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interviewFrançois Ruffin· 31 août 2024 118 min

Gagner ! La rentrée politique de François Ruffin à Flixecourt

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Autrement que par un 14 juillet ensoleillé, Nuit Debout a prouvé que même quand il y avait de la pluie, quand ça voulait, ça voulait. Et on va voir si ce soir, ça veut. Un grand merci à vous. Maintenant, je laisse la parole à Guillaume. Il arrive ou pas ? Moi, je veux bien meubler. Je suis là. Je suis là depuis le début. Merci à vous. Allez, on accueille l'ensemble de nos intervenantes et de nos intervenants sous les applaudissements.

0:28
Invité

De Dieppe aussi. C'est vrai que derrière nous, on a un beau panel de toute la France aussi.

2:28
Présentateur

Donc merci aussi aux élus locaux d'avoir quitté leur municipalité sur un week-end souvent de festivité sur le dernier week-end du mois d'août. Donc un grand merci à elles d'être avec nous aujourd'hui et à toutes celles et ceux qui nous ont envoyé des messages pour s'excuser de ne pas pouvoir être là. Ce n'était pas forcément facile. Ça demande de s'organiser dans la vie de famille. Il y a des choses dont des mariages qui n'ont pas pu être déplacés pour l'événement. Donc voilà un bisou à toutes celles et ceux qui ne sont pas là aujourd'hui et qui nous ont envoyé des messages chaleureux. Merci beaucoup.

2:58
Invité

Du matin en Martinique et en Guadeloupe. Et merci à la numérique pour faire de la politique autrement.

3:20
Présentateur

Génial, merci beaucoup. Un grand merci à toutes celles et ceux aussi qui ont animé et fait vivre les débats à l'intérieur des trois stands. Je pense à l'espace La Fleur avec Laila Chébi, avec Damien Maudet. On peut les applaudir chaleureusement. Et à toutes les participantes et les participants qui ont rendu ce moment festif. Donc sous l'espace Catherine Chéry également sur le thème se faire aimer avec Nora Amadi, Linda Idry, Sandrine Extremera, Rémi Lefèvre et Nicolas Langlois. Et sous l'espace Gracchus-Babeuf qui était le grand chapiteau déjà installé ici sous ce bouleau de rhum qui permet de jouer à la pétanque même quand il pleut.

Donc Laetitia Ries, Xavier Vignac, Clémentine Autain et notre camarade Nicolas Sansu. Merci beaucoup.

4:12
Invité

Alors moi je voudrais également qu'on applaudisse toutes les équipes qui ont travaillé d'arrache-pied depuis début de semaine. Tous les techniciens, tous les salariés de Picardie Debout, tous les militants qui étaient là depuis mardi. Je veux qu'on les applaudisse très fort. Merci à eux. Sans eux cet événement ne serait pas possible. Et même l'installation en urgence dans la salle du chiffon rouge, c'est grâce à eux. Alors merci encore pour tout ça. Et bravo à vous.

4:50
Présentateur

Merci beaucoup. En effet, c'est quelque chose d'absolument incroyable de déménager en 45 minutes et de pouvoir vous accueillir ici dans un scénario qu'on n'avait pas prévu du tout avec à 13h30 l'impression qu'on allait avoir trop chaud. Et à 16h30, on a trop chaud. Mais à l'intérieur. Merci beaucoup. Merci les filles. Je vous invite à vous rasseoir. Et on continue ensemble dans cette belle après-midi. Et on va appeler à mes côtés, forcément, monsieur le maire de Flix-Secours, Patrick Gaillard, et monsieur le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel.

Donc l'objectif sur cette grande scène était de se faire rencontrer des gens de notre coin et puis des gens venus d'un peu plus loin, des élus locaux, des élus nationaux, des gens qui vont être, par exemple, comme Jérôme, agent de la SANEF, et qui va dialoguer à côté avec un ou une députée, vous verrez, dans le déroulé de l'après-midi. L'image de marque, la fabrique de Picardie Debout, c'est de mettre sur le devant de la scène celles et ceux qui ont trop rarement la parole. Et donc aussi, notre marque sur ce grand meeting, c'est ça. Monsieur le maire, peut-être un petit mot aux personnes qui sont ici et qui ont presque doublé l'effectif de la ville de Flix-Secours. C'est vrai, c'est vrai.

Mais avant ça, je tiens vraiment, vraiment à remercier la municipalité de Flix-Secours qui nous permet ici de vous accueillir dans un grand luxe en nous mettant à disposition des agents de la ville qui ont travaillé avec nous cette semaine. Le boulot de rhum à l'extérieur, cette salle, la salle d'à côté, les cuisines, etc. C'est un luxe, vraiment, c'est un luxe. Et Patrick Gaillard a été un des premiers, avec René Lognon, à soutenir François Ruffin dès 2017. Et vraiment, merci beaucoup, Patrick, pour la fidélité.

6:57
Invité

C'est trop. Pas autant, j'ai pleuré après. Un petit mot pour les gens qui sont là ? Écoutez, finalement, comme disait François, la pluie a un avantage. C'est que dehors, on n'aurait pas eu l'impression que vous étiez aussi nombreux. Franchement, là, c'est impressionnant. Jamais cette salle n'a eu autant de monde. François, tu as l'air corps de la salle jusqu'à maintenant, mais tu l'as battu toi-même. C'est comme les Jeux d'Olympiques, tu as battu le record du monde, tu as battu le record de la salle, là, aujourd'hui. Bon, au niveau sécurité, on ne dira rien.

7:25
Présentateur

À ce propos, pour quelques raisons que ce soit, si on venait à évacuer la salle, vous avez dans le fond deux issues de cours. Et une ici, tranquillement, il sera l'occasion de cheminer simplement pour devoir évacuer, pour quelques raisons que ce soit. En tout cas, on compte vraiment sur vous. Et d'accompagner également les personnes à mobilité réduite qui sont ici, à l'avant. D'accord ? Qui sortiront plutôt par là. Alors, messieurs, quand on a préparé cet événement, on a trouvé un point commun entre vous deux. C'est les Jeux Olympiques.

Vous savez, cette superbe parenthèse estivale où la France était formidablement réunie derrière des sportifs et désormais des sportives aussi en situation de handicap. Donc, vous, monsieur le maire, en tant que volontaire aux Jeux Olympiques, il a passé 15 jours quasiment en Seine-Saint-Denis. Et Stéphane Troussel comme président du conseil départemental qui a accueilli le village olympique et de nombreuses épreuves dans le département de la Seine-Saint-Denis.

8:23
Invité

Monsieur le maire, si vous pouvez nous en dire un mot. Merci, merci. Effectivement, je suis toujours, je suis au Jeux Paralympiques maintenant. J'ai demandé une autorisation de ne pas y aller aujourd'hui pour être avec vous. Mais demain, j'y retourne. Je serai au Stade de France demain dans son département. Je lui dis, le seul problème là-bas, c'est pour se stationner. Parce qu'à Fic-Secours, on n'a pas de chance, on n'a pas de garde. Il faut que j'y aille en voiture et par contre, ce n'est pas prévu. Il y a beaucoup de rues barrées. C'est normal, je veux dire, ça fait partie du vœu. Et ce qu'on disait tout à l'heure pour les habitants, c'est très compliqué d'accepter ces conditions.

Mais je crois que Monsieur le Président avait tout ce qu'il fallait pour compenser ce manque. Donc voilà, effectivement, les Jeux Olympiques, c'est une belle aventure. On rencontre des belles personnes. Les athlètes sont parfois très, très gentils, parfois très humoristes, parfois un petit peu moins parce qu'ils sont stressés avant d'aller faire les compétitions, ce qui est normal. Donc moi, j'étais à l'aéroport en Brassie, je les accueillis. J'étais un des premiers visages, comme il disait, des jeux pour eux. C'était assez comique parfois. J'en ai accueilli un qui n'avait pas son accréditation parce que son papier était mal imprimé.

Il n'a pas réussi à récupérer ses bagages parce que les bagages étaient perdus. On a passé une heure et demie en déclaration. Et forcément, comme on a passé du temps en déclaration, quand on est sorti, son taxi était parti. Alors j'ai dit à tous mes collègues là-bas, mais celui-là n'aura jamais une médaille. Et je ne le connaissais pas, c'était un lutteur, un lutteur qui a gagné sa cinquième médaille d'or en 5 JO Olympiques. Donc le lendemain, j'avais l'air un peu bête, je le dis. Et c'est une histoire, ouais. Ce n'est pas le champion olympique des marches administratives, en tout cas. Non, non, mais là, il n'avait vraiment pas eu de chance.

Je me suis dit, avec la poisse qu'il a, il n'aura rien, mais si. Donc voilà. Bravo, monsieur Gaillard, vous êtes vraiment un révélateur de champions, en fait. Non, non, mais pas du tout. C'était le hasard. Je ne l'avais pas reconnu, je ne le connaissais pas. J'avoue, le lutteur, même s'il avait déjà eu 4 médailles d'or en 4 JO précédents, je ne le connaissais pas.

10:05
Présentateur

Vous ne le connaissez pas parce que c'est le seul équipement sportif qui manque à fixe-cours. C'est une piste de lutte. Il y a tout le reste, il y a la pétinoire, il y a la piscine, il y a le skatepark, etc. La salle de ping-pong. Franchement, les frangins, Félix et Alexis, ils auraient eu une salle comme ça, peut-être qu'ils auraient été champions olympiques. Voilà, mais bon, ils nous ont bien fait rêver quand même.

10:25
Invité

Non, mais c'est vrai qu'on a tout ici grâce à mon prédécesseur Odé L'Oignon et à moi-même. Donc, effectivement, on a cette salle qui est grande, qui est magnifique. Si vous allez aux toilettes, vous verrez une lueur d'escalade qui est là-bas, qui est homologuée. Une patinoire synthétique, un terrain synthétique de football, un terrain de football naturellement. Une piscine et puis un terrain intergénérationnel où on accueille tous les jours dès qu'il fait le soleil. Bon, aujourd'hui, on est allé au début d'après-midi, mais ils sont tous partis à la fin.

Mais beaucoup d'enfants qui viennent jouer, un parc surveillé qui est vraiment là depuis maintenant 3 ans et qui apporte vraiment beaucoup de bonheur, notamment aux gens qui n'ont pas les moyens de partir en vacances, qui viennent sur le parc. Pour eux, c'est leurs vacances. Ils viennent là, c'est leurs vacances. Ils viennent tous les jours. On a des fois 100, 200 personnes et c'est pour eux qu'on fait ce parc et ça marche. Parfait, merci, M. le maire.

11:10
Présentateur

M. le Président, Stéphane, ces Jeux Olympiques dans le département de la Seine-Saint-Denis, nous, c'était de loin. Est-ce que eux l'ont regardé de loin, de l'extérieur ? Est-ce qu'ils ont été vraiment impliqués ? Est-ce qu'il va y avoir pour eux un héritage des Jeux Olympiques dans le département ?

11:25
François Ruffin

Je veux commencer d'abord par remercier François pour l'invitation et puis vous saluer, vous remercier toutes et tous. Je peux vous dire, mais qu'est-ce qu'ils ont là à faire tous les deux ? Patrick Gaillère, le maire de Flix-Secours et moi, le président de la Seine-Saint-Denis, deux territoires qui ne se ressemblent absolument pas, mais effectivement, avec ce point commun un peu révélé par hasard, le fait que Patrick ait eu envie de participer d'une manière ou d'une autre à ces Jeux. Et nous qui les accueillons, parce qu'on a beaucoup parlé de Paris, bien sûr, mais nous qui les accueillons aussi en Seine-Saint-Denis, avec à la fois le stade, la piscine et puis ce village des athlètes.

Et donc, pour tous les élus de la Seine-Saint-Denis, il y en a quelques-uns qui sont ici également, eh bien, on s'est dit, il y a quand même quelque chose d'insupportable d'accueillir ce plus grand événement sportif du monde et que les habitants de la Seine-Saint-Denis, ils restent spectateurs. Et donc, toute l'action qui a été celle des élus de ce département, toute tendance politique confondue, c'est de se battre, de se mobiliser, à la fois pour qu'il y ait un héritage des équipements sportifs, parce qu'ici, à Flix-Secours, il y a de la chance, 3 000 habitants, une piscine, une patinoire, un gymnase.

