Les jeunes et la politique : le désamour ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
illusion beaucoup désenchantement et pourtant et pourtant une dernière étude montre que 80 % des jeunes interrogés ont l'intention d'aller voter à la présidentielle donc a priori il n'ya pas divorce on va donc essayer quand même de comprendre ce qui se passe avec nos invités sur ce plateau rémi gardon bienvenus vous êtes sénateur socialiste de la somme vous allez avoir 28 ans je crois et c'est un détail est 27 ans encore moins c'est un détail important puisque vous êtes le plus jeune sénateur de la vème république je crois évidemment c'est notre sujet aussi aujourd'hui constance de péniches et bienvenue à vous également vous êtes mer et l'air de la ferté-saint-aubin qui se trouve dans le loiret et vous aviez vous moins de 30 ans lorsque vous avez été élu e maire et c'est important aujourd'hui frédéric dabi bienvenus vous êtes directeur général opinion de l'ifop vous êtes l'auteur de la fracture comment la jeunesse d'aujourd'hui fait sécession ses valeurs ses choix ses révoltes ses espoirs aux éditions les arènes et paul maillot et également avec nous bien venu vous êtes président de la fage fédération des associations générales étudiantes la fage qui est à l'origine de l'enquète dont je parlais à l'instant évidemment on y reviendra dans ce débat je le disais dans ce film on entend quand même des jeunes assez désabusé certains parlent même d'un sentiment de trahison des mots très forts sont employés paul maillot est ce que ça veut dire que les jeunes n'ont plus foi en la politique au sens traditionnel du terme dans cette politique classique qu'on connaît depuis 50 60 ans oui je pense qu'il ya eu beaucoup de d'altération sur cette vision là et c'est lié à plusieurs facteurs je pense qu'il ya beaucoup de choses qui sont arrivées avec la crise sanitaire qui a exacerbé eu beaucoup de difficultés et où il ya une perte de confiance dans les responsables politiques comme le démontre aussi une enquête puisqu'on à 66 % des jeunes quand même qu'ils émettent le ressentiment assez acerbe vis-à-vis des responsables politiques et notamment au vu des difficultés qu'ils vivent au quotidien donc ce que vous entendez dans le documentaire ces témoignages de gens qui ont un peu lâché qui sont un peu écoeuré un peu dégoûté ça ne nous a pas surpris vous de l'entendre non ça nous a pas forcément surpris c'est quelque chose qu'on retrouve au quotidien puisqu'on est aussi des acteurs de proximité avec des associations étudiantes qui nous font part oui effectivement de ce sentiment là de la part de la jeune nation vis-à-vis des responsables politiques et des préoccupations non par une tête imparable un peu plus tard mais qui ne sont pas forcément prise en compte à la fois d'un débat public mais également dans la manière aussi de pouvoir répondre alors difficulté évidemment du fond de la forme qui pêchent frédéric dabi dans le documentaire un moment donné on a une jeune qui se sont vraiment trahi par benoît hamon qui a lâché la politique après son tout petit score à la présidentielle et qui parle vraiment de trahison même jeunesse qui se sent trahi ce n'est qu'un cas mais c'est vrai que ça peut arriver moi ce qui me frappe dans la jeunesse alors c'est faux de dire d'ailleurs on l'a vu que les jeunes ne votent pas automatiquement à une élection à la présidentielle quand on est primo votants contre 1 entre 18 et 23 24 ans on vote au contraire beaucoup il ya eu des élections présidentielles où les jeunes ont voté massivement puce en pourcentage que l'ensemble des français mais des élections très spécifique de rupture 80 on s'en souvient 95 la fin d'un mythe errant 2007 une élection de renouvellement mais c'est vrai que très vite après ce vote d' enthousiasme ce vote initiatique il peut y avoir une période de désillusion puisque quand on change de catégorie dès qu'on passe de 25 à 30 ans de 25 à 34 ans une génération de l'insertion qui souffrent plus on vote déjà nettement moins et c'est vrai que quand à travers des enquêtes que j'ai fait pour le livre la nouvelle vague 2021 qu'ils bénéficient d'une profondeur historique puisque la première datait des années 50 on voit que on a un sentiment de trahison qui est monté et trahisons donc oui info 13 ans mais je le trouve qu'il est moins fort qu'un sentiment de d'un puissant c'est à dire que les jeunes comme l'ensemble des français mais c'est très marquée chez eux sont moins sur une logique de tous pourris on les aime pas titre personnel car mais sur une logique de tous impuissants impuissant à résoudre des crises impuissant à avancer les choses à faire avancer les choses sur leurs thèmes notamment votre enquête j'imagine c'était très fort le climat les inégalités les discriminations et tout ça concourt chez en dehors des plus beaux temps à un sentiment de questionnement sur le vote est-ce que voter c'est utile est-ce que voter permet vraiment de changer