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interviewEurope 1· 1 mai 2026 8 min

"Il ne veut pas d'héritier", la stratégie d'Emmanuel Macron selon Jules Torres

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bon, il est 16h35 et on parle du discours de Marine Le Pen pour le 1er mai à Macron en Sonéloire avec ce message pour la France du travail. C'est intéressant parce que j'écoutez tout à l'heure Jordan Bardella et effectivement je voyais un parallèle avec la campagne de Nicolas Sarkozy. Il est évident pour tout le monde d'abord parce qu'il y a une salle avec beaucoup de drapeaux bleus blanc rouge et puis il y a le thème du travail et je me disais est-ce que le thème du travail en 2007 qui avait été très porteur est-ce qu'aujourd'hui il peut l'être de la même manière ?

Et visiblement à un an de la présidentielle, on voit les thèmes que les uns et les autres vont mettre en place. Et le thème du travail, travail mieux rémunéré. Ça va être ça l'idée du Rassemblement national.

Alors écoutez Marine Le Pen, les travailleurs français font la France. À ceux qui doutent, je veux leur dire que nous sommes là à ceux qui peinent à s'en sortir. Malgré leurs efforts passés ou présents, nous leur rendrons justice.

À ceux qui veulent entreprendre, nous leur donnerons les moyens de la réussite. À ceux qui n'osent plus espérer, nous leur redonnerons les raisons de croire en la France. Nous nous n'oublions pas que les travailleurs français font la France.

Ils la font vivre, ils la font progresser. Ce sont eux qui mettent en mouvement cette part du génie français. Alors, Marine Le Pen s'est exprimé avant Jordan Bardella.

Les deux se sont exprimés donc à Macon. Les travailleurs français font la France. C'est le premier passage de Marine Le Pen.

Le deè c'est aucune complaisance pour la fraude sociale, pour la fraude fiscale. Vous ne trouverez chez moi ni les loges de la paresse, ni celle des profiteurs qu'ils soi d'en bas ou d'en haut. Pas d'avantage. [acclamation] Vous ne verrez la moindre complaisance de ma part pour la fraude sociale ou fiscale qui ne relève pas, comme on me présente parfois d'une débrouille amusante.

La fraude, c'est l'autre nom du vol. Pas d'avantage. Vous ne me verrez défendre les logiques d'assistana.

La nécessaire solidarité nationale à laquelle je crois profondément et que je défends avec la plus grande détermination parce qu'elle est naturelle, n'a rien à voir avec l'adhésion malsine et encouragée. L'argent va être au cœur de la campagne de 2017. Sabrina.

Euh oui, pas que pas que l'argent d'ailleurs, mais en effet, on reconnaît à travers le discours de Marine Le Pen sa droite ligne vers les les classes populaires, son son programme, son idéologie et en totale cohérence avec sa cible politique et électorale. Marine Le Pen, c'est pas simplement les ouvriers qui ont quitté les bassins miniers ou industriel ou industriel, pardon, ce sont aussi les petites TPE, les petites PME, l'autre poumon économique dans l'entrepreneuriat. Donc elle a elle a tout à fait raison puisquelle est cohérente dans son dans son projet, mais [grognement] elle a également raison sur le fond parce que en réalité le vrai sujet c'est évidemment de s'attaquer à la fraude, c'est évidemment de réduire les charges sociales et patronales pour que précisément les TPPME puissent capitaliser et ainsi employer et ainsi engroger du pouvoir d'achat et donc de la consommation et de la croissance.

Donc elle a eu un discours très clair et très net vis-à-vis de ce qu'elle a toujours été depuis depuis d'ailleurs la mairie des nains Baumont, hein. C'est là où sa fibre sociale c'est vraiment euh euh comment dire a été mise en valeur. On va écouter Jordan Bardella et très souvent il a ciblé Messieur Philippe, Monsieur Retaillot et Messieur Atal qui l'a enchaîné dans quasiment dans la même phrase messieur Atal [raclement de gorge] Philippe Rotaillot et on voit bien aussi la campagne présidentielle qui peut se mettre en place.

Écoutez Jordan Bardella. Comment messieurs Atal Philippe et Retaillot qui ont exécuté et mis en œuvre la politique d'Emmanuel Macron depuis 10 ans, peuvent-ils avoir le culot de se présenter devant les Français pour nous expliquer qu'ils feront l'inverse de ce qu'ils ont fait hier ? Bon, c'est de la politique mais ce qu'il dit est faux.

C'est-à-dire que Bruno Retaillot n'a pas mis en place la politique d'Emmanuel Macron. En revanche, Bruno Retaillot a participé à un ministère, un gouvernement sous la présidence euh d'Emmanuel Macron, mais il n'avait pas les coups des franches. Donc on est là dans la politique.

Alors moi, je m'interroge toujours quand on fait de la politique, il le sait lui-même que c'est Bruno Retaillot est un adversaire d'Emmanuel Macron. Alors pourquoi cible-t-il Emmanuel Macron ? Pourquoi cible-t-il pardon Bruno Rillo ?