Mais je peux vous assurer que ce n'est pas le cas dans tout le département, qui est un grand département avec 1 700 000 habitants. Et pour autant, eh bien, on allait accueillir les plus grands nageurs du monde. Et il y a plus d'un gamin sur deux, quand il arrive en 6e dans ce département, qui ne sait pas nager. Et donc, comme on aurait pu accepter qu'on voit les plus grands nageurs, Léon Marchand, tout le monde a vibré pour les exploits de Léon Marchand et qu'on se retrouve dans cette situation.

Alors, depuis des années, on s'est beaucoup battus pour que, eh bien, les piscines qui sont construites, qui servent de lieu de compétition d'entraînement, eh bien, ça soit surtout des lieux pour les habitants. Sept piscines, onze gymnases, plusieurs milliers de logements, des infrastructures qui vont rester au lendemain de ces jeux. Et puis, on avait une deuxième dimension, c'est qu'au côté des bénévoles, des volontaires, eh bien, il y a aussi que les gens puissent participer à la fête. Parce qu'ils allaient voir des touristes, des milliers, des millions de touristes se déplacer. Et donc, pourquoi eux resteraient à côté de tout ça ?

Et donc, eh bien, là aussi, on s'est mobilisés pour avoir des billets, les mettre à disposition des habitants. Et puis, de faire en sorte aussi qu'on puisse faire la fête ensemble. Parce qu'on en a ras-le-bol d'être isolés, chacun dans notre coin, en fonction de notre âge, de notre genre, de notre couleur de peau, de notre quartier. Et donc, faire en sorte que les gens puissent être ensemble et retrouvent du plaisir d'être ensemble. Et donc, ce qu'on a essayé de faire, eh bien, c'est de faire des lieux où les gens puissent se retrouver. Assister ensemble aux exploits de Léon Marchand ou Teddy Riner. Assister ensemble et faire de l'activité sportive. Faire en sorte qu'il y ait des concerts.

Et, eh bien, ça, ça a été peut-être notre principale joie. Parce que dans ces lieux qu'on a organisés, eh bien, il y a 600 000 personnes qui sont passées. 300 000 qui sont passées peut-être dans ce grand parc que vous avez peut-être eu l'occasion de connaître. Le grand parc départemental de la Courneuve, où il y a quelques années, il y avait la fête de l'humanité. Eh bien, là, il y a eu 300 000 personnes qui se sont retrouvées. Et mon plus grand plaisir, c'est que dans ce lieu, eh bien, il y avait tous les habitants rassemblés.

Il y avait les nouveaux habitants de la Seine-Saint-Denis qui ont quitté Paris il y a quelques années parce que c'est trop cher et qui se retrouvent en Seine-Saint-Denis. Il y avait les mamans et les jeunes de quartier, y compris les mamans voilées qui vibraient aux exploits de Léon Marchand.

Il y avait les jeunes des quartiers, il y avait les touristes de passage et tous ensemble, ils se retrouvaient, y compris, et ça, c'est une autre joie que j'ai envie de vous faire partager, avec des policiers qui étaient nombreux, avec des policiers qui étaient sympas, avec des policiers qui faisaient des selfies avec les habitants, comme quoi c'est possible, c'est possible d'avoir de la sécurité, de l'avoir de la capacité à vivre ensemble. Mais il y avait une condition, c'est qu'on y mette des moyens, qu'on respecte les gens, qu'on ne fasse pas les choses à moitié et qu'on fasse des installations de qualité où tout le monde se sentait respecté.

Et donc, si ça peut nous servir de leçon dans ce qu'on doit faire maintenant, même si je ne suis pas un JO-BA, bien sûr que ce n'est pas avec les JO qu'on va régler tous les problèmes de la France, bien évidemment, pas plus de la sécurité que de la pratique sportive. Mais pour ça, eh bien, il faut essayer d'en tirer les conclusions, voir ce qui a marché et continuer à agir pour que, eh bien, non seulement on ait des grands moments qui nous rassemblent, mais que si on veut que ce pays, eh bien, aille mieux, eh bien, il va falloir aller trouver un peu d'argent là où il est pour qu'en matière de sport, en matière de logement, en matière de sécurité, eh bien, on trouve les bonnes solutions.

En tout cas, merci de l'accueil, François. Merci beaucoup, messieurs le maire, monsieur le président. Un plaisir de vous avoir ensemble à cette table.

16:40
Présentateur

Et les JO de Paris me font penser à Paris. Il y a des camarades qui sont venus en bus aujourd'hui depuis Paris. Donc, les horaires de bus n'ont pas pu être décalés. Donc, à 18h45, on vous demandera d'aller rejoindre les parkings de bus et de pouvoir repartir. Logiquement, on ne devrait pas être loin, loin, loin de la fin. Donc, si on arrive à tous tenir le timing, vous verrez l'intégralité du meeting quand même ce soir. Donc, 18h45 pour celles et ceux qui sont transportés en bus jusqu'à Paris. Si je vous dis, on est là, on est là, même si Macron, ensemble, allez ! On est là, même si Macron ne le veut pas, nous, on est là ! Eh bien, vous la connaissez par cœur, bravo !

Eh, peut-être que c'est le mouvement des Gilets jaunes qui vous revient en tête. Ils ont mis un coup de pied dans la fourmilière de la démocratie française. Aujourd'hui, on a le plaisir d'accueillir certains de leurs représentantes et représentants. Et avec eux, également, Sophie Taillé-Pollian. Donc, j'appelle Jeannine. Gilets jaunes de Flix-Secours. Avec son fils, viens avec nous. Vas-y, vas-y, vas-y. Jeannine, Jérôme et Sophie. Donc, Jeannine, alors toi, t'as rencontré François le 17 novembre 2018. Il était en Harley-Davidson. Il traversait la circonscription à la rencontre de tous les Gilets jaunes sur les différents ronds-points.

C'est la seule fois qu'il a fait de la moto de sa vie, c'est ce jour-là. Ah, de la Harley, t'as déjà fait une autre moto. Ah oui, de la Harley, carrément. Et donc, Jeannine lui a tenu le crachoir pendant 30 minutes pour lui expliquer toutes les revendications des Gilets jaunes. On espère qu'elle fera plus court ce soir. Compte sur toi, Jeannine. D'accord. Alors, est-ce que tu peux nous remémorer, nous mettre sur la piste de ce qu'étaient les revendications des Gilets jaunes, notamment concernant la démocratie ? Alors, c'était sur le carburant au départ. Vas-y, bien. C'était sur le carburant au départ, parce qu'il y avait eu une énorme augmentation et, évidemment, on n'était pas d'accord.

Il n'y a pas que moi, évidemment. Il n'y avait pas que les Gilets jaunes, mais tout le monde en France était contre cette augmentation.

19:25
Invité

Malheureusement, ça ne s'est pas passé comme on voulait, mais on a réussi à exister. On existe encore toujours aujourd'hui, puisque les Gilets jaunes, ils ne s'oublieront jamais, font partie de la démocratie aujourd'hui. Bien sûr.

19:40
Présentateur

Et puis, j'étais très contente de rencontrer François pour la première fois. C'était la première fois de ma vie, à 62 ans, que je manifestais. Ça ne m'était jamais arrivé. Et j'ai rencontré une personne formidable, François, qui était là avec son petit cahier, pour prendre des notes. Et j'ai énormément apprécié, parce que ça a été la seule personne qu'on a vue sur nos ronds-points à Flix Secours.

20:05
Invité

C'était le seul qui s'est déplacé, qui a pris le courage de nous écouter, de prendre du temps et de revenir, parce que d'autres personnes avaient dit qu'ils viendraient et ne sont jamais venus. Et lui a été à l'écoute de tout le monde.

20:17
Présentateur

Et il a toujours été là, même maintenant, il est toujours là pour les personnes qui ont besoin de lui. Il répond toujours à l'appel. Et moi, je trouve ça formidable. Alors, la seule chose que je regrette aujourd'hui, c'est notre président, qu'il existe, qu'il soit là. Parce qu'il a confondu la finance et le peuple. Nous, on n'est pas la finance. On est un peuple. On a une voix, on est humain, et on n'est pas du tout dans la finance. On a besoin d'être écouté et surtout d'être assuré, et aussi qu'on fasse les choses pour nous. Aujourd'hui, il n'y a rien au niveau du gouvernement qui fait quoi que ce soit pour nous. On n'existe pas. Et des gens comme François vont nous faire exister.

Ils le font déjà depuis quelques années. Et ça va continuer. Et nous, on va l'aider. On est là pour ça.

21:17
Invité

Bravo, Janine. Merci beaucoup.

21:20
Présentateur

Jérôme, tu peux rester, Janine, tu peux rester. Donc, Jérôme, il est agent de la SANEF, donc les sociétés d'autoroutes. Donc, voilà. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton quotidien au travail et ce que toi, tu attends en retour ?

21:36
Invité

D'abord, je voudrais remercier tout le monde qui est venu ici pour faire ce rassemblement. Et je voulais vous dire que, oui, c'était aussi une belle rencontre, François, que c'est quelqu'un de très bien. Et on est tous ici pour François, pour M. Corbière, pour M. Jumel. Tous ces gens-là, c'est des gens bien. Ils s'entourent de gens bien. Et bon, en revenant à moi sur le travail, ça fait 30 ans que je travaille, 25 ans sur les autoroutes. Et j'ai connu les autoroutes avant la privatisation. Après la privatisation, on était 2500 salariés. Et maintenant, on n'est plus que 1400. Les dividendes, ils augmentent. On a eu 666 millions d'euros de dividendes l'année dernière qui ont été reversés.

Et cette année, même avec les 80 millions de taxes sur profit, ils ont reversé 774 millions de dividendes aux actionnaires. Ça voudrait dire qu'ils auraient versé 800 millions. Et nous, la prime Macron, zéro. Bon, on ne va pas se plaindre. On a quand même la participation bénéfice qui est reversée. Mais c'est 10 millions d'euros sur 774 millions. Donc, le ruissellement de Macron, moi, je vais dire, si on donnait aux salariés le double, ils prendraient des artisans, ils dépenseraient, ils feraient tourner l'économie. Au lieu de ça, l'argent va sur des comptes en Suisse, au Panama, au Luxembourg. Ensuite, je suis au syndicat depuis 15 ans. Donc, j'aime pas l'injustice.

Des chats font pas des chiens. Enfin, je sais pas comment on dit, mais ma mère, voilà quoi. Moi, j'ai fait des manifestations et on a fait les 14 grèves contre la retraite, enfin, contre la réforme Macron. Il est passé en force. Et là, on se rend compte que... Enfin, nous, on a un métier où tous les ans, on perd des collègues. Il y a des décès sur les autoroutes. Je sais pas si vous voyez les médias, ce qui s'est passé il y a pas longtemps dans l'Est. On a perdu une collègue qui avait 59 ans et qui était à 8 mois de partir en départ anticipé de retraite.

Donc, moi, je me dis, j'ai 50 ans, là, et je me dis, je me vois pas traverser des panneaux sur autoroute où les véhicules roulent à 130, je vais dire à 64 ans, quoi. Donc, c'est pour ça que je me dis, il n'y a qu'une seule façon de, comment dire, de faire plier et tout, c'est d'envoyer des gens comme M. Ruffin, comme M. Corbiard, qui nous représentent et qui représentent la vraie gauche. Et pour terminer, moi, vous voyez, mon parcours professionnel, et pour terminer, moi, en fait, je représente quand même, si vous regardez bien, j'ai été embauché grâce aux emplois jeunes, politique de gauche, et j'ai été titularisé deux ans après grâce aux 35 heures de Mme Aubry, donc politique de gauche.

24:38
Présentateur

Merci, Jérôme. Sophie. Merci, Jérôme. Sophie, je me tourne vers toi. Donc, aujourd'hui, comment les politiques, toi qui es députée, vous pouvez vous emparer de ces questions de la vie du quotidien, aussi bien incarnées par Jeannine, les gilets jaunes sur les ronds-points, etc., que les problématiques professionnelles, par exemple, de Jérôme à la SANEF ? Déjà, bonjour tout le monde, c'est hyper impressionnant, c'est chauffé à blanc, la salle est super pleine à craquer, je suis sûre que dehors, ça aurait été bien chaud aussi, mais là, wow, ça on voit. Donc, bravo, bravo tout le monde, bravo l'équipe d'avoir tout organisé aussi bien, ça fait du bien en cette rentrée, alors qu'on attend que M.

Macron se décide, comme si c'était à lui que revenait le pouvoir de notre destin, alors qu'on lui a bien dit le contraire en juillet dernier. Moi, je crois que Jeannine et Jérôme, ils ont absolument dit la vérité, c'est-à-dire que la démocratie, elle est rétrécie.

