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interviewRMC· 5 juin 2026 30 min

Affaire Lyhanna : le porte-parole de la Justice dresse un constat d’échec

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Une chose est sûre, c'est que c'est un constat d'échec collectif. Et quand j'ai dit collectif, c'est au nom de l'institution que je représente, c'est-à-dire l'institution judiciaire, mais c'est même un échec collectif de l'État puisqu'on voit bien que c'est probablement un une succession de dysfonctionnement à la fois systémique au sein du ministère de la justice, au sein éventuellement des forces de l'ordre et même de l'éducation nationale probablement puisque se pose des questions sur un certain nombre de signalements qui auraient été fait ou n'auraient pas été fait au moment où ce monsieur aurait été licencié de l'éducation nationale. C'est Sasa Sacha Strobkan qui est avec nous, le porte-parole du ministère de la justice.

Bonjour. Bonjour, merci de votre invitation. Est-ce que le ministère de la justice va présenter ses excuses aux parents de cette petite fille ?

Euh c'est pas étant une question d'excuse parce que de toute manière rien euh ne pourra consoler ses parents. Et je veux commencer par avoir un mot de compassion pour eux parce qu'évidemment on imagine si le corps qui a été retrouvé se confirme être celui de leur fille l'état dans lequel ils sont. Une chose est sûre, c'est que c'est un constat d'échec collectif.

Et quand j'ai dis collectif, c'est au nom de l'institution que je représente, c'est-à-dire l'institution judiciaire. Mais c'est même un échec collectif de l'État puisqu'on voit bien que c'est probablement un une succession de dysfonctionnement à la fois systémique au sein du ministère de la justice, au sein éventuellement des forces de l'ordre et même de l'éducation nationale probablement puisqueon se pose des questions sur un certain nombre de signalements qui auraient été fait ou n'auraient pas été fait au moment où ce monsieur aurait été licencié de l'éducation nationale. Donc de fait c'est un constat d'échec.

Ça veut dire que la la protection de de l'enfance n n'est pas une priorité au ministère de la justice. Il y a d'autres combats menés importants contre le narcotrafic, contre les les délits routiers et autres. Et on met au second plan euh lorsqu'un enfant se plaint d'avoir été violé, en parle à ses parents et que ses parents courageusement vont porter plainte, finalement ça n'aboutit pas.

Alors si si pour le coup vous les avez cité les deux priorités du ministère de la justice et du ministre de la justice et elles sont très claires. C'est à la fois la lutte contre la criminalité organisé qui s'est décliné ces derniers mois. Je vais pas revenir sur la création du parquet national de lutte contre la criminalité organisée, la création des prisons de haute sécurité et la deuxième priorité, elle est très claire, c'est la protection des femmes et des enfants.

C'est-à-dire que vous avez un certain nombre de circulaires de politiques pénales qui ont été prises ces derniers mois pour expliquer clairement aux procureurs généraux qui sont d'ailleurs invités à la chancellerie à la demande du ministre lundi pour faire le point. Tous les procureurs sont convoqués lundi. Ils sont attendus à la chancellerie pour faire le point.

Invités. Oui, on dit invitez-moi convoquer parce que c'est des fonctionnaires répondent à la convocation urgence pour pour pour dire quoi ? Qu'est-ce qui va leur être rappelé ?

Ah bah il va être rappelé sans me faire l'écho du ministre et de ce qui sera dit dans cette réunion mais tout simplement qu'il y a des consignes très clair qui ont été passé par la chancellerie par la la direction des affaires criminelles et des grâces et donc le ministre sur le fait que effectivement la protection des mineurs est un sujet prioritaire et que ces dossiers doivent être traités en priorité et avec le plus grand sérieux. Et donc vous avez là manifestement un certain nombre de dysfonctionnements systémiques. Mon but est pas de jeter l'eau probre. vous savez, sur des responsabilités individuelles.

On verra s'il y en a, mais bien sûr, les deux peuvent éventuellement se cumuler. Mais moi, ce qui me paraît quand même important de rappeler au-delà de l'institution que je représente, je représente aussi des hommes et des femmes. Si vous voulez, quand vous êtes magistrat, comme quand vous êtes gendarme, policier, que vous travaillez à l'hôpital, que vous travaillez dans l'éducation nationale, vous levez tous les matins pour aider, protéger, accompagner et notamment des enfants.

Vous vous levez pas le matin en vous disant je vais fermer les yeux sur un danger pédocriminel et attendre qu'une jeune fille meure. à ceci près que le policier peut être poursuivi pour avoir mal fait son boulot et le magistrat c'est un peu plus léger. Et donc ah bah il y a la possibilité, le ministre l'a dit clairement, à la fin il y a la possibilité de poursuite disciplinaire et il a dit il l'a dit en tant que chef d'administration qui prendrait ses responsabilités.

