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interviewyoutube.com· 19 juin 2024

L'interview de Raphaël Arnault, candidat du "Nouveau Front populaire" dans le Vaucluse

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

On est donc, vous le disiez Alice avec Raphaël Arnaud, vous êtes donc candidat à Nouveau Front Populaire du Vaucluse. On le disait également, vous êtes fiché par trois services de renseignement, la DGSI, le renseignement territorial et la DRPP. Est-ce que vous comprenez que votre investiture crée quand même un malaise à gauche ?

Je vous avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce niveau de déversement, de haine, de propos absolument horribles à mon encontre, à mon personnage, aux luttes que je peux incarner par ailleurs, de luttes contre l'extrême droite qui ont été toujours un peu plus transparentes au travers de manifestations. Tout le monde sait ce que je fais, tout le monde connaît mes prises de position, tout le monde connaît mes prises de parole, tout le monde connaît mes actions. C'est quelque chose qu'on ne peut pas me reprocher.

D'ailleurs, certains de vos confrères de BFM sont venus plusieurs fois m'interviewer sur, je pense notamment à la manifestation, la contre-manifestation qu'on a organisée contre les néo-nazis qui défilaient dans Paris le 9 mai dernier. Sauf que Raphaël Arnaud, pardonnez-moi ! C'est-à-dire qu'on tenait un village, je peux terminer parce que vous avez quand même passé de longues minutes et de longues heures à déverser des horreurs sur moi, donc je peux m'exprimer devant vos confrères de BFM, encore une fois, on tenait un village antifasciste avec des personnes âgées, des jeunes personnes, peu importe, tous et tous mélangés, dans la joie, dans la bonne humeur, avec cette volonté par contre ferme de ne pas laisser un mot à l'extrême droite, de ne pas laisser une place à l'extrême droite.

Et c'est ça aujourd'hui qu'on vient me reprocher de façon ultra-violente. Par ailleurs, je tiens à dire qu'avec mon avocat, en corrélation avec mon avocat, on a décidé de porter plainte systématiquement que l'on jugera cela nécessaire, notamment pour des propos diffamatoires qui viennent notamment de la part de médias d'extrême droite, ce qu'il est bon de le rappeler. Tout cet amas, tout cet acharnement médiatique vient au départ de groupuscules d'extrême droite, bien connues, des fois très proches de millions néo-nazis, qui déversent le...

Depuis quand êtes-vous fiché, Raphaël Arnaud ? Est-ce que vous le savez ? Mais comment voulez-vous déjà que je s'ose au courant, alors que c'est des informations qui sont censées être rendues non publiques ?

Pour la simple et bonne raison, c'est que ça n'a aucune valeur juridique. Ces fichesses n'ont aucune valeur juridique, ce n'est pas des condamnations, c'est simplement l'État qui décide à un moment donné de mettre ou non une fichesse. Et des fois, on a pu voir des syndicalistes et des écologistes, des acteurs du mouvement social être fichés.

Et ça nous montre aussi encore une nouvelle fois un peu les dérives de l'État. Ces dernières années de fichage d'opposants politiques...

Non, alors effectivement, il y a des gens qui sont fichés S et qui ne sont pas tous considérés comme dangereux. Et alors précisément, c'est ce que j'allais vous poser comme question. Qu'est-ce qu'on vous reproche exactement, selon vous ?

Est-ce que ça n'est pas le mode d'action violent du groupe auquel vous appartenez ? Eh bien, je vous avoue que je vous retourne la question. Et c'est justement tout le sens de ma présence ici.

C'était de reclarifier la situation. On est dans une confusion généralisée dans notre pays. On n'a malheureusement plus de référentiel commun.

Et c'est grave. Aujourd'hui, on essaye de faire passer les antiracistes, notamment qui soutiennent la Palestine, pour des antisémites. On essaye de faire passer des écologistes pour des terroristes.

Je rappelle que pendant des semaines et des semaines, voire des mois, le ministre de l'Intérieur lui-même a parlé d'éco-terrorisme. On essaye de faire passer des antifascistes pour des fascistes. Des antifascistes qui luttent depuis des années contre les violences d'extrême droite, pour eux-mêmes des violents.

Voilà la confusion généralisée qui existe dans notre pays. Mais on a envie de comprendre un peu plus, Raphaël Arnaud, ce que c'est que cette jeune garde, ce mouvement antifasciste d'extrême gauche, donc lyonnais, auquel vous appartenez. C'est un mouvement qui a été accusé de violence, n'est-ce pas ?

Alors, la jeune garde que vous qualifiez à l'extrême gauche, je qualifierais plutôt nos activités de gauche, tout simplement parce qu'on travaille avec des syndicats, avec des organisations politiques, avec le Parti communiste. J'ai été d'ailleurs invité aux universités d'été de repocologie Les Verts. C'est quelque chose dont on ne cache pas.

