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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 6 septembre 2025 19 min

Vote de confiance, budget, inéligibilité de Marine Le Pen... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Et vous êtes bien là Laurent Jacobelli, bonjour, à deux jours de la probable chute de François Bayrou, que propose le Rassemblement National, quelles économies, quels compromis possibles aussi, on va vous poser toutes ces questions. Avant cela, on sait que vous allez voter contre la confiance de François Bayrou, elle n'est pas du tout de suspense. Pour vous Emmanuel Macron, il doit nommer qui à Matignon ?

0:23
Laurent Jacobelli

D'abord, la solution idéale, ce serait qu'Emmanuel Macron nous annonce sa démission, parce que je pense que le rejet des Français de la politique actuelle, elle dépasse M. Bayrou. Alors, il atteint des codes d'impopularité rarement égalés, mais en fait, derrière, c'est la politique d'Emmanuel Macron, cette politique de la norme, de la taxe, de la frustration des Français et de l'insulte permanente aux Français.

0:42
Présentateur

Attendez, ça fait un an qu'Emmanuel Macron n'a plus de majorité, il ne mène plus vraiment sa politique.

0:45
Laurent Jacobelli

Oh si, bien sûr, puisqu'il a choisi des premiers ministres qui ne détricotent pas les mauvaises mesures qu'il a prises, notamment la réforme des retraites, un certain nombre de mesures fiscales. Et il a trouvé en M. Bayrou la parfaite marionnette. Je crois qu'aujourd'hui, la démission d'Emmanuel Macron serait la meilleure des solutions.

1:00
Présentateur

Alors, attendez, on va quand même s'arrêter un instant sur ces mots, Laurent Jacobelli, parce que vous n'avez pas toujours dit ça. Vous aviez dit au début qu'il ne fallait pas forcément qu'il démissionne, après vous avez dit s'il souhaite démissionner, bon, ce sera peut-être une bonne chose. Et maintenant, vous appelez carrément à sa démission.

1:15
Laurent Jacobelli

Nous n'avons pas à appeler, vous me posez une question, je vous dis que je le souhaite. La seule personne qui peut pousser Emmanuel Macron à démissionner, c'est Emmanuel Macron. Moi, je ne suis pas dans sa tête, et tant mieux, ça m'a l'air un peu fouillis. Je pense simplement qu'aujourd'hui, la solution que veulent les Français, c'est une alternance, une alternance réelle avec une autre politique, une politique qui écoute les demandes de nos concitoyens, moins d'immigration, plus de sécurité, liberté fiscale, liberté d'entreprendre. Tout cela, évidemment, c'est l'inverse de ce qu'a fait Emmanuel Macron, mais je ne suis pas naïf. On peut être constructif sans être naïf.

On a donné sa chance à M. Bérou. On lui a dit, on ne va pas vous censurer, on va voir ce que vous êtes capable de faire. Vous nous promettez que vous allez écouter les oppositions. Eh bien, nous, on est là. On est là avec des mesures. On l'a fait même au milieu de l'été dernier. Le 25 juillet, Marine Le Pen lui a écrit en disant, attention, vous ne nous écoutez pas assez, mais voilà nos propositions. M. Bérou a fait mine de ne pas recevoir le courrier. Il ne nous a pas écoutés. Aujourd'hui, il est face au mur de la réalité. Je crois que c'est en responsabilité, comme disent les macronistes, qu'il fera ses valises.

2:15
Présentateur

On parle sans naïveté, justement, pour reprendre vos termes. On sait qu'Emmanuel Macron, sa démission est hautement improbable. Donc, la question qui va se poser dans les prochains jours, c'est la question du Premier ministre. Qui pourrait avoir vos faveurs ? Je dis ça parce que j'ai cru comprendre, en lisant dans la presse, que si on proposait le poste à Jordan Bardella, il refuserait.

