Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juillet 2020 44 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleTravail & emploi

Bourdin Direct du 1er juillet - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 20 %Défensif 42 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 23:17OuverteRéponse directe

    Jean-Baptiste Djébari, bonjour. On va parler de la route, du train, et commencer avec l'avion. Pourquoi les suppressions de postes se succèdent-elles ?

  • 23:23FerméeRéponse directe

    Airbus va annoncer demain 15 000 suppressions de postes, 5 000 en France, c'est cela ?

  • 26:37RelanceRéponse directe

    Vous ne dites pas à Airbus ce matin que vous demandez de ne pas procéder à des licenciements secs ?

  • 26:46FerméeRéponse directe

    Air France va supprimer 7 560 postes. Vous confirmez ?

  • 27:18OuverteRéponse directe

    Que dit l'État ce matin à Air France ?

  • 29:16OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y aura des fermetures de sites chez Airbus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40InvitéChiffre
    « Hier, le géant européen de l'aéronautique Airbus a annoncé la suppression de 15 000 postes au niveau mondial. 5 000 en France. »
  • 4:35InvitéFait
    « Il permet aux entreprises des secteurs les plus touchés une réduction du temps de travail, pouvant aller jusqu'à 40% en échange de garanties sur l'emploi. »
  • 5:00InvitéChiffre
    « Les allocations chômage sont également revalorisées de 0,4% pour environ 3 millions de bénéficiaires. »
  • 5:17InvitéChiffre
    « 55 millions d'euros supplémentaires vont être débloqués pour l'aide alimentaire. »
  • 5:32InvitéChiffre
    « Christelle Dubos précise que 8 millions de personnes en France auront besoin d'une aide cette année. »
  • 23:36PrésentateurFait
    « Airbus envisage une activité réduite à 60% pendant deux ans. »
  • 24:07InvitéChiffre
    « Si vous mettez en place l'activité partielle de longue durée qui a été annoncée et qu'Airbus va évidemment utiliser, c'est 1 500 emplois qui seraient sauvés. »
  • 24:20InvitéChiffre
    « C'est 500 emplois qui vont être sauvés pour Airbus. »
  • 25:00InvitéChiffre
    « Quatre fois plus que ce qu'on finançait précédemment aussi pour préserver de l'emploi. »
  • 25:30InvitéPromesse
    « Il n'y aura pas de licenciement sec. »
  • 28:47InvitéChiffre
    « Le domestique chez Air France, ça perd 200 millions d'euros par an. »
  • 33:39PrésentateurFait
    « 146 et 149 mesures proposées seront reprises. »
  • 34:04PrésentateurChiffre
    « 7 et 9 milliards d'euros. »
  • 37:42PrésentateurChiffre
    « le ferroviaire, chaque année, c'est 15 milliards de dotations publiques. »
  • 37:46PrésentateurChiffre
    « C'est 3 milliards pour le réseau. »
  • 37:51PrésentateurChiffre
    « nous avons remboursé aux collectivités 1 milliard en perte de fiscalité. »
  • 40:12PrésentateurChiffre
    « l'État a déjà compensé 425 millions d'euros au titre de la perte de fiscalité pour la région Île-de-France. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Invité9 %
  • Invité 22 %
  • Invité 32 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 1er juillet, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:11
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Frontières, ouvre-toi. A partir d'aujourd'hui, l'Union Européenne accepte à nouveau les voyageurs en provenance de 15 pays. Liste restreinte, catastrophique pour la Côte d'Azur notamment, qui se voit privée d'une grande partie de ses touristes étrangers. Airbus tente d'armortir la crise du coronavirus. Sans supprimant, 15 000 postes, 5 000 en France. Jean-Baptiste Djébari, secrétaire d'Etat au transport, sera sur RMC BFM TV à 8h30. Et puis c'est une information RMC, 55 millions d'euros supplémentaires débloqués pour l'aide alimentaire en France. Bienvenue sur RMC. L'Europe rouvre donc ses frontières à partir d'aujourd'hui.

Mais attention, encore faut-il faire partie de la liste. Une liste précise validée par les 27 et qui prend en compte évidemment la situation épidémique de chaque pays. Les Etats-Unis par exemple, où près de 1200 personnes sont mortes ces dernières 24 heures. Les Etats-Unis sont interdites. Les conséquences pour le tourisme s'annoncent désastreuses. Les locations attendent les clients, tout comme les hôtels. Reportage de Kelly Vargin à Nice pour RMC. Le soleil est présent, mais les touristes peu nombreux.

1:14
Présentateur

Les appartements et villas se louent difficilement pour le mois de juillet, affirme Lucienne Julien, agent immobilier à Nice. Pour l'instant, le mois de juillet est réellement timidement abordé par la clientèle française. Qui de toute façon ne vient jamais avant des périodes du 18 juillet. Et cette année, on les a à partir du 25 juillet. Difficile aussi de prévoir l'arrivée des 65% de touristes étrangers qui viennent habituellement. L'aéroport de Nice fonctionne toujours au ralenti, comme le constate Rudi Salle de l'Office de tourisme métropolitain Nice-Côte d'Azur.

1:42
Invité

On est quand même dans un service à minima. L'aéroport de Nice, c'est 30 vols par jour aujourd'hui. D'habitude, il y en a 250.

1:49
Présentateur

Dans son hôtel, Michel Chan ne compte que 12% de réservations. Il propose des tarifs attractifs pour capter la clientèle française. 30% moins cher que ce que l'on aurait dû avoir dans une saison d'été normale. Et puis on a des promotions, Cannes l'a initiée, mais beaucoup d'hôtels à Nice le font aussi, du 3 égale 4. C'est-à-dire que vous payez 3 nuits, mais vous restez 4 nuits. C'est aussi pour inciter nos clients à rester plus longtemps sur la Côte d'Azur. Michel Chan possède deux hôtels. Seul le splendide hôtel ouvrira en juillet. Il espère récupérer les clients de son autre hôtel à moindre frais.

2:19
Invité

L'Europe qui rouvre ses frontières, l'Allemagne qui prend les rênes de l'Union pour 6 mois. Lourde tâche prioritaire pour Angela Merkel convaincre les pays réticents d'adopter le plan de relance économique de 750 milliards d'euros. Le secteur de l'aéronautique va-t-il un jour pouvoir se relever de la crise du coronavirus ? Sans qu'il n'y a pas de vaccin, difficile d'imaginer un retour à la normale. Hier, le géant européen de l'aéronautique Airbus a annoncé la suppression de 15 000 postes au niveau mondial. 5 000 en France. Jean-Wilfrid Forquest, vous vous trouvez avec Maxime Sougnac pour RMC devant l'usine Airbus de Saint-Martin-du-Touche près de Toulouse.

Près de Blagnac, pardon, à Toulouse. Les salariés attendent maintenant les modalités de ce plan.

3:07
Présentateur

Alors on a une petite idée de ce plan. Il devrait concerner un tiers des cols bleus. Ce sont des salariés qui travaillent sur ou autour des chaînes de montage. Et deux tiers des cols blancs, ce sont des salariés qui, eux, participent aux fonctions achats, aux fonctions production ou travaillent tout simplement dans les bureaux d'études. Ce plan devrait être annoncé dans les prochaines heures, en tout cas dans le détail. On saura aussi quels sont les sites concernés en France, notamment ici à Toulouse. Ce matin, dans les colonnes de notre confrère La Dépêche du Midi, le président Guillaume Faury explique que les cols bleus sont assez exposés, effectivement.

