni qui prend les choses un peu différemment en disant qu'on reconnaîtra un État palestinien en septembre, sauf si Israël met fin à la situation épouvantable à Gaza ?
Mais la première condition, et ce qui devrait d'ailleurs motiver l'intégralité des démocraties et des démocraties occidentales plus particulièrement, c'est la libération des otages. On ne peut pas considérer, on ne peut pas aller vers de la négociation pour un cessez-le-feu, on ne peut pas aller vers de la négociation de paix tant que nous n'avons pas eu la libération des otages et tant que nous n'avons pas éradiqué la menace que représente le Hamas, organisation terroriste islamiste, je le rappelle. Et dans ce sens, ça devrait être la seule motivation et le seul objectif de toutes nos négociations à l'échelle internationale.
La France va larguer 40 tonnes d'aides humanitaires sur la bande de Gaza à partir de demain. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous soutenez comme initiative de la France ?
Bien sûr. À partir du moment où on peut aussi s'assurer que ces biens qui sont mis à disposition et que ces biens humanitaires aillent bien aux civils palestiniens et qu'ils aillent bien aux civils de Gaza. Il ne faut pas que cela soit détourné à d'autres fins, il ne faut pas qu'ils soient retenus notamment par les terroristes du Hamas.
Vous savez, au Rassemblement national, nous avons toujours considéré que si l'État d'Israël aujourd'hui est dans son légitime droit à vouloir éradiquer non pas une simple organisation terroriste, mais une organisation qui vise à la destruction de l'État d'Israël, qui vise à la disparition de l'État d'Israël, il faut évidemment que cette riposte se fasse dans un souci humanitaire et que l'on puisse préserver également le destin et la survie du peuple de Gaza.
Gaëtan Dussoussa et Emmanuel Macron s'est finalement exprimé hier sur l'accord commercial entre l'Europe et les États-Unis. Le chef de l'État dit que l'Europe n'a pas été à ses craintes, mais il ajoute que nous n'en resterons pas là. Est-ce que vous êtes d'accord avec le chef de l'État sur ce point ?
Oui, c'est toujours un peu le problème avec Emmanuel Macron, c'est qu'il dit beaucoup, il parle beaucoup, mais il le fait toujours un petit peu tard. Et je pense que le président de la République...
Il a trop attendu pour réagir à cet accord de dimanche ?
C'est surtout qu'on se demande qu'est-ce qu'il n'a pas fait parce que cette situation, on l'attendait, elle était prévisible, elle était écrite noir sur blanc. D'abord parce qu'on a tous en souvenir, et les Français particulièrement, le premier mandat de Donald Trump où il avait déjà été agressif sur le plan économique et commercial, notamment à destination des viticulteurs et des producteurs de vin français. parce qu'il l'avait dit également pendant sa campagne électorale en 2020, il avait dit, je mettrai un terme à la mondialisation des échanges, à la mondialisation économique et commerciale sans limite telle qu'elle existe parce que je veux pour les États-Unis un protectionnisme dur.
Donc le Rassemblement national au pouvoir n'aurait pas fait autrement qu'Emmanuel Macron, on n'aurait pas pu faire autrement qu'Emmanuel Macron ?
Il faut être capable d'anticiper. Encore une fois, ces droits de douane et le fait de rehausser les droits de douane américains, c'était un enjeu de la campagne américaine présidentielle américaine de Donald Trump. Dès avril, on se souvient de cette conférence de presse où il présentait sur un panneau l'intégralité des évolutions des droits de douane.
Les pays avec des pourcentages parfois largement surévalués.
On savait très bien comment le président américain voyait les choses dans les prochains mois. Et qu'est-ce qui a été fait depuis ? Qu'est-ce qui a été fait par les dirigeants européens ? Qu'est-ce qui a été fait par le président de la République française ?