25:39
Invité

C'est comme si Macron, et en fait, ça fait plus longtemps que ça, comme si Macron avait décidé que la démocratie, ça allait bien pour parler de la fin de vie ou d'autres sujets comme ça, mais par contre, tout ce qui concerne l'économie, c'est hors de la démocratie. C'est hors de la démocratie. Et c'est bien le problème, c'est qu'il va falloir remettre dans la démocratie toute la question des politiques économiques. Je ne sais pas si vous connaissiez M. Martin. Bon, remarque, tout le monde connaît un M. Martin. Il y a toujours un M. Martin qui traîne, mais là, je vais vous parler de M. Patrick Martin. Patrick Martin, c'est un monsieur qui a réuni ses amis à l'hippodrome de Longchamp.

26:18
Présentateur

Il n'y a pas d'hippodrome à la fixe-secour. Sinon, on aurait fait l'hippodrome de la fixe-secour.

26:23
Invité

C'est le chef des grandes entreprises. Vous savez, il a réuni ses amis. Donc, il y avait Bruno Le Maire, ses amis, tout ça. Ils étaient tous rassemblés, etc. C'était lundi. Donc, lundi matin, M. Macron a reçu Lucie Castet et les responsables du nouveau Front populaire à l'Élysée. Et là, le dialogue a été, d'après ce qu'ils ont dit, les collègues, il a été intéressant. Bon, il y a eu un échange. Mais après, M. Martin a parlé. Et M. Martin a dit, ce n'est pas possible de mettre en place le programme du nouveau Front populaire. Ça va être le chaos. On ne peut pas augmenter les salaires. On ne peut pas demander aux actionnaires de donner davantage. Non, c'est impossible. C'est impossible.

C'est impossible. C'est ce qu'il a dit le lundi soir. Et le mardi matin, qu'est-ce qui s'est passé ?

27:09
Présentateur

M. Macron a dit, ben non, on ne va pas nommer Lucie Castet. On ne va pas nommer Lucie Castet parce qu'on ne veut pas changer le programme économique. Et le problème de tous ces gens-là, c'est qu'ils n'acceptent la démocratie que quand ça les arrange. Mais à partir du moment où ça remet en cause leur pouvoir et le pouvoir économique à l'heure-là, ils n'en veulent plus.

27:28
Invité

A tous les petits arrangements, à tout ce qu'il faut. Mais en même temps, ce n'est pas que Macron qui a fait ça. C'est depuis 2005 et le traité constitutionnel et le vote sur l'Europe

27:48
Présentateur

qu'on a volé au peuple français le résultat de son vote. On ne va pas se laisser faire.

27:56
Invité

Puté. Évidemment, on va faire notre travail à l'Assemblée. On va être là, on va aller proposer des lois, proposer des amendements, essayer de se bagarrer contre les décisions qui n'iraient pas dans le bon sens. Bien entendu, on fera ça et on censurera tous les gouvernements qui viseront à continuer la politique de Macron. Parce qu'on veut respecter le vote du peuple.

28:16
Présentateur

Et le vote du peuple, c'est du changement. Le vote du peuple, c'est l'augmentation des salaires. Le vote du peuple, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. Si on veut changer tout ça, il faut que la prochaine fois, on gagne. Et on gagne vraiment, on gagne totalement, on gagne complètement.

28:39
Invité

Et je crois que si on est tous là aujourd'hui, c'est pour participer à ça.

28:41
Présentateur

Merci beaucoup Sophie. Jeannine, Jérôme et Sophie. On les applaudit pour qu'ils retrouvent leur siège. Dans la démarche de François, c'est de provoquer la rencontre entre le réel et le politique. L'intrusion du réel à la tribune de l'Assemblée nationale. On ne peut pas faire entrer des gens. Donc c'est lui qui se déguise en joueur de foot. On a toute cette image qui nous reste et qui lui colle à la peau. Il n'a pas besoin de se déguiser, il est joueur de foot, me précise-t-il. C'est vrai. Je l'ai déjà vu sur un terrain de foot. Donc, exactement. Encore aujourd'hui, on va accueillir ici Louisa, qui est aide à domicile, qui a rencontré François sur le film Debout les femmes dans sa tournée.

Et pour que le politique l'accompagne, Sébastien Jumel. Alors, Sébastien, il nous vient en voisin de la Seine-Maritime. Donc, le camarade Jumel, le grand ami de François Ruffin à l'Assemblée nationale et aussi à l'extérieur de l'Assemblée nationale. Il est venu avec de nombreux camarades de Dieppe. Est-ce que vous êtes là ? Excellent. Louisa, si tu peux prendre le micro et nous expliquer un peu la démarche, comment tu es arrivé à côtoyer François, comment il est venu vers toi et surtout le quotidien de ton métier et comment ça pourrait évoluer pour gagner pour les accompagnantes comme toi ?

30:27
Invité

Alors, d'abord, bonjour à tous. Alors, moi, je suis auxiliaire de vie depuis 2013. Et très vite, je me suis rendu compte que mon métier, qui est passionnant, était très mal reconnu, excusez-moi. Alors que mon métier était très mal reconnu et surtout méconnu. Voilà. Donc, j'ai commencé à militer, mais seule, parce qu'on est bien souvent très isolés. On a du mal à se rencontrer entre collègues. Et donc, la lutte était difficile. Et j'ai pris conscience, encore plus, pendant le Covid, de l'importance de notre métier. Nous avons permis aux gens de pouvoir continuer à rester chez eux, à ne pas contracter le virus, parce que pour la plupart, ce sont des personnes très fragilisées et très isolées.

Voilà. Et puis, un jour, j'ai vu une bande-annonce. J'ai entendu parler d'un film qui s'appelle Debout les femmes. Et du coup, je me suis un petit peu incrustée auprès de François. Voilà. Première vraie rencontre, c'était à Clermont-Ferrand, où on a fait prise de parole dans la rue, débat dans le film. Et puis, depuis, ça n'a pas arrêté. Et puis, je le remercie énormément, parce que cette mise en lumière sur notre métier a permis à beaucoup de personnes de savoir qu'on existait. Merci, Louisa. À l'heure actuelle, je continue à lutter. Je me suis fait élire, déléguée du personnel avec un super syndicat, la CNTSO. Et je continue à lutter. Croyez-moi que la lutte est très, très difficile.

Très difficile, ne serait-ce que simplement, simplement faire appliquer le code du travail ou les conventions collectives. C'est un combat permanent, permanent. Et je pense que maintenant, ça suffit. Et qu'il faut que les choses changent. Parce que c'est le métier d'aide à domicile, le maintien à domicile qui est un danger. À l'heure actuelle, il manque 500 000 auxiliaires de vie. 500 000, c'est pas rien. Voilà. Pour pouvoir intervenir auprès des gens.

33:11
Présentateur

Voilà. Merci beaucoup, Louisa. Sébastien.

33:17
Invité

Merci, Louisa.

33:25
Présentateur

Sébastien. Comment, quand on entend le témoignage de Louisa, comment la gauche, elle arrive à améliorer la vie des gens, un peu les conditions de vie des gens qui sont accompagnés, et en même temps, les personnels qui prennent soin d'eux pour que salaire, carrière, etc., suivent ?

33:43
Invité

Bon, d'abord, je vais vous faire une confession. J'ai un peu de bouteille. J'ai un peu d'expérience. Mais quand je vois cette salle poumon vivant de la gauche qui ne renonce pas, j'ai autant le trac que Louisa. Je vous demande de l'applaudir très fort, parce que prendre la parole devant une belle salle comme ça, il faut être une femme debout. Adiep, la ville où j'ai mon encre, Adiep, dans la ville où, avec Nicolas Langois, on cultive le terrain des utopies et des réalités concrètes, Adiep, ville populaire, ville portuaire, il fait aussi beau plusieurs fois par jour. Voilà un point commun supplémentaire qui me conduisait à être aux côtés du copain Ruffin ce soir, mais Adiep, comme ici.

Adiep, comme partout en France. Avec Louisa, on veut du soleil. Et on veut que le soleil brille pour tout le monde. Pareil, c'est le premier symbole de l'initiative d'aujourd'hui. Je veux vraiment, devant vous, remercier François. D'abord, il m'a sorti de mon chaos et de ma torpeur, et il nous a tous, les uns et les autres, sortis d'un contexte un peu pourri, pour un moment de respiration qui fait du bien. Alors François, c'est un compagnon de colère, c'est un compagnon de combat, c'est un compagnon d'espérance à l'Assemblée, comme à l'extérieur de l'Assemblée. Mais du coup, être parmi vous ce soir, ça fait un bien fou.

Alors, pour répondre à ta question quand même, Guillaume, être à côté de Louisa, aide à domicile, parler après Janine, gilet jaune, parler après Jérôme, qui bosse sur l'autoroute, être aux côtés de Jimmy tout à l'heure, éboueur, reaper, ça a une signification particulière pour nous, à gauche. Rappelez-vous, et c'est pas si loin, Macron était déjà dans une extrême brillante solitude, et Macron déjà se camait, enfin était toxico des décisions prises tout seul, sans démocratie. Je veux parler du Covid. Qui a tenu le pays à bout de bras ? Qui a sauvé le pays ? Qui a fait tourner les boîtes ? Qui a pris soin des gens à l'hôpital, à domicile, ou de nos mômes en situation de handicap ?

C'est des Louisa, c'est des Jimmy, c'est des Jérôme, c'est des Janine. Et la première réponse que je veux faire, c'est que si la gauche oublie ça, alors que Macron, dans un élan extraordinaire, avait dit que, passé le Covid, il faudrait se souvenir de cela, alors la gauche oublie l'essentiel. Applaudissez ceux qui ont tenu le pays à bout de bras. On m'a dit d'être court, et je veux être court, mais pour répondre à la France qui travaille, pour répondre à la France qui manque, il faut évidemment, tout de suite, sans attendre, donner des signes sur le pouvoir d'achat.

Il faut tout de suite, évidemment, prendre en compte le fait que, j'aurais envie de faire une proposition à Macron, qu'il aille un jour au cul d'ébène, faire une journée avec Jimmy, qu'il aille avec Louisa, prendre soin des anciens, qu'il s'occupe, avec la suppléante de François, des mômes en situation de handicap, qu'il aille au Bouchot, dans les verreries, au Stréport, où on n'est pas des morts, voir ce que c'est travailler dans une boîte. Et il verrait que, lorsqu'on parle de pénibilité sur les retraites, il y a urgence à revenir sur cette mauvaise réforme. Deuxième mesure très concrète qu'il faut qu'on porte, mais plus fortement.

Moi, je pense que l'humiliation conduit à une colère sombre. Et que, là où on est, on me fait un signe de croix, il faut transformer l'humiliation en dignité. Et si on fait ça, si on fait ça en aimant les gens vraiment, si on fait ça en aimant les gens complètement, si on fait ça sans faire semblant, si on fait ça avec François comme Simon, alors à la fin, moi je vous l'assure, à la fin, c'est nous qu'on va gagner. Belle soirée à vous. Merci Sébastien.

38:38
Présentateur

Louisa et Sébastien les applaudissent chaleureusement. Et on va continuer à chanter, à s'enjailler. Est-ce que vous connaissez les goguettes ? Vous savez, un espèce de trio où ils sont quatre. Et bien aujourd'hui, on en a un. On a Valentin. Valentin Vander, des goguettes, qui va nous interpréter deux morceaux ce soir. C'était prévu sur une grande scène en extérieur et on va réussir techniquement à le faire à l'intérieur. Donc je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour celles et ceux qui rendent ce moment possible. Et pour Valentin, qui est venu chanter ici à Flix Secours, deux morceaux.

Un petit clap le Jack qui nous permet de plugger et d'avoir le son de la guitare, le son de la voix. Ça fait clip clap. Un, deux. Bonsoir Flix Secours. Est-ce que ça va ? Yes. Ravi de venir chanter sous le soleil Picard. Est-ce que vous savez ce que c'est qu'une goguette ? C'est Guillaume la vide. C'est une chanson dont on a changé les paroles pour parler d'actualité. C'est vrai que c'est un art que je pratique régulièrement. Il y a de la guitare, magnifique. Et autant dire qu'avec l'actualité de ces derniers temps, je n'ai pas pris beaucoup de vacances.