Au contraire, encore une fois, nos activités sont transparentes. J'ai été d'ailleurs invité à l'Assemblée nationale pour parler du terrorisme de l'extrême droite. J'ai été de nombreuses fois convoité par vos confrères de BFM ou par d'autres pour justement déceler les liens entre ces groupuscules d'extrême droite violents et le Rassemblement national jusqu'au terrorisme.

Voilà pourquoi est-ce qu'on leur fait peur. Mais moi, je vous avoue que je porte aussi une responsabilité à la classe médiatique de façon générale, principalement au groupe Bolloré, qui est dans une démarche on ne peut plus politique, de faire campagne directement pour le Rassemblement national. Alors, on n'est pas là, on n'est pas là, monsieur Arnaud, pour parler de nos confrères journalistes.

Mais vous avez raison de dire une chose, en tout cas, c'est que ça n'est pas à nous de juger s'il est légitime ou pas que vous soyez fichés. En revanche, est-ce que vous comprenez qu'en termes d'affichage, être fichés et de potentiellement siéger à l'Assemblée nationale, ça ne le fait pas, quoi ? Vous le voyez, même vous, vous n'arrivez pas à faire campagne.

Mais bien sûr que si, ça c'est vous qui le dites. C'est-à-dire que...

Vous parlez d'un déchaînement de violence et de haine. Oui, oui, de haine, tout à fait, tout à fait, médiatique, encore une fois, je le rappelle, sur le terrain, tout se passe très bien ici à Avignon. On a d'ailleurs lancé notre campagne ce mardi soir avec près de 96 militants et militantes, et ce n'est que le début de la campagne.

Les gens ont bien conscience de ce qui se passe aujourd'hui dans la classe médiatique. Et encore une fois, je venais porter la responsabilité que vous avez en tant que journaliste. L'heure est grave.

L'heure est à la clarification. On parle de violence. Moi, je viens vous parler de députés du Rassemblement national qui ont été élus la dernière fois, qui sont à nouveau candidats, qui, eux, ont été condamnés.

Moi, on me suspecte de violence, potentiellement, peut-être qu'eux. Moi, je viens vous parler de députés qui ont commis des violences, comme Frédéric Boccaletti, député sur la 7e circonscription du Var, qui est à nouveau reconduit, qui a été condamné pour des violences, notamment avec un groupe qui avait une arme à feu, et qui tenait d'ailleurs une librairie de négationnistes, puisqu'on parle régulièrement d'antisémitisme. Juste titre, lutte qui est ô combien nécessaire, d'autant plus au vu de la période.

Donc voilà, encore une fois, la confusion généralisée. Et nombre de personnes, vous savez, et ça me touche, et je trouve ça grave, nombre de personnes viennent me dire, vous savez, le fait qu'on vienne parler de vous aussi mal sur BFM, peut-être que ça nous dit quelque chose sur la période, et peut-être que vous avez des choses intéressantes à dire. Mais je trouve ça grave.

L'idée, pardonnez-moi, Raphaël Arnaud, l'idée n'est pas de mal parler de vous. Vous avez une responsabilité, vous avez une responsabilité à reclarifier la situation. Vous m'avez traité comme si j'étais un âge au violon.

C'est ce qu'on essaie de faire, on ne parle pas mal de vous, on essaie de comprendre, on vous donne la parole, justement, Raphaël Arnaud, pendant une demi-heure. Encore une fois, oui, mais pendant des jours, pendant des jours, alors très bien, et je vous remercie de me donner la parole, enfin, pendant des jours, on ne m'a pas accordé cette parole. Les nombres de médias ne me l'ont pas accordé.

Nombre de médias m'ont traîné dans la bourre. Non, mais là, vous l'avez, en tout cas, Raphaël Arnaud, sur les plateaux. Sur la campagne, pardonnez-moi.

Oui, et c'est pour ça que je venais reclarifier la situation. Et vous avez une responsabilité en tant que journaliste, ne l'oubliez pas, surtout dans la période, à l'heure où l'extrême droite, une fois au pouvoir, ferait du grand carnage, notamment pour votre profession. On a compris, on a compris le message à l'égard de l'extrême droite, mais, pardon, mais votre cas n'intéresse pas que les médias.

Il suscite aussi le malaise au sein du nouveau Front populaire. Votre cas ne fait pas l'unanimité, et c'est aussi pour ça qu'on veut en parler ce soir, et qu'on voulait vous laisser la possibilité de vous exprimer. Je vais vous faire écouter un son de Fabien Roussel, qui était hier soir, sur le plateau de BFMTV, et qui a parlé de vous et votre candidature, Fabien Roussel, qui fait plutôt l'unanimité au sein du nouveau Front populaire.

On va l'écouter. Je vous le dis, nous avons demandé à la France insoumise de retirer ses candidatures. Et alors, qu'est-ce que vous avez répondu la France insoumise ?

Elles sont pour nous contraires aux valeurs que nous partions. Et donc, qu'est-ce que vous avez répondu la France insoumise ? Et comme ils ont deux par siège...

