Dans la tête d'Emmanuel Macron : entretien avec Marc Endeweld
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Emmanuel Macron n'est fondamentalement pas un démocrate. Il se pense comme un responsable politique en accès direct au peuple. Il est dans cette forme de populisme-là, de poujadisme aussi. Il est dans cette tradition, on va dire, que je pourrais qualifier de néo-bonapartiste, où en fait, il est dans une démocratie plébiscitaire. Le vote présidentiel lui confère tout le pouvoir. Il est dans cette tradition-là. Et dans cette tradition-là, il a un rapport, effectivement, à l'autorité et aux libertés publiques, finalement, très peu démocratique.
Et par ailleurs, il a un rapport, justement, à l'ordre, mais également, culturellement, un rapport beaucoup plus proche à la droite, et même à la droite conservatrice, qu'on a bien voulu dire ou que les commentateurs ont bien voulu le comprendre.
Qu'est-ce qu'il est allé faire dans cette galère ? Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il dissous l'Assemblée nationale au pire moment pour son propre camp politique, mais au meilleur moment pour le Rassemblement national, pour l'extrême droite ? Pourquoi développe-t-il désormais la théorie des extrêmes, RN et francs populaires, dans sa bouche des extrêmes qui conduiraient la France à la guerre civile, selon lui ? Quel est le rapport intime qu'il entretient avec l'extrême droite ? Et craint-il vraiment d'être celui qui la conduirait au pouvoir ? Et que se dit-il à son sujet dans la Macronie et dans le monde des affaires depuis ce séisme de la dissolution ?
Pour répondre à ces questions, j'ai invité Marc Andeveld, grand reporter au service enquête de Marianne. Marc est le macronologue de la presse française. Il a consacré au chef de l'État français de nombreuses enquêtes et des ouvrages, notamment l'ambigu M. Macron, le grand manipulateur. Marc Andeveld est également l'auteur de L'emprise qui donne à voir à Emmanuel Macron, pris au piège d'une nouvelle guerre froide économique. Salut Marc. Salut. Alors cela fait désormais plus de deux semaines qu'Emmanuel Macron a plongé la France dans la période d'incertitude dans laquelle elle se trouve.
C'est pourquoi, après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale. Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second.
Alors Marc, bienvenue sur ce plateau. On a beau chercher, on ne voit pas bien ce qui a motivé Emmanuel Macron en termes purement rationnels. En tout cas, nous, on ne voit pas. Toi qui enquêtes depuis de longues années sur lui et qui a des sources assez bien informées pour nous permettre d'aller au-delà de la surface médiatique, comment tu expliques tout ça ? Qu'est-ce qui filtre de ces motivations profondes ?
Alors, il y a plusieurs éléments. Tu disais, on a du mal à trouver de la rationalité dans cette décision. Depuis deux semaines, j'ai plein de contacts qui m'envoient des messages en disant « Mais il est fou, il est complètement fou ». Donc, il y a plein de gens qui se demandent, y compris au sein de la Macronie, pourquoi il a pris cette décision-là. Je dirais déjà pour commencer deux choses. Permanent, il a toujours été l'architecte du chaos en politique. Il a toujours essayé de jouer du chaos, du désordre, pour essayer d'asseoir son pouvoir et protéger son pouvoir. Et pour le faire perdurer. Mais ça, c'est depuis même 2017.
Quand, tout à l'heure, tu expliquais, il est dans une théorie, moi ou le chaos, moi ou les extrêmes. En fait, cette rhétorique-là, notamment, y compris dès la campagne de 2017, mais même sur la campagne de 2022, il l'utilisait. Alors, il n'a pas eu l'utiliser sur ces deux campagnes présidentielles, entre les deux tours, vis-à-vis de l'électorat de gauche, parce qu'il en avait besoin pour faire barrage face au Rassemblement national. Mais globalement, le discours macroniste et de Macron depuis sept ans de pouvoir, c'est celui du bloc central, celui de « nous sommes la raison » et en face, nous n'avons que des passions, des colères.
Et donc, il n'a cessé de renvoyer, notamment la gauche, à l'extrémisme. Ça, c'est quelque chose qu'il a fait depuis le début, qu'il a acquis le pouvoir sur la plus haute marche, c'est-à-dire à l'Élysée. Il a toujours, en fait, dans le débat, il a toujours fait deux choses. Il a toujours tendu le débat. Il a toujours hystérisé le débat. J'ai un ancien macroniste qui me disait « c'est le bordélisateur en chef ». Donc ça, c'est quelque chose qui est constitutif de sa pratique politique. Il n'est pas du tout dans l'idée que le président doit être le garant de la Concorde nationale, le fameux président de tous les Français.
Non, lui, il est dans la mêlée et plus il mettra de baffes, on va dire, et plus, finalement, il y trouve une forme de jouissance. Et surtout, sa jouissance, c'est de continuer à rester dans le jeu. Parce que ça, on va revenir sur la rationalité. Sur la rationalité, il y a un élément que ses adversaires, y compris au sein même de la Macronie, n'avaient pas perçu chez Emmanuel Macron. C'est qu'Emmanuel Macron, depuis 2022, alors qu'il ne disposait pas d'une majorité, véritablement au Parlement, on disait majorité relative, mais en fait, ça veut dire qu'il n'avait pas la majorité. Donc il a eu toutes les plus grandes difficultés depuis deux ans.
Sur le plan politique, il avait perdu de la légitimité politique. Et dans son propre camp, il y avait déjà toutes les ambitions qui s'affichaient, alors plus ou moins ouvertement, mais de plus en plus ouvertement, pour savoir qu'elle allait être son successeur. Et ce que les gens n'ont pas perçu chez Emmanuel Macron, y compris dans son propre camp, c'est qu'il a une appétit de pouvoir féroce, que c'est sa principale obsession. Emmanuel Macron, il n'est pas uniquement dans de l'égo ou dans du narcissisme, comme je l'entends parfois. Il n'est pas uniquement dans « je veux faire du business, » comme on pourrait dire de Nicolas Sarkozy.
Emmanuel Macron, ce qu'il constitue depuis le début, depuis le début de son aventure personnelle en politique, c'est son appétit de pouvoir. Il a toujours voulu avoir ce pouvoir et toujours le conserver, j'allais dire, à n'importe quel prix. C'est d'ailleurs pour ça qu'il utilise cette rhétorique qu'on pourrait dire anti-républicaine, où il veut tellement asseoir son pouvoir au centre qu'il transforme quand même l'ensemble de la gauche dans le camp de l'extrémisme.
Ce qui est quand même... Et quelque part, c'est une sorte de parti unique qu'il appelle ainsi, si tout est l'adversaire...
Oui, quand je travaillais il y a quelques mois pour le journal économique La Tribune et que je faisais des chroniques politiques, il y a de nombreuses chroniques que j'ai faites depuis 2022 où j'expliquais justement que c'était l'idée du parti unique, que c'était l'idée du moi ou le chaos, est-ce que ces stratégies allaient lui achapper ? Il y a un autre élément dans la rationalité que les gens n'ont pas perçu, en plus de cet appétit de pouvoir, en plus de cette stratégie, on va dire, de moi ou le chaos. Il y a quelque chose que les gens n'ont pas perçu, c'est qu'idéologiquement, et ça je le sais depuis même mon premier ouvrage L'ambigu, M.
Macron, il a un rapport à l'autorité et aux libertés publiques et finalement à la démocratie à la fois à l'époque que je qualifiais d'ambigu, c'est-à-dire... Il y avait quelqu'un qui m'avait posé la question à l'époque, c'était Jean-Jacques Bourdin entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017. Il m'avait demandé qu'est-ce qu'il a d'ambigu ? Emmanuel Macron, je lui avais répandu, Emmanuel Macron est ambigu par rapport à son rapport à l'État, à son rapport à la démocratie. Emmanuel Macron n'est fondamentalement pas un démocrate. Il se pense comme un responsable politique en accès direct au peuple. Il est dans cette forme de populisme-là, de poujadisme aussi.
Il est dans cette tradition, on va dire, que je pourrais qualifier de néo-bonapartiste, où en fait, il est dans une démocratie plébiscitaire, le vote présidentiel lui confère tout le pouvoir. Il est dans cette tradition-là. Et dans cette tradition-là, il a un rapport effectivement à l'autorité et aux libertés publiques finalement très peu démocratiques. Et par ailleurs, il a un rapport justement à l'ordre, mais également culturellement, un rapport beaucoup plus proche à la droite et même à la droite conservatrice, qu'on a bien voulu dire ou que les commentateurs ont bien voulu le comprendre.
Moi, je dis depuis 2019-2020, mais même avant, je l'avais compris assez tôt, je l'avais compris, j'avais fait une post-face à l'ambiguille M. Macron en janvier 2018, je disais, Emmanuel Macron, c'est la fable du progressisme. À l'époque, son camp avait dit, nous sommes les progressistes face au champ de la réaction. Globalement, c'était ça la campagne de 2017. Et moi, je disais...
Somme le mouvement face au conservatisme global, de gauche et de droite. C'est ça,
de gauche et de droite. Les commentateurs faisaient de lui un Barack Obama ou, en gros, un social libéral ou un libéral de gauche, si tant est que ça existe. En tout cas, tout le monde pensait qu'il était cela. Et moi, très tôt, j'avais compris, notamment par rapport à son compagnonnage ancien au chevènementisme il y a plus de 20 ans, plus de 25 ans, par rapport à des interviews que j'avais eues avec lui pour l'ouvrage en 2015, j'avais très vite compris.