les choses et avec l'idée les solutions la manière de faire bouger les choses se trouve de moins en moins dans la sphère politique mais ça n'empêche pas que la présidentielle c'est un moment particulier on verra ce qui se passera lisa rude même si pour l'instant on a des jeunes même a écrit aux votants qui sont un niveau d'abstention qui est extrêmement fort et je mets vins on y verra je vous vois tous réagir à ce mot d'impuissance a conscience de bénéfices et ce que vous entendez aussi c'est elie pour vous parce que vous êtes maire vous êtes dans l'action vous entendez qu'on vous dit vous êtes impuissante en tant que maire on n'entend pas exactement le même discours tout dépend de quelle politique on parle on a tendance à résumer l'élection présidentielle au seul moment politique qu'on puisse connaître dans notre démocratie ce qui est totalement faux la vie politique ne se joue pas uniquement à une élection présidentielle même si elle peut changer beaucoup de choses une élection présidentielle ça peut avoir un impact sur vos conditions de travail le gros sujet du jour c'est quel impact sur la retraite quel impact sur l'énergie est-ce qu'on va vers plus de nucléaire ou un nucléaire sont des choses qui sont extrêmement concrètes et qui vont se jouer lors d'une élection présidentielle et sur lesquels le futur président de la république à un véritable pouvoir en revanche il ya effectivement cette problématique d'impuissance qui revient pas seulement chez les jeunes c'est quelque chose j'aime regardons pour dire la même chose sur nos marchés c'est toutes les générations qui viennent nous dire mais finalement moi j'ai toujours voté par sens du devoir aujourd'hui je vois vraiment pas pour qui voter et surtout bah finalement nos enjeux ils sont planétaires ce sont ceux d'un monde économie globalisée donc oui mais conditions de travail etc mais si c'est pour faire fermer nos usines parce que on a perdu en compétitivité à quoi bon le climat bah oui moi je fais attention je mange locale mais quand je vois qu'ils rouvrent des centrales à charbon en chine je dois vous vous dites c'est tout le monde finalement elle les jeunes sont dans ce mouvement là mais comme toujours non des sujets particuliers comme le climat par exemple qui vont leur parler plus qu'à certaines générations mais le fossé qui se creuse un creuset effectivement vis-à-vis des politiques c'est pas seulement les jeunes je pense qu'il est il est beaucoup plus globale que ça mais vous rémi gardon ballon vous êtes un cas à part activement vous êtes un jeune on peut le dire qui a choisi la voie classique de la politique qu'elle est qu'est ce que vous entendez autour de vous alors c'est aussi un peu de famille je prends plutôt engagé en politique dans votre famille et vous les entendez ces jeunes qui vous disent mais ça sert à rien qu'est ce que tu fais là ça risque ils ont aussi vécu et notamment jeu mais je m'inclus dedans parce que c'est la génération un peu poste années 90 où effectivement on a vécu les inquiétudes de nos parents sur la crise financière on a vécu effectivement les différentes crises attentats qu'ovide et maintenant qui a une dimension internationale avec la situation en ukraine on voit en fait que au final nos politiques gouvernementales gère en fait sont plutôt en mode gestion de crise et pan en mode perspective avec des projets d'avenir avec et donc on peut comprendre que ces jeunes là en fait ne n'arrive pas à s'y retrouver n'arrive pas à se projeter ils vivent comme beaucoup de concitoyens des situations de crise lemoine l'état d'urgence j'imagine vous vous sentez ville vous avez choisi cette voie c'est évidemment j'imagine pour être utile comme je vous essayez de convaincre alors on les ramène au concret et donc on les ramène à des politiques publiques portées par des collectivités et c'est ça qui fonctionne en réalité mais j'ai plutôt l'impression que ces jeunes là ont eu du mal à se projeter en avenir et à retrouver du sens dans un engagement ils sont parfois certains il ya eu comme désengage des jeunes qui se sont engagés dans la partie climat avec la marche pour le climat mais il ya un an j'irai on est aussi dans une société qui vient consommer aussi l'engagement et pas forcément sans même langage bah oui tu es sur des actions ponctuelles ça arrive de plus en plus c'est je le vois même chez mes militants consommer je sais un peu provocateur mais c'est à dire qui vient ils viennent sur des actions voient là bas sur les retraites par exemple il y en a qui vont venir dans la rue juste parce que on va toucher aux retraites et c'est vraiment sur un point et choisit flatter m exactement c'est intéressant je confirme complètement ce que vous dites c'est vrai que dans une partie importante de la jeunesse il ya une crise aussi de l'engagement et le mot centrale c'est collectif l'engagement collectif il n'y a pas de crise dans l'engagement individuel dans l' enquête nouvelle vague on a trois quarts