On pourrait avoir un jour une espèce d'exemple, je suis désolé, mais qu'enfin on on dise aux juges que le peuple français les regarde dans leur travail puisqu'ils rendent la justice au nom du peuple français et que les dysfonctionnements, les échecs collectifs un jour amènent à des sanctions individuelles. Alors, c'est c'est une question très légitime que vous posez parce que ça me semble important de le rappeler. Moi, quand je il y a encore quelques mois, je rendais la justice en votre nom à tous, je ne la rendais que parce que vous m'avez délégué ce pouvoir.

Hm hm. Je la rendais en votre nom. Et donc à partir du moment où il y a une rupture de confiance entre vous étiez magistrat, pardonnez-moi, mais magistrat du siège du par magistrat du siège.

D'accord. Vous étiez en correctionnel ou en civil ? Oui, tout à fait.

J'étais au tribunal judiciaire de Paris et je m'occupais notamment du contentieux à la fois terroriste et de la criminalité organisée. Et donc quand je rendais des décisions, je les rendais en votre nom à tous. Et donc à partir du moment où il y a une rupture de confiance entre vous et moi, bah à partir du moment où c'est vous qui m'avez délégué ce pouvoir, ça pose une question sur quelle est ma légitimité à continuer à l'exercer ? vous posz une question extrêmement importante.

Maintenant, ça serait faux et un peu simpliste de dire que c'est facile parce qu'en vérité, vous avez un autre principe dans notre justice et qui a un principe important qui est le principe de l'indépendance et de fait, on ne peut pas sanctionner un magistrat pour une décision qu'il a rendu de la même façon qu'un autre fonctionnaire parce que ça viendrait éventuellement porter un jugement sur le fond de la décision qu'il a rendu. C'est pas pour autant que vous êtes dans un système d'irresponsabilité totale parce que pour le coup vous avez le fond des décisions et ensuite vous avez tout simplement pour dire les choses simplement est-ce que vous avez bien ou mal fait votre travail ? Et si vous avez mal fait votre travail, il y a la possibilité de vous sanctionner.

L'état a déjà été sanctionné. Mais prenons un exemple concret dans cette affaire Liana. On apprend que l'été 2025, en août 2025, la maman de Rosa, une petite fille qui se plaint d'avoir été violé par l'homme qui est aujourd'hui en prison, donc cette maman va porter plainte pour viol sur mineur.

Bon, ensuite les parquets se demandent qui doit prendre l'affaire et cetera. Là, ça prend 5 mois, donc on arrive au mois de décembre et finalement en janvier une gendarmerie est saisie de de cette affaire. Bon, il se passe rien et en juin, il y a il y a ce drame.

Donc de de d'oût 2025 à juin 2026, il y a donc une petite fille qui dit avoir été violée par un homme et cet homme à aucun moment ne sera entendu. Et c'est mais c'est là mais c'est justement c'est le parfait exemple de ce que malheureusement je vous disais, c'est que une responsabilité systémique n'exclut pas des éventuelles responsabilités individuelles. Pour moi, elles peuvent se se cumuler dire à la fois du procureur.

Le but est je rappelle qu'il y a une triple enquête administrative ou en tout cas une enquête administrative conjointe entre l'inspection générale de la justice, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et l'inspection de l'éducation nationale qui est diligentée pour justement faire la lumière sur tout ça. Mais les deux peuvent se cumuler. C'està-dire vous avez dit tout à l'heure, vous avez dit que c'était une priorité la lutte contre les violences faites aux femmes, aux enfants.

Bah visiblement pas dans le GERS. Dans le GERS, c'est pas une priorité. Sinon, onattend pas des mois et des mois avant de se saisir sérieusement d'une affaire dans lequelle une petite fille se dit avoir été violée par un adulte de 41 ans.

C'est guerre mieux à Paris hein. Par en tout cas là ça s'est passé dans le GERS. En tout cas je je pense que là aussi ce que vous dites est parfaitement légitime et je pense honnêtement et c'est pour ça que je suis là ce matin.

Je pense que pour nos concitoyens c'est incompréhensible. Ce que nos concitoyens retiennent, c'est que en gros, on peut avoir une petite fille qui arrive dans un hôpital sur laquel on constate des lésions en dénonçant d'effets de viol ou d'agression sexuelle et que pendant plusieurs mois, il ne se passe rien. Et ça, pour le coup et le gendarme qui engueule la maman parce que il a elle appelle trop souvent la gendarmerie pour avoir des nouvelles de cette affaire.

Ça c'est tout à fait. Là, on est dans les responsabilités individuelles aussi. Ça c'est tout à fait incompréhensible.

Et là, il sanction administrative, sanction disciplinaire. De fait, je vais pas vous faire l'enquête administrative et la sanction disciplinaire avant que ça n c'est pas incompréhensible. À un moment donné, il faut qu'on soit carré, c'est pas compréhensible.