Et si elles refusent, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez pouvoir avec eux ? Donc, juste, ils vous ont envoyé balader.

Donc, c'est pas une union, c'est une dépendance. Non, c'est pas ça, parce que nous sommes en train de construire une majorité. Il y a 577 députés à faire élire dans notre pays.

Et nous voulons nous construire une majorité avec des socialistes, avec des écologiques, avec des classes publiques. Nous faisons l'alliance. Il n'y a jamais eu un tel rassemblement dans notre pays à gauche.

Est-ce que vous envisagez, comme le demande Fabien Roussel que vous venez d'entendre, de retirer votre candidature ? Comment vous répondez à Fabien Roussel ? Non, certainement pas.

D'ailleurs, on s'est fait assez discret au départ de cette campagne, parce qu'on avait volonté de construire ici, localement, posément, avec les acteurs et actrices de cette ville, notamment associatifs, des partis politiques qu'on a pris le temps de rencontrer, encore une fois, en dehors de tout le bataille médiatique qu'il peut y avoir. Posément, on a cherché à construire pour lancer, enfin, sainement, cette campagne. Et je vous avoue que certains journalistes se posaient la question, justement, de savoir si j'allais jeter l'éponge.

Je vous avoue que j'ai fait face à des violences extrêmes de la part de l'extrême droite. Ils sont venus en bas de mon domicile, ils m'ont attendu dans des gares, ils ont visé ma famille. Donc, voilà dans quelle situation, aujourd'hui, je me trouve.

Vous vous doutez bien que si c'est Fabien Roussel qui est dérangé par un antifascisme, on le rappelle ô combien nécessaire, et d'ailleurs, il a soutenu Missac Manoukian au Panthéon. Évidemment, moi, c'est cet antifascisme que je revendique aujourd'hui. Alors, certes, pas exactement dans le même contexte, heureusement avec beaucoup moins de violence, heureusement encore une fois.

Ce que vous dites, Raphaël Arnaud, c'est que depuis que vous avez été choisi pour cette circonscription et que l'on sait que vous êtes fiché S, vous êtes menacé, votre famille est menacée, vous êtes suivi, c'est ça que vous dites ? Mais bien avant, madame, ça fait six ans que je lutte contre l'extrême droite. Ça fait six ans que je lutte contre l'extrême droite, six ans que je suis menacé au quotidien, ma famille, à mon travail, à mon domicile.

Je veux dire, c'est des choses qui ne sont pas méconnues, encore une fois, et c'est pour ça que je vous disais, en tant que journaliste, vous avez une responsabilité à énoncer aussi ces faits-là. Qu'on vienne me retourner l'argumentaire de la violence. Alors que nous-mêmes, des menaces de mort, des menaces au quotidien, si vous voulez, devant un de vos confrères, j'ouvrirai un jour mes messages privés sur mes réseaux sociaux.

Heureusement que je ne les énumère pas tous les jours, sinon ça en perd de la tête. Mais de toute façon, vos confrères journalistes, encore une fois, le savent très bien. Dès qu'il y a des enquêtes sur l'extrême droite, dès qu'on met en avant leur violence, tout à coup, on est sujet, encore une fois, à des menaces, et pire que des menaces, encore une fois, mais ils sont venus m'attaquer à mon domicile.

Ce n'est pas seulement des menaces. Ils sont venus m'attaquer au sorti d'une conférence, notamment qui avait été organisée par la mairie de Lyon. Ils sont venus m'attaquer dans des gares.

C'est des choses, encore une fois, qui ne sont pas méconnues, et des choses qu'il faut redire. Juste, je voulais revenir quand même au sujet initial. Le fait que certains partis politiques, aujourd'hui, se sentiraient dérangés par ma candidature.

Il est bon, encore une fois, de reclarifier la situation. C'est que ces partis politiques, on a l'habitude de travailler au jour le jour. Et que, de fait, il y a des enjeux électoraux, que comme tout enjeu électoral, des fois, les accords nationaux font qu'il peut exister des tensions qui dépassent bien au-delà de ma personne.

Aujourd'hui, je vous le répète, j'ai fait des conférences, notamment invitées par le PS, le Parti socialiste de Carole Delga, au Conseil Régional de l'Occitanie. Vous vous doutez bien que ce n'est pas ma ligne politique. Pour autant, à ce moment-là, tout le monde nous tendait des mains.

Et là, tout à coup, lorsqu'on se présente aux élections, nous, des militants et des militantes de terrain, ça dérange parce que, oui, on ne fait pas partie de ce monde politique. Je suis un travailleur, je suis payé au SNIC. Et oui, effectivement, ça peut déranger certaines personnes.

En tout cas, on va aller jusqu'au bout de cette campagne et gagner contre le RN, c'est le plus important. Vous restez avec nous. On va juste donner la parole à nos invités autour de ce plateau.

Il a rappelé un point, Raphaël Arnaud. Donc, être fiché S, déjà, ça concernait, en 2018, on a un chiffre, 30 000 personnes en France. Toutes ne sont pas l'objet de poursuites ou de sanctions pénales.