2:35
Laurent Jacobelli

Nous, nous demandons la dissolution, si jamais le Président de la République ne veut pas démissionner. Pour qu'on ait une nouvelle Assemblée nationale, il faut une majorité à ce pays. Pourquoi, aujourd'hui, on en arrive à un budget fait de briques et de brocs qui ne correspond à personne ?

2:46
Présentateur

A priori, on n'aura ni dissolution ni démission d'Emmanuel Macron.

2:49
Laurent Jacobelli

Donc, parlons de ce qui va se passer dans les prochains jours. Je ne suis pas cartomancien. Je ne sais pas si vous vous lisez dans l'avenir. Moi, je ne sais pas lire dans l'avenir, surtout avec Emmanuel Macron, Président de la République. La dernière fois que nous avons demandé une dissolution, le Président de la République a dit non. Et une semaine après, on l'avait. On va poser la question différemment.

3:02
Présentateur

S'il nomme un nouveau Premier ministre, il n'y a d'indissolution ni démission. Vous faites quoi ? Vous boudez ?

3:07
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas le genre de la maison. On agit. Nous ferons à ce nouveau Premier ministre. Vous censurez dans tous les cas, en fait. Non, non, non. Pas du tout. Laissez-moi vous répondre. Allez-y. Nous allons faire des propositions à ce Premier ministre, des propositions notamment d'économie pour désendetter la France sans pour autant nuire au pouvoir d'achat des Français. J'espère qu'on reviendra dans le détail des mesures.

Si ce Premier ministre nous entend, fait un pas, essaye de prendre en compte le fait qu'il est indécent de soigner mieux les étrangers que les Français, de loger mieux les étrangers que les Français, par exemple, s'il trouve indécent de préférer aider les voyous plutôt que les victimes, de faire en sorte que les honnêtes citoyens paient avec l'espèce d'impôt émeute que veut créer aujourd'hui François Bayrou, paie

3:49
Présentateur

les dégâts faits par des racailles, dont c'est la famille qui devrait payer,

3:56
Laurent Jacobelli

si on a un Premier ministre responsable et qui écoute, et bien tout se passera bien. Si on a un Premier ministre obtu, têtu, c'est-à-dire macroniste, il sautera.

4:03
Présentateur

Et si c'est un Premier ministre de gauche qui est nommé, est-ce que vous censurerez dans tous les cas ?

4:07
Laurent Jacobelli

Alors, écoutez, si on en arrive à cette situation, je crois que c'est le pire bras d'honneur qui sera fait à la démocratie. Le Parti Socialiste a fait aux dernières élections présidentielles 1,67%. Le Parti Socialiste, aujourd'hui, est devenu un groupuscule affilié à la France Insoumise. Il peut se réunir dans une cabine téléphonique. Si ce parti dont les Français ne veulent pas, qui a ruiné la France, qui a nuit à la réputation de notre pays à l'international, qui a amené un tas de réformes terrifiantes qui ont mis notre économie à terre, si ce parti arrive au pouvoir alors que les Français n'en veulent pas, alors ça veut dire qu'il y a quelque chose d'abîmé dans la démocratie.

4:41
Présentateur

Mais donc vous ne voulez pas un macroniste, vous ne voulez pas un Premier ministre de gauche, vous ne voulez pas non plus y aller sans majorité. Mais madame Vigo, ce n'est pas moi. Qu'est-ce qu'on peut faire ?

4:48
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas moi, ce sont les Français. Les Français ne veulent plus d'Emmanuel Macron. Les Français, depuis François Hollande, ne veulent plus entendre ne serait-ce que le mot socialiste. Comment voulez-vous qu'on leur impose un gouvernement contraire à leur aspiration ?

5:01
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous dites qu'on ne veut pas d'un Premier ministre, comme le disait Camille Vigo, vous ne voulez pas d'un Premier ministre de gauche, on ne veut pas d'un Premier ministre macroniste, pour autant vous dites que vous êtes prêts à faire des propositions quand même à un éventuel Premier ministre. Mais par contre, il faudrait qu'il vienne d'où ce Premier ministre ?

