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interviewLCI (sur YouTube)· 2 mai 2024 9 min

Troupes : Macron l'envisage, "si Moscou perçait"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

arrêtons de nous mettre des limites à nous-mêmes dans l'aide que l'on fournit à l'Ukraine c'est un nouvel appel signé Emmanuel Macron dans Y économiste au moment même où d'autres on va en parler dans un instant appel à faire tomber le tabou de l'utilisation des armes occidentales sur le territoire russe voilà ce que dit le chef de l'État quand on lui pose la question maintenez-vous vos propos concernant un un envoi éventuel des troubles au sol tout à fait comme je l'ai dit je n'exclus rien parce que nous avons face à nous quelqu'un qui n'exclut rien nous avons sans doute été trop hésitant en formulant les limites de notre action à quelqu'un qui n'en a plus et qui est l'agresseur et puis un petit peu plus loin il dit si les Russes devaient aller percer les lignes de front s'il y avait une demande ukrainienne ce qui n'est pas le cas aujourd'hui on devrait légitimement se poser la question c'est ça l'idée générale c'est d'arrêter de se fixer des limites à nous-mêmes c'est de les repousser en fonction des agissements de Vladimir Poutine je sais pas s'il faut interpréter comme cela je crois surtout que ce débat a lieu depuis un certain temps parce que le Président de la République a bien pris conscience que les liges ukrainiennes pouvaient être percé et finalement changer le sens de la guerre et que les Russes allaient gagné sur le terrain et il a parfaitement posé le problème si effectivement malgré les équipements qu'on a envoyé ou qui n'arriv sont pas encore arrivé que l'armée ukrainienne tombe qu'est-ce qu'on fait la question est posée qu'est-ce qu'on fait on laisse faire ou on fait quelque chose on attend qu'elle tombe pour ça bah la question c'est une vraie question normalement onattend pas qu'une armée tombe pour venir la secourir et pu le temps d'arrivver il va avir un certain temps donc en fait mais il pose je dirais pas la question militaire sur le terrain enfin sur la sur la table mais la question politique et moi je ver ça sur un autre point euh la constitution de la 5e République permet quand le président de la République de faire à peu près ce qu'il veut sur ces questionslà sur les questions militaires ou mais là on est dans un conflit euh complètement hors norme par rapport à nos valeurs de société depuis 35 ans h et que à ce titre-là je consevit difficilement que le Président de la République prenne la décision d'envoyer des troupes sur le terrain en Ukraine se battre sans qu'il y ait un vote formel du Parlement soutenant cette décision et pas uniquement un avis pour mémoire c'est-à-dire vraiment on envoie des troupes très bien quel est le choix parlementaire et là on pourrait comprendre que ça puisse se faire et après le choix militaire bah les militaires sont là pour servir là où on leur demande de servir comment vous l'interprétez les uns et les autres il dit il il parle d'en voie de troupe pour se battre justement comme le le disait le Général Benoît euh bah là si la si l'hypothèse qui est retenue c'est l'hypothèse d'un effondrement de des lignes ukrainiennes d'une percée russe euh il s'agit pas forcément de se battre mais potentiellement de déployer des troupes pour en fait créer une ligne que l'armée russe ne pourrait pas dépasser sans rentrer en guerre avec les avec les puissances occidentales maintenan je pense qu'effectivement on est plus dans l'ordre de la politique que dans quelque chose de concret d'abord parce qu'au-delà du problème parlementaire français national qui se poserait il semble difficilement envisageable qu'une intervention de cet ordre se fasse hors du cadre de l'OTAN et donc dans un cadre interallié et en fait c'est tout le problème et c'est toute la limite de ce type de déclaration c'est que le facteur temps si les lignes ukrainiennes sont percées est décisif ou et entre la le temps de la décision politique et PU puis ensuite le temps logistique du déploiement militaire sur le terrain les opérations elles auront continué de se auront continué de se dérouler donc je pense que c'est plus un c'est plus une position politique de principe pour l'instant en tout cas que quelque chose qui est vraiment concret ouais ça veut dire qu'on est en plein dans l'ambiguité stratégique encore une fois là Magalie oui en fait c'est je suis assez d'accord en fait c'est pas c'est pas pour le faire demain évidemment mais c'est pour maintenir cette ambiguïé vis-à-vis de Poutine et c'est en fait ce qu'il a essayé de faire aussi le 26 février c'est-à-dire on s'est fixé peut-être trop de limite on a peut-être trop dévoilé notre jeu a priori et finalement Vladimir Poutine en a profité donc aujourd'hui ne nous mettons plus de de limite maintenons cette ambiguïé qui pourra peut-être un jour on ne sait pas mais aller jusqu'à ce déploiement de de de troupe au sol mais c'est une façon de dire à à à à Vladimir Poutine on est vraiment très sérieux en fait c'est ça le message qu'il que que qu'Emmanuel Macron