Et donc pour commencer une première goguette d'un invité qui n'a pas été invité mais qui est Emmanuel Macron qui tient à vous adresser un petit message pour... Oui, je savais que ça vous ferait plaisir pour expliquer pourquoi il n'a pas nommé Lucie Casté à Matignon. Je vois qu'il y a des poètes dans la salle. Je voudrais sans la nommer à Matignon faire comme si j'avais gagné les élections car si je regarde les choses de façon pragmatique je ne vois pas d'alternative à ma politique.

Vous savez, celle qui m'attraque gilet jaune, gauche au canac qui privatise le rail détruit le code du travail qui augmente l'âge de la retraite Oui, depuis 2017 je vous ai bien emmerdé et je compte bien continuer jusqu'au bout jusqu'au bout Les Français voudraient que je nomme des têtes neuves comme Xavier Bertrand ou Bernard Cazeneuve Mais patience, il faut savoir prendre son temps Je ne suis pas du genre à agir sur un coup de sang Il y a la trêve des Jeux Olympiques Maintenant, celle des Paralympiques Après, il y aura la rentrée Halloween et le Black Friday La chandeleur L'anniversaire de ma soeur Et en juin prochain, quelle chance Je revissous et on recommence Jusqu'au bout Jusqu'au bout Dans le fond, je voudrais nommer personne en fait Car je ne vois pas qui a le niveau pour être honnête Et si je faisais pour résoudre le problème Je vous demande de vous arrêter Je peux avoir encore un peu plus de voix dans le retour, s'il vous plaît Je dois faire un petit peu vite mais c'est vrai qu'on a entendu Macron se justifier sur pourquoi il nommait pas Lucie Casté à Matignon D'abord, on a cru que c'était parce qu'il ne voulait pas qu'il y ait de ministre de LFI Bon ben ça, du coup, non Ensuite, on a cru que c'était parce qu'il voulait préserver la stabilité institutionnelle Donc là, tout le monde a éclaté de rire Venant du mec qui a tout cassé parce qu'il n'était pas content du résultat des élections C'était assez drôle Donc en fait, il a fini par avouer que c'est parce qu'il ne voulait pas qu'elle abroche la réforme des retraites Et on le comprend On le comprend parce que Dieu sait qu'il a travaillé dur et qu'il a mené bataille pour que sa réforme aille jusqu'au bout Rappelez-vous, rappelez-vous quand tout le peuple de gauche était dans la rue Et ben le gouvernement aussi est descendu dans la rue pour défendre la retraite à 64 ans Bon, ils étaient 7 Mais ils étaient là et ils étaient bien soudés, bien motivés et leur mot d'ordre était le même que celui des syndicats de gauche et c'était On lâche rien Donc je vais faire la goguette de manifestation pro-augmentation de l'âge des retraites J'espère que tout le monde suit Je risque de me faire huer mais lâchez-vous, c'est avec plaisir Attendez que je disais un truc quand même Sur les plateaux de BFM Comme un peu partout sur les ondes Les nouvelles en France sont les mêmes Parait que la révolte gronde Que toute la gauche bat le pavé Même le PS est dans la rue Mais vie est fort et tout perdue Mais à chercher Car à toi C'est incroyable Merci On va continuer C'est Dylan J'ai découvert Dylan en lisant une tribune dans le monde Une tribune sur l'éducation Je pensais me retrouver à côté d'un sociologue de 50 ans Un peu chiant Et en fait Pour le sociologue de 50 ans Mais en fait Couvre Dylan Avec une immense maturité Et une immense lucidité Dylan Dis-nous un peu ton parcours D'où tu viens L'association que tu as créé Dis-nous en plus Merci beaucoup Merci à tous d'être là ce soir Je suis Dylan Je suis président de l'association Une Voix pour tous Qui se mobilise sur la voie professionnelle Et le déclic pour nous Il est d'abord venu de nos parcours Qui sont ceux d'anciens élèves De lycée professionnel Qui avions eu à croiser Ces trajectoires d'orientation subies Et quand on a Continué nos trajectoires On s'est dit finalement Qu'est-ce qui conditionne L'orientation d'un élève Qu'est-ce qui conditionne L'orientation d'un élève On sait depuis des années Que malheureusement La France est un des pires élèves Pour le coup De l'OCDE En termes d'éducation En termes de capacité A pouvoir répondre De sa promesse d'égalité Pour tous les élèves Et ça se traduit Concrètement Dans la voie professionnelle On sait On sait qu'un enfant Issu de milieu défavorisé A 93% de chances de plus D'être orienté en bac pro 169% de chances de plus D'être orienté en CAP Le second Télément Qui nous fait créer L'association C'est justement Cette indignation De nous dire finalement Il y a des centaines De milliers d'élèves Et des millions de français Qui ont eu à croiser Ces trajectoires Une fois dans leur parcours Qui ont eu à faire face A une conseillère de désorientation Qui leur a dit Vos rêves finalement Comptent pas tant Vous avez pas les notes nécessaires Donc on vous envoie en pro On vous envoie en pro Dans des filières Que vous avez pas choisies On vous oriente Dans des vies Que vous choisirez pas Et ça c'est l'indignation Qui nous a poussé A créer l'association Une voie pour tous Qui nous a poussé A nous dire L'école c'est le ciment De la société Si le ciment est pas solide C'est la fabrique Qui s'écroule Et l'association Elle a une ambition Merci L'association Elle a une ambition Son ambition C'est de dire Que du constat Qui est celui Qu'on fait aujourd'hui Et qui je pense C'est partagé Et parfois rencontré Par un certain nombre De personnes ici On doit pouvoir trouver Un espoir dans l'école Parce qu'il nous reste Finalement que ça Quand on a justement Ces trajectoires Et cet espoir C'est de se dire Qu'on a une jeunesse Partout sur le territoire Qui a réussi A se mobiliser Sur les dernières élections Qui prend conscience De l'inégalité Qui traverse le pays Et on n'a pas d'autre choix Que de se dire Finalement de main De quoi est-ce qu'on a besoin Qu'est-ce qu'on veut Pour notre avenir C'est une voie professionnelle Qui répond de sa promesse D'égalité, d'émancipation Pour tous les élèves Partout sur le territoire C'est des politiques publiques Qui disent 0% d'orientation subie C'est inacceptable Et ça doit être pensé De façon signaire Que des élèves A 14 ans Soient orientés Dans des filières Qui choisissent pas C'est de se dire Demain L'école Ca doit être un élément Qui permet à des élèves De grandir Et pas un élément Dont on est victime Et donc l'ambition D'une voie pour soudre C'est de dire En partant De l'endroit Dans lequel les personnes Les plus en fragilité Sont concentrées A savoir la voie professionnelle On va pouvoir réussir A reconstruire Pour l'ensemble du pays Génial Merci, bravo Merci Dylan Excellent Alors Karima Karima Dely Mesdames, messieurs C'est quand même La première femme A présider la commission Transport A la commission européenne

53:09
Invité

Au parlement

53:10
Présentateur

Au parlement européen

53:11
Invité

La commission européenne C'est la prochaine

53:13
Présentateur

Et actuellement Elle est conseillère Régionale des Hauts-de-France Voilà On s'est rencontré En 2021 Pendant la campagne Que tu menais Toi Pour l'emploi Et le climat Voilà Et donc Tu es issue aussi D'un lycée professionnel Et la question du transport T'anime beaucoup Forcément Qu'est-ce que tu peux Nous en dire Sur ce sujet

53:33
Invité

Oui Tout d'abord Je tiens à dire A Dylan Que tu es ici Dans les Hauts-de-France Les Hauts-de-France C'est la région La plus jeune de France Faites-vous entendre Je le savais C'est la provoque C'est la provoque Vous avez vu Ça marche à chaque fois Lui il est pour La Picardie Qui n'est pas Les Hauts-de-France Donc à chaque fois Il tombe dans le panneau C'est ouf Alors attendez Attendez Avant de faire Picardie Picardie Déjà il y a bien L'accent du Nord Qui remonte Voilà On est la région La plus jeune de France Mais Dylan Ici On a le taux de chômage Des jeunes Le plus important De France Et pourtant La Picardie Comme le Nord Pas de Calais Nous sommes Une terre De lutte Chacun d'entre vous Vous savez d'où Nous venons Nous avons dans nos veines L'héritage des enfants D'ouvriers C'est à dire La dignité La révolte Cette volonté De courage Et je suis très fière Aujourd'hui De parler à toi Ici dans cette salle Parce que nous Les gens Du Nord Pas de Calais Et de Picardie Nous serons toujours Debout Ah bravo Un peu de mal Un peu de mal Alors Sur la jeunesse Comme disait Pierre Bourdieu La jeunesse C'est notre laboratoire De la société Si nous nous occupons Pas de la jeunesse Nous nous occupons Pas de la société Et la société Comme la jeunesse Depuis maintenant Sept ans Est méprisée La première mesure De monsieur Macron 5 euros des APL Pour la jeunesse La deuxième mesure Qui était dingue Dans ce chômage Des jeunes Qui est de plus en plus Prégnant Mais Traverse la rue Tu trouveras un boulot Et c'est là Où nous avons La question du mépris Alors Les lycées professionnels Et moi j'en viens N'ont pas fait La lune Et la priorité Des politiques publiques Depuis des décennies Et moi je vous le dis Elle a pas fait La lune Parce qu'elle ne touchait Pas beaucoup Les enfants Des responsables politiques Pas beaucoup Les responsables médiatiques Ou les chefs d'entreprise Parce que nous Les enfants Du CAP Du BEP Et du BTS Aujourd'hui On a pas beaucoup A l'Assemblée nationale Comme il n'y en a pas Beaucoup dans les institutions Alors la gauche On doit s'engager Lycées professionnels La voie royale Il faut absolument Que ce soit Notre priorité C'est eux L'avenir Et je termine Et je termine Parce qu'on me fait Des grands gestes Même si j'avais écrit Cinq pages Je tiens à dire juste Qu'il n'y a pas De décrocheurs Il n'y a pas De mauvais élèves En France C'est la société Qui les a décrochés C'est le système scolaire Alors ce qu'on va faire C'est qu'on va appeler Bien fort Et bien haut Un petit message Qu'à la veille De la rentrée des classes Nous avons des français Et des françaises Qui seront demain Des très bons élèves Mais qui feront l'avenir Notamment dans les lycées professionnels Parce que c'est eux Les artisans C'est eux les bouchers C'est eux les boulangers C'est eux les métiers De la transition écologique C'est eux l'avenir Alors oui On va faire en sorte De mettre autant d'argent Dans les lycées professionnels Que dans les lycées privés C'est eux notre jeunesse Debout Les lycées professionnels C'est notre appel

57:37
Présentateur

Merci Karima Merci Dylan Excellent Merci beaucoup Alors François aussi Dans son travail de député C'est un travail de fond Et qui demande D'aller rencontrer Les gens qui font le pays Et donc je vais vous demander D'accueillir sur scène Là maintenant tout de suite Les représentants du club AFA Amiens Enfin association de football d'Amiens Pardon Donc Angélique Eugène Et Jean-Pierre De l'association Qui viennent nous parler Des difficultés Qu'ils ont au quotidien Dans leur club Un tolère d'applaudissements Merci beaucoup Vous venez du quartier Amiens Sud-Est D'accord Et vous avez des difficultés d'installation Pour faire pratiquer vos élèves Vos enfants pardon C'est des formations professionnelles Excusez-moi Les enfants au club Expliquez-nous un peu Les difficultés de votre club

58:38
Invité

En fait on est situé Beaucoup sur le quartier Amiens Sud En gros Et on a beaucoup d'enfants Qui sont en difficulté Qui viennent de foyer Etc Qui sont en très grande difficulté Et nous La mairie de Comment L'Amiens Nous a positionné Sur le terrain de Bertangle

58:55
Présentateur

D'accord Donc pour celles et ceux Qui connaissent pas Amiens C'est à dire qu'actuellement Ils s'entraînent A Amiens Sud-Est Et ils doivent aller jouer Dans une commune Tout à Amiens au Nord D'accord Alors que les enfants Habitent vraiment Dans le quartier Sud-Est C'est ça Et de plus

59:08
Invité

Il y a un monsieur Monsieur le maire Le maire de Bertrand Qui nous apprécie pas tellement Qui Clairement nous coupe l'eau Le chauffage L'eau chaude On a plus le droit aux douches Plus le droit à lessive On a plus le droit à rien Il nous a tout coupé Il nous a clairement dit Que nous devions venir Avec notre racaille En avion sur le terrain Et repartir avec notre racaille En avion

59:32
Présentateur

Donc des problèmes de racisme Vraiment directement

59:34
Invité

Je peux pas nommer le mot racisme Moi je vous le dis Mais Et de plus cette année J'ai ouvert une section Pour les enfants handicapés Pour qu'ils puissent faire du football Comme tout enfant Bravo Et Et celui-ci m'a clairement répondu Vos Mongols Vous irez les mettre A Poulainville

59:58
Présentateur

Donc quand à l'instant On parlait de mépris Justement avec Dylan Avec Karima Etc C'est une autre forme Qui s'exprime Et pourtant Le club de la fin Est extrêmement dynamique Vous avez combien de licenciés M. le Président ?