des jeunes qui se déclare et les mots ont un sens personnellement engagé en matière de climat ils sont sur une logique puisqu'il ya le à quoi bon temps vous parliez tout à l'heure à quoi bon voter à quoi bon s'engager alors que ça change pas des choses ils sont sur une logique qui et qui mieux que moi peut faire avancer tel ou tel dossier ça veut pas dire qu'il n'y a pas de collectif heureusement il ya une démarche sur le climat vous en perdez mais face à des politiques dont on a l'impression qu'il procrastine un kop 21 22 23 qui remettent au lendemain la résolution des sauts des solutions j'avais été marqué par un verbatim d'une jeune fille qui disait qu'il y avait 25 ans qui disait il ya dix ans j'avais 15 ans j'entrais de la mer dire que j'étais moins bien payés que ses collègues dix ans après est ce que les choses ont vraiment changé elle en doute voilà et donc l'engagement individuel devient un engagement centrale alors dans le documentaire on voit que certains jeunes ont perdu leurs illusions je vous le disais sur la façon traditionnelle de faire de la politique mais ils n'ont pas pour autant perdu l'envi de faire bouger les lignes et ça c'est aussi un point intéressant alors certains dans des associations et puis certains autres dans leurs gestes du quotidien regardez cet extrait je raisonne je raisonne ma manière de vivre et l'a déjà c'est un acte politique manger ces politiques choisir sont fait faire ses courses ses politiques parce que on prend des décisions on prend des décisions parce qu'on a décidé de ne pas engraisser telle ou telle boîte de faire en sorte de rétablir un espèce d'équilibré donc oui je me sens militante au quotidien paul maillot je vous vois faire oui de la tête veut dire que la politique n'a pas du tout disparu de l'esprit des jeunes ils en font juste autrement et alors dans leur quotidien dans leurs gestes quotidiens totalement c'est un petit peu le résumé je pense ça c'est effectivement une une manière d'agir dit traditionnel comme on vient d'en parler mais plus de l'ordre du renouveau et dans les actions quotidiennes effectivement ce qui a été dit sur les actions ponctuelles c'est vraiment ça ça va être pendant la crise humanitaire continue des difficultés qui ont été vécues ces des jeunes qui sont allés participer aux distributions alimentaires ces deux jeunes qui se sont mobilisés dans la dernière coop à travers le monde entier quand il eut à celle à glasgow enfin c'est des actions ponctuelles du quotidien est effectivement même quand on fait des choix privilégiés tels modes de transport pour le bien du coup de l'environnement s'est dit revendiquer est vécue comme un geste politique bien sûr bien sûr on change nos habitudes ont changé nos habitudes profonde et ce qui ressort également l' enquête c'est que l'on a une très grande partie des jeunes qui sont prêts à mettre de côté de leur confort personnel au profit du bien collectif et ça c'est quelque chose qui ressort quand même beaucoup donc c'est plutôt une politique loin des parties constance depuis vichy vous qui est plutôt dans encore une fois là dans la voie traditionnelle y compris de la politique partisane on voit que des jeunes continuent d'agir sous forme politique mais loin des parties oui mais c'est pas une logique du tout les gros partis sont des grosses machines qui prépare une élection présidentielle ou qui préparent des gros sélection tels que les élections européennes aux régionales pour lesquelles vous n'avez pas d'autre choix logistique que de vous appuyer sur un gros party mais de tout temps on a eu une multitude de capacité à agir en dehors des partis et sur le terrain vous c'est pas nouveau alors ce qu'on entend c'est john m'a dit moi j'agis quand j'achète j'achète à manger à qui je donne mon argent je sais pas si c'est nouveau on parle je ne suis pas suffisamment âgés pour avoir ce recul là mais mais j'appartiens effectivement à une génération qui a pris conscience que sa manière de consommer avait un impact elle a un impact social elle a un impact environnemental elle a un impact par rapport à nos choix de vie et donc c'est une manière de faire de la baie vous vous êtes tourné vers les parties pourquoi moi je me suis tourné vers les partis parce que j'avais j'ai une relation parfois contrariée avec avec mon parti alors mais je pense comme beaucoup de gens j'avais le sentiment qui ce qui joue malgré tout beaucoup de choses d'accord notamment parce que c'est la grande écurie présidentielle que je suis pas d'où toujours d'accord avec ce qui se dit dans mon parti mais qu'en même temps à un moment donné si on a envie de changer les choses parfois mettre les pieds dedans vous pouvez pas changer les choses en contestant totalement dis donc c'est un peu par défaut quand même non c'est pas par défaut c'est la volonté d'aller plus loin d'aller d'aller d'aller apporter ma pierre à l'édifice là où je sens que c'est possible aujourd'hui par exemple dans le cadre de