Vous dites le président de la République, mais la politique commerciale, c'est une compétence de la Commission européenne. Les États laissent la main à la Commission sur ce point-là. Donc vous ne pourriez pas faire autrement si vous étiez au pouvoir.
Mais ce qu'il faut savoir, c'est que la puissance, ça ne se décrète pas. On ne s'autoproclame pas puissance mondiale. Ça s'organise. Et en fait, aujourd'hui, ce qu'il manque cruellement, aussi bien dans les enjeux des négociations européennes, mais aussi dans la responsabilité du gouvernement français, du président de la République, c'est de se donner les moyens de cette puissance. Qu'est-ce qui est fait, par exemple, pour essayer de garantir encore une énergie peu chère, décarbonée, abondante et pilotable ? Où est-ce qu'on met des moyens ?
On est en train de discuter depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, grâce à l'intervention de Marine Le Pen et du premier groupe de l'Assemblée nationale, de la programmation pluriannuelle de l'énergie.
La programmation pluriannuelle de l'énergie.
Et on voit que, là encore, les mauvaises décisions sont prises par le gouvernement français, puisque Emmanuel Macron et le Bloc central s'évertuent et essayent de mettre une énergie incroyable à défendre à tout prix l'énergie intermittente, ce qui coûte une fortune, et qui, en plus, oblige ensuite le reste du continent européen à acheter de l'énergie et à être dépendant, justement, de la production énergétique étrangère.
Et alors, justement, dans cet accord, il est question que l'Europe se fournisse à hauteur de 750 millions aux États-Unis en énergie fossile, même si ça n'est pas une compétence de l'Union européenne d'acheter de l'énergie.
Et d'ailleurs, si vous me permettez à ce sujet, c'est littéralement l'illustration de la double peine. C'est-à-dire que, non seulement vous avez la peine pour les producteurs français de se voir imposer des droits de douane qui n'existaient pas dans des matières aussi importantes il y a encore quelques mois et quelques années, mais en plus, cette peine de continuer à organiser notre propre soumission et notre propre impuissance en se rendant dépendant de produits énergétiques américains, alors qu'il faut mettre en place un véritable plan de relance de nucléaire pour produire notre propre énergie.
Donald Trump est assez proche du Rassemblement national, politiquement. Ça vous met pas mal à l'aise qu'un de vos alliés potentiels mette l'Europe aussi dans cet état-là ?
Non, Donald Trump n'est pas un allié ni du Rassemblement national ni de la France. Donald Trump, il fait ce que nous, on aimerait faire pour la France. Donald Trump, il fait ce que nous, on aimerait et ce qu'on souhaiterait pour le pays, c'est-à-dire qu'il défend l'intérêt de la France, il défend les intérêts des États-Unis et des Américains d'abord. Et nous, on aimerait avoir aussi des dirigeants patriotes qui défendent l'intérêt de la France et des Français d'abord. Vous savez, dès avril dernier, en avril 2025, Marine Le Pen disait que finalement, l'élection de Donald Trump nous disait une chose, c'est que la donne, elle avait changé. Que la nouvelle donne, elle avait changé.
Et cette nouvelle donne, elle dit quoi ? Elle dit tout simplement que les nations maintenant défendent leurs intérêts. Et je pense que dans cette nouvelle construction du monde, la France manque d'une chose très importante, c'est des dirigeants qui la défendent avant tout.
Gaëtan Dussault, c'est le Rassemblement National a commencé à rembourser les 3,5 millions d'euros de dommages et intérêts qu'il doit au Parlement européen. C'est après la condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires. 1,7 millions pour le moment, le reste en octobre. Ça veut dire que vous reconnaissez la culpabilité du parti sur les emplois fictifs sans attendre le procès en appel ?