Mais, je le cite, le chômage partiel devrait les protéger en vue d'un redémarrage prochain de l'activité. Une activité qui est en forte baisse, en tout cas ici, notamment à Toulouse, depuis le début de la crise sanitaire. Les syndicats nous disent qu'ils vont rester vigilants. Ils vont surveiller de très près ce plan social. Ils refusent d'ores et déjà les départs contraints, ce que l'on appelle également les licenciements secs.

4:05
Invité

Le secrétaire d'État au transport, Jean-Baptiste Djébari, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV. Il y a des secteurs qui vont mieux, il faut le souligner. C'est le cas du marché automobile français. Perfusé par des mesures de soutien du gouvernement, on observe une hausse de 1,2% sur un an, plus 6,5% pour Renault. En revanche, PSA a vu ses livraisons continuer de baisser, moins de 9,1% par rapport à juin 2019. Nous sommes le mercredi 1er juillet, dans deux jours, c'est le début des grandes vacances. Plusieurs changements à prévoir à partir d'aujourd'hui. Aurélia Manoli.

Pas le changement, l'entrée en vigueur d'un nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée, directement lié à la crise sanitaire. Il permet aux entreprises des secteurs les plus touchés une réduction du temps de travail, pouvant aller jusqu'à 40% en échange de garanties sur l'emploi. Pour favoriser l'emploi également, une aide sera accordée à toutes les entreprises qui embaucheront des apprentis à partir d'aujourd'hui. 8 000 euros pour les majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. Les allocations chômage sont également revalorisées de 0,4% pour environ 3 millions de bénéficiaires.

Enfin, dernier changement à signaler, le prix de certains paquets de cigarettes va augmenter de 10 centimes environ. La dernière hausse était intervenue en mars, la prochaine aura lieu en novembre. C'est une information qu'RMC vous révèle ce matin, 55 millions d'euros supplémentaires vont être débloqués pour l'aide alimentaire. C'est la secrétaire d'État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé qui l'a annoncé il y a quelques minutes sur RMC. Christelle Dubos précise que 8 millions de personnes en France auront besoin d'une aide cette année. Depuis le confinement, la situation des plus précaires s'est encore un peu plus dégradée. Les associations n'ont jamais eu autant de demandes.

Reportage dans le 20e arrondissement de Paris avec bénévole et bénéficiaire des Restos du Coeur, Thomas Chupin.

5:50
Présentateur

Hier soir, la chef de la distribution ici, c'était Solène. Je récapitule. Un sandwich, un laitage, une banale. Cinq bénévoles autour d'elle pour assurer bien plus que d'habitude. On en reste 30 minutes pour faire environ 200 paniers repas. C'est pas mal. D'habitude, on sert environ 60 personnes à dîner le soir. Et dehors, une longue file d'attente pour récupérer les paniers repas. Beaucoup d'hommes, quelques mères isolées et Massie Nissa. Allez-y monsieur, bon appétit. Il vient ici depuis deux mois seulement.

6:13
Invité

Avant le confinement, je travaillais un petit peu, bâtiment, la livraison. Avec le confinement, c'est zéro, ouais. Je voulais pas venir ici prendre la part des autres personnes. Mais là, tellement je suis en galère, je viens une fois par semaine.

6:26
Présentateur

Jusqu'ici, ce centre des Restos du Coeur a réussi à répondre à la demande. C'est la première réserve. Vous voyez, il y a les couches, il y a des pommes. Mais Amine, l'un des responsables, sait bien que les besoins vont être toujours plus importants pour les mois qui viennent.

6:37
Invité

Sachant que d'habitude, on est fermé au mois de juillet. Et là, exceptionnellement, au mois de juillet, on est ouvert. On sait qu'il y aura de la demande et voilà. Les gens qui ont perdu leur travail, les gens qui étaient en chômage partiel. Puis on avait des gens qui rentraient pas dans le barème des Restos du Coeur et on les a pris quand même.

6:52
Présentateur

Et les Restos du Coeur qui s'inquiètent aussi d'un manque de bénévoles alors que les vacances estives arrivent.

6:56
Invité

Une publicité pour une marque néerlandaise de vélos a-t-elle été censurée en France ? C'est ce qu'affirme Van Moof, l'un des plus gros fabricants de vélos électriques au monde. La marque a reçu un courrier de l'autorité de régulation professionnelle de la publicité pour que son spot soit modifié avant de pouvoir être diffusé à la télévision.

7:13
Présentateur

Dans cette publicité, une belle voiture de sport. Les reflets sur la carrosserie sont sans équivoque. De la fumée noire, des embouteillages monstres et un accident de la route. A la fin du clip, la voiture disparaît pour laisser place à un vélo électrique. Lorsque l'on montre la vidéo à Flavie et Hélène.

7:31
Invité

Excellent, j'adore.

7:32
Présentateur

Les deux parisiennes semblent conquises, peu importe l'image que renvoie la voiture.

7:36
Invité

On voit aussi ce que l'automobile fait et les ravages que ça fait. On voit bien qu'il y a beaucoup trop de voitures qui circulent, l'arc à vélo, effectivement, ça peut être la solution. La société à l'origine de la vidéo ne comprend pas cette décision et s'interroge sur l'indépendance de l'autorité de régulation de la publicité. Alpha-Claude Jallot, le porte-parole.

7:54
Présentateur

On a vraiment le sentiment d'avoir été censuré. On ne se doutait pas que ça allait prendre autant de proportions. Problème, sans cet avis favorable, le clip a très peu de chances de se retrouver à la télévision. Stéphane Martin est le directeur général de l'autorité de régulation de la publicité. En France, le dénigrement n'est pas acceptable et notamment en surfant sur un caractère anxiogène. Malgré cet avis défavorable, la société a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne changerait rien à sa publicité.

8:21
Invité

C'est un drame qui fascine depuis la nuit des temps, l'éruption du Vésuve engloutissant Pompéi. Nous vous emmenons ce matin dans les coulisses de l'exposition événement qui débute aujourd'hui au Grand Palais à Paris. Pompéi, comme si vous y étiez en trois dimensions. Marion Fournay.

8:36
Présentateur

Tous les quarts d'heure, les murs du Grand Palais tremblent dans un vacarme assourdissant.

8:40
Invité

Grâce à un dispositif numérique impressionnant, le Vésuve entre en éruption sur grand écran. En 3D, une nuée de cendres noires s'abat sur Pompéi. Roy Amit, directeur du numérique. Cette irruption est vraiment condensée. Dans l'exposition, on les découvre en une minute et demie. Dans la réalité, ça a duré en fait deux jours. Mais des coups, le public peut avoir un aperçu, en tout cas, de ce qui est une irruption. L'exposition se décline en trois parties. L'avant, le pendant et l'après-catastrophe. Le visiteur peut ainsi déambuler dans les rues de la cité antique. Un parcours immersif et une reconstitution fidèle grâce aux avancées technologiques et aux dernières fouilles.

Quand on balade dans la rue de Pompéi, on balade avec des silhouettes des pompéiens et des pompéiennes. Ça, c'est dans les côtés antiques. Et du côté contemporain, on balade avec des archéologues. Cette exposition alterne des moments des émotions, des impressions, mais aussi des moments des connaissances. On apprend beaucoup de choses. Statues, vases, de nombreux objets rares sont exposés. Avoir aussi des moulages d'humains et d'animaux retrouvés recroquevillés, recouverts de cendres. De quoi en apprendre un peu plus sur l'une des catastrophes les plus fascinantes de l'histoire. Il faut évidemment réserver un créneau horaire précis pour se rendre à cette exposition.