Par exemple, quand je lui avais demandé comment on passe de Michel Rocard à Jean-Pierre Chevènement, il m'avait dit une chose très caractéristique, il m'avait dit le problème de la deuxième gauche et de Michel Rocard, c'est que je considère qu'ils ont toujours eu un rapport complexé à l'État. Je parle de Michel Rocard, quand on voit les événements en Nouvelle-Calédonie aujourd'hui, le parallèle prend tout son sens, malheureusement. Il détruit quelque part les accords de Nouméa, l'œuvre de Rocard. Il détruit l'œuvre de Rocard. Et d'ailleurs, Rocard lui-même, en juin 2016, quelques jours avant sa mort, avait donné une interview au magazine Le Point.
Et le magazine Le Point lui avait demandé à Michel Rocard qu'est-ce qu'il pensait, on va dire, de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron. Il les avait renvoyés tous les deux à leur bac à sable respectif parce que dans cette interview-là, il avait dit « Mais je considère que les deux ne sont pas mes héritiers, qu'ils sont loin de l'histoire de la gauche, qu'ils ont oublié et qu'ils ne savent pas et qu'ils ne connaissent pas l'histoire de la gauche. Et donc, je ne me reconnais pas, je ne les reconnais pas comme héritiers. » C'est ce qu'il avait dit en juin 2016.
Bien évidemment, à l'époque, la DOXA et les commentateurs politiques avaient, d'une certaine manière, oublié ces éléments-là, mais c'est plein de petits cailloux qu'il avait mis sur son chemin. Et pour revenir sur un élément important, pourquoi je dis 2019 par rapport à la fable du progressisme ou 2018-2019 ? Il ne faut jamais oublier. Là, il y a une partie du centre-gauche qui, depuis notamment la loi immigration, commence à s'apercevoir qu'Emmanuel Macron est beaucoup plus conservateur qu'on a pu le dire ou le présenter au départ. il donne son interview à Valeurs Actuelles en octobre 2019.
Et il a déjà des propos extrêmement durs à l'égard de l'islam, en instrumentalisant la laïcité contre l'islam, à l'égard des minorités dans le pays. Donc, il n'a pas du tout un discours de libéral et même de libéral anglo-américain comme on a bien voulu le présenter.
Alors, d'un point de vue comment dire, idéologique et peut-être structurel, sa pensée donc le pousse à rechercher le chaos, comme tu dis, mais d'un point de vue tactique, qu'est-ce qu'il espérait obtenir et est-ce qu'il a obtenu ?
Alors, il ne l'a pas totalement obtenu. D'ailleurs, ça fait l'objet d'une grande panique dans tous les ministères, dans toute la Macronie. Parce que là, en gros, on a bien vu que ce soit les figures de la Macronie, Bruno Le Maire, Édouard Philippe, tout le monde le lâche et c'est un festival depuis qu'un jour, tout le monde enfin évoque les mois et les mois de supplices qu'ils ont pu avoir avec ce président de la République. Donc, on assiste à une auto-dissolution de la Macronie avec sa décision de dissolution. Moi, je ne suis pas non plus étonné par rapport à ça parce que finalement, il a renversé sa propre table mais la table aussi de ses petits concurrents.
Parce que ce que les gens... Donc en fait, ce qui est le plus important c'est de renverser la table des concurrents y compris si ça le déstabilise lui.
Oui, mais parce que déjà, il y a une forme d'impulsivité. Tu parlais, est-ce qu'il y a une rationalité là-dedans ? Dans la décision, il y a une forme d'impulsivité. Les conseillers de l'Elysée, en tout cas certains, notamment Bruno Roger Petit, on reviendra peut-être dessus, ont eu beau faire des off explicatifs à l'ensemble de la presse pour inspirer un récit finalement, d'ailleurs récit qui s'est retrouvé en forme de boomerang contre Bruno Roger Petit lui-même.
Mais ils ont beau eu présenter une sorte de récit en disant qu'il y avait un cabinet noir qui prévoyait une dissolution, oui, le principe de dissolution était sur la table depuis juin 2022 et l'échec de la Macronie aux législatives, ça c'est vrai. Mais est-ce que la décision de dissoudre juste avant les Jeux Olympiques, juste après les Européennes, juste avant les vacances d'été a été prise d'une manière réfléchie par le Président de la République et surtout anticipée en tant que telle dans son camp y compris auprès de ses collaborateurs ? Moi, ce n'est pas les retours que j'ai.
Les retours que j'ai, c'est qu'il a pris cette décision seul, qu'il en a informé quelques collaborateurs dans les heures précédant sa décision et qu'il a effectivement mis devant le fait accompli ensuite les ministres et surtout le Premier ministre Gabriel Attal et il y a aussi quelque chose qui participe de cette bordélisation on va dire au sein même de la Macronie c'est que c'est les tensions personnelles et de pouvoir entre Philippe Gabriel Attal Emmanuel Macron Bruno Le Maire en gros ils n'ont pas arrêté en coulisses de se faire des croche-pattes de balancer des pots de banane et ça c'est aussi un élément important à comprendre c'est tout l'aspect dysfonctionnel du pouvoir dans la Macronie et institutionnel dans la Macronie depuis très longtemps dysfonctionnel à l'Elysée entre un pouvoir qui est partagé entre le secrétaire général de l'Elysée Alexis Colère et Brigitte Macron qui a une influence politique et un poids politique dans la Macronie c'est du jamais vu sous la 5e République à ce point dysfonctionnel dans son rapport au Parlement à sa majorité aux principaux leaders de la Macronie si on peut les présenter comme tels notamment les ministres qui n'avaient quasiment pas de poids politique et donc là tout d'un coup il se lâche et puis pour répondre à ta question oui il y avait quelque chose qu'il n'avait pas du tout anticipé c'est que la gauche réussisse à s'unir et à s'allier ça c'est vrai que là pour le coup il pensait que la gauche ne pouvait pas s'unir aussi vite et que l'idée d'un nouveau front populaire tel qu'elle s'est établie ces derniers jours et ces dernières semaines ne pouvait pas être possible donc ça c'est quelque chose qu'il n'avait pas anticipé
ça montre quand même quelqu'un qui ne doute pas parce qu'on pouvait se dire qu'il y a 60% 40% 30% de chances que ça arrive mais pas 0% on ne peut pas baser toute une dissolution sur un postulat aussi fragile
alors mais ça c'est on va dire à un moment donné bon là je vais essayer d'entrer dans la tête d'Emmanuel Macron c'est toujours un peu hasardeux de faire de la psychologisation à ce niveau là notamment dans la responsabilité politique mais il faut voir depuis le début de son parcours politique un c'est un parcours uniquement personnel et pas collectif il a toujours renvoyé la responsabilité sur le dos des autres c'est jamais de sa faute et d'ailleurs il vient de le dire il y aura plusieurs reprises dans la lettre au français il a dit personne ne sera fautif là dedans donc il n'a cessé et ça c'est sa caractérie psychologique et à chaque fois qu'il doit prendre ses responsabilités il renvoie la responsabilité et la faute sur les autres c'est un leitmotiv c'est toujours comme ça que ça s'est passé dans la Macronie c'est jamais de sa faute c'est toujours la faute des autres de ses collaborateurs de ses soutiens de ses ennemis c'est jamais de sa faute à lui et puis j'ai oublié ta question en fait
je disais
il ne doute pas parce que non il ne doute pas parce que il s'est auto-persuadé de son destin si tu veux donc parce qu'il a quand même réussi une première élection en 2017 il cumule il fait deux quinquennats moi quand j'expliquais à des gens entre 2017 et 2022 notamment vis-à-vis de responsables politiques de gauche ou même d'oppositions diverses quand je leur disais il est en train de faire deux mandats il veut faire deux mandats il ne va pas quitter la vie politique française et bien il est toujours dans cette idée là quand depuis 2022 il a instillé l'idée dans la Macronie pour conserver tenter de conserver le leadership parce que c'est beaucoup de tactique là-dedans l'idée d'un troisième mandat pas forcément en 2027 constitutionnellement ce n'est pas possible en tout cas sur le papier pour l'instant constitutionnellement ce n'est pas possible mais l'idée de faire un troisième mandat c'est-à-dire de retourner à la vie politique dès 2032 ça ça ne l'a pas ça lui a bien traversé l'esprit et moi j'avais dévoilé on va dire cet élément là très tôt à l'automne 2022 6 mois 9 mois plus tard c'est Richard Ferrand qui comme on dit ambiance est c'est un ballon d'essai en balançant l'idée justement peut-il faire un troisième mandat sa vie politique n'est pas terminée et c'est ça que les adversaires Emmanuel Macron ont sous-estimé y compris au sein même de la Macronie c'est qu'Emmanuel Macron à 50 55 ans 60 ans en fait il se vit encore dans la vie politique française et il pensait effectivement que l'opération lui serait de toute manière gagnante mais s'il y a bien une caractéristique du côté d'Emmanuel Macron c'est le doute le doute n'existe pas chez Emmanuel Macron
d'ailleurs lors de sa conférence de presse d'après la dissolution il a dit qu'il lui arrive de gagner des élections enfin il s'est beaucoup vanté d'avoir la martingale qui permet de gagner des élections alors j'aimerais savoir est-ce qu'il y a une réorganisation interne de la Macronie vu que j'imagine qu'il y a beaucoup de mécontents autour de lui aujourd'hui on a l'impression que c'est un homme seul qui décide seul et que même ses plus proches collaborateurs ne comprennent plus avec qui il gouverne aujourd'hui avec qui il dirige avec qui il décide aujourd'hui