1:00:17
Invité

C'est pour ça que je voulais préciser On parle quand même d'un club Qui a 280 licenciés Et je précise que dans la Somme Il y a 10% des clubs Ont plus de 200 licenciés Donc c'est des grands clubs Et que notre école de foot Est parmi les 10 meilleures écoles de foot de la Somme

1:00:39
Présentateur

Bravo pour votre travail au quotidien Donc On vous propose Je sais que vous avez des rendez-vous Avec la municipalité Dans les prochains jours Mais en tout cas On vous propose De manifester devant la mairie d'Amiens Etc Ensemble Si jamais Vos dossiers n'avancent pas S'il n'y a pas davantage de reconnaissance Et d'accès à des infrastructures Parce que Je pense que Ensemble En plus des gens Qui composent votre association S'il y a une poussée Des citoyens Qui se rendent compte Que des bénévoles au quotidien Faut un travail formidable Sur le quartier Amiens Sud-Est Je pense qu'il faut vraiment pousser avec vous Et aller les secouer Vous en pensez quoi ?

1:01:17
Invité

On attend Si ça ne passe pas On se rapprochera

1:01:23
Présentateur

D'accord En tout cas On les applaudit bien fort Ils font un travail incroyable Merci beaucoup Angélique Merci Jean-Pierre Merci Eugène Tu veux prendre la parole Eugène ? Tout a été dit par les camarades ? Ok merci beaucoup

1:01:39
Invité

Je voudrais ajouter Au-delà du stade On a aussi d'autres difficultés Par exemple Notre matériel sportif On n'a pas de local Nos matériels sportifs Dans les maisons Dans les voitures C'est compliqué

1:01:52
Présentateur

Voilà C'est tous les infrastructures Qu'il faut développer Pour tous les clubs Il y a vraiment des besoins Puisque 280 licenciés Ils doivent être accompagnés davantage Et justement Dans les prochains jours François déposera une proposition de loi Pour l'accès au sport pour tous Et aussi pour soutenir Les milliers et les millions de bénévoles Dans ce pays Qui font tourner les clubs Et qui doivent être un héritage Après les Jeux Olympiques Merci beaucoup Angélique Merci Jean-Pierre Merci Eugène Alors dans les manifestations Vous m'avez déjà vu Avec des perruques Etc Tourner des grandes roues Faire des cuisses Chez Picardie Debout On a l'envie L'habitude Etc De réveiller les cortèges Et c'est tout naturellement Qu'on l'a rencontré Vous connaissez le tube Forcément On est la CGT Vous êtes la CGT Bon ça marche Tu peux venir nous rejoindre Hervé Soubraïa S'il vous plaît Cheminot syndicaliste du 95 Et il va être accompagné De Sébastien Peytaoui Le député génération de Dordogne Alors Hervé Aujourd'hui c'est quoi le sens De ton combat Ton indignation etc On t'a vu en manifestation Sur des chars A mon avis c'est pour réveiller les gens Et leur dire un message Lequel Bah déjà est-ce que ça va bien Alors c'est vrai qu'en manif On est nombreux Mais vous êtes vachement impressionnants Alors moi je suis cheminot Syndicaliste donc à la CGT Je suis originaire de Sarcelles Du coup il y a quelques Sarcellois Dans la Ici Et je suis aussi originaire De la Guadeloupe J'ai des origines de la Guadeloupe Et tout ce que je vous dis là Ça a un sens dans Dans ce que je veux vous dire J'ai Si je suis ici C'est parce que j'ai un espoir J'ai l'espoir de pouvoir rompre du coup Avec cette société Du mépris Et quand je parle de mépris Moi je pense Au peuple guadeloupéen Martiniquais Qui est contaminé Au chlordécone Ils ont été empoisonnés Parce que les sols Sont contaminés L'eau est contaminée Quand je parle de mépris Je pense Au peuple guadeloupéen Qui 70% des guadeloupéens Ont des problèmes d'eau potable Et je voudrais vous faire Rapidement une petite anecdote J'ai ma femme Qui est martiniquaise On est parti Au mois d'avril Et Les premières fois Où je suis parti Chez ma belle-mère Elle avait plein d'eau Des bouteilles d'eau De 5 litres Qui étaient Dans toute la maison C'est à dire que c'était Voilà Et je me posais des questions Et là en avril J'arrive On rentre Voilà De la promenade Et Bim Plus d'eau Terminé On vous pose pas de questions On vous prévient pas Y'a plus d'eau Et on sait pas jusqu'à quand Et ça C'est une grosse problématique Et c'est un mépris Alors Ce mépris aussi C'est aussi Quand nos jeunes Des outre-mer De la Réunion De la Guyane Sont arrachés à leur famille Parce qu'ils sont obligés De venir étudier Dans l'Hexagone Et ou venir travailler Et ça C'est du mépris Et la vie chère Bien sûr Là le 1er septembre Il va y avoir un mouvement Alors on sait pas ce que ça va donner Mais il va y avoir un mouvement Qui est coordonné Entre la Guadeloupe La Martinique Et l'Hexagone Contre la vie chère C'est du mépris Et je sais pas si on peut parler de mépris Mais Onze morts Onze morts en Kanaki Je ne sais pas si vous arrivez à vous imaginer Si c'est possible Que lorsqu'il y a eu La réforme des retraites La immobilisation On ait autant de morts Ce n'est pas possible Ce gouvernement a foutu la merde Et ils envoient une armée de gendarmes Pour faire taire les Kanaks Et ça c'est du mépris Alors Je vais aller assez vite Ce mépris on le retrouve aussi Du coup à Sarcelles Les violences policières J'ai un copain sarcellois 7 balles dans le corps Il sortait d'une soirée Avec sa femme 7 balles dans le corps Par la BAC Aston C'est du mépris Et Il y a aussi Nos parents Les pères et les mères Qui vont prendre Qui vont partir très tôt le matin Prendre le premier train Et on va les traiter de s'allemigrer Ou on va les traiter d'assister Ça c'est du mépris Et Comme beaucoup de sarcellois Comme beaucoup de gens de banlieue Je suis issu de l'immigration Mais je porte L'histoire de mes parents Je suis fier Je suis fier De nos pères De nos mères De leur culture De leur langue De leur coutume Et On est fier de ça Et mépriser Ça dans les médias Que ce soit dans les politiques C'est inconcevable pour nous C'est Ça nous fait froid Ça nous fait C'est une souffrance pour nous Et Je vais terminer par vous dire que On a des différences On a des spécificités Mais que aujourd'hui On a l'obligation Tous ensemble Avec nos différences Qui sont aussi Notre richesse De construire ensemble Un avenir commun Merci de m'avoir écouté Merci Hervé Merci pour ce témoignage Qui vient Jusque nous Jusque fixe court Pour des réalités Qui parfois nous Nous arrivent pas jusqu'ici En tout cas Pas aussi bien incarné que toi Merci beaucoup Hervé Sébastien Je me tourne vers toi Parce que Après La litanie De mépris Etc Comment la gauche Elle arrive à embarquer les gens Et qu'on puisse Recroire de nouveau Qu'on va pouvoir les sortir De cette galère Dis nous C'est à 4h Non

1:08:20
Invité

3 minutes 30 Il y a un homme Là Qui nous a écrit De la somme Je vais essayer De vous parler De ceux Qui tiennent pas debout De ceux Qui tiennent mal debout De ceux Qui vont peut-être Mal tenir debout Je crois que c'est A peu près 12 millions De personnes En France Il y a un truc Qui est quand même Assez dingue Parce qu'il y a 2 ans J'ai été élu Donc député Et j'ai été élu Le premier député En fauteuil roulant De la 5ème République Ce qui doit pas S'applaudir Parce que c'est une honte Qu'il ait failli Attendre 2022 Pour qu'il puisse y avoir Un représentant Pour les 12 millions De personnes De personnes A l'Assemblée Et dans ta question De comment Justement Je crois qu'il y a D'où on parle Et c'est ce que Tu fais François C'est ce que Beaucoup d'autres font Mais il y a Il y a quelque chose Qui est très important Là Je pense à tous les enfants Qui vont rentrer Là lundi Tous les enfants En situation de handicap Qui vont pas avoir D'AESH Ou juste quelques heures Il y a Actuellement Les Jeux Olympiques Paralympiques On a eu Une cérémonie Où on a Du installer Alors c'était assez cocasse Parce que On a mis des mecs En pleine forme Qui marchent très bien Sur des bateaux Qui avaient pas se déplacer Mais le paradoxe Qui était L'intitulé De cette cérémonie Donc on a fait Descendre Sur la plus belle avenie Du monde Donc sur des pavés Mais comme les pavés C'était pas très pratique Avec les fauteuils On a mis un enrobé Au niveau Donc de la place Concorde Enrobé Qui va être enlevé Dans 10 jours Pour laisser les pavés Donc on voit bien Comment dans cette politique Il y a quand même Quelque chose Qui est de l'esbrouf Et que Pour montrer une belle image On a mis ça en place Sauf qu'il y a des personnes Aujourd'hui Qui ne peuvent pas Se promener dans Paris Il y a des personnes Qui peuvent pas se déplacer Parce qu'il y a pas Des transports en commun Qui sont accessibles Il y a des personnes Et on l'a évoqué Sur les établissements Et les lieux sportifs Qui ne peuvent pas Parce qu'il y a pas De douche accessible Et on l'a vu pas Que sur les questions De handicap Mais sur plein d'autres situations Sur la question Des vulnérables Il y a plein de personnes Et on en a discuté Louisa Je vois Tu es là-bas Excuse-moi On en a discuté Avec justement Ce qu'il en est Et tu reprends le boulot Lundi Et tu te posais la question De j'ai la boule au ventre Et je sais pas en fait Comment je vais retrouver Les personnes pour qui je travaille Et parce que En fait l'été Il y a des personnes Qui viennent Et qui n'ont pas été formées Qui viennent faire un remplacement Et tu sais pas en fait Comment tu vas retrouver Les personnes Dont tu t'occupes Et voilà ce qui se passe Aujourd'hui Il y a 12 millions de personnes En situation de handicap Il y a je ne sais combien De personnes âgées Et aujourd'hui On ne forme pas Les gens Et il y a une question De dignité là-dedans Il y a la dignité Et pour maintenir la dignité De ceux qui sont Les plus vulnérables On ne s'occupe pas Aujourd'hui De la dignité De ceux qui maintiennent Cette dignité Et je crois que nous avons Un enjeu considérable De ce côté-là Et il y a un gars Dont on a eu Une chanson Qui a été assez claire Là-dessus tout à l'heure Qui ne veut pas lâcher L'affaire là Et qui est en train De gagner du temps Pendant qu'il est en train De gagner du temps Il y a la PJJ Qui se retrouve avec Je ne sais combien De postes qui sont supprimés Hein 500 Il y a Pôle emploi Et notamment Cap emploi Qui n'a plus aucun budget Pour former Et accueillir Les personnes en situation De handicap Et on a énormément De choses qui se passent Comme ça Donc là Ce qu'ils veulent Parce qu'on l'a vu quand même Ça a été difficile La bataille Que l'on amenait Pour les législatives Et ils pensaient Qu'on allait être dispersés Et on a pu être ensemble Et on a pu arriver premier On n'a pas gagné Mais on est arrivé premier Là ils font tout Ils font tout Pour nous dégoûter Pour nous diviser Et là il y a quelque chose Que l'on doit faire C'est de ne pas lâcher De travailler ensemble De se réunir De porter notre parole à tous Et puis comme ça On va gagner Merci Sébastien Hervé et Sébastien