En effet, vous avez raison, il a au de tiers raison parce que en effet Édouard Philippe et Gabriel Atal ont été premier ministre d'Emmanuel Macron. Ils ont contribué, ils sont tributaires du pas. Ils n'ont pas censuré non plus.

C'est ce qu'il dirait peut-être. Vous avez tout à fait raison. Il veut s'en prendre à Bruno Rotaillot parce que finalement qui aujourd'hui peut l'ornier peut renier le l'électorat du RN ?

Il y a que Bruno Rotaillot. On voit bien qu'aujourd'hui il y a Reconquête, mais Reconquête est plutôt dans sa base électorale entre 5 et 10 % donc il ne représente pas un danger comme en 2022 pour le RN. En revanche, Bruno Rotillo, sur laquelle son la question de l'Algérie et on l'a vu cette semaine, Emmanuel Macron quand mardi il s'en prend au maboule, qu'il s'en prend au finalement aux personnes qui sont tenants de la ligne de fermeté face à l'Algérie, il s'en prend pas à n'importe qui.

Il s'en prend à Bruno Rotaillot. Pourquoi ? Parce qu'il veut aussi le faire monter pour embêter Eddouard Philippe et Gabriel Atal face au Rassemblement national.

C'est ça, c'est ça quand même la réalité politique qu'on a aujourd'hui. Donc le sujet aujourd'hui pour faire monter Bruno Rotaillot face à Gabriel Atal et Édouard Philippe parce qu'il préférerait à vous saz maavel. [raclement de gorge] Macron a ciblé Bruno Retaillot pour faire monter Bruno Retaillot contre Gabriel et fait partie d'une il y a une explication idéologique mémorielle qui fait que Emmanuel Macron depuis 2017 et son discours sur le fait que la France a commis des crimes contre l'humanité en Algérie, il maintient cette chose-là, ça c'est 50 % de l'explication et l'autre moitié c'est évidemment politique.

Vous savez très bien Pascal que les présidents de la République, les patrons politiques excepté Marine Le Pen, ne veulent pas de dauphins, ne veulent pas d'héritier. Emmanuel Macron n'a aucune envie d'un héritier. Emmanuel Macron et on en parlait la semaine dernière de votre émission, il veut quoi ?

Il veut revenir en 2032, il veut revenir après avoir été une sorte de grand chef de l'Europe. Est-ce qu'Emmanuel Macron peut revenir si Édouard Philippe gagne en 2027 ? La réponse est non.

Est-ce que Emmanuel Macron peut revenir si Gabriel Atal gagne en 2027 ? La réponse est non. Donc bonus vous nen savez rien.

Il y a beaucoup moins de risque et vous savez très bien parce que vous vous êtes un très expérimenté sur la politique et vous savez pertinemment que [grognement] il y a aucun risque qu'Emmanuel Macron revienne si l'un de ces hérités gagne en 2027. Et vous pensez que Emmanuel Macron préfère donner les clés à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella ? Vous pensez que pour lui c'est bien après 10 ans à l'Élysée qu'il termine en donnant les clés ?

B et ben c'est l'analyse d'un certain nombre de proches du président de la République de l'entourage du président de la République. Oui. Les analyses du proche des du président de la République, c'est les mecs qui lui disaient de dissoudre il y a 2 ans.

Moi je connais, j'en connais autant que vous. Vous en connaissez autant que moi. Je connais ces ces constructions intellectuelles de ces petites marquis.

Non, c'est pas des constructions intell. Écoutez les gens, moi je je alors je vais vous dire j'ai un raisonnement un peu plus simple que ça. Pascal pro.

Est-ce que la situation du pays serait plus simple à gérer pour Emmanuel Macron s'il avait eu Jordan Bardella au second tour des législatives en cohabitation à Matignon ou s'il avait eu évidemment que ça serait plus simple ça serait plus simple pour lui à gérer s'il y avait Jordan Bardella bien sûr d'accord ou donc c'est pas juste une illumination de proche de président de la conseillé ils lui ont conseillé cela c'est vrai sauf que il y a une personne qui demandait la dissolution hein c'était Jordan Bardella pendant les élections européennes le le scénario n'est pas verré ce que je veux vous dire c'est que je suis plus simple que vous. Je pense pour qu'Emmanuel Macron après 10 ans après 10 ans d'exercice du pouvoir rendre le pouvoir à au Rassemblement national, je pense pas que ce soit considéré. Qu'il voulait faire monter Bruno Rotaillot.

Oui. Ce qui me paraît une analyse un petit peu plus juste. Bah s'il fait mais ça marche pas non plus votre système parce que s'il fait monter Bruno Retaillot, il fait baisser mécaniquement le rassemblement national et il favorise la trisème voie, le bloc central.

J'ai mal à la tête moi. [rires]

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