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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 10 février 2026 2 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & famille

Représenter les quartiers populaires entre blancs des classes moyennes, un échec pour Eric Coquerel

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « En 2017, lors de notre université d'été insoumise, c'est moi qui ai expliqué, parce qu'à l'époque on avait une reproduction de classe sociale, très classe moyenne, qui était à peu près ce que faisait la gauche en général. »
  • 0:15Invité politiqueFait
    « Et j'avais observé très curieusement que nous qui disions que nous voulions justement représenter en priorité tous ceux qui subissent toutes les discriminations, on avait une université qui ne ressemblait pas du tout à ça, qui n'était pas diverse. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Pourquoi vous êtes représenté en Seine-Saint-Denis à ce moment-là ? »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Pour une bonne raison, très simple, c'est qu'au moment où en 2017, on a décidé justement de dire qu'il fallait qu'on aille travailler en Seine-Saint-Denis, notre mouvement justement n'avait pas cette représentation. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « ce que j'essaye de faire en Seine-Saint-Denis avec les autres députés, c'est justement de faire en sorte que nos militants, nos responsables, soient de plus en plus issus des quartiers. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « La question, c'est pas de dire que tous nos élus doivent être de couleur, d'ouard ou arabe, etc. »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « La question, c'est que si on entend représenter les quartiers populaires, leur diversité, quelque part, si d'une certaine manière, on se retrouve uniquement entre représentants des classes moyennes et donc plutôt pour aller vite blanc, ça veut dire qu'on a absolument échoué. »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « Donc par exemple, à pleine commune, à une exception près, tous nos tels de listes seront racisés, comme on dit. »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « Racisés, c'est les gens qui, du fait de leur couleur de peau, sont victimes du racisme, c'est ça que ça veut dire. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « De la même manière que le parti communiste en 36 était le premier parti qui avait fait rentrer des ouvriers à l'époque, à l'Assemblée nationale, qui étaient eux aussi très invisibilisés. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « Eh bien nous, nous assumons de faire rentrer la Nouvelle-France, toutes les discriminations, les victimes d'idéalités, discriminations, beaucoup plus d'ouvriers, d'employés. »

Temps de parole

  • Éric Coquerel100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Éric Coquerel

En 2017, lors de notre université d'été insoumise, c'est moi qui ai expliqué, parce qu'à l'époque on avait une reproduction de classe sociale, très classe moyenne, qui était à peu près ce que faisait la gauche en général. Et j'avais observé très curieusement que nous qui disions que nous voulions justement représenter en priorité tous ceux qui subissent toutes les discriminations, on avait une université qui ne ressemblait pas du tout à ça, qui n'était pas diverse.

Et j'avais dit à l'époque que oui, il faudrait se donner comme objectif, pas seulement d'avoir des militants, pas seulement d'avoir des conseillers municipaux dans les listes, ça s'est beaucoup fait, y compris par la droite, par le Parti Socialiste en Seine-Saint-Denis, mais des maires, qu'ils soient noirs, qu'ils soient arabes, c'est-à-dire qui visibilisent tous ceux qui ont été invisibilisés depuis des années, je l'ai dit. Pourquoi vous êtes représenté en Seine-Saint-Denis à ce moment-là ?

Pour une bonne raison, très simple, c'est qu'au moment où en 2017, on a décidé justement de dire qu'il fallait qu'on aille travailler en Seine-Saint-Denis, notre mouvement justement n'avait pas cette représentation. Et ce, vous me connaissez, vous savez que c'est la réalité, ce que j'essaye de faire en Seine-Saint-Denis avec les autres députés, c'est justement de faire en sorte que nos militants, nos responsables, soient de plus en plus issus des quartiers. La question, c'est pas de dire que tous nos élus doivent être de couleur, d'ouard ou arabe, etc.

La question, c'est que si on entend représenter les quartiers populaires, leur diversité, quelque part, si d'une certaine manière, on se retrouve uniquement entre représentants des classes moyennes et donc plutôt pour aller vite blanc, ça veut dire qu'on a absolument échoué. Donc par exemple, à pleine commune, à une exception près, tous nos tels de listes seront racisés, comme on dit. Pourquoi vous dites pas diversité ? Racisés, c'est les gens qui, du fait de leur couleur de peau, sont victimes du racisme, c'est ça que ça veut dire.

De la même manière que le parti communiste en 36 était le premier parti qui avait fait rentrer des ouvriers à l'époque, à l'Assemblée nationale, qui étaient eux aussi très invisibilisés. Eh bien nous, nous assumons de faire rentrer la Nouvelle-France, toutes les discriminations, les victimes d'idéalités, discriminations, beaucoup plus d'ouvriers, d'employés.