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interviewPublic Sénat· 5 février 2024 7 min

Agriculteurs : pour Sandrine Rousseau Gabriel Attal a "co-géré avec la FNSEA"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

mais il a cogéré avec la FNSEA et les agriculteurs sont sortis dans la rue avec leur tracteurs pour réclamer des revenus à la fin ils ont moins de normees environnemental mais toujours pas de revenu en fait donc là il y a eu aussi des mesures concern non mais il il y a vraiment rien de structurel qui permet de changer la donne sur le plan du revenu et il y a surtout rien qui permet d'anticiper les effets que va que va avoir le réchauffement climatique sur l'activité agricole et en fait je pense qu'il y a une inquiétude légitime et importante dans le monde agricole de ses Chang qui enfin les agriculteurs ont l'habitude de dire qu'ils gardent un an de récolte enfin un an d'argent d'avance pour essayer de gérer les mauvaise récolte là on voit que les années de sécheresse par exemple se cumulent les unes aux autres et qu'en fait les rendements agricoles dans certaines régions de France commencent à diminuer sérieusement donc il y a quelque chose de structurel à aller chercher on n'est pas du tout là-dedans et je rappelle quand même que la FNSEA a une espèce de main mise sur le monde agricole dont il faudrait questionner la pertinence et la légitimité parce que le mode de scrutin dans les chambres agriculture leur donne une espèce de pouvoir bien bien exagéré par rapport à ce qu'il à ce qu'il représente léitime la fnso pour vous B en tous les cas ils ont un mode de de ils ont un mode de désignation dans les chambres d'agriculture qui font que qui fait que ils mettent ils ont la main mise sur le monde agricole et là on le voit ils ont négocié essentiellement pour les plus gros je pense que Arnaud Rousseau le directeur de la FNSE est très satisfait des des mesures qui sont prises je ne suis pas certaine que les petits agriculteurs qui peineent qui sont à la peine qui n'ont pas d'emplois ou très peu d'emplois sur leur ferme et qui sont avec des des des horaires de 70 ou 80 heur par semaine soit très satisfait de ce qui sort mais sur les revenus il y a quand même une pression qui est mise sur les distributeurs pour revoir la loi égalim il y a 1550 milli qui ont été annoncés de soutien fiscal pour vous c'est c'est rien non non sur la loi alors sur la loi égalim je rappelle quand même que la grande distribution à ces centrales d'achat a mis ses centrales d'achat à l'extérieur de la France Leclerc est à Bruxelles Carrefour est à Madrid et SuperU est en Hollande pour bénéficier du droit hollandais du droit espagnol et du droit belge que d'ù la volonté d'un égalisme Européen et le discours de Gabriel Attal et d'Emmanuel Macron qui disent il faut respecter la loi française même quand on négocie France fa s'en prendre à ces à ces grandes distributions à cette grande distribution y compris par une taxe sur les surprofits qu'ils ont fait pendant l'inflation puisque je rappelle que leurs profits ont explosé pendant l'inflation donc ils sont des profiteurs de crise et puis derrière il faut des prix planchés et il faut revoir le système agricole pour que chaque agriculteur soit respecté dans son travail dans sa dignité d'agriculteur là on n'est pas du tout là-dedans c'est-à-dire que par exemple je prends un exemple ils ont annoncé des contrôles par la DGCCRF 10000 contrôle par la DGCC répression des fraudes par la répression des fr par les grandes surfaces euh sur dans les grandes surfaces les les inspecteurs de la DGCCRF donc de la répression des fraudes ont été diminué il y a un/4 de de ces inspecteurs qui ont disparu en en un peu plus de 10 ans donc en fait tout cela n'est que de encore une fois un ministère de la parole et mais je pense que là ça commence à se voir qu'il n'y a aucune espèce de capacité ni à négocier ni à monter un rapport de force et qu'à la fin on tape sur ce qu'il y a de plus facile c'est-à-dire les normes environnementales mais je rappelle que les normes environnementales ne sont pas là pour embêter qui que ce soit ils sont là pour protéger notre santé la planète vous nous dites que l'écologie est perdante dans cette négociation elle n'est pas perdante elle est piétinée elle est piétinée est-ce que aujourd'hui à l'heure où le réchauffement climatique s'emballe et où il devient hors de contrôle est-ce qu'il est vraiment pertinent d'aller piétiner les normes environnementales enfin vraiment est-ce la priorité du monde agricole les chercheurs parlent de maladaptation quand on fait ça c'est-à-dire que on ne trouve pas les bonnes réformes dans un problème qui est structurel et systémique donc non là l'écologie est piétinée est-ce que c'est vraiment responsable de la part d'un chef de l'État et d'un Premier ministre que d'accrédit le fait que le problème c'est l'écologie honnêtement je pense qu'on est pas du tout rendez-v de c'est pas ce qu'ils disent personne enfin en tout cas Gabriel n' jamais ditèmeécie si parle d'écologie punitive en permanence et l'écologie n'est ramené qu'à quelque chose de punitif je rappelle quand même que dans le plan écofyo il y avait cette volonté de diminuer les pesticidesise cause que mais bien sûr que si c'est en pause bien sûr que si il y a des clusters de cancer d'fant dont on soupçonne que les causes soient lié aux pesticides je rappelle qu'and charante maritime il y a des parents qui se battent par exemple pour que leur le cancer de leurs enfants soit reconnu comme étant lié au pesticides c'est ça qu'on est en train de de casser avec le plan avec la POS du un problème en France et pas seulement qu'en France c'est qu'on demande aux agriculteurs de faire autrement mais ils n'ont pas franchement d'alternative quant au produit à utiliser non mais c'est la question c'est pas une alternative quant au produits à utiliser sans ch changer le le mode la manière de faire agricole c'est ça le sujet c'est que si vous continuez à vouloir faire du maïs de manière intensive pour aller les vendre à des centrales d'achat qui vont les revendre sur des marchés financiers pour une spéculation mondiale et être en concurrence avec le maïs du monde entier si vous voulez faire ça alors évidemment vous avez besoin de produits phytosanitaires mais précisément la question c'est comment assure-t-on la souveraineté alimentaire de la France et non pas une agriculture exportatrice qui est en concurrence avec les pires pratiques agricoles mondiales et en fait mais l'année dernière srine Rousseau on a on a on a moins on a moins produit de maïs on a produit plus de tournesol c'est bien la preuve que les agriculteurs changent mais les exportations agricoles si vous regardez les exportations agricoles ça reste majoritairement des grands céréaliers qui sont en concurrence encore une fois avec des pays qui n'ont pas la même législation écologique est-ce qu'il faut s'aligner sur le bas la réponse est NON et puis par ailleurs je je je le pose ici parce que je n'ai pas beaucoup entendu mais il va falloir aussi qu'on s'intéresse à la manière dont nous consommons puisque aujourd'hui le la part des produits transformés dans notre alimentation a progressé c'est-à-dire qu'on prend des plats toutou fait des petits fours déjà fait et cetera tout cela met en danger le monde agricole puisque à chaque fois que vous utilisez un produit transformé ce produit transformé peut avoir 10 50 ou 100 ingrédients dont on ne sait pas d'où ils viennent et à quel prix ils ont été achet [Musique]

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