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interviewC à vous· 7 juillet 2026 64 min

Marine Le Pen candidate à la présidentielle - C à Vous l’Intégrale - 07/07/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Deux rendez-vous incontournables à la télévision chaque été: "Fort Boyard" sur France 2, avec C.Féraud aux commandes, et "Secret Story" sur TF1. C.Beaugrand a donné le coup d'envoi de cette 14e saison il y a quelques jours. 14 candidats coupés du monde ont tous un secret à défendre. - Ici la Voix.

Christophe, c'est l'heure. Au boulot. ...

Quel style! Attention, Christophe, tu débordes. - Ma star, on se réveille.

Tout ça doit passer à la télé. - Les travaux, c'est pas mon truc. - A.-E.Lemoine: C.Beaugrand est notre invité aux côtés d'un mystérieux artiste. - Je trouve ça super. - Ca me fait penser à "La Descente aux enfers". - Ce n'est pas de l'IA? - Non.

Si je vous dis que c'est un ancien politique? - Génial. - Je vois pas qui ça pourrait être. - Un ancien Premier ministre? - De quel parti? - LF, ça vous dit quelque chose? - L.Fabius. - Tout à fait. - J'aurais jamais trouvé. - Peut-être qu'après une vie de compromis, de tensions, c'est une façon de prendre et de souffler. - L'art est politique, depuis toujours.

C'est pas déconnant, comme changement. - Finalement, c'est lui qui représente le mieux ce que j'imagine de lui. - A.-E.Lemoine: Des toiles signées de l'ancien Premier ministre, ancien président du Conseil constitutionnel, qui aurait pu être candidat de "Secret Story", tant il a longtemps gardé secret son talent de peintre...

On accueille L.Fabius et C.Beaugrand. - C.Beaugrand: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: On est très heureux de vous réunir ce soir. - C.Beaugrand: C'est vrai qu'il aurait pu faire "Secret Story". - A.-E.Lemoine: Je dis pas que des bêtises! - C.Beaugrand: Moi non plus. - A.-E.Lemoine: C'est pas facile de vous imaginer avec ce talent de peintre, qui s'ajoute à votre CV très long. 50 ans consacrés à la vie politique et aux plus hautes responsabilités.

Vous comprenez que ça puisse étonner? - L.Fabius: Bien sûr.

Ca m'étonne moi-même. - A.-E.Lemoine: Surtout que vos débuts ont été mauvais.

Vos débuts de peintre. - L.Fabius: Oui.

Je peins depuis une quinzaine d'années. Je suis de la vieille école. Tant que j'avais des fonctions officielles, je voulais pas mélanger les genres.

Maintenant, je suis simple particulier. Je peux consacrer plus de temps à la peinture et exposer, notamment cette dernière exposition. - A.-E.Lemoine: Les Français ignoraient votre passion pour la peinture, mais pas les Chinois.

Là-bas, tout le monde sait que vous êtes un peintre. Pourquoi? Vous êtes le candidat idéal de "Secret Story". - L.Fabius: Des Français dans les sphères officielles et des Chinois dans les sphères officielles savaient que je peignais.

Mais tant que j'avais des fonctions officielles, non. On m'a fait une proposition de faire une exposition à Shanghai, l'année dernière, qui a été un grand succès. J'avais dit que la prochaine exposition serait à Paris. - A.-E.Lemoine: Ca y est.

C'est à la galerie Art Absolument. Pour ceux qui n'auraient pas le loisir de voir vos oeuvres, vous nous en avez apporté 3 sur le plateau. Elles sont splendides, monumentales.

La première, au centre... - L.Fabius: Il faut que je me tourne. - C.Beaugrand: Le poteau nous gêne beaucoup! - A.-E.Lemoine: Celle qui est au centre s'appelle "Profondeur". - L.Fabius: J'adore les bleus.

Le bleu est la couleur préférée des Français, d'ailleurs. Avant, c'était le rouge. Je ne sais pas s'il y a...

Le bleu est merveilleux. Il y en a tellement de différents, le bleu Klein, le bleu de Monet, de Kandinsky... - A.-E.Lemoine: Elle vaut cher?

Je pourrais l'acquérir? - L.Fabius: Le Fabius coûte entre 4000 et 25 000 euros. - A.-E.Lemoine: On est plutôt vers les 25 000? - L.Fabius: Ca dépend de la taille.

Celle-là est grande. - A.-E.Lemoine: J'attire l'attention de nos téléspectateurs sur la toile "There is no planet B", hommage à E.Macron.

C'est lui qui a parlé de "il n'y a pas de planète B". - L.Fabius: C'est Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.

Il se trouve que je me suis un peu occupé du climat. Je continue un peu à m'en occuper. J'ai fait cette toile il y a pas mal de temps.

Je sais pas exactement ce que ça représente. Pour moi, il n'y a pas de différence entre l'abstrait et le figuratif. Est-ce que c'est la planète actuelle rendue inutilisable, invivable ou est-ce que c'est une autre planète dont on voit bien qu'elle serait extraordinairement difficile à habiter?

Je trouve que les couleurs, le style général montrent ma sensibilité par rapport à cette question. - C.Beaugrand: C'est pas très optimiste, pas très joyeux. - L.Fabius: Je suis optimiste, mais aussi lucide.

Je vais pas vous faire un cours sur le réchauffement climatique. - A.-E.Lemoine: La prise de conscience a été réelle ces dernières semaines.

Les critiques d'art ont la dent aussi dure que les éditorialistes politiques? - L.Fabius: Pour l'instant, non.

Je touche du bois. J'attendais des critiques assez sévères, mais en règle générale, elles ne l'ont pas été. Pourvu que ça dure. - A.-E.Lemoine: Vous imitez qui? - L.Fabius: Napoléon. - B.Chameroy: Je croyais que c'était Garcimore. - L.Fabius: La mère de Napoléon disait ça, "pourvu que ça dure", avec l'accent corse. - P.Lescure: Vous êtes autodidacte en matière de peinture, mais un artiste a beaucoup compté dans votre vie: P.Soulages. - L.Fabius: Nous habitions à côté à Paris.

Nous allions au marché le samedi ensemble. On a fait connaissance. On est devenu amis.

Pierre était très intelligent, très talentueux. Il a été très généreux avec moi. Nous parlions de rugby, parce qu'il adorait ça, et moi aussi, et de peinture.

Il m'a donné des conseils. Je débutais. Il m'a libéré.

Pierre peignait pas seulement avec des pinceaux, mais avec des brosses, toute une série d'outils. Je m'y suis mis aussi. Je peins avec des pinceaux, des brosses, des cailloux, mes doigts...

Des pierres que je ramasse. C'est une peinture...

On ne le voit pas, mais c'est une peinture charnelle, avec beaucoup de matière. Quand je sens...

