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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 4 juillet 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheNumérique

Parcoursup a-t-il tué le baccalauréat ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Le bac est-il plus accessible aujourd'hui qu'il y a 50 ans ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le bac est plus segmenté qu'avant ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Parcoursup est-il pipé ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le contrôle continu affaiblit-il le bac en tant qu'examen national ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Parcoursup est-il opaque ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Les réseaux sociaux changent-ils les méthodes de révision ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va continuer à parler du bac donc et de ces résultats qui viennent d'être annoncés par la ministre de l'éducation nationale Ellisabeth Borne. Taux de réussite de 85,75 %. C'est un taux qui est encore provisoire.

Il est légèrement supérieur à celui de l'an dernier. On va évidemment en parler dans quelques instants avec nos invités. Mais d'abord on va voir ces scènes de liè ou pas.

C'est-à-dire que chaque année, on voit ces élèves qui se pressent devant les tableaux d'affichage pour voir si leur nom il figure. Il y a la déception, la joie, le soulagement, toutes ces émotions, quoi qu'il en soit, de toute façon, le bac reste un sésame, en tous les cas, un passage important, chargé en émotion. On va y revenir dans quelques instants et on va écouter d'abord ses réactions recueillies à Nant avec mention.

Très bien. Et félicitations du j. Ça veut dire quoi ça ?

Bah ça veut dire qu'on a plus de 18 au bac, donc c'est génial quoi. J'ai entendu tout le monde m'appelle, tout le monde me dit que j'ai eu mon bac donc forcément je suis super fier. Après mon frère il a il va pas se rattrapage.

Du coup je suis déçu pour lui aussi. Du coup bah j'espère que tout le monde va j'espère que tout le monde va la voir et comme ça on pourra bien fêter ça tous ensemble. Voilà des réactions euh d'élèves de lycéen qui ont obtenu ou pas leur baccalauréat.

On rappelle ce taux provisoire encore 85,75 %. C'est légèrement supérieur à celui de l'an dernier. Pour continuer d'en parler parce que finalement chaque année, on se pose toujours cette même question.

Est-ce que le bac est un sésame euh incontournable pour accéder aux études supérieures ? Vaut-il encore quelque chose ? On va bien évidemment en parler avec nos invités.

Gill Langlois, bonjour. Vous êtes secrétaire national du syndicat enseignant UNSA. Laurent Zamekovski, vous êtes président des associations PEP de l'Académie de Versailles.

Bienvenue. Et puis nous sommes en visio également. Nous sommes en ligne avec Lève Frankel.

Lève Frankel, je je ne sais pas si vous nous entendez. Je crois que vous êtes beaucoup plus connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Séral Sinker. Vous êtes prof de philo dans un lycée de Strasbourg.

Vous êtes également auteur de la philo en mode sérial Sinker aux éditions Achète. Vous êtes super suivi sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram avec plus de 46000 abonnés. vous donner des conseils sur les fiches comment bien apprendre, comment décrypter les sujets philos.

On va y revenir bien évidemment bien évidemment avec vous mais tout d'abord on va s'intéresser on va à cette question avec vous Éléonor B. Le bac on l'obtient-on plus facilement aujourd'hui qu'il y a 50 ans ? Alors plus facilement je sais pas.

En revanche le nombre de de d'élèves qui obtiennent ce ce fameux baccalauréat, il ne fait qu'augmenter. Il était autour de 64 % dans les années 80. et n'est jamais en dessous de 90 %.

Regardez cette courbe, elle est éloquente, jamais en dessous de 90 % depuis quelques années. Donc effectivement, de plus en plus d'élèves obtiennent ce fameux baccalauréat là. Si on regarde la courbe PISA, vous savez la courbe PISA, c'est ce c'est cette courbe qui évalue les élèves de 15 ans en lecture, en math et en science.

Et bien c'est cette courbe, il y a longtemps qu'elles se sont croisées. On peut imaginer effectivement que le niveau baisse. En revanche, la formule du bac, elle a changé.

Euh c'est plus comme il y a euh 30 ans, il y a beaucoup moins d'épreuves, beaucoup moins d'épreuves écrites pour les élèves. Il y en a simplement cinq qui sont passés. Euh et par ailleurs, il y a aussi du contrôle continu, 40 % euh de contrôle continu.

Donc les épreuves, ça n'a plus rien à voir. Mais effectivement, il y a de plus en plus d'élèves qui obtiennent ce fameux sésame pour aller dans l'ensemblement supérieur. Merci beaucoup Éléonor pour ce décryptage.

