Réservistes : en quoi ça consiste ? - Reportage C dans l'air 06.03.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:00OuverteRéponse directe
Question.
- 7:30OuverteRéponse partielle
Il est question d'un emprunt. Je sais qu'il y a encore des réticences à Bercy.
- 8:30OuverteRéponse directe
Est-ce que les armées voient ça d'un très bon oeil de ne pas recruter des militaires actifs parce que ça prendrait trop de temps pour les former?
- 9:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut changer de stratégie et recruter davantage?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15E.MacronFait
« Nous devons revenir à l'essentiel et accepter des bascules face à l'accumulation des menaces. Il faut tracer un chemin que beaucoup espèrent, donner le choix de servir, non pas rétablir le service national obligatoire, mais permettre à une jeunesse volontaire d'apprendre avec les armées et d'en renforcer les rangs. »
- 0:45Chiffre
« En France, ils sont 43 700 volontaires engagés dans l'armée de terre, la marine nationale ou l'armée de l'air. »
- 3:00S.LecornuFait
« On a rehaussé les limites d'âge et on a assoupli les critères. On a besoin de gens qui ont des expertises différenciées avec beaucoup de souplesse, pour parfois quelques jours par an. »
- 3:30E.MacronPromesse
« E.Macron vise une réserve opérationnelle avec 80 000 membres d'ici 5 ans, quasiment 2 fois plus qu'aujourd'hui. »
- 8:10J.AndréFait
« En Russie, ils ont une sorte de super-arme: leur économie. Ils ont l'argent du pétrole pour payer les salaires élevés et une économie où les salaires sont bas. »
- 8:40J.AndréChiffre
« En Russie, le package, c'est 52 000 euros par an pour un soldat qui décide de s'engager la 1re année. Une fortune! »
- 9:00J.AndréChiffre
« Si on parle de 3 fois et demi le salaire moyen pour une personne qui ne va pas en 1re ligne... Si on va en 1re ligne, c'est beaucoup plus. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il a évoqué la force d'âme des Français. Le ministre des Armées est allé plus loin ce matin en faisant la promotion des réservistes de l'armée, des citoyens qui s'engagent à donner leur temps à l'armée française. - En janvier déjà, il y a 2 mois, pour ses voeux aux armées, le président s'inquiétait des menaces et réfléchissait aux façons pour la France de s'adapter. - E.Macron: Nous devons revenir à l'essentiel et accepter des bascules face à l'accumulation des menaces.
Il faut tracer un chemin que beaucoup espèrent, donner le choix de servir, non pas rétablir le service national obligatoire, mais permettre à une jeunesse volontaire d'apprendre avec les armées et d'en renforcer les rangs. - Renforcer non pas l'armée de métier, mais une armée de réservistes, ces volontaires qui ont un métier dans le civil, mais qui s'engagent pour aider à la défense nationale. En France, ils sont 43 700 volontaires engagés dans l'armée de terre, la marine nationale ou l'armée de l'air. 4 conditions pour devenir réservistes: avoir plus de 17 ans, une bonne condition physique, la nationalité française et un casier judiciaire vierge.
Ensuite, une formation militaire de base est indispensable: 13 jours pour apprendre le b.a.-ba de l'armée. - Ce sera à la limite d'ouverture du feu... - Ce jour-là, Lucas, 22 ans, se plie à l'exercice.
Au loin, un homme suspect approche. Il s'apprête à franchir la limite d'ouverture du feu. - Il vient de la dépasser, caporal. - Feu. - Alors que la guerre n'est pas loin, en Ukraine depuis 3 ans, tous, ici, prennent très au sérieux leur engagement. - C'est pour ça que je me suis engagé.
Il y a un contexte important. On se doit d'être prêts pour protéger la France. - Lucas est professeur d'EPS, mais un cinquième des volontaires sont encore étudiants.
Pour les superviser, le capitaine Philippe, 40 ans au compteur. - Est-ce qu'il a une arme? Est-ce qu'il semble agressif?
Est-ce qu'il se planque? Depuis 1 an, on essaye d'augmenter le niveau au combat. Vu le contexte actuel, on se dirige là-dessus. - La réserve opérationnelle pour aider les militaires sur le terrain, à laquelle s'ajoutent les réservistes de la gendarmerie, les militaires de métier à la retraite qui peuvent être rappelés pendant 5 ans et la réserve citoyenne de défense et de sécurité.
Fabrice est professeur à la fac et s'est engagé dans la réserve de la gendarmerie il y a 3 ans, poussé par une envie d'être utile. - On a traversé la crise terroriste. On voyait bien qu'il y avait des tensions internationales qui montaient depuis la fin des années 2000.
Il y avait cette espèce de conscience de l'histoire et cette envie d'aider, de servir là où on peut. - Pour lui, ce sont des opérations ponctuelles. A raison d'une journée par mois, il fait par exemple passer le concours de l'Ecole de guerre.
Chacun donne en fonction de son temps et de ses compétences. - Ce qui fait la force de toutes les réserves, c'est cette mixité de profils. Une partie de ces réservistes sont d'anciens professionnels, pour à peu près 40 % d'entre eux.