5:16
Laurent Jacobelli

Mais de la droite, je vous le redis, nous sommes des gens raisonnables, mais nous avons le droit d'avoir une volonté politique. Notre volonté politique, elle est claire et c'est le contrat que nous voulons avoir avec les Français. Nous leur disons, pour avoir une stabilité, dans ce pays, on parle beaucoup d'instabilité et de chaos. Pour mettre fin au chaos et avoir une stabilité, il faut une majorité. Pour avoir une majorité, il faut retourner aux urnes. C'est la seule solution viable.

5:38
Présentateur

Vous êtes sûr d'ailleurs que ce serait la meilleure manière d'avoir une majorité,

5:42
Laurent Jacobelli

enfin que ce serait une garantie ? Il n'y a aucune garantie, mais c'est la seule manière de l'avoir. Et c'est la seule manière de l'avoir, notamment en donnant une majorité au Rassemblement National. Vous savez, s'il n'y avait pas eu ces accords contre nature, où vous avez des députés, enfin des candidats d'extrême-gauche qui laissent Madame Borne passer, comme vous avez Monsieur Wauquiez qui passe grâce au fait que la gauche le laisse gagner. Cette alliance improbable de la droite dite gaulliste avec certains candidats antisémites de gauche. Tout cela, si ça s'arrête, et ça s'arrêtera parce que les Français ne sont pas dupes, eh bien nous aurons la majorité.

Jordan Bardellas sera Premier ministre et nous mènerons une politique qui correspond à la volonté des Français. Tant que cela n'a pas lieu, eh bien oui, clairement, nous aurons une fragilité à la tête du gouvernement. Nous n'accélérerons pas cette fragilité, mais nous serons vigilants.

6:27
Présentateur

Si c'est Gérald Darmanin, l'actuel ministre de la Justice, vous dialoguez avec lui ?

6:30
Laurent Jacobelli

Je vais vous faire gagner du temps. On ne va pas égrener tous les noms. Aucun de ces noms ne nous satisfait. La méthode sera toujours la même. Nous essaierons de négocier. S'il négocier et qu'il accepte certaines de nos propositions, il reste. S'il fait mine de ne pas rester, il part. Sauf s'il est de gauche. S'il est de gauche, ce sera plus compliqué. Vous savez, la gauche en France, ça veut dire quoi dans l'esprit des Français ? Et ils ont raison d'ailleurs de penser ça. Ça veut dire immigration. Ça veut dire impôts. Ça veut dire européisme. Ça veut dire normes. Ça veut dire internationalisme. Tout ce que les Français ne veulent plus.

Je ne vois pas comment un Premier ministre de gauche pourrait nous satisfaire.

7:03
Présentateur

Alors justement, quelle piste concrète, Camille ? Oui, sur le montant de la trajectoire budgétaire. François Bayrou voulait faire 44 milliards d'économie. Le Parti Socialiste dit que 22 milliards, ça serait suffisant. Vous, vous proposez quelle somme ?

7:15
Laurent Jacobelli

100 milliards.

7:16
Présentateur

100 milliards.

7:16
Laurent Jacobelli

Oui, parce que je crois qu'il faut dire la vérité en français. Notre pays... Pardon, mais vous allez les trouver où, ces 100 milliards ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Tout d'abord, on a une règle d'or, nous, au Rassemblement National. C'est de dire, pas un centime ne doit être pris dans la poche des Français tant que l'État n'a pas fait sa cure d'amaigrissement. On a un État obèse. Obèse dans son fonctionnement. La bureaucratie, aujourd'hui, noie l'action. Très concrètement, qu'est-ce qui est obèse ?

7:40
Présentateur

Est-ce qu'il y a trop de fonctionnaires de police ? Trop de fonctionnaires à l'hôpital ? Est-ce qu'il y a trop de profs ?