alors déjà en termes de quand je disais pouvoir dysfonctionnel il a toujours décidé en vase clos seul à l'Elysée et quand je parlais de Brigitte Macron et d'Alexis Collère le pouvoir politique dans la Macronie c'est toujours concentré dans les mains de ces trois personnes à l'Elysée indépendamment même de la position des différents ministres donc ça c'est tout à fait dysfonctionnel il a fait ses premiers ministres pour reprendre la formule de Nicolas Sarcey uniquement des collaborateurs donc il a dénié au premier ministre comme à ses ministres un quelconque poids politique il y a de très rares personnalités comme ministre il faut vraiment que ça soit des ministres avec un capital politique ancien, fort et ce qu'on appelle des animaux politiques pour que certains aient surnagé là-dedans je pense à Rachida Dati même à Dupond-Moretti qui est un grand télore du barreau qui avait certes pas d'expérience politique mais en tout cas qui a au moins le verbe et un certain sens politique pour se positionner encore on va dire dans ce marécage là il y a un truc qu'il faut quand même que les téléspectateurs les auditeurs comprennent c'est que en fait il était déjà seul il y a six mois il était déjà seul l'année dernière pour comprendre la soudaineté de la décision concernant la dissolution c'est qu'il faut déjà comprendre qu'Emmanuel Macron quand il décide en fait fin novembre c'est fin novembre qu'il décide de nommer Gabriel Attal à Matignon il nomme Gabriel Attal à Matignon pas parce que c'est sa marionnette il nomme Gabriel Attal à Matignon parce que Gabriel Attal a déjà des grandes ambitions présidentielles dès 2027 malgré son jeune âge aussi fou que ça puisse paraître moi je ne suis pas dans là pour le coup la prévision ou la météo on va dire des plages façon Macroni mais je dis simplement que Gabriel Attal se prépare à la présidentielle de 2027 qu'il a tout fait pour rencontrer tous les réseaux tous les gens tous les propriétaires de médias de la place de Paris et que tout ce petit beau monde qui s'était retrouvé notamment en partie derrière Macron dès 2017 commençait à s'intéresser au futur à l'après 2027 et quand Emmanuel Macron décide de nommer Gabriel Attal fin novembre de l'année dernière parce que c'est fin novembre de l'année dernière qu'il présente l'idée à son fidèle collaborateur Alexis Colère et Alexis Colère là je vous délivre un scoop parce que je ne l'ai pas écrit ça encore mais Alexis Colère à l'annonce de la décision d'Emmanuel Macron pique une colère à l'égard du chef de l'état parce que les relations entre Alexis Colère et Emmanuel Macron sont très tendues depuis 2022 et en fait pourquoi Macron décide de nommer Gabriel Attal à ce moment là c'est pour essayer comme on dit de le mettre dans l'enfer de Matignon et pour tuer ensuite sa candidature éventuelle pour 2027
voilà pour le tuer il l'a tué pour l'instant pour l'instant
on l'a tué il l'a tué il s'est pris un mur à 180 km heure le soir de la dissolution ses équipes et lui-même là je parle de Gabriel Attal n'avait pas du tout anticipé la dissolution il faut comprendre que pendant les européennes l'Elysée a quasiment pas aidé Gabriel Attal et même on a vu des fuites organisées dans le canard enchaîné pour expliquer que le chef de l'état se plaignait beaucoup de Gabriel Attal qui ne s'investissait pas suffisamment dans la campagne parce que c'est toujours la faute des autres c'est toujours la faute des autres c'est pourquoi d'ailleurs l'Elysée et la candidate la candidate ailleurs ils ont mis beaucoup de temps un à la nommer ils ont mis beaucoup de temps à avoir un programme bref il y a eu une sorte d'inertie dans la Macronie qui s'expliquait en partie qu'il ne fallait surtout pas Gabriel Attal ait un bon score donc là c'est le petit côté petit meurtre entre amis dans la Macronie ça c'est un élément incontestable pour le coup de rationalité ou d'irrationalité de la Macronie d'irrationalité organisée mais ça veut dire qu'il y avait bien des luttes de pouvoir alors on est loin de la France on est loin des français de leurs préoccupations ça on est d'accord mais ils se vivent tellement dans une série télévisée House of Cards ou très récemment des off balancés je ne sais plus dans le monde je ne sais plus dans quel quotidien ils expliquaient non c'est dans le Figaro où ils expliquaient que le président de la République avait été influencé par la série La Fièvre d'ailleurs il a utilisé
cette terminologie effectivement
dans sa conférence de presse tout à fait et donc Emmanuel Macron comme en Macronie il se regarde dans leur miroir faire de la politique c'est-à-dire il croit faire de la grande politique alors qu'ils sont souvent que dans de la petite tactique très basse et je disais dans ma post-face la fable du progressisme je me disais Emmanuel Macron se vit en grand homme d'état dans l'histoire et il va finir en petit aventurier je paraphrasais notamment Karl Marx qui reprenait le parcours notamment de Napoléon III et qui ironisait sur le parcours de Napoléon III et donc Emmanuel Macron il se vivait en grand homme d'état il finit en simple aventurier et là jusqu'au bout il est manifestement et malheureusement pour les français dans cette logique
alors des informations sur une atmosphère de fin de règne nous parviennent et notamment le feuilleton autour de Bruno Roger Petit qu'on ne comprend pas exactement pourquoi a-t-il été aussi proche pourquoi est-il décidément aujourd'hui si conspué Alexis Colère pourquoi il est brouillé avec Emmanuel Macron et puis finalement dans ce jeu d'abattage est-ce qu'il n'y a plus que Brigitte Macron ?
alors Brigitte Macron déjà vous avez peut-être vu qu'elle a disparu des radars notamment des commentateurs politiques depuis 2-3 semaines on ne sait pas où elle est il n'y a pas eu d'image faite autour de Brigitte Macron elle a été très discrète depuis la décision de la dissolution ça je ne peux pas vous donner d'informations mais c'est une question qui se pose ce qu'il faut savoir à l'Elysée pour reprendre rapidement c'est qu'Alexis Colère il avait déjà misé pour 2027 pour Édouard Philippe Alexis Colère est objectivement et même plus qu'objectivement allié d'Édouard Philippe dans la Macronie pour 2027 et ça énerve Macron et ça énerve Macron mais Macron est également énervé par Brigitte Macron qui regardait plutôt d'un oeil très comment dire très énamouré et très bienveillant les ambitions de Gabriel Attal donc ça c'est plutôt la répartition du pouvoir tu parlais de Bruno Roger Petit Bruno Roger Petit ancien journaliste devenu porte-parole en 2017 ensuite conseiller mémoire bon dans la culture populaire on voit à peu près qui c'est Bruno Roger Petit l'homme qui envoie impulsivement ses feuilles lors d'un JT de la nuit de France 2 qui a une grande culture politique quand même qui s'est vue comme Mitterrand-dolâtre mais qui effectivement a également une culture qui va de l'extrême droite à Mitterrand qui est assez inspirée par le Mitterrand droitier le Mitterrand de l'ombre le Mitterrand de Bousquet le Mitterrand également de la France-Afrique de Michel Charas il faut comprendre que le poids de Bruno Roger Petit il vient de deux choses d'un côté il est du côté de ce qu'on appelle l'aile madame à l'Elysée et donc il profite de la protection de Brigitte Macron et deux surtout comme il me l'a confié dans un portrait en quête que je lui ai consacré il y a quelques mois Bruno Roger Petit il est entré à l'Elysée par la petite porte et la grande porte dans le sens où il a été conseillé par son ami Michel Charas alors Michel Charas pour les plus jeunes petit topo ancien ministre du budget de François Mitterrand excessivement proche de Mitterrand et c'était l'homme un peu des bases œuvres de la Mitterrand de Michel Charas il était prêt à tous les coups de force pour aider son ami François Mitterrand l'un des derniers grognards de la Mitterrand l'un des derniers grognards de la Mitterrand et il avait ses bons aspects et ses mauvais aspects mauvais aspects France-Afrique réseau de Barbouze et compagnie et compagnie et donc Michel Charas ce que j'ai compris finalement il y a assez peu de temps même si j'en avais parlé dans un de mes ouvrages effectivement avant sa mort en 2020 il avait des rapports avec Emmanuel Macron je l'avais écrit mais en fait c'est vraiment un des mentors politiques d'Emmanuel Macron cette Mitterrandie de l'ombre Michel Charas ils se sont rencontrés quand Emmanuel Macron était à la banque Rothschild entre 2008 et 2012 Michel Charas à l'époque soutenait Nicolas Sarkozy il ne faut jamais l'oublier et Michel Charas a utilisé d'une certaine manière ça c'est un ami de Michel Charas qui m'en avait fait part a utilisé d'une certaine manière Emmanuel Macron pour tuer politiquement François Hollande qui l'exécrait et qui le considérait comme pas légitime bon là on est dans de la tambouille Mitterrandienne et politique reste que Michel Charas a inspiré beaucoup l'instrumentalisation et la compromission d'une certaine manière parce que ça revient à ça finalement l'instrumentalisation de l'extrême droite et du RN pour que Emmanuel Macron assoie son pouvoir c'est finalement la stratégie de Mitterrand qui fait monter le AFN la fameuse législative de 86 face à un Chirac qui était beaucoup plus droitier à l'époque qu'on a pu le connaître par la suite la différence la grande différence c'est que Mitterrand à l'époque c'était son premier mandat il avait peut-être un deuxième septennat à faire donc ça c'est un autre élément important pour revenir à Bruno Roger Petit dans les journaux qui ont travaillé sur Bruno Roger Petit globalement les journaux ont présenté Bruno Roger Petit comme le Patrick Buisson d'Emmanuel Macron c'est par Bruno Roger Petit que l'inspiration d'extrême droite aurait influé jusqu'au cerveau d'Emmanuel Macron parce que Bruno Roger Petit il a comme grand ami Jodefroy Lejeune ancien directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles aujourd'hui directeur de la rédaction du journal du dimanche condamné voilà condamné effectivement
à cause des caricatures de Daniel Lebrun
