Guerre en Ukraine: la réaction d'Emmanuel Macron concernant le "plan de paix" de Donald Trump
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Lola priorité au direct on va écouter le président de la république qui s'exprime depuis l'afrique du sud des questions de souveraineté de garantie de sécurité et autres mais c'est une base d'un travail qui doit se reprendre comme on l'avait d'ailleurs fait l'été dernier parce que ce plan aujourd'hui d'abord n'a pas été négocié avec les européens or il stipule pour les européens beaucoup de choses les actifs gelés sont détenus par les européens l'intégration européenne de l'ukraine c'est dans la main des européens savoir ce que fait l'otan c'est dans la main des membres de l'otan donc il ya beaucoup de choses qui ne peuvent pas simplement être une proposition américaine qui suppose une concertation plus large donc je pense qu'il faut d'abord dire nous nous voulons tous la paix on est cohérents on veut que cette paix soit robuste et durable donc pour ça il faut des éléments qu'on a déjà posés à plusieurs reprises et donc c'est pourquoi dès demain matin les négociateurs américains arriveront à genève l'équipe de négociation ukrainienne s'y rendra et l'équipe de négociation des de l'union européenne de l'allemagne de royaume-uni et de la france s'y rendront pour pouvoir remettre autour de la table de la substance et réconcilier toutes ces vues mais je pense que toute initiative qui va vers la paix est bonne. Maintenant, nous savons à quelles conditions cette paix est acceptable. Il faut qu'elle prenne en compte les éléments qui permettent une paix juste et durable pour les Ukrainiens et qui prennent en compte les éléments de sécurité pour tous les européens.
Pourquoi ce plan serait inacceptable ? Je ne vais pas très négocier pour ce que font nos sherpas, mais on voit bien qu'il y a des éléments sur la limitation du format de l'armée ukrainienne, donc de sa propre souveraineté. On sait que s'il n'y a pas les éléments de la dissuasion, les russes reviendront et trahiront leurs promesses.
Nous l'avons vu à plusieurs reprises, et en particulier en ce qui concerne l'Ukraine en février 2022. Donc nous, nous voulons la paix. Je pense qu'elle doit commencer par un cessez-le-feu, et c ça aussi, c'est des choses qu'on peut essayer d'avoir à court terme.
Je constate que depuis mars, où le président Zelensky a donné son accord sur le cessez-le-feu, c'est la Russie qui a toujours dit non, mais on a des éléments qu'on avait déjà retravaillés, d'ailleurs, et au printemps et après la rencontre qui s'était tenue à Anchorage, donc voilà, on va recréer un moment de reconvergence pour essayer d'avoir un texte commun. Monsieur le président de l'Afrique, de l'Europe en Afrique, vous avez organisé la conférence pour la paix humanitaire en la République démocratique du Congo, mais depuis même dans ce sommet vous n'en avez pas parlé. Est-ce que, qu'est-ce qui bloque ?
Vous êtes à quel niveau ? Combien collectés ? Ou bien qu'est-ce que les acteurs doivent faire à ces stages Je me permets de juste corriger votre propos.
J'ai parlé, en parlant des crises, des Grands Lacs et du Soudan. Donc je veux rassurer le continent africain qu'on ne doit pas oublier les guerres qui s'y jouent. Et donc j'ai bien parlé de ce qui se passe, de manière aussi rapide que pour l'Ukraine et le Proche-Orient, parce que ça n'était pas l'objet premier de la discussion de ce matin, mais j'ai pu l'évoquer.
À Paris, nous avons avancé avec cette conférence humanitaire qui a donné d D'abord, qui a mobilisé de l'argent dans un plan qui n'était pas financé. On a largement dépassé le milliard d'euros. On était à 1 ,5 milliard millions.
M. le ministre, précisément avant le sommet, on était à 150 millions d'euros. Donc on a fait x10 sur le soutien à l'humanitaire en République démocratique.
Voilà, vous venez de suivre en direct l'intervention du président de la République qui est actuellement à Johannesburg, en Afrique du sud où il participe au sommet du g20 prise de parole donc devant les journalistes et beaucoup de questions évidemment sur les dernières informations au sujet de l'ukraine et le notamment la l'arrivée prévue demain d'émissaires américains, de négociateurs américains à Genève pour s'entretenir avec les négociateurs ukrainiens. Le président de la République qui s'est entretenu aujourd'hui en marge de ce sommet du G20 avec ses homologues, avec les dirigeants britanniques et allemands pour tenter de peser sur ce bras de fer diplomatique. Le général Pellistrandi nous a rejoint sur ce plateau.
On vient d'entendre le président de la République. Il parle d'une paix robuste et durable. En gros, il explique que tout le monde veut la paix mais pas n'importe quelle paix, pas à n'importe quel prix.
C'est exactement ça la problématique et c'est la raison pour laquelle cette concertation très importante. Alors la problématique, pardon, c'est que les dirigeants européens ils sont au bout du monde mais ils sont très loin. Demain, Genève va concentrer en fait des discussions essentielles pour essayer, d'une part, de faire converger les Américains sur des positions plus nuancées.
Et puis, bien sûr, après, il va falloir discuter avec les Russes. Mais on voit bien qu'on est à un moment vraiment crucial. Et ce qui est très important, c'est la cohésion des Européens derrière Volodymyr Zelensky et puis d'essayer de faire comprendre, et c'est ça toute la difficulté de l'exercice, à Donald Trump qu'il faudrait un peu plus de subtilité et de concession de la part de moscou le besson voit clairement président de la république qui est à l'étranger sur les dossiers on va dire internationaux et clairement sur l'ukraine à la manoeuvre avec ses partenaires européens pour tenter de se faire une place à la table des négociations ?