Je peins tôt le matin. Quand je sais que je vais avoir du temps, la veille au soir, avant de me coucher, je réfléchis, je m'endors, je rêve. La nature est bien faite.

Le lendemain matin, j'ai une idée. - A.-E.Lemoine: Vous êtes assis à côté de Christophe, qui a des talents de dessinateur.

Vous avez illustré un de vos ouvrages, "L'Eloge de la loose". - C.Beaugrand: C'est du style BD, mais j'ai toujours été passionné par la bande dessinée.

Ma mère pensait que j'allais devenir dessinateur, mais je me suis plongé vers le journalisme, la télévision. Je dessine toujours régulièrement. - A.-E.Lemoine: C'est des caricatures? - C.Beaugrand: Ca ne vaut pas encore 25 000 euros!

Il faut penser à l'après. La télé, c'est difficile. Il faut s'organiser. - B.Chameroy: "Ici la Voix.

Christophe, puisque L.Fabius est devenu peintre, je te propose de deviner à quelle personnalité politique française appartient ce secret." On commence avec un secret facile. "Je jouais de l'accordéon." - C.Beaugrand: Giscard. - A.-E.Lemoine: Vous aviez la réponse, Laurent? - L.Fabius: Oui. - B.Chameroy: "Je suis une photographe reconnue." Elle a été ministre du Travail. - L.Fabius: M.Pénicaud. - B.Chameroy: "Je fais de la sculpture à New York." - C.Beaugrand: Socialiste? - A.-E.Lemoine: Plutôt de droite. - P.Lescure: NKM. - C.Beaugrand: Elle revient, là. - L.Fabius: L.Fabius l'ignorait. - A.-E.Lemoine: On n'a jamais vu le résultat. - B.Chameroy: "J'ai lancé une marque de glaces bio." - C.Beaugrand: Ca pourrait être A.Montebourg. - B.Chameroy: C'est lui. - A.-E.Lemoine: On vous a donné les réponses? - C.Beaugrand: Il a lancé plein de choses. - A.-E.Lemoine: Comment vous pouvez être plus cultivé que L.Fabius? - B.Chameroy: J'aime bien celui-ci. "Je fais des réunions depuis mon poulailler." - C.Beaugrand: Y.Braun-Pivet.

Elle avait communiqué sur son poulailler. - B.Chameroy: Non, c'est quelqu'un au coeur du gouvernement. - A.-E.Lemoine: Si ce n'est à la tête. - C.Beaugrand: S.Lecornu. - B.Chameroy: Oui.

Il organise des réunions depuis son poulailler avec des écouteurs dans ses oreilles. "Je suis fan de la série 'Un si grand soleil'." - L.Fabius: Moi. - A.-E.Lemoine: Première bonne réponse! - B.Chameroy: Vous essayez de ne rater aucun épisode. - L.Fabius: Oui.

Je regarde en fin de semaine, avec ma compagne, la totalité des épisodes. Il y a toujours un suspense ce qui vous oblige à regarder la semaine suivante. - A.-E.Lemoine: C'est fait exprès. - L.Fabius: J'ai l'impression. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous ferez un jour une toile qui s'appelle "Un si grand soleil"? - B.Chameroy: Non. - L.Fabius: J'ai dit que le bleu était la couleur préférée.

Avant, c'était le rouge. - C.Beaugrand: On verra ça en coulisses. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, la Voix. - C.Beaugrand: Il le fait bien. - A.-E.Lemoine: Jusqu'au 25 juillet, à la galerie Art Absolument, on peut admirer et acquérir vos oeuvres.

L'exposition s'appelle "Libre". Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vous parle d'un disque qui s'appelle "Henri Salvador do Brasil", produit par l'une des grandes figures de la bossa nova, la musique brésilienne d'aujourd'hui.

Cet album célèbre l'amour de Salvador pour la musique brésilienne et l'influence qu'il a eue sur elle. Certains titres ont réutilisé la voix de Salvador, mais pour l'essentiel, ce sont des voix brésiliennes qui reprennent Henri Salvador. ...

Beaucoup d'artistes brésiliens, et même E.Mitchell, qui reprend à Cannes cet été une chanson que H.Salvador avait écrite pour lui.

Ce disque est doux, beau, magnifiquement bien arrangé. C'est aussi l'occasion de dire ce que Salvador a apporté à la musique brésilienne, notamment dans "Dans mon île" cette chanson qu'il interprétait dans "Europa di notte", qui a fait le tour du monde. - H.Salvador: Dans mon île, un parfum d'amour se faufile dès la fin du jour. - P.Lescure: Ce film, l'un des pères de la bossa nova, l'a vu et "Dans mon île" lui est allé droit au coeur. - H.Salvador: Ca l'a influencé.

Il a dit qu'il fallait ralentir le tempo de la samba et faire de belles mélodies avec de beaux accords. C'est comme ça que naquit la bossa nova. - P.Lescure: En 2005, le président brésilien Lula a décoré H.Salvador de la grande croix nationale du Brésil.

Et Gilberto Gil a chanté pour lui lors de cette cérémonie. Celui que j'ai entendu parler le plus joliment des talents immenses et multiples de H.Salvador, c'est Q.Jones, le trompettiste, arrangeur et producteur de M.Jackson. - Henri a les qualités qu'on trouve normalement réparties chez 4 ou 5 personnes.

Il a l'humour de Richard Pryor, la voix de Nat King Cole ou F.Sinatra et les talents de compositeur de P.Simon.

C'est génial d'avoir un ami avec lequel vous pouvez rire, pleurer ou le regarder jouer aux boules pendant des heures et des heures. - P.Lescure: C'est beau, leur amitié.

Pour vous faire sourire, le grand succès pour les petits et les grands, "Zorro est arrivé". - H.Salvador: Zorro est arrivé, sans se presser.

Le grand Zorro, le beau Zorro. - P.Lescure: On ne sait pas forcément que si Salvador a réussi cette extraordinaire version, originale, c'était le groupe américain des Coasters. ... "Henri Salvador do Brasil", vous devez vous en faire cadeau pour cet été et la vie.

Je crois que vous l'avez déjà, Christophe. - C.Beaugrand: C'est génial, avec un petit mojito, avec modération. - A.-E.Lemoine: Ou un mocktail.

Et l'album est bleu. - L.Fabius: Bleu outre-mer, ça s'appelle. - A.-E.Lemoine: C'est très précis.

Je peux dire que j'aime vos toiles? - L.Fabius: Oui! - A.-E.Lemoine: "J'aime vos toiles..." Cette phrase ne va pas. - L.Fabius: Il n'y a pas de contrepèterie. - C.Beaugrand: "J'aime vos poils", ça aurait été bizarre. - L.Fabius: Ca me touche. - A.-E.Lemoine: Bref, merci.