voilà il est très proche ami de Pascal Praud avec qui il débattait sur e-télévision il y a plus d'une dizaine d'années et donc il ne cesse d'ambiancer de faire des off comme on dit c'est-à-dire de donner des confidences voire des exclusivités à Pascal Praud le présentateur de l'heure des pros comme on dit
il se dit que ça a été aussi le cas sur la dissolution
effectivement sur la dissolution Pascal Praud a eu la primeur on va dire de la dissolution même bien avant Gabriel Attal alors ça quand je te parlais d'un aspect dysfonctionnel du pouvoir dans la Macronie il s'en est encore un signe mais donc dans plein de journaux plein de gazettes Bruno Roger Petit est présenté encore une fois comme l'inspirateur en chef à la fois de la dissolution de la stratégie droitière du président de la république comme si c'était le Patrick Buisson du président de la république alors que c'est beaucoup plus le Pierre Charon du président de la république et Pierre Charon un ancien sarkoziste porte-flingue de Nicolas Sarkozy a aussi fait partie soi-disant des inspirateurs de cette dissolution or Bruno Roger Petit pour comprendre le personnage Bruno Roger Petit qui est petit mais également au sein de l'Elysée pourquoi a-t-il tenu autant de temps au sein de l'Elysée c'est l'un des rares avec Alexis Collaire à être resté autant de temps à l'Elysée c'est que Bruno Roger Petit a compris très tôt et ça il le dit à des journalistes il me l'a dit d'ailleurs Emmanuel Macron a un éthos de droite c'est-à-dire il a très vite compris qu'Emmanuel Macron en fait ses références culturelles et son éthos pour parler comme Bourdieu était en réalité inscrit dans la tradition de droite quand en 2017 Emmanuel Macron explique qu'il n'est pas laïca et qu'il n'aime pas particulièrement l'utilisation de la laïcité contre les religions les progressistes enfin ce qu'on peut appeler les progressistes ou une partie de la gauche a considéré que c'était parce qu'il voulait revenir sur Emmanuel Valls et un certain républicanisme en fait l'idée d'Emmanuel Macron n'était pas du tout celle-là c'était une idée beaucoup plus conservatrice et réactionnaire c'est-à-dire il considère que la France est catholique avant tout que l'identité de la France est catholique et c'est pour ça qu'il n'était pas laïca et qu'on a cru que c'était justement du multiculturalisme enfin pour les gens qui n'aiment pas cela mais en réalité Emmanuel Macron il n'était pas du tout libéral multiculturel il était en réalité conservateur de droite conservatrice particulièrement conservateur il y a effectivement l'influence de sa femme Brigitte Macron qui elle-même a voté plusieurs fois à droite elle l'a dit et par ailleurs elle est également de culture de droite et après moi ce que je n'avais pas forcément anticipé mais je l'ai documenté au fur et à mesure c'est que j'ai eu de multiples alertes venant de sources au sein de la Macronie qui ont montré en plus qu'il avait carrément une complaisance à l'égard de l'extrême droite quand là il a évoqué l'immigrationisme pour qualifier le programme du nouveau Front Populaire en fait ce n'est pas la première fois qu'en privé à l'Elysée dans des réunions ou même ensuite publiquement il a réemployé des expressions et du vocabulaire d'extrême droite il n'a cessé de le faire
on va en parler après si tu le permets Marc mais BRP donc Bruno Roger Petit a compris le logiciel de Macron ça lui a permis de rester à l'Elysée de prospérer à l'Elysée et qu'est-ce qui lui fait tomber alors si tant est qu'il soit tombé parce que pour l'instant il n'a pas été viré alors il n'a pas été viré
et donc sur l'analyse entre guillemets Bruno Roger Petit parce que c'est donc un des personnages de cette histoire un peu folle pour reprendre le début de ton intervention ton introduction Bruno Roger Petit donc il y a toute une partie du centre gauche de la Macronie enfin on ne peut pas dire ça la gauche de la Macronie je mets ça avec toutes les guillemets qu'on pourrait y mettre mais ils ont toujours renvoyé la faute de la droitisation de Macron sur Bruno Roger Petit en disant c'est la mauvaise influence c'est le mauvais génie c'est la mauvaise influence sans vouloir reconnaître que depuis le départ dans l'aventure personnelle d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron était beaucoup plus droitier qu'on avait bien voulu le comprendre ou bien voulu le dire donc il y a tout un tas de gens qui renvoient la faute sur Bruno Roger Petit alors moi je n'ai pas du tout cette analyse moi j'ai l'analyse suivante c'est que Bruno Roger Petit encore une fois il tient son pouvoir et sa longévité à l'Elysée parce qu'il a réussi opportunément à se loger le mieux auprès de ce que pense réellement et le plus fortement Emmanuel Macron et il y a un élément aussi sur lequel je veux revenir sur ça parce qu'il y a d'autres commentateurs y compris à gauche ou en tout cas dans le centre gauche qui aujourd'hui disent Emmanuel Macron finalement n'est que cynisme et n'est que dans l'opportunisme politique peu importe les valeurs peu importe les messages prononcés et peu importe fondamentalement ses convictions et donc ils disent finalement la Macronie c'est du vide et Emmanuel Macron c'est du vide moi je suis assez distant par rapport à cette analyse là parce que si Emmanuel Macron joue avec tout le monde et avec tous les symboles parce que ça il a globalement c'est vrai fait depuis 2017 notamment sur la question de la mémoire et Bruno Roger Petit est conseillé mémoire même s'il a joué avec tout le monde en fait il a beaucoup plus pour reprendre un terme on va dire de journaliste politique un terme qui finit par être galvaudé mais il a beaucoup plus triangulé avec la gauche qu'avec l'extrême droite il a plutôt été dans une stratégie de l'union des deux droites donc là pour le coup complètement Patrick Buisson sous la fin du premier quinquennat de Nicolas Sarkozy qui voulait maintenir son bloc électoral sur idéologiquement en faisant l'alliance des droites ça c'est ce que proposait Patrick Buisson à Nicolas Sarkozy et c'est aussi ce que veut Bardella aujourd'hui d'une certaine manière et c'est ce que faisait Emmanuel Macron jusqu'à encore très récemment avec deux éléments que les gens n'ont pas pris en compte de mon point de vue sur le résultat des élections européennes le Rassemblement National est très haut effectivement donc il y a tout un discours misérabiliste qui est revenu toujours en plus pour taper du sucre sur la gauche pour expliquer que c'était donc les classes populaires qui avaient lâché la gauche et que les classes populaires continuaient aujourd'hui à soutenir le Front National et le Rassemblement National en fait on s'aperçoit qu'au niveau des élections européennes certes il y a eu un petit frétillement de participation aux élections européennes mais les élections européennes restent traditionnellement finalement quasiment une élection sans itère où les classes populaires ou encore l'ensemble des français se déplacent peu pour les européennes et en fait ce qu'on a vu même les sondeurs l'ont vu même s'ils l'ont peu dit c'est que c'est l'ensemble des catégories socioprofessionnelles qui se sont mis à voter Rassemblement National et notamment entre guillemets les plus bourgeois les plus bourgeois d'entre eux d'entre nous c'est-à-dire les CSP Plus et en fait finalement c'est une partie de l'électorat traditionnel de la Macronie notamment depuis 2019 qui avait déjà largement dérivé vers l'électorat de François Fillon de 2017 très tôt dans le premier quinquennat c'est cet électorat-là qui a fini par basculer au RN parce que à force de se positionner politiquement sur les thématiques d'extrême droite et finalement il a crédibilisé et légitimé le Rassemblement National tant idéologiquement que pratiquement et ça c'est la faute d'Emmanuel Macron pour reprendre son terme c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron parce qu'à force de n'avoir constitué le RN comme seule alternative à son pouvoir total en criminalisant de l'autre côté la gauche et l'ensemble de la gauche il a quand même présenté le nouveau frontpulaire dans son ensemble comme l'extrême gauche donc François Hollande est rhabillé pour l'hiver mais bon au bout du compte en faisant ça il a préparé l'accession au pouvoir d'une certaine manière du Rassemblement National
Alors Emmanuel Macron a assuré qu'il ne participerait pas à la campagne électorale mais il a fait un gros point de presse dont on a déjà parlé il a écrit une lettre au français et il s'est également livré dans un podcast Génération Do It Yourself un podcast un peu Startup Nation où il a agité le spectre de la guerre civile en cas de victoire de la gauche ou d'extrême droite
et c'est pour ça que je pense que et le Rassemblement National et la France Insoumise elles répondent à des vrais problèmes je veux dire elles répondent à des vraies colères des vraies angoisses celle de la personne qui se dit on ne répond pas aux problèmes de sécurité celle qui dit je ne suis pas reconnu et protégé parce que je suis musulman mais elle y répond mal à mes yeux parce qu'elle y répond en quelque sorte en accroissant la conflictualité et la guerre civile
la guerre civile rien que ça il y a l'effort et surtout il a assimilé quelque chose qui ressemble à la gauche plurielle donc quelque chose de pas révolutionnaire du tout à la guerre civile après avoir parlé de communautarisme en gros en fricotant de guillemets avec les gens d'origine musulmane la gauche jouerait la carte du communautarisme de la guerre civile ça ne sent pas très bon et tu as déjà affirmé au micro de David Dufresne du média au poste qu'Emmanuel Macron parle ouvertement ouvertement de grands remplacements et la question que je vais te poser c'est qui est cet homme ?