Absolument pas. Vous savez pertinemment que nous plaidons notre innocence et que nous gardons, parce que nous faisons appel de cette décision, nous gardons notre présomption d'innocence. Mais pourtant, vous ne vous remboursiez pas. Mais vous savez que cette amende, pas parce qu'elle est exécutée de façon provisoire. C'est-à-dire que dans le jugement qui a été rendu, il n'y a pas eu seulement la volonté de tuer politiquement Marine Le Pen en l'empêchant de se présenter à l'élection présidentielle, mais il y a eu aussi la volonté d'assécher les finances du premier parti de France et du premier parti d'opposition et de le pénaliser financièrement.
Donc ça va vous poser des problèmes pour financer les prochaines campagnes à des municipales l'année prochaine et une présidentielle qui approche ?
Évidemment que ça apporte un coût qui n'est pas un dolore. Vous savez pertinemment que lorsque vous demandez à un parti de payer une amende de plusieurs millions d'euros, ça a forcément un coût important sur son train de vie, sur sa capacité à financer nos propres campagnes électorales. Vous savez qu'en plus, en la matière, le Rassemblement National souffre d'une véritable discrimination bancaire, puisque à notre parti politique, l'intégralité des banques françaises se refuse de nous prêter de l'argent pour qu'on puisse financer nos campagnes. Ce qui fait que nous sommes obligés d'avoir recours à deux moyens de financement.
C'est celui du financement par nos soutiens, par nos militants, par nos adhérents, et celui du propre financement du parti de ces campagnes électorales.
François Bayrou a repromis il y a quelques semaines une banque de la démocratie qu'il aimerait présenter à l'automne, pour pallier justement les difficultés d'emprunt auprès de banques traditionnelles. Sur ce point, j'imagine que vous dites au Premier ministre, allez-y, on vous soutiendra.
Bien sûr qu'on le dit, mais est-ce qu'on lui en laissera la possibilité ? Toute la question est là, parce que cette proposition, elle date de 2017. Ça fait donc huit ans qu'en réalité, les macronistes qui sont au pouvoir dans notre pays avaient la possibilité de répondre à cette impasse démocratique et de revitaliser la vie démocratique en mettant en place cette banque de la démocratie qui permettra, pas seulement au Rassemblement National d'ailleurs, mais à l'intégralité des partis politiques et des candidats qui souhaitent se présenter, d'avoir accès à un financement des campagnes électorales qui coûte, on le sait, très cher dans notre pays.
Vous dites que le Premier ministre n'aura pas forcément le temps de le faire
avant le budget, donc avant une éventuelle censure ?
Ça, ce sera de sa responsabilité, la balle est aujourd'hui dans son camp et je sais qu'on aura l'occasion de revenir sur cette question du budget pour que je vous le dise exactement ce que le Premier ministre a à faire pour éviter la censure dans notre pays.
Qu'est-ce qui vous dérange le plus dans ce budget ? C'est l'année blanche sur les prestations sociales ? C'est la suppression de deux jours fériés ?
J'ai envie de vous dire absolument tout, mon capitaine. En fait, le véritable problème de ce budget, si vous voulez, c'est que c'est à la fois un budget de punition et un budget de fainéant. Un budget de punition parce qu'encore une fois, sur les 43 milliards d'euros et de recettes supplémentaires et d'économies qu'on cherche à faire, c'est plus de la moitié qui correspondent à des augmentations de taxes, des augmentations de cotisations, des augmentations d'impôts, des privations nouvelles pour les Français, notamment en doublant la franchise sur les médicaments. Donc on voit qu'encore une fois, on pénalise toujours. Mais les Français n'ont pas besoin d'être responsabilisés.
En payant ces médicaments, en payant peut-être 2 euros au comptoir ?
Les Français n'ont pas besoin d'être pénalisés. Ceux qui font responsabiliser, ce sont ceux qui prennent les décisions politiques. Ce sont les gouvernements qui ont mis la France dans cette situation de déficit budgétaire. Et quand je vous dis que c'est un budget de fainéant, c'est justement parce que le gouvernement en face ne fait pas sa partie du boulot pour essayer... 44 milliards d'efforts, vous estimez que c'est fainéant ? Personne ne l'a jamais fait en France. Elles sont où les réformes structurelles ? Elles sont où les chasses au gaspillage dans la mauvaise dépense publique ? Je pense au coût de l'immigration.