1:12:39
Présentateur

Les applaudissent Chaleureusement Alors A ce moment De notre déroulé classique Nous devions avoir Une vidéo De Lucie Casté Qui s'était engagée À venir Qui avait eu un contre-temps Et qui a eu la gentillesse De nous envoyer une vidéo Malheureusement Techniquement C'est pas possible De faire le karaoké C'est pas possible De Lucie Casté Mais sachez Qu'en tout cas Elle nous adresse un message Que vous retrouverez Sur les réseaux sociaux Dans quelques heures Ou dans quelques jours Et un message Qui nous a été adressé A toutes celles et ceux Qui étaient aujourd'hui À Flix Secours Nous avions invité largement A participer à cet événement Toutes celles et ceux Qui ont fait vivre Qui ont fait Le nouveau Front Populaire Aussi bien A la télé Que porte après porte Sur les marchés Etc Les associations Les syndicats Toutes les organisations politiques Que vous avez pu rencontrer Et qui ont réussi A tenir des tables Cet après-midi Mais Mesdames, Messieurs Le moment que vous attendez Depuis tout à l'heure Il a déjà un peu pris la parole Il est reporter Depuis 25 ans ici Il est député reporter Depuis 2017 Dans la somme Il a battu Trois fois Le Rassemblement National Trois fois Mesdames Même si c'était chaud Il y a deux mois C'était tendu On l'a fait On l'a fait avec la certitude A posteriori Que si ça n'avait pas été François Ruffin La gauche n'aurait pas gagné ici Dans la somme Le 9 juin dernier C'est grâce à lui Que les électeurs De gauche Et les électrices Ont repris espoir Après la défaite Des européennes La gauche en miette Avec le moral Dans les chaussettes Je cite Le Front populaire C'est lui Je vous demande D'accueillir L'inusable L'infatigable L'intarissable François Ruffin Merci à vous Mes premiers mots Ce sont bien sûr Des mots de remerciement Il y a 140 militants Qui depuis mercredi Se sont animés Sur le site Pour mettre en oeuvre Ce que les barnum Pour que la sono fonctionne Et là Qui se sont précipités Pour compte tenu de la pluie La rentrée à l'intérieur Donc je vous remercie D'applaudir De remercier Sabine Mireille Gouenola Théo Anne-Marie Sandrine Sébastien Dadu Gurkhan Céline Clément Stéphane Clotilde Mathias Clara Clara Juliette Christelle Christelle Et les autres Un grand merci A eux tous Je dis D'autant plus Merci Qu'on fait ça Moins de deux mois Après une campagne usante Après une campagne éreintante Où il a fallu aller arracher Les voies Porte après porte Rue après rue Village après village Quartier après quartier Et que vous avez encore La force De venir reverser Là Ce 31 août Je vous dis Mon sentiment C'est que Je me dois d'être A votre hauteur Je me dois d'être A votre hauteur A la hauteur de votre énergie A la hauteur de votre envie Et à la hauteur de votre espoir Je remercie aussi Bien sûr Tous ceux Qui sont venus ici De loin pour certains Avec Descartes de Paris On va essayer Que je termine à l'heure Pour que vous soyez Jusqu'à la fin du discours De Bretagne Du Midi De Lorraine Et ainsi de suite Ça arrange pas mon bilan carbone Et ici Jusque Flix secours Quand on a pensé Cet événement C'était il y a quelques mois maintenant Cette kermesse Qu'on voulait joyeuse Généreuse A l'illustration de la gauche Que nous voulons C'était avant La dissolution Le dernier coup de folie De Macron Le NFP Lucie Casté Mais nous avions Un lieu Flix secours Et un slogan Gagné Un lieu Flix secours Parce que c'est au centre De ma circonscription Mais c'est au coeur De mon engagement Je vais faire le guide touristique Un peu D'accord Quand vous êtes arrivé A Flix secours Vous avez longé Un immense mur De briques rouges C'était une usine Saint frère Qui avait des milliers De salariés à l'intérieur Mais vous aviez Une dizaine de filatures Comme ça Dans le Val de Néèvre Et Derrière vous Vous avez Vous l'avez vu cet après-midi Un château C'était L'un des huit châteaux De la famille Saint Les propriétaires Et Flix secours Était ce lieu Où La division sociale Se voyait Où On avait Ce château Avec Un grand parc Avec des allées Avec de l'espace Avec des grandes grilles Et à côté Vous aviez Les taudis ouvriers Surpeuplés Avec Du sol en terre battue Ca signifie quoi ?

Ca veut dire que Les ouvriers Tous les jours Ils avaient Ce rapport capital-travail Mais jusque dans la mort Au cimetière De Flix secours Vous avez Les ouvriers Qui sont Enterrés Même le sol Ou avec des petites tombes Et vous avez Les immenses mausolées De la famille Saint Mais même si vous avez Lé à l'église Et je sais qu'un certain Nombre d'entre vous Iront demain matin Si vous allez Si vous allez à l'église De Flix secours Vous avez Les chaises de paille Pour les ouvriers Et vous avez Le petit carré Avec des grilles Pour la famille Saint Et avec Les petits sièges Matelassés Il y avait Avec du coup Des révoltes ouvrières Qui Les manifestations Se donnaient rendez-vous Devant le château Pour les démarrer Et il y a un château Qui a brûlé 1975 C'est mon année de naissance 1975 C'est le pic De la production textile Dans la Somme Ca va bien Il y a De l'emploi Et il y a même De l'espoir Parce qu'il y a Des luttes ouvrières Qui ont permis De relever les salaires Après mai 68 Ce sont les patrons Qui sont sur le reculoir Et en 10 ans En 10 ans Tout va s'inverser En 10 ans Toutes les usines d'ici Vont fermer Ca va partir au Maghreb Ca va partir en Madagascar Ca va partir en Inde Ou en Chine Et En 1984 Un financier arrive Et se propose De tout racheter Pour Un franc symbolique L'immense Empire Boussac-Saint-Frère Ce financier Va recevoir En plus des subventions Du gouvernement D'alors Un gouvernement Je le dis Un gouvernement de gauche Un gouvernement socialiste Je le dis Je le dis Parce qu'on ne comprend pas Ce qui se passe aujourd'hui Si on ne comprend pas Ce qui s'est passé Pendant 4 décennies 4 décennies D'une gauche Qui a accompagné La mondialisation Qui a accompagné Cette Europe-là Qui avec Jacques Delors Ou Pascal Lamy Jacques Delors A la commission européenne Pascal Lamy A l'organisation mondiale Du commerce A permis Que Magneti Marilly Ici on avait Parisé au siège de France A côté C'est parti en Roumanie Que Goodyear C'est parti en Pologne Whirlpool Le lave-linge Whirlpool Est parti en Slovaquie Le sèche-linge Est parti en Pologne On ne comprend pas Evidemment ce qui se passe Si on ne voit pas Que pendant 4 décennies Il y a eu Une acceptation De cette mondialisation Et je le dis Il y a des camarades Socialistes ici Je le dis Et je le considère Comme des camarades Je considère Que nous ouvrons Une nouvelle page De notre histoire Que nous devons l'ouvrir ensemble Mais que nous devons L'ouvrir En conscience De cette histoire Je le dis En disant Vraiment Ce sont des camarades Pleinement Chaleureusement Voilà Ce financier arrive Bernard Arnault Je pense que Patrick On devrait avoir A l'entrée de Flix Secours Je te propose De l'inaugurer Un de ces jours Avec toi Un panneau Qui nous dit Ici est née La fortune De Bernard Arnault Parce qu'il se propose De garder Tous les emplois Toute l'industrie Il le promet A notre camarade Catherine Thierry Qui était déléguée CFDT La bonne soeur rouge D'ici Les yeux dans les yeux Aux ouvriers Et finalement Il liquide tout Il ferme tout Il ne garde Qu'une seule chose Dior Une pépite Autour de laquelle Il va construire Son empire du luxe Mais autre chose Se produit Autre chose Se produit A partir de ce moment là C'est la disjonction Entre les riches Et les pauvres Les ouvriers Ils ne voient plus En sortant de chez eux Le yacht de Bernard Arnault La Madeus Le symphonie Sur les quais de la Somme Ils ne voient pas Sa résidence A Saint-Tropez Ils ne voient pas Son île Dans le Pacifique Où il passe son réveillon Ils ne voient pas Tout ça C'est effacé De leur quotidien Alors peut-être Un jour Ils tombent sur un bout Paris Match Ou bien il y a Ruffin Qui fait un discours Mais ça disparaît Ça disparaît Mais si Alors que derrière On laisse le désespoir Derrière on laisse la misère Derrière on laisse le chômage Et tout ce qui va avec De dépression Si jamais La cause du malheur N'est plus identifiée Si jamais on ne dit pas Voilà la cause du malheur C'est la décision Qui a été prise Par tout en haut Là-haut Et bien qu'est-ce qu'ils font Les gens Ils se retournent vers le bas Et l'adversaire Il devient le réfugié Il devient l'assisté Il devient l'immigré Voilà à quoi nous avons À faire face Et vous avez ici Des gens de gauche Qui tiennent René, Patrick, Christelle, Michael Tous ceux qui nous aident Didier Qui tiennent bon Au plus près Au plus concret Pour les gens En essayant de remonter la pente Vous avez Les camarades de Picardie Debout Qui vont y aller Avec la pente à remonter Avec le vent de face Mais je vais le dire Je vais le dire Avec aussi Souvent Un sac à dos Rempli de pierres Sur les épaules Il y a deux ans Dans mon livre Je vous écris Le livre de la Somme J'interrogeais la gauche Je lui demandais Voilà ici Nous avons un bastion Qu'est-ce qu'on en fait Est-ce qu'on considère Qu'il faut l'abandonner Ou est-ce qu'on considère Que c'est la pointe avancée Pour la reconquête Je suis interrogé On m'a répondu On m'a répondu Pendant ces deux années On m'a répondu Par le choix de l'abandon Un choix Acté Un choix Délibéré Un choix Théorisé Un choix théorisé Que ça n'était pas prioritaire Et je ne demande pas Que ça soit une priorité Mais je demande Que ça soit égalité Quand on nous parle De la nouvelle France Mais la nouvelle France Ce sont Nous dit-on Les métropoles Ce sont les quartiers populaires C'est la jeunesse diplômée Très bien Mais on est où alors ?

On est dans la vieille France Et Je pense moi Que nous avons un devoir moral Vous savez Hier il y a un journaliste de Mediapart Qui a dit François Ruffin Qui est attaché Aux campagnes Industrielles A la France industrielle rurale Il a dit Je ne suis pas attaché A la France industrielle rurale Je suis attaché à la France Je demande A la gauche De vouloir La France en entier Et pas à moitié Je demande à la gauche De conjuguer La France des tours Et la France des bourgs Je demande à la gauche De conjuguer La France des quartiers Et la France des clochers Je demande à la gauche De n'abandonner personne Je veux ma France En entier Et pas à moitié Dylan a parlé Il y a un point Qu'il n'a pas évoqué Et qui m'a touché Quand on en a discuté Dylan Son combat Sur la voie professionnelle Il l'amène dans les quartiers Nord de Marseille Mais il l'amène A côté d'ici A Doulan Il conjugue les deux Dans son combat Il conjugue La France des tours Et la France des bourgs La France des quartiers Et la France des clochers Voilà la France que nous voulons Voilà la gauche que nous voulons Il nous faut Gagner partout Gagner ici Gagner en Seine-Saint-Denis Il nous faut Non pas découper la France En tranches et en segments Mais la rassembler Ce que nous voulons C'est faire France ensemble Nous voulons faire France ensemble Sans taire le racisme Sans taire Quand même Parce qu'il y a des gamins Qui n'ont pas la bonne couleur de peau Un maire leur refuse la douche C'est évidemment scandaleux Ne pas taire Quand je vais à Amiens Nord Et que les mamans me racontent quoi Qu'elles ont peur Parce que leur fils Quand il va au foot Et qu'il prend sa Clio Et bien il est contrôlé par la police Quand il revient Il est contrôlé par la police Quand il prend son vélo Il est contrôlé par la police Et qu'elles ont peur Que ça se termine mal Il ne faut pas le taire Il faut y trouver des solutions Il faut réclamer Un moratoire Sur les contrôles d'identité Et sans opposer Ce moratoire Sur les contrôles d'identité Pendant notre campagne C'était la sixième mesure Et on l'a distribué Ce trac autant à Amiens Nord Que à Flix Secours Il nous faut tout chercher Tous les chemins Pour faire France ensemble Vous avez une extrême droite Qui veut faire quoi ?

Qui veut construire des murs Elle veut construire des murs Entre les français En disant qu'il y en a Qui sont vraiment français Et il y en a Qui sont pas vraiment français Et puis il y en a Qui sont pas du tout français Ils veulent construire des murs Que doit faire la gauche ?