C'est une mesure administrative. Est-ce que vous, ça vous choque ? Oui, enfin, ces 30 000 personnes ne se présentent pas à la députation, quand même.

C'est une chose...

Moi, j'ai une question à poser à M. Arnaud. Puisqu'il dénonce, peut-être à juste titre, la confusion autour de sa candidature.

Mais est-ce que lui n'entretient-il pas cette confusion en se présentant sous un faux nom ? Puisque Raphaël Arnaud n'est pas son vrai nom de famille. Donc, je ne comprends pas comment vous pouvez ne pas dissiper cette confusion puisque vous avez changé nom pour la députation, pour cette candidature.

Votre réponse, Raphaël Arnaud ? C'est faux. C'est faux.

Et encore une fois, c'est très malhonnête de votre part. Ce nom, je l'utilise depuis le début de mon militantisme. Non, mais vous appelez M.

Arnaud, pas M. Arnaud. Depuis...

Je m'explique. Attendez. Je m'explique, s'il vous plaît.

Je vous ai entendu. Je vous ai écouté. Je vais vous répondre, monsieur.

Ce nom, je l'utilise depuis le début que je suis apparu à visage découvert parce que la lutte contre l'extrême droite, ce n'est pas drôle tous les jours. Malgré le fait que, effectivement, j'ai en partie modifié mon nom de famille. Ça ne m'a malheureusement pas protégé de tout puisqu'encore une fois, je vous le répète, j'ai été attaqué à mon domicile, etc.

Ça m'empêche certainement, encore une fois, quelques attaques. Je rappelle que c'est dans le droit. C'est-à-dire que j'ai le droit, comme Marine Le Pen.

Marine Le Pen ne s'appelle pas Marine Le Pen. Et je n'ai pas vu sur votre plateau des grandes esclaves parce que Marine Le Pen ne s'appelle pas Marine Le Pen, mais Marion Anne-Périne-Le Pen. Et oui, effectivement, elle a choisi ce nom pour paraître un peu plus prolo parce que ça le fait moins.

Bon, donc, encore une fois, on vient m'accuser. Vous vous rendez compte un peu du débat ? On vient m'accuser de changer quelques lettres de mon nom de famille parce que j'ai fait débit de maximum les violences, les violences, les violences.

Mais ce n'est pas vrai. Encore une fois, c'est des intox de la part de l'extrême droite. Moi, je me suis toujours appelé Raphaël Arnaud à visage public.

Vous pouvez remonter, si vous voulez, très loin dans les articles de vos confrères. Donc, encore une fois, est-ce que vous vous rendez compte du niveau actuellement sur ce plateau où moi, je viens vous parler de violences de l'extrême droite, notamment de députés, encore une fois, du RN qui ont été condamnés pour violences à larmes à feu. On en parle aussi.

Vous avez largement l'occasion d'en parler depuis maintenant un quart d'heure, Raphaël Arnaud. Je n'ai pas vu vos caméras se précipiter sur la septième circonscription du Var pour aller interroger ces députés et estimer potentiellement que ces députations ne soient pas légitimes. Par contre, pour une histoire de quelques lettres sur un nom de famille, tout à coup, c'est l'alerte générale.

Je vous avoue, encore une fois, les gens commencent à être dégoûtés par tout ce fonctionnement. Alors justement, les gens ont le droit de poser des questions dans cette émission. Ça n'est pas un monologue, Raphaël Arnaud.

Mais bien sûr, évidemment. Les gens posent des questions au travers de cette émission avec un QR code. Et j'imagine qu'ils sont aussi, peut-être qu'ils illustrent certaines réactions auxquelles vous faites face, peut-être sur le terrain, notamment Lucienne qui dit « Fiches est candidat aux législatives, c'est honteux ».

Si vous aviez à la croiser sur un marché ou sur le terrain, qu'est-ce que vous lui répondriez ? Je lui répondrai exactement la même chose que je vous ai dit. C'est-à-dire que mes combats politiques sont, on ne peut plus, transparents.

Je n'ai jamais été, encore une fois, condamné. Je m'engage depuis des années contre l'extrême droite. Je n'étais pas au courant, évidemment, de ces fichiers.

Est-ce que, encore une fois, elles ne sont pas censées être rendues publiques ? C'est quelque chose que j'apprends. D'ailleurs, peut-être, potentiellement, je ne le suis plus.

Je ne sais pas absolument quelle est la situation de ce point de vue-là. En tout cas, me qualifier comme étant dangereux, me qualifier comme étant violent est gravissime. Et j'espère sincèrement que l'État ne passe pas son temps à afficher des personnes qui participent à des manifestations.