9:52
Présentateur

Évidemment, Pompéi, 8h11 minutes. Il faut les visiter dès qu'on peut d'ailleurs aller à Pompéi. Maintenant, on peut. Il est 8h12 minutes. Tiens, Nicolas est avec nous dans les saunes à Chille-Mazarin. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Merci d'être avec nous. Vous êtes conducteur routier. Vous êtes auditeur habituel d'RMC. Auditeur ou téléspectateur ? Auditeur. Auditeur, oui. Quand on est au volant, on est plutôt auditeur. C'est ça, c'est plus compliqué. Nicolas, on parlait des Ouïghours il y a un instant. Vous dites, n'oublions pas non plus les minorités chrétiennes. Oui, parce que ceux qui sont victimes dans un pays sont des bourreaux dans d'autres.

Je trouve qu'on n'en parle pas assez. On n'en parle pas assez des chrétiens qui sont exterminés en Afrique par les musulmans. Les musulmans peuvent être victimes en minorité dans certains pays. Mais elles sont bourreaux dans d'autres. Exact. Ça me gâte des fois en fait que le deux poids, deux mesures soit fait. Non mais il n'y a pas... Il faut arrêter de penser qu'il y a deux poids, deux mesures Nicolas. C'est ça qui me... Je comprends très bien. Vous avez raison. Vous avez raison mais... Oui. C'est pour ça que je passe. Je sais, parce qu'en général quand je vais en ligne, ça finit en clash et ça finit mal.

11:04
Auditeur

Non, non. Non, je n'ai pas envie Nicolas.

11:06
Présentateur

Non mais moi non plus. J'essaie de rester zen par rapport à ça mais c'est tout le temps... Ça finit par être l'instant en fait de voir tout le temps les musulmans être placés en victime et on ne parle pas de l'autre côté. Et là quand je vous entends ce matin, je voudrais qu'on parle aussi des autres minorités qui sont martyrisées par les musulmans. Dites-moi Nicolas, tous les exactions, les crimes, les assassinats, les viols commis par Boko Haram par exemple ou par tous les mouvements islamistes extrémistes en Afrique, Dès que l'actualité est là, nous en parlons Nicolas. Et les Ouïghours, on ne peut pas dire que j'en parle tous les jours.

Là c'est exceptionnel parce qu'il y a ce rapport qui vient de paraître. S'il y a une enquête ou des informations en provenance d'Afrique et des exactions musulmanes, parce que les musulmans commettent des exactions comme d'autres peuvent en commettre, nous rapporterons les faits Nicolas. Notre but, nous, journalistes, c'est de rapporter les faits. Après nous avons parlé des Ouïghours parce qu'il y a cette politique de stérilisation dans le nord-ouest de la Chine qui est insupportable, mais il y a ces exactions, ces crimes commis par des musulmans ailleurs dans le monde qui sont tout autant insupportables Nicolas.

Il n'y a pas plus insupportable d'un côté et plus insupportable de l'autre, vous comprenez ? Je comprends tout à fait, c'est juste que l'un est plus souvent évoqué que l'autre. On n'a pas d'invité sur le plateau, là par exemple en l'occurrence. Après je ne critique pas, je suis tout à fait d'accord. Pas d'invité sur le plateau, je ne comprends pas Nicolas. Le monsieur qui était là tout à l'heure qui parlait avec vous, dans l'autre sens, je n'entends pas tout ça en fait. Nicolas, je vous invite à bien écouter, parce qu'il arrive que nous fassions, et nous l'avons fait, nous le referons, que nous rapportions des faits concernant des exactions commises par des musulmans.

Tout n'est pas dans un même sens, Nicolas. Et puis, voilà, ne regardons pas le monde sous un seul prisme. Mais quoi qu'il en soit, je vous remercie aujourd'hui. Ça fait quand même un moment qu'on ne m'avait pas pris à l'antenne. C'est vrai Nicolas. En général, je suis plutôt assez désagréable et je suis plutôt franc.

13:20
Auditeur

Bon, je sais.

13:22
Présentateur

Mais je suis content aujourd'hui de pouvoir exprimer ce que j'avais à dire, et que vous vayez laisser quand même la parole sur ce sujet qui peut être assez délicat quand même. Oui, il n'est pas pour moi délicat. Je vous le dis tout de suite Nicolas. Merci beaucoup. Hugo Bernalissi, c'est avec nous. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député de la France Insoumise du Nord, et vous présidez cette commission d'enquête sur l'indépendance de la justice, des travaux très intéressants. Jusqu'à quand ? Quand est-ce que vous rentrez ? La semaine prochaine ? On termine nos auditions la semaine prochaine, oui, parce qu'on a commencé en janvier en fait. En janvier dernier, il y a eu le Covid entre deux.

Mais il faut qu'on termine, puisqu'on doit rendre notre rapport avant le 7 septembre. C'est un délai légal. Quel est l'objectif ? L'objectif, c'est de bien comprendre la mécanique judiciaire et à quelle faiblesse peut être exposée cette mécanique judiciaire à les magistrats eux-mêmes, du parquet, du siège, et de voir, y compris en partant de cas concrets, d'exemples concrets, comment on pourrait faire pour, quand il y a du soupçon sur la justice, lever le soupçon sur la justice, améliorer le système judiciaire, améliorer l'indépendance des magistrats.

On s'est basé sur plusieurs choses, à la fois ce qu'on a vécu de la France Insoumise avec les perquisitions, ce n'est pas complètement étranger à notre réflexion, évidemment, comme vous en doutez, mais aussi... Sauf que vous n'êtes pas seul dans la commission d'enquête. Bien sûr, bien sûr, bien sûr, non, non, mais je ne suis pas seul. D'ailleurs, je suis le seul de la France Insoumise, sur la quarantaine de membres, donc comme ça, c'est réglé. Non, mais ce qui est intéressant aussi, c'est de voir les sondages d'opinion régulièrement sur l'institution judiciaire sur la justice, où la justice a une mauvaise cote de popularité, une mauvaise cote de confiance, très mauvaise. Ça veut dire quoi ?

Bien plus que les policiers, finalement, ont une excellente cote de popularité à côté de la justice. Oui, les policiers sont très populaires. Ce qui interroge quand même... Ça vous gêne qu'ils soient populaires ? Non, absolument pas. Je me dis, c'est deux institutions régaliennes. Vous en avez une, dont on pourrait se penser, comme elle est répressive, qu'elle soit moins bien vue, et la justice, comme elle est aussi répressive. Mais la police n'est pas que répressive aussi. Bien sûr, bien sûr. La justice non plus n'est pas que répressive. Non, la justice n'est pas que répressive, et on a besoin et de la police et de la justice. Et ça interroge. Mais bien sûr.

Non, non, mais ce qui interroge, c'est cette indépendance vis-à-vis du pouvoir politique. Ce qui est le plus... Pas que du pouvoir politique. Pas que du pouvoir politique. Évidemment, l'indépendance, j'avis de l'exécutif, la question centrale. Mais aussi l'indépendance vis-à-vis des médias, vis-à-vis du monde économique. Parce que quand vous avez une affaire qui défraie la chronique, le magistrat, il est sous pression de toutes les interviews qui tombent, des révélations, des fuites, des procès verbaux, etc. Mais tout le monde joue avec les médias. Je ne vais pas vous dire le contraire. La classe politique, la première. Mais c'est normal.

