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interviewSud Radio (sur YouTube)· 9 décembre 2025 11 min

Vote du budget de la Sécu : en cas de rejet, Emmanuel Macron doit-il dissoudre ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. Moment est très grave.

C'est le vote du budget la nation qui est en cause. C'est un moment où il y a beaucoup de difficultés. On traverse un moment extrêmement grave, décisif pour le pays.

Je pense que la France est à la croisée des chemins. Une dette incroyable 3228 milliards d'euros un déficit record. pas de majorité à l'Assemblée nationale.

On a le choix aujourd'hui entre relever la tête, accepter un budget de redressement euh ou s'enfoncer dans un déficit euh dont on sait aujourd'hui où il nous mènera vers un affaiblissement durable. Bon courage. Euh tenez bon les vraies [musique] voix sud radio.

Et donc les députés se prononcent ce mardi sur l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 avec cette question du jour. Philippe vote du budget en cas de rejet Macron doit-il dissoudre ? Et bien vous dites oui à 94 % vous voulez réagir le 0826 300 300 300 que vous soyez pour la dissolution contre ou pour une autre solution on attend vos appels.

Et ben justement puisque vous avez la parole Philippe David. Alors pour moi évidemment si jamais c'était rejeté alors le vote est prévu d'ici à peu près tr quart d'heure. Donc le temps d'avoir les résultats, ça tombera a priori pendant l'émission de Magalberda.

Moi, je crois que là, si vraiment il y avait un rejet, il n'aurait pas d'autre choix que dissoudre. Mais Macron, à mon avis, ne dissoudra pas pour raison politique, parce qu'en cas de dissolution, il risquerait d'avoir une majorité Renne et il ne veut surtout pas qu'on dise que c'est lui qui a amené le RN au pouvoir. Donc [rires] l'aspect politique primant sur l'aspect économique, on aura pas de dissolution.

Mais ça c'est que mon avis. Avant de donner la parole à François, je vais donner la parole à à François Louis, n'importe quoi. [rires] Qui arrive qui arrive Martin ?

Et ben écoutez, moi je suis euh je suis un peu distant par rapport à ce qui se passe sur le sur le l'actualité parlementaire. Ah bon ? Pourquoi ?

Euh bah je vais vous le dire. Non parce que je je suis un peu lassé en fait dans je vais vous le dire. Non, mais il y a aucun euh ça fait un an, ça fait plus d'un an et demi.

Moi, ça me ça me fatigue en fait de voir cette situationlà, de voir que les les acteurs, les tendances, les majorités politiques sont pas capables de s'entendre, de voir que le président de la République n'est pas capable de de trouver une voie de sortie convenable et et à chaque fois, c'est le même c'est la même approche. Donc voilà, avec des avec des tactiques peut-être un peu plus aiguisées pour monsieur le Cornu, mais au final, il va se passer quoi ? Il va il va rien se passer.

Ça sera une fois de plus. Ouais, je peut-être mais il va se passer encore une fois de plus un budget qui est déjà même qui repose même pas sur des principes clairs de gestion correct et et donc du coup c'est aberrant de passer autant de temps pour sortir un budget déficitaire et et voilà et qu'un budget c'est pas un compte de résultat, c'est pas un bilan et que tant qu'on aura on raisonnera en vision budgétaire pure et qu'on contrôlera pas correctement le pilotage financier de la la France et ben il se passera ce qui se passe c'est-à-dire une GABJ vie et un cataclysme à la fin de de la fin parce que euh depuis le début de l'année, il y a eu quand même une aggravation de plus de 250 ou 300 milliards sur sur la dette française et et on a l'impression que tout le monde s'en fiche. Je suis pas d'accord.

Vous êtes vous êtes vraiment injuste et je suis très étonné de votre part. J'ai l'impression d'entendre un discours populiste. Ce qui se passe à l'Assemblée, non mais ce qui se passe à l'Assemblée est unique et je pense que ça ouvre la voix à ce qu'on ce à quoi on va être obligé de s'habituer dans les années qui viennent.

C'est la première fois à l'Assemblée nationale que des groupes parlent en ensemble et corrigent un budget. Vous savez très bien, moi je suis journaliste politique, j'ai commencer par l'assemblée, ça n'est jamais arrivé. Vous arrivez à l'assemblée, le budget il est prêt, vous avez le droit de donner deux trois amendements et boum, on le passe.