7:46
Laurent Jacobelli

Mais non, c'est une grande partie des fonctionnaires. Je vais vous prendre un exemple. En fait, le problème n'est pas vraiment le nombre de fonctionnaires. Le problème est l'affectation des fonctionnaires. Prenons la santé, par exemple. Aujourd'hui, vous avez les agences régionales de santé où vous avez une bureaucratie surdimensionnée qui empêche même les médecins et les hôpitaux de fonctionner. Et nous, on préfère qu'on embauche du monde dans les hôpitaux, du personnel soignant, des médecins, des chirurgiens, plutôt que des administratifs. Bref, les blouses grises dans l'hôpital doivent laisser la place aux blouses blanches. Ce sont des mauvaises dépenses de l'État.

Ça fait combien de milliards d'économies, là ? Les agences de l'État. Quelles agences ? L'ADEME, par exemple. L'ADEME. L'ADEME, vous savez, c'est cette agence de l'environnement. Oui. Cette agence qui paye des millions en publicité pour nous expliquer qu'on doit laver notre chemise qu'une fois par mois.

8:29
Présentateur

Vous savez que le budget de l'ADEME, il est très largement constitué. Ça se compte en milliards, le budget de l'ADEME. C'est 4 ou 5 milliards. C'est essentiellement des aides, en fait, qui sont données à des particuliers ou à des entreprises. Il n'y a pas besoin d'agence.

8:41
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas un budget de fonctionnement. Il n'y a pas besoin d'agence. L'ARCOM, par exemple. L'ARCOM, qui aujourd'hui est devenue une machine à censurer, qui est politisée, et qui empêche parfois la liberté des médias. Là aussi, on a de l'économie à faire. Vous savez, ça a ce chiffre en dizaines de milliards. Mais la principale source d'économie, disons-le, c'est 18 milliards sur l'immigration. 18 milliards. Entre l'aide médicale d'État, le logement pour les migrants, le RSA, par exemple, que nous ne donnerons qu'après 5 ans de travail effectif. L'aide médicale d'État, on rappelle que c'est autour d'un milliard, un peu plus d'un milliard. 18 milliards, nous ferons d'économie.

Nous l'avons chiffré et les données sont disponibles. Et encore, on pourrait faire beaucoup plus. 18 milliards la première année, par exemple. Dire à un étranger qui réside légalement en France, si au bout de 6 mois, il n'a pas lui-même les moyens de sa subsistance par l'emploi, eh bien, il ne reste pas. Ce n'est pas aux Français de travailler. Je vais vous donner un chiffre. 17% des gens qui arrivent légalement en France viennent pour le travail. Ce qui veut dire que 83% sont assistés par l'impôt des Français. Ce n'est plus tolérable. Donc, toutes ces mesures mises bout à bout, il y en a bien d'autres. Tiens, j'en ai une qui va vous intéresser. La privatisation du service public.

4 milliards d'économies.

9:46
Présentateur

Privatisation du service public audiovisuel, vous voulez dire.

9:48
Laurent Jacobelli

4 milliards d'économies. Alors, je sais que certains vont faire grisemine, mais les images que j'ai vues récemment de deux journalistes du service public, M. Legrand et M. Cohen, complotées pour essayer de faire en sorte que la gauche gagne aux élections, ce n'est pas tolérable. Ce n'est pas tolérable que l'impôt de tous les Français paye pour un service public devenu une machine à propagande.

10:12
Présentateur

Je pense que le terme complot est sans doute un petit peu excessif. Par ailleurs, vous, vous dites aux Français, il n'y a plus de séries produites par la télévision. Bien sûr que si. En l'espèce, ce sont des séries qui sont pour certaines produites. Mais elles seront produites. Le Tour de France, par exemple, on ne le regarde plus à la télé parce que ça coûte cher, le Tour de France. Qui a dit ça ? La privatisation, c'est peut-être ce que ça implique, non ? Mais ça n'implique pas ça. On abandonne ce qui peut coûter de l'argent.