On est en 2026. Aujourd'hui, c'est un luxe de se couper du monde, de se déconnecter au sens propre du terme, de faire une cure de réseaux sociaux, d'infos en continu. C'est ce que vous proposez aux candidats de "Secret Story". - C.Beaugrand: Ils abandonnent leur téléphone portable pendant plus de 2 mois. - A.-E.Lemoine: Ils ignorent tout ce qu'il se passe à l'extérieur de cette maison, ce qui vous laisse un luxe inouï: le pouvoir d'annoncer des scoops, ce qui n'arrive à plus aucun d'entre nous.

C'est vous qui annoncez de grandes nouvelles, des informations en exclusivité aux candidats? - C.Beaugrand: Vous m'entendez?

J'ai une information capitale à vous révéler. Vous me confirmez que vous n'avez aucune nouvelle de ce qui se passe à l'extérieur? - AUCUNE. - C.Beaugrand: J'ai une bonne nouvelle: la France s'est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde.

Il y a des supporters. - A.-E.Lemoine: Ils sont contents. - C.Beaugrand: Je leur ai pas encore annoncé le quart. - A.-E.Lemoine: Vous comptez le faire quand? - C.Beaugrand: On va voir. - A.-E.Lemoine: Vous faites de la rétention d'information.

C'est honteux. - C.Beaugrand: J'adorerais leur annoncer la victoire ou leur faire croire qu'on a perdu. - A.-E.Lemoine: Comment ils le vivent?

Ils sont nés avec un téléphone portable dans la main. - C.Beaugrand: Je discute souvent avec les anciens habitants.

C'est ce qui est le plus difficile pour eux quand ils décident de vivre cette expérience. Au maximum, ils restent 9 semaines, pour ceux qui arrivent au bout. Et même un peu plus, parce qu'ils sont mis à l'isolement quelques jours avant leur entrée dans la maison des Secrets, 3 jours avant.

Ils doivent donner leur téléphone. Là, l'aventure commence. Ils n'ont même pas...

Pour qu'il puisse y avoir des interactions entre eux, ils n'ont pas de livres, de cahiers pour écrire. Ils pourraient révéler des choses. - A.-E.Lemoine: Mais via Un V.Hugo ou "Les Misérables", ce serait la classe! - B.Chameroy: Il y a des thèmes de discussion interdits? - C.Beaugrand: Ils ne doivent pas parler de leur secret. - B.Chameroy: Non, mais la politique... - C.Beaugrand: Interdit, non, mais ce sont des sujets qui ne seront pas gardés au montage.

Après, ils sont libres de faire ce qu'ils veulent. Bien sûr, pas d'insultes, pas de choses répréhensibles. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'ils savent que L.Fabius est peintre? - C.Beaugrand: Je ne crois pas. - A.-E.Lemoine: Vous devriez leur annoncer. - C.Beaugrand: Je vais déjà leur annoncer l'existence de L.Fabius. - A.-E.Lemoine: Par ailleurs, ça les protège des réseaux sociaux, qui sont extrêmement agressifs.

Ils en sont les victimes en s'exposant dans cette émission. - C.Beaugrand: C'est le problème.

On a une grosse sélection pour nos concurrents qui veulent vivre cette expérience pour être sûr qu'ils vont avoir les épaules de la notoriété soudaine. - L.Fabius: Qu'est-ce qu'ils deviennent après? - C.Beaugrand: Des psychologues les suivent, et même pendant l'aventure.

Ensuite, on les accompagne à la sortie. Ce n'est pas anodin, d'être connu du jour au lendemain. Souvent, certains ont des fans.

Ils s'en prennent à d'autres qui sont en opposition avec certains candidats. Il peut y avoir des messages durs sur les réseaux. Le problème des réseaux, dès lors qu'on a une image publique, c'est le Far West.

Le Zorro des réseaux sociaux n'est pas encore arrivé. On l'attend. A l'inverse, E.Musk laisse la liberté totale sur X.

Les insultes pleuvent à foison. C'est compliqué pour tous les gens qui sont sous le feu des projecteurs. - A.-E.Lemoine: Cette émission a aussi une volonté pédagogique.

Il s'agit d'éduquer au rapport à la vérité. On est là à cacher des secrets. Il faut les deviner.

Ca peut amener le téléspectateur à réfléchir à ça, et notamment à notre rapport à l'IA, qui rend la recherche de la vérité encore plus complexe. Là, l'IA fera partie de cette édition. - C.Beaugrand: C'est une des idées qu'on a eues pour cette saison.

On joue avec l'IA et les codes. On explique dès le début, via la Voix, qui n'aime pas du tout l'IA, qu'il faut plus que jamais se méfier de ce qui peut ressembler à la réalité. Beaucoup de jeunes regardant le programme nous envoient des messages.

La plupart des messages...

En fait, ils détestent l'IA. C'est un peu contre-intuitif. Ils l'utilisent, mais ils ne veulent pas qu'on l'utilise...

On se dit que les artistes utilisent l'IA, qu'il n'y a plus de graphistes...

Ca les met en colère. On essaie de montrer ça. - A.-E.Lemoine: On voit que ça peut changer le monde dans lequel ils vivent, et pas forcément dans le bon sens. - C.Beaugrand: C'est beaucoup moins dénué de sens que ce qu'on pourrait croire, la téléréalité.

Il y a un côté expérience sociale et sociétale pour voir comment des jeunes évoluent aujourd'hui. Même pour comprendre, pour certaines personnes plus âgées, pas forcément en lien avec la jeunesse, les valeurs des jeunes d'aujourd'hui, dans nos castings, on peut faire connaissance avec une partie de la société. - B.Chameroy: Je les invite à regarder le prochain prime, demain, sur TMC.

Un habitant quittera l'aventure. Comme vous l'a fait remarquer Romy, la gagnante de la saison précédente, vous êtes un sadique. - C'est horrible.

Il n'y a pas à mettre autant de suspense. Accélère! - C.Beaugrand: Regardez ce que j'ai là.

C'est une oreillette. Là, le producteur me dit: "Allez, il faut y aller." Après: "Attends, on joue le suspense:" - B.Chameroy: C'est pas l'oreillette qui vous demande de mimer, de vivre le suspense sur votre visage.

Vous avez une tête particulière. - C.Beaugrand: Ca m'amuse.

Les téléspectateurs aiment ce suspense. Tous les anciens candidats me disent que c'est un supplice, mais c'est trop amusant. On verra ça demain soir.

Il y a 4 candidats nommés. C'est très serré. J'ai hâte. - P.Lescure: En plus de "Secret Story", vous êtes tous les matins sur "Bonjour!" Parfois, vous accompagnez les chanteurs que vous recevez sur M Radio. - CE N'EST PAS TA MORT QUI ME FAIT DE LA PEINE... - C.Beaugrand: Il s'en tire un peu mieux que moi. - P.Lescure: Avec toutes vos activités, vous arrivez encore à aider votre fils à faire ses devoirs? - C.Beaugrand: Oui, c'est important.