Je pense à la contribution nette française au budget de l'Union Européenne.
Elle va être diminuée, la contribution nette à l'Union Européenne ?
Non, attention, ce n'est pas la contribution nette française qui diminue, c'est l'augmentation prévue qui diminue. Donc dans tous les cas, elle va augmenter d'une année à une autre. Et nous, on considère que les Français, ils n'ont pas voté pour qu'on augmente notre contribution française au budget de l'Union Européenne de plus de 5,6 milliards d'euros, comme le prévoit ce budget-ci. Donc encore une fois, les Français, il faut qu'on les défende. Ils ont aujourd'hui un pouvoir d'achat qui est largement pénalisé avec l'augmentation du prix du timbre, l'augmentation encore des factures énergétiques du fait de la hausse de la TVA sur le gaz et l'électricité à partir de demain.
Donc il faut évidemment qu'on mette en place un budget de justice sociale et de justice fiscale qui leur rendra du pouvoir d'achat.
On marque une pause Gaëtan Dussaucet. Il est 8h45. C'est l'heure du Fil Info avec Maureen Suignard.
Donald Trump mêle diplomatie et économie. Le président américain affirme qu'il sera très difficile de trouver un accord commercial avec le Canada en cause de cette déclaration du Premier ministre canadien qui entend reconnaître un État palestinien en septembre. Marc Carnet affirme que son pays est depuis longtemps favorable à la solution à deux étapes pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Plus de 400 personnes attaquent en justice l'agglomération de Saint-Louis dans le Haut-Rhin et Veolia, le gestionnaire d'eau potable, le taux de PFAS, de polluants éternels est quatre fois supérieur aux normes.
Les personnes dites sensibles ont l'interdiction de boire l'eau du robinet dans 11 communes du secteur depuis plusieurs mois maintenant. Trois départements en orange sur la carte météo des forêts pour des risques d'incendie aujourd'hui. L'eau de les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Plus au sud, l'Espagne et le Portugal font déjà face au feu. Des milliers de pompiers sont mobilisés pour tenter de contenir les flammes. Les Français en force au Mondial de Natation. Nous allons suivre trois finales aujourd'hui à partir de 13h23 sur France Info. Trois chances de médailles. Léon Marchand dans le 200 mètres 4 nages. Le 100 mètres nage libre pour Maxime Grousset.
Et Analia Pigré sur le 50 mètres d'eau. France Info. Le 8.30 France Info. Aurélie Herbemont.
Nous sommes toujours avec Gaëtan Dussaucet, député des Vosges, porte-parole du Rassemblement National. Sur fond de présentation du budget, il y a un appel sur les réseaux sociaux à bloquer le pays le 10 septembre. Est-ce qu'au Rassemblement National, vous soutenez cette démarche ?
Vous savez qu'au Rassemblement National, nous avons toujours considéré que, évidemment, le droit à la manifestation était très important, qu'il fallait le préserver dans tous les cas. Et que dès que les Français se saisissent de sujets politiques et se saisissent de débats parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas été suffisamment entendus, c'est évidemment une bonne chose. Maintenant, nous ne nous associons pas nécessairement à des rassemblements. Nous pouvons les soutenir sur le fond sans forcément s'y associer physiquement.
Là, il s'agirait d'arrêter de payer par carte bancaire, d'arrêter de travailler, ce serait une mobilisation très différente d'une manifestation.