De se convaincre, en tout cas, ou de convaincre le public que la France, en effet, peut encore jouer un rôle dans ces discussions. C'est pour ça qu'il a dit la question des actifs gelés. Ça ne concerne pas uniquement les Américains.
Les actifs sont en Europe. L L'intégration éventuelle de l'Ukraine dans l'Union Européenne, ce n'est pas un sujet américain, c'est un sujet européen. Pareil pour l'OTAN, c'est une façon de dire non, ça ne peut pas se passer uniquement entre les Ukrainiens et les Américains, avec les Russes bien sûr, et c'est pour ça qu'il a Et puis, le président français qui met toujours en garde contre les velléités de Vladimir Poutine.
Peut-être par contraste aussi avec un président américain qui peut parfois sembler naïf ou qui semble vouloir une paix à tout Je vous prie, histoire de dire j'ai fait la paix. Il dit attention, il faut aussi que nous ayons des moyens de dissuasion parce que sinon, demain, Vladimir Poutine recommencera de nouvelles guerres. Général, le président français qui prend soin de rappeler bien que l'Ukraine a déjà tendu la main à plusieurs reprises et qu'à chaque fois, c'est en tout cas ce qu'a dit le président de la République il y a quelques minutes, à chaque fois la Russie a refusé cette main.
On va retourner d'ailleurs sur place puisque le président s'exprime à nouveau. Les gens qui vont se réunir demain à Genève, ce ne sont que des gens qui veulent la paix. Il ne faut pas se tromper.
La tension, elle est avec la Russie. C'est la Russie qui a déclenché une guerre d'agressions. C'est la Russie qui, depuis mars, ne veut pas le cesser le feu.
Donc je pense qu'il faut tous qu'on ait beaucoup de calme et de sang-froid. On va faire reconverger ses positions avec tous le même but. Obtenir la paix, mais pas une paix qui serait précaire, une paix vraiment durable pour l'Ukraine et pour les Européens. — Lors de ce G20, le président Teboun était invité.
Finalement, il n'est pas venu. Vous étiez disponible. Pour une rencontre, est-ce que finalement un entretien aura lieu et quand ?
Et puis par ailleurs, vous avez toujours...
Voilà le président de la République qui a répondu à une nouvelle question sur l'Ukraine. Général, les États-Unis ont besoin des européens. On voit vraiment qu'il y a une offensive diplomatique pour tenter de peser et d'avoir sa voix au chapitre.
Oui, et puis voilà, faire comprendre à Donald Trump que oui, il faut travailler pour la paix, pas n'importe comment, mais que c'est en quelque sorte passer de la pommade pour dire oui les Américains ils veulent la paix, tout le monde veut la paix et reporter la responsabilité et ce qui est la réalité sur Moscou. Mais voilà ça va être tous les enjeux de la discussion de demain pour que la paix elle soit juste et durable, ce qui dans les conditions du plan proposé par Donald Trump ne sont pas réunis. Donc c'est ça ce que l'on va mettre sur la table demain.
La journée de demain va être extrêmement importante sur le plan de la diplomatie. Avec Loïc, c c'est une des annonces de la soirée. La présence d'une équipe européenne de négociation.
Oui, c'est ça. Ce n'était pas forcément dans les plans initiaux. Ça se passait surtout entre les émissaires de Donald Trump et les des émissaires ukrainiens.
Et en effet, l'Europe veut montrer qu'elle est là parce que déjà ça la concerne. La Russie ne menace pas les États-Unis directement. Potentiellement, en termes de territoire, c'est l'Europe qui est en premier lieu.
Et c'est vrai que le président français a parfois du mal à s'imposer. Il a besoin aussi de montrer sur la chaîne internationale qu'il peut peser face à un Donald Trump qui n'a pas spécialement besoin des Européens, encore moins du président français. En tout cas, c'est ce que dit Donald Trump et Emmanuel Macron veut dire si les Américains ont besoin de nous, comme les Ukrainiens ont besoin de nous, comme les Russes ont aussi besoin de l'aval des Européens, même si Emmanuel Macron a toujours dit que seuls les Ukrainiens auraient leur mot à dire sur un plan de cessez-le-feu ou un plan de paix ?
On imagine, en général, ça s'est négocié ces dernières heures. Il y a eu beaucoup de conciliabules. Les dirigeants français, britanniques et allemands qui se sont retrouvés en marge du G20.
Et puis des appels téléphoniques qu'aussi avec les responsables de l'administration américaine. Oui, une accélération puisque effectivement au départ on a donc en fait des négociations à Genève entre des émissaires ukrainiens et puis des émissaires américains, On monte d'un cran puisqu'il y a le secrétaire d'État américain aux affaires étrangères qui vient à Genève. Les Européens, donc tous effectivement en Afrique du Sud, décident d'envoyer des très hauts représentants Demain, donc on est vraiment dans une accélération où ça doit pour les diplomates et les premiers cercles être extrêmement éprouvant parce qu'il faut absolument trouver une issue, essayer en quelque sorte de sauver les meubles demain à Genève.
Accélération en ligne de mire, la date de jeudi, date butoir donnée par le président américain. Et oui, et c'est ça la difficulté, c'est que Donald Trump a dit, bah oui, donc jeudi, c'est Thanksgiving Day, Donc, il faut bien comprendre que Thanksgiving Day, c'est un moment très important pour les Américains. C'est un week-end prolongé.
C'est le week-end pratiquement le plus important dans la culture américaine. Et donc, on a cette date butoir de jeudi pour que les Ukrainiens acceptent un accord. Ce ne serait pas le premier ultimatum lancé par Donald Trump dans ces histoires.
Voilà, journée décisive demain à Genève et on suivra ça évidemment sur
Emmanuel Macron