Je pense aussi, certainement, que mes engagements en soutien au peuple palestinien n'ont pas aidé. Parce qu'on voit bien qu'il y a une dérive sécuritaire, autoritaire. On a vu des interdictions de manifestations à répétition, des interdictions de meetings politiques, un déferlement médiatique, notamment, je pense à la figure de Rima Hassan, qui s'est fait traîner dans la boue, qu'on a osé injurier de porte-parole du Hamas, alors que, simplement, elle venait exprimer sa solidarité envers le peuple palestinien.

Donc, voilà la situation, encore une fois, actuelle. Et j'en appelle à votre responsabilité. Je ne le répéterai jamais assez, parce que les gens sont en train de se déconnecter du champ politique et médiatique.

Nous avons une responsabilité commune à les ramener à des clarifications et à les ramener à s'intéresser à la vie politique avec des mots d'ordre clairs et sans partir dans tout et n'importe quoi. Raphaël Arnaud, la gauche locale a d'ailleurs déjà annoncé son soutien à une candidature dissidente. Est-ce que vous ne craignez pas, quand même, que tout ça, ça freine un peu vos électeurs potentiels ?

Alors, c'est pareil. C'est quelque chose qui a été beaucoup répété dans les médias. Je vous avoue que ça me fait sourire, parce qu'encore une fois, je ne suis pas né de la dernière pluie, je sais ce qui se passe.

Il y a quelques LUPS, effectivement, localement, qui ont donné leur validation pour une candidature dissidente, comme il existe d'ailleurs dans de nombreuses circonscriptions. Donc, ce n'est pas le problème de Raphaël Arnaud. Ce sont des problèmes bien plus gros, qui me dépassent largement.

Ce sont des problèmes de calcul électoraux de la part d'appareils politiques, encore une fois. La gauche, je vous invite à venir nous suivre, peut-être potentiellement sur des actions. Encore une fois, on était près de 100 militants et militantes à cette réunie pour ce lancement de campagne.

Je ne suis pas sûr qu'autant de candidatures peuvent jouir pour un début de campagne d'autant de militants et militantes. Et ça ne fait qu'augmenter. Ma candidature, forcément, parle à des centaines de jeunes, voire même des milliers de jeunes.

Et c'est ces jeunes-là qu'on va pouvoir aller chercher et leur redonner confiance en la politique. Si cette candidature parle, alors, racontez-nous, qui est venu vous chercher au sein de ce nouveau Front populaire ? Je vous avoue qu'on n'est pas des enfants, malgré notre jeunesse.

Personne n'est venu nous chercher par la main. C'est nous qui combattons depuis des années à l'unité. Il est bon aussi de le rappeler, peut-être à certains appareils politiques qui, aujourd'hui...

Vous avez très bien compris ma question. Je ne remets pas du tout en question votre engagement politique et votre mobilisation. Mais je ne m'adresse pas spécialement à vous, par ailleurs, quand je prends ce ton.

Je m'adresse plutôt aux dirigeants des appareils politiques qui savent pertinemment qu'on travaille depuis des années avec eux sur le terrain. Nous avons encore lancé, plusieurs semaines avant cette dissolution et avant la création du nouveau Front populaire, un appel à l'unité. Ce que nous avons toujours construit localement dans nos différentes luttes antifascistes, avec des syndicats comme la CGT, avec des syndicats comme Solidaires, avec qui nous avons construit notamment des luttes contre Éric Zemmour, avec des partis politiques comme la France Insoumise, comme Europe Collège-les-Verts, comme le Parti Communiste français, des fois aussi avec le Parti Socialiste.

Voilà la situation dans laquelle on est avec la jeune garde. Voilà la situation dans laquelle on est avec la lutte contre l'extrême droite. Et encore une fois, tout à coup, lorsque vient des enjeux électoraux, certains nous tournent le dos.

Ce n'est pas grave. Mais vous ne répondez pas à la question. C'est le jeu politique.

Vous ne répondez pas à la question. Et nous, encore une fois aussi, je suis en train de vous répondre. C'est qu'encore une fois, nous, on a cherché ça.

On a cherché à faire ce lien-là. Et de fait, il est venu de façon assez naturelle, lorsqu'on a rejoint le nouveau Front Populaire, d'ouvrir des discussions, notamment avec la France Insoumise, mais pas que, pour discuter d'une potentielle investiture. Et toute la force symbolique que ça représente aujourd'hui dans la période, que d'avoir un militant antifasciste, deux terrains, qui connaît parfaitement, encore une fois, les liens entre les groupes les plus radicaux, avec des partis comme le Rassemblement National, de participer à ces élections jusqu'à l'Assemblée Nationale.

C'était très fort dans la période aussi, d'envoyer des jeunes comme nous, qui ne baisseront jamais les yeux face à l'extrême droite, qui ne seront jamais dupes face à tous les programmes racistes. – Pablo, Piot-Vivien, on sait en tout cas que Raphaël Arnaud, elle soutient de Manuel Bompard et de Mathilde Panot, par exemple, au sein de la France Insoumise. – Oui, et de très nombreux autres militants et militantes, y compris de cadres politiques.