Vous savez pourquoi Jean-Luc Mélenchon n'accepte plus mon invitation ? Non, je ne sais pas. Je vais vous le dire, Hugo Bernalicis. Parce qu'un jour, j'ai eu le malheur de diffuser des images de la perquisition qui a eu lieu au siège de la France Insoumise. Et dans 16 autres endroits en même temps. Il faut mobiliser une centaine de policiers. Oui, mais c'est un fait. Mais diffuser des images, ce n'est pas prendre parti. Pardon. Bon, voilà. La parenthèse est refermée. La parenthèse est refermée. Je vous dis, la classe politique, pas que la classe politique, joue avec les médias. Vous le savez bien, Hugo Bernalicis. Mais c'est notre rôle. On est des personnages publics.

On essaie de faire passer des messages, des idées, des convictions. On n'est pas de difficulté avec ça. Mais alors, là, moi ce qui m'intéresse, c'est est-ce que le pouvoir politique influe sur les prises de décisions judiciaires ? Oui. Oui, de plusieurs manières. Il y a d'abord ces histoires de remontées d'informations qu'on a vues dans l'affaire Fillon, mais dans toutes les affaires en réalité, où vous avez le procureur qui est soumis au procureur général, qui est lui-même soumis à la direction des affaires criminelles et des grâces, qui est elle-même soumise au cabinet du ministre, au ministre en fait, en exercice. Et vous avez plein de mécanismes en interne.

Par exemple, vous voyez des exactions dans un tribunal, un magistrat qui se comporte mal, vous suspectez quelque chose. Seule l'inspection générale de la justice peut être saisie. Qui peut saisir l'inspection générale de la justice ? La ministre, point. Elle ne peut pas s'auto-saisir. Un magistrat ne peut pas dénoncer un de ses collègues qui va provoquer une enquête à l'inspection générale de la justice. Le Conseil supérieur de la magistrature, qui est censé être au-dessus de tout ça et garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire avec le Président de la République, ne peut pas s'auto-saisir.

Il a fallu maintenant qu'Emmanuel Macron saisisse le Conseil supérieur de la magistrature pour qu'il puisse avoir un avis sur les déclarations d'Elia Noulette devant ma commission d'enquête. Mais il y a un truc qui cloche, il y a un truc qui ne va pas. Mais d'ailleurs, ces déclarations, d'abord, est-ce qu'elles vont vous en surprise, ces déclarations ? Non, franchement non. Non, franchement non, parce que c'est plutôt les déclarations de tous les autres qui m'ont surpris, si je peux me permettre. Parce que j'avais l'impression qu'on était dans un monde parfait. Est-ce qu'il y a eu là la volonté d'empêcher François Fillon d'être candidat à la présidentielle ? Vous le pensez ou pas ?

De la part d'Elia Noulette et du Parquet National Financier ? Non. Absolument pas. Et de la part du pouvoir politique en place à l'époque ? Bien sûr, mais on est dans une bataille politique. Donc il y a eu la volonté, la volonté d'empêcher François Fillon de se présenter à la présidentielle ? Non, pas de se présenter. Il y a eu la volonté de le déstabiliser. De le déstabiliser. Et là, on voit bien, et c'est toutes les questions que nous allons poser demain à Mme Champreneau, procureure générale. Pourquoi a-t-elle demandé autant d'informations à Eliane Noulette, autant de précisions ? À qui les a-t-elle fait remonter ? À la direction des affaires criminelles et des grâces ?

Et ensuite, qu'en ont-ils fait ? Jusqu'où c'est arrivé ? À quoi ça a servi ? Que y ait des remontées d'informations pour avoir les grandes généralités de l'enquête parce que c'est tombé dans les médias, etc. D'accord. Mais elle est dans le niveau de détail qui a été demandé, ce que nous a dit Eliane Noulette, des points précis, quelques heures après l'audition de M. Fillon, de demander les synthèses de ce qui s'est raconté dans l'audition en tant que telle. Parce que si on me raconte, Nicole Belloubet, elle nous raconte que les remontées d'informations, ça sert à analyser la politique pénale et à répondre de la politique pénale en général.

Excusez-moi, mais une affaire individuelle comme celle-là, à quoi ça sert pour la politique pénale en termes d'analyse ? À rien du tout. Par contre, en termes politiques, je vois très bien à quoi ça peut servir. Si vous détenez ce genre d'informations, vous pouvez les diffuser par voie de presse. Il y a la protection des sources en plus, donc vous ne serez pas inquiété, tout va bien. Et vous pouvez comme ça feuilletonner et déstabiliser un candidat à l'élection présidentielle. Enfin, je veux dire, c'est le jeu médiatique comme vous le dites et le jeu des hommes politiques et des femmes politiques avec les médias. Je n'aime pas trop ce jeu, mais bon, il existe.

Il y a un problème, c'est qu'il y a le secret de l'enquête, le secret de l'instruction, l'indépendance de la justice. Je suis d'accord. Hugo Bernalissis, un mot sur ce qui se passe avec vous, avec votre parti. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour abus de confiance et recel visant plusieurs dirigeants de votre parti, dont Jean-Luc Mélenchon. Que se passe-t-il ? Eh bien, on le sait, après les perquisitions condamnations à des amendes et c'est le parti qui a payé ces amendes. Non, c'est le parti qui a payé les dommages d'intérêt. L'association qui a payé les dommages d'intérêt. Oui, parce que les amendes, vous êtes obligés, vous vous souvenez du boxeur gilet jaune.

Il y avait une polémique sur le sujet, est-ce qu'on peut faire des cagnottes, etc. Et donc, on rappelle, exactement, c'est bien ça. On rappelle que les amendes doivent être payées par les personnes. Par contre, les dommages d'intérêt, c'est du civil. C'est du civil. Et donc, ça peut être payé par un tiers. Alors, il faut que le tiers en question, en l'occurrence, la France Insoumise, ce soit prévu dans ses statuts, qu'il y ait une délibération, etc. Ce qui a été le cas, ce qui a été fourni aux intéressés. Et dans les intéressés, figurez-vous, qui y a-t-il dans les intéressés qui perçoivent des dommages d'intérêt ? Un des procureurs du parquet de Paris. Vous ne trouvez pas ça bizarre ?

Mais paraît qu'ils n'ont pas touché. Les policiers aussi, paraît qu'ils n'ont pas touché à cet argent. Alors, pas tous. Une partie l'ont encaissé et pas d'autres. Mais c'est quand même étrange. Un procureur qui est parti à l'affaire, qui est parti à l'affaire, son propre parquet, ouvre une nouvelle enquête sur le sujet. Enfin, au moins, un peu d'essence judiciaire, j'ai envie de dire, donner ça à un autre parquet. Je ne sais pas, faites quelque chose qui ressemble à de l'indépendance. Un mot sur votre travail, mais vraiment, très très vite. Vous allez recevoir les syndicats de police ou pas aujourd'hui ? Oui, cet après-midi. Exactement. Ça a changé. Merci beaucoup, Hugo Bernalicis. Merci.

Il est 8h23, vous êtes sur RMC.

21:03
Invité

On va parler d'Airbus qui va supprimer 15 000 emplois, dont 100 000 en France. Et ce, en dépit du plan de soutien de 15 milliards d'euros à l'aéronautique annoncé par le gouvernement, on y revient avec Guillaume Paul, la chronique éco dans un instant. RMC. RMC, 6h-9h. Vaudraire direct.

21:21
Présentateur

Bien, Frédéric Simotel, je vais en parler avec le ministre des Transports, secrétaire d'État qui est mon invité, Jean-Baptiste Djebary, dans un instant. Chez Airbus, on va supprimer en France 5 000 postes. 5 000 postes en France. Alors, on aura le détail demain pour savoir quels sont les sites entre Toulouse, Saint-Nazaire, Nantes qui seront les plus touchés. Alors, c'est la France et l'Allemagne qui sont les plus touchées. Ce sont les 15 000 suppressions de postes au total. Donc, France et Allemagne, plus de 5 000 chacun. Alors, évidemment, derrière tout ça, c'est la crise du Covid, l'arrêt de l'activité à cause du confinement, pas de vente d'avions et donc pas de livraison.