Vous avez aujourd'hui des policiers et des gendarmes qui reçoivent des plaintes de femmes qui sont maltraitées par leur mari, viol même des fois agressé physiquement enfin taper. Et en fait derrière, il y a rien derrière, on la renvoie chez elle et après on apprend qu'elle était morte, elle a été tuée de semaines plus tard et en fait vous, on a beau dire et on vous entend c'est vrai, on avait j'ai entendu Macron en 2012 dire c'est ma pas en 2012, c'était son 2022 quand il est élu, c'est ma priorité violence sexe. C'est c'était Hollande et en fait il y a rien qui se passe, c'est systémique en fait.

En fait, tu peux pas dire, je peux pas vous laisser dire qu'il y a rien qui se passe. Je pense que il y a plusieurs choses. C'est c'est en fait à mon sens il y a il y a trois niveaux de responsabilité.

Il y a une responsabilité pour partir du plus large, une responsabilité sociale. Vous voyez hier, j'ai déjà fait un certain nombre de plateaux et j'entendais des témoignages, y compris dans le village de gens qui disait bah, il allait régulièrement à la sortie du collège et puis il prenait dans sa voiture pendant une demi-heure 1 heure des jeunes filles et visiblement tout le monde le savait et ça n'inquiétait personne. Et donc il y a quelque chose qui est presque de la notion de la société de vigilance.

C'est-à-dire que c'est notre responsabilité à tous aussi à un moment de se dire bah en fait c'est des comportements qui sont anormaux et d'en donner connaissance soit à l'autorité judiciire soit à l'éducation nationale. Ensuite vous avez la responsabilité de l'État que évidemment je ne conteste pas et c'est pour ça que parce qu'on doit rendre des comptes à nos concitoyens une fois de plus comme je vous le disais parce que c'est vous qui nous déléguez le pouvoir de juger les autres. Donc je suis là pour rendre des comptes et c'est pour ça que je je réponds à vos questions.

Évidemment qu'il y a une responsabilité de l'État et ensuite le troisème niveau c'est une éventuelle responsabilité individuelle. Vous avez dit systémique, vous avez dit il y a un problème systémique, ça veut dire quoi ? Bah c'est que par exemple, je pense que vos auditeurs et téléspectateurs découvrent que au 21e siècle, on se transmet des procédures pénales criminelles quasiment à d'autres charrettes et queon n'est pas capable de faire ça par des envois numérisés et sécurisés en sachant exactement qui envoie quoi, à quelle date non plus.

Je vous donne un autre exemple, c'est que il y a quelques il y a quelques semaines, j'ai fait un certain nombre de plateaux à la suite d'un d'un rapport de l'inspection générale de la justice sur l'affaire Pélico ou en tout cas la première affaire Péico avec un rapprochement, vous savez, au fichier national au FNAEC qui avait matché dès 2010 et visiblement qui n'avait pas été traité. Bah, c'est la même chose en fait dans ce rapport. On on ce rapport nous dit à l'époque ça a été envoyé par un courrier simple au juges au magistrat en charge du dossier.

Donc on ne sait même pas si à l'époque il a reçu ce rapprochement, ce match entre l'ADN de monsieur Pélico et le fichier. Là aussi, c'est pas possible. C'est-à-dire queau 21e siècle, vous pouvez pas avoir un envoi de lettrre simple pour un dossier aussi important et un sujet aussi important alors que votre convocation d'âseil syndical vous est envoyé par recommandé numérique.

Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on arrive pas à aller plus vite ? Pourquoi on n pas les moyens ?

Pourquoi est-ce qu'on ne modernise pas rapidement ? Alors que en plus on est à une époque où avec l'intelligence artificielle, les portables, tout va ultra vite et et une mission de l'État, la justice, bah elle est quasiment au point mort ou au ralenti tout du moins. Ça a bien avancé quand même sans défens.

Non, mais c'est je je remercie maître de de donner de de l'eau à ce que j'allais vous dire, mais faut être évidemment que on peut toujours faire plus, évidemment qu'il faut toujours faire plus. La vérité c'est quand même que c'est une institution euh je parle je reprends les propos d'un garde des saut il y a quelques années, il y a maintenant au milieu des années 2010 qui disaiit que c'était une institution en voie de clochardisation. Depuis 10 ans, il y a d'énormes efforts qui ont été faits.

Mais la difficulté, c'est qu'on partait de tellement loin que malgré ces efforts, le temps de rattrapage est colossal. Je vous donne un exemple. Sur les quatre dernières années, on a recruté 1500 magistrats.

Pour que vos auditeurs se rendent compte, c'est encore qui compte 8000 personnes. On a recruté 1500 personnes de plus. Vous vous rendez bien compte que c'est quand même massif.