10:34
Laurent Jacobelli

De ce que je crois, et je ne veux pas faire de la publicité pour vos concurrents, mais TF1 produit des séries, M6 produit aussi des documentaires, des émissions. Vous savez, on peut être une société privée et avoir une délégation de services publics. Ce qui n'est plus tolérable aujourd'hui, c'est de dire aux Français, on va vous serrer la ceinture, mais en même temps, on paye un service public 4 milliards d'euros par an qui, clairement, est un service public militant. Je pense qu'on aura un double effet. Plus de démocratie, plus de liberté d'expression et moins d'impôts.

11:03
Présentateur

J'imagine qu'il y a quand même d'autres pistes.

11:04
Laurent Jacobelli

Bien sûr. Le 830 France Info, Adrien Beck, Camille Vigogne-Lecquant.

11:11
Présentateur

Laurent Jacovelli, député Rassemblement National, vous êtes toujours avec nous. Vous venez de nous parler de vos mesures d'économie, qu'on connaît, l'immigration, réduction des dépenses de l'État, etc. Mais en parlant des dépenses, est-ce que demain, si dissolution il y a, vous gardez dans votre programme votre baisse de la TVA sur l'énergie, je rappelle, 5,5% sur le gaz, l'électricité, le fioul, le carburant, c'est une mesure qui coûterait environ 17 milliards d'euros, selon Bercy. On peut encore se le permettre ?

11:35
Laurent Jacobelli

On peut se le permettre parce qu'on fera des économies ailleurs, notamment sur la subvention des énergies inefficaces. Et je parle par exemple des éoliennes. Vous savez que sur la décennie à venir, le plan énergie qui nous est proposé aujourd'hui prévoit pratiquement 300 milliards d'investissements, directs ou indirects, sur les éoliennes. Les éoliennes, si elles produisaient suffisamment d'énergie, on le saurait aujourd'hui, c'est vers le nucléaire qu'il faut aller. Donc il y a des économies à faire d'un coup. Et on fera plus d'économies sur la baisse des investissements, notamment dans les éoliennes, que nous ne ferons de dépenses dans la TVA.

Et puis ça aidera les Français à se chauffer, à faire la cuisine. Vous savez qu'il y a eu beaucoup d'entreprises aussi qui ont eu des problèmes, qui ont dû fermer des artisans. Moi, je connais beaucoup de boulangers qui ont eu mal.

12:13
Présentateur

Mais c'est mal sur les carburants aussi, cette baisse. Bien sûr, surtout. 1,55€, je suis allé voir les tarifs d'un super-U ce matin. 1,55€ pour le gazole, 1,65€ pour le sans-plomb 95. Honnêtement, c'est des prix qui sont insoutenables.

12:26
Laurent Jacobelli

Mais on se serait vu il y a deux mois, vous m'auriez dit 2€ pour le plein, pour le livre.

12:31
Présentateur

Les cours du pétrole ont beaucoup baissé, c'est vrai.

12:33
Laurent Jacobelli

Bien sûr, mais le niveau de vie des Français a beaucoup baissé. Vous savez, nous, on tient beaucoup à ce que sur les 100 produits de première nécessité, la TVA soit à 0% temporairement, tant qu'évidemment le pouvoir d'achat augmente. Et puis sur l'énergie, qu'elle soit baissée à 5,5%. Il y a des mesures qui sont faites pour aider les Français. Mais vous savez, ce qu'on apprend en la première semaine de la première année d'école d'économie, c'est qu'en redonnant du pouvoir d'achat aux gens, on augmente la consommation. En augmentant la consommation, on crée de l'emploi. En créant de l'emploi, on crée des cotisations et en créant des cotisations, on protège le système social.