Effectivement en fait en 2019 donc après l'interview qu'il donne à Valeur Actuelle j'ai plusieurs entre guillemets signaux faibles plusieurs témoignages en tout cas de l'intérieur alors certes c'est des témoignages off de gens qui restent anonymes mais j'ai des témoignages de l'intérieur de la Macronie qui m'expliquent très inquiet que le président de la République dans un cadre privé dans des réunions à l'Élysée ne cesse de réemployer du vocabulaire d'extrême droite et notamment cette forme malheureuse notamment popularisée par Renaud Camus écrivain d'extrême droite de grands emplacements et en fait c'est pas la première fois qu'il utilise des références d'extrême droite même des mots péjoratifs des mots péjoratifs et puis alors péjoratif et raciste ouvertement on se souvient de différents épisodes mais il y a également par exemple l'épisode de mémoire sur Pétain où il a plusieurs fois expliqué que Pétain était quand même à considérer y compris avant sa collaboration et donc il n'a pas arrêté et c'est ce que je voulais dire tout à l'heure contrairement à l'idée qu'il serait vide et uniquement opportuniste en piquant les idées un peu partout pour lui il a surtout piqué des idées à la droite et à l'extrême droite quand je disais il triangule sur la gauche oui il a un peu triangulé sur la gauche et concernant la droite il a toujours mis le curseur encore un peu plus loin vis-à-vis de ce qui était considéré comme entre guillemets républicain et c'est-à-dire quand on a présenté Emmanuel Macron là aussi avec des mots galvaudés mais sur c'est l'homme de la transgression oui c'est toujours l'homme de la transgression sur l'extrême droite il a toujours poussé le curseur un peu plus loin et là on retrouve un signe caractéristique de l'extrême droite le confusionnisme idéologique et le désordre pour imposer l'ordre et donc là on revient à l'architecte du chaos qu'il est et le fait qu'il n'est pas du tout dans la concorde nationale en bon centriste comme certaines personnes ont pu croire qu'il était encore y compris dans son propre camp et ça très tôt j'avais dit non Emmanuel Macron n'est pas centriste Emmanuel Macron est dans un rapport vertical d'autorité il ne faut jamais oublier qu'il a toujours considéré les français plus comme des sujets que comme des citoyens il a toujours décrédibilisé toutes les paroles politiques, militantes venant de simples citoyens il disait qu'il manquait un roi à la France et il disait effectivement dès juillet 2015 cette parole complètement folle pour le coup enfin en tout cas folle en termes de rationalité politique d'histoire politique surtout quand on vient officiellement du PS voilà où il expliquait donc en juillet 2015 ministre de François Hollande il expliquait à la revue Le 1 qu'il manquait dans la conscience française un roi et qu'il manquait un roi à la démocratie française c'était quand même des paroles quand même extrêmement fortes il faut quand même voir que dans le panthéon d'Emmanuel Macron d'ailleurs sur la mémoire il a toujours contourné la révolution française il en a très très peu parlé il a toujours fait des références à l'ancien temps à l'ancien régime c'est ses déplacements dans la crypte de la basilique de Saint-Denis où il y a une partie des rois de France qui sont enterrés il y a plein d'éléments où il a joué avec une mythologie de la France éternelle de la France millénaire alors tous les présidents de la république l'ont fait cette France millénaire pour dépasser la révolution française mais lui il a carrément il a plus que contourné il a carrément tiré un trait sur la révolution française et ça c'est quelque chose quand même très caractéristique qui est ancré chez lui qui était ancien quand je dis 2019-2020 c'est quand même très tôt dans le premier quinquennat et moi je suis frappé de constater qu'il y a plein de gens qui se pensaient macronistes ou en tout cas qui n'avaient pas vu le danger d'Emmanuel Macron notamment au centre-gauche y compris des intellectuels qui étaient loin d'être des révolutionnaires mais ils n'ont pas vu que l'aspect révolutionnaire de Macron et notamment son livre Révolution était en fait une transgression de plus en plus claire sur la droite la plus extrême
et quand il parle de guerre civile c'est une terminologie d'extrême droite et on se dit qu'il pourrait parce qu'il y a des théories sur lesquelles il utiliserait l'article 16 en cas de situation compliquée mais s'il agite désormais le spectre de la guerre civile s'il donne même l'impression d'appeler la guerre civile c'est peut-être qu'au fond ce n'est pas une rumeur peut-être que dans une prophétie autoréalisatrice souvenir ça fait partie de son plan gouverné par l'article 16
c'est une transgression aussi alors j'ai pas d'informations précises sur tout ça ce qu'il en est c'est que c'est plus qu'une théorie dans le sens où ça a été l'article 16 comme la rumeur sur la démission font partie de l'article 16 c'est effectivement les pleins pouvoirs ça a été utilisé une seule fois au moment du putsch des généraux d'Alger en 1961 par le général de Gaulle après la chiant-lis de 1968-1969 le général de Gaulle n'avait pas utilisé l'article 16 mais comme tu sais le général de Gaulle tout en étant général était beaucoup plus respectueux des institutions y compris de la constitution de la 5ème république que finalement ses successeurs et notamment Emmanuel Macron là je suis tout à fait d'accord avec toi sa transgression c'est pour ça que je disais rapport dysfonctionnel au pouvoir et notamment au niveau de la constitution depuis 2017 il y a plein de signes qui montrent que la constitution n'est pas respectée le parlement n'est pas respecté le pouvoir de la presse le contre-pouvoir de la presse n'est pas respecté il y a énormément de droits constitutionnels qui ne sont pas respectés et donc j'ai envie de dire je ne sais pas je ne prédis pas l'avenir je dis simplement que un c'est des fuites qui sont organisées dans la presse donc c'est vraiment des ballons d'essai parce que c'est des journaux entre guillemets installés qui continuent de parler régulièrement avec le pouvoir macroniste qui diffuse ces informations là par exemple je regardais les confrères de l'Express qui avaient expliqué que le chef de l'Etat allait intervenir trois fois par semaine jusqu'aux élections législatives l'Elysée a démenti comme ils ont démenti la démission ont démenti l'article 16 au bout du compte le chef de l'Etat est bien intervenu trois fois par semaine quasiment jusque là jusqu'au prochain approché un premier tour on n'est pas du tout dans le même registre mais ce que je veux dire par là c'est que un c'est des véritables ballons d'essai qui ont été lancés deux effectivement on peut tout attendre d'Emmanuel Macron de son point de vue là à mon avis et c'est aussi là où je disais au tout début de l'intervention et de la rencontre nous avons quand je dis nous collectivement les forces politiques les journalistes même les français sous-estimer l'appétit de pouvoir d'Emmanuel Macron
parce que l'article 16 c'est le pouvoir absolu c'est le pouvoir absolu face à une extrême droite ce serait une sorte de sauveur
oui alors il pourra peut-être le dépeindre comme ça j'en doute un peu au regard de la mobilisation de ce qu'il a toujours exécré c'est à dire des corps intermédiaires et notamment des partis politiques traditionnels mais effectivement je ne peux pas mettre ça de côté en me plaçant du côté des rieurs en disant non ça ne se passera pas comme ça je ne dis pas que ça se passera comme ça je dis non ça ne passera pas forcément comme ça
en tout cas tout dans son attitude donne à penser qu'entrer dans l'histoire comme le président qui a fait la passe à l'extrême droite ne le dérange pas une fois de plus c'est vraiment ce dont tu parles l'amour de la transgression parce que tous ceux qui ont été au pouvoir jusque là au sein de la 5ème république ont toujours tout fait pour mettre le plus à l'écart à l'extrême droite même dans leur cauchemar des gens comme Chirac ou Mitterrand ne se voyaient pas cohabiter avec l'extrême droite et là en fait manifestement il se voit cohabiter oui
mais on va dire c'est peut-être ce qui était au coeur de ce qu'il appelait le nouveau monde c'est-à-dire finalement tellement joué avec l'extrême droite c'est-à-dire pouvoir amener l'extrême droite crédibiliser l'extrême droite dans son accession au pouvoir et ça ça fera partie de son passif peut-être c'est pas encore fait on va voir ce qui va se passer au premier tour mais une chose est sûre c'est que c'est quelque chose on va dire qui ne lui faisait et qui ne lui fait pas peur du tout par ailleurs au-delà même de la personne de Macron il faut quand même revenir dans le contexte politico-médiatique qu'on connait aujourd'hui des forces extrêmement réactionnaires propriétaires de médias le groupe Bolloré la chaîne CNews le journal du dimanche disons qu'il y a tout un écosystème qui a été permis ces dernières années et là pour le coup c'est pas uniquement de la faute entre guillemets d'Emmanuel Macron Bolloré il commence à constituer son groupe de médias sous Nicolas Sarkozy les balbutiements et puis ensuite François Hollande laisse faire Vincent Bolloré dans sa prise de contrôle au Canal Plus on l'oublie un peu aujourd'hui c'est du temps long le rapport à la question des médias au débat public c'est aussi une responsabilité de nos différents responsables politiques qui n'ont pas fait de la question médiatique et de la question du débat public une question finalement centrale c'est les premiers à dire que les journalistes posent que des questions idiotes je suis pas loin de penser ça mais en même temps ils n'ont jamais pris leur responsabilité au regard des règles et des limites qu'ils auraient pu apposer parce que le marché de l'information n'est pas un marché comme les autres du tout c'est un marché qui percute la responsabilité démocratique dans le pays c'est très grave ce qui peut potentiellement se passer et on le voit aujourd'hui