On a recruté 1800 greffiers. Alors pourquoi c'est toujours aussi lent ? Mais parce que on est longue déjà parce qu'il y a du stock.

Exactement. La formation est longue, on a du stock de dossiers et ensuite c'est une administration qui a pris énormément de retard. Vous êtes pas noyé par la bureaucratie parce que c'est un peu le mal français et pas seulement pas seulement dans la justice un peu partout on le voit.

C'est quand même la bureaucratie, le poids de l'administration des des procédures qui fait que à un moment donné englué par tout ça, on oublie l'essentiel à savoir protéger les victimes. J'entends et je pense que effectivement c'est un peu un serpent de mer et qu'il y a moyen de simplifier les choses. Après, je pense que quand on parle de de justice, bureaucratie est impropre parce que vous voyez, le jour où il vous arrive quelque chose à vous, à moi, que vous êtes accusé de quelque chose, vous êtes quand même content qu'il y ait une procédure pénale très claire qui soit là pour protéger vos droits et que ça soit pas l'embastiment et que du jour au lendemain, on vous embastit et que ça bah oui, on l'embassit pas beaucoup en France mais justement parce que vous avez cette procédure qui prend un exemple concret que Charles Consigni avocat donne souvent ici George Floyd qui affaire extrêmement médiatisé aux États-Unis.

Donc cet homme qui a été tué par la police la faire s'est réglée en 1 an malgré quand même la pression, les manifestations. En 1 an et bien le le le policier était condamné va jugé et condamné. Voilà 1 an.

Alors on n'est pas du tout seul emblématique en France ça aurait mis 5 ans 6 ans une détention provisoire. Mais si alors on n'est pas du tout sur le même sur le même modèle que les États-Unis, c'est que vous avez un modèle où déjà les États-Unis, c'est une justice en grande partie négocié. C'est-à-dire que vous avez 90 % des dossiers criminels qui sont l'objet d'un deal entre le procureur et qui en fait ne font jamais l'objet d'un procès.

Donc déjà c'est pas du tout le aller vers ça aussi ou pareil aussi avec la transaction civile aussi. Bien sûr. Alors pour le coup il y a des marges de manœuvre et c'est d'ailleurs pour ça là on s'éloigne du sujet de la protection des enfants en tant que tel.

Mais par exemple, vous avez un projet de loi qui a déjà été voté au Sénat et qui qui arrive exactement le PL des coupables criminels qui vise à réduire les délis d'audiencement, c'est-à-dire de dire bah face à des faits qui sont reconnus à un auteur qui accepte de rentrer dans cette voie, il y a une victime qui l'accepte aussi, pourquoi attendre 2 3 ans pour avoir une date de procès quand on peut avoir une audience réduite qui a un cadre solennel. On a fait de 3 ans déjà c'est trop long de 3 ans. Pourquoi pas ?

Mais parce que mais parce que on a ça dans la tête dans notre culture, c'est que ça doit apprendre mais parce que Mais ça parce que pour le coup vous avez euh sur l'audiencement criminel, vous avez tout simplement une explosion des stocks. C'est-à-dire que en gros pour vous donner un ordre d'idée sur les deux dernières années, on est passé à peu près de 2000 procédures criminelles jugées par an à 4000 procédures criminelles jugées par an. C'est-à-dire que la cadence a augmenté de 50 %.

Donc c'est bien la preuve que les magistrats, les greffiers travaillent. Mais en face de ça, on prend en stock 1000 dossiers criminels supplémentaires malgré ça en plus par an parce que tout simplement est passé par là le fait que le narcotrafic a explosé et que donc on est obligé d'écluser ces dossiers, de les traiter vous et passé par là également le phénomène mitou qui ne vous a pas échappé et donc les violences sexuelles là aussi n'ont pas explosé en tant que tel mais sont beaucoup plus dénoncé et donc la pédocriminalité est passée après elle est pas passée après mais c'est là où je vous dis que pourquoi vous avez pas créé un parquet national contre la pé de criminalité. La question, on a créé un parquet national financier après l'affaire CUSAC.

On a créé un parquet national contre la contre le narcotrafic mais on n pas créé de parquet national contre la criminalité. Question la question peut se poser et elle est légitime après si vous voulez la différence c'est que le narcotrafic le PNF le parquet national anti le financier pardon et le PNAT c'est un portage national c'est-à-dire que c'est des dossiers très gros, très emblématiques. La lutte contre la pédocriminalité c'est sur l'ensemble du territoire.

C'est des dizaines malheureusement de milliers de dossiers et un parquet national ne peut pas lui seul traiter ces dizaines de milliers de dossiers. Et les mesures alors du coup là, ça va être quoi ? Alors ben justement, on va continuer de l'évoquer avec Sacha Stropkan qui est le porte-parole du ministère de la justice.

