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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 juin 2025 26 min

Christian Cambon : « Les bombes n’ont jamais fait émerger la démocratie »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Christian Cambon, vous êtes sénateur à l'air du Valde de Marne. On disait envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales. On va évidemment revenir sur ces sujets avec vous, mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale et beaucoup de ce matin consacré à ce qui se passe entre Israël, l'Iran et ses frappes des États-Unis.

On va en regarder une, c'est celle de l'Est républicain. Frappe en Iran. Le Paris risqué des États-Unis.

Les États-Unis se sont félicités d'un succès spectaculaire après avoir mené une attaque contre l'Iran ayant permis, je cite, de dévaster le programme nucléaire iranien. Le Moyen-Orient redoute l'embrasement. Autre sujet à la une de la presse régionale, c'est le MEN Libre, un sartois de 17 ans projeté des attentats.

On l'a dit dans le journal, Bruno Rota l'a annoncé hier, l'adolescence sous influence de l'État islamique a été arrêtée. Puis dernière une, autre sujet à la une de Var Matin. Doit-on priver les ados de réseau ?

Après plusieurs faits d'hiver, le chef de l'État souhaite une mesure d'interdiction pour les moins de 15 ans, mais est-ce vraiment efficace ? Les avis divergent. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?

Allez, je vais prendre Var Matin parce que j'aime bien ce journal mais parce que il soulève aussi un vrai problème. L'impact des réseaux chez les chez les jeunes est de plus en plus conséquent, de plus en plus important. Alors, je ne sais pas s'il faut une nouvelle fois prendre des mesures d'interdiction parce que tout ça est assez relatif et peut-être peu efficace, mais le sujet mérite néanmoins d'être d'être évoqué et je crois que il faut bien comprendre l'impact.

On l'a vu à travers des événements d'une rare violence ces derniers temps. Les événements internationaux ont tendance à gommer un petit peu tout ça, mais ça reste malgré tout une préoccupation. On va évidemment longuement revenir avec vous sur l'actualité internationale.

On le disait, vous êtes l'envoyé spécial du président du Sénat sur ces sujets, ces frappe des États-Unis sur l'Iran, est-ce que pour vous elle représente un tournant historique dans le conflit ? Un tournant historique, c'est sûr. Moi, j'ai toujours pensé depuis le début de ces hostilités, depuis la mi-juin, que le pire était certain et que on allait vers ce qui vient de se passer.

Euh à la fois, il faut bien reprendre quand même l'historique des choses. Il y a bien de de nombreux pays euh sont des pays de seuil où sont en passe d'avoir l'arme atomique et pour autant on ne les contraint pas. Ce qui fait la vraie différence avec d'autres pays, c'est que l'Iran n'a cessé depuis des dizaines d'années de dire qu'il voulait la destruction d'Israël.

Et je pense que c'est ça qui véritablement a une conséquence directe. C'est un événement historique au sens où effectivement le droit international n'existe plus. Enfin, nous qui nous battons pour le multilatéralisme, pour la paix négociée, pour le dialogue.

Euh, ça veut dire que les frappes des États-Unis, elles sont contraires au droits international, elles sont illégales. Elles elles le sont elles le sont en droit international. Ça c'est tout à fait strict car c'est une atteinte à la à la souveraineté de chaque état de la Mais parallèlement quand je lis le communiqué euh de la Russie qui justement pointe cette illégalité alors qu'ils font exactement la même chose en Ukraine depuis 3 ans. si vous voulez, on est dans un monde qui a perdu tous ses repères et je crois que malheureusement c'est ce qui crée à la fois une grande inquiétude, un très grand bouleversement qu'il va falloir gérer avec évidemment toutes les difficultés que cela va entraîner.

L'Iran qui promet des représailles aux États-Unis mais pas de ripost de l'Iran cette nuit. Comment il faut analyser ça ? Est-ce que ça veut dire que l'Iran n'est pas en capacité de le faire ou est-ce que l'Iran comprend que c'est la survie de son régime qui est en jeu ?

Je crois que d'abord l'Iran est très affaibli. L'Iran est très affaibli. On voit bien que au rythme des de l'envoi de missile sur Israël, le rythme faiblit néanmoins, même s'il est toujours très dangereux et qu'il crée beaucoup de beaucoup de dégâts.

Mais je pense que l'Iran est d'une part affaibli. Et deuxièmement, donc ils peuvent pas riposter face aux États-Unis. Je crois simplement que les menaces de Donald Trump Donald Trump a parlé. il a dit "Si vous ne vous asseyez pas immédiatement autour de la table de négociation, on va continuer." Et depuis hier soir, il parle aussi d'un changement de régime.

On sait que la Yatarméné est quelque part planquée dans un bunker, certainement très profondément et doit se souvenir du sort qui a été réservé à Nasrala. Donc je crois que l'État iranien est désorganisé. Néanmoins, il garde de fortes capacités de nuisance.

D'abord parce que à proximité de l'Iran, il y a quand même près de 20 bases américaines. Il y a des qui peuvent frapper penser que frapper. On a vu la semaine dernière qu'il y avait une tentative d'attentat à Chypre contre des intérêts juifs et donc je crois qu'on en a pas fini et que la paix n'est pas encore même pas la paix mais la négociation n'est peut-être pas encore pour demain.

Il y aussi des bases françaises. Est-ce qu'elles peuvent être attaquées ces bases ? Alors, la France et et l'Europe d'une manière générale sont moins en première ligne qu' d'autres pays avaient pu l'être au cours de la guerre d'Irak, par exemple.

Ceci étant, je pense que dans la vision iranienne, l'Occident est un tout et donc tous les intérêts peuvent être frappés. Et je pense que au moins sur ce point, le président de la République a eu raison de réunir hier un conseil de défense pour prendre des mesures qui n'ont certainement pas été développé euh euh de de devant devant la presse, mais qui doivent évidemment protéger nos intérêts, nos ambassades, nos soldats aussi qui sont encore présents dans cette région. Vous l'avez dit, Donald Trump parle maintenant d'un changement de régime.

Est-ce que pour vous, il ira jusque- là, il continuera à attaquer l'Iran jusqu'à un changement de régime ? Et qu'est-ce que ça donnerait un changement de régime par les bombes et par la force ? Est-ce qu'on risque le chaos ?

On risque le chaos. C'estàd que si l'on se réfère à ce qui s'est passé dans d'autres pays où des événements identiques, je ne dis parallèle, on va dire, on peut avoir lieu, je pense à l'Irak, je pense à l'Afghanistan, je pense à la Libye, le chaos a suivi effectivement la disparition des dirigeants. Donc on est tous d'accord sur le fait que les bombes n'ont jamais changé un régime et fait venir la démocratie, fait émerger la démocratie.

Qu'est-ce qui peut arriver ? Nous n'avons pas, je n'ai pas personnellement et nous n'avons pas le sentiment qu'une qu'une autre solution politique soit prête. L'opposition en Iran est très fragmentée, les mjahidines du peuple, le fils de l'ancien Chat d'Iran.

Mais d'abord, elle a été frappée très durement hein. Toute opposition en Iran est frappé de manière très très dure, très cruelle. Donc c'est très difficile n'est pas prêt à la prè à je ne le vois je ne le vois pas ainsi pour l'instant et néanmoin il n'y a pas d'autre solution que celle qui passera par le peuple iranien encore une fois les changements politiques n'interviennent pas sous le coup des bombes donc il faudra certainement qu'à un moment ou un autre on nous dit que 75 à 80 % de la population iranienne est hostile au régime des molas il va falloir à un moment ou un autre qu'il montre qu'il souhaite profiter de cette opportunité pour changer le régime.

Pour l'instant, c'est très compliqué, très difficile. J'entendais tout à l'heure que les pendaison commence, la répression va être dure et sévère, les passes d'Aaran, les gardiens de la révolution vont effectivement prendre la main et il n'y a rien de bon à attendre de ce côté-là. Alors, les frappes américaines, elles visaient des sites nucléaires.

On va voir ce qu'on dit le secrétaire général de des Nations unies, Antonio Gutierrez. Nous avons besoin d'une solution crédible, globale et vérifiable qui rétablisse la confiance notamment en garantissant le plein accès des inspecteurs de l'AIEA. Le traité de non prolifération est un pilier de la paix et de la sécurité internationale.

L'Iran doit le respecter pleinement et tous les États membres doivent agir conformément aux obligations qui leur incombent en vertu de la charte des Nations- Unies et des autres règles du droit international. Quelle conséquence de ces frappes sur le programme nucléaire iranien ? Est-ce que selon vous, comme le disent les États-Unis, il est désormais dévasté ?

J'ai nous avons que peu d'informations à l'heure où nous parlons. Je pense néanmoins que la taille des bombes et l'exercice incroyablement spectaculaire auquel se sont livrés les Américains a certainement pour conséquence d'avoir affaibli ces fameux sites de Nordu, Natance et et HPA avec une coordination que seuls les États-Unis sont capables de mener au monde. Enfin euh alors avec un affaiblissement de l'Iran préventif de la part d'Israël, avec un travail qui avait été fait par Israël qui a en quelque sorte préparé, qui a ouvert la voie et qui l'a sécurisé.

C'est-à-dire que euh ces fameux B2 porteurs de la bombe GBU n'avaiit pas à craindre de ripost parce que la défense aérienne n'existe plus. Ce qui existe actuellement en Iran Pentagon qui dit que les avions iraniens n'ont même pas décollé. Non, mais d'abord reste à savoir combien il en reste car les Israéliens en ont détruit la semaine dernière encore pas mal.

Et donc euh ce qui reste, ce sont les ce sont les la puissance balistique de l'Iran, c'est-à-dire ces missiles euh qui continuent à enfin qui continuent dans un rythme moins soutenu mais quand même extrêmement ravageur à tomber sur Israël. On l'a vu dans des quartiers de Telviv hier et et vous l'avez dit hein, le les bombes américaines qui ont frappé les trois sites disparants euh de Fordaux, de Nathans, mais est-ce que l'Iran n'avait pas déplacé son uranium avant ? Est-ce que ça c'est un risque ?

Ce sont des Vous savez d'abord, c'est très difficile de comprendre pour nous européens ce qui se passe exactement. Vous avez vu que cet armada de 125 avions n'avait même pas été repéré alors qu'ils ont longé finalement non pas les coutes françaises mais en tous les cas ils ont traversé la Méditerranée de 18h de vol et retour à partir du ils sont passés par le D3 de Gibraltar et on ont poursuivit donc nous nous-même nous ne savons pas très bien. Ce que l'on sait en revanche c'est que les Américains et les Israéliens ont la capacité de mesurer l'impact y compris peut-être avec des drones qui peuvent justement entrer dans ses cratères ou par les entrées de ces souterrains.

La question qui a été posée aussi, c'est de savoir s'il y a pas un 4è site un peu plus au nord de Tran, ce qu'on appelle la montagne de la bêche ou quelque chose enf un un site qui serait encore beaucoup plus profondément enfoncé au au creux de au creux de la terre et voir si éventuellement des mesures de transfert d'uranium et cetera. Alors, on a vu des images dans lequelles on voit des camions, uneade camion qui partent, mais les experts disent que c'est pas comme ça qu'on transporte de l'uranium. Donc faut faire attention parce que l'intox de manière générale est est très utilisé par les partis dans cette affaire.

Quel rôle peut jouer l'Union européenne ? On a vu hier encore un communiqué commun de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de la France appelant à la désescalade. Est-ce que comme l'Europe ne s'est pas impliqué dans ce conflit, elle peut jouer les médiateurs entre l'Iran et les États-Unis ?

Elle peut le jouer certainement. Le discours que tiennent les Européens est un discours normal et attendu. Ils appellent à la désescalade, ils appellent à la au retour à la table des négociations.

À part la phrase du chancelier Mert la semaine dernière qui disait que finalement Israël faisait le le sal boulot pour tout le monde, ce qui n'est pas totalement faux non plus, car il faut dire les choses telles qu'elles sont. Mais l'Europe peut jouer un rôle. Pour l'instant, je pense que euh le temps n'est pas encore venu parce que euh d'abord, on l'a vu, le droit international est totalement laissé de côté.

C'est la force, c'est la puissance et c'est la violence qui prédomine. Et bien évidemment euh le moment venu quand il y aura une négociation, peut-être l'Europe, si elle est capable de s'entendre euh pourra effectivement jouer un rôle important. C'est l'appel du président de la République et des des dirigeants allemands et son un peu creux pour le moment.

Pour l'instant, ça tombe un petit peu à côté parce que simplement encore une fois le temps n'est pas venu et la et je crois que les op tant que les opérations sont ne sont pas terminées, tant que l'Iran ne revient pas non plus sur ces principes. C'est-à-dire que l'Iran appelle à poursuivre son propre effort en matière nucléaire. Et la Chine et la Russie, ils peuvent jouer quel rôle ?

Écoutez, venant de la part de la Russie, j'ai trouvé que les communiqués étaient quand même un peu osés, hein. Voilà. euh en appelé à euh évoquer euh une violation de la charte des Nations-Unies et des principes des grands principes du droit international pour un pays qui a agressé euh l'Ukraine dans les conditions que l'on sait.

Je trouve que le langage est quand même un petit peu osé mais enfin. Et justement, on va parler de l'Ukraine. Le conflit entre Israël et l'Iran va-t-il éclipser la guerre en Ukraine dans la communauté internationale ?

Le soutien des États-Unis en faveur des Ukrainiens va-t-il faiblir ? C'est la crainte de l'Ukraine qui a subi cette nuit une attaque massive de drone russes sur Kief. Voludimier Zellinski devrait se rendre cette semaine au sommet de l'OTAN.

On fait le point sur tout ça avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex. Bonjour Arian.

Bonjour Christian Corbon. Bonjour et Alex, on va parler avec vous de la guerre en Ukraine. On disait cette nuit, attaque de drone russes sur Kiev avec des morts et la semaine dernière, c'est le président de la Radalprainien qui était dans l'hémicycle du Sénat pour prononcer un discours pour remercier la France de son soutien et de son aide à l'Ukraine en espérant qu'il soit renforcé.

Effectivement, un moment fort la semaine dernière au Sénat avec le discours dans l'hémicycle dans l'hémicycle de Rouslan Stéphan Chou, le président du Parlement ukrainien. C'était le mercredi 18 juin dernier, date anniversaire de l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 face à l'envahisseur nazi. Et forcément et bien le président de la radar a fait un parallèle entre la résistance française durant la seconde guerre mondiale et la résistance ukrainienne actuelle face à l'agresseur russe.

Lorsque je parle de Gaul, je comprends à quel point son appel de 18 juin au français et aux alliés soit aujourd'hui d'actualité 85 ans après. Aujourd'hui, il s'agirait aussi d'un appel à la résilience s'il sonnait aujourd'hui. Ce serait un appel à l'unité.

Je parle de Charles de Gaul et je pense à l'Ukraine. Alors, l'Ukraine remercie la France pour son soutien dans cette guerre, mais elle rappelle également ses besoins actuels qui se font sentir notamment sur le plan de l'aide militaire. On va écouter le président de la RADA qu'on a eu la chance également d'interviewer.

Nous avons besoin non seulement de la défense antiaérienne pour protéger nos citoyens, mais également nous avons besoin des armements pour pouvoir changer la tendance sur le champ de bataille. Ce sont deux priorités pour pouvoir protéger nos sites énergétiques, pour pouvoir avoir du progrès. Nous ne pouvons pas nous permettre cette euh usure de la guerre et guerre d'usure.

Nous avons besoin de l'emporter. Nous avons besoin des technologies pour pouvoir y arriver. Alors, au-delà de l'aide militaire, l'Ukraine demande un renforcement des sanctions contre la Russie, notamment des sanctions financières avec l'utilisation des plus de 200 milliards d'euros d'avoir Russe gelé dans les banques européennes.

On va écouter le président de la rada sur ce point. Il faut que l'agresseur, la Russie paye le chèque, le prix de cette guerre pleinement en payant par les biaiss de des avoirs russes gelés. et ce serait ce ne serait que rendre justice.

Et enfin, Roslan Stéphan qui a rappelé que la guerre menée, en tout cas la résistance menée par l'Ukraine était un choix de civilisation pour la démocratie et il espère que son pays adhère à l'Union européenne et également à l'Alliance atlantique de l'OTAN. Christian Cambon d'abord un parallèle sur la guerre en Israël et ce qui se passe en Ukraine. Est-ce que le fait que et bien l'Iran soit attaqué, l'Iran qui a été un partenaire militaire de la Russie, est-ce que ça affaiblit la Russie ?

Oui, bien évidemment ça a affaibli la Russie parce que là comme je comme on vient de l'évoquer il y a un instant, le discours de la Russie est très schizophrène. Enfin, je veux dire, ils évoquent les principes internationaux quand ça les arrange et puis quand ça ne les arrange pas, ils utilisent une atteinte délibérée à la souveraineté de l'Ukraine. Bon, bien évidemment, ce qui se passe en Ukraine et les événements de cette nuit le démontrent une fois de plus lorsque l'actualité est focalisée sur un autre sujet de conflit.

Comme par hasard, les mauvais coups pleuvent et donc l'attaque de cette nuit qui a été assez forte. Et je je veux aussi noter du reste que à la fois de de la part de la Russie et de l'Iran, ce sont les populations civiles qui sont attaquées. Alors que globalement, il doit y avoir des morts civiles, bien évidemment, mais les attaques de la de des États-Unis et et ceux d'Israël visent les installations nucléaires, les installations militaires.

Et je dois dire que ces ces attaques civiles, toutes celles et ceux qui reviennent d'Ukraine sont sidérés par la violence et la quantité de dégâts que ces attaques provoquent. Et ce sont les populations civiles qui sont visées. N'oublions pas ça.

Alors ces frappes importantes contre Kiev qu'on a vu cette nuit, qu'on a vu également la semaine dernière, ça veut dire que Vladimir Poutin profite de la guerre contre Israël-Iran pour durcir son offensive. Bien sûr, c'est un classique du genre. Voilà, c'est une diversion.

Les mauvais coups s'organisent pendant que la tension mondiale est focalisée sur cet événement qui est évidemment d'importance planétaire. Et donc, je crois que malheureusement il n'y a pas grand-chose à attendre pour l'instant de la part des négociations qui étaient censées intervenir sous l'égurie entre la Russie et l'Ukraine. Et je crois que malheureusement on en a pas fini de ce conflit.

Euh le président Stéphan Schook a lancé un appel et bon la France est bien évidemment toujours au côté de de l'Ukraine mais l'État Mais est-ce que s'il y a pas de négociation vous craignez que Donald Trump dise au revoir l'Ukraine et plus de soutien des États-Unis à l'Ukraine ? C'est un risque. C'est un risque parce que les États-Unis enfin euh Donald Trump, il est tenu aussi par sa campagne sa campagne électorale où il avait promis euh euh que les États-Unis il avait promis pas de guerre, pas de pas de guerre, pas de guerre.

Et là effectivement, il voilà, il frappe l'Iran. Alors, il frappe l'Iran mais il n'entre pas en guerre au sens strict du terme. C'est-à-dire que j'allais dire c'est un avertissement avec des frais, hein, euh avec le cas échéant la possibilité d'y revenir si l'Iran ne vient pas à la table de négociation.

Mais il y a un petit décalage et vous avez vu qu'aux États-Unis, y compris dans son propre camp, même le vice-président DJ Vents avait euh évoquer euh la semaine dernière euh le risque de voir les États-Unis euh s'entraîner dans ce conflit, mais euh le problème demeure malgré tout. Et la France qui a l'air toujours sur la menace que fait peser la Russie sur l'Europe, demain vous rentrez au sommet de l'OTAN. Est-ce qu'il faut augmenter nos efforts de dépense à 3,5 % du PIB, voir 5 ?

Ce sont les chiffres avancés hier par Sébastien Lecornu. Écoutez, indiscutablement, il faut progresser parce que on vit dans un monde de plus en plus dangereux où justement les règles du multilatéralisme ont volé en éclat. On on on le voit à tous les jours et toutes les toutes les minutes.

Moi, même ayant été rapporteur de la loi de programmation militaire qui a euh mis en perspective 413 milliards euh d'euros sur les sur les 5 ans à venir, euh je ne vais pas brusquement changer d'avis et je pense qu'effectivement Mais est-ce qu'il faut accélérer ? Parce que Sébastien le Cornu, il dit "Là, on a des objectifs à 2030 2035, peut-être qu'il faudra les accélérer. Emmanuel Macron l'annoncera mi-juillet." Il faut acc Oui, il faut accélérer au sens où euh pendant 20 ans, nos forces armées ont été érintées par euh les suppressions de crédit.

On vivait sur les dividendes de la paix, enfin souvenez-vous de toute cette période et on s'aperçoit que le monde est en train d'exploser en vol. Et euh la première responsabilité des responsables politiques, c'est de de d'assurer à notre propre concitoyen la sécurité. Et donc à la fois, il faut moderniser notre dissuion nucléaire qui en a besoin.

C'est une priorité dont on parle peu mais qui était réelle dans la loi de programmation. Et puis sur les armes conventionnelles, il faut aussi se renforcer avec cette nécessité qui est un peu coûteuse de soutenir aussi euh l'Ukraine parce que les armes que l'on finance ou que l'on donne, bah c'est des armes que nous n'avons plus et donc il faut absolument alors 3 et demi ou 5 vous savez il y a déjà des efforts que doivent faire un certain nombre de pays européens. Je suis très intéressé de voir les réactions qui va y avoir au sein de ces réunions de l'OTAN parce que il y a des pays qui ne donnaient pas plus de 1 % pour leur défense considérant que le parapluie américain était là pour les protéger.

Pour vous, il ressortira pas un objectif commun de ce sommet de l'OTAN. Il peut y avoir un objectif commun, mais les situations sont très différentes. Si l'Allemagne consacrait 5 % de son budget aux forces armées, ce serait des dépenses absolument immenses.

Donc je crois qu'il faut faire très attention, mais il faut que chacun fasse un effort. Ça c'est tout à fait clair et la France doit le faire aussi. Est-ce qu'il faut faire rentrer l'Ukraine dans l'OTAN ?

Non, je ne le crois pas. Pour quelle raison ? Je je personnellement je ne le crois pas. les circonstances ne s'y prêtent pas et la la position du reste de la France a toujours été très en arrière sur ce sujet.

Vous savez bien, moi qui ai reçu à de nombreuses reprises des collègues russes lorsque nous étions dans un temps de paix, leur crainte a toujours été de vivre l'encerclement par l'OTAN. C'est une crainte sûrement imaginaire car jamais l'OTAN n'a eu l'intention d'envahir la Russie. Mais néanmoins euh vous savez que euh l'espèce de d'accord qu'il y avait lors de la dissolution euh de l'Union soviétique, c'était que l'OTAN ne vienne pas au contact direct et au contact.

Voilà, c'est pas exactement ce qui s'est passé. Euh bon euh est-ce que je n'ai pas le même sentiment sur l'Union européenne car je crois que l'Ukraine appartient à l'Union européenne mais il faudra beaucoup de temps et il faudra de toute façon euh que le dialogue et la paix reviennent ce qui n'est pas ni pour demain ni pour après-demain de mon point de vue. Merci Alex.

On se retrouve dans une demiheure. Et oui, on parlera du conclave sur la réforme de retraite puisqueaujourd'hui c'est le dernier jour, l'ultime jour de négociation. Ce sera à suivre.

Allez, on termine par l'actualité dans votre département du Val de Marne. On retrouve Cécile Dubois. Bonjour Cécile, merci beaucoup d'être avec nous. rédactrice en chef du quotidien lignitoyen.com.

Alors l'autre actualité de ce weekend en France, c'est la vague de chaleur inhabituelle qui n'a pas épargné votre département du Val de Marne. Et vous avez une question là-dessus Cécile ? Oui, merci.

Bonjour. Oui, nous avons vécu une forte vague de chaleur assortie à Paris de pic de pollution et la météo en annonce de nouvelles dans les jours qui viennent. Euh dans ce contexte de changement climatique, de nombreux élus locaux de tout bord politique prennent des mesures.

La métropole du Grand Paris a voté une ZFE il y a quelques années. En Val de Marin, de nombreux maires notamment républicains, accélèrent les mesures pour s'adapter aux fortes chaleurs, développe un peu partout des cours d'écoles d'oasis. De son côté, le département du Valde de Marne développe le photovoltaïque partout où cela est possible pour contribuer à la transition énergétique.

Au Parlement, pourtant, des élus républicains ont récemment voté la suppression des ZFE, un moratoire sur l'éolien. Comment expliquez-vous ces différences de position au sein d'un même parti entre élus locaux et parlementaires ? Je pense que les missions sont sensiblement différentes et je pense que le travail que fait à la fois euh le conseil départemental et son président Olivier Capitanot, ce que font les maires est effectivement euh absolument nécessaire et j'allais dire que ce sont eux qui sont en première ligne.

Ils sont en première ligne pour assurer que dans les maisons de retraite, il puisse y avoir des zones plus fraîches pour nos personnes âgées. Regarder ce qui se passe dans les écoles. Je pense que tout ça est vraiment de la compétence des élus de terrain.

Les réflexions qui ont lieu au niveau parlementaire sont d'une autre sorte. Moi, je prends l'exemple de ma ville de Saint-Maurice, l'Asé des feux passe au milieu de la ville. Bon, parce que la 86 coupe la ville en deux.

Il est je pense qu' une réflexion est absolument nécessaire sur cette cohérence. Et d'autre part euh je pense que ces mesures ont été prises de manière un peu attive et qu'elles auraient dû être accompagnées par des mesures qui aurait permis par exemple à ceux qui ont des véhicules anciens de pouvoir les remplacer. On aurait pu avoir des aides à 0 % euh qui permettent ce changement.

Donc là, c'est le rôle du Parlement et il est tout à fait normal. Ce n'est pas du tout le cas en proche couronne dans mon département, mais moi nous entendons ici de grandes préoccupations autour de l'implantation des éoliennes qui se font parfois de manière très autoritaire et je crois que le le élus de terrain, les populations doivent être aussi entendues. Donc il n'y a pas de contradiction entre les préoccupations du parlement et les préoccupations des élus locaux.

Les él locaux sont dans le cadre de leur mission et il est parfaitement normal ici que l'on puisse s'interroger sur la mise en œuvre de de ces plans. Il ne s'agit pas du tout de contester la lutte contre le réchauffement climatique mais bien évidemment qu'elle ne vienne pas. Vous savez c'est l'écologie punitive dont on a si souvent parlé.

Je pense que c'est au Parlement de veiller à ce qu'il n'en soit pas ainsi. Merci beaucoup. Merci Christian Cambon et merci Cécile Dubois d'avoir été avec nous.

Merci pour d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure. On a que tout de suite notre prochaine invité, c'est le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, qui nous rejoint. [Musique]