cette élection présidentielle et y compris au sein de mon parti il ya quelque chose qui m'exaspère alors c'était surtout le cas avant la crise en ukraine c'est le fait que cette élection présidentielle elle est tournée uniquement autour de l'immigration en quoi l'immigration est le seul sujet aujourd'hui qui va faire l'élection présidentielle je voudrais qu'on parle de santé je voudrais qu'on parle d'éducation je voudrais qu'on parle de système universitaire je voudrais qu'on parle de mobilité et comme beaucoup de jeunes quiero discours des jeunes d'ailleurs c'est qu'on n'a pas parlé de leurs préoccupations et qu'on me parle que des migrations mais là ce sont des préoccupations qui sont essentiels et pour le coup les médias ont également leur part de responsabilité dans cette question kiki qui nourrit l'éloignement entre le parti traditionnel et les français dans leur engagement politique alors justement on va y venir on va pousser dans cette question qu'est ce que les jeunes attendent des politiques qu'ils attendent qu'on leur parle effectivement de leur sujet de leurs préoccupations et attentes qu'on s'adresse à eux directement mais alors parler un jeune est ce que sait faire une vidéo sur tik tok je vous pose la question juste après s'être retrouvé mois désormais office je suis jeune j'ai beaucoup de propositions à bientôt voilà alors tik tok c'est les jeunes nous dit marine le pen qu'est ce que ça vous inspire est-ce qu'on s'adresse de la bonne façon je n'aime pas disons que c'est un un canal qui est très utilisés par les jeunes et c'est très révélateur de ce qui se passe aussi dans notre société c'est à dire qu'avec les réseaux sociaux les différentes plates ans qui existent le l'engagement un peu individuel c'est dans une relation entre un smartphone une vidéo le maire bombe à interpréter les informations tout seul à la différence de avant on pouvait faire et ça se fait toujours dans un café oui avec le les corps intermédiaires les syndicats les partis politiques qui vont structurer une pensée qui vont par un fait d'actualité créer un débat est collectif et donc cas une construction collective là aujourd'hui c'est vrai que face aux smartphones un jeune va interpréter effectivement une vidéo va se faire un avis parfois qui est peut être trop orienté mais par contre ça un avantage aussi c'est que ces jeunes là sont pour le coup très très connectée au sens propre du terme mais aussi ils ont un niveau d'information que un jeune il ya 20 ans n'avaient pas oui parce que ça les en forme ils sont très intéressés par la politique en fait en réalité à sion bayon vous l'observez sakho effectivement ces jeunes s'informent sur la politique au travers des réseaux sociaux et notamment de tic toc oui bien sûr il ya beaucoup de vidéos de contenu qui parce qu'ils sont diffusés après c'est beaucoup trop parfois de continuer qui sont diffusés et non il faut aussi la maladresse de la part des hommes et des femmes politiques en font trop est alors traîne les jeunes un peu pour des idiots et ça oui ça peut arriver je pense honnêtement pour mettre les pieds dans le plat en revanche c'est pas foncièrement que liés aux responsables politiques ça va être les médias de manière générale les contenus qui sont travaillés et ce qui va préoccuper les jeunes c'est assez éloignées et la massification de l'information la manière du aussi des contenus très court ça a dévié sur la qualité de l'information et les jeunes le savent puisque on a 60 ans pour cent des jeunes qui ont un sentiment quand même assez négatif vis-à-vis des médias et ces dernières et ces derniers choisissent ceux vers lesquels ils vont se tourner donc on est un petit peu tout ça qui rentre en compte quand will l'information qui passe avec des nouveaux contenus des nouvelles manières de communiquer mais attention parce que c'est pas non plus bin hammam est de voir des choses non c'est vrai que cette élection et depuis on va dire le début du quinquennat il ya une vraie évolution des politiques ou toujours voulu parler aux jeunes présidentielle toujours voulu mais certains oui ils échangent balavoine françois mitterrand sur sur un média buffet traditionnel ça avait beaucoup veut marquer à une épopée une époque les jeunes allaient sur les médias des différentes personnalités politiques dans les politiques vont sur les médias et jade mais il ya quand même une constante dans une élection fait présidentiel hélas avec celle ci avec les chocs que la jeunesse a connu le choc terroriste chocs climatiques et bien sûr le choc sanitaires sans parler de la guerre en ukraine y a jamais autant les politiques ont parlé aux jeunes est ce que les jeunes ont l'impression d'être pris en compte la réponse est non dans les enquêtes alors jean-pierre baradat oui il ya un comment dire paradoxe alors parle beaucoup du oui en plus et pourtant oui parce que aussi on va se parler extrêmement franchement il ya aussi des bénéfices mais enfin des bénéfices