On aura aussi un coup de fil de Philippe qui est un ancien enquêteur de brigade de gendarmerie durant 20 ans. Et là, c'est le gendarme qui regarde le dysfonctionnement peut-être de la part de ses collègues du côté du du GERS. Et pour lui, il y a eu des erreurs qui ne sont pas imputables à ce moment-là au ministère, enfin à la justice, disons.

A Stropcan, le porte-parole du ministère de la justice est avec nous dans les GG, dans les grandes gueules puisque le ministre de la justice, le gardau, Gérald Armanin, était à une réunion avec le premier ministre Sébastien Lecnu et puis il y a les procureurs qui seront donc convoqués lundi matin pour reprendre un peu les priorités et on attend on attend de savoir si oui ou non c'est bel et bien le corps de Liana que l'on a retrouvé mais ça laisse peu de doute. Ce qui est terrible, c'est de retrouver les archives et notamment la circulaire qui date de janvier 2025 envoyée par Gérald Arrmanin, le ministre de la justice euh qui euh fixait dans cette circulaire sa politique pénale et ses priorités. Voilà ce qu'il est écrit.

Il est nécessaire en concernant les violences faites aux personnes, aux femmes, aux enfants, il est nécessaire de poursuivre votre mobilisation concernant les faits commis au préjudice des enfants. Les violences physiques ou sexuelles doivent faire l'objet d'une vigilance particulière et d'un traitement prioritaire. Il écrit ça en janvier 2025.

Tout à fait. Et je peux même rajouter que si vous prenez la circulaire, en haut de cette circulaire, il y a marqué deux choses. Il y a marqué de façon manuscrite, en plus de la signature, il y a marqué très signalé.

Euh ce qui veut dire queil faut apporter une attention particulière. La deuxième chose c'est je sais pouvoir compter sur votre détermination avec toute ma confiance. Mais plus d'un an après, c'est un échec.

Euh c'est un échec. Enfin, il faut rienser. Vous le premier mot que vous m'avez entendu euh dire sur ce plateau, c'est échec collectif.

Donc je pense que j'ai pas la volonté. Échec l'échec collectif, c'est le collectif, c'est une façon de de se dédouiner. Excusez-moi.

Est-ce qu'il y a un échec personnel de la part du ministre Gérald Darmanin sur cette questionl ? Vraiment je le pense pas déjà parce que il vous aura pas échappé que on vit dans un pays où la justice est indépendante et que donc les instructions individuelles depuis 2013 sont proscrites. C'est-à-dire que le alors c'est dire qu'on écoute pas les instructions du ministre.

C'est-à-dire que le ministre de la justice peut passer des instructions de politique pénale générale comme vous venez de le rappeler. C'est-à-dire dire sur tel type de contentieux voilà la marche à suivre mais ne pourra jamais dire dans un dossier de pédocriminalité mais comme dans n'importe quel dossier ne pourra jamais dire dans tel dossier merci de faire ça. Ça c'est proscrit, il a pas le droit de le faire.

Donc de fait sa responsabilité n'est pas celle d'un dossier individuel. Elle sa sa responsabilité c'est d'organiser le bon fonctionnement de la justice. Alors l'organiser c'est une bonne chose mais il faut aussi pouvoir contrôler parce que c'est bien beau de déposer des circulaires, de faire en sorte que on donne des bonnes mesures mais si elles sont pas contrôlées donc c'est comme si c'était dans le vent.

Donc il y a il y a aussi un problème à ce niveau-là. contrôle qui a été effectif après la circulaire de de fait il y aura jamais un contrôle malheureusement on peut le regretter mais il y aura jamais un contrôle derrière chaque dossier c'est qu'après c'est la responsabilité des magistrats qui ont en charge de ces dossiers d'appliquer ces politiques pénales comment faire pour justement améliorer ce contrôle est-ce que je sais pas moi je dis une bêtise mais est-ce que chaque fin de mois il devrait y avoir un rapport qui serait automatiquement remonté au ministère pour dire bon voilà sur telle procédure il y a eu ça au niveau de cha commissariat chaque surtout que pour le coup vous avez quand même une chaîne hiérarchique au sein du ministère de la justice qui est clair c'est-à-dire que vous avez des procureurs dans chaque chaque tribunaux de France et au-dessus d'eux vous avez dans chaque cours d'appel 36 procureurs généraux et donc c'est justement pour ça que ces 36 procureurs généraux sont invités lundi pour leur rappeler clairement que c'est leur responsabilité de faire appliquer ces politiquession que maintenant ça va être panique à bord dans dans au sein de la la la magistrature mais aussi au sein de la gendarmerie. Je disais dans le Parisien ce matin que le le patron des des gendarmes de France, la direction générale gendarmerie demandait à tous les gendarmes, à tous ceux qui trait des sujets de de faire le point sur les dossiers, de voir si si tout est en règle si voilà et de faire remonter les éventuels retards dissonctionnement.