Il n'y aura pas de départ contraint. Alors, c'est à l'issue, on imagine quand même qu'il y aura des licenciements secs parce qu'aujourd'hui, on demande départ anticipé de retraite, des plans de départ volontaire, le gel des embauches, les chômages partiels pendant 24 mois. Mais des licenciements secs ne sont pas exclus. Alors, c'est vrai chez Airbus, c'est vrai chez Air France aussi. Oui, c'est vrai chez Air France. En fait, on se rend compte que c'est tout le secteur de l'aéronautique. Mais pas qu'en France, en Europe. Airbus ne va tourner qu'à 40% de sa production normale jusqu'en 2021 et on estime que le retour au niveau d'avant crise, ce sera 2025.

Et effectivement, on voit Air France, on voit Lufthansa pour les compagnies terrennes, Aeromexico ce matin qui s'est mis sous le dépôt de faillite en Amérique. J'ai vu Delta aux Etats-Unis qui supprimaient, je ne sais pas combien, 10 000 postes. Et puis derrière, ce qu'il faut voir par rapport à Airbus, c'est tous les sous-traitants. On a Daer qui a déjà annoncé 1300 postes, 10 000 chez Safran au niveau mondial. On a Dérichebourg Aéronautique Service, 700 postes. Au total, en un mois et demi, c'est 35 000 postes en comptant ceux d'Airbus qui ont été supprimés dans tout ce secteur aéronautique.

Donc là, il y a vraiment une grosse crise et malgré une aide, on en a parlé, mais là, il va falloir attendre 2025 avant de revenir à un niveau d'avant crise. Que dit l'État ? Que fait l'État ? Eh bien, Jean-Baptiste Djibari va nous répondre. Ce qu'un tas d'État au transport, il est avec nous sur RMC BFM TV dans un instant.

23:12
Invité

RMC Bourdin Direct,

23:13
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin. Jean-Baptiste Djibari, bonjour. Bonjour à vous. On va parler de la route, on va parler du train, on va commencer avec l'avion. Pourquoi ? Parce que les suppressions de postes se succèdent. Airbus qui va annoncer demain combien ? 15 000 suppressions de postes, 5 000 en France, c'est cela ? Envisager. D'abord, il faut bien avoir conscience que la crise dans l'aéronautique elle est majeure. On n'a jamais vécu d'ailleurs une crise comme ça depuis qu'on a démocratisé l'aviation. Et ce qui s'est passé, c'est qu'Airbus a vu au même moment et partout dans le monde ses commandes annulées ou stoppées. Et Airbus envisage une activité réduite à 60% pendant deux ans.

Donc il y a un contexte et socialement, effectivement, il est envisagé au niveau mondial 15 000 suppressions d'emplois, dont 5 000 en France, mais ça ne tient pas compte des différents dispositifs d'État et des dispositifs d'entreprise. Je prends un exemple. On a fait les calculs cette nuit. Si vous mettez en place l'activité partielle de longue durée qui a été annoncée et qu'Airbus va évidemment utiliser, c'est 1 500 emplois qui seraient sauvés. On investit aussi massivement sur l'avion de demain, la nouvelle génération d'avions verts, sobres en carbone. C'est 500 emplois qui vont être sauvés pour Airbus. Déjà 2 000 emplois.

Puis après, vous avez les dispositifs d'entreprise, le volontariat, les plans départs volontaires, les congés formation, les mobilités à l'intérieur du groupe. C'est bien pour Airbus. Je pense aux salariés d'Airbus, 49 000 en France. Mais je pense aussi aux sous-traitants. Parce que Airbus, c'est bien beau. Mais les sous-traitants, c'est quoi ? C'est 150 000 dans la région de Toulouse, plus largement. 80 000 en Occitanie, mais c'est beaucoup. 80 000 en Occitanie et 150 000 en France. Vous avez raison de dire que c'est une filière. Et d'ailleurs, on a une filière en France qui sait construire à la fois des avions, des moteurs, de l'avionique.

C'est une filière complète qu'on a en France et qu'il faut préserver. Quatre fois plus que ce qu'on finançait précédemment aussi pour préserver de l'emploi, des compétences qui sont des compétences critiques, qui servent à l'aéronautique, qui servent à la défense, qui servent au spatial. Et je le dis, j'ai esquissé un petit peu ce qui peut se passer avec un chiffre qui paraît extrêmement gros, 5 000 emplois en France. Il ne paraît pas, il l'est. Oui, il l'est, mais qui va diminuer, je l'ai dit. Quasiment 2 000 emplois sauvés du fait des dispositifs d'État et puis des dispositifs que j'ai évoqués. On va sauver entre 2 000 et 3 000 emplois sur 5 000.

Plan de départ volontaire, accord de performance collective. Il n'y aura pas de licenciement sec. En tout cas, l'État demande à Airbus de faire en sorte qu'il y ait le moins de départs contraints, le moins de licenciement secs possible. Le moins, ça veut dire pas. Vous ne dites pas à Airbus ce matin, je vais vous poser la même question qu'on vous l'a posé à propos d'Air France. Vous ne dites pas ce matin, nous demandons à Airbus de ne pas procéder à des licenciements secs des départs contraints. Deux choses.

D'abord, Airbus a un patron, Guillaume Fouy, qui est quelqu'un de remarquable, extrêmement responsable et qui fera en sorte, et je le sais, et il l'a dit, d'avoir le moins de départs contraints possibles. Mais il y en aura. Une fois qu'on aura mis en œuvre les dispositifs. Moi, je veux être un responsable politique réaliste. Quand on dit que depuis le début du Covid, on a eu 98% du trafic aérien qui s'est effondré, que la crise, elle est possiblement durable. On parle de retour à la normale en 2023, 2024, 2025. Moi, je ne sais pas dire comment les Français, les Européens vont revoyager. Je ne sais pas dire si vont revoyager loin.

Je ne sais pas dire si notamment la clientèle d'affaires va revenir dans les avions. Je ne sais pas dire ça. Et ne sachant pas dire ça, je ne sais pas prévoir les cadenas de commande des avions. Et donc, Airbus, évidemment, aura à vivre une période très difficile. L'État est là aux côtés d'Airbus. L'État est là aux côtés d'Air France. Mais la responsabilité politique, c'est de ne pas faire des promesses que d'aucuns ne sauraient réellement tenir. Air France va supprimer autre chiffre, 7560 postes. C'est bien cela. Vous confirmez. 7560, 6560 Air France et 1000 dans sa filiale. C'est effectivement les chiffres qui ont été évoqués hier en comité d'entreprise extraordinaire.

Ces chiffres, encore une fois, ils dépendent beaucoup à la fois des dispositifs d'entreprise et puis de la reprise du trafic. La différence avec l'industrie, c'est que quand le trafic reprend pour les compagnies aériennes, très rapidement, vous avez à nouveau de la trésorerie et vous avez à nouveau des capacités de déploiement de résistance. Que dit l'État ce matin à Air France ? Que dites-vous à Air France ce matin ? Plusieurs choses. D'abord, l'État a soutenu à France 7 milliards. Vous savez, ce n'est pas 7 milliards pour payer des plans sociaux. C'est 7 milliards pour pouvoir survivre, pour pouvoir payer les salaires à la fin du mois. C'est vrai qu'Air France...