veut veut envoyer évidemment il il il il est pas question pour lui de revenir sur ce qu'il a dit le 26 février donc il est toujours dans une façon de aussi de justifier ses propos du du 26 février de mieux les expliquer parce qu'on sait très bien les réactions que ça a suscité notamment dans dans certaines capitales européennes donc en fait il explique qu'on ne peut pas en fait se se permettre de perdre contre la Russie donc de toute manière si vraiment on arrivait dans un cas de figure où les Russes perent le front oui de toute manière il faudra il faudra bouger et bouger nous en tant qu'Européens après on y est pas parce que percer le front c'est pas dans l'esprit à mon avis du chef de l'État grignoter trois village dans le donbas c'est vraiment une percée c'està-dire arriver à fondre sur Kief ou ou remettre Odessa réellement dans le dans le viseur ce sont sur des des des grandes villes comme ça ce sera pas pour pour le don c'est là qui est l'ambigué justement on sait pas dans quel quel serait le le contexte quel serait l'événement qui pourrait déclencher une telle une telle prise de Arlette euh je voudrais que vous écoutiez le ministre hongrois des Affaires étrangères il était à la rédaction tout à l'heure là parce qu'il était interviewé par Darius rochbin qui nous a fait l'amitié de nous en laisser un extrait l'interview sera à suivre en intégralité demain soir dans l'émission de de de Darius mais lui a posé la question puisque le cette interview de d'Emmanuel Macron venait de tomber écoutez ce qu'il dit le président de la République précisément réitère le fait que des troupes au sol ne seraient pas exclus par exemple si Kief était menacé qu'en pensez-vous c'est une déclaration que nous trouvons menaçante en effet nous vivons juste à côté de cette guerre nous sommes un pays voisin et nous savons que s'il y a des troupes sur euh le terrain sur le territoire ukrainien et bien la guerre va gagner en ampleur et cette escalade euh prend déjà une dimension géographique hein c'est-à-dire que ça ne va pas à des milliers de kilomètres nous nous sommes juste à côté nous sommes dans un pays voisin et nous ne souhaitons pas que cette guerre escalade alors au lieu de penser à de nouvelles exportation d'armes au lieu de penser à mettre des soldats sur le terrain ou encore penser à une utilisation de l'arme nucléaire il faut mettre un terme à cette guerre il faut déclarer un cess le feu et les négociations de paix doivent commencer c'est la seule manière d'avancer c'est la seule manière d'éviter une nouvelle catastrophe Arlet on le dit à chaque fois qu'il y a une prise de parole dans économistes de ce soit que ce soit Zelenski Macron ou d'autres le fait de parler dans cette dans cette publication là n'est pas anodine et puis le timing non plus il parle évidemment aux autres Européens oui enfin les Hongrois ont une position un peu particulière hein ce sont c'est la dissonance à l'intérieur de l'Union européenne puisqueeffectivement eux à chaque fois on souvient de Victor Orban sortant de la salle dans laquelle était en train de discuter de voter les les les chefs d'État ou de gouvernement européens pour qu'on puisse adopté le dernier paquet d'aide à l'Ukraine donc ils ont une position différente c'est pas le premier ministre polonais qui aurait peut-être pas dit la même chose le tout petit problème puisque vous disiez on parlait tout à l'heure de décision politique pour Emmanuel Macron on fait renaître l'ambiguité stratégique l'ambiguité stratégique avait soulev tellement d'interrogations de questions et de contestations en France qu'on se souvient très bien qu'après ces propos du président de la République tous les ministres a commencé par le ministre des armées avaient plutôt si j'ose dire déminé euh cette prise de position en disant attention soutien au sol soutien c'est mieux que troupe au sol et soutien ça veut dire des gens qui viendraient en appui pour faire un certain nombre de tâches notamment de de formation de réparation de certains matériels il s'agit pas d'engagement dans les combats parce que engagement dans les combats ça voudrait dire qu'effectivement on est en guerre avec avec la Russie donc c'est ça puisqu'on est en période électorale si quelqu'un l' a oublié euh il y a des élections donc ça va susciter et servir d'argument à ceux qui sur la ligne de Victor Orban disent il ne faut surtout pas être dans l'escalade et plutôt envisager la paix donc ça c'est le risque de politique aujourd'hui en France le risque politique après le général a raison il y a une vraie question c'est si effectivement il y avait l'annonce d'une défaite ukrainienne ou la possibilité d'une victoire de la Russie forcément tout le monde s'interrogerait mais dans le moment euh c'est vrai qu'Emmanuel Macron ne revient jamais sur ce qu'il a dit euh il peut amender d'une certaine manière euh ses propos mais jamais dire je j'aurais dû les formuler autrement bref pour le moment je pense que c'est un élément c'est remettre une petite pièce dans euh la machine électorale pour les élections européennes en France et ça ne lui déplaît sans doute pas