J'ai une émission en direct entre 10h et 11h sur TF1, "Bonjour! Avec vous". Je vais le chercher à l'école tous les soirs.

Je m'occupe de lui faire faire ses devoirs. C'est parfois compliqué. - A.-E.Lemoine: Il a quel âge? - C.Beaugrand: 6 ans. - A.-E.Lemoine: Ca va, c'est mignon. - C.Beaugrand: Ca commence à devenir compliqué.

Il trouve qu'il y a trop De lecture, déjà. J'ai essayé de lui expliquer...

Je pense qu'il va être LFIste. Il est très revendicatif. Il négocie sur tout.

C'est un enfant, quoi. - A.-E.Lemoine: "Secret Story", c'est tous les jours à 17h25 sur TMC.

L'exposition de L.Fabius, c'est à la galerie Art Absolument. Merci.

Le Bonus de Lorrain. C'est un Bonus confession intime. Vous allez nous confier le rêve que vous avez toujours eu. - L.Sénéchal: Etre pilote de chasse.

J'appelle le fond vert. Je mets mes protections. On n'est jamais trop prudent.

Le casque, les lunettes, le micro pour qu'on entende, et c'est parti. - A.-E.Lemoine: Tu veux bien l'aider avec son bonnet? - B.Chameroy: C'est bluffant! - A.-E.Lemoine: Tu es où? - L.Sénéchal: On se retrouve dans les airs, à bord de cet appareil... - C.Beaugrand: Il y a un côté Crazy Frog. - L.Sénéchal: C'est une des plus belles machines volantes de l'armée.

Paris est à nos pieds. Pour être assis ici la porte ouverte, il ne faut pas avoir le vertige. Préparez-vous confortablement chez vous, c'est parti pour 5 heures de direct.

Je laisse place aux professionnels. Le GI Joe de France Télévisions, l'engagé de première classe, J.Bugier, qui commente mardi prochain son 10e défilé du 14-Juillet.

Le premier, c'était en 2017. - J.Bugier: On se retrouve dans les airs à bord de cet appareil Caïman.

C'est une des plus belles machines de l'armée. Paris est à nos pieds. Pour être assis ici la porte ouverte, il ne faut pas avoir le vertige.

C'est parti pour 5 heures de direct. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, cher Julian.

Merci d'être présent. - L.Sénéchal: Vous faites ça dans votre salon, j'en suis sûr. - A.-E.Lemoine: C'est votre 10e défilé du 14-Juillet. - J.Bugier: C'est les militaires, qui font ça. - A.-E.Lemoine: Tout le monde n'est pas capable de réaliser l'exercice. 10e 14-Juillet.

Cette histoire avec ce défilé militaire date de bien avant. Vous avez eu Une révélation, adolescent, en voyant le défilé du 14-Juillet. - J.Bugier: J'ai toujours aimé le défilé du 14-Juillet.

Le moment du 14-Juillet était toujours un moment de communion nationale où les Français se retrouvent. C'est l'histoire de la République française. C'est aussi l'histoire commune de notre pays.

J'y suis très attaché. Quand on m'a proposé de l'incarner, de le présenter, ça a été une immense fierté. Mon grand-père n'était plus là, malheureusement.

J'ai beaucoup pensé à lui quand j'ai accepté. - L.Sénéchal: Votre grand-père regardait peut-être L.Zitrone.

C'est lui qui a le record, 16 défilés. Vous allez peut-être le chatouiller un jour. Il y a aussi M.Drucker, qui est le premier civil à monter à bord d'un avion de la Patrouille de France en 2013. - M.Drucker: Ca va très vite.

C'est sublime, ce que je vois. Paris dans ces conditions, c'est des conditions de rêve. - Merci, Michel.

Extraordinaire. - J.Bugier: Il y a eu un changement dans la façon dont les militaires communiquent autour de leurs missions.

C'était extraordinaire, à l'époque, assez exceptionnel. Michel est par ailleurs pilote émérite et a été parrain de la Patrouille de France. Je crois que c'était dans ce cadre qu'il participait à ce vol au-dessus des Champs-Elysées.

Aujourd'hui, les militaires nous invitent régulièrement à participer à des exercices et des opérations. Ca permet aussi le ressort de "je vis quelque chose comme les militaires". Ca permet aussi de mieux comprendre ce qu'ils font. - A.-E.Lemoine: Et de susciter des vocations. - J.Bugier: Aussi.

Ils ont un problème de recrutement. Pas tant dans les recrutements de 1er mandat, mais dans la pérennisation des mandats et de l'engagement au-delà de 1, 2 ou 3 ans. Maintenant, ça coûte cher, de former des militaires.

Les métiers sont de plus en plus techniques, les missions de plus en plus sensibles. Quand on s'engage, on a envie de les garder. - L.Sénéchal: Vous, comme M.Drucker, vous êtes monté à bord d'un avion de la Patrouille de France. - Pas de gêne dans le dos? - J.Bugier: C'est cool. - C'est parti.

Décollage. Top. ...

On va faire un petit extrait de ce qui se passe quand on est en démonstration de voltige. - J.Bugier: Incroyable! - L.Sénéchal: Commentaire de Christophe? - C.Beaugrand: J'aurais vomi.

Je suis très admiratif. C'est un truc de dingue. Physiquement, c'est pas anodin. - L.Sénéchal: Comment ça s'est passé pour vous, Julian? - J.Bugier: J'ai eu la chance de le faire plusieurs fois.

Là, encore récemment pour ce 14-Juillet. - L.Sénéchal: Ca, c'est vous qui filmez. - J.Bugier: Il faut pas trop le dire, car normalement, on ne peut pas trop filmer... - A.-E.Lemoine: C'était un Rafale très proche de vous. - J.Bugier: C'est la 1re fois que l'armée française nous ouvre les portes pour participer à ce type d'exercice.

C'était un exercice de bombardement technique de dissuasion nucléaire. Là, il faut imaginer qu'on va délivrer le feu nucléaire. On vient de faire un ravitaillement en vol.

C'est comme ça que ce procédé fonctionne pour projeter les avions au-delà du nombre de kilomètres qu'ils peuvent faire avec le réservoir de kérosène. On est à 75 m du sol, pour être sous les radars, d'où l'expression. On voit les gens, les voitures, on voit les éoliennes.

On imagine que le président de la République vient de donner son feu vert pour délivrer le feu nucléaire. J'ai participé à cet exercice. C'est la 1re fois que l'armée de l'air nous permet d'assister à ça.