alors je voudrais qu'on regarde un petit extrait vidéo qui a beaucoup tourné à titre personnel il m'a un peu secoué
le rassemblement national et ses associés ils proposent des choses qui peut-être font plaisir aux gens mais enfin c'est 100 milliards par an et puis de l'autre côté à l'extrême gauche c'est 4 fois pire en termes de coût et puis il n'y a plus de laïcité ils reviennent sur les lois d'immigration qu'on a faites qui permettent quand même de réguler et qu'on doit maintenant mettre en oeuvre et puis il y a des choses complètement ubuesques comme par exemple l'échanger de sexe en mairie bon je l'ai dit
j'ai été estomaqué par cet extrait parce qu'il y a une fake news par seconde il n'y a plus de laïcité mais enfin c'est des paroles terribles mais quand on regarde ça on se pose une question pourquoi on ne peut pas dire que la sociologie de la Macronie je veux dire sa sociologie intime soit très très anti-LGBTI je veux dire on pense notamment au fake news transphobe qui a été utilisée par l'extrême droite contre Brigitte Macron et là il utilise le registre de ceux-là de ceux qui qui pourrissent la vie de sa propre femme
tu dis deux choses tu dis fake news or le principal producteur de fake news depuis 7 ans c'est la Macronie c'est le pouvoir certes il y a l'extrême droite certes il y a les réseaux sociaux il y a tout ça mais en réalité la Macronie n'a cessé de mentir sur tout un tas de dossiers sans aucun scrupule d'ailleurs c'est un signe qui a transpiré sur l'ensemble de l'arc politique français de l'extrême droite à l'extrême gauche on fait plus véritablement on n'a plus beaucoup de précision sur les faits et on peut le regretter mais Emmanuel Macron a fait ça quasiment d'une manière parfois industrielle d'ailleurs en disant tout et son contraire dans la même journée en disant blanc alors que c'est noir c'est ce qu'il fait notamment avec la gauche où en fait la gauche est transformée enfin est renvoyée hors de l'arc républicain alors que le sous-texte qui est derrière c'est que le rassemble national fait partie de l'arc républicain ou en renvoyant toute une population notamment les musulmans hors de l'arc républicain c'est sans aucun problème par rapport à donc les fake news c'est important parce que c'est un rapport à la vérité dans la Macronie et du côté de Macron qui est lié énormément à sa pratique du pouvoir comme je le disais tout à l'heure moi l'homme seul qui parle au français et il faut savoir que depuis 2017 il a toujours surprivilégié les réseaux sociaux et le contact direct par le numérique il a toujours contourné les corps intermédiaires en fait en réalité il a pas mal contourné malgré la propriété des médias les journalistes professionnels quels qu'ils soient même s'il y a toujours les courtisans les éditocrates mais ça mettons ça de côté il a toujours essayé c'est d'où la multiplication de ses interventions en podcast ou dans des émissions où il essaye de toucher la jeunesse et en fait il a une pratique de pouvoir et de communication un il s'est toujours adapté à ses publics en fonction des cibles voilà
il s'adapte à ses dames enfin à ce qu'il imagine ce qui se passe dans la tête de ses dames
tout à fait et en fait je le disais déjà à quelqu'un qui m'avait interrogé il y a 2-3 ans en fait Emmanuel Macron a beaucoup plus de signes communs avec Trump qu'on pourrait le penser et notamment c'est Trumpien c'est un extrait totalement Trumpien bien évidemment fake news blanc noir noir noir blanc il mélange tout donc là c'est carrément c'est 1984 c'est Hannah Arendt c'est le totalitarisme d'une certaine manière au niveau du langage de cette novlangue du langage on a un rapport à la réalité qui est totalement dévoyé donc ça il n'a cessé de le faire donc c'est un management toxique d'ailleurs au sein même de la Macronie parce qu'il a fait ça aussi avec ses collaborateurs et de l'autre côté il a effectivement cette pratique là trumpiste y compris du côté des valeurs parce que tu disais oui une partie de la base sociale macronienne notamment on va dire les CSP plus des centres urbains qui sont finalement très dépolitisés en réalité mais parce que en fait tout le système les conforte dans leur position de privilège le privilège de leur position sociale et donc ils sont des privilégiés en fait en réalité ils bénéficient des décisions économiques depuis des années et des années même avant Macron et donc ils ont perdu en culture politique les nouvelles générations école d'ingénieurs ou autres ont perdu en culture politique et en fait ils font beaucoup ils mélangent beaucoup morale et politique et notamment sur les questions minoritaires les questions sexuelles les questions de religion les questions d'identité et sur ça par exemple là c'est pareil je disais il y a plein de commentateurs qui faisaient de Macron un libéral à l'anglo-américaine ça c'est une comment dire une analyse qui a été faite notamment parfois à l'extrême gauche parfois à l'extrême droite parfois à droite parfois à gauche en fait en réalité Emmanuel Macron par exemple moi je l'ai écrit quand j'écris l'ambigu monsieur Macron en 2015 qu'est-ce que j'explique j'explique que quand il est principal collaborateur de François Hollande entre 2012 et 2014 secrétaire général adjoint de l'Elysée il est le dernier à l'Elysée à pousser à faire passer le mariage pour tous par rapport au mariage de couple de même sexe parce qu'il considère que ce n'est pas une réforme prioritaire alors que ça a été une des réformes emblématiques et peut-être la seule de tout le quinquennat Hollande Emmanuel Macron n'a jamais été au sens galvaudé du terme même un progressiste y compris sur ces questions-là alors certes sa majorité enfin en tout cas son ancienne majorité je crois que c'était lors du premier quinquennat a fait passer par exemple la PMA mais qui était en fait un bout de comète d'une promesse que François Hollande n'avait pas prise à l'époque mais en dehors de cet élément-là en réalité toutes les décisions qu'il a prises il n'y a qu'à le voir sur la loi Beauty par exemple ou des choses comme ça il n'a cessé de faire traîner ces dossiers-là il n'a fait que traîner sur ces dossiers-là et il n'est pas du tout transgressif sur ces dossiers-là il est totalement conservateur il est complètement donc la transgression effectivement
est dans un seul sens
il est complètement vieille France oui c'est une révolution conservatrice voilà et ça je l'écrivais d'ailleurs noir sur blanc la fable du progressiste me disait Macron sa révolution est principalement conservatrice
quand on t'écoute on a l'impression que tu as crié dans le désert et a été quasiment saoulé du fait que ça ne se voyait pas ça ne se voyait pas ce Macron-là il ne se voyait pas alors que toi il t'apparaissait dans toute sa
moi il m'apparaissait alors saoulé c'est le bon terme mais après c'est vrai qu'il y a un autre élément sur la fake news et ça c'est ce qu'il a confié à un documentariste qui est très proche de lui qui est Bertrand Delay qui a été pendant un certain temps patron de la chaîne parlementaire qui est un très bon documentariste politique tout en étant très proche de Macron à un moment donné Bertrand Delay l'interrogeait dans les coulisses de sa campagne présidentielle de 2016 à 2017 et Emmanuel Macron c'est un documentaire qui est passé en voyage spécial à l'époque juste après sa victoire et Emmanuel Macron disait deux choses dans ce documentaire-là il disait justement qu'il avait contourné les journalistes politiques traditionnels entre 2016 et 2017 qu'il ne croyait pas à sa victoire et donc à l'époque Emmanuel Macron était certes était aidé par le groupe Lagardère Mime Marchand les covers Paris Match le groupe Bolloré on a oublié à l'époque Bolloré mettait avec Hanouna avec Cyril Eldin mais alors il y avait un point commun à tout ça c'était l'image et donc il a dit deux choses à Delay un je contourne les journalistes politiques parce qu'en fait ils ne servent à rien et je contourne les médias traditionnels parce qu'en fait ils ne servent plus à rien c'est le contact direct avec la population et les différentes communautés mais communautés numériques qui comptent deux le deuxième élément c'est aujourd'hui on ne fait plus que de la politique par de l'image et il suffit de saturer l'image pour gagner et donc ça c'était une parole très forte et donc au regard moi modestement à mon petit travail d'enquête ça veut dire ça en fait c'est à dire que moi même si j'ai écrit beaucoup d'articles vendus entre guillemets des livres parce que j'ai publié plusieurs livres et ils se sont quand même un petit peu diffusés n'étant pas à la télévision entre guillemets officielle tous les soirs n'étant pas repris par une partie des alliés d'Emmanuel Macron encore très récemment je parlais du centre-gauche par exemple qui aujourd'hui essaye péniblement de dire ah bah oui il est beaucoup plus conservateur qu'on le pensait mais en fait jusqu'à la loi immigration quasiment ils n'admettent pas ils n'admettent pas c'est pire que ça ils se sont peut-être trompés bon ça a rigueur l'erreur humaine mais ils ont collaboré d'une certaine manière à cette aventure personnelle et donc là maintenant ils doivent faire on va dire leur examen de conscience ou comment dire quand c'est pas leur examen de