entre guillemets indirecte du personnel politique prenons les candidats à la présidentielle a parlé à la jeunesse la jeunesse si on est sûr si on est rationnel si on est même elle ne pèse pas elle ya huit millions de 18 30 ans il ya 4 millions de primo votants est-ce qu'ils sont inscrits beaucoup ne sont pas où ils sont mal inscrits est ce qu'ils vont voter beaucoup ne voteront pas mais parlait à ses jeunes c'est aussi pour des politiques s'adresser à leurs parents à leurs grands parents il faut pas oublier à quel point l'un des électeurs de demain tout à fait d'aller tout à fait mais le pessimisme de projection de l'opinion publique française c'est que vont devenir mes enfants mes neveux et nièces et puis il ya aussi d'idées que la présidentielle présidentielle normal c'est une projection vers la verve d'avenir donc parler de la jeunesse faut pas oublier que le programme de françois hollande c'était de la jeunesse en 2012 ça permette de deux je dirais matérialiser cette projection d c'est vrai qui reste un sentiment de déconnexion vous parler du thème de l'immigration est un thème de la santé qu'est la première préoccupation des jeunes et des français d'une manière générale et on sent que on n'en parle pas assez et ça passe tout le monde est d'accord là-dessus forcément par les réseaux sociaux c'est le théâtre d'aujourd'hui un deuil honnêtement je m'interrogerais coup là dessus la première raison c'est quand on parle de s'adresser aux jeunes on pense étudiants on pense études supérieures or c'est pas toute la jeunesse qui à l'université il ya toute une frange de la jeunesse qui est en recherche de travail qui n'est pas diplômé qui est soudé plom sous diplômés voire décrocheuse celles ci on s'adresse avec quel message par rapport à ces préoccupations le deuxième élément c'est que je trouve que les réseaux sociaux ont ré instaurer une communication qui est finalement extrêmement verticale sous couvert d'interaction vous avez finalement un une personnalité politique qui va déclamer sa bonne parole via une vidéo et puis ensuite vous allez avoir tout un tas de personnes qui vont y mettre leurs sentiments et leurs commentaires mais il ya plus cette interaction directe sur laquelle s'est construite malgré tout pendant des décennies une campagne politique moi j'aurais tendance à penser que finalement la meilleure manière d'aller parler aux jeunes est ce que le contact hyper direct une réunion mais oui un amphi une réunion publique d'être présent tu te font quand même ils le font ils le font toujours un mais deux ont me demande si les réseaux sociaux c'est pour moi la bonne manière c'est que j'ai retenu à l'occasion d'une des quelques campagnes que j'ai pu faire que on gagnait jamais une élection sur un réseau social comment gagner jamais une élection sur un marché vous avez l'obligation d'y être pour montrer que vous êtes présent et ne pas décrocher mais c'est jamais ça qui va vous faire gagner donc oui besoin d'y être pour diffuser un minimum d'informations mais c'est jamais là-dessus vous allez répondre aux attentes des jeunes et puis savoir quoi leur dire et avec la bonne façon là on voit dans cet extrait qu'on a ressorti où marine le pen n'est pas très à l'aise mais elle n'est pas du tout la seule ils sont rares les politiques y sont à l'aise sur ces réseaux sociaux parce qu'ils sont aussi d'une autre génération et d'un pépin du côté de l'ama chronique il semble bien s'en sortir on en parle assez peu c'est jean baptiste jarry qui est devenu la mascotte des jeanne enfin jamie détresse comprenant complètement ignoré complètement inconnu des français et mascotte d'une partie de la jeunesse je rebondis 70 constance c'est vrai que la jeunesse n'est pas un bloc monolithique même si le coville a beaucoup homogénéiser dans ces perceptions dans ses ressentis mais c'est vrai qu'au près de cette jeunesse connecter un baptiste jebbari a vraiment créé une relation savait pas ce qui se passe oui tout à fait maintenant la question c'est pourquoi faire pour qu'elle continue parce que la question des transports des mobilités intéresse mais c'est loin d'être le seul sujet jeune oui mais de fait il amène quand même une partie de l'électorat jeune vers emmanuel macron je pense que le vote m'accrocher jeunes c'est d'abord emmanuel macron dans une élection présidentielle où il ya cette relation verticale je crois guère à une sorte d'intermédiation d'un ministre même de quelqu'un d'important il fait aussi des danses et vidéo il fait des trucs assez décalé aussi un bon jean mathia barré pour les transports jeudi et notre époque n'aurais jamais pu faire on prétendre et c'est aussi ça donc ils s'adaptent aussi au public peut-être jeu mais en même temps j'ai l'impression quand même que l'efficacité derrière ce que les jeunes ont bien compris ce que le ministre faisait sur les politiques transport par ces vidéos titov la réponse je pense qu'elle est négatif à venir puisque c'est plutôt bon il