C'est des escadrons qui sont à Saint-Dizier. Il y a des têtes nucléaires sur la base. Ils s'entraînent toute leur vie pour une mission qu'ils espèrent ne jamais avoir à réaliser.

C'est la dissuasion nucléaire. - L.Sénéchal: Parfois, Julian saute des avions.

Heureusement, avec un parachute. L'an dernier, c'était avec T.Pesquet.

Il y a quelques années, avec T.Curin. - Bienvenue à la base aérienne. - On se demande ce qu'on fout là, quand même. - Hop!

Impeccable. Et voilà. - L.Sénéchal: Il y a quand même une fois où, enfin, vous avez eu peur, un peu.

C'était en 2021. - C.Beaugrand: Une espèce de flegme, quand même. - L.Sénéchal: Là, regardez. - J.Bugier: On va descendre l'Arc de Triomphe.

On y va. C'est parti. Il ne faut pas trop avoir le vertige.

Ca va un peu vite, là. On est dans le vide total. Je vous cache pas que j'avais une petite appréhension.

Ca s'est bien passé. Je suis toujours là pour la suite des aventures. - L.Sénéchal: Ca, c'était votre idée. - J.Bugier: On sent le sourire un peu forcé. - C.Beaugrand: Une petite appréhension... - J.Bugier: J'ai eu une trouille de dingue.

Heureusement, j'avais répété l'avant-veille. Souvent, quand on fait ce genre de truc...

J'y vais à fond la caisse. Quand on arrive en situation, on se demande pourquoi on a accepté. Quand on est relié au sol, on a plus le vertige que dans un avion.

Ce moment où on passe la balustrade et où il faut se jeter dans le vide avec le baudrier qui vous tient, j'ai eu sacrément peur. - C.Beaugrand: Le 14-Juillet, ils vous font toujours faire des choses incroyables.

Moi, ils m'ont enfermé dans un caisson en feu avec des pompiers...

A France Télévisions, on nous met à contribution. C'est très dangereux. Etre dans un caisson en feu avec les pompiers de Paris... - A.-E.Lemoine: Christophe fait toujours quelque chose de mal... - L.Sénéchal: Julian a essayé de vous mettre à contribution, A.-E.Lemoine.

On va voir les images. - C.Beaugrand: Ne lui donnez pas un flingue. - J.Bugier: Chiche, l'an prochain, un peu en amont du 14-Juillet, je vous emmène avec moi pour sauter en parachute. - A.-E.Lemoine: Non, mais je pensais, dans l'avion...

Sans sauter! - J.Bugier: Vous me dites ce que vous voulez faire, et je vous emmène. - A.-E.Lemoine: Ce sera Bridget Jones... - L.Sénéchal: Elle est gaffeuse.

Il faut faire gaffe. - J.Bugier: Il y a un grand malentendu...

On s'est vus tout à l'heure dans les coulisses. Anne-Elisabeth me dit qu'elle n'a jamais eu l'invitation. On m'a dit qu'elle avait refusé.

Soit vous êtes une grande menteuse... - A.-E.Lemoine: Les yeux dans les yeux, L.Fabius en est témoin... - L.Fabius: Je sens que je vais prendre une balle perdue. - A.-E.Lemoine: C'est vous qui sauterez.

C'est comme ça. Mais jamais de la vie j'ai reçu l'invitation! - J.Bugier: Sinon, je vous appelle en direct pour le faire la prochaine fois. - L.Sénéchal: Est-ce qu'on peut le faire aussi?

On est candidats. Heureusement qu'elle n'est pas venue. On n'a pas besoin d'elle pour rajouter des gaffes aux gaffes.

Il y en a déjà plein sur les Champs-Elysées à chaque fois. Par exemple, les motards qui ratent leur virage, qui se percutent sans gravité. - C.Beaugrand: Le cheval qui tombe... - L.Sénéchal: On n'a pas eu les droits.

Plus grave, le parachutiste qui rate son atterrissage place de la Concorde. Il s'est fait très mal, sous les yeux du président Hollande qui s'est précipité pour aller à son chevet. Il a pris de ses nouvelles. ... - L.Sénéchal: Le pauvre monsieur s'excuse, en plus. - J.Bugier: On ne peut pas imaginer la fierté qu'il y a de défiler le jour du 14-Juillet sur les Champs-Elysées.

Ca change de régiments et d'écoles tous les ans. Je sais qu'à chaque fois, de rater un des moments... - C.Beaugrand: 10 ans après, on le remontre.

Ca ne va pas lui remonter le moral, au pauvre monsieur. - L.Sénéchal: Un militaire joue aux majorettes.

Il est très concentré avec son bâton. Au bout d'un moment, il se prépare, attention... - C.Beaugrand: Il l'a eu! - L.Sénéchal: Ca a fait un peu rire E.Macron. - A.-E.Lemoine: Ca a fait rire E.Macron.

E.Macron, dont ce sera le dernier 14-Juillet jusqu'à nouvel ordre. Une édition particulièrement chargée en émotions puisqu'il y aura aussi un défilé sur la Promenade des Anglais, à Nice.

Ce sera les 10 ans de l'attentat. - J.Bugier: C'est le dernier d'E.Macron politiquement.

C'est aussi un 14-Juillet où la France...

Le fait qu'ils nous aient laissés assister à cet entraînement sur la dissuasion nucléaire n'est pas étranger sur le fait que ce sera un 14-Juillet très musclé sur le plan militaire. Des militaires qui vont défiler en même temps que des aéronefs, des avions et des hélicoptères, c'est du jamais-vu. Il y aura la présence de représentants de gouvernements étrangers.

Il y a une vraie volonté de montrer les muscles, si je puis dire. L'après-midi, la commémoration liée aux attentats de Nice, 80 victimes. Ce sera retransmis sur France 2 une partie de l'après-midi. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3.

Ce 14-Juillet, le 10e de J.Bugier, c'est sur France 2 à partir de... - J.Bugier: Très tôt. - A.-E.Lemoine: C.Beaugrand, "Secret Story", "Bonjour!" et "Bienvenue chez Beaugrand".

On vous écoute aussi sur "Les Grosses Têtes". L'exposition de L.Fabius, c'est "Libre".

Retour à l'actualité avec la réaction de M.Le Pen après la décision de la cour d'appel de Paris. Elle lui a laissé la possibilité d'être une 4e fois candidate à l'élection présidentielle.

M.Le Pen s'exprimait sur le plateau de TF1. Voici le débrief de P.Cohen.

M.Le Pen sera donc candidate à l'élection présidentielle. - P.Cohen: Comme la justice lui en laisse la possibilité.

C'est la 1re chose qu'elle a affirmée sur le plateau de G.Bouleau. "Je suis heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter.

Les Français seront libres de choisir. Mais comme je reste en désaccord avec l'arrêt de la cour d'appel, que je me considère comme innocente, je vais former un pourvoi en cassation qui me permettra d'être candidate sans entrave." - M.Le Pen: Ma conviction a été très rapidement faite.