Donc tout d'un coup, c'est un réveil général là. Bah si vous voulez, c'est que on peut le regretter qu'il faille passer par ce genre d'événement pour que on prenne conscience de certains dysfonctionnements. Mais après à l'inverse, nos concitoyens, je pourrais pas venir vous voir aujourd'hui en disant bah en fait oui, il y a eu des dysfonctionnements mais par contre on va en tirer absolument aucune conclusion et puis on va pas du tout faire une réponse un instanté parce que il y a une pression médiatique et politique.

Est-ce que ça ça va s'inscrire dans la durée ? C'est là la question. Est-ce que effectivement les futurs petites Liana seront protégé Bien sûr, mais on peut que en douter puisque vous disiez déjà que l'une des priorités de votre ministère quand est arrivé, c'était de dire que c'était la protection de l'enfant.

On est tout à fait d'accord et c'est pour ça que ces derniers mois, il y a des gros efforts qui ont été faits. Je vous ai parlé de ces politiques de circulaire pénal. Après, on a aussi conscience que il faut modifier parfois la loi.

Vous avez un projet de loi qui s'appelle protection de l'enfance qui est coconstruit avec le ministère de la santé parce que vous avez la question certes de la sanction mais aussi de la prévention euh de comment on protège mieux les enfants en amont qui sera présenté qui a été présenté en conseil des ministres il y a 15 jours. Donc c'est bien la preuve que le sujet est un sujet prioritaire. Et ensuite pour s'extraire 2 minutes de de cette triste affaire et de cette succession de dysfonctionnement, on voit par exemple avec le périscolaire à Paris ces dernières semaines que c'est un sujet.

Je pense que nos concitoyens ont découvert qu'on pouvait être maère, embaucher des gens dans un périscolaire et ne même pas avoir l'obligation légale de contrôler le casier judiciaire des gens qu'on embauche au contact d'enfant. Ça aussi manifestement c'est des dysfonctionnements sur lesquels il faut euh agir et c'est ce qu'on fait maintenant de fait de vous dire que malheureusement si on avait la formule magique pour que demain il n'y ait plus jamais de pédocriminel et qu'on arrive à tous les traiter je je serai le premier à vous dire que je voudrais qu'on écoute pardon je voudrais qu'on écoute Philippe qui euh qui est avec nous qui est du côté des Alp Maritimes qui est un ancien enquêteur de la brigade de recherche de gendarmerie. Bonjour Philippe.

Parce que c'est l'ancien gendarme qui est interpellé aussi par l'ensemble des erreurs là. Dites-nous. Alors Alin, juste pour revenir sur ce que sur ce que tu as dit en préambule, je suis pas là pour mettre la tête sous l'eau de mes anciens collègues.

Absolument pas. Euh une enquête judiciaire, c'est simple. Il y a des faits, il y a une plainte.

Des faits sont constatées, il y a une plainte qui est déposée. Le patron de cette enquête là, c'est le procureur de la République. Ça, personne pourra me contredire là-dessus.

Ce qui s'est passé pour l'affaire de de Jérôme là, Jérôme B. Euh Bara, je crois que c'est ça. Euh la la dernière plainte, enfin la plainte qui aurait pu éviter horrible qui a été déposé en août 2025, c'est que ça a été fait hors circonscription de son lieu d'habitation.

Ça c'est un premier problème parce que cette procédure pénale dans cette France là, plus personne, on n'en peut plus de cette procédure pénale. Je suis content d'avoir le porte-parole de la du ministère de la justice là sur vos plateaux. simplifier cette procédure pénale.

Aucun magistrat ne s'est penché là-dessus depuis 40 ans. On ne fait que complexifier tout ça. Normalement la plainte quand c'est ce sont pour des faits graves comme ça et ben c'est pas grave.

C'est Toulouse qui garde, elle envoie ses OPJ, elle va l'entendre, elle le place en garde à vue et c'est Toulouse qui va gérer. Parce que la compétence territoriale du lieu de l'auteur, c'est aussi la compétence territoriale du lieu des faits qui s'est passé à Toulouse. Si ça s'est passé à Toulouse, Toulouse aurait pu garder cette affaire.

Alors que là on a perdu on a perdu des mois mais je je continue. Alors ça c'est pas fait. Toulouse a décidé non on transmet à H c'est H qui reprend la compétence territoriale parce que c'est le lieu de résidence de l'auteur.

Et donc plutôt que de faire comme dans la grande majorité des dossiers où on envoie avant c'était des fax maintenant ce sont des mails urgence signalé protection de mineur et ben non on laisse un dossier sur une sur un bureau, sur une étagère parmi d'autres alors que c'est un viol sur mineur. Ce dossier n'aurait jamais dû arriver à la pauvre petite brigade de proximité du lieu de résidence de l'auteur. Ça aurait dû être géré par ou une brigade plus importante avec plus d'OPJ qui ont plus de compétences.