Mais financer des plans sociaux aussi. Chaque mois. Cet argent va aussi. Je vais jusqu'au bout du raisonnement. Chaque mois, Air France perd des centaines de millions d'euros actuellement. Chaque mois. Donc l'État a prêté à Air France 7 milliards d'euros de manière à ce qu'Air France survive la crise, puisse se reconstruire et puisse prendre d'une part des engagements environnementaux ce qu'elle a fait et reconstruire son outil industriel. Effectivement, son réseau court-courrier domestique, c'est les chiffres que vous avez annoncés sur Hop. Parce que c'est nécessaire.

Et de la même façon, nous avons demandé à la direction d'Air France d'avoir le moins de départs contraints possible, d'avoir recours évidemment là aussi au départ volontaire. Il y a un accord collectif de performance collective qui a été signé par les pilotes il y a maintenant une semaine. Et puis de le faire en concertation avec les territoires. Il y a une dimension d'aménagement du territoire aussi à la présence d'Air France. On reparlera peut-être de la suppression de certaines lignes aériennes. Ils seront extrêmement attentifs à ce que le retrait de l'activité ou la contraction de l'activité ne se fasse pas. Mais l'argument est toujours le même. L'argument est toujours le même.

Il est nécessaire d'accélérer la transformation de l'entreprise. Ça, j'entends ça partout. C'est pas qu'Air France. D'abord, Air France, quand on regarde depuis 10 ans, ce n'est pas le cas dans l'industrie. Airbus allait très bien avant la crise. Elle est très bien avant la crise. Et Boeing va aussi très mal. Et peut-être d'ailleurs plus mal qu'Airbus. Air France a eu toujours depuis 10 ans des problèmes de structure de coût. Notamment sur les réseaux domestiques. Le domestique chez Air France, ça perd 200 millions d'euros par an. Donc, ce n'est pas tout à fait durable. Air France a une filiale, Transavia, qui va reprendre une partie des vols intérieurs.

Vous savez qu'il y a des vols par ailleurs qui sont subventionnés et qui vont demeurer. Ils sont importants. Je pense notamment aux vols vers Aurillac, vers Brive, vers Limoges, vers le Grand Massif Central. Ce sont des vols d'aménagement du territoire. Et puis, il y a des vols, des lignes, qui vont effectivement être supprimées au bénéfice du train quand c'est possible et quand la concertation territoriale le permettra. Alors, je vais y revenir sur ces suppressions de lignes. Mais je voudrais Airbus et Air France parler des fermetures de sites. Est-ce qu'il y aura des fermetures de sites chez Airbus et le site Airbus ? Est-ce qu'il y en aura ? Ça, c'est trop tout pour le dire.

Mais je prends l'exemple de Renault. Parce que vous savez que Renault à l'époque avait lancé des fermetures de sites. L'État a demandé à Renault de revoir sa copie. Mais il y en a sur les fermetures de sites. Il y en a choisi l'Ora, par exemple. Il y a des regroupements aussi. Sauf que l'État agit, l'État prête. L'État fait en sorte aussi. Et je le dis parce que nous investissons. Les plans de soutien que nous avons posés, c'est à la fois pour rebondir maintenant, permettre aux filières de survivre et c'est pour préparer l'avenir. Quand vous investissez plusieurs milliards d'euros sur l'avion du futur ou le véhicule électrique, vous créez les emplois de demain.

Vous relocalisez de l'emploi en France. Et donc, je le dis, il faut aussi avoir une vision de moyen long terme sur ce que l'État fait parce que l'État, aux côtés des entreprises et des filières, est en train de construire les emplois de demain localisées en France. Bien, Air France, c'est le site de Morlaix qui va fermer. Alors, Morlaix, c'est compliqué. C'est un site de maintenance. Oui, c'est un site de maintenance. Avant trois ans. C'est vrai ? Pour la filiale. Hop, il y a effectivement un plan qui vise à regarder l'avenir du site de Morlaix. Fermeture avant trois ans. Il y a des sites aussi à Lille, à Roissy. Oui, non mais... Lille, à Toulouse, à Roissy.

Moi, je n'anticipe pas les discussions, y compris au niveau territorial que nous allons avoir avec l'État C. L'État C. En tout cas, il y a... En tout cas, en supprimant... Est-ce qu'à Morlaix, le site sera fermé avant trois ans ? Je développe mon raisonnement parce que c'est la conséquence d'un raisonnement. J'attends la réponse. Contraction de 40% du réseau domestique. Il y aura donc trop de sites de maintenance. Il y a les sites de maintenance en Bretagne, il y a les sites à Lille, il y a les sites évidemment à Paris, à Lyon, etc. Donc, il y aura trop de sites pour faire la maintenance de façon rationnelle sur le plan économique. Il a été évoqué, effectivement, des pistes.

Les choses vont s'organiser maintenant territorialement. Vous voyez ? Parce que, par exemple, en région Bretagne, il y a le sujet du site de Morlaix, il y a le sujet des lignes de Quimper, de Lorient. Donc, tout ça va s'organiser en lien avec les syndicats, en lien avec les régions. Vous savez que les régions, par exemple, à Morlaix, il y a un lycée professionnel qui fait la jonction avec le site de Morlaix. Donc, tout ça, vous voyez, va s'organiser rationnellement en lien avec les territoires et dire oui ou non à cette question maintenant n'aurait pas de sens parce que la réponse n'est pas réellement connue. Bien.

Lacan, vous avez regardé de près, évidemment, les propositions de la Convention citoyenne sur le climat, j'imagine, parce que vous êtes très concerné. Jean-Baptiste Diébari, suppression de toutes les lignes intérieures lorsqu'il y a moins de 4 heures. Vous avez vu ça ? Vous, vous proposez 2h30 ? Vous proposez 2h30 parce que c'est rationnel sur le plan de l'aménagement du territoire. Et j'en disais un mot, mais si vous supprimez les lignes à moins de 4 heures, en tout cas, avec une alternative ferroviaire à moins de 4 heures, vous supprimez les lignes à Clermont-Ferrand, à Limoges, à Brive, à Rodez, à Aurillac.

À Aurillac, pour prendre qu'un exemple, j'étais hier avec le député du Cantal, Vincent Descœurs, il faut 7 heures pour aller à Aurillac en voiture. Si vous faites ça, vous asséchez des territoires. Vous asséchez des territoires qui sont par ailleurs déjà enclavés. Donc 2h30 avec une alternative par TGV, robuste, c'est rationnel, nous allons l'organiser parce qu'y compris au niveau territorial, ça nécessite de parler aux aéroports, aux régions... Ça veut dire qu'il n'y aura plus de navettes Bordeaux-Paris, par exemple. Elle ne revolera plus. D'abord, c'est un peu... Je ne sais pas s'il restera certainement des navettes Bordeaux-Roisy parce que beaucoup de... Bordeaux-Roisy, oui.

Bordeaux-Roisy, parce que beaucoup de passagers aussi sont en correspondance. Bordeaux-Orly, c'est fini. Mais quand vous regardez, par exemple, d'abord Paris-Bordeaux sur le train, depuis 2017, il y a un TGV qui met 2h4. Et en fait, beaucoup de voyageurs qui prenaient l'avion prennent le train. Paris-Strasbourg, près de 2h, ça a été ouvert il y a 4 ans. Aujourd'hui, 90% des personnes qui prenaient l'avion TGV confortables, à des prix corrects, abordables, les gens se déportent assez naturellement vers le train. Et donc, nous allons accompagner ce mouvement, encore une fois, en lien avec les territoires. C'est important de le dire. Bien. Roissy-Charles-de-Gaulle, il y a un projet. Terminal 4.