J'avais indiqué que je ne ferais pas campagne sous bracelet électronique. Mais comme j'ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation, ce qui n'était pas le cas des autres hypothèses, et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l'arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique. Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle. - P.Cohen: M.Le Pen a fait le choix de lancer sa campagne en contestant à nouveau sa condamnation, l'hypothèse qu'on avait évoquée à 19h.

Le pourvoi est suspensif. La peine n'est pas prononcée. Mais la Cour de cassation a déjà fait savoir que si elle était saisie, elle rendrait son arrêt au plus vite, avant l'élection présidentielle, au début de l'an prochain, avec le risque considérable que la candidate purge sa peine dans la période la plus intense de sa campagne.

C'est d'ailleurs la seule question à laquelle M.Le Pen a refusé de répondre à G.Bouleau.

Que fera-t-elle en janvier si, par hypothèse, la Cour de cassation valide l'arrêt de la cour d'appel et que la peine devient exécutoire? Fera-t-elle l'an prochain ce qui lui semble impossible de faire aujourd'hui, c'est-à-dire campagne sous bracelet électronique? M.Le Pen a un peu parlé du dispositif de campagne, de sa campagne qu'elle va lancer.

Elle a évoqué le binôme complémentaire, cohérent, solide qu'elle forme avec J.Bardella. "Nous sommes complémentaires", a-t-elle répété plusieurs fois. - A.-E.Lemoine: On en parle ce soir avec nos invités.

Vous êtes les conseillers de M.Le Pen, maître R.Bosselut et maître S.Chirac-Kollarik.

N.Domenach, bonsoir. Vous êtes éditorialiste.

M.Le Pen se pourvoit en cassation. C'est un pari que vous faites avec votre cliente?

Ca comporte un risque. - Me R.Bosselut: C'est un pari, non.

Il faut savoir que dans ce dossier, le pourvoi sera inscrit. La question est de savoir quand l'arrêt sera rendu. La Cour de cassation avait décidé à un moment que le calendrier serait bousculé par rapport à ce qui est le délai habituel en cassation, qui est de 12 ou 18 mois en temps normal.

Mais ce bousculement du calendrier était justifié par l'existence d'une exécution provisoire. Il n'y a plus d'exécution provisoire. La question qui se pose...

Je pose cette question aux téléspectateurs et à tout le monde. Quelles sont les raisons, aujourd'hui, qui feraient que la Cour de cassation doit prendre un arrêt avant les délais habituels? - L.Sénéchal: Une clarification? - Me R.Bosselut: C'est un dossier d'une grande complexité.

C'est un dossier pour lequel il est prévu de soumettre à la Cour de cassation des vraies questions de droit. Il y a la question de l'applicabilité de l'arrêt... - P.Cohen: Ca a été jugé 2 fois conforme, par les juges de 1re instance et les juges d'appel. - A.-E.Lemoine: Deux cours se seraient trompées, en première instance et en appel? - Me S.Chirac-Kollarik: Le pourvoi en cassation existe pour qu'il puisse y avoir une nouvelle lecture.

Ca ne portera pas sur les faits, mais sur le pur droit. C'est tout à fait possible qu'un tribunal se trompe, qu'une cour d'appel se trompe. J'observe que nous avons plaidé la relaxe pour notre cliente. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas été entendus par 2 fois. - Me S.Chirac-Kollarik: Mais les 3 premiers juges n'ont pas été sur un alignement parfait avec les 3 suivants.

Vous avez eu une réduction très notable du périmètre, une réduction notable des dommages et intérêts. On n'est pas sur une lecture commune. Il y a un accord sur le 432-15.

Le délai habituel, c'est 18 mois, pour le pourvoi en cassation. Rien ne motive que M.Le Pen soit traitée autrement qu'un citoyen lambda.

Il n'y a plus aujourd'hui d'exécution provisoire... - A.-E.Lemoine: Les Français voteraient sans savoir si M.Le Pen est définitivement reconnue coupable de détournement de fonds?

C'est ce que M.Le Pen demande aux Français. - Me R.Bosselut: Ce n'est pas ce qu'elle demande aux Français... - P.Cohen: La pression est sur les magistrats de la Cour de cassation.

C'est la 1re fois que j'entends des justiciables demander une justice plus lente pour eux-mêmes. - Me R.Bosselut: Une justice adaptée à la complexité de l'affaire.

En 1re instance...

Pourquoi il y a eu une accélération même de la décision de la cour d'appel? Parce qu'il y a eu une exécution provisoire prononcée, dont le parquet général a reconnu qu'elle était disproportionnée. C'est ce qui a complètement rendu ce dossier hors normes. - P.Cohen: Ca vous a permis de purger l'inéligibilité de M.Le Pen, qui n'est plus inéligible. - Me R.Bosselut: D'accord, mais dans une dystopie autre, s'il n'y avait pas eu d'exécution provisoire, il y aurait eu un rythme normal, peut-être une peine d'inéligibilité ferme ou avec sursis.

La cour d'appel n'aurait pas été bousculée dans son calendrier et la Cour de cassation aurait rendu une décision dans son calendrier. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez aucune garantie sur la décision de la Cour de cassation.

Elle peut décider de maintenir le calendrier prévu. - Me S.Chirac-Kollarik: Nous n'avons jamais été en demande d'un arrêt de la Cour de cassation dans des délais restreints.

Ces délais restreints sont prévus dans des cas exceptionnels. On ne réclame pas autre chose que les magistrats de la haute cour prennent le temps d'examiner les faits. - P.Cohen: Vous n'avez pas réclamé que la justice soit plus rapide après le jugement de première instance? - Me R.Bosselut: C'est une décision de la présidente de la première instance et du parquet général.

J'ai eu connaissance de cette décision alors que j'étais sur un plateau de télévision. Je n'ai pas demandé une accélération de calendrier. Elle vient du fait du caractère atypique du prononcer de l'exécution provisoire sur l'inéligibilité. - P.Cohen: C'est l'émotion que ça a provoqué, aussi. - Me R.Bosselut: Le parquet général a voulu le reconnaître de manière très loyale en cour d'appel.

La cour l'a reconnu en ne la prononçant pas dans sa décision. On aurait très bien pu prononcer encore aujourd'hui une exécution provisoire. - A.-E.Lemoine: Est-ce que la Cour de cassation va être accusée de prendre une décision politique en décidant de rendre son arrêt en janvier prochain, en 2027, avant l'élection présidentielle ou dans les délais habituels? - Me R.Bosselut: Je n'ai pas d'anathèmes à jeter sur les uns ou les autres.

On est dans des dossiers tellement hors normes...