essaie de montrer en tout cas dans ces vidéos qu'il est accessible sympathique enfin c'est un peu la démarche quand j'en ai peut-être vu d'accord mais en soit enfin voilà c'est pas ça qui fait avancer les politiques publiques un faux faux faux ce que le dire et vous aussi vous regrettez pas ce que c'est vrai et depuis le début de ce débat il dit aussi on généralise on parle des jeunes a effectivement de façon comme un bloc monolithique c'est regrettable c'est vrai bah ouais ah oui de la jeunesse des jeunes après c'est vrai qu'il existe ça a été dit il existe plusieurs types de jeunes les jeunes effectivement qui sont plutôt dans un profil universitaire des étudiants et les neet aussi qu'ils sont ni en formation et en emplois qui sont complètement éloigné de dinde un organisme de formation ou ou de d'études d'apprentissage il ya des jeunes qui sont en apprentissage donc c'est vrai que c'est difficile a parlé à la jeunesse je pense qu'il ya parfois il faut aussi ciblé son histoire et c'est ce qui est fait aussi dans les réseaux sociaux en réalité un il ya cinquante ans on segmente aussi on par rapport à une proposition il ya des candidats qui choisissent d'ailleurs leur jeunesse finale et des moyens qui choisissent leur chaise quand je dis ça c'est vise le parent pour les apprentis parce qu'ils vont sur les positions ils vont musclée une proposition sur leurs thématiques sur leur quotidien ces ébats chacun il ya des stratégies de campagne c'est aussi ça la politique surtout dans une campagne présidentielle mais une autre question qui se pose est encore plus depuis quelques années c'est ce que cette désillusion qu'on observe dans le documentaire et qu'on entend un peu dans vos discours est ce que c'est cette désillusion pousse les jeunes vers les extrêmes vers les votes extrêmes leur colère froide leur déception tout cela peut-il donner lieu des formes de violence on va en parler ensemble et dans ce film dans ce documentaire il ya un extrait qui est intéressant de ce point de vue là écoutez à clermont au combat le système on a l'esprit contestataire d'être les remous sur ses murs g data met du baume au coeur de voir qu'il ya quand même des gens qui qui veulent s'exprimer même si c'est sur un mur de briques où personne ne passe un peu de rébellion ça jamais fait de mal et je suis sa garantie est aussi l'ami la santé d'un système je pense il faut qu' il faut faire attention s'il ya des contestataires il faut quand même savoir pourquoi au nom même s'intéresser frédéric dabi alors elle a pas l'air déstabilisés par ces tags au contraire elle les trouve salutaire pour la bonne santé de la démocratie en même temps ce sont des signaux à regarder de près quand même oui c'est vrai qu'il ya une radicalité dans une partie de la jeunesse qui la pousse parce qu'il n'y a pas de résultat parce qu'il ya une une recherche d'efficacité de solutions simples à parfois se tourner vers les extrêmes mais je nuancerais tout de suite quand on regarde aujourd'hui le vote des jeunes il est assez conforme à leveaux au vote de l'ensemble des français il ya une une époque où les jeunes voté très différemment l'ensemble du corps électoral en 80 le premier candidat chez les jeunes c'est georges marchais en 2002 c'est olivier besançenot et noël mamère dont des candidats estimable mais qui ne se sont pas qualifiés pour le second tour là quand on regarde les enquêtes d'intentions de vote présidentielles une jeunesse plutôt jeune vote clairement et macron 1° - de jean-luc mélenchon une jeunesse plus en difficulté les 25-30 ans la génération de l'insertion qui peinent à s'insérer justement et plus sur un vote le pen il ya des votes des partis est très intéressant ce que ça veut dire que les jeunes votent un peu comme leurs parents ou pas ça veut dire qu'ils ont moins de personnalité non c'est pas une question de personnalité parce que on peut voter par exemple pour un maquereau ou jean luc mélenchon et être et beauté différents et que l'heureux ses propres parents votent différemment non c'est une c'est une perte de singularité du vote jeunes c'est une institutionnalisation du vote jeunes qu'on retrouve sur d'autres thématiques les valeurs des jeunes et des valeurs dans son défense et ce sont vous coup rapprochés avec le gain le primate valeurs traditionnelles maintenant c'est vrai qu'il ya une part de radicalité plus forte que par le passé à jeunes plus favorable par exemple à boycotter plus favorable que par le passé à des actions violentes c'est pas mon action radicale des actions radicales or c'est plus une rup c'est pas une rupture par rapport au passé mais c'est un constat face à un politique qui ne trouve plus les solutions à leurs problèmes on est ont peut-être plus que par le passé tenté par des actions indiquent a tenté par un régime différent dans l' enquête nouvelle vague on voit que un tiers des jeunes seraient favorables à ce qu'un militaire prendre le pouvoir faut pas prendre ce résultat au