Encore une fois, ces réservistes sont là pour constituer la base d'encadrement et de commandement de notre réserve. Ils vont aider les plus jeunes à progresser en compétences. - Ces dernières années, la mobilisation a augmenté mais reste insuffisante face aux menaces, selon le ministère des Armées.
Les critères d'accès ont été assouplis. - S.Lecornu: On a rehaussé les limites d'âge et on a assoupli les critères.
On a besoin de gens qui ont des expertises différenciées avec beaucoup de souplesse, pour parfois quelques jours par an. - Dans la dernière loi de programmation militaire, E.Macron vise une réserve opérationnelle avec 80 000 membres d'ici 5 ans, quasiment 2 fois plus qu'aujourd'hui. - C.Roux: Question. - V.Hugeux: Il est question d'un emprunt.
Je sais qu'il y a encore des réticences à Bercy. On pourrait donc contribuer, en tant que citoyens, sur la base du volontariat. Il n'y a pas de coercition envisagée.
Il faut avoir à l'esprit qu'on ne va pas faire d'un père de famille ventripotent un cador des forces spéciales ou un pilote de Rafale. Quand vous regardez ce qu'est la grammaire de la guerre aujourd'hui, vous avez des spécialités qui peuvent être très précieuses dans le domaine du spatial ou du cyber. On sait que ce sont quelques-unes des facettes de la guerre nouvelle.
En fonction de la trajectoire qui a été la nôtre, on peut tous apporter son écho sans être projeté sur une ligne de front et envoyer comme chair à canon, comme les adversaires de ce projet se plaisent à le dire. - J.André: C'est sûr qu'il y a de nombreuses fonctions.
Ca va être un défi de recruter. Si vous avez 800 milliards d'euros, il faut susciter des vocations et faire venir des candidats pour renforcer les armées. C'est une difficulté de recruter dans les différents corps de l'armée.
Il faut convaincre les gens. La perspective d'une guerre va rendre ce recrutement plus complexe. - C.Roux: En Russie, on a trouvé un moyen. - J.André: En Russie, ils ont une sorte de super-arme: leur économie.
Ils ont l'argent du pétrole pour payer les salaires élevés et une économie où les salaires sont bas. Le fait est qu'en Russie, le package, c'est 52 000 euros par an pour un soldat qui décide de s'engager la 1re année. Une fortune!
Si jamais ils meurent au combat, ils vont toucher 115 000 à 150 000 euros, une fois et demie une vie entière de travail. Potentiellement, madame va dire à son mari: "Pourquoi pas..." - C.Roux: C'est une drôle d'idée de considérer le couple... - J.André: C'est un pacte faustien.
Vous risquez votre peau, mais la contrepartie est que si vous en sortez, vous êtes riche ou beaucoup plus confortable qu'avant. Les Ukrainiens font la même chose. Ils ont nettement augmenté les rémunérations et leurs propositions à ce niveau-là.
En France, qu'est-ce que vous allez pouvoir proposer d'équivalent? Si on parle de 3 fois et demi le salaire moyen pour une personne qui ne va pas en 1re ligne...
Si on va en 1re ligne, c'est beaucoup plus. - C.Roux: E.Macron a pris les Français à témoin de cette menace en évoquant la force armée des Français.
Est-ce que les armées voient ça d'un très bon oeil de ne pas recruter des militaires actifs parce que ça prendrait trop de temps pour les former? - Gal J.-P.Perruche: L'intérêt principal des réservistes, c'est d'être employables en cas de besoin.
En temps de paix, ces gens-là continuent à se former, à s'entraîner et à faire quelques participations à des opérations. Toutes les armées ont des réservistes pour pouvoir compléter là où on en a besoin. On n'en a pas beaucoup parce que le contexte...
On est passés d'une armée de service national...
Après, on est passés à une armée professionnelle dans un contexte de gestion de crise. Dans ce cadre-là, on a besoin de quelques spécialistes, de médecins. On a besoin de spécialistes qui sont duaux.
Ils ont la même activité IT dans le civil et dans le cyber. Quand on passe à une guerre de haute intensité comme celle qui peut se présenter devant nous, il faut avoir beaucoup plus de réservistes. Il faut avoir un recrutement qui soit efficace.
Ce recrutement efficace, il s'accroche au patriotisme et la relation entre un intérêt collectif et son intérêt individuel. Il faut aussi que ce réserviste ait un statut, qu'il ne soit pas désavantageux pour lui. S'il s'engage en réserve, il va quitter son travail 15 jours à un mois par an.
Il faut le payer pendant ce temps-là. Il ne faut pas qu'au sein de l'entreprise, son avancement soit défavorisé. Il faut peut-être recruter des militaires d'active.
En tant que militaire d'active, j'aurais aimé avoir une armée beaucoup plus nombreuse. - C.Roux: Est-ce qu'il faut changer de stratégie et recruter davantage? - Gal J.-P.Perruche: Le ministre de la Défense a demandé plus de frégates, plus d'avions et plus de moyens de tir à longue portée.