Oui. Oui, il y a un projet. Mais moi, j'ai lu encore la Convention citoyenne qui dise « Ah non, non, non, pas d'extension d'aéroport. » Alors, ce projet verra le jour ou pas ? C'est deux choses différentes. D'abord, pas d'extension en soi. je pense que c'est un peu excessif. On a un projet, par exemple, à Nantes. Vous savez que Notre-Dame-de-Lande a été fermé. Donc, il y aura des extensions d'aéroports, vous n'allez pas suivre. Il y aura des extensions sobres quand c'est nécessaire. Je prends le cas... Je ne comprends pas. Pardon. Mais je vous réponds Jean-Baptiste, j'ai barri. Parce qu'il ne faut pas qu'on soit... Bon.

Un, il y a eu ce travail de la Convention citoyenne mise en place par le Président de la République. Le Président de la République est intervenu lundi en nous disant 146 et 149 mesures proposées seront reprises. Et parmi ces mesures, donc reprises, il y a terminé l'extension de l'aéroport. Et vous me dites ce matin que non, à Nantes, on va continuer l'extension de l'aéroport et Roissy... Vous l'avez dit, j'ai suivi les travaux de la Convention citoyenne. Cette mesure, elle vise essentiellement le terminal 4 de Roissy. Donc, vous savez qu'il était prévu pour accueillir 40 millions de passagers complémentaires. Coups entre 7 et 9 milliards d'euros. 7 et 9 milliards.

Aujourd'hui, en l'état du trafic aérien, je rappelle qu'à Roissy, on a environ 15% des vols, qu'effectivement, le trafic aérien n'est pas prévu pour récupérer le niveau d'avant 2019, avant 2023, 2024. Les extensions de capacité à Roissy aujourd'hui paraissent être un pari audacieux pour le dire comme ça. Donc, le projet du T4, du terminal 4, va devoir être probablement revu. Annulé ? En tout cas, re-questionné. Coups bénéfices. Moi, je ne sais pas dire si en 2030, il faut des capacités d'extension à 20 millions ou pas. Aujourd'hui, il est stoppé. Il y a un moratoire sur ce projet. Disons-le comme ça. En revanche... Alors, y a-t-il un moratoire sur ce terminal 4 ?

Il n'y a pas de moratoire juridique. Non, pas de moratoire juridique. Mais effectivement, le projet va devoir être vu pour le dire très clairement chez vous. En revanche, par exemple, à Nantes, vous savez que nous avons supprimé le projet de Notre-Dame-des-Landes pour des considérations écologiques. On a un problème de saturation de l'aéroport de Nantes très prochain. Et on a fait en sorte de proposer, en lien avec les élus, un projet de réaménagement sobre d'ailleurs, environnementalement sobre pour Nantes, en lien avec les élus qui seraient mis en place dans les prochaines années. Nous allons regarder ce projet.

Mais je pense que ce projet, construit avec les élus au bénéfice du territoire, est un bon projet, sobre en aménagement, qui correspond aux besoins du territoire et à sa vitalité et à son développement économique. La Convention citoyenne, pour Emmanuel Macron, était-ce, ou est-ce, une urgence climatique ou une urgence électorale ? Non, mais je crois vraiment que... Non, mais je vous pose la question. Il l'a très bien exprimé, vous savez. Oui. Et d'ailleurs, ça permet aussi de répondre, puisque vous parlez d'élection, on voit qu'il y a quand même, y compris d'ailleurs chez Europe Écologie Les Verts, chez Les Verts de manière générale, plusieurs courants.

Il y a ceux, effectivement, qui considèrent que la nature est au-dessus de tout et qu'y compris les droits de la nature doivent, quelque part, être de rang supérieur aux droits des humains de l'humanité et qui prônent une forme de décroissance organisée. C'est Julien Bayou, par exemple, chez Europe Écologie Les Verts et plein d'autres. Aurélien, l'astrophysicien dont l'on m'échappe à l'instant. Et puis, il y a, et d'ailleurs, Yannick Jadot est un peu dans cette veine-là, un courant écologiste progressiste qui considère que, je prends un exemple, l'avion, qu'il ne faut pas supprimer l'avion, mais qu'il faut que l'avion se verdisse, soit demain, soit en carbone, etc.

Donc déjà, c'est parfaitement bien. Et je pense que c'est ça que nous défendons pour répondre à votre question. Le président de la République, d'abord, il dit deux choses. Comme Yannick Jadot, vous êtes très proche. Avec peut-être moins de... Je sens la grimace, là. Non, non. Un demi-sourire. Un demi-sourire. Non, le président de la République, il dit deux choses. D'abord, c'est la responsabilité de l'humain de préserver la nature. Je crois qu'il a fondamentalement raison. Et ça, c'est effectivement être écologiste de façon progressiste. Et il dit, deuxièmement, notamment dans les transports, mais pas que, il y a effectivement des mouvements à accélérer.

Le verdissement des transports est déjà très largement à l'oeuvre, mais il faut accélérer. Et puis, il y a des choses qu'on va apprendre de la crise. Vous savez, que beaucoup de personnes qui habitent dans les métropoles, à Paris ou ailleurs, veulent peut-être retrouver un peu d'air à la campagne ou à l'oeuvre. Ça va questionner les modes de transport, la capacité de se déplacer. Et ça, c'est des choses que nous allons construire ensemble, d'ailleurs. Alors, j'ai des questions précises. Vous allez me répondre si vous êtes favorable ou pas à propos de la Convention citoyenne. TVA sur les billets de train qui passerait de 10 à 5,5%. Vous êtes pour ? Favorable sur le principe.

Mais l'histoire nous enseigne, notamment à l'époque où on a baissé la TVA sur la restauration, l'histoire nous enseigne que les baisses de TVA qui coûtent cher à l'État en général ne sont pas répercutées dans la poche des consommateurs. La SNCF le fera, non, quand même ? Donc, si on fait la baisse de la TVA, il faut s'assurer que la baisse est répercutée au bénéfice des IG et des voyageurs. Et je le dis sur le ferroviaire parce qu'en ce moment, j'entends la petite musique de vous dépenser ou vous subventionner telle ou telle filière et pas le ferroviaire. Je le dis aux Français, le ferroviaire, chaque année, c'est 15 milliards de dotations publiques, de dotations publiques.

C'est 3 milliards pour le réseau. Là encore, sur les transports publics, nous avons remboursé aux collectivités 1 milliard en perte de fiscalité. Donc, le ferroviaire est un mode essentiel et que ce soit par une baisse de TVA ou par des investissements massifs, notamment sur le fret, nous aurons évidemment une politique très ambitieuse sur le ferroviaire. Alors, sur l'automobile, sortir des avantages fiscaux sur le gazole, il va falloir sortir ? C'est le fameux sujet lié à la taxe carbone, vous savez. C'est le fameux sujet. Donc, le président a été assez clair. Et d'ailleurs, il a repris l'exemple pour parler des 110 km heure.

Il a dit que parfois, vous avez des politiques très ambitieuses qui achoppent sur une mesure qui devient symbolique et inacceptable. Et on a d'ailleurs payé pour voir, si je puis dire, avec la mesure des 80 km heure. 110 km heure, vous étiez contre. 110 km heure, moi, j'ai toujours considéré que ce n'était pas qu'une mesure écologique. Et d'ailleurs, le bilan écologique, il faut vraiment le regarder. Mais moi, je vous parle des avantages fiscaux sur le gazole. C'est le sujet de la taxe carbone dont on dit qu'aujourd'hui, elle n'est pas tout à fait en discussion. Nous allons travailler avec la commission.