La question de la candidature à l'une des élections les plus importantes du système démocratique français, l'élection présidentielle...

Tout ça est coloré à l'extérieur du politique. Mais je ne fais de procès d'intention à personne. - P.Cohen: Cette enquête a été ouverte en 2015.

Vous n'avez pas à être d'accord sur le nombre de recours proposés...

Plus de 40. - Me S.Chirac-Kollarik: C'est la défense qui s'exerce.

Il y a plusieurs personnes mises en examen. - P.Cohen: Le parquet général a expliqué que si M.Le Pen se plaignait d'être jugée à quelques mois ou d'être condamnée à quelques mois de l'élection présidentielle, elle ne devait s'en prendre qu'à elle-même.

La multiplicité des recours a retardé cette procédure. Est-ce que ce n'est pas une bonne administration de la justice que de purger cette histoire et de la trancher avec un arrêt de la Cour de cassation avant la prochaine élection présidentielle? - Me R.Bosselut: Je réponds sur les délais...

Vous me dites que les délais...

L'enquête est ouverte en 2014. Pendant 2 ans, il ne se passe pas grand-chose. Il y a une ouverture d'une instruction en décembre 2016.

On commence la 1re audition de M.Le Pen pendant l'élection présidentielle de 2017. Elle avait dit simplement qu'elle se rendrait chez le juge après l'élection si elle n'était pas élue.

Ca a été le cas. De juin 2017, on a eu une décision rendue en 2021...

On a eu le covid. Il y a un nombre incalculable et très important de personnes considérées comme mises en examen dans ce dossier, dans un premier temps. C'est un dossier complexe qui porte sur des règles complexes.

Ca a pris le temps que ça a pris. Vous avez d'autres dossiers pénaux qui prennent autant de temps et qui ne sont pas la preuve d'une volonté d'avoir le pied sur le frein. Il n'y a pas de pied sur le frein.

Il ne faut pas qu'il y ait un pied sur l'accélérateur. - A.-E.Lemoine: Un mot sur cette décision, N.Domenach? - N.Domenach: C'est parti, politiquement, maintenant.

Le juridique est devenu secondaire. On est lancés dans la campagne, me semble-t-il. Elle mène une bataille...

Ca m'étonne un peu. Elle poursuit la fiction du binôme. - A.-E.Lemoine: Avec J.Bardella. - N.Domenach: Ca n'a jamais existé, ça n'a jamais fonctionné.

En 1969, il y a eu un binôme. Ils ont fait 5 %. L'élection présidentielle, c'est l'élection d'un homme ou d'une femme avec le peuple.

La fiction de cette entente parfaite avec J.Bardella...

On a déjà vu apparaître les failles sismiques entre les deux. Ca ne durera pas. Ils vont faire semblant encore un moment. - A.-E.Lemoine: De parler d'une seule et même voix? - N.Domenach: Oui.

C'est une blague. Le duo enchanteur, comme ça...

C'est pas possible. Ca ne tient pas en Ve République. - A.-E.Lemoine: La campagne est lancée, mais c'est une candidate qui se pourvoit en cassation, certes, mais qui a été condamnée 2 fois par une cour de première instance et une cour d'appel.

Ca pèse, dans une campagne présidentielle, sans bracelet électronique, jusqu'à ce que la Cour de cassation se prononce? Les 2 condamnations existent. - N.Domenach: C'est difficile de mesurer pour l'opinion, mais ça offre, pour les adversaires, une cible.

Ils se sont précipités pour la cribler sur cette question, sur le fait qu'elle a été condamnée et sur le fait qu'elle avait pu déclarer autrefois que jamais un homme politique condamné devrait pouvoir se représenter. Elle a changé. Elle a le droit.

Pour ce qui est de l'opinion, je ne suis pas sûr que ça ait un impact aussi fort que ce que ses adversaires imaginent. - A.-E.Lemoine: Si la Cour de cassation confirme la condamnation, M.Le Pen devra donc faire campagne en janvier prochain sous bracelet électronique, ce qu'elle ne voulait pas faire. - Me R.Bosselut: Déjà, il faut savoir qu'entre le moment où la décision serait définitive dans votre hypothèse de janvier ou février et le moment où un juge d'application des peines serait saisi, que le SPIP est désigné, que les 1res investigations... - Me S.Chirac-Kollarik: Il y a plusieurs étapes avant l'effectivité du bracelet. - Me R.Bosselut: Peut-être que le SPIP aura un oeil plus aigu sur l'exécution...

C'est assez compliqué de mettre tout ça en place, mécaniquement. Il faut des gens disponibles. Je n'arrive pas à me projeter dans une décision de mars ou d'avril avec la campagne qui se déroule.

Les choses ne sont pas forcément avec, effectivement, un bracelet, au moment de la campagne. - A.-E.Lemoine: La procureure générale près de la cour d'appel de Paris dit qu'elle prendra la semaine prochaine une décision quant à un éventuel pourvoi en cassation.

M.Le Pen a dit qu'elle n'avait pas besoin de le faire. C'est votre avis? - Me S.Chirac-Kollarik: C'est elle qui décidera.

On peut s'interroger sur l'objet d'un pourvoi en cassation. En l'espèce, il n'y a pas eu de relaxe. Les réquisitions ont été suivies sur la culpabilité.

On serait sur un pourvoi en cassation qui porterait sur une peine. Ca m'interroge un peu. Si le parquet général n'était pas d'accord sur l'application du 432-15, on le saurait déjà. - N.Domenach: J'attends avec un certain appétit le récit qu'elle va nous faire.

Celui qui gagne la présidentielle est celui qui tricote ce récit. Elle a de quoi le faire sur la résilience, sur la femme qui a traversé tant d'épreuves. Mais elle n'a pas attaqué la justice terriblement comme elle a pu le faire lors du premier jugement.

On est au début de cette aventure. La présidentielle commence maintenant. - A.-E.Lemoine: Vous ne doutiez pas une seconde qu'elle serait candidate à l'élection? - N.Domenach: Pas une seconde.

C'était son bain amniotique, toute sa vie. J'étais sûr de cette affaire. Elle a ça dans le sang, dans la tête, dans le corps, dans les tripes.

Elle a noué avec les Français, en particulier lors de la campagne, une relation affectivo-politique d'une qualité que les adversaires vont avoir du mal... - P.Cohen: Vous étiez présents aux réunions de cet après-midi? - Me R.Bosselut: Il y a un secret professionnel.

Je ne vous répondrai pas. - L.Sénéchal: Les adversaires sont déjà en train de se positionner.

E.Philippe dit que M.Le Pen devra expliquer le choix d'être candidate.

Les Républicains accusent même M.Le Pen de prendre en otage les Français et de fragiliser les institutions. - Me R.Bosselut: Ca échappe à nos compétences respectives.