Ça fait peut-être partie, d'ailleurs, des nouvelles méthodes et outils de la vie démocratique de notre pays. Et je me satisfais à chaque fois que les Français se ressaisissent d'un débat et d'un sujet politique. Maintenant, il faut aussi entendre ce qu'ils disent. Ce qu'ils nous disent, c'est que les Français ne veulent plus payer pour l'incapacité et pour les défaillances de l'État et des gouvernements qui se sont succédés.
Quand on prévoit aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros d'impôts, de taxes, de cotisations, de privations nouvelles pour les Français quand, au même moment, on continue de déverser des milliards d'euros dans plus de 1 244 agences et opérateurs publics, sans qu'on ne fasse l'inventaire... Oui, mais vous voyez, là-dessus encore, il y a un an, justement, François Bayrou avait demandé un audit pour essayer d'avoir le recensement parce qu'il se trouvait que, dans notre pays, on ne savait même pas quelles agences et opérateurs. Il n'y avait pas une liste bien détaillée. Le Premier ministre a fait cette demande, on en a repéré 1 244.
Et aujourd'hui, il ne veut faire que quelques dizaines de millions d'euros, quelques dizaines de millions d'euros d'économie dessus.
Un rapport du Sénat dit qu'on ne peut économiser que 540 millions d'euros sur les agences, sauf à supprimer leur mission. Quand on vous entend, Gaëtan Dussaucet, on ne voit pas le chemin pour que vous ne censuriez pas François Bayrou.
Mais pour cela, il faut d'abord qu'il y ait de la négociation et du dialogue. Et d'ailleurs, ce qu'on regrette, et c'est ce qu'a écrit notre présidente Marine Le Pen au Premier ministre, François Bayrou, dans une lettre qu'elle a rendue publique, ce qu'on regrette, c'est qu'il n'y ait pas eu de concertation quasiment immédiatement ou du moins quelques jours après les annonces qui ont été faites par le Premier ministre sur les orientations budgétaires en juillet 2015. Il y en a eu juste avant, tout à fait. Il y en a eu juste avant, vous avez bien raison de le préciser, mais il n'y en a pas eu après. Parce qu'aujourd'hui, on n'est qu'à l'état d'orientation.
Et ensuite, c'est du rôle des ministres de nous présenter un à un quelle est la concrétisation de ce budget et les décisions concrètes qui vont être prises. Et là-dessus, moi, on s'inquiète au Rassemblement national pour le coup de voir qu'il y a même une grande hésitation de la part des ministres qui ne savent pas vraiment où aller. Et on se retrouve dans un concours de l'épine de la mesure la plus injuste socialement et la plus injuste fiscalement.
Il n'y a pas chez vous la tentation de laisser François Bayrou faire le sale boulot, entre guillemets, et d'essayer de rétablir un peu les comptes pour, si jamais vous arrivez au pouvoir en 2027, avoir une situation financière plus assainie ?
Non mais, qu'on ne raconte pas de salade. Faire un budget, ce n'est pas de dire oui à tout le monde et de chercher à faire plaisir à tout le monde. Faire un budget, c'est déjà, un, de prendre en considération la situation financière, la situation économique dans laquelle est notre pays, du fait de la responsabilité et du bilan calamiteux en la matière du président de la République, Emmanuel Macron, et des gouvernements qui sont succédés depuis 2017. Et deux, c'est de rétablir un peu de justice sociale.
Je vous parlais à nouveau de la question du pouvoir d'achat qui est primordiale et de la justice fiscale parce qu'aujourd'hui, on ponctionne toujours plus les travailleurs, on ponctionne toujours plus les petites et les moyennes entreprises quand de l'autre côté, on ponctionne toujours moins ou les ultra-riches ou ceux qui se font de gros cadeaux, notamment sur les surdividendes ou sur les surachats d'actions. Donc, il y a un moment donné, quand on fait un budget, c'est pour imposer, impulser une vision dans notre pays. Et moi, ce que je remets encore une fois...
Et la vision, vous ne la voyez pas aujourd'hui ?