Moi, j'aimerais rappeler deux choses, parce que j'écoute ce que dit Raphaël Arnaud, j'écoute aussi ce que disent les avocats et les avocates lorsqu'ils ont à traiter cette question des fichiers S. L'opacité, en fait, de ce système est quand même excessivement problématique. – C'est normal. – Comme il l'a très bien dit, non, non, c'est pas tout à fait normal. – C'est les services de renseignement aussi. – Oui, mais c'est totalement arbitraire. – Excuse-moi. – Non, mais c'est totalement arbitraire, c'est-à-dire qu'on ne peut pas s'y opposer, c'est-à-dire que si demain Raphaël Arnaud veut dire « c'est pas possible, pourquoi est-ce que je suis fichier S ? » On n'est même pas obligé de lui répondre les raisons pour lesquelles il est fichier S, ce qui est quand même un gros problème, parce que du coup, ça sort dans la presse, il a notamment raison, dans la presse d'extrême droite, et on lui dit « vous êtes fichier S », mais il ne sait pas pourquoi.

Et donc, il ne peut pas se défendre, il ne peut pas dire « ben non, j'ai pas fait ça, non, je n'ai jamais été condamné ». Enfin, en l'occurrence, il n'a jamais été condamné. Et c'est un énorme problème, on ne connaît pas l'étendue des fichiers S.

Tout à l'heure, Fred a dit… – C'est déjà produit un député fichier S ou pas ? – Alors, mais c'est ça qui est intéressant. – Ou du moins aouté ? – Ah ben voilà, c'est ça le problème.

Tout à l'heure, Fred a dit « ah ben oui, mais il y a un député, est-ce qu'on peut être fichier S et se présenter à l'Assemblée nationale, c'est unique, je ne sais pas quoi ». On n'en sait rien. Si ça se trouve, il y a d'autres députés qui sont fichiers S. – Vous parlez des 30 000, je vous disais qu'il n'y a pas 30 000. – Les 30 000 fichiers S. – Les 30 000 fichiers S, on ne sait pas si dedans il y a des députés ou pas, puisque c'est secret.

Donc ça, c'est le premier problème. La deuxième chose, c'est tout à l'heure, vous avez mentionné le Parti communiste en parlant de Fabien Roussel. Le Parti communiste, il sait ce que c'est le fichage des opposants politiques.

Dans les années 30, les communistes, y compris des cadres politiques du Parti communiste, y compris des cadres politiques qui ont fait partie du Front populaire de 1936, étaient fichés politiquement par le gouvernement et par l'État. – Donc que lui dise cela, ça n'est pas anodin. Si Fabien Roussel le dit, c'est que ça traduit peut-être un malaise qui débat sa personne. – Je comprends, je comprends.

Pour autant, dans l'histoire de la gauche, cette question du fichage des opposants politiques et notamment de ceux qui sont engagés dans la lutte antifasciste est monnaie courante. Donc au bout d'un moment, il faut savoir… – Le fichage des citoyens sur les opinions politiques, tu sais quand tu travailles pour un député, tu vois, ils connaissent à peu près, il y a des petites fiches, ils connaissent à peu près l'orientation politique de chacun des électeurs. – La question n'est pas ça, la question c'est comme a dit Charles Sapin tout à l'heure, c'est un chiffon rouge en fait qui est agité pour essayer de décrédibiliser Raphaël Arnaud et son combat qui est tout à fait… – Charles Sapin qui essaye d'emplacer une Charles Sapin. – Merci beaucoup. – Pour votre défense Charles. – Merci beaucoup.

C'est juste un petit problème, vous parlez du fichage, c'est exactement ce qui est aussi reproché au collectif de la jeune garde et puis on n'est pas obligé même d'aller jusqu'à cette fiche S. Le problème c'est que M. Raphaël Arnaud qui est encore avec nous et qui va peut-être pouvoir nous répondre, mais a menacé de mort une militante identitaire et sa voix a été enregistrée.

Alors moi j'aimerais bien savoir si un, il reconnaît ce geste et deux, est-ce qu'il s'en repend ? – Alors la réponse donc de Raphaël Arnaud qui effectivement est toujours avec nous. – Encore une fois, là c'est assez grave ce qui se passe sur le plateau, c'est-à-dire qu'on vient me suspecter une nouvelle fois de choses qui ont été sorties, on le rappelle, par des groupuscules identitaires qui ont été largement relayées sur des médias d'extrême droite, des vocaux effectivement qui ont été sortis, qui étaient juste hallucinants, potentiellement avec des montages, je ne sais même pas comment ils traficotent leurs choses.

Nous vous savez, on a une ligne politique. On n'a jamais répondu aux accusations qui viennent directement de l'extrême droite. Pour une simple et bonne raison, c'est que c'est l'ordonnée du crédit.

Encore une fois, on a besoin de clarification dans la période, je ne le répéterai jamais assez, et c'est l'ordonnée du crédit. On attend toujours les plaintes, parce que je pense notamment à ces groupuscules identitaires comme Némésis, qui ont, je pense, au moins menacé une dizaine de fois de plaintes à mon égard, notamment lorsque des groupuscules d'extrême droite avaient attaqué la manifestation féministe à Paris. On n'a jamais eu de résultat.