Il est voté comme un seul homme. C'est la première fois que les parlementaires sont obligés de s'entendre et je ne suis pas d'accord avec vous. Le budget, ce sont des vies.

C'est vos vies. Quand le gouvernement accepte la proposition de du Parti socialiste de ne de ne pas geler les pension de retraite, et ben c'est hyper important pour les gens qui ont 1000 ou 1100 € de pension de retraite. Nous, on est là, on goberge, on on papiate, on philosophe autour des plateaux, mais on n'est pas la vraie France.

Enfin, on par on en parlait tout à l'heure avec Cécile des gens qui négocient à 50 centimes ou à 1 €. Donc je suis désolé, ce qui est en train de se passer à l'assemblée pour moi et le changement d'une culture et d'une époque. Je trouve qu'on est en train on efface complètement le le pouvoir présidentiel.

Emmanuel Macron, si les gens disent la dissolution, je suis d'accord avec vous, il y en aura pas. Mais pourquoi ? Parce que ils veulent finir le quinquena sans lui.

Lui disent "OK, tu veux pas partir ? Occupe-toi de l'international, ne remets pas tes pattes dans le débat public, laisse le corps nu fort et et Gabriel Atal s'entendre. laisse les deux tours jumelles extrémistes gueuler, ne rien vouloir, c'est-à-dire LFI et le RN et et on essaie d'avancer.

Donc moi, je trouve c'est la première fois que je trouve quelque chose de conséquent au Parlement. Voilà, un vrai compromis. Un vrai compromis qui n'est pas une compromission.

On glosse beaucoup sur la relation le cornu fort, mais la réalité c'est que chacun des deux, il y en a un qui sait qu'il est de droite et l'autre qui sait de gauche. On ne peut pas trouver de majorité, personne maintenant. Donc on essaie de faire un chemin ensemble.

Moi je dis on parce que je je me suis solidaire des de ces gens qui veulent arriver que ce soit la droite de le Cornu ou la gauche d'Olivier Fort qui veulent arriver à un compromis, je les soutiens à fond parce que c'est ça la vraie révolution aujourd'hui en France, c'est d'arriver à un compromis. Allez-y. Non non non mais je voulais savoir quel était votre regard sur le cornu parce que il a quand même été à la manette.

Il a est-ce que est-ce que aujourd'hui euh c'est quelqu'un qui compte véritablement dans le paysage politique ? Deux hommes qui émergent de ce budget. Il y a Sébastien Lecornu et Olivier Fort qui bossent, qui bossent, qui bossent.

On voit fort. Alors c'est plus lent, il grimpe dans l'opinion. Le corps nu fait une émergence.

Je pense vraiment simplement le le corn, il a juste besoin d'exister. Donc il a il est très il est si bah si il a besoin de durée à Matignon. Donc il a il a une approche très aiguisée, très talentueuse pour essayer de fédérer.

Ça c'est sûr. Olivier fort de grâce parole. Bien sûr que si il émerge et je pense que ce sera l'héritier naturel d'Emmanuel Macron.

Vous verrez hein, il s'il passe le budget Sébastien le corn, il bala Édouard Philippe, ça moi j'en suis sûr. Alors deux choses. Premièrement premièrement Cécile pour répondre à votre première question, moi je trouve que le cornu navigue plutôt pas mal dans des eaux qu'on don que je qualifierai de pas très calme que je Oui oui je dire c'est c'est dans la tempête il navigue plutôt pas trop mal.

Mais en revanche, en revanche, moi je crois pas comme Françoise que ce soit le début du consensus comme on fait en Allemagne et cetera qui arrive. C'est parce que nombre de députés ont peur de perdre leur siège en cas de dissolution et qu'ils se disent mieux vaut voter un budget avec lequel je ne suis pas d'accord plutôt que ne pas de voter que Mitteran euh Mitteran Macron pardon je sais pas pourquoi j'ai dit Mitteran appuie sur le boutus [rires] Chirac appuie sur la Giscar appuie sur le bouton dissolution et que je perds mon poste de député parce que ça c'est quand même une raison inavoable mais qui est une réalité Mais c'est intéressant. Est-ce que ça va pas créer un précédent justement ?