pied de la lettre mais c'est le reflet de cette recherche d'efficacité et donc de radicalité noyau vous l'observez vous l'entendez sa radicalité dans les discours une différence je pense aussi dans la manière d'appréhender les choses puisqu'on a eu via les contenus dont on vient de discuter aussi d'apaisement un peu j'en ai de dire d'une discours des personnalités de l'extrême quand j'entends un besoin ça va être des choses qui sont moins extrêmement tout regain qui sont moins attendus de cette manière là ça vous pensez moi je vois pas bien ce que je pense au un peu à la démystification qu'on a de cette question des extrêmes par exemple par les médias quand on voit des vidéos de marine le pen qui par le dell qui parle pas de ces idées qui sont je peux les qualifiés nous abonde sur certains sujets comme quelque chose d'extrême s'est très fortement atténuée dans les médias je trouve est d'accord de ce dernier marine le pen ou jean luc mélenchon ils n'ont pas l'impression d'aller voter vers quelque chose de radical c'est ce que voulait nous dire c'est notamment grâce à ce que à ses messages sur les réseaux sociaux oui tout à fait dans les messages des réseaux sociaux et même plus largement depuis quelques années on a enfin des façons communiqué de la part des extrêmes qui sont beaucoup plus beaucoup moins simple donc salissent les images de tout le monde sur l'échiquier politique oui mais car bon moi je rejoins un peu ce qui a été dit sûr il ya aussi la personnalisation de la vie politique prend une ampleur considérable et c'est bien dit par par paul il ya une volonté aussi des gens de s'intéresser sur la personne il ya le côté émotionnel qui est préparé aussi c'est le média training que certains politiques que quand on mettre en oeuvre pour se préparer lors de débats lors de deux vidéos ou autres et puis aussi le fait que tout champ lexical qui est employé par par une part notre société par nos candidats par nos politiques moi je me suis engagé en politique en tout cas pour pour quelque chose et pas contre quelque chose parce que c'est on arrive souvent quand même c'est pour ça qu'il ya ça les pousse dans une radicalité dans ça tout va mal et donc on se parle et négatifs voilà par le négatif en réalité et ça c'est bien dommage parce qu'en réalité on en tout cas si on veut faire la politique qui on veut changer les choses on y va dans une envie avec des convictions pour que notre proposition aboutisse et pas contre quelque chose qui existe déjà c'est tout le kenyan sugnens mais qu'est ce que ça peut donner à terme parce que si on regarde les résultats des votes des jeunes en 2017 lors de la dernière élection présidentielle 26 % des 18-34 ans ont voté marine le pen 25 % ont voté jean luc mélenchon ça veut dire que plus d'un jeune sur deux a voté pour un parti je vais pas dire extrêmes puisque ces condamnés par la plupart des partis qui sont jugés comme ça mais par un parti très à droite ou très à gauche de l'échiquier politique constance de péniches y comment observer ça j'ai parfois l'impression que c'est aussi lié au fait que dans le discours politique et c'est en partie lié aux réseaux sociaux est en partie liée au contexte mondial dans lequel on est aujourd'hui on ne fait plus une proposition de deux visions de société il ya moins 7 cette recherche en tout cas de la part des partis traditionnels que ce soit l air ou parti socialiste on est en quête aujourd'hui de redéfinir ce projet de société dans lequel on souhaite s'inscrire et donc d'offrir aussi à la jeunesse une perspective pour rêver c'est ce qui manque beaucoup à je trouve dans la manière dans l'expression politique de la jeunesse j'avais le souvenir normalement que la jeunesse elle était là pour rêver un monde idéal et on quitte progressivement cette capacité à aller rêver un monde idéal alors on se raccroche à des choses un peu radicale même si pour moi la jeunesse a quand même souvent été radical il ya mai 68 oui j'allais s'est pas complètement gouvernement villepin et les loi sur le cpe j'étais en plus à tolbiac à l'époque donc vraiment bastion bastion delà des revendications étudiantes donc il ya toujours eu cette forme de radicalité chez la jeunesse mais parce qu'elle était animée par un rêve et une envie d'aller vers et l'a peut-être que ce qui change c'est qu'à travers les crises que nous traversons est et ce sentiment que il va être trop tard on n'est plus dans le rêve on est dans la réaction à et donc forcément la réponse politique n'est pas la même mais ce que vous dites est complètement faits corroborés par un des grands indicateurs de l'enquète nouvelle vague 2021 on demande aux jeunes est ce qu'il est nécessaire d'avoir un idéal pour vivre 40 points de moins dans un sondage c'est pas très fréquent par rapport aux années 80 alors il faut pas bon je vivais à l'époque il y avait une jeunesse qui était inquiète il y avait un chômage très fort on promettait aux jeunes des tuques ou un premier istres