Tout simplement, pour la très simple et bonne raison, c'est qu'on n'a rien à me reprocher encore une fois. Et voilà dans la situation dans laquelle on est. Et là, encore une fois, j'en porte à votre responsabilité d'arrêter de reprendre toutes les fake news de l'extrême droite.

Mon mouvement politique et moi-même ont été accusés à tort et à travers de multiples choses ignobles, ignobles, je le répète. Je ne vais pas vous en faire la liste, parce que ce serait encore une fois leur donner du crédit. Je vous demande encore une fois...

Mais Charles Sapin insiste, je me permets, en disant que votre voix a été reconnue dans un enregistrement. C'est bien ça, Charles ? Exactement.

Votre voix a été reconnue dans un enregistrement où vous menaciez de mort une militante identitaire. Donc vous dites...

Vous n'avez pas à vous expliquer de ce geste, on le note, mais bon. Alors, je vous avoue encore une fois, je ne sais pas exactement quelle est la nature de cet enregistrement. Je ne sais pas s'il y a des coupures.

Vous savez, les montages aujourd'hui, c'est quelque chose qui est malheureusement viral. Je pense notamment à Rima Hassan. Vous savez qu'il y avait fait une vidéo sur YouTube.

Il y avait eu plusieurs coupures de sa vidéo et on en faisait une porte-parole du Hamas. Et ça avait fait un buzz médiatique à l'époque. Mais donc c'était bien votre voix, quand même.

Repris sur de nombreux médias, qui a été démenti depuis. Comment ? Vous dites quand même que c'était bien votre voix.

Non, non, je vous avoue que je ne sais même pas, encore une fois, de l'ici. Alors, ça ne sert à rien de passer dix minutes là-dessus. Je ne sais même pas, encore une fois, de quel vocale il s'agit et je ne m'attarde pas là-dessus.

Mais peut-être pour conclure, faire conscience en fait à la justice de notre pays, si jamais la justice considère que, bah oui, effectivement, il a menacé de mort cette militante d'extrême droite du collectif Némésis, eh bien, dans ces cas-là, il y aura une condamnation. Est-ce qu'il y a une condamnation ? Mais vous avez raison.

Est-ce qu'il y a une condamnation ? Est-ce qu'il y a une condamnation ? Est-ce qu'il y a une condamnation ?

Non, mais comme cette information circule, c'est aussi très démocratique et de lui donner l'opportunité de répondre de ce qui circule. De la même manière, j'aimerais poser une question très importante à M. Arnaud.

Êtes-vous prêt à accepter le résultat des urnes pour votre circonscription ? Mais si, par exemple, le Rassemblement national obtient la majorité absolue à accepter le résultat des urnes ou à faire comme des temps de piste au Capitole ? Ah, ben, justement, l'inversion des valeurs, encore une fois, la clarification politique, on y revient sans cesse.

Et c'est...

Mais moi, je vais vous y répondre très simplement. Et c'est très grave de poser les choses comme ça. Évidemment que nous, on a toujours respecté ce qui se passe dans les urnes.

Ça va de soi. Par contre, il y a une réalité politique aujourd'hui, vous venez de le dire, c'est que c'est des gouvernements d'extrême droite qui n'ont jamais accepté la remise en cause de leur pouvoir. Je pense à Donald Trump, je pense à Bolsonaro, qui ont violemment... dans le cas de récit de la France attaqué le 30 juin et le 7 juillet.

Attaqué...

Si le Rassemblement National arrive au pouvoir, vous serez calme dans la rue ou non ? Je viens de vous répondre assez clairement. Je viens de vous répondre assez clairement.

C'est-à-dire que nous, on a toujours respecté le résultat des urnes, là n'est pas le problème. Contrairement, justement, encore une fois, à des gouvernements d'extrême droite. Et là, vous avez des exemples, on ne peut plus récents, parce que souvent, on dit, on n'a pas essayé.

Si on a essayé...

Et justement, ces gouvernements d'extrême droite, une fois en place, ne veulent pas le laisser et font tout pour ne pas laisser quitte à attaquer les institutions, notamment parlementaires, comme le Capitole. Chose, d'ailleurs, qu'on a dénoncée à de multiples reprises. Par contre, par contre, qu'on ne vienne pas nous reprocher, par ailleurs, de continuer à nous mobiliser.

Ce qu'on va faire si le Rassemblement National arrive au pouvoir, et peu importe s'il arrive ou non au pouvoir, le risque de l'extrême droite sera toujours aussi présent dans notre pays. On continuera à se mobiliser, comme on a toujours continué à le faire, par des manifestations, par des pétitions, par aussi une bataille médiatique. Encore une fois, on le voit ce soir par une véritable bataille médiatique.