C'est cette machine vertueuse qu'il faut retrouver. Aujourd'hui, on est dans un cercle vicieux. Le peu de gens qui travaillent, on leur demande de financer la terre entière. Et d'ailleurs, aux propres comme aux figurés, malheureusement. Et ces gens qui travaillent, au bout d'un moment, s'épuisent et ne peuvent plus eux-mêmes assurer l'avenir de leurs enfants. Il faut changer de modèle.

13:20
Présentateur

Justement, François Faut est allé à la rencontre de ces personnes qui travaillent. On voulait vous faire écouter un témoignage ce matin. Celui d'Aron. Il faisait ses courses à Port-Marli, dans les Yvelines. Et il répondait au micro de Sophia Vigne.

13:30
Invité

J'épargne quasiment la moitié de mon salaire sachant qu'on est dans un contexte économique et politique compliqué. Il faut toujours être prêt à faire face à des situations délicates. Alors, j'ai l'enveloppe imprévue. J'ai l'enveloppe projet professionnel, vacances, etc. Je fais quand même les comptes à la fin du mois sur combien j'ai dépensé en course, combien j'ai dépensé en essence, pour les plaisirs, etc. Donc oui, je fais attention.

13:53
Présentateur

Je fais attention à cause de l'instabilité politique et économique. Est-ce que vous reconnaissez avoir une part de responsabilité dans la crise politique actuelle ?

14:01
Laurent Jacobelli

Non. Non, parce que nous n'avons aucune responsabilité n'ayant jamais été aux affaires dans l'endettement spectaculaire de la France.

14:06
Présentateur

Vous avez censuré le gouvernement Barnier. Vous allez voter contre la confiance au gouvernement de France-Rébaillot. Vous n'êtes pas neutre dans la situation politique actuelle.

14:13
Laurent Jacobelli

Nous n'avons aucune responsabilité dans la désindustrialisation qui a créé la chute économique de notre pays. Au contraire. Et Jordan Bardella a été très clair. Nous proposons un contrat de stabilité à nos concitoyens. Une majorité qui mène une politique claire, une politique qui permettra de créer de l'emploi. La question ne porte pas

14:29
Présentateur

sur votre responsabilité les 40 dernières années. Mais c'est ma réponse. La question porte sur votre responsabilité ces derniers mois où il y a de l'incertitude. Il y a un coût à la fois alors de la dissolution mais ça c'est Emmanuel Macron pour le coup mais aussi de la chute de Michel Barnier. Il y aura sans doute un coût qui se comptera en milliards pour la chute de François Bayrou. Et on voit bien que les Français disent voilà, les oppositions aussi ont une responsabilité.

14:50
Laurent Jacobelli

Alors je dis aux Français que lundi prochain dans deux jours le départ de M. Bayrou sera peut-être le premier jour de l'après Macron. Et ça veut dire beaucoup d'espoir pour notre pays. Beaucoup d'espoir de stabilité d'investissement d'économie qui redémarre de pouvoir d'achat de sécurité de protection de notre identité et de lutte contre l'immigration submersive. C'est un espoir ce que nous vivons actuellement et depuis pratiquement l'arrivée d'Emmanuel Macron. C'est ça l'instabilité. C'est ça le chaos. Notre devoir de politique notre devoir de force d'alternance c'est de protéger les Français en laissant la Macronie au pouvoir en laissant M.

Bayrou au pouvoir chaque jour qui passe c'est de la dette supplémentaire c'est de l'immigration supplémentaire c'est de l'insécurité supplémentaire on a un devoir sinon ce serait non-assistance Un mot encore

15:36
Présentateur

Laurent Jacobelli sur la colère des Français qui s'exprime en tout cas d'une partie des Français qui pourraient s'exprimer le 10 septembre l'appel à la mobilisation aussi porté par Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs est-ce que vous appelez vos sympathisants à ne pas se mobiliser ?