Je pense que M.Le Pen est assez grande. Elle n'a pas besoin de ses 2 avocats pour répondre à ce genre de considérations, qui sont franchement politiques. - P.Cohen: Ce qui fait partie de vos compétences, c'est couvert par le secret. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle être un avocat.

Merci à tous les deux d'être venus ce soir commenter chez nous, dans "C à vous", la décision de M.Le Pen de se pourvoir en cassation. Nicolas, je rappelle cet ouvrage qui évoque plutôt les 2 quinquennats d'E.Macron à l'Elysée, "Néron à l'Elysée".

Tout de suite, les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 7 juillet. A la une, la finale tant attendue. Celle de RN Story...

Les juges avaient le choix. Pour Marine, il fallait taper 1, pour Jordan, le 2. Marine remporte la finale.

Elle était l'invitée de G.Bouleau. - G.Bouleau: Merci d'avoir accepté notre invitation.

Vous allez nous dire quelle est votre décision concernant une candidature éventuelle à l'élection présidentielle. - B.Chameroy: Il y a un bruitage par rapport au bracelet électronique. - Infliger cette peine à M.Le Pen...

On retient beaucoup la peine, mais il faut aussi retenir les mots. La peine infligée à M.Le Pen... - B.Chameroy: Nous venons de vivre une journée, mais alors une journée...

On ne sait plus comment la qualifier. - Une journée décisive pour M.Le Pen. - Journée spéciale. - M.Le Pen face à son destin. - Une décision judiciaire cruciale. - C'est exceptionnel. - Vertigineuse. - Journée capitale. - C'est une belle journée ensoleillée qui démarre... - B.Chameroy: Les éditions spéciales ont tenu toutes leurs promesses.

Les journalistes étaient comme des petits fans d'H.Styles. Ils étaient sur la place des heures avant le début du concert. - On attend M.Le Pen aux alentours de 13h. - Elle devrait arriver ici un peu avant 13h. - J.Bardella sera présent ici, vers 13h. - Vers quelle heure connaîtra-t-on la décision? - Aux alentours de 13h30. - On est arrivés à 5h45. - B.Chameroy: Pour tenter de réduire le temps de meublage en plateau, une petite technique magique. - Nous allons reprendre les choses dans l'ordre, histoire que tout le monde comprenne bien.

Tout doucement, et très concrètement...

Pourquoi? - Pourquoi 2 ans? - Il faut prendre le temps.

Pour être très pédagogique...

Pourquoi dit-on...

Je veux être sûr de bien comprendre. On parle de bracelet électronique? Si elle se pourvoit en cassation...

Elle a 10 jours pour le faire. - B.Chameroy: Patrick, il nous reste 6 heures à meubler.

Rappelez-nous les enjeux de ce procès... - P.Cohen: Ses avocats vient de plaider pour que la Cour de cassation soit au même rythme. - B.Chameroy: BFM voulait tellement gagner de temps qu'ils ont utilisé un sonore de Bardella qu'ils avaient spoilé intégralement avant sa diffusion. - J.Bardella: Je suis serein et prêt à assumer. - B.Chameroy: Comme à chaque édition, difficile d'être invité en plateau.

C'était priorité au parquet. On coupait la chique à un invité en plateau dès qu'un cador arrivait. - Elle va donner les motivations... - N.Bay. - Un empêchement serait un véritable... - L'ancien trésorier... - Il faut expliquer aux téléspectateurs... - J.-P.Tanguy... - Les juges tiendront compte... - J.Odoul arrive à l'instant. - "Si je suis empêchée d'aller à ces 4es élections"... - M.Le Pen. - M.Le Pen... - B.Chameroy: Ce verdict signe aussi la fin du calvaire pour les journalistes, qui n'auront plus à prononcer le mot qui leur donne beaucoup de mal depuis des mois.

Ils ont du mal à prononcer "inéligibilité". - B.Chameroy: Pour le plus grand soulagement de R.Cayrol...

On a tous rippé là-dessus. Le meilleur édito n'est pas le tien, Patrick, mais celui de cette militante RN. - Si c'est elle, ce sera elle.

Si c'est lui, ce sera lui. - B.Chameroy: On va à l'essentiel.

CNews était aussi en édition spéciale. - Journée spéciale sur CNews aujourd'hui. "M.Le Pen, l'heure de vérité". - B.Chameroy: Une journée spéciale ne dure que 2 heures. - Faut-il ou non percer les ampoules?

On a répondu à la question. Chipo ou merguez? - B.Chameroy: L'actu, ce n'est pas que M.Le Pen.

C'est les ampoules, les chipo et les merguez. C'était peut-être plus intéressant que les infos sur le procès Le Pen sur BFM. - C'est une salle très ancienne, la cour d'appel, très belle, très décorée, avec un balcon sur le côté. - Apparemment, il fait très chaud dans la salle d'audience.

Des ventilateurs ont été installés, au moins 5. - Même M.Le Pen a un éventail à l'intérieur. - M.Le Pen est entrée, veste rose, pantalon noir. - On lui a demandé si ça allait.

Elle a répondu "ça va". - B.Chameroy: Une déclaration de M.Le Pen à Liévin. - M.Le Pen: On a le sourire, les Français, dans la joie, mais aussi quand les moments sont difficiles. - B.Chameroy: On a voulu vérifier si elle souriait ou pas à la sortie du tribunal.

On était branchés sur CNews. Ils étaient très mal placés, malheureusement. - M.Le Pen sort devant les caméras.

Elle est partie tellement vite, on n'a pas vu son visage. Est-ce qu'il est souriant ou pas? On peut le revoir sur des ralentis... - B.Chameroy: Pour eux, c'était la Coupe du monde.

Même si cette journée était simplement l'occasion pour eux de se réjouir pour leur championne, ils se sont demandé si ce n'était pas l'occasion de taper sur la gauche. - Elle est dans les bouchons. Ca peut prendre du temps.

La route est un peu longue, à cette heure de la journée. Les chaussées ont été rétrécies avec l'installation de pistes cyclables. Vous aurez pu le remarquer. - B.Chameroy: Bravo, A.Hidalgo!

Même avec un bracelet, il y a moyen de faire campagne. - J'ai trouvé une astuce pour lui permettre de faire campagne. On pourrait imaginer qu'elle ait un domicile qui puisse se déplacer, comme une super-caravane.

Pourquoi pas? - B.Chameroy: La super-caravane, pourquoi pas?

Ca aurait de la gueule. - M.Le Pen: Mes chers amis, bonsoir à tous.

Nous ne nous décourageons jamais. Nous lutterons toujours. - B.Chameroy: C'est la fin de cette édition.

L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: Merci, Nicolas, d'être venu sur le plateau.

Si vous pouvez vous tourner vers John pour saluer nos téléspectateurs. Merci de votre fidélité. A demain.