Pacte de stabilité : un retour aux règles actuelles serait « une faiblesse politique européenne »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur le calendrier donc de deux choses l'unes soit il a un accord d'ici la fin décembre soit il n'y a pas d'accord je veux être très clair s'il y a pas d'accord d'ici fin décembre il n y aura pas d'accord du tout je ne pense pas que nous puissions repartir après une année de négociations qui ont été longues difficiles avec une nouvelle présidence sur de nouvelles négociations donc nous devons conclure fin 2023 comme je l'ai toujours indiqué et je pense que l'état d'esprit de compromis dont as fait preuve l'Allemagne l'Italie l'Espagne la France devraiit inspirer l'ensemble des autres États-membres faute de quoi nous reviendrions aux anciennes règles elles sont inapplicables et elles marqueraient une faiblesse politique européenne s'il y a un accord c'est pourquoi je vais continuer à me battre tous les jours en appelant régulièrement mes homologues le trilogue devrait avoir lieu en février au plus tard l'année 2024 serait une période de transition et les nouvelles règles s'appliqueraient en 2025 s'agissant la procédure pour déficit excessif elle sera décidée au printemps prochain il est hautement probable qu'au printemps 2024 la France comme une dizaine d'autres États européens sera en procédure pour déficit excessif nous sommes au-dessus des 3 % c'est une surprise pour que N sommes pas sous les 3 nous sommes dans cette procédure d' l'Ance qu'il y a conserver une marge de manuvre pour les investissements et pour les réformes je rejoin totalement ce que vous avez dit sur les B choix pour l'Europe les stabé croissance sont pour fixer un cadre collectif mais ce qui se joueavenir européen c'est notre capacité à retrouver de la productivité sans productivité ce sera un appauvrissement collectif de l'Europe et la productivité elle dépend de facteurs parfaitement identifiés la formation la qualification l'accompagnement des salariés tout au long de leur vie et l'investissement dans l'innovation dans les technologies de rupture et en particulier dans l'intelligence artificielle et là il y a vraiment un choix stratégique à faire certains pays d'Asie ont déjà fait une croix sur l'intelligence artificielle indépendante mais utilise massivement l'intelligence artificiel importer des États-Unis c'est le cas de beaucoup de pays asiatiques c'est le cas par exemple de Singapour et ces états vont avoir des gains de productivité considérables dans les années à venir si nous européens nous n'investissons pas non seulement sur l'application actuel de l'IA mais sur notre propre Ia nous serons laissés sur le côté et nous perdrons la course par rapport aux États-Unis aux pays asiatiques à la Chine et à tous les pays dévelopés développé donc il faut faire très attention parce que il y a deux Europes qui peuvent se profiler à échéance de 25 ou 30 ans une Europe qui se replie sur elle-même vieillissante qui perd la productivité et qui s'appauvrit collectivement et une Europe qui fait le choix résolu des nouvelles technologies de l'investissement de la productivité de la formation et qui reste une des grandes puissances économiques de la planète donc faisons attention pas confondre la fin et les moyens le pacte de stabilité est le moyen de garantir la stabilité financière de l'Europe ce n'est pas une fin en soi et je me suis tué expliquer cela à tous les autres États européen matin midi et soir à l'occasion de toutes les réunions une fois encore très constructives que nous avons eu depuis maintenant 6 mois le PACT de stabilité est une nécessité il est un moyen pour éviter tout dérapage il n'est pas une fin en soi il doit être au service d'un objectif politique celui d'une Europe prospère sû et décarboné christineard est-ce que les règles sont trop complexes je pense qu'elles sont beaucoup plus simples que les règles existant beaucoup plus simple que cette règle du 120e qui était incompréhensible pour tout le monde est-ce qu'il y a un risque de procyclité c'est évidemment un des risques majeurs parfaitement identifiés que vous avez raison de souligner parce que rien ne serait pire que des règles budgétaires qui enfonceraient l'Europe dans la croissance molle voire dans la récession je pense qu'il y a trois éléments qui permettent de garantir que ce risque là est écarté le premier élément c'est que ces règles sont appliquées sur du moyen terme et qu'il y a une possibilité d'étendre de 4 à 7 ans les périodes d'ajustement en fonction de l'investissement et des réformes de structure c'est une fois encore l'apport français je pense que c'est un apport extrêmement important qui était très difficile à négocier l'Allemagne partait sur du 4 + 2 ans maximum voire sur 4 sec nous avons obtenu 4 + 3 ce qui est une vraie incitation à éviter le caractère procyclique des mesures et investir et à faire des réformes de structure la deuxième chose c'est que les références quantitatives ne sont que des gardesfous ce ne sont pas des obligations en tant que tel je pense que ça permet de garder une marque de manœuvre enfin le 3ème élément c'est la révision tous les 6 mois des sanctions qui s'appliquent à des états qui ne respectecterait pas les règles ce qui permet aussi de garantir que si elles ont un caractère procyclique on peut modifier ces sanctions enfin sur le Parlement il devra naturellement être consulté dès lors qu'il s'agit de règles qui s'appliquent au budget français
Bruno Le Maire