conscience j'ai plus leur droit d'inventaire d'une certaine manière mais pour revenir juste à mon petit travail artisanal sur le plan journalistique oui bah ça veut dire beaucoup de choses par rapport à ce petit travail artisanal journalistique c'est à dire on a beau apporter quelques faits ils sont submergés par les images et la manipulation médiatique des communicants et il y a un fait que les sociologues des médias connaissent bien en France en 20 ans 30 ans le rapport entre le nombre de communicants qui travaillent pour les entreprises les grandes entreprises les responsables politiques et le nombre de communicants a dépassé le nombre de journalistes alors en plus dans le nombre de journalistes il y a tous les journalistes qui travaillent sur des médias spécialisés c'est tous les magazines spécialisés de bricolage de moto de jardinage les compagnies et les compagnies de journalistes professionnels c'est très respectable sauf qu'ils font plus le travail d'information d'information générale et politique et ça et bah on est très peu à le faire finalement il y a très peu de gens qui le font tu rajoutes les éléments de langage le storytelling là pour le coup imprimé par les journalistes politiques généralement avec peu de culture politique donc ils accompagnent t'as les commentateurs ou les présentateurs sur BFM qui se tournent vers toi ils disent qu'est-ce que vous pensez de l'extrême gauche de Mélenchon ou de l'extrême gauche de François Hollande ça devient de plus en plus ridicule mais ça devient de plus en plus ridicule on est quand on on ose encore appuyer sur le bouton de la télévision sur ces chaînes là on est de plus en plus effaré bon ça fait des mois que je regarde très peu les chaînes d'information pour ma santé mentale mais le problème c'est qu'il y a plein de français encore qui ne sont pas politisés de cette manière là alors il y en a qui le sont il y en a qui sont politisés différentes étiquettes d'ailleurs mais oui par rapport à ce que tu dis il y a une forme de lassitude et l'impression de se battre un peu contre des moulins avant mais vraiment parce que là je parle du public ça à la rigueur ils ont on va dire un salaire à voir ils ont leur famille ils n'ont pas de temps et donc ils ne peuvent pas forcément toujours s'informer et ça je le comprends tout à fait mais les leaders d'opinion les responsables politiques y compris à gauche de toute la gauche d'ailleurs je suis frappé de voir que finalement ils ont un rapport à l'information y compris sur la Macronie assez faible et donc généralement ils ont eu du mal à anticiper y compris les décisions erratiques d'Emmanuel Macron parce qu'en fait ils l'ont toujours sous-estimé au regard de la profondeur de l'aspect dysfonctionnel de l'ensemble du système de pouvoir qu'il avait instauré
Alors que pensent les milieux d'affaires très connectés historiquement à la Macronie de sa décision de dissoudre est-ce qu'ils pensent déjà à un plan B à un Macron de rechange si on peut parler ainsi
Alors quand on parle des milieux d'affaires il y a plusieurs archipels des affaires pour parler comme Jean-Berre Fourquet et donc il y a les managers des grandes boîtes du CAC 40 alors eux ils sont ils ont des fonds d'investissement notamment anglo-américains à leur capitale ou ils sont entre la Chine et les Etats-Unis eux ils sont effondrés par la décision ils pensaient qu'ils allaient pouvoir faire des Jeux Olympiques à un Davos avec les loges dans le Stade de France les Coupes de Champagne les Palaces Parisiens donc eux ils sont totalement effondrés par la décision d'Emmanuel Macron mais ces milieux-là d'affaires avaient déjà lâché Macron ils pensaient déjà à l'avenir je parlais tout à l'heure de Gabriel Attal Edouard Philippe qui a été au groupe Bildelberg à deux reprises depuis 2023 groupe Bildelberg groupe occidentaliste par excellence de lien entre l'Europe et les Etats-Unis pendant la guerre froide et qui a perduré donc bien évidemment ça ces milieux d'affaires notamment internationaux notamment anglo-américains ça fait longtemps qu'ils ont lâché Macron même si là c'est pareil si on lisait The Economist ou si on lisait le correspondant le chef du bureau du New York Times à Paris Roger Cohen ils étaient encore dans la macronolatrie et le côté macromania mais en fait c'était des rares cas qui avaient été traités d'ailleurs par l'ancien conseiller communication de Manuel Macron entre 2022 et 2023 qu'on n'a pas présenté comme venant du groupe Murdoch dans le genre groupe médiatique conservateur et manipulatoire c'est pas mal et donc ces milieux d'affaires ils avaient déjà lâché Macron et comme je le dis ils s'étaient déjà intéressés à d'autres alternatives possibles et ce qui a énervé Macron ce qui a énervé Macron deux il y a les groupes familiaux propriétaires de médias donc Bolloré Arnaud Dassault pareil ils étaient en train de se rapprocher de différents candidats Bolloré
de de de de de de qui a les yeux de Chimène
pour Jordan Bardella oui alors il y a Jordan de Bardella mais il avait des yeux et il les a toujours pour Gabriel Attal par exemple l'année dernière de toute façon il suffit de voir l'automne 2023 l'automne 2023 il suffisait de voir les covers les couvertures du journal du dimanche pour comprendre très clairement que Gabriel Attal était soutenu on va dire par le groupe Bolloré j'y vais à la lâche quand je dis ça mais Gabriel Attal avait plutôt le soutien du groupe Bolloré l'été et Gérald Damana d'ailleurs a cru avoir le soutien de Bolloré et en fait à l'automne il y a eu une sorte de mouvement général de ces grands groupes de médias de grands milliardaires y compris Bernard Arnault également les Echos et autres et donc il y a différents canaux qui ont été agrégés et ils se sont mis d'un tout ils sont totalement mobilisés auprès de Gabriel Attal d'où la Talmania d'où l'arrivée triomphale de Gabriel Attal à Matignon alors qu'il ne souhaitait pas venir à Matignon parce qu'il savait que ça allait être un piège donc d'où l'impression de saturation de l'espace autour de Gabriel Attal après il y a un autre élément par rapport à ce que tu dis et qui est important c'est deux choses c'est le fait que Marine Le Pen a essayé depuis 2022 et 2017 de se respectabiliser par rapport au milieu d'affaires elle a essayé de multiplier les rendez-vous auprès des dirigeants économiques pas toujours avec succès mais en tout cas elle a fait ce travail là je sais par des conseillers de Marine Le Pen ou en tout cas l'entourage qu'en fait le niveau de son entourage économique tant au niveau des conseillers que de ses réels soutiens dans la sphère économique sont en fait de bas niveau et finalement c'est pas massif c'est-à-dire que dans les articles de presse là qui sont passés sur le fait que le patronat basculait il y a un certain patronat qui bascule c'est en fait le petit patronat c'est les PME-PMI ce patronat là oui il est plus en plus inspiré par le discours extrême-droitier c'est vrai le CAC 40 c'est autre chose et les grandes familles oui il y a des instrumentalisations tu parlais de Jordan de Mardella avec Bolloroy mais tu vois bien qu'en fait il joue plusieurs oeufs en même temps enfin il a plusieurs oeufs dans le même panier comme on dit et c'est le cas pour les autres milliardaires c'est y compris le cas pour Xavier Niel en fait donc là ils sont plus dans l'opportunisme de toute façon eux c'est d'abord leurs pommes et leurs tronches qui comptent d'abord et les responsables politiques essayent d'ailleurs de jouer avec ça une petite confidence François Hollande qui n'a toujours pas abandonné l'idée de revenir lui aussi décidément on se croirait en Italie avec Berlusconi tout le monde veut revenir et donc François Hollande par exemple a participé à un dîner il y a quelques semaines en présence de Bernard Arnault François Hollande était assis à côté de Bernard Arnault et François Hollande a testé Bernard Arnault sur l'hypothèse de l'arrivée du Rassemblement National au pouvoir sur l'idée ça sera pas bon pour vos affaires parce que ça va mettre un sacré coup à l'image de la France bon je sais plus quelle a été la réponse de Bernard Arnault il n'a pas répondu par l'affirmative ni par la négative il est resté on va dire dans l'ambiguïté protectrice mais Bernard Arnault il ne faut pas avoir beaucoup de il faut plutôt avoir de la crainte dans le sens où il était en contact direct avec Trump et avec Xi Jinping en Chine c'est quelqu'un qui est au-delà de la France il est ailleurs d'une certaine manière donc le mouvement de radicalisation de populisme d'extrême droite qu'on connaît sur le plan international bien évidemment que les forces capitalistiques et les dirigeants économiques vont préférer toujours le Rassemblement National ou l'extrême droite à la gauche et c'est ça à quoi on assiste aujourd'hui mais c'est fait d'une manière peu coordonnée un peu dans la chienlit totale l'urgence totale je veux dire de ce côté là voilà ce que je peux dire
en fait une petite question en incise avant d'aller à ma dernière question et Nicolas Sarkozy dans tout ça à un moment donné on l'a présenté comme une des éminences crises d'Emmanuel Macron est-ce qu'il est dans le coup est-ce qu'il est toujours proche d'Emmanuel Macron