Aujourd'hui, on ne voit pas la vision. Encore une fois, c'est un budget de fainéant. Le gouvernement ne fait rien. Il préfère aller faire... Et donc, il va aller le censurer à tous les coups. Il préfère aller ponctionner la France du travail, la France qui a travaillé. Il préfère revenir sur l'abattement fiscal de 10% pour l'intégralité de nos retraités. Il préfère augmenter les franchises sur les médicaments, alors qu'au même moment, on continue de déverser 1,2 milliard d'euros dans l'aide médicale d'État, c'est-à-dire les soins gratuits réservés aux clandestins. Comprenez qu'hier, à un moment donné, ça a créé un sentiment d'injustice et de profonde colère.
Ça protège aussi la population française d'éventuelles épidémies.
Je me doutais, en venant ici, que je serais, entre guillemets, contesté sur les chiffres. Je suis allé chercher un petit peu ailleurs que dans le programme du RN en me disant que peut-être j'arriverai à vous convaincre là-dessus.
Il y a un rapport de l'OCDE qui disait qu'il n'y avait pas beaucoup d'abus dans l'aide médicale d'État.
Vous savez très bien que cette aide médicale d'État, c'est-à-dire le fait de réserver des soins gratuits aux clandestins, c'est-à-dire à des personnes qui sont en situation irrégulière sur notre sol, n'existe pas dans d'autres pays européens et d'autres pays européens sont revenus justement dessus. Je ne vois pas pourquoi on devrait garder cette exception à la française. L'immigration, ce n'est pas le RN qui le dit, c'est un rapport de 2021 de l'OCDE. L'immigration, elle ne finance que 86% de ce qu'elle coûte en réalité à l'État. Ça veut dire que vous avez 14% qui restent à la charge des Français aujourd'hui du fait de l'immigration.
Gaëtan Dussossé, un tout dernier mot. Le nombre de jours de vacances des députés suscite la polémique sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que vous faites, vous, de ces 45 jours entre les deux sessions parlementaires ? C'est 45 jours de vacances ?
Non, ce n'est pas 45 jours de vacances. En réalité, c'est 45 jours pendant lesquels l'Assemblée nationale ne siège pas. Et donc, c'est des jours qui sont utilisés par les députés pour ou travailler des sujets de fonds ou être également en circonscription à la rencontre des élus, des associations, de nos concitoyens qui ont besoin d'aide du député sur tel ou tel dossier. Moi, je retourne régulièrement, évidemment, dans ma circonscription à Saint-Dié-des-Vosges pour pouvoir justement aller à la rencontre de mes électeurs et des citoyens, notamment sur les migronniers, sur les fêtes de villages que nous avons en ce moment de l'année.
Cette longue pause, elle alimente l'antiparlementarisme, selon vous ?
Non, ce qui peut alimenter l'antiparlementarisme, c'est surtout plutôt l'attitude de certains députés. Je pense en particulier à l'extrême-gauche de cet hémicycle qui donne le sentiment que les députés ne sont pas du tout au niveau et ne respectent pas, finalement, le vote des électeurs. Ce qui peut jouer pour l'antiparlementarisme, c'est aussi le fait d'avoir une Assemblée qui, aujourd'hui, ne prend pas en compte, justement, ce que disent les Français dans leur large majorité et notamment dans ces discussions de budget que l'on va avoir à la rentrée. La question n'est pas de savoir est-ce que les députés doivent siéger plus longtemps.
La question est surtout de savoir que font les députés lorsqu'ils siègent, qu'est-ce qu'ils prennent comme décision. Et nous, nous avons hâte d'avoir un gouvernement rassemblement national pour qu'enfin, les décisions qui soient prises soient décisions bonnes et largement plébiscitées par les Français.
Et les députés retourneront à l'Assemblée mi-septembre. Merci, Gaëtan Dussaucet.
Je vous en prie. Merci pour votre invitation.
Gaëtan Dussausaye