15:49
Laurent Jacobelli

Mais nous appelons tous ceux qui votent pour nous nos sympathisants nos adhérants à faire exactement ce qu'ils veulent il y a un droit de manifester en France ce droit nous le respectons et nous voulons le maintenir simplement pour être clair notre vision des choses pour changer le sort des Français pour avoir une France prospère sûre fraternelle nous pensons que ce sont les élections qui changeront les choses mais on a le droit de manifester en revanche je mettrai deux bémols d'abord respecter l'ordre et la loi ne pas casser ne pas tabasser ne pas insulter et deuxièmement ne pas donner les clés de la révolte à l'extrême gauche si demain vous manifestez pour le pouvoir d'achat et que vous êtes entre quelqu'un qui manifeste pour soutenir le Hamas et un autre qui insulte nos compatriotes de confession juive alors oui la manifestation perdra de son sens je pense que dès que l'extrême gauche participe à quelque chose elle pourrit cette chose et elle la détruit

16:46
Présentateur

Laurent Jacobelli lundi Marine Le Pen sera fixée sur la date de son procès en appel alors pour rappel elle a été condamnée en première instance à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire ça veut dire que elle est inéligible tout de suite immédiatement est-ce qu'il ne serait pas prudent de réorganiser dès à présent la future campagne présidentielle autour de Jordan Mardella ?

17:05
Laurent Jacobelli

je crois qu'il est prudent d'attendre surtout puisque vous me dites qu'il y a une date maintenant pour l'appel vous savez Marine Le Pen est toujours dans les premières ou jusqu'à trois places des personnalités préférées des français elle est la force d'alternance reconnue elle est celle que beaucoup de français et certains sondages le disent d'ailleurs une majorité de français si on en croit les sondages qu'ils le voudraient comme présidente de la république moi je crois en la démocratie et je crois que le leader de l'opposition ne peut pas être empêché de participer à des élections si vous croyez nous allons tout faire nous allons tout oui y compris les législatives nous allons tout faire tout ce que le droit nous offre nous permet d'utiliser pour que Marine Le Pen puisse être la candidate que les français attendent excusez-moi vous entendre

17:45
Présentateur

on a l'impression qu'elle n'a pas été condamnée vous dites en cas de législative elle a fait appel elle est innocente elle ira elle se présentera elle fera des recours et elle se présentera comme si elle n'était pas condamnée

17:54
Laurent Jacobelli

Marine Le Pen n'est pas au-dessus des lois mais Marine Le Pen n'est pas en dessous des autres citoyens elle est une citoyenne française comme les autres quand elle fait appel elle est présumée innocente et pour moi un innocent doit pouvoir aller aux élections on est dans une situation improbable c'est pour vous

18:07
Présentateur

mais c'est pas ce que dit le droit sur l'exécution provisoire

18:12
Laurent Jacobelli

d'ailleurs de nombreux juristes et même des hommes politiques qui nous sont opposés reconnaissent que la situation est juste improbable les français veulent Marine Le Pen nous voulons Marine Le Pen nous ferons tous en sorte pour qu'elle puisse c'est pas un mauvais message envoyé quand même non je crois qu'au contraire c'est un message d'espoir de dire aux français croyez en la démocratie bien sûr beaucoup veulent nous empêcher d'arriver au pouvoir pour garder leurs privilèges garder leurs voitures à cocarde leurs retraites avantageuses mais nous on est là pour le peuple et rien ne nous arrêtera cette vague populaire nous la portons et je vous le dis nous arriverons à diriger Merci Laurent Jacobelli Merci Laurent Jacobelli

18:45
Présentateur

député Rassemblement National de La Moselle merci Camille Vigogne Le Coate de nous accompagner vous êtes également je le rappelle journaliste à l'Obs de la Moselle

18:54
Locuteur

de la Moselle de la Moselle

Vote de confiance, budget, inéligibilité de Marine Le Pen... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli — Laurent Jacobelli · Pourquijevote