Vous êtes favorable à la sortie des avantages fiscaux sur le gazole pour préserver l'environnement ? De toute façon, on est favorable. De toute façon, il faudra parce qu'on est sur une stratégie ou une trajectoire de sortie des véhicules fossiles. Avec une interdiction, d'ailleurs je le dis, en 2040, de la vente des véhicules thermiques fossiles. Mais dites-moi, et interdiction de la publicité puisqu'on parlait des véhicules les plus polluants ? Ça, c'est de la publicité, par exemple pour les SUV ? Ça, c'est deux sujets différents. Mais je vais y répondre. Oui, mais deux sujets différents mais qui ont un lien. D'abord, pourquoi la convention propose ça ?

Elle dit, elle a raison, qu'aujourd'hui, les véhicules lourds, polluants, doivent être désincités à l'achat. Et elle a raison. Et d'ailleurs, on le fait puisqu'on a un malus extrêmement important sur les véhicules qui sont lourds. On fait toujours de la publicité sur ces véhicules. Et ils disent, il faut faire la fiscalité et la régulation ou l'interdiction de la pub. Entrons dans ce débat. Ce qui compte, c'est d'avoir demain des véhicules qui soient sobres en carbone et qui, effectivement, ne soient pas incités à l'achat parce que ce n'est pas l'interdiction de la publicité. En tout cas, je suis favorable à ce qu'on entre dans ce débat de façon complètement transparente et ouverte.

Est-ce qu'il faut faire la fiscalité plus l'interdiction ? Est-ce qu'il faut réguler ? Est-ce qu'il faut informer ? Les Français sont intelligents, M. Bourdin. Oui, je suis d'accord. Je suis d'accord. Rentrons dans le débat. L'esprit ouvert. C'est d'ailleurs ce qu'a demandé le président de la République. Donc, on va... SNCF RATP en région parisienne. Valérie Pécresse menace d'arrêter de payer le 8 juillet si l'État ne compense pas les pertes sévères dues à la crise sanitaire. Est-ce que l'État va compenser ? Est-ce que l'État va payer ? Je vais beaucoup parler avec Valérie Pécresse. Je dis deux choses.

D'abord, l'État a déjà compensé 425 millions d'euros au titre de la perte de fiscalité pour la région Île-de-France. L'État compense. Mme Pécresse, la région a les moyens de payer le 8 juillet. Je lui ai écrit, je lui ai dit en trésorerie et avec ce que nous avons compensé, elle a les moyens de payer la RATP et la SNCF. Je le dis aussi, nous avons une clause de revoyure avec la région sur ces sujets de fiscalité et nous nous engageons par ailleurs, parce qu'il y a deux sujets, les pertes de recettes parce qu'on a moins de trafic passager. On engage avec toutes les régions ce sujet de savoir comment on compense les pertes de recettes.

Donc, nous sommes tout à fait ouverts mais je ne veux pas que les voyageurs, les usagers de la région de l'EFrance soient pris en otage politique d'un sujet pour lequel l'État... Est-ce que le pass navigo va augmenter parce qu'il y avait cette solution, augmenter le pass navigo ? Oui, c'est un argument politique. Vous voyez bien que dire augmenter de 20 euros ce que nous ne souhaitons évidemment pas est un argument politique pour faire pression sur l'État. Moi, je le dis, nous avons fait en sorte de compenser Mme Pécresse et la région Île-de-France de la même façon que les autres régions. Mme Pécresse a les moyens financiers de payer la RATP et la SNCF au 8 juillet. C'est sa responsabilité.

Je souhaite qu'elle le fasse et en même temps, je dis que nous sommes ouverts à poursuivre les discussions et elle le sait. Et elle le sait et nous avons fait en sorte qu'elle ait les moyens de poursuivre le paiement comme elle doit le faire contractuellement d'ailleurs. Bien. Manifestation nationale des VTC. Il y avait des VTC qui étaient là tout à l'heure ici même qui demandent trois choses. D'abord, un meilleur contrôle des chauffeurs. Oui, c'est tout le sujet de la régulation des plateformes. Vous savez qu'on a la loi mobilité d'il y a un an et demi nous avons déjà engagé. Il y a des faux chauffeurs. Il y a des faux chauffeurs. Il y a des faux chauffeurs.

Il y a aussi des gens qui cumulent. Alors, comment les contrôler ? Vous parliez ce matin des fraudes au chômage partiel. Il y a aussi des gens qui cumulent avec des emplois de chauffeurs VTC. Alors, parfois déclarés, parfois effectivement en étant sous-traités par des gens qui organisent des locations. Quelles vont faire ? Nous allons beaucoup plus contrôler. Je pense qu'il y a un sujet quand même à nouveau de régulation des plateformes. On voit bien d'ailleurs qu'y compris la jurisprudence a requalifié en salariat un certain nombre, en tout cas un chauffeur. Ça doit interroger sur le modèle des plateformes.

Ces plateformes, elles restent utiles parce qu'elles ont créé de nouveaux modèles économiques. Et puis, ils sont sortis aussi beaucoup de gens de la précarité en leur donnant accès à un premier emploi. Donc, il faut regarder tout ça mais de toute façon, nous entrons dans une ère à mon sens où on va devoir re-questionner toutes ces plateformes. Les VTC souffrent en ce moment. Les chauffeurs de taxi

42:31
Auditeur

souffrent en ce moment.

42:33
Présentateur

Oui, ils souffrent beaucoup. Ils souffrent beaucoup parce que les clients ne reviennent pas. Ils reviennent essentiellement. Je ne remets bien sûr. Parce que l'activité n'a pas encore tout à fait reprise. Le VTC, c'est 4,50 euros la course minimum. Est-ce qu'on ne peut pas augmenter ? Mais d'abord, nous avons fait plusieurs choses dans la loi. Nous avons imposé un tarif minimum par course. Le fait qu'ils puissent refuser la course si le tarif est trop bas. Le fait d'avoir une visibilité préalable. Vous avez augmenté le niveau de la course ? C'est un sujet qui est en discussion avec ce qu'il représente. En tout cas, il faut une forme de régulation fiscale, sociale.

Vous voyez bien, c'est un sujet partout. C'est un sujet dans l'aérien. On voit bien que les prix des billets d'avion ou les billets d'avion à 10 euros, ce n'est plus possible d'une manière générale. On peut parler de booking ce matin dans votre émission. C'est fini ça. Vous allez interdire ça. Ce que je constate, c'est que partout en Europe... Comme en Autriche. Vous avez vu que c'est interdit en Autriche. En dessous de 40 euros. Ils ont taillé ça pour leur compagnie nationale. Tout ça se regarde... En tout cas, il y a un sujet de régulation sociale et un sujet de régulation de tarifaires dans les transports qui par ailleurs sont subventionnés.

Tous ces sujets se traitent aussi au niveau européen. J'organise avec quelques collègues allemands, néerlandais, espagnols, italiens une session de travail sur la lutte contre le dumping fiscal et social dans les transports, notamment aériens et maritimes. On a laissé prospérer des modèles en Europe qui sont des modèles datés qui, honnêtement, ont fabriqué des précaires dans le travail et ça, je crois que dans l'ère d'après, le monde d'après, on l'appelle comme on veut, ce n'est plus possible. Merci Jean-Baptiste Tubari d'être venu nous avoir 8h54. Vous êtes sur RMC et BFM TV.

44:01
Invité

RMC pour l'indirect.

Bourdin Direct du 1er juillet - 8h/9h · Pourquijevote