Et ça, personne ne viendra, je l'espère, nous reprocher. Et encore une fois, peut-être accumuler des fiches pour des gens qui simplement dénoncent les violences de l'extrême droite et les attaques racistes et toutes les dérives autoritaires dans ce pays. Alors, on a une question de téléspectateurs, peut-être pour vous, Bruno Jeudy.

Sam, qui dit la chose suivante, il est fiché S, mais il n'est pas condamné. Rares sont les politiques qui sont irréprochables. Que les politiques ne soient pas irréprochables, ça c'est vrai, il y en a même qui sont condamnés, il y en a même qui ont été condamnés, qui ont purgé de la prison ces dernières années, des brassées électroniques, on a tout eu ces dernières années.

Il y a même globalement plutôt un durcissement des peines à l'endroit des politiques sur les 15 dernières années après avoir longtemps eu, c'est vrai, bénéficié d'un certain laxisme. Donc cette question-là, elle a plutôt été tranchée. Après, on entend les arguments de M.

Arnault, on peut quand même se poser la question, personnellement, d'être fiché S, même si je ne sais pas comment il l'a appris, il y a un problème à se présenter ensuite à une élection législative. Peut-être que d'autres personnes dans son mouvement qui ne seraient pas fichés S pourraient représenter ce mouvement. Ça pose quand même une question et je pense que pour beaucoup d'électeurs, c'est une surprise.

Alors, lui dit que non, visiblement. On a bien entendu qu'il avait l'air plus déterminé que jamais. Raphaël, Arnault, juste une dernière question. dans tous les cas, ça gêne quand même des responsables de gauche qui sont membres du nouveau Front populaire.

Et précisément, Raphaël Arnault, parlons juste un petit peu d'autre chose pour conclure. Si jamais votre bloc obtient la majorité absolue en cas de cohabitation, vous, qui aimeriez-vous voir à Matignon pour représenter le mouvement pour lequel vous êtes candidat aujourd'hui ? Ce serait plutôt qui ?

Mélenchon, Ruffin ou Roussel ? Eh bien, Raphaël Arnault, vu le nombre de temps que je passe dans les médias, évidemment, je rigole. Je vous avoue qu'on n'a pas la tête à ça.

Là, on a la tête dans la campagne, on a la tête d'aller chercher chacun et chacune des électeurs électrices dans ce pays qui ont encore la tête froide, qui restent encore lucides, qui ont fin d'unité et qui veulent aller battre le Rassemblement national. Voilà moi tout ce qui m'anime aujourd'hui, voilà tout ce qui m'a toujours animé dans mon combat militant, la lutte contre l'extrême droite et encore une fois jusqu'au pouvoir et ensuite nous déciderons, je l'espère, de façon la plus démocratique possible d'un potentiel Premier ministre qui nous représente le mieux possible. Une dernière question de téléspectateurs peut-être pour Anne-Elisabeth Moutet, Léna, ne pensez-vous pas qu'être fiché S en tant que responsable politique est bien plus dangereux pour la République que le Rassemblement national ?

Je pense que le Rassemblement national est un parti légal et qu'être fiché S ça présuppose un danger pour l'ordre public. Sinon, je ne sais pas comme M. Arnaud, je ne sais pas pourquoi il est fiché S.

Je pense que c'est fait de manière relativement sérieuse mais encore une fois je n'ai pas tous les éléments et donc ça m'est plus difficile de dire ça mais de deux choses. Nous, on interdit le Rassemblement national où on cesse de dire il y a des partis et puis il y a ces gens-là. Et encore une fois, ça peut être...

On peut décider d'interdire des partis et c'est déjà arrivé mais pour le moment ils ne sont pas interdits. Merci beaucoup Raphaël Arnaud en tout cas d'avoir été avec nous. Je crois que vous avez eu quand même de longues minutes pour vous expliquer.

Oui, mais si je peux me permettre quand même...

Non mais c'est terminé vraiment un mot. On a passé justement de longues minutes et de longues heures. Non mais je tiens à le dire quand même parce que là on parle à nouveau de moi donc je peux me permettre de répondre au vu du nombre d'heures passées à parler sur ma candidature.

Encore une fois, on vient m'accuser de suspicion, de violence. Est-ce qu'on se rend compte ? Moi je viens d'énoncer un parti qui met en place des candidatures de gens qui ont été condamnés pour violence à arme à feu de candidats qui ont été liés à des affaires terroristes.

Je tiens à le rappeler le Rassemblement National j'ai entendu un parti légal mais pardon On a compris Raphaël Arnaud et vous l'avez dit à plusieurs reprises. Non, non, on n'a pas compris on n'a pas compris on le dit passé c'est le seul parti ça je ne l'ai pas dit c'est le seul parti politique qui a été mêlé à trois affaires terroristes en France. Le seul parti politique Merci Raphaël Arnaud.

On est là à trois affaires terroristes sur le territoire et ça je vous entends malheureusement trop peu en parler. On va marquer Merci d'avoir été avec nous.