avait dit vous êtes chauffeur venait qu'à créer votre entreprise y avait la crainte du sida sur le plan intime et y avait toujours un idéal et l'idée qu'il y avait cette grande vie on de la société qu'est ce qui s'est passé il ya eu d'exercice du pouvoir à gauche et à droite qui a quand même déçu une partie importante des français et c'est vrai que vraiment exactement comme vous le dites et à ce sentiment d'urgence face à des problèmes dont on sent qu'il faut les résoudre très très vite totalement la question du climat donc on n'est même plus dans l'avenir dans le dos et dans le temps on est dans l'urgence qu'est-ce qui réconcilie ray ces jeunes à la politique j'ai plus envie de dire les jeunes parce qu'en âme héros c'était le complexe que ça mais qu'est ce qui d'après vous rémi garde on pourrait les ramener vers la politique au sens encore une fois traditionnel du terme avec les partis les élections le vote quoi un jeu ni s'engagent plus tellement en soit sur sur des convictions sur des idées parfois il peut il est plutôt sur la balle il est sympathique je les rencontre et j'ai échangé avec lui bon il parait dynamique enfin et que c'est une berge pas que les jeunes en réalité c'est le majeure partie des français aussi aujourd'hui on voit la différence quand un candidat vient sur place et discute avec un français l'impact est direct on peut même ça peut exiger envie de vous dire même que ça peut changer le vote à la fin de la personne parce que c'est le côté présentiel la discussion en direct c'est quelque chose qui fonctionne le mieux et c'est pour ça que le porte à porte l avenir pour les pourtant il a bien disparu ce serait le lien direct pour le maillot qui pourrait ramener les jeunes à la politique allait se serait acharné elle devenir physique yann oui quelque chose qui s'est beaucoup perdu encore une fois c'était énormément exacerbée avec la crise sanitaire c'est effectivement ce contact humain c'est quelque chose dont on est vraiment demandeuses de demandeurs en tant que jeune quel pouvoir se rencontrer parce que ses deux plus belles choses en fait qu'on vite quand on est jeune que de rencontrer nos collègues enfin les personnes avec qui on étudie toutes ces personnes il ya cette question là donc de lien direct effectivement il ya cette question de redéfinition oui du projet de société pour leur donner des des perspectives et a contrario ne pas utiliser leurs craintes justement pour construire un programme et de l'autre côté et c'est ce que je disais encore précédemment c'est prendre leurs préoccupations en compte aussi et parler des sujets qui les intéressent et de la bonne manière en tant qu'élu c'est une question qu'on n'arrête pas de se poser donc et force est de constater qu'on n'a pas encore trouvé la bonne réponse la seule chose que j'ai envie de transmettre comme message à la jeunesse c'est de ne surtout jamais arrêté de s'intéresser à la politique que l'engagement politique et les multiples et on l'a même si vous parlez de politique traditionnelle je trouve que ce qui est important c'est de s'impliquer dans ce qu'on fait et d'essayer d'avoir une conduite cohérente par rapport à par rapport à ses choix par rapport à ses convictions et d'avoir un engagement associatif citoyens ça vaut tout autant qu'un engagement politique et ça permet aussi d'exprimer quelque chose faut pas oublier le poids des corps intermédiaires dans la capacité à prendre des décisions pour le pouvoir ce sont finalement les premiers interlocuteurs de l'êta dans tout un tas de décisions qui sont amenés à être prises c'est le cas aussi au parlement que ce soit le sénat où l'assemblée nationale il ya énormément d'audition des corps intermédiaires donc s'engager dans le monde associatif s'engager dans le monde syndical c'est une manière aussi de pouvoir faire changer les choses la fin oui alors les questions et pas facile c'est vrai que les gens n'attendent plus que les autres un discours de vérité faut pas se moquer d'eux ne faut pas être sur un nom en gage artificielle faut pas faire le contraire de ce qu'on a fait comme murray a été élu et puis la crise que l'on connaît la crise de défiance mais ge qui pleut la sphère des jeunes c'est une crise du résultat et c'est vrai que pour des jeunes montrer concrètement qui a des résultats ça peut ça peut leur donner envie de revenir aux urnes et traiter des sujets des plus en jean pour et puis j'ai envie de réhabiliter et partis politiques ont des cannes dans un moment où les partis politiques laissent beaucoup plus de place aux jeunes que par le passé il ya quand même la parité il ya eu le dégager ce qui fait qu'une nouvelle génération est venu dans les villes dans différentes collectivités il ya beaucoup de jeunes merci beaucoup à tous les quatre ont participé à ce débat cette émission merci à vous de nous avoir suivis comme chaque semaine on se retrouve très très vite sur public sénat bientôt [Musique] [Musique]
Constance de Pélichy