La gauche ne doit pas En symétrie Construire notre mur La gauche doit être là Pour détruire les murs La gauche doit être là Pour mettre des ponts Et pour bâtir des traits d'union Je l'ai dit Ça n'éteint pas le particulier Ça n'éteint pas le particulier Sur ce que peuvent souffrir Les personnes racisées Les musulmans Les noirs Ça n'éteint pas ça Mais regardons L'immense commun Regardons ce qui nous rassemble Sans terre le reste Vous savez il y a un sondage Qui m'a bien marqué Ça demandait En quartier prioritaire Et hors quartier prioritaire Quelles étaient Les priorités Des habitants Le même thème Pour les 5 premiers Revenez Et dans le même ordre En quartier prioritaire Et hors quartier prioritaire Santé Éducation Vie chère Sécurité Logement Et ça ne se distinguait Que sur le 6ème thème Avec d'un côté L'immigration De l'autre La police Alors Oui Il y a un immense commun Il y a un immense commun Sur lequel nous devons Bâtir Et bâtir La France ensemble Et une gauche Qui veut cette France ensemble Une gauche Qui veut parler à tout le monde Une gauche Qui veut parler au quartier Comme elle veut parler au clocher Donc un lieu Fique secours Un slogan Gagner Gagner parce que nous n'avons pas le choix Nous n'avons pas d'autre droit Que de gagner Que d'ouvrir un chemin D'espoir et de victoire Entre l'extrême argent Et l'extrême droite Nous n'avons pas le choix Nous devons gagner C'est pour nous désormais un devoir Gagner pour qui ?

Vous savez Moi je ne me bats pas Pour des concepts Contre le libéralisme L'ultralibéralisme Le néolibéralisme Le néo-ultralibéralisme Et ainsi de suite On se bat d'abord Pour des voix Pour des vies Pour des visages Hier je suis passé à France Bleu Et la journaliste m'a un peu gonflé En disant Oui de toute façon Il n'y a que des politiques Je dis non Moi mes stars Ce sont les gens Je suis très content De t'avoir Stéphane Je suis très content De t'avoir Sébastien Les deux Sébastien Je suis très content De t'avoir Mais pour moi Mais pour moi les stars Ce sont les gens Pour moi les stars C'est Dylan Pour moi les stars C'est Jérôme Pour moi les stars C'est Janine Pour moi les stars C'est Louisa Et ça fait Ça fait 25 ans Que c'est comme ça Ça fait 25 ans Vous savez même C'est un truc qui me gave Si vous lisez Les mémoires de Saint-Simon Sur le siècle de Louis XIV Il n'y a que la cour Qui existe On ne voit pas un paysan Mais quand vous écoutez L'actualité Ou les questions des politiques Je veux dire C'est Cazeneuve C'est Macron C'est Mélenchon C'est Matignon Où sont les gens Où est le réel Et à mon propos On dit voilà Ruffin Il a une traversée du désert Franchement le désert Si c'est ne pas être Dans la tambouille Si c'est ne pas avoir À fréquenter d'apparats chic Si c'est ne pas avoir À faire tout ça Mais d'avoir une traversée De désert Avec Dylan Jérôme et Janine Je signe et je signe Pour les 25 prochaines années Nos héros Nos stars Parce que Sébastien l'a dit Pendant la crise du Covid On a vu Comment le pays a tenu Qui nous a sauvés C'est pas Les start-upers C'est pas les publicitaires C'est pas les actionnaires C'est Louisa Ce sont les auxiliaires de vie Ce sont les charistes Ce sont les camionneurs Ce sont eux Qui nous ont sauvés Pendant la crise Covid Mais même là Maintenant On a une dissolution On n'a plus de Le Maire On n'a plus de Attal On n'a plus de Darmanin Mais franchement On s'en porte bien Plus de Jérôme Plus de Louisa Pendant deux mois Et le pays est à genoux Et donc pour les Louisa Vous savez J'ai eu deux conflits Pendant la dernière campagne Un à la déchetterie d'Aveville L'autre à une clinique Aveville Et des deux côtés Au masculin Au féminin C'était les mêmes histoires C'était des gens Qui se lèvent tôt Qui vont au boulot Qui ont mal au dos Et pourtant Le 5 du mois Quand les factures sont passées C'est un SMS du Crédit Agricole Pour le découvert C'est comme on est père célibataire Devoir aller faire la manche Parfois auprès de la famille Pour les enfants C'est trois années d'affilée Sans prendre de vacances Sans camping Sans la plage Sans la montagne C'est pour cette rentrée Une aide soignante Qui dit Ben voilà Il n'y aura pas de poney Pour ma fille A cette rentrée Tout ça Dit deux choses Qui Il faut bien comprendre La première chose C'est que ça produit Quelque chose Sur le plan matériel Qui va pas La difficulté à vivre Mais aussi quelque chose Sur le plan spirituel C'est une humiliation C'est du ressentiment Qui s'inscrit Dans le coeur des gens Et nous avons nous La gauche A travailler sur les deux volets A travailler sur le volet matériel Oui Il faut augmenter les salaires Il faut les indexer Il faut la retraite Il faut Et ainsi de suite Mais on doit travailler aussi Sur le volet spirituel Sur le volet de la fierté Il faut dire Que le travail Le travail qu'ils font Ils le savent Une immense utilité Et faire Ce que le parti communiste Avait réussi après guerre En héroisant A l'époque Les métallos Et les mineurs de fond En disant que c'était eux Qui reconstruisaient le pays La gauche a un devoir D'apporter cette fierté A tous les travailleurs du pays Alors Gagner pour qui ?

Gagner pour eux Gagner pour vous Mais gagner quoi ?

Gagner dans l'immédiat Les deux ans de moins Sur les retraites Qui nous ont volés Gagner le retour D'un opé de solidarité Sur la fortune Gagner le référendum D'initiative citoyenne Vous savez Ce sont des mesures De décence Et de bon sens Qui font que 80% des français Les soutiennent Et que je suis convaincu Que pris projet par projet Nous pouvons trouver Une majorité A l'Assemblée nationale Pour les passer Mais Par dessus tout Ce principe Que nous devons poser Les français Doivent pouvoir vivre De leur travail Bien en vivre Et pas en survivre Et bien le vivre Là Ils ont réussi Ce miracle Pendant les années De Macron Ils ont réussi Non pas seulement A geler les salaires Mais à faire baisser Les salaires De 5 à 7% Une baisse de salaire C'est à dire On demande aux salariés De se serrer la ceinture Quand en haut Ils se gavent D'accord Qu'est-ce qui se passe Si on regarde Le classement des 500 fortunes En 25 ans Il y avait 5% du PIB Qui allait aux 500 fortunes A l'arrivée De Macron au pouvoir C'était 20% Aujourd'hui On a dépassé Les 40% Oui Le gavage pour les uns Le rationnement Pour les autres Donc le partage Mais aussi Le sens du travail Il nous faut bâtir Un horizon commun Quel est cet horizon commun ?

C'est le défi climatique Qui nous porte ça Parce que La transformation climatique Ecologique C'est du travail Si on veut refaire Toutes les canalisations C'est du travail Si on veut isoler Les 5 millions De passoires thermiques C'est du travail Si on veut Un atelier de réparation D'informatique De mécanique D'électronique Par quartier Ou par canton C'est du travail Si on veut Remettre les camions Sur des rails C'est du travail Tout ça C'est immensément De travail Et je le dis Je pense que Il y a aujourd'hui Un besoin Du faire ensemble Vous savez Il y a cette phrase D'Antoine de Saint-Exupéry Qu'on lit parfois Dans des assiettes En Père Solène S'aimer Ce n'est pas se regarder L'un l'autre C'est regarder ensemble Dans la même direction Ben oui Un couple Qui n'a pas de projet commun Qui ne veut pas partir En projet Pas un voyage ensemble Ou des enfants ensemble Ou un pavillon ensemble Ou un truc ensemble Et ben Ça se regarde Dans le blanc des yeux Et à un moment Ça se termine par De la jalousie Et pas mal de soucis Ben la société C'est pareil Qu'un couple La société Si elle n'est pas portée Vers quelque chose Si on se regarde Les uns les autres Ça va être des milliers De petites jalousies Et donc il faut porter Vers cet horizon commun Quel but on nous fixe Depuis 40 ans Rien Ou aucun Ou alors réduire les déficits Être compétitif Dans la mondialisation Ce sont des buts minables D'accord Comment avec ça Avec ce vide Un vide presque métaphysique Comment espérer Rassembler Fédérer Faire France ensemble Le pays craque par là aussi Je crois Par ce vide d'espérance Par ce trou noir Au coeur de la société Alors un horizon commun Faire ensemble Par le travail Mais aussi Le travail n'est pas Toute la vie Ça n'est qu'une part De la vie Évidemment qu'il faut C'est l'histoire du mouvement C'est l'histoire du mouvement ouvrier Que dit associer le repos La vie large Le droit au poney La joie Le bonheur Le beau même Moi je suppose que La faïence fabriquée à Sèvres Ça vienne Une fois par an Dans les quartines Des ouvriers De chez Valeo On veut gagner quoi ?

On veut gagner ce droit au beau Ce droit au bonheur Oui On veut gagner contre qui ?

Bon j'ai assez fait dans la spiritualité C'est Macron qu'il faut boxer L'homme qui ose nous dire Qu'il faut préserver La stabilité institutionnelle Il ose tout C'est à ça qu'on le reconnaît C'est un homme du chaos L'homme du chaos institutionnel Qui dégoupille une grenade Dans les pattes du parti Des partis dit-il Mais c'est dans les pattes du pays De la démocratie Qu'il la dégoupille Du chaos politique Lui qui promettait Qu'il n'y aurait pas de voix en plus Pour le rassemblement national Pendant son mandat Et il y a 4 millions de voix supplémentaires Du chaos fiscal Qui ouvre un déficit budgétaire Commercial Comme on n'en a jamais connu Et qui vient nous donner Des leçons de sérieux Un chaos social Jamais on a dû autant manifester Que sous Macron Un chaos Je dirais Jusque sur nos factures d'électricité Jusque dans la pharmacie Avec une multiplication par 7 Des pénuries Et Alors que les français réclament quoi ?

J'en suis profondément convaincu Ils réclament de la stabilité Ils réclament d'être protégés Ils réclament aussi d'être respectés Et d'être respectés Ça signifie la démocratie Une démocratie Ça veut dire le pouvoir au peuple Ça veut pas dire Le pouvoir sans le peuple Le pouvoir contre le peuple Mais je veux élargir au-delà de Macron Ça fait maintenant 20 ans Que ça fonctionne comme ça Depuis le traité constitutionnel européen Ici en Picardie Au niveau national C'était 55% de français Qui votent non Au niveau Picard C'était 65% Et pour les ouvriers Qu'on s'en souvienne C'était 80% 80% à dire non A la concurrence Libre et non faussée Alors on nous prénomme maintenant Un gouvernement technique Mais il n'y a pas de technique Tout ça c'est de la politique Faire des coupes dans les budgets C'est de la politique En fait quand ils disent ça On veut un gouvernement technique Ça veut dire qu'ils veulent juste Poursuivre la même politique Que celle qui se mène depuis 40 ans Concurrence, compétitivité, mondialisation Et ainsi de suite Nous devons gagner contre eux Contre cette classe Qui se gave Mais nous devons gagner quand ?