alors Nicolas Sarkozy dernièrement interview au JDD il y a quelques jours où il lâche Macron où il dit qu'il ne comprend pas la dissolution que c'est une mauvaise idée bon je ne vais pas revenir sur les relations très compliquées entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy sur les instrumentalisations réciproques sur le fait que Nicolas Sarkozy a voulu avoir le soutien ou en tout cas un semblant de protection d'Emmanuel Macron notamment par rapport à ses dossiers judiciaires à l'inverse Emmanuel Macron a largement instrumentalisé Nicolas Sarkozy dans son rapport à la droite sa volonté de fragmenter la droite traditionnelle bon ça ça s'est connu les réseaux sarkozistes ça je l'avais documenté toute la Sarkozy de l'ombre qui s'est mise au service de la Macronie ça je l'avais documenté qui a été au pouvoir pendant cette année et qui a été au pouvoir cette année ça je suis tout à fait d'accord Nicolas Sarkozy on a beaucoup parlé de lui notamment sur les dossiers de contrôle des médias le dossier Lagardère le rachat par Bolloré effectivement historiquement proche de Bolloré il est revenu à des activités d'avocat d'affaires d'intermédiation dans le milieu du business ces dernières années on dit de lui que c'est lui qui a fait l'intermédiaire entre Vincent Bolloré Arnaud Lagardère Bernard Arnaud sur le dossier Lagardère ce qu'il faut savoir c'est deux choses c'est que finalement son rôle s'est amenuisé depuis deux ans c'est-à-dire sa moindrie c'est-à-dire que en fait comme les canaux de communication ont été rétablis notamment entre Bolloré et la Macronie entre Bolloré et l'Elysée alors que c'était la guerre entre les deux à fur et à mesure de la réconciliation la grande réconciliation entre le groupe Bolloré et l'Elysée en fait les deux parties n'avaient plus besoin de Nicolas Sarkozy pour passer les plats pour organiser les déjeuners ou les dîners donc en fait quand par exemple Libération explique que le gouvernement de Gabriel Attal et le gouvernement de Nicolas Sarkozy non le gouvernement de Gabriel Attal c'est d'abord le gouvernement de Brigitte Macron dans tous les ministres le gouvernement de Nicolas Sarkozy il est apparu avec Jean Castex en juin 2020 donc très tôt là aussi on va dire en termes d'analyse c'est très tôt qu'il aurait fallu faire cette analyse en fait l'influence de Nicolas Sarkozy n'a cessé de baisser parce que justement les grands patrons qui étaient dans son giron ont fini par se rabibocher plus ou moins avec Emmanuel Macron depuis 2022 d'une certaine manière en tout cas les canaux de communication sont redevenus directs entre Emmanuel Macron et notamment Vincent Bollard
mais quand tu dis c'est le gouvernement de Brigitte Macron et pas le gouvernement de Nicolas Sarkozy c'est assez difficile à visualiser dans la mesure où Nicolas Sarkozy est une figure politique centrale de la vie politique française mais Brigitte Macron n'a jamais été une figure politique elle a toujours été la femme
d'Emmanuel Macron c'est le faux semblant et l'incompréhension par rapport à ce qu'est la Macronie c'est que depuis 7 ans dans les aspects dysfonctionnels et même s'il y a eu des démentis par rapport à des faits relatés par différents journalistes et pas uniquement moi à l'Elysée l'elle madame comme les journalistes politiques l'ont dénommée et Brigitte Macron a eu un poids politique une influence politique dans certains choix de ministres et pas uniquement sur l'éducation nationale pas uniquement parce qu'elle était proche à un moment donné de Blanquer ou qu'elle a été proche de Gabrielle Attal l'arrivée par exemple au gouvernement de Rachida Dati on lui doit Rachida Dati est très proche de Brigitte Macron originellement c'était des déjeuners elles ont multiplié les déjeuners avec leur amie commune Yamina Bengui le dimanche par exemple il faut voir c'est une petite famille tout ça on n'est pas dans de la politique traditionnelle habituelle on est plutôt dans un fonctionnement de clan quasiment de clan familial on parle du clan Le Pen du clan familial Le Pen là on est dans le clan Macron si tu veux et donc en réalité Brigitte Macron a eu une influence politique et d'ailleurs sur la dernière le début de ce songon septennat pour rajouter dans le bordel je parlais de bordelisateur en chef ce qu'il faut savoir c'est qu'en en mai 2022 bon là on est dans de la popole politique politicienne comme disent les spécialistes sauf que c'est quand même important en mai 2022 j'annonce que sur twitter que Catherine Vautrin donc présidente de la commune des agglomérations de Reims étiquette UMP allait être nommée à Matignon et j'annonçais ça un vendredi soir Catherine Vautrin avait déjeuné avec le président de la république le jeudi à la suite de ce déjeuner là Brigitte Macron s'est présentée à Catherine Vautrin et donc il y a eu une conciliabule à trois ça c'était cette fameuse semaine un peu folle le week-end Alexis Collère à l'Elysée qui ne souhaitait pas du tout voir Catherine Vautrin première ministre a organisé la fronde notamment avec ce qu'on a appelé l'aile gauche de la Macronie avec les poids lourds les vieux briscards de la Macronie Richard Ferrand François Bayrou notamment en lui
attrapant le tailleur si on peut dire au sujet au sujet
de la manif pour tous en disant que Catherine Vautrin était homophobe ces mêmes personnes n'étaient nullement dérangées par les positions rétrogrades par exemple de Gérald Darmanin au moment de la manif pour tous tout ça tout le monde a oublié mais là en l'occurrence il fallait taper contre Vautrin sur l'hypothèse Vautrin et là ce qui s'est passé c'est que finalement Alexis Collère a réussi à imposer son choix et c'est ça ce qui s'est passé déjà son choix c'était Elisabeth Borne c'est à dire une techno issue du giron du PS parce que dans l'écosystème macronien les techno issus du PS notamment venant de Bercy venant des postes ministériels et des cabinets sous le quinquennat Hollande ont été largement traités par Alexis Collère en fait ce qui fait que tous ces milieux là technocratiques aux fonctionnaires dans le giron du PS en fait ou qui étaient entre Edouard Philippe et le PS on va dire ça comme ça le cercle de la raison n'ont jamais tapé du sucre contre Alexis Collère parce que c'était leur porte d'entrée dans le pouvoir ce qui s'est passé à l'époque sur Catherine Vautrin c'était la stratégie Sarkozy d'une certaine manière même si le choix de Vautrin était plutôt celui de Borloo d'une certaine manière enfin de Borloo solaire l'idée c'était de faire une alliance avec l'UMP au Parlement sur une éventuelle coalition aux législatives 2022 finalement c'est Elisabeth Borne qui a été choisie on connait la suite de l'histoire la Macronie n'a pas réussi à avoir de majorité aux législatives en 2022 donc finalement pour Alexis Collère et Emmanuel Macron ça a été une victoire la pire russe pendant deux ans Elisabeth Borne a gouverné sans majorité et donc à coups de 49-3 et donc la décision de nommer Gabriel Attal à Matignon ça s'est fait je l'expliquais tout à l'heure ça s'est fait contre Colère et donc c'est pour ça que je disais un peu rapidement certes et surtout pour les non-initiés que c'était le gouvernement principalement de Brigitte Macron d'où pour te répondre la question sur Bruno Roger Petit pourquoi Bruno Roger Petit est devenu tellement important notamment dans les journaux depuis six mois parce que Bruno Roger Petit qui est là depuis sept ans en fait mécaniquement et là je fais vraiment c'est comme si je faisais le Vaticanologue tu parlais de Macronologue mais en fait mécaniquement ce qui s'est passé ces derniers mois c'est qu'Alexis Colère a perdu son pouvoir à l'Elysée au bénéfice de ce qu'on a appelé l'El Madame
donc quelque part Bruno Roger Petit dernière question parce qu'on va s'arrêter est-ce que l'état global la Macronie laisse à penser qu'il aura assez de ressources et de soutien pour terminer son mandat si la bérésina électorale que les sondages annoncent se concrétisent dans les urnes il y a Pierre Mazot une des figures de la Chiraki qui explique qu'il n'aura pas d'autre choix que de démissionner
alors là on en revient à tes questions précédentes c'est-à-dire quid de sa transgression par rapport au cadre constitutionnel et est-ce qu'il est responsable vis-à-vis de sa fonction c'est-à-dire est-ce qu'il est garant des institutions est-ce qu'il est le président de tous les français s'il est garant des institutions il est obligé de démissionner d'une certaine manière parce qu'il aura perdu toute légitimité politique d'une certaine manière et d'ailleurs les élections législatives il fait tout comme si d'une certaine manière et il n'y a qu'à avoir sa lettre aux français enfin sa lettre qui est d'abord sa lettre à lui avant d'être sa lettre aux français et j'ai un contact un ancien contact enfin un contact anciennement dans la Macronie qui me disait il transforme les élections législatives en référendum pour ou contre Macron il focalise tout sur sa personne donc la question se pose à un moment donné et j'ai plein d'acteurs politiques qui m'évoquent l'idée que s'il se prend une tôle pour parler vulgairement après le 7 juillet il serait obligé de démissionner dans la logique de la constitution de la 5ème république au sens où l'entendait le général de Gaulle qui avait autrement un autre parcours c'est ça qui devrait sous-entendre les prochaines décisions du président de la république c'est ce que disait Pierre Mazot voilà Chirakien gaulliste historique voilà ancien président du conseil constitutionnel il est dans cette lecture de la constitution malheureusement je ne suis pas sûr qu'Emmanuel Macron soit à la hauteur de cette lecture de la constitution
merci Marc Andevel je rappelle que tu es journaliste grand reporter au service enquête de Marianne et auteur de nombreux livres d'enquête sur Emmanuel Macron merci à vous d'avoir suivi cette émission nos programmes se poursuivent ici même à cette antenne que vous nous suiviez dans le flux 24 têtes de Youtube ou sur le canal 350 de la Freebox
Emmanuel Macron