Je vous reviendrai tout à l'heure avec nous pour nous parler justement d'autres conséquences notamment du système parcours sub. Est-ce qu'on peut dire finalement que le bac est plus accessible mais aussi plus segmenté ? Alors plus accessible, je ne sais pas.

Enfin, je pense que la société évolué c'estd que vous avez beaucoup plus Quand je dis plus accessible, c'est qu'on l'a démocratisé dans les années 70, c'était considéré comme un examen d'élite avec 30 à 40 % d'obtention. C'est on parlait surtout de candidat de lauréat qui était issu de milieux favorisés. Et puis dans les années 80 90, il y a eu cette démocratisation, cette massification d'obtention du baccalauréat et puis ensuite il y a eu le bac pro, le bac technologique et cetera.

C'est pour ça que je parlais de bac fragmenté. Je sais pas si on va parler de démocratisation. Je crois que ce qu'on a réussi c'est la massification parce que mais les sociétés he les sociétés comme la France de pays, on va dire avancés économiquement avaient besoin de de d'une augmentation du du niveau d'éducation et c'est ce qu'on a vu à travers la la massification.

Après, on voit bien dans l'évolution, on parlait des résultats PISA, on voit bien que on a un défi par contre de la démocratisation qui lui n'a pas encore été atteint. Donc effectivement, ça reste un élément quand même extrêmement important dans la vie des jeunes puisque c'est ça qui va permettre d'accéder au supérieur. Sans baccalauréat, il y a pas de possibilité de poursuite dans le supérieur.

Donc ça reste un moment important. De plus en plus de jeunes y vont mais on voit que la, on va dire les choses ne sont pas finies à l'issue du bac et ensuite c'est aussi la réussite et une bonne orientation dans les études supérieures qui est indispensable. Alors est-ce que c'est vraiment le bac qui détermine votre accès aux études supérieures ?

Rien n'est moins sûr avec le système parcours sup. Avec parcours sup, avoir une place dans le supérieur n'est plus automatique puisqu'on peut se retrouver affecté nulle part. Même si on a son bac.

Tous ces vœux, on peut les voir être refusés. C'est ce serait donc plus le bac qui décide. Mais parcours sup seraiit-il pipés ?

On voit ça tout de suite avec ce sujet. Le système Parcours supil les professeurs à surnoter les élèves de première et de terminale ? Pour décrocher les formations auxquelles ils prétendent, les lycéens doivent avoir de bons résultats tout au long de l'année car chaque contrôle pèse sur leur future orientation.

La pression est donc constante. J'ai pas la note que je veux sur un tel contrôle. Je je dis "Oh là là, c'est ça a baissé ma moyenne, oh là là, par contre c'est catastrophique." C'est pas forcément une obsession, mais ça me préoccupe beaucoup.

Forcément, ça met une pression mais euh faut relativiser dans l'année. Il y a trois trimestres. Ils prennent en compte aussi le premier le le premier trimestre, le 2è trimestre de première, il me semble.

Donc voilà, faut relativiser. Par peur de la mauvaise note qui ternirait leur dossier, certains élèves sont tentés d'échapper aux évaluations les plus compliquées. On leur met tellement de pression, ils trouvent une stratégie, certains trouvent la stratégie pour voilà pour éviter la mauvaise note qu'il pressenteentent qu'ils auraient peut-être pas eu d'ailleurs.

Il préfèrent être absent. Et quand la mauvaise note tombe, les professeurs sont en première ligne face aux élèves qui tentent de négocier, face aux parents qui demandent des justification. dans nos professionnels, c'est plus de messages sur les messageries professionnelles, c'est plus de demandes de rendez-vous, c'est aussi une explication qui est demandé par le proviseur, par le chef d'établissement qui peut être directement sollicité par des parents d'élèves.

Une mauvaise note peut décourager les élèves. Cette professeur d'histoire géo a choisi de privilégier les évaluations classiques type bac et de limiter les exercices plus complexes. Du moment où vous évacuez ça et vous vous contentez forcément d'évaluer sur ce qui est de façon certaine acquis, euh évidemment que la note va augmenter.

La professeur réfute le terme de surnotation, mais cette directrice de classe préparatoire qui reçoit les dossiers des lycéens fait un constat. Les moyennes générales augmentent ces dernières années. Ce sont plus les appréciations générales, la capacité de travail, la capacité de concentration, le parcours de l'élève qui sont pris en compte plutôt que la moyenne effectivement qui ne signifie plus grand-chose dans l'absolu.

Joindre Lève Frankel, notre sérial Sinker, prof de philo dans un lycée de Strasbourg et puis influenceur, on peut le dire comme ça. Vous êtes influenceur, vous en tous les cas vous répondez à des tas d'élèves qui se posent des questions. Comment réviser ?

Comment me structurer et réussir au mieux mon examen ? Est-ce que vous avez l'impression justement quand vous échangez avec vos followers qu'il se préoccupe davantage de parcours sup ? Oui.

Alors, c'est vrai que le le bac, c'est un petit peu le sésame qui valide un certain nombre de compétences communes, un certain nombre de connaissances, mais euh finalement Parcours Sup est devenu une sorte de concours. Et euh le problème, je pense, c'est qu'il y a une certaine quand même une certaine opacité. Alors, je sais pas, on en discutera sûrement avec les intervenants, mais on sait pas très bien parce que parfois on a des élèves qui sont qui sont plutôt bons, qui sont pas pris dans les filières dans lesquelles ils ont candidaté et je pense qu'on aurait intérêt alors on peut discuter du système méritocratique dans lequel effectivement il y a un certain concours et les meilleurs accès aux places qu'ils ont désiré.

Ça se discute philosophiquement, mais je crois que dans tous les cas euh qu'on valide ou pas ce système euh on a tout intérêt à le rendre beaucoup moins opaque qu'il ne l'est actuellement. On sait pas exactement quelle est la part d'algorithme qui décide, quelle est la part euh d'humain. Alors, je suis pas du tout spécialiste du sujet.

Certainement, les intervenants aujourd'hui en savent peut-être plus que moins là-dessus et pourront nous éclairer effectivement sur ce système. Vous restez en ligne bien évidemment avec nous. Je je vais donc me tourner vers Laurent Zamekovski.

Vous vous diriez que le contrôle continue à affaibli le bac en tant qu'examen national. Pourrait se dire que ça commence à ressembler aussi au brevet. Donc euh mais oui parce que le brevet finalement aussi se base pour sur le contrôle continu bien sûr mais après c'est depuis longtemps euh tout le monde réclamait justement d'avoir une part de de contrôle continu pour refléter mieux le niveau global des élèves parce qu'effectivement lorsque vous êtes face à l'examen final bah il y a le stress il y a des tas de situations.

Bon après il y a aussi la la capacité à bâchaoter pour pour récupérer un peu la dernière minute. Donc voilà, donc c'est un peu en plus au début de la réforme, il y a eu la crise sanitaire, on a changé les choses, on a revenu, on enfin il y avait beaucoup d'aller retour donc tout ça quand même un petit peu compliqué les choses mais c'est vrai que bah en fait c'est jamais bon en fait. C'estàd que quand c'est l'examen final et qu'on met tout au mois de juin bah c'est trop de stress.

Si on met truc en mars, bah c'est trop de stress aussi. Si on fait une part de continu et bah c'est trop de stress toute l'année. En fait c'est tout le temps trop de stress.

Donc en fait la question c'est quoi ? Oui. Alors mis à part le stress, il y a aussi cette question soulevée par les franquel il y a quelques instants, c'est l'opacité de ce système parcours est-ce que vous êtes d'accord avec ce qu'il dit ?

Non non attendez pas c'est pas parcours sub qui est opaque c'est ce sont les filiè les les les orientations les filières dans le supérieur dire il y a 28000 filières qui dépendent de parcours sub. Par consulte, c'est c'est une plateforme d'intermédiation. Il y a pas d'algorithme du tout.

C'est en revanche, il y en a 28000. Chacun a un algorithme, c'est-à-dire un algorithme ordinateur ou un manière de traiter de dossier. Par exemple, vous êtes dans une vous êtes dans un je sais pas une prépa euh plutôt littéraire et puis en fait vous avez que des élèves qui ont quasiment 20 de moyennes.

Donc on va regarder les maths. Ouais. Alors peut-être sur sur deux choses.

Premièrement, je vais peut-être revenir sur la la question du contrôle continu. Lun ça, on pense que c'est une bonne chose. Donc ça n'affaiblit pas selon vous l'examen national final.

Enfin, un examen en contrôle terminal, il y a plein d'éléments qui qui montrent que finalement ça ne reflète pas forcément les compétences des candidats. Donc, avoir du contrôle continu. Après, on a on a un travail à faire sur le contrôle continu.

On n pas besoin forcément que ce soit toutes les notes qui sont faites en contrôle continu qui fassent l'objet de ce qui est retenu pour l'épreuve du du baccalauréat qui soit retenu en tant que tel. Et on peut avoir des choix entre ce qui est véritablement significatif. En tous les cas, c'est un élément qui permet de rassurer déjà un certain nombre d'élèves euh sur cette question-là.

Euh sur le sur la question de l'opacité. Alors effectivement, il y a il y a jamais et en tout cas pour les les personnes qui l'utilisent, ça semble opaque. Après, tous les systèmes quels qu'ils soient, n'ont jamais été rassurants.

Et au-delà de l'outil parcours sup qui est comme tous les autres, comment comment on peut expliquer qu'un élève qui a de très bonnes notes ne enfin que tous ses vœux puissent être refusés ? Mais il y a deux choses. Il y a premièrement, il y a l'adéquation entre ce que l'on veut faire, ce qu'on imagine et euh ce qui correspond en fait au profil.

Donc on a plusieurs questions qui sont derrière ça. Il y a une question d'adéquation. Est-ce qu'on est capable de faire des vœux qui correspondent finalement aux compétences qui sont les nôtres ?

Ça c'est le premier élément. Ensuite, vous avez les gens qui sont en face, c'est-à-dire les gens qui vont sélectionner ceux qui vont arriver dans tel ou tel type de formation qui peuvent eux aussi avoir des critères qui seront soit des critères élitistes et vous avez encore par exemple des informations dans Parcours SUP qui sont euh l'origine et le lycée d'origine. Et bien selon le lycée d'origine, votre dossier ne va pas être regardé de la même façon.

Donc on a des éléments d'opacité mais aussi des éléments objectifs qui permettent de comprendre. Alors, il y a pas de de plateforme idéale, mais en tous les cas, il y a toujours eu des des méthodes d'affectation, y compris avant Parcours Supé, on s'est toujours retrouvé avec un certain nombre d'élèves qui étaient aussi en difficulté et il y a de cela quelques années, vous aviez la queue devant les FAC pour arriver à trouver une inscription qui était pas forcément dans la dans la zone que que vous souhaitiez. Donc, il y a il y a pas de il y a pas de système idéal.

Par contre, il y a des évolutions. Par exemple, la disparition de l'établissement d'origine pourrait être un élément qui mette plus les élèves les uns par rapport aux autres en égalité sans qu'il y ait une plusvalue par exemple selon vous êtes dans tel établissement. Alors, je vais prendre quelque chose de caricatural, mais si vous venez du lycée Henriat, votre dossier va pas être regardé de la même façon que si vous êtes dans un collège d'une banlieu lointaine de la région parisienne.

Et donc ça c'est des éléments qui peuvent être améliorés à l'intérieur. Après derrière ça, il faut pas confondre en fait l'outil. Quand on dit qu'on est stressé par parcours supre, en fait ce qui stresse vraiment les jeunes, c'est leur avenir.

C'est qu'est-ce qui va comment est-ce qu'ils vont être orientés ? Est-ce qu'ils vont être orientés dans quelque chose qui va leur correspondre, ils vont être acceptés. Alors bien sûr, mais c'est ça qui est qui est derrière ça, c'est derrière cette question, c'est la question aussi de l'orientation et on a un gros travail à faire aussi en la matière pour avoir par exemple plus de personnel qui soi en capacité d'accompagner les élèves pour les aider à construire leur projet de parcours derrière le baccalauréat.

Et sur cette orientation, on manque par exemple, on a des des corps spécifiques, c'est les psychologues de l'éducation nationale qui sont spécialisés dans l'orientation. on en manque cruellement. Et puis vous avez la aussi toutes les professeurs qui doivent accompagner.

Par exemple, pour accompagner, vous avez un nombre d'heures qui sont dédiés dans le parcours au lycée. Et bien ce nombre d'heures, il est pas fléché en terme de moyens. C'est-à-dire que tous les élèves n'ont pas forcément accès parce que le ministère ne donne pas les moyens de réaliser.

Donc d'un côté on dit est-ce qu'il faudrait qu'il le fasse justement ? Voilà que chose, c'est que maintenant aussi l'orientation est devenue une des compétences de la région. Donc ce sont les c'est vraiment ils ont récupéré cette compétence.

Et il y a une autre chose un autre point aussi qui s'ajoute euh à ce que vous avez évoqué, vous avez tout à fait raison, c'est l'augmentation du nombre de de d'élèves, de candidats de de qui vont arriver qui se déversent dans le supérieur. Et donc effectivement, si vous conjuguez avec les deux premiers éléments que vous avez donné plus l'augmentation des élèves, bah forcément parfois on se retrouve dans des situations, on a l'impression d'être très très bon et puis en fait il y a une telle concurrence et une telle masse et avec des places surtout sur la via filière sélective ou des filières qui sont pas forcément sélectives mais par rapport à la demande. Oui mais sauf qu'avant parcours supé moins tant que ça.

Ah oui quand même. Bah là c'est 724000 postulants pour le bac là tout à l'heure qui vont obtenir une réponse. 724000 un petit peu moins qui vont aller dans le supérieur d'ici quelques mois.

Donc effectivement, il y a beaucoup beaucoup de monde. Oui. Et puis par exemple quand vous deviez avant en fait avant c'est la queue effectivement ça pouvait être le vous pouvez y avoir deux trucs vous avez envie et en même temps l'inscription était le même jour à la même heure.

Donc à moins d'avoir le don du bicuité, c'était pas forcément évident. Moi par exemple, j'avais demandé à mon père et à ma mère d'aller faire la queue pour moi et moi le troisème et après quand j'ai moi la porte s'est fermée, j'ai dû faire à pile ou face si j'allais le voir l'un ou l'autre parce qu'il y a pas les téléphones portables. Voilà.

Après, il y a le Minitel et après ainsi de suite. Voilà. Donc, mais c'est vrai que c'est quand même aussi malgré tout aujourd'hui comme un progrès et par rapport au nombre mais la le vrai sujet aujourd'hui c'est l'orientation.

Ouais, je veux dire que même les psychologues de l'éducation nationale ou les professeurs principaux quand vous enfin vous voyez la la masse de tout c'est très difficile ou même moi en tant que parent quand ma fille voulait faire euh la communication je peux regarder sur parcours sup euh les facs de communication que la différence entre une autre en même région parisienne j'arrivais pas les différencier. Je me suis dit bah parcours supri. J'ai voir sur le site web des de chaque université et en fait c'était le même texte, c'est-à-dire qu'en fait c'est très très difficile.

Aujourd'hui, on a un vrai problème de benchmarking et en fait on devrait justement pouvoir et arriver à mieux évaluer et c'est vrai que parcours supr d'écoles et de et de d'orientation enfin de de filières dans sur une même base. Et on a des élèves aussi à qui on demande encore plus tôt de choisir. C'est que dès la seconde ils doivent faire le choix de leur spécialité. et on va rejoindre notre sérial singer les franqueles.

Juste avant de vous poser la question, je voudrais quand même voir qu'on montre à nos téléspectateurs à quoi ressemblent justement ces vidéos que vous postez sur les réseaux sociaux et qui font donc un carton. Exemple lundi dernier, reste ici, je te donne à corriger. Sujet numéro 2, la vérité est-elle toujours convaincante ?

Essayez de vous étonner du sujet. Comment la vérité pourrait-elle ne pas nous convaincre ? La vérité est du côté de la logique, de la réalité ou même parfois de l'évidence.

Comment pourrait-on contredire la logique, le réel ou l'évidence ? Et pourtant, nous refusons bien souvent de la voir en face. Semblerait que la vérité nous blesse.

Alors là, vous donniez des des réponses. En tous les cas, vous après l'épreuve de philo, ces followers avec lesquels vous conversez, est-ce que eux aussi vous font part de leurs angoisses concernant leur choix d'orientation ? Est-ce que vous le sentez ça aussi, cette pression qui pèse sur eux ?

Oui. Alors juste petite rectification, mes abonnés sont plus sur TikTok que sur Instagram, mais c'est pas grave. C'est juste voilà les réseaux sociaux en général.

Voilà les réseaux sociaux en général. Mais effectivement, il y en a qui sont angoissés par rapport à leur avenir. Alors, j'ai c'est vrai que c'est pas trop le genre de discussion que j'ai avec eux parce que moi il ils m'écrivent surtout par rapport à la philosophie, par rapport à cette épreuve qui est aussi une source d'angoisse pour eux et qui je pense gagnerait à être on gagnerait à harmoniser, à faire un barê et à et à et finalement à à à produire euh des attentes qui soient qui soient les mêmes pour tous parce que parfois les profs d'Opilo ne sont pas d'accord entre eux sur la façon dont il faudrait noter telle ou telle copie et je crois qu'on gagnerait à ce qui est un certain nombre de connaissances, en tout cas pour l'épreuve de philo, euh voilà, c'est qu'on puisse valider un certain nombre de connaissances au-delà de finalement de la technique de la dissertation.

Donc ce que vous dites en creux, c'est que la note de philo finalement c'est peut-être la plus subjective euh au milieu au milieu de toutes les matières. C'est vrai, même si euh même s'il y a des attentes, voilà, il faut qu'il y ait une problématique, il faut que il y a un plan qui avec une réflexion qui progresse. Mais le problème c'est que l'exercice de la dissertation est un exercice si subtil.

Il faut opposer deux idées sans se contredire trop massivement. Il faut faire progresser un plan pour opposer deux idées puis ensuite les dépasser dans une troisème partie. Et ça en une année de cours, c'est très difficile à exiger des des élèves.

Il y en a certains qui arrivent à le faire mais la plupart n'y arrivent pas. Et c'est pour ça que les correcteurs sont souvent déçus quand ils corrigent les copies. Euh et c'est pour ça que les inspecteurs ont dû d'ailleurs dire qu'il fallait noter les copies.

Euh voilà, il fallait apprécier quand il y a des connaissances objectives qui sont qui qui sont exposées dans la dans la copie. Il fallait euh donc les inspecteurs ont beaucoup milité pour ça les dernières années parce que il y a une vingtaine d'années, je crois qu'une bonne copie de philo, c'était 10 alors que non, une copie de philo à 10, c'est une copie moyenne et donc il fallait revaloriser les notes. Euh voilà, je crois qu'on gagnerait euh il faut pas je pense pas qu'il faut enlever cet exercice de la dissertation, je pense pas qu'il faut le supprimer parce que c'est un exercice intéressant.

Ça permet de voilà, c'est un exercice quand même, c'est une gymnastique intellectuelle qui est intéressante, mais je crois qu'on gagnerait à mettre des éléments beaucoup plus objectifs dedans. Par exemple, la valorisation de certaines connaissances. Alors, on parlait tout à l'heure de bâchautage, du contrôle continu qui s'est donc instauré et bien installé dans le dans dans le système éducatif.

Justement, vous qui êtes très ancré sur TikTok et sur Instagram, sur les réseaux sociaux de manière générale, comment est-ce qu'on révise ? Est-ce que les méthodes ont changé ? C'est-à-dire que on voit bien que tout a le le système du bac, le système de notation, le système de sélection n'est plus le même.

Est-ce qu'aujourd'hui on fait des fiches à l'ancienne ? Est-ce qu'on a recours à à l'intelligence artificielle ? Qu'est-ce que vous donnez comme conseil à à ces élèves de terminale qui s'apprêtent à passer le bac ?

Alors, l'intelligence artificielle, c'est très bien. On peut y recourir parce que c'est une ça peut être une sorte de sparring partner, ça peut être un part voilà, on peut s'entraîner avec Chat GPT, lui poser des questions, euh permettre de s'entraîner à la dissertation, lui voilà voir comment est-ce que lui répondrait et et ça peut être extrêmement intéressant. Maintenant, faut toujours vérifier parce que parfois chat GPT a tendance à attribuer des citations à des auteurs de manière assez fantaisiste parfois.

Donc euh voilà, méfiance quand même aujourd'hui. En tout cas, l'intelligence artificielle telle qu'elle est aujourd'hui, je sais pas ce que ce sera dans un an ou dans 2 ans. Après, effectivement, il y a un changement dans les méthodes de révision.

On révise beaucoup avec les vidéos sur TikTok et sur YouTube. Et les fameux tutos pour apprendre à à s'entraîner avec des petites démos à l'appui en vidéo sur YouTube et ceil. Voilà.

Et je crois que les certains professeurs voient ça d'un très bon œil, d'autres se sentent un peu en rivalité avec ces vidéos et c'est tout à fait dommage. Euh moi quand j'enf là je suis en disponibilité depuis euh depuis 3 ans maintenant mais euh quand j'étais euh devant les élèves, j'utilisais déjà les vidéos pour moi-même pour m'inspirer de ce qui intéresse les élèves, pour m'inspirer des références de certaines références qui peuvent parler aux élèves aussi. et et donc je crois que c'est c'est voilà toute cette création de contenu sur YouTube, TikTok, Instagram et ben ça permet ça ça donne une source d'inspiration à la fois aux élèves mais aussi aux professeurs pour faire leur cours.

Donc je crois que c'est extrêmement enrichissant. Il est 1230 pile. Merci beaucoup.

Vous restez bien évidemment en ligne.