Je vous le dis franchement Je vous le dis franchement Aujourd'hui Nous n'avons pas la majorité à l'Assemblée Mais nous n'avons pas non plus La majorité dans le pays Pour imposer de grands changements C'est pas vrai On peut faire l'ISF On peut faire la retraite On peut faire une hausse de salaire On peut faire des petits pas Qui indiquent un horizon Mais nous n'avons pas les manettes suffisantes Nous n'avons pas la latitude suffisante Pour opérer aujourd'hui un grand changement Il ne faut pas se mentir Donc il faut gagner pleinement Il faut gagner franchement Il faudra gagner partout Au soir des élections J'avais dit que c'était un répit Que c'était un sursis Que c'était une dernière chance pour la France Je dis ça parce que j'en vois Qu'ils se tapent sur le torse Comme des espèces de tarzans En disant On a renvoyé le Rassemblement national à la niche Ou qu'ils disent On a mis une tannée au Rassemblement national Je me demande Dans quel pays ils vivent Sur quelle planète ils vivent Nous on sait où on vit On sait que la lame de fond Elle ne s'est pas arrêtée Le 7 juillet au soir On sait que la lame de fond Elle continue On sait qu'en vérité Au premier tour des élections législatives Il y a eu 1,5 million de voix En plus pour le Rassemblement national Par rapport à tous les partis Du nouveau Front populaire C'est la réalité aujourd'hui Électorale de ce pays Et si on veut la verser Il faut la dire pour pouvoir l'affronter Il faut la dire pour pouvoir l'affronter Pour se préparer Parce que dans un an Si on doit y retourner Dans un an Il faudra gagner Gagner vraiment Gagner pleinement Gagner Je termine Sur Gagner comment Nous avons un outil Le nouveau Front populaire Là Ils y vont Dans l'unité Pour parler Derrière Lucie Casté A l'Elysée C'est une très bonne chose C'est une très bonne chose Que Fabien Roussel Olivier Faure Manuel Bompard Marine Tondelier Soit unis Et on peut les applaudir Aujourd'hui Pour la presse Pour la presse Vous voyez J'ai aussi fait applaudir Manuel Bompard Bon Oui Mais Qu'est-ce qui peut Se passer Est-ce qu'on va reproduire La NUPS Est-ce qu'on va faire Que un jour On se fait des câlins On se fait des bisous Il y a des mots doux Et le lendemain C'est la division Ce sont Les coups bas Et les insultes Ça peut pas recommencer Comme ça Je le dis Le nouveau front populaire Il est né De votre volonté A vous C'est vous Qui avez imposé Le nouveau front populaire C'est vous Qui avez fait la unité Mais comme en 1936 C'était les ouvriers Qui avaient crié Place de la nation Unité, unité, unité Et qui avaient forcé Le nouveau front populaire Quand je prononce ce mot C'est pas un trait de génie C'est une évidence Et ce sont des centaines De milliers de personnes Qui en 24 heures Font quoi ?

Signent des pétitions Font des manifestations Et disent Oui On veut le nouveau front populaire On veut l'unité C'est sous cette pression Que s'est fait Le nouveau front populaire Si cette pression N'est pas maintenue Et où vont Je suis allé Je vois la tête de Baptiste Comme qu'il est grand Qui dépasse de la foule Je me suis rendu Je me suis rendu à 8 heures du matin En gare de Noyon Pendant sa campagne Pour le soutenir Il y avait là 150 personnes Et pas selon les syndicats Il y avait 150 personnes A Noyon Dans un coin où on savait Tout le monde savait Que t'allais perdre Baptiste Hein On savait que le Rassemblement National Était bien installé Qu'ils avaient l'un de leurs cadors Qui était là Bien enraciné On le savait Mais les gens étaient là Non pas pour gagner Ces fois-ci Mais pour être ensemble Et pour préparer la suite Pour que la défaite Peut-être De 2024 Prépare La victoire de 2025 Ou de 2027 Les gens étaient rassemblés Pour ça Alors Il y avait des communistes Il y avait des socialistes Il y avait des écologistes Il y avait des insoumis Il y avait tout ça ensemble Mais il y avait aussi Plein de Non-opcartés D'isolés De nulle part Où ils vont eux ?

Ils n'ont pas De maison commune Il nous faut Une maison commune Il nous faut Un lieu commun Comment gagner ? Comment gagner ?

Il s'agit de se faire aimer Et non pas de se faire détester Et alors Pour se faire aimer Par exemple À Picardie Debout On a Hayat Ma suppléante Et plein de camarades Qui font le Noël solidaire Et qui font qu'on raccolte Des milliers de jouets Qu'on distribue Par le biais des associations Bon On pourrait imaginer Que cette année Partout d'où vous êtes Il y a un immense Noël solidaire Qui fasse que vous ramassiez Partout Des jouets Dont les gens n'ont plus besoin Qui jetteraient Et que vous les distribuez Par des associations C'est un moyen De se faire aimer Mais Peut-être qu'il faut simplement Se mettre dans les actions Que font les autres Au plus près des gens Que quand il y a un vide-grenier On soit aux côtés des gens Pour tracer les lignes À 6h du matin Que dans le club de basketball On aille tartiner Les sandwiches Pour la buvette après Que on soit là Aux côtés des gens Pour le téléthon Pour être Aux côtés des gens Au plus près des gens Et pour que quand on leur parle Ça soit pas d'une extériorité Mais ça soit Avec De la proximité Vous savez Dans les allées là Et puis Depuis 3 jours Il y a pas mal de gens Qui me disent Bon alors Nous on veut le parti Je dis Mais le parti il existe D'accord Excusez-moi Mais c'est Picardie Debout Alors Les Lorrains Ils me disent Attendez Nous Picardie Debout Non moi je suis pas en Picard Ça c'est un grand désaccord Avec Karim Adéli Je sais pas comment on va faire Pour le gérer Mais les Hauts-de-France Ça n'existe pas D'accord La Picardie ça existe Voilà Je suis pas en Picard Et quand même Même quand je vois Les camarades du parti Des travailleurs belges Je leur dis Attention Les Wallons On va vous rattacher D'accord A la grande Picardie socialiste Bon Donc Mais ils me disent Non mais nous ce qu'on veut C'est Bourgogne Debout Et ainsi de suite Bon Jouons Jouons Jouons Pardon Pour les assis D'accord Si nous avions un parti Si nous avions un parti Que pourraient faire les partis La première chose que je dirais C'est Engagez-vous moins sur Twitter Et davantage avec les restos du cœur Si nous avions un parti Pourrait y avoir l'obligation De militer De participer A Un club de foot A une association de parents d'élèves Et ainsi de suite Vous savez Une des choses qui nous manque Pour reconquérir les campagnes C'est que Auparavant Il y avait toujours Une ou deux figures Bien marquées à gauche Et qui structuraient un peu La vie du village Il y avait l'instit évidemment Et puis il y avait le cheminot Qui animait le club de foot En président Ou trésorier Et qui passait une parole Ça nous manque Et bien je pense que On pourrait dire Obligation d'un engagement Au plus près des gens Comme ça On pourrait dire Que Il devrait y avoir Le salaire moyen Pour les élus Afin qu'on attire des gens Qui servent Plus qu'ils ne se servent On pourrait dire Que le parasitage Soit interdit Qu'on n'ait pas Des gens ni vus ni connus Qui débarquent Dix jours Avant une élection On pourrait Demander la parité sociale Il y en a la parité de gens La parité sociale C'est quoi ?

C'est de se dire Que les ouvriers Les employés Si on l'impose Ne doivent pas toujours Être éclipsés Par les surdiplômés On pourrait Faire que Quand il y a une cata Sur le climat Quand il y a des coulées de boue Et ainsi de suite On dise à nos militants Sans drapeau Sans slogan Juste comme ça Aux côtés des gens D'aller balayer D'aller déblayer On pourrait bien sûr Mener des campagnes Sur l'impôt Des campagnes Sur la retraite Et ainsi de suite Mais moi je propose Depuis longtemps Une grande campagne Sur les auxiliaires de vie Pourquoi ? Pourquoi ?

Parce que C'est un million de femmes Qui aujourd'hui Ne sont pas représentées On le sait Dans les métropoles Elles sont racisées Elles sont souvent D'origine immigrée Dans les campagnes Elles sont blanches Pour parler franchement Ça rassemble Évidemment Elles sont aimées Tout le monde Elles les aident à domicile Tout le monde Donc Si on les défend On perd au rien On ne pourra que se faire aimer Par ailleurs J'ajoute pour moi C'est un média Les auxiliaires de vie Parce qu'elles partent D'une personne âgée à l'autre Elles passent D'une famille au voisin Et donc Je suggérais Une grande campagne Sur les auxiliaires de vie Une campagne Qui soit bien sûr Sur le statut Sur les revenus Sur comment on fait Quand à 50 ans On a mal aux épaules Qu'est-ce que c'est La deuxième carrière Qu'on peut s'offrir Mais Aussi Une campagne Sur la fierté On pourrait louer Des bus Et Faire Comme ce qui vient d'être fait Pour les personnes En situation de handicap Faire Un défilé Sur les Champs-Elysées Voilà Ce que nous pourrions faire Cet immense travail De terrain Il est à faire Il est à faire Avec tous les partis On doit pousser A ce que ce travail Soit effectué Maintenant Pour conclure Sur ce conjugué Gagner où Quand Comment Avec qui Et là je le dis Depuis une terre Où en vérité Nous avons subi un revers Je le dis Avec douleur Ma victoire N'était pas pleine et entière Le dimanche 7 juillet Nous devons Tout faire Pour maintenir Une exception Dans l'Europe continentale Contimentale Pour ainsi dire Jamais l'extrême droite Et dans d'autres pays Arrivée au pouvoir Par les urnes Jamais Jamais l'extrême droite N'est arrivée au pouvoir Par les urnes Ils ne sont arrivés au pouvoir Qu'une seule fois C'était par la défaite Et ça n'a pas laissé De glorieux souvenirs Dans notre histoire Il y a un auteur Qui s'appelle Stéphane Hafner Qui est un allemand Qui raconte sa jeunesse Et En Allemagne Dans l'Allemagne nazie Et Qui dit à un moment Que C'est moins par la volonté Des nazis Que le pays a chuté Que parce que Les allemands de l'époque Ont sombré par millions Dans la dépression Je vous le dis Notre principal adversaire Aujourd'hui C'est pas Macron C'est pas Le Pen C'est mon adversaire C'est toujours la finance Bien sûr Mais c'est surtout l'indifférence C'est la résignation Qui s'installe Dans le coeur des gens Et C'est ça Qui nous s'agit De ranimer De ranimer Avec une conviction profonde D'être actif Sur tout le terrain Vous savez Animer C'est un beau verbe Animer Ça veut dire Réveiller les âmes Et je pense Que nous avons Pour devoir En permanence De réveiller les âmes J'espère que Ce soir Nous avons participé A réveiller les âmes A redonner Comme dirait Johnny De l'envie D'avoir envie Avec cette conviction profonde C'est que La gauche n'arrive pas Au pouvoir Dans une société gelée Et Même si elle arrive Au pouvoir Elle pourra rien faire Elle pourra rien faire Dans une société gelée C'est pas parce que On aura Le meilleur des hommes Ou des femmes La meilleure des femmes Humanistes Ecologistes Féministes Antiracistes Tous les bonistes Que vous voulez Pur et parfait A l'Elysée Des purs et parfaits Pareils Des camarades Dans les ministères Des camarades Pareils A l'Assemblée Mais si jamais En bas Ça ne bouge pas Rien ne bougera Rien ne bougera Et ça ne sera pas De leur faute A eux Ça sera de notre faute A nous Parce qu'on n'aura pas Bougé Parce qu'en face Il y aura toujours Le MEDEF Pour venir dire Je crois que ça Va pas être possible Il y aura L'Organisation mondiale Du commerce Pour dire Je crois que ça Va pas être possible Il y aura La commission européenne Pour venir dire Je crois que ça Va pas être possible Il y aura Le Sénat Pour venir dire Je crois que ça Va pas être possible Et la seule chose Qui le rend possible C'est si jamais Les gens sont en mouvement Le front populaire Puisque c'est à ça Qu'on se rattache Ça n'est pas seulement Jean Zé Léon Blum Roger Salingro Des camarades socialistes Et radicaux Ça n'était pas seulement ça C'est bien sûr S'il y a eu les 40 heures Et s'il y a eu les congés payés C'est parce qu'il y a eu des ouvriers Parce qu'il y a eu des grèves Parce qu'il y a eu des occupations d'usines On doit Notre devoir aujourd'hui Est de se demander Tous les jours Tous les matins Comment on fait Pour réchauffer la société Comment on fait Pour embarquer avec nous Les syndicats Comment on fait Pour animer les associations Et bien sûr Les partis Quand on instille Je dirais qu'il faut Que la France Soit traversée D'une grande espérance Il faut que la France Soit traversée D'une grande espérance Qui vienne Casser les cloisons Et casser la division Et si on fait tout ça Si on fait tout ça Alors à la fin C'est nous qu'on va Casser A la fin c'est nous qu'on va Casser Un grand merci à vous En tout cas à nouveau D'être venus aujourd'hui À Flix Secours Pour qu'on gagne Demain Ici Et à Saint-Denis Merci à vous

1:55:06
Invité

Vous avez déjà 13 minutes

1:56:16
Présentateur

Après celle-ci On danse un peu On chante un peu Au revoir

1:56:25
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada