Le meilleur de Face à Canteloup - 04/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
M. Zemmour, un mot sur le cambriolage au Louvre ?
Ben voilà.
Ben voilà.
Excusez-moi, mais on a arrêté un Algérien qui partait en Algérie. Un Malien qui s'apprêtait à partir en Malaisie. Excusez-moi. Je vais vous dire, vu comme... Je le savais, je le savais. Vu comme ils avaient découpé à moitié la vitre, fait tomber la couronne et laissé traiter des outils, on se doutait bien que c'était du travail d'arabe, excusez-moi. Non, vous tombez encore dans les stéréotypes racistes, M. Zemmour. Ben voyons, excusez-moi, mais les deux suspects, ils ne s'appelaient pas Jean-Louis et Robert. Même le nom du camion était suspect. Partout, on n'a entendu parler de ce camion. Le camion Nacelle. Na-na-ac-el. Na-ac-el, excusez-moi, mais ça sonne un peu bizarre.
Je vais vous dire, à propos des taxes. Les taxes, excusez-moi, mais du temps du général de Gaulle. Bien sûr. Les Rolling Stones, oui, parce que j'étais pas un croqueur. J'avais un aigle dans le dos et des centiagues. Vous imaginez le truc. Ah oui, là, j'ai l'image. Mais du temps, Gérald de Gaulle, les Rolling Stones payaient leurs impôts en France. Eh bien, moi, je dis que Ayana Krakamura, elle doit partir payer ses impôts au Mali. Ah, ça doit être ça, merci. Parce que moi, je vous le dis, il y a autant de taxes que d'étrangers en France. Il y en a trop.
On va accueillir justement M. Castex, parce qu'hier, un acte de vandalisme entre Lyon et Avignon a contraint la SNCF à supprimer la circulation sur l'axe sud-est. Jean Castex, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur ces événements ?
Où j'ai mis mes lunettes. Alors, oui, ah, voilà, c'est à moi. Oui, bonjour madame Apolline Valère. Permettez-moi, en introduction, de vous dire toute l'admiration que j'ai de vous voir gérer cette matinale de bain de maître avec des arrivées de Flash Info, des départs à l'heure de pages de pub, une vraie chef de gars. Il ne vous manque que la casquette. Alors, pour vous répondre, l'enquête est en cours afin d'identifier les malfaiteurs. Mais c'est vrai, c'est vrai que tous les policiers de France et de Navarre sont à la recherche des bijoux de la couronne. Ce qui fait que notre enquête à nous, et c'est vrai qu'elle patine, elle patine.
Alors, c'est vrai que la chance que nous pourrions avoir, c'est que les braqueurs du Lourd, en plus de leur passion pour les bijoux, soient aussi passionnés de trains et collectionneurs de caténaires.
Mais voilà, mais ça serait quand même assez étonnant. On imagine que la nuit a d'ailleurs dû être difficile pour vous quand même à la tête de la SNCF.
Oui, oui. Ah ben, je n'ai pas dormi, surtout parce que j'avais peur de me faire virer. Alors, comme j'ai envie, madame de Malherbe, de garder mon poste et que je suis malin, qu'est-ce que j'ai fait tout de suite ? J'ai posé ma démission. J'ai présenté ma démission. C'est la méthode, la fameuse méthode, le corps nu. Et ça marche à tous les coups. J'ai été renommé dans la foulée.
Olivier Faure est avec nous. Bonjour Olivier Faure. Vous menacez le gouvernement de censure s'il n'accepte pas une taxe efficace sur les riches. Exactement. Notre message pour M. Cornu est clair. Acceptez les mesures maintenant, sinon nous allons censurer. Nous devions censurer lundi. Nous avons attendu mardi. Si le faut, nous attendrons jeudi, voire même samedi.
Mais après,
après, madame de Malherbe, je le dis avec force, notre patience va s'émousser. Ah oui. Si c'est le cas, j'irai voir en personne Sébastien Lecornu, lundi en huit. Et je lui dirai, attention, nous les socialistes, nous sommes capables de censurer. Attention, on va compter jusqu'à trois. Un, deux, deux et demi, deux, trois quarts, attention, deux et sept, huitièmes. Pourquoi autant d'hésitation, Olivier Faure, dans la mise à exécution de votre menace de censure ? Madame de Malherbe, dans la vie, il faut être prudent. Faire tomber un gouvernement Lecornu, c'est comme l'histoire du rasoir. On rase un poil, il disparaît, deux jours après, il repousse. Ah oui, c'est vrai que ça.
Donc nous préférons négocier avec Sébastien Lecornu plutôt qu'avoir un successeur qui pourrait être plus dur sur ses positions que lui. Comme par exemple, je ne sais pas moi, Sébastien Lecornu. Ah oui, c'est sûr. Mais s'il le faut, nous censurons le gouvernement et nous reprendrons les négociations depuis le début, même avec un nouveau Premier ministre. Par exemple, je ne sais pas moi, Sébastien Lecornu. Tiens, bonjour Jean Castex. Jean Castex, vous nous confirmez que tout est rentré dans l'ordre après les actes de vandalisme qui ont réalisé le réseau de la SNCF ?
Oui, tout est rentré à la normale,
tout est revenu. Les trains de lundi, je vous le dis, madame Valère, monsieur Zuckmann, les trains de lundi
ont pu partir donc mardi, ceux de mardi partiront aujourd'hui et bien sûr, avec l'habituel, petite marche d'erreur bien compréhensible de deux heures. En tout cas, je m'y engage dans votre studio, les trains d'hier ne partiront pas plus tard qu'après demain. Ah,
enfin monsieur Castex, certains voyageurs ont quand même été contraints de passer la nuit dans le train.
Bah écoutez, moi qui voulais, je m'étais engagé à développer les trains de nuit, c'est un succès, et pourtant, je n'ai même pas à prêter un train couchette. Emmanuel Macron
nous a rejoint. Bonjour monsieur le Président. Oui, bonjour à toutes et à tous. Bonjour. Pour commencer, quelques mots peut-être sur le Louvre dont vous nous avez dit suivre personnellement l'avancement de l'enquête. Écoutez, je me félicite évidemment de l'arrestation de ces deux cambrioleurs présumés confondus par le ministre de l'Intérieur que j'ai su si bien nommé. Bien sûr. Oui, parce que si je ne m'occupe pas tout moi-même dans ce pays, rien n'avance. C'est l'effet Notre-Dame, voyez-vous. C'est l'effet Notre-Dame. Et là, ça ne s'est pas passé en cinq ans. Il a fallu juste cinq jours pour cette arrestation. Oui, j'ose le dire, je m'améliore.
À propos quand même, la démission de la directrice du Louvre, Laurence Descartes, a été refusée. Alors, soyons précis, madame de Malherbe, comme pour mon Lecornu, j'ai accepté la démission de Laurence Descartes. J'ai tout de suite renommé. Ah oui ? Oui, je vais de plus en plus vite, je vous le dis, je m'améliore. Mais ce coup-là, j'étais tellement rapide que vous n'avez rien vu. En tout cas, je la trouve très bien cette Laurence Descartes. Vous savez quoi ? J'ai envie de la nommer ministre des armées. Ministre des armées ? Mais oui, écoutez, quelqu'un capable de masquer aussi bien l'inefficacité d'une vitrine sera pas parfaite pour masquer notre retard en matière d'équipement militaire.
Alors, même si Poutine ne nous attaquera pas avec une disqueuse, on sait, on prendra quand même une branlée, mais au moins, avec elle, on aura une excuse.