Moi je trouve ça super parce que on est en train de passer de quitter tranquillement. Pourquoi ? Moi je suis une militante folle et absolue de la 6e Non mais dans le sens de la de la Non ouais dans le sens de la passion de la 6e République, je pense qu'ils ont terminé avec la 5e parce que elle est allée au bout du bout de là où elle peut aller avec Emmanuel Macron et je la 6e République c'est pas quelque chose qui est porté que par LFI.

Je pense qu'il faut revital vous donnez vous donnez raison à à depuis des années mais c'est le PS demande la 6e République depuis des années. Qu moi je trouve que c'est super le régime parlementaire on a on n'est pas tombé dans la 4e ou la 5e. Il y a chacun apporte sa pierre à l'édifice.

Bon sang mais franchement ça n'est jamais arrivé qu'on corrige un budget dans ce pays depuis 50 c'est extraordinaire. Bah non c'est pas extraordinaire parce que arrêtez de taper sur cette table en fait. D'accord.

On tape plus sur la table. Non, je trouve pas ça extraordinaire parce que en fait le le truc c'est que on a souffert pendant la 3e et 4e République d'une lenteur, d'une inertie parce que les partis politiques n'arrivaient pas à s'entendre de d'une instabilité gouvernementale et attendez et donc du coup on a fait cette 5e République et je pense que la 5e République pour moi, mais je suis un peu icono classe là-dessus pour moi elle a encore un avenir. Le sujet c'est notre capacité en tant que citoyen à élire la bonne personnalité.

On y arrive jamais. Pardon ? Mais on y arrive jamais parce que mais parce que aussi on fait on fait peut-être mal notre job de citoyen.

Parce qu'on se laisse on se laisse endormir par la musicalité présidentielle qui arrive quand vous poussez la porte et tous les présidents, je peux vous le dire, on les connaît tous que ce soit Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron et même Jacques Chirac à l'époque, j'avais beaucoup discuté avec lui à la fin. Honnêtement, quand vous poussez la porte de ce bureau de l'Élysée, votre psyché change totalement. C'est-à-dire que c'est pas le problème des Français, c'est que vous trouvez être le chef d'État du monde occidental, des pays riches en gros qui a la plus grande puissance.

Même le président des États-Unis n'a pas la puissance du président de la République française. Seul pays où le président peuté, c'est incroyable. Et si vous voulez et c'est les psychés qui changent, il faut en terminer avec ce régime monarch monarchique présidentiel.

Excusez-moi en finir avec le régime monarchique pour mettre co à la place que la 6e République on peut faire une 4 de premier ministre. Moi je sens vraiment qu'il faut donc on arrête l'élection du président du FR universel. Écoutez je pense que il faut s'orienter vers quelque chose je sais que c'est je sais que c'est la je sais que c'est la je sais que c'est la mère des batailles.

Moi-même nous commençons tous à avoir les yeux qui brillent dès qu'on parle de la présidentielle. C'est la mè des batailles. C'est celle pour laquelle tout le monde se prépare.

Ou alors on change les règles. On ne fait plus de quinquenas. On fait un Septena non renouvelable.

Mais on ne peut plus avoir à la tête de une mécanique qui conforte le pire égotisme chez tous les présidents de la République même François Hollande n pas échappé. Mais les français veulent un monarque. Les Français ne sont jamais revenus à d'avoir guillotiné Louis X.

Donc ils veulent un monarque républicain. Il y a un vrai si Philippe Philippe Philippe Je trouve ça intéressant parce qu'effectivement on n'est pas c'est peut-être un paradoxe, je sais pas. Très bien.

Mais en fait le sujet c'est qu'on a tous en nous effectivement cette espèce d'excitation devant l'élection présidentielle de la rencontre entre un homme provisentiel entre guillemets et l'expression de l'opinion. Et en même temps, on veut bien que ça soit représentatif et on on aime le parlementarisme et cetera. Ça m'a fait plaisir qu'on parle de moi.

J'ai entendu parler d'homme providentiel. Mon dieu ! Mais mon dieu, c'est pas possible.

Ouais, bon rien. Vivement les fêtes de fin d'année. Tu veux vraiment qu'on fasse un suffrage universel direct sur les gens des vraies voix ?

Tu sais qui c'est qui va gagner hein ? Vous savez quoi ? Je vais aller vous chercher une camomille, ça va vous calmer.

Allez, merci beaucoup Françoise Debo, merci Pierrive Martin, merci beaucoup Philippe David, vous restez avec moi bien entendu.