Une brigade de recherche. J'ai fait 20 ans de brigade de recherche. Des dossiers comme ça, on en a géré.

On a jamais attendu des mois pour pour taper les gars. Jamais de la vie. C'est une défaillance d'abord du ministère de la justice.

Monsieur le porte-parole, prenezla prenez-le comme c'est mais c'est la réalité. Et ensuite en effet, il y a peut-être une défaillance de la chaîne hiérarchique de la gendarmerie qui aurait dû dire ce dossier, c'est pas pour vous, on va la donner à la BR parce que vous vous n'avez pas le temps, vous n'êtes pas là pour ça. Brigade de proximité, c'est pour être aux proximité du public et pas pour faire des enquêtes.

Voilà, c'est tout ça la chaîne. Donc il faut pas donner Attendez monsieur, attendez attendez monsieur je porte-parole, il faut pas donner il faut pas taper sur la tête de ce pauvre gendarme. Ben je je crois pas que vous m'avez entendu dire taper sur la tête de qui que ce soit.

Si vous dites il faudre simplifier la procédure notamment sur savoir quel parquet doit je pense qu'il y a plusieurs choses dans ce que vous dites déjà de un je pense que ça n'a aucun sens honnêtement entre administration d'essayer de dire c'est plus la responsabilité de la gendarmerie que de la justice que de l'éducation nationale ou que sais-je pour le coup ce qui intéresse les gens c'est pas la responsabilité de qui c'est c'est de tout mer c'est la responsabilité de l'état et puis on fonctionne tous pour un même organisme qui s'appelle l'État la deuxième chose sur la question de la simplification la procédure pénale De fait, c'est un sujet évidemment et il y a des choses qui sont entreprises. Par exemple, c'est très technique mais vous avez une ordonnance qui a été prise il y a maintenant un an et demi pour simplifier le code de procédure pénale. Donc il y a des choses qui sont mises en place pour quand même répondre au cas précis que vous citez.

C'est bien la preuve, vous l'avez dit vous-même monsieur que c'est pas un problème de procédure. La procédure permettait au parquet de Toulouse de garder, il y avait une compétence pour qu'il puisse garder le dossier. Donc après, c'est des choix pas gardé.

Donc le parquet le parquet de Toulouse s'est trompé. Donc rien sont trompés responsabilités ind vous aurez le procure Toulouse c'est pas ce que je dis je vous dis juste que pour le coup c'est bien la preuve que là c'est pas une question de procédure c'est une question de choix qui sont faits par des magistrats ou en tout cas à un moment sur ces sujets-là donc évidemment qu'on peut je je comprends que la question une fois de plus pour revenir sur la question démocratique mais en vérité je suis pas sûr que là il y ait une urgence à jeter qui que ce soit dans la mer une fois de plus non Oui, bien sûr. Je voudrais savoir simplement question naïve et je remercie Philippe l'ancien enquêteur d'avoir été avec nous.

Question naïve. Si à ce moment-là euh on rentre dans une gendarmerie n'importe où le nom de Jérôme B le suspect numéro 1, est-ce qu'il apparaît ? Est-ce qu'à ce moment-là on voit son profil ?

Est-ce que tout le monde, enfin les enquêteurs, les magistrats, ils ont accès se disent "Ah là, on a quand même un type qu'on devrait un peu surveiller, voyez, et que ça met la puce à l'oreille. Où est-ce qu'il y a des cloisonnements aussi ? question la question des fichiers est une question intéressante parce que pour le coup même avant cette ce qui nous occupe aujourd'hui une fois de plus le périscolaire vous voyez bien que le périscolaire la question s'est posée aussi puisque le ministre de l'éducation nationale a annoncé le fait qu'il voulait créer une ce qu'il a appelé une liste noire parce qu'on voit bien qu'entre administration vous avez certes le casier judiciaire ça c'est les condamnations mais en vérité vous avez plein de choses avant la condamnation où des gens sont mis en cause et que par exemple vous êtes membre de l'éducation nationale bah vous le savez pas vous avez pas accès à ça ensuite vous avez les fichiers police Mais les fichiers police, par définition, le tage et cetera, c'est des fichiers qui sont à destination de la police.

Et donc là, pour le coup, c'est aussi protecteur pour vous, pour moi, que n'importe quelle administration sache pas si vous avez été mis dans en cause dans une affaire ou pas. Et ensuite, vous avez une autre question qui est en gros, est-ce que on crée un fichier national sur les mises en cause dans ce type d'affaires ? une question qui peut se poser mais là vous voyez bien aussi c'est juste pour vous dire c'est pas tout noir ou c'est pas tout blanc c'est que évidemment que pour protéger nos enfants, on est prêt à réfléchir tous collectivement à ça.

Mais après aussi à l'inverse est-ce que on est prêt à envisager une société du fichage généralisé ? Je suis pas sûr qu'on veuille tendre vers ça. Donc tout ça c'est des allocations de valeur aussi pour protéger nos libertés.

C'est pas juste dire en fait il y il y a qu'à faucon. Vous voyez ce que je veux dire ? que avit depuis longtemps puisque une fois de plus personne collectivement et individuellement intérêt à ce qu'il y ait des jeunes filles des enfants qui se fasse agresser sexuellement violer médiatisation va peut-être faire avancer les choses mais le drame et l'indignation générale puisqueon a le porte-parole du ministère de la justice on va en profiter.

Je je lis le bilan alors c'est le bilan donné par le Figaro. Vous allez me dire si c'est le si c'est le bon. Il y a eu 572 gardes à vue après les RX entre enfin je sais pasppelle pas supporters avec les casseurs les policiers après le le match PSG Arsenal seulement trois individus ont écopé de peine de prison ferme.

C'est ça la fermeté de la justice à la française. Vous avez plusieurs sujets sur le maintien de l'ordre. Là on s'éloigne d'un sujet honnêtement beaucoup plus dramatique même si c'est un sujet qui intéresse bien sûr nos concitoyens.

En gros, le maintien de l'ordre, vous avez euh plusieurs choses. Un, vous êtes sur un mouvement qui, par définition, est un mouvement collectif, c'est-à-dire que vous avez des dizaines, des milliers, des centaines de milliers de personnes et que par à l'inverse, la responsabilité pénale est une responsabilité individuelle. C'est-à-dire qu'il suffit pas pour vous condamner de dire "Vous étiez au mauvais endroit, au mauvais moment, monsieur.

Il faut pouvoir prouver que c'est vous qui avez fait quelque chose qui est répréhensible." Donc ça, c'est quelque chose d'assez insoluble. C'est-à-dire que dans plusieurs dizaines de pas forcément les bons Oui, mais bon quand ils sont pas qu'ils sont habillés en noir et qu'ils sont casquettes, vous faites pas présence, participation à un mouvement un tel, faut faut de nouvelles bases légales, je vous je vous l'accorde comme ça existe d'ailleurs pour les réunions dans les halles, on est d'accord mais je vous je vous dis pas qu'on est impuissant, je vous dis juste qu'il y a quelque chose d'assez insoluble pas forcément les bons.

Ensuite, vous avez la le sujet de vous avez vous avez vous avez une professionnalisation alors sans dire qu'on attrape ceux qui courent moins vite, mais vous avez une professionnalisation d'un certain nombre de casseurs qui eux ont des process, qu'on essaie de déjouer hein, mais que donc effectivement il y a quelque part où ce qu'on attrape c'est pas forcément les plus malins du lot et donc forcément les plus dangereux et donc forcément ceux qui seront condamnés le plus durement. Et ensuite vous avez un troisème vecteur qui est que vous savez vous avez la réponse immédiate les comparitions immédiates. C'est très important parce que vous avez des dossiers simple et grave qu'on peut juger immédiatement mais vous avez aussi des dossiers graves qui nécessitent des actes d'investigation qui sont plus longs.

Et donc parfois les gens sont retrouvés jugés certes, mais plusieurs semaines, plusieurs mois après. Et on a un bilan par exemple à équivalence sur le PSG l'année dernière puisque malheureusement il s'était passé la même chose et on voit bien que y compris encore 4 5 6 mois après vous avez des gens qui ont été même chose pour l'année prochaine. Bah après vous avez un sujet qui concerne moins l'institution judiciaire que les forces de l'ordre, c'est le maintien de l'ordre.

C'est-à-dire que nous on peut condamner les gens mais après vous avez aussi et ça pour le coup c'est la responsabilité du ministère de l'intérieur comment est-ce qu'on maintient l'ordre dans Paris face à des mouvements collectifs ? Ça pour le coup c'est leur problématiquage. Le président de la République vient vient de dire qu'il y a dysfonctionnement dans l'affirana.

Il demande à ce que les enquêtes administratives aillent le plus rapidement possible. Ça peut prendre combien de temps une enquête administrative ? Bah la volonté euh le le président de la République vient de le rappeler, c'est que ça aille très vite que ça se compte en semaine.

Très vite, ça veut dire en quelques semaines ça que ça se compte en semaine. Après là la réalité c'est que vous avez quand même vous avez tr vous avez trois inspections qui sont saisies en commun. Donc pour que cette inspection soit utile aussi nécessairement, il faut la laisser travailler.

Maintenant ça va se compter en semaine plus qu'en mois. Merci d'avoir été avec nous. Sacha Strobcan.

Porte-parole ministère de la justice. Merci d'avoir répondu aux questions des GG. Suite